Citation
Histoire de l'Archipel Havaiien (Iles Sandwich)

Material Information

Title:
Histoire de l'Archipel Havaiien (Iles Sandwich) exte et traduction précédés d'une introduction sur l'etat physique, moral et politiqe du pays
Creator:
Rémy‏, Jules 1826-1893 ( Author, Primary )
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Librairie A. Franck
Publication Date:
Language:
French
Hawaiian

Subjects

Subjects / Keywords:
Hawaiian language -- Texts ( LCSH )
Hawaii - History ( LCSH )
Amelika ʻAmelika -- ʻAmelika Hui Pū ʻIa -- Hawaiʻi
Oceania -- Hawaii
Spatial Coverage:
North America -- United States of America -- Hawaii
Coordinates:
21.3075 x -157.8575

Notes

General Note:
VIAF (Name Authority) : Rémy‏, Jules 1826 1893 URI : http://viaf.org/viaf/79136457
General Note:
Parallel text in Hawaiian and French.
General Note:
At head of title: Ka mooolelo Hawaii (The history of Hawaii).
General Note:
lxxv, 254 p. ; 22 cm.

Record Information

Source Institution:
SOAS University of London
Holding Location:
Special Collections
Rights Management:
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Resource Identifier:
ER1674 /98582 ( soas classmark )
220889695 ( oclc )

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HISTOIRE
LARCHIPEL HAVAITEN



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HISTOIRE
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| LIPEL HAVAIIEN -
LARCHIPEL | ITE
(ILES SANDWICH)
TEXTE ET TRADUCTION
PRÉCÉDÉS D'UNE INTRODUCTION SUR L'ÉTAT PHYSIQUE, MORAL
. ET POLITIQUE DU PAYS.
PAR
JULES REMY
(LIPALANI) \
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PARIS LEIPZIG
LIBRAIRIE A. FRANCK PRANCK’SCHE Verlags-Buchhandlung
67, RUE DE RICHELIEU 10, 11, QUERSTRASSE
ALB, L. HEROLD, SUCCESSEUR ALBERT L. HEROLD
1862 — |



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‘
INTRODUCTION :

Je détache aujourd'hui, pour répondre au désir
qu'ont bien voulu m'’exprimer quelques savants de
mes amis, un petit nombre de pages de l’histoire
physique et politique de l'archipel havaïien, dont je: :
m'occupe depuis plusieurs années, et que j'espère
pouvoir publier dans son entier après un nouveau
voyage et des recherches complémentaires.

Ce fragment, qui forme d’ailleurs un tout distinct,

a un mérite que nous pouvons signaler, parce qu'il
ne nous appartient pas : c’est une œuvre originale,
écrite par les indigènes, une véritable production de
la nature primitive, grossière peut-être, mais simple
et naïve.

Le Moooteto Hawa (c’est le nom du petit livre
dont j'offre la traduction avec la réimpression) a été
composé par des naturels qui, en 4820, n’avaient

a



= 4) |: |
Be i HISTOIRE HAVAIIENNE,
o encore aucune idée d’une langue écrite, et il a été
| imprimé par les auteurs eux-mémes * a Lahaina-
Sh luna, dans l’île de Maui, en 1838, à l’aide des
à presses introduites par les missionnaires américains.
sé] Il n’a jamais été traduit dans aucune langue. Une
à | version anglaise en a été commencée, il est vrai,
= | dans le Hawaiian Spectator, publié à Honolulu en
a | 1839; mais cette revue ayant cessé de paraitre apres
| son deuxième volume, la traduction est restée ina-
: | chevée. Sheldon Dibble, dans le cours de son History
| of the Sandwich Islands, et après lui d’autres écri-
vains américains, ont bien, il faut le reconnaître,
| consulté l’ouvrage havaïien; toutefois, en puisant
| largement dans ses pages, ils ont supprimé ou omis
| || des faits fort intéressants, et nous ont d’ailleurs laissé
of | ignorer la forme et le plan de l'original, où l’idée
| chrétienne se montre çà et là comme pour donner
| | plus de piquant à la naïveté primitive de l’idée sau-
HT vage. Il nous à paru qu’il y avait là des raisons
| assez sérieuses pour ne pas laisser plus longtemps
|| notre travail dans nos cartons.
| En reproduisant le texte en regard de ma traduc-
| tion, j'ai été déterminé par deux motifs : d’abord
| jai voulu mettre les philologues à même d’étudier
* L'auteur principal est David Malo mort en 1853. Encouragé par les
| chefs et par les missionnaires, Kavika ou David Malo consacra sa vie à
| l’étude de l’histoire de son pays, et ses recherches, dont une partie seu-
bat | lement a été publiée, lui ont fait une réputation méritée parmi ses com-
Pr | patriotes.
||



INTRODUCTION. ni
une langue qui tend à disparaître, et qui nous offre
dans ce texte son monument le plus considérable et
le plus authentique; et il m’a paru ensuite qu'il y -
avait quelque intérêt à reproduire un ouvrage devenu
introuvable dans le pays même qui l’a vu naître, et
dont il n’existe à ma connaissance que deux exem-
plaires en Europe, celui de M. Brenchley en Angle-
terre, et le mien en France.
Je n’ai pas à faire ici un cours de grammaire
havaiienne. Je me bornerai a dire que la langue
ne comporte que douze lettres, dont cinq voyelles
(a, e, 1, 0, u), et sept consonnes (h, k,l, ms Ms Pp» W);
que dans aucun cas deux consonnes ne peuvent se
rencontrer, et que les mots ne se terminent jamais
par une consonne. L’e est presque toujours fermé,
treés-rarement ouvert, jamais muet; |’h est éternelle-
ment aspirée, et les autres lettres ont la méme pro- ;
nonciation qu’en italien. On ne connait que peu de
diphthongues. Dans les mots étrangers, pour ne pas 7
trop les défigurer, les missionnaires ont introduit les
autres lettres de l’alphabet anglais; mais un indigène
non lettré ne peut pas prononcer ces lettres. On a
adopté dans l'écriture le k et le /, quoique ces deux
consonnes soient dans plusieurs îles prononcées £ et r.
Tout en conservant dans le texte l'orthographe établie
par les missionnaires américains et suivie dans les
écoles, j'ai, dans le français, remplacé le w par notre v,
qui représente bien mieux la valeur de la consonne



= —< ab
eS) rv HISTOIRE HAVAIENNE.
oe r indigène, valeur qui est intermédiaire entre notre w
| et notre v, et qui n’est pas du tout celle du w anglais.
| Je me suis appliqué à rendre l’origmal non-seule-
ment avec une scrupuleuse exactitude, mais encore
5 d’une manière littérale, au risque de voir ma version
: | traitée de servile. Il m’a semblé que je ne pouvais
Be mieux faire connaitre le génie de cette langue enfan-
= tine qu’en conservant, autant que le permettaient les
| exigences de la clarté, tous les idiotismes et les tours
| de phrases qui constituent son caractère distinctif.
Quant à la forme de l’ouvrage, toute vicieuse qu’elle
puisse paraître à des rhétoriciens raflinés, le devoir
| | du traducteur était de la respecter et de la conserver
avec le soin qu’on a apporté, st parva licet com-
| ponere magms, dans la traduction des monuments
historiques ou littéraires de l’antiquité, de la Bible et
d’Homere, par exemple.
- $i je ne m’abuse, ma traduction est correcte; et
| ce n’est point parce que je ne connais en Europe au-
cun linguiste en état de me contredire, que je hasarde
| | une opinion si peu modeste en apparence : c’est parce
| que je trouve des garanties dans mes rapports avec
| les indigènes, et particulièrement avec leurs chefs
| et leur roi, qui se plaisaient, je le dis avec un senti-
| ment de gratitude, à m'initier aux secrets de leur
| langage et de leurs mœurs. Si je laisse à certaines
| phrases leur obscurité, c’est que cette obscurité exis-
| EL ET tait pour mes maîtres eux-mêmes. J'espère qu’un



INTRODUCTION. v

jour, si quelque missionnaire veut bien s’appliquer à
l'étude de la langue pure, au lieu de se borner à celle

de l’idiome actuel déjà tout abâtardi, les deux ou trois

| passages amphibologiques dont je n’ai pu débarrasser
mon travail pourront en recevoir quelque lumière *.

Il ne m'en coûte nullement d’avouer que, malgré
tout l'intérêt qui s’attache à l’origine du Mooolelo
Hawaii, \e cas que je fais de ce livre est loin d’aller
jusqu’à l’admiration. Cependant, il me semble que le :
témoignage des naturels et le jugement qu’ils portent
sur leurs coutumes anciennes nous offrent une base
solide pour l’appréciation d’un état social qui échappe
à l’observation directe de notre époque. J’y trouve
même un mérite qui manque à bien des histoires an-
ciennes où modernes : il nous à été rarement donné
de voir un peuple se dépeindre lui-même à nos yeux
naïvement et sincèrement, reconnaissant de bonne
foi ses vices aussi bien que ses qualités, et nous révé-
lant les uns et les autres avec la franchise et la sim-
plicité de la nature.

J'ai cru devoir faire précéder le texte et la tra-
duction du Mooolelo Hawaii d'un exposé rapide et
pourtant complet, à ce qu’il nous semble, de l’état
physique, moral et politique du pays. Un séjour de
plusieurs années dans l’archipel nous a rendu cette

* Nous devons prévenir le lecteur que les renvois idiqués par des
astérisques correspondent à des notes du traducteur, notes qu’on a ré-
duites le plus possible, afin de laisser à l’œuvre son cachet originel.



ss =] - |
a4 vI HISTOIRE HAVAIIENNE, —
= tâche facile, et nous avons été d’autant plus invité à
: = la remplir, que nous croyons avoir à relever bien des
| erreurs répandues dans les nombreuses publications
| des voyageurs et des géographes.
ae Personne ne sera surpris aujourd’hui de l’impor-
5: tance que nous paraissons attacher à l’histoire d’une
sa race d'hommes qui n’a joué aucun rôle dans le monde,
= | et qui semble être destinée à disparaître sans laisser
de traces. S'il est une vertu qui appartienne à notre
temps, c’est l'intérêt que les hommes prennent à tout
lee ce qui est de l’homme. Il n’y a pas de si obscure peu-
plade dont la mémoire n’ait droit au moins aux sym-
| pathies de la science. Il en est de nos jours de l’histoire
|) || politique et morale comme de l’histoire naturelle, où
| | l’humble mousse est l’égale du cèdre superbe. Nous
| avons pu d'ailleurs placer à côté de l’histoire de
| l’homme celle de la nature, et la nature, dans ces
|| heureuses contrées, est assez belle et assez curieuse
| pour mériter de fixer au moins quelques instants
l'attention et les regards de la science. |
BIEL |



. LE PAYS
Dénombrement des îles. — Leur position. — Leur origine. — Montagnes.
Volcans.— Nature du sol. — Climat, — Maladies. — Végétation
spontanée, — Cultures, — Animaux, — Commerce,
Les fles Havaiiennes, que plusieurs navigateurs
avaient entrevues dès la première moitié du xvr' siècle
et désignées sous les noms d’éles des Jardins, îles des :
Rois, Los Monjes, etc., ne furent acquises en réalité
au domaine de la géographie qu'après les voyages
du capitaine Cook, dont la gloire survivra au nom
Wiles Sandwich, sous lequel il les fit connaître au
monde.
Cet archipel comprend douze îles, qui sont, en les
énumérant de l’est à l’ouest * :
* Les noms placés entre parenthèses donnent les différentes ortho-
graphes employées par les principaux navigateurs anglais et français.
é



eit | :
| vill HISTOIRE HAVAIIENNE.
= Havatt (Owhyhee, Owhyee, Owyhée, Oveihi,
À | Owhyhi, Havai, Hawai, Haouai, Hawaii) ;
: Maur (Mowee, Mowi, Mowii, Mawhee, Maw1) ;
Motoxint (Morokinnée, Morokinnii, Morokini,
| Morokinne, Morotinne, Morotinni) ;
zi Kanootave (Tahoorowa, Tahoaroa, Kahou-Rawi,
; Tahowrowa, Kahowrowa, Kahowrowée, Tahoorewa,
pee Kahoolawe ) ;
ae Lanai (Oranai, Ranai, Ranai, Ranay);
| | Mocorar (Morokoi, Morokai, Morotoi, Morotay,
| Moretoy) ;
: Oanu (Woahoo, Woahou, Whahoo, Wahoo,
Oahoo, Oahou) ;
: Kauai (Atooi, Atowi, Atoui, Attoui, Towi, Kowi,
Eat ti ‘ Taouai ) ;
LeuuA (Oreehoua, Oreehoura, Oréohoua, Orihoua,
| Oréehowa, Réehoua, Réhoua, Nekoula) ;
| Nuvu (Oneeheow, Oneehow, Onéheow, Neehow,
{| Néhu, Niho, Néhéhow, Néeheeow) ;
KauLA (Tahoora, Tahoura, Tahora) ; 3
Niro (Motou-Manou, Mokumanu, Bird-Island).
| Quelques navigateurs ajoutent à ce nombre Moku-
| PAPAPA, qui n’est pas une île proprement dite, mais
bien un simple écueil en attolon, non émergeant, qu’on
| voit à l’ouest de Niihau.
| L'île de Havaïi à elle seule est à peu près aussi
ELU grande que toutes les autres ensemble; c’est aussi la
ty
FALL



INTRODUCTION. 1x
plus considérable de la Polynésie : elle à une super-
ficie d'environ 4,000 milles carrés. Les îles les plus
importantes qui viennent ensuite sont, en commen-
cant par les plus étendues, Maui, Oahu, Kauai, Mo-
lokai, Lanai, Niihau. L’flot de Kahoolave est habité
seulement par une ou deux familles de pêcheurs.
Lehua, Kaula et Nihoa sont inhabités, et peuvent être
considérés comme de simples rochers. Molokini était
autrefois un lieu de déportation, aujourd’hui aban-
donné.

La position de cet archipel dans le voisinage du
tropique du Cancer, entre le 157° et le 164° degré
de longitude occidentale du méridien de Paris, lui

_ donne une grande importance maritime, en ce qu'elle
en fait un point de relâche et de ravitaillement pour
les bâtiments qui naviguent entre l'Australie, l’Asie
et les côtes occidentales de l'Amérique du Nord.

La nature éminemment volcanique de l’archipel ne -
saurait laisser de doute sur son origine. Les forma-
tions madréporiques n’entourent point complétement
chaque île; elles ne sont que partielles, n’existent
que sur les côtes les moins profondes, généralement
sur les côtes occidentales, où leurs bancs interrompus
forment des brisants en même temps que des ports.

Ces îles présentent les plus hautes montagnes qu’on
ait mesurées Jusqu'à ce Jour en Océanie, et il est à
remarquer que la hauteur de ces montagnes est d’au-
tant plus considérable qu'on s’avance davantage vers

b



; ,
: x HISTOIRE HAVAIIENNE.
: ; ~ Lorient : ainsi Kauai et Oahu sont moins élevées que
Maui, qui, à son tour, l’est moins que Havaï, où
à se rencontrent les plus hauts sommets. C’est dans cette
| dernière île que se trouvent les trois géants du Paci-
fique : le Maunakea (littéralement la Montagne blan-
‘ che, à cause de sa calotte de neige éternelle), qui
2 s'élève à 4,252 mètres au-dessus du niveau de la mer;
#1 le Maunaloa (littéralement la Grande Montagne), la 7
- | plus belle de toutes par sa forme en dôme arrondi,
d’une altitude absolue de 4,194 mètres *; et enfin le
Hualalai (littéralement Fruit du calme), dont le prin-
cipal sommet atteint 3,048 mètres. L'île de Maui,
| formée de deux presqu’iles d’inégale grandeur, a sa
| plus haute montagne dans la partie orientale, le :
a | Haleakala (la Maison du Soleil), qui atteint quelques
| mètres de plus que le Hualalai; dans la péninsule
occidentale, l’Eeka n’a guère que les deux tiers du
précédent. Les îles d’'Oahu et de Kauai, situées plus
à l’ouest, et dont l’hypsométrie a été faite avec
| moins d’exactitude, ne paraissent pas dépasser
| 2,000 mètres.
Les seuls volcans en activité qui existent de nos
jours appartiennent à l’île de Havaïi où ils ont deux
foyers principaux : celui qui couronne le Maunaloa
* Il y a plus de vingt ans (en 1840) que la hauteur du Maunaloa a été
| déterminée d’une manière exacte par l'expédition scientifique améri-
qu caine; cependant l’Annuaire du Bureau des Longitudes pour l’an 1862
: sr la porte encore à 4,838 mètres.
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INTRODUCTION. mi et
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pater re : RL
et celui du Kilauea, situé à la base du premier. Le i i
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Kilauea s’éleve à 1,200 mètres au-dessus de |’Océan, a
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et son cratère, où bouillonne ordinairement une mer i Hh
de feu, a 18 kilomètres de circonférence sur une |
; on)
profondeur de 302 mètres. i Hii
: cee D
Le grand cratère qui s'ouvre sur le sommet du | i ll
a vn
Maunaloa, à côté d’autres plus petits, a 30 kilo- | ji
\ . , \ pli a
mètres de circonférence et 238 mètres de profon- |
. \ . gui i i} i] iY
deur. Depuis 1852 des crateres fort actifs se sont | a
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ouverts dans son voisinage, et c’est a eux que sont n
; 5 : : $ ant
dues les éruptions formidables qui ont vomi tant de D
- ; nu
laves dans ces dernières années. a
; sc 5 i ni |
Le Kilauea et le Maunaloa nous présentent les i
volcans actifs les plus grands connus sur notre globe*. |
; Fe : ll |
Parmi les volcans éteints, nous signalerons ceux du Du
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: ° ° Ë m1 |
Hualalai qui jetaient encore de la fumée au commen- i 1}
|
cement de ce siècle et qui comptent plus de soixante an
2A ° Hy} qu) |
foyers. Dans Vile de Maui, le Haleakala forme un ui
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cratère de près de 40 kilomètres de circonférence. | . i)
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C’est le plus vaste du monde. On retrouve dans les a
À : ; eo ; : LUE |
autres îles des cratères fort bien accusés, mais qui ni JL
2 J : . “Ny (ay ji Ill \#
paraissent éteints depuis des siècles. | a
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. Les tremblements de terre, dans cette région vol- no |
| ; : : soe : : ma; |
canique, ne sont ni aussi fréquents ni aussi graves Mi,
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qu'on pourrait le supposer. Le plus remarquable dont D
: ; : : CoE a)
on ait gardé le souvenir eut lieu à Hilo, du 5 au D
D
mana) |
* Il ne parait pas que le capitaine Cook, pendant ses diverses relaches 1
à aux îles Sandwich, ait eu connaissance de volcans en activité. ni
Du)
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D
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LR



oe x HISTOIRE HAVAILENNE,
: 43 novembre 1838; dans ces huit jours, on put
; compter environ cinquante secousses, et dans une -
| seule nuit on ressentit douze secousses distinctes. Les
| témoins disent que pendant deux jours et deux nuits
a la terre fut dans une agitation presque continuelle. .
: Quelques individus se plaignirent de nausées comme
334 celles qu'on éprouve dans le mal de mer. Les se-
‘1 : cousses étaient accompagnées de bruits semblables a
EE ceux des vagues qui frappent les flancs d’un navire“.
Le sol de l'archipel est formé de laves plus ou
moins décomposées, suivant leur âge et leur nature,
où l'humidité et la chaleur agissent rapidement pour
| les préparer à recevoir la végétation. Dans les ter-
rains les plus récents, au voisinage des cratères les
| moins anciennement éteints, comme aussi de ceux
| qui vomissent encore aujourd’hui des matières incan-
descentes, les laves sont de deux sortes, que les:
| habitants désignent sous les noms d’aa et de pahoehoe.
Les aa sont des amas de rocailles grisdtres, de gran-
deur variable, accumulées sur de grands espaces,
| hérissées de mille aspérités métalliques qui rendent la
* Pendant un séjour de trois années dans les îles, je n’ai point con-
staté de tremblements sérieux, mais j'y ai entendu plusieurs fois des
| bruits souterrains épouvantables, une fois entre autres à Hoopuloa, en
mars 1853. A ce sujet je rapporterai qu’à Honolulu, le 25 septembre 1825,
{| à dix heures du matin, on entendit un bruit semblable à une décharge
|| d'artillerie, accompagné d’un sifflement dans l’air comme celui d’un
, Hi boulet. 11 tomba, à la suite, des fragments noirâtres d’aérolithe, à cassure
(ji jaunâtre.
= | a
Ce ——————————— ————— ——]



| D
ll
M
| i
at
INTRODUCTION. XI a 1
marche pénible et dangereuse. Les pahoehoe sont des | |
coulées continues, assez lisses, inoffensives aux pieds, ù li | | |
et'à la surface desquelles on voit des bourrelets si- . at
4 nueux, cordelés, rappelant grossiérement l’apparence 3 i HI
du damas et de certains velours, ressemblance qui a il a HH
frappé les insulaires au point qu’ils ont transporté a 1 HA |
ces étoffes le nom qu’ils donnent à cette forme de | |
| lave. | ; D |
Dans les cantons privés d'humidité, ces laves ne se | | a
: décomposent qu’avec une extréme lenteur, ainsi qu’on | i ll À
peut le voir sur la côte occidentale de Havaii, sur la : i
côte sud de Maui et dans certains parages d’Oahu et |
| de Kauai; mais, dans les endroits arrosés ou humides, q
la végétation ne tarde pas à paraître et envahit rapi- Lo
dement le sol. Les anciennes laves sont grisâtres et a a
contiennent beaucoup d’olivine ou péridot; elles ont |
formé des basaltes et des rochers d’une grande com- D |
pacité. Les coulées de lave récente sont noires, bril- ni |
lantes, d’un aspect bitumineux et souvent poreuses Lo
sur la croûte extérieure. Dans les cheminées des cra- | L |
tères actifs ou même éteints, les laves offrent des ai
teintes variées, bleues, jaunes, rougeâtres. Les scories + | a]
actuelles présentent deux phénomènes remarquables : | Li i
ce sont d’abord des cristaux d’un aspect ferrugineux, D
= groupés en herborisations curieuses et quelquefois b
élégantes; ce sont ensuite des filaments blanchâtres, D
semblables à de l’étoupe de chanvre, que les vents . D
chassent à distance du cratère de Kilauea et que les |
; or
._ .
; L a ji
nn |
D
| |
| a
LL
RS né À es ie



sy | XIV HISTOIRE HAVAITENNE.
a Hi} indigènes regardaient et désignent encore comme les
: | cheveux de Pele, déesse des volcans. Le soufre se
| trouve en petite quantité dans le voisinage des foyers
: | actuellement incandescents, où l’on a aussi constaté
= | la présence du borax.
; La position tropicale des îles, la hauteur des mon-
— tagnes, la présence des foréts, l’apparition fréquente
ae | de nuages sur les cimes les plus élevées, font croire
Ht ou supposer qu'il existe de nombreux cours d’eau. II
| en existe en effet, et le plus souvent sous forme de
, | torrents; mais dans certains districts, particulière-
ment à Havaii, des coulées de laves ont recouvert les
[ui rivières et rendu leurs lits invisibles à la surface du
| à sol, ce qui contribue à donner à des contrées entières
al un aspect de désolante aridité. Dans ces contrées des-
| . séchées, les ruisseaux coulent sous le sol, à des pro-
i fondeurs variables, et ne révelent leur existence que
| sur les plages ou ils se rendent par des canaux sou-
Hie terrains pour méler leurs eaux douces aux eaux salées
| | de l'Océan. L’île de Kauai possède les rivières les plus |
| 3 considérables de l’archipel, et encore n’en a-t-elle que
| très-peu qui soient navigables, même pour de simples
(ll embarcations.
| Grâce à la nature montagneuse et tourmentée du
sol, les cascades sont nombreuses, hautes et jolies.
L’Anuenue et le Vailuku entre autres, dans la pro-
Hi vince de Hilo, se font remarquer par leur beauté. Il y
th a dans Vile de Kauai et dans celle de Havail, comme



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INTRODUCTION. KY
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aussi dans certaines parties d’Oahu, des cascades qui oa Ay
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n’ont pas moins de deux mille mètres d’altitude | no |
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absolue; c’est surtout aprés les pluies qu’il faut les hl
ae : : Bt vie
voir si on veut les admirer. 7 ill
|
| Les eaux chaudes abondent dans les alentours des
D
volcans. Il y en a de souterraines et d’autres à fleur | i 11
. |
de sol; les premieres occupent des cavernes plus ou aM qn
as a oe oo
moins vastes où l’on peut pénétrer par des puits | 10
. . 7 eS mel Hi i
naturels. Plusieurs petits lacs d’eau douce ou salée | a
doivent leur haute température à des coulées de ma- ni |
tieres volcaniques en ébullition, qui traversent leur- D |
Fe : De)
voisinage pour descendre par des canaux souterrains |
HH À | Hh i)
jusqu’a la mer profonde de Puna, qu’elles échauffent D
d'une manière sensible à leur point de dégorgement. Li
D’anciens cratères, nous l'avons déjà dit, se voient a
A : . AAR AK
dans toutes les fles. Ceux-ci ont, presque sans excep- | vt
tion, une forme conique plus ou moins réguliére, et 7 Hh
leur bouche, d’une profondeur et d’un diamétre va- | D)
Hi ni
riables, a la forme constante d’un entonnoir. Le fond a
ë z . et ||
en est quelquefois occupé par un petit lac. a i |
. , r 1 qu i} Hh |
Le sol cultivable est généralement composé de a
laves en décomposition, de détritus végétaux mêlés à | |
° PS , ll)
des cendres volcaniques et quelquefois à des sables | qq i
: Le : nl
calcaires provenant des bancs de coraux qui depuis — a
longtemps sont à sec dans certaines parties basses. D:
3 al 1 . {i | 114 Hi i
Toutes ces matières sont fertiles au moyen de l’ar- |
rosement. On rencontre çà et là un tuf tantôt rou- | Du
geâtre, tantôt brun ou noirâtre. Dans la campagne L
|
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; 11) i i |
Li
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mt) |
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D om : RER | HR i
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= | x VI HISTOIRE HAVATIENNE.
sl de Honolulu, le sol arable a en moyenne un mètre
: | de profondeur; au-dessous on rencontre une couche
En | de sable volcanique noir, ou bien une couche de
Ss il scories d’un à cinq pieds d'épaisseur, reposant sur
E || un lit de corail de sept à huit mètres, dans lequel on
| | trouve de l’eau pour l’arrosage.
| On ne connaît dans l’archipel de mines d'aucune
| sorte.
jh Le climat varie, on le conçoit, suivant les alti-
| | tudes. Au bord de la mer et dans les plaines peu
| | élevées, il est d’une égalité remarquable. Il n’est
Hel peut-être pas, sous ce rapport, de pays plus favorisé,
| plus sain, plus beau que certaines parties de Havaii
: fi et de Maui. Sur les montagnes on trouve tous les
Ht climats. Les sommets du Maunakea et du Maunaloa
il ont des neiges perpétuelles, qui ne sont pas toujours
tl visibles de la mer ou de la base de ces géants. La
i gelée est inconnue dans les parties habitées, aussi les
Hah indigènes n’ont-ils jamais vu d’autre glace que celle
| : que le commerce apporte de Boston pour là consom-
| mation de Honolulu, et qu'ils désignèrent, après
He l'avoir portée pour la première fois à leur bouche,
Hi sous le nom de verre briilant.
Hii A Honolulu, la variation ordinaire du thermomètre
est de six degrés par jour, et l’extrême variation d’une
| | année ne dépasse pas celle qu’on observe quelquefois
qui dans un seul jour en France. La température moyenne
fi À annuelle, déduite de dix années d'observations (1827
Hid W
Hi



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INTRODUCTION. X VIA ah
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à 1837), est de 21 degrés. Dans la même période a)
4 Ath nn
décennale, la plus haute température a été de 34 |
EX > 3 nat i iy Ny
degrés a l’ombre, et la plus basse de 12. Les natu- | |
rels ne parlent jamais de beau ni de mauvais temps; a HW]
A NE
ils n’ont même pas de mot dans leur langue pour |
. . , 4 , | ii li nat
exprimer cette idée. Les étrangers nouvellement dé- a Hi
à : NS
* barqués aiment la fraîcheur de la saison des pluies, . Hy |
; : ne Sey : gee mea
qui déplait aux indigènes ainsi qu'aux anciens rési- | 1
dants et les dispose au rhume. do HH] |
ie mo)
Les brises fraîches, qui viennent de la mer dans le | a
à ; x Mot) A
jour, des montagnes dans la nuit, tempèrent la cha- D)
i i 4 ; HEH AL] Ky
leur du soleil et rendent le climat agréable. Les soi- | no
ee : |
rées sont délicieuses; rien ne peut surpasser la a i :
7, ° | iad (ll: i Hi
splendeur et la pureté des clairs de lune. | a i
176 i is | ei)
Le vent alizé du N.-E. souffle environ trois jours | a
Do)
sur quatre; arrivant pur de la mer, il a une influence a a
% ‘ 2: ° 5 ee ih Hi |! Ie ie
bienfaisante, en ce qu'il chasse les exhalaisons mal- : |)
saines et débarrasse les îles de toute espèce de miasmes. i aN
XN . . oe i
Le mumuku, vent propre à certaines parties de Havaii, i a
souffle des montagnes avec une violence quelquefois a
2 : : ||:
extrême et suflisante pour renverser les maisons, bri- | ne |
: : 2 | aa
ser les pirogues et méme les vaisseaux. En hiver, les | a
izé | |
vents alizés sont souvent interrompus par des calmes : | , i
: Ly Mn fi
ou remplacés par des vents variables, généralement 140
DIET . i Hit; ii
du S.-0., désagréables et fatigants, toujours accom- i it
: : . |):
pagnés de grandes pluies. Sur certains points, les ! a
izé è ie i : 1110
vents alizés soulèvent des nuages de poussière, qui D Ht
; 08 OMAN
sont une plaie pour les yeux et sans doute la cause a
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FA
- | A XVII HISTOIRE HAVATIENNE,
— principale des asthmes qu’on observe fréquemment
: | chez les insulaires.
il Les parties des îles situées au vent sont Îles
DE | mieux arrosées. Dans quelques endroits, les pluies
= | sont abondantes, mais en général on peut dire que
E l'archipel souffre de la sécheresse, ce qui expose le
D peuple à la disette. À Hilo, il pleut presque tous les
| jours, et là les ruisseaux subissent des crues et des
A desséchements instantanés. Les parties sous le vent
| sont mal arrosées. Dans Kona de Havaii, on peut
He presque. dire qu’il ne pleut: jamais, et sur une côte
Ha de cent soixante kilométres il n’y a pas un seul cours
Hi d’eau visible.
ih L'eau des montagnes est trés-pure, trés-limpide,
incomparablement bonne; celle du rivage est jau-
ali nâtre, répugnante; celle des puits creusés dans le
i corail, ou elle monte et descend avec la marée, n’est
i pas malsaine, quoique un peu dure.
Hie On ne rencontre nulle part de marais pestilentiels,
| i ce.qui s’explique par le relief du pays, d’ailleurs cir-
| | conscrit dans d’étroites limites et souvent rafraichi
Hie par lair de l'Océan. Les terrains constamment inon-
| il dés où les indigènes établissent leurs cultures princi-
| pales n’ont même aucune influence fâcheuse sur la
| | santé, et le poisson y vit parfaitement. Dans toutes les
His contrées fertiles, les rosées sont fortes et abondantes;
| | cependant l’air des nuits n’est insalubre nulle part.
qu | Malgré ces excellentes conditions climatériques, les
Phi :



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i, Hi
| le
| |
INTRODUCTION. XIX | al
Bai Lt
indigenes ne sont pas exempts de maladies. On ob- | ih
serve souvent chez eux les scrofules, les affections | |
cutanées et la gale à tous les états, l’asthme, la pleu- | a
résie, les catarrhes, l’ophthalmie (épaississement de la : I |
cornée), la dyssenterie, l’hydropisie, les inflamma- | a
tions; ces trois dernières affections sont presque tou- . | at :
jours fatales chez les adultes, et chez les enfants le | i |
croup et la dentition ont souvent des suites funestes. | f
La syphilis est aujourd’hui le mal le plus répandu, et | aw à
pourtant elle était inconnue avant l’arrivée des blancs, an |
bien que la promiscuité existat au point que les D |
femmes ne pouvaient le plus souvent: désigner le père i Hi
de leurs enfants. La grippe règne ordinairement au il
printemps, mais elle a rarement une issue fatale. Les | q
morts subites causées par l'emploi des médicaments |
indigènes sont loin d’être sans exemple, et c’est à la D] |
même cause et surtout à l’emploi immodéré de puis- |
sants drastiques qu’il faut rapporter l’issue fatale de . nt |
la dyssenterie. Les rhumatismes sont fréquents, mais | i
_ passagers et peu douloureux. On n’a pas observé la |
goutte chez les naturels. Le typhus et la fièvre jaune | i Wa
sont également inconnus. La petite vérole, qui a fait, D
à ce que l’on croit, sa première apparition en 1853, |
a décimé la population. f i
Les maladies du foie sont tres-rares, aussi les tem-
péraments bilieux s’accommodent-ils parfaitement Di
d’un séjour dans l'archipel. Les étrangers qui meu- | D
rent dans le pays ont ordinairement contracté ailleurs | |
i,
wii
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| |
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| | |
1



EL
A | xx . HISTOIRE HAVAIIENNE,
| des maladies incurables. La rareté, ou mieux l’ab-
| I sence de la phthisie chez les indigènes, prouve que le
| | climat ne dispose point a cette maladie, et il est par-
| | faitement constaté que les phthisiques étrangers ont
a | éprouvé du soulagement a vivre dans ces iles. Kailua,
EL |) dans Havaii, n’étant pas exposé comme Honolulu
a | aux vents forts et à la poussière, paraît être le point
4 | le plus favorable aux poitrinaires; Kaavaloa et La-
Hi haina viennent ensuite au second rang. Plusieurs
| missionnaires qui avaient quitté leur patrie avec des |
affections de poitrine désespérées ont maintenant une
Hie santé excellente.
Wi En somme, le climat des îles est extrêmement
1 agréable, et l’on peut dire qu'il n’y a pas de pays
. plus sain au monde, surtout pour les étrangers. Le
| même habit y est confortable toute l’année, et il suffit,
en pour régler la température, d’ouvrir ou de fermer les
HIE fenétres.
Ha _ L’archipel havaiien nous offre une flore qui, toute
Hel remarquable qu’elle est, n’excite point notre admira-
HI lion au méme degré que son climat, car elle se montre
EL | inférieure, sous le rapport de la richesse et surtout de la
| | variété, a celle de plusieurs points du globe; mais elle
ne laisse pas toutefois d’intéresser vivement le bota-
| . nhiste. Cette flore nous présente cing zones ou régions :
| | la zone inférieure ou littorale, la zone tropicale, Ja
ll zone forestière, la zone montagneuse ou subalpine, et
bh enfin la zone alpine. La première est étroite, décidé-
{in -
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INTRODUCTION. xx1 a (ll |
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ment pauvre, et même tout à fait chauve sur près de a Wii
et, ; gee Po “ ME
la moitié de sa superficie totale. On y voit çà et là a 7
quelques bouquets de cocotiers, des cordia, des pan- i |
à : , ||| |
.. danus, des arbres à pain, un aleurites, le brousso- a |
° ° ° é 1 i Ht
netia, un capparis, un cassia, des sida, un plumbago, a
1° e , Z ai |
un héliotropium parfumé, quelques composées, un. | Li
: , iy : 0)
. petit nombre de graminées et un plus petit nombre | ii, vit
eh) a
encore de plantes annuelles. Cette zone, d’une phy- | D 15
sionomie en général sèche et inanimée, occupe les | il
; i ‘te qu |
plaines basses des bords de la mer, et, quoiqu’elle se | a i
: Me.
termine au débouché des vallées, on la voit souvent nm a
= A i He) AY
se prolonger sur les arétes des collines, ou elle se pare a
; ‘ : oye Ba a
de buissons (daphne, dodonæa) dispersés au milieu : a
; oe, eae : : a
d’un gazon rigide brülé par le soleil. Plusieurs plantes Hi | it
. o Z . PS . D fit
exotiques, dont les graines ont émigré à la suite des a
5 ; ars mh
étrangers, tendent à envahir la zone littorale et à | 7 a
Zz - . Wii th f
égayer son aspect; ce sont des xanthium (4. séruma- Di 1
rium et 4. spinosum) , des ricins, le datura (séramo- Fs | )
‘ : va : i He MF HH
nvwm), le lochnera (vinca rosea), l indigo, le nicandra, D
largémone (A. mexicana), etc. | 1
ni.
La zone tropicale commence au pied des collines et a
s'avance à mi-côte des montagnes, étalant toute sa | |
richesse dans les vallées profondes et arrosées. C’est | | I |
ee i
la qu’on voit les bananiers, les freycinetia, le hala- i) a
pepe (asparaginée gigantesque), le dracæna, le jam- a
bosier, le gingembre, les pipéracées, les bœæhmeria, d
les panax, les cyrtandra, les scævola, les lobéliacées i
à nu
: if hy |
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: ie, if J



UE
=| | xx HISTOIRE HAVAIIENNE,
D et les euphorbiacées arborescentes, les fougères en
2] a arbre, l’astelia, le bambou.
| | LL La zone forestière, qui apparaît immédiatement au-
EE | dessus de la précédente avec laquelle elle se fond sans
- | | passage brusque, est caractérisée par la présence de
; | I i beaucoup d’essences ligneuses ou les myrtacées (me-
ee | | trosideros) dominent par le nombre comme par la taille.
| | On rencontre là le bois de santal, de nombreuses
| Hl espèces de rubiacées, quelques épacridées et éricacées,
| i, des labiées grimpantes, des rhamnées, des logania-
: | cées et apocynées, un rumex gigantesque dont les *
Ha tiges, véritables lianes, s’élévent & la hauteur des plus
i grands arbres. A cette zone appartiennent aussi les
| a ‘violariées arborescentes, le fraisier, le makihana (rli-
. \ cium) dont les graines ont l'odeur et la saveur de
Hal l’anis et servent à faire des colliers. |
He | - La zone montagneuse ou subalpine a ses limites entre
We deux mille et trois mille métres d’altitude absolue. -
Hl | A sa base, elle est admirablement caractérisée par le
qi koa (acacia heterophylla) et par lé mamane (edwardsia
H | chrysophylla); sa limite supérieure est également bien
7 | El marquée par la disparition de l’argyroxiphium, com-
| H | posée majestueuse qui est aux montagnes de Havaii
Hal ce que le culcitium est aux Andes de l’équateur. Dans
| | cette zone élevée on trouve des framboisiers, un sani-
| cula (S. sandwicensis), des pelargoniums ligneux ,
qi plusieurs petites rubiacées frutescentes, des caryo-
Fe ||
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INTRODUCTION. XXI dl ll,
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phyllées, le plerrs alata, des composées arborescentes a | |
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et d’autres buissonnantes. ti i | |
La zone alpine n'offre que de rares graminées et LL
| | ll
de très-humbles lichens. D
BA a i i af |
Il est à remarquer que la première et la dernière D.
: : ; er
de ces cinq zones sont plus influencées par la nature a i
ne | |)
du sol que par l’action du climat, et qu’elles tendent | Wd |
: . Sir à < nn
à se modifier et à s'enrichir au fur et à mesure que le | i
= à / i ail mh { 6
temps agit sur les laves pour les décomposer et les i ms 3
: pees Sitar : meer
rendre favorables a la végétation. I] faut noter aussi LL
+ me)
que les deux dernières zones ne se rencontrent que 11
. - iene ey a
dans les îles de Maui et de Havaii dont elles se par- | a Hi:
: A A Hi! Hh ‘M
tagent les hautes cimes. Quelques îles même, les plus ? a iH
petites, telles que Kahoolave et Niühau, peu élevées ll |
L ? AM Hin
au-dessus du niveau de la mer, n’offrent qu’une seule i D
: . ey |
zone, la zone littorale; et aux plantes propres à cette i) Ha
zone dans les grandes îles s'ajoutent dans celles-ci D.
. . r | a Hi i ‘i
quelques buissons, entre autres des euphorbiacées et | 0 |
peer kg oe el)
des violariées; mais on n’y voit ni pandanus, ni arbres 1 i
à : : ‘ ee : a)
a pain, ni aleurites, en un mot aucun végétal attei- Hf
. > if Du | je
gnant les proportions d’un arbre. i a
. > x eo” i Us LE
On peut dire d’une manière générale que la flore li: 11112
: c D.
des îles est plus riche en espèces ligneuses qu’en al if
\ > : : Den)
espèces herbacées. Plusieurs genres qui, dans nos cli- | an |
mats, ne sont représentés que par des especes an- | a
: ee nu)
nuelles, ont là des espèces arborescentes ; c’est ainsi : | Hi i
£ \ * je s mA) Wi
qu'un chenopodium, pour ne citer qu’un exemple, F P|
me)
devient un arbre véritable. Les fougères, abondantes | ni)
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ss | XXIV HISTOIRE HAVAIIENNE.

._ + | au point d’envahir à elles seules de grands espaces,
I sont moins nombreuses en espèces qu'on ne le croi-
D | . rait à première vue, et les plantes de cette famille

ju qui deviennent arborescentes ont des troncs peu
a | élevés, mais d’un diamètre considérable. > |
| On ne rencontre dans tout l’archipel que trois
— palmiers spontanés : le cocotier, au bord de la mer,
| i, et deux palmiers d’un genre voisin du chamærops,
| i que les insulaires désignent sous le nom de loulu,
Hy dont l’un croft sur les laves de Kona (Havaii) et
lautre sur les sommets d’Oahu et de Molokai, ainsi
He | que dans la région forestière de Maui.
Hi - Une asparaginée en arbre, le halapepe ( brenchleya
! halapepe) ; autrefois l’objet d'un culte, est un des
| | | plus beaux ornements des parties supérieures de la
iH zone tropicale. Le port élégant du halapepe, son feuil-
Ha | lage émule de celui des pandanus, et ses grandes
| grappes de fleurs orangées, lui valent une place dans
Ha nos serres.
| | Les pandanus croissent à quelque distance du ri-
Hh | vage ; rares dans certains districts, ils abondent dans
| | En d’autres auxquels ils donnent une physionomie toute
1 spéciale.
| Les orchidées sont extrêmement rares; les trois
| | espèces qu’on rencontre sont fort modestes et très-
i peu répandues. Il n’y a pas d’épiphytes.
| qi Au premier rang des plantes économiques du pays,
: Hi | : il faut placer le kalo ou taro (caladium esculentum),
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INTRODUCTION, » XXV |
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qui fait la base de la nourriture des naturels. On le a
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cultive partout où 11 y a de Peau ou des marécages, : D Hi
2 eit
_ et même sur certains points de l’île de Havat on le D
cultive sur les hauteurs, dans les lieux secs, où il D
: oo) ey
donne des rhizomes fort estimés. On compte plus de D
a PASS x: Fite | ha AUR
trente variétés de kalo*, difficiles à caractériser d’une : i Vi
“7 . . . . ARS i 40 | i na :
manière scientifique, mais que les indigènes savent LL
» S A PT : | 40 Il Hi 4 1
distinguer. On en connaît une variété, fort peu com- D fl
: me)
mune du reste, qui peut se manger sans cuisson. a
L’arbre a pain** n’est point aussi commun et ses fruits &§ a 11
; ; | i
ne sont point aussi recherchés qu’aux Marquises et |
à Tahiti. Les indigènes cultivaient une espèce de |
, SAT 2 . i a Hi
patate (wala) avant l’arrivée des Européens. L’igname | q Hh
existe a l'état sauvage, et on ne la mange guère qu’en | Hi i) |
; |
temps de disette. Le tacca (pia), qui donne l’arrow- - | 4
À x re À iy iy a
root, croit dans les iles principales ; cependant il ne a oa
A ; oN fiw ail
parait pas que les indigènes fissent usage de ses D |
D). ae
tubercules avant le passage de Cook. Il existe plu- Lo

5 rar é { Bai
Sieurs variétés de bananes, pour la plupart meilleures | D

: ne
cuites que crues. On mange les stipes d’une grande i Di
2 \ \ . de iS | Ht Hel Hi
fougère des montagnes, après les avoir fait cuire sur } |

: fo, : ; i Ee

des cailloux rougis. Les racines du ki (cordyline aus- I i i
mee i

| Li |
fy)

* Le kalo n’arrive & maturité qu’au bout d’un an. Le sol dans lequel Do |
on le cultive n’a pas besoin de repos, s’il est constämment inondé. Un | al
hectare planté de kalo peut nourrir cinquante-huit personnes, et n’exige i i ii
que trois ouvriers pour sa culture. On fait, avec les rhizomes cuits et i HA
pilés, une pate qu’on mange sous le nom de poi. : i I MT q

** Les Havaiiens retirent de Varbre & pain (artocarpus incisa) une | 1 Hill
séve dont ils font de la glu pour prendre les oiseaux, h i

| D
|
1008
ni
| Di
1
‘ LL |
i i } j 0



“a | XX VI HISTOIRE HAVAIIENNE.

— | tralis) fournissent une nourriture abondante et sucrée;
à | | on en fait aussi une boisson délicieuse, bien préfé-
| | il rable a celle de l’ava (macropiper methysticum) qui

| | est dégoütante et n’a d'autre mérite que ses effets
ee | narcotiques, trop recherchés dans toute l’Océanie. On
| | | mangeait les tiges de la canne à sucre indigène.
SP | L’aleurites (kukui) est commun, et ses fruits ser-
= | vent à faire des épices et des chandelles. On mange
| | les baies d’un vaccinium (ohelo) et celles de l'ulei
| EAU LE: (osteomeles anthyllidifolia). Le bois de santal, autre-
Ha fois très-commun, a été presque entièrement détruit
Ha pour l’exportation en Chine. Une légumineuse, l’au-
ji huhu (tephrosia piscatoria), est employée par les
Pole pêcheurs pour enivrer le poisson et le prendre plus
Li facilement. Le pays produit des cucurbitacées dont
| . les fruits servent exclusivement à faire des gourdes
a ; et des calebasses qui ont quelquefois des dimensions
Hh énormes. On fait aussi des calebasses avec des bois
ii de différentes espèces, entre autres avec le bois de
He | milo (thespesia populnea). Les jamboses, plus juteuses
Ha : que savoureuses, ne sont pas fort estimées des indi-
| gènes. Parmi les bois employés dans l’économie do-
HAs mestique, le kauvila (colubrina asiatica) servait’ à
Hae) faire des lances, l’arbre à pain à faire des baquets, le
Hee koa à faire des canots, le vilivili (erythrina) à faire
À des balanciers pour les pirogues. Les plantes textiles
eS ne manquent pas; parmi les plus remarquables et les
| plus employées nous citerons le mirier a papier



| ni
at
INTRODUCTION. XXVII ji | l 1
_ (broussonetia papyrifera), fort abondant, l’olona LL
. (boehmeria), qui donne une filasse admirable de a i
finesse et de blancheur, le hau (hibiscus tileaceus), 1 ll
l’oloaa, le mamaki, le maaloa, l’opue, etc. Les écorces q ll
de ces végétaux servent à faire des cordages, des a
filets et des étoffes battues désignées sous le nom de . an 7
kapa ou tapa. Quelquefois les naturels emploient en i Hi 8
guise de thé les feuilles de certaines composées des | :
montagnes. : i i i a
Les étrangers ont introduit beaucoup de végétaux D
exotiques, dont plusieurs sont une source de richesse . UE
pour ceux qui les cultivent : telles sont en première |
ligne diverses variétés de Ja canne à sucre, de la patate . 1]
et de la pomme de terre, le tabac, le caféier, l'ananas, i i |
la pastéque, les melons, les giraumons, le papayer, :
les oignons. La plupart des arbres à fruits des pays a .
tempérés donnent des produits satisfaisants, quand on ~ di. 4
a le soin de les planter dans les stations qui leur con- D |
viennent, comme l’oranger, le citronnier, la vigne, le D
pêcher, l’amandier, l'olivier, le figuier. On cultive : a
aussi avec succés la goyave, la chérimoya, le cacao, a
la tomate, la grenade, le mango. Les céréales et a
les plantes fourragéres réussissent dans les régions D. | |
moyennes des montagnes. Dans toutes les îles, le maïs | a
donne de bons épis. Le coton et l’indigo croissent à |
merveille, mais on n’en tire pas parti. Le mürier des } a
vers à soie s’est naturalisé, et donne jusqu’à six récol- aq
tes de feuilles dans une année. On obtient facilement |
| 0
D
| {|
D
- | D
:
ne
ii
| nn |
ro



4 | XXVIII HISTOIRE HAVATIENNE.

— | | des radis, des choux, des carottes, de la salade, de
: | l’oseille, des pois, des haricots. Au résumé, la plupart
EE des cultures qui ont été tentées ont réussi, surtout
= | quand elles étaient conduites par des mains intelli-
s gentes.

Ë | La nature animale est beaucoup moins riche. Avant
il Cook, le pays ne possédait que le chien, le cochon,
i | la poule, la souris et une espèce de chauve-souris. I
[I n'y a ni grenouilles ni serpents, et seulement trois
Hh petites espèces de lézards. Il n’existe que peu d’insec-
3 | tes et presque pas de coléoptères. Le pou s’y trouvait,
ainsi que la mouche; mais la puce *, le moustique, le
jh scorpion, le centipède et le rat sont pour l'archipel des
7 i acquisitions toutes modernes. Le chat lui-même était
| inconnu, à ce qu'il paraît, avant l’arrivée des blancs,
et il est encore assez rare aujourd’hui. Les oiseaux
FE terrestres ne sont pas nombreux, on en compte à
qu peine une quarantaine d'espèces. On trouve une poule
fl | d’eau, un petit canard, et un hibou qui vole en plein
| | jour. Sur les montagnes de Havaïi, dans la région sub-
l | alpine, vit une espèce particulière d’oie, fort jolie et
AE facile à apprivoiser. Le célèbre 00 ** habite la région
RUE LE forestière. Dans la zone tropicale on rencontre un
| * Tout nous porte à croire que les Havaiiens ne connaissaient pas la
| puce (uku lele, pou volant), aujourd’hui si commune chez eux; toutefois,
| cela n’est pas parfaitement démontré.
| : ** L'oo (drepanis pacifica; ptiloturus fasciculatus Lath.) est un oiseau
; (ll | d'un beau noir, qui porte près des épaules quelques petites plumes
pu jaunes fort recherchées pour la parure des chefs. Le manteau royal de
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INTRODUCTION. XXIX DL
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petit oiseau familier, qui ne craint pas de venir q Wi
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s’abattre sur l’épaule de homme. Les oiseaux chan- i i i
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teurs font totalement défaut. La mer abonde en pois- D
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sons, crabes, oursins, poulpes. Les zoophytes sont . : Ill
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remarquables par leur nombre et leur beauté. La ba- i | il,
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leine et le cachalot étaient connus des Havaiiens. Les 1 fl
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ruisseaux nourrissent quelques poissons et mollusques. bal | | 1g
: , , x oN LA si! } 1) À
Le genre Achatinelle, qui appartient à cette dernière | i 15
classe et qui se fait remarquer par ses jolies coquilles, | |
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est extrêmement riche en espèces, plus riche proba- |
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blement qu’en aucun lieu du monde : on en compte a
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au dela de trois cents variétés, dont la plupart vivent Di
sur les feuilles des arbres, et quelques-unes dans la LL
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Depuis la découverte des iles par les Anglais, on a no
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introduit et multiplié avec un grand succès le cheval, a ay
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l'âne, le mulet, la vache, la chèvre, le mouton, les a A
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pigeons, les dindons, la pintade, le gros canard de la is
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Chine. Il existe sur une des montagnes de Havaii plus ui 1
: : : est)
de vingt mille taureaux sauvages, issus d’un ou deux i |
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couples abandonnés par Vancouver en 1792. Il y a 0
; FRONT S : . ii)
actuellement peu de familles d’indigenes qui ne posse- M Wh
: À Me | le
dent un ou plusieurs chevaux d'agrément. Le mouton | a |
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Kamehameha I°", haut de 4 pieds et large de 11 pieds et demi à la D.
base, était fait de plumes jaunes d’oo artistement fixées sur un filet à ll ni | il
mailles très-serrées. Ce manteau avait occupé les fabricants pendant D
sept règnes consécutifs, et l’on estime que sa valeur intrinsèque n’ctait a i ia
pas au-dessous de cing millions de francs. — On faisait aussi, avec les i i Hn
mêmes plumes jaunes, des couronnes qui se portaient sur la tête. ji. an
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a | KXX HISTOIRE HAVAIIENNE.
= | se propage avec une merveilleuse rapidité, et déjà l’on
ee | rencontre, & Havaii surtout, de tres-riches trou-
il peaux. Les brebis, sur le plateau de Vaimea, ont
= | souvent deux portées par an, et plusieurs petits à
ae | chaque portée, fait qui paraît dû au climat plutôt qu’à
: I | - la race.
Bt | C'est dans les règnes végétal et animal que le com-
a || merce prend ses objets d'exportation. Le café et le
LU sucre sont les produits les plus importants. En 1850
D il a été exporté 750,000 livres de sucre, 130,000
fe MER gallons de mélasse, et 210,000 livres de café. Les
| produits d'exportation qui viennent ensuite sont le
[A ” tabac, les pommes de terre, les patates, l’arrow-root
à (10,000 livres en 1850), le pulu (duvet végétal fourni
par les poils d’une fougère), la laine, le bœuf salé, les
| peaux de chèvre (25,000 peaux en 4850), les
114 oignons, le sel, les nattes de pandanus, les bois
i d’ébénisterie et de construction, la filasse pour corda-
a ges. Le commerce d’importation consiste principale-
bi ment en objets d’habillement*, de sellerie et d’ameu-
| | blement, et en spiritueux, bières et vins. En 1851,
Hare année remarquable par sa prospérité, il est entré dans
Hi # Les étoffes de soie trouvent un bon débouché dans le pays ; à vrai
1 ET dire, il s’en fait une consommation aussi grande que celle des coton-
| nades. Il est fort commun de rencontrer, surtout aux environs des villes,
{ll des femmes qui portent pour tout vêtement une longue chemise de soie
| en forme de peignoir ; et, comme l’économie n’est pas encore une vertu
: havaiienne, ces robes plus ou moins coûteuses sont traitées avec si peu
Hid de ménagement qu’il faut les renouveler presque tous les mois. Les soie-
He ries employées viennent de la Chine, de l’Angleterre et de la France.



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havaiiens pour 9 millions de francs de : Hn
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le commerce le plus important avec ces îles. eo |
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relâches d'hiver, et consomment sur place q a i iB
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à ses ressources présentes et possibles; 2 | nat
leux, a es américain qui ac- me
aussi à un vote récent du congrès Lu d |
corde une subvention importante à un cae ei 7
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bateaux à vapeur de |||)"
isco et la Chine en relachant a Honolulu, le pays, |
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comme un adolescent plei a |
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en perspective un fécond avenir. ji | i
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Origine des habitants. — Traits généraux de la race. — Superstitions. ji ! ly if t
Meeurs et coutumes. — Industrie. — Funérailles.— Apparition — . | | i
du christianisme. — Marche de la civilisation. a it, NA
Instruction publique. — Population. | | My
“Causes de la dépopulation. 1 i i
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Comment l’espèce humaine est-elle arrivée sur les |
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plages volcaniques de ces îles? Problème difficile. ni
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insoluble peut-être, mais que nous pouvons cher- 4)
Se os Ag) mee |)
cher à résoudre par approximation. A côté des tra- |
ans ; : : Mani). A
ditions plus ou moins fabuleuses répandues parmi les li vi |
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insulaires, il en est une qui fait aborder leurs ancétres a
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sur des pirogues, et cette tradition n’est pas contredite D
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et méme est rendue vraisemblable par ce qui se passe 1
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de nos jours. Sont-ils venus de l’est ou de l’ouest? Il
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est constant que des troncs de conifères américaines a I
pe : : addy);
ont éte jetés sur les rivages d’Oahu. En 1838, la mer LL |
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o aa XXXIV HISTOIRE HAVAIIENNE.
Er ll) déposa sur la côte orientale de cette île deux arbres
: | énormes, de la famille des pins, qui avaient flotté pen-
3 a dant plus de mille lieues avant d’arriver de ‘la côte
! | occidentale d'Amérique, d’où- ils étaient originaires.
i | Ce fait, qui n’est pas le seul de méme nature, est
| invoqué comme pièce à l’appui par ceux qui font venir
DE || les Havaiiens de l’Amérique; mais, tout certam qu'il
i | est, il ne nous paraît pas concluant. Tout nous fait
HUE LEE pencher, au contraire, vers l’opinion qui les rattache
| à la Malaisie, opinion qui, indépendamment de faits
aia matériels également certains, s’appuie en outre sur
i des analogies de race, de langue, de mœurs : ce qui
i constitue des autorités autrement considérables. Nous
1 nous bornerons à citer un petit nombre de faits.
| | Au commencement de 1852 une jonque, montée
| par neuf personnes, partit des îles méridionales du
a Japon pour se rendre a Jeddo, avec un chargement de
Hak ‘poisson et une provision d’eau pour trois semaines.
Hi Dans cette traversée, les Japonais furent assaillis par
ae un typhon qui les jeta hors de leur route, et fut cause
We qu'ils errèrent à l’aventure sur des mers inconnues.
Het La première terre qu'ils virent se -trouva être l’île
i d’Oahu; ils y jetérent l’ancre, & Vaialua, le dernier
aan dimanche de décembre 1832, aprés avoir été perdus
| | pendant dix ou onze mois, $ans autre boisson que
He l’eau des pluies qu’ils recueillaient sur le pont de leur
| bâtiment. Dans cette pénible navigation, cinq per-
| Hi sonnes avaient trouvé la mort, et, sur quatre indivi-



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point de ne pouvoir marcher. Les Havaiiens, en ad ;
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voyant cette Jonque, se prirent à penser que leurs | yn
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ancôtres étaient arrivés de la même manière, et s’ima- LL | ‘i
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ginèrent- facilement et comme d’instinct qu’ils des- | oil
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cendaient des Japonais. ; | HI
Un autre fait absolument semblable se passait, vers | se
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la même époque, sur la côte N.-O. d’Amérique, ot n 15
ex ae Ce ae es ae
un navire japonais échouait après s'être égaré en mer. D (
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Les Indiens d’ Amérique massacrerent les naufragés, à a | ii |
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. l'exception de trois qui parvinrent à s'échapper, et qui a i
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furent amenés a Honolulu, d’ou on les renvoya en |
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Chine par l’Angleterre. Ce fait fit la même impression a H
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sur les esprits que le premier, et y laissa la méme no i
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L’émigration est donc aussi possible du cété de 1 on
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l’ouest que du côté opposé, et de plus l’analogie de la M a
langue havaïienne avec celle de la Malaisie, fait qui ne an
: . |
peut être contesté, suffit pour démontrer que c’est bien
des régions occidentales qu’elle a pris son point de 1
1 A e ° 2 ° 9 aa il i (| II] ;
départ. On peut être incertain Sur la voie qu'elle a i
ee à Doi
suivie, Mais on ne peut douter que les naturels de la 7 |:
Er A fey! il i! Hi)
Nouvelle-Zélande, des îles de la Société, des îles Mar- D.
; eae à at ii
quises et de Havaii n’aient le méme idiome, les Jan- a
: ae ne) |
gues de ces diverses populations ne différant pas plus | |
entre elles que italien ne diffère de l'espagnol où du | | I
portugais. Il n’y a donc pas la moindre incertitude sur D Î
> . . . . ° > . : x 7 Mati}: i
origine, et 1l est inutile d’insister. Quant à l’époque D
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a | Ald * XXXVI HISTOIRE HAVAIIENNE.
il où l’émigration aurait eu lieu, on peut sinon la pré-
ie | ciser, au moins la conjecturer : les données qui per-
LE mettent de la calculer nous sont fournies par le tableau
= | généalogique de la famille royale de Kamehameha
“a | (voir pages 64 à 69 du Mooolelo). Nous comptons dans
a ce tableau soixante-quinze générations de chefs depuis
pee | Papa et Vakea jusqu’en 1820; en portant a quinze
is | ans la durée moyenne de chaque regne, nous aurions,
| dans cette hypothèse, la fin du vu‘ siècle de notre ère
pour l’époque de Papa et Vakea, ou du couple que
| tous les historiens indigènes regardent comme la
(al souche de leurs rois. Mais il nous faut remonter plus
ji haut encore dans les siècles passés pour chercher la
ki date de l’arrivée des Havaïiens dans les îles, car les
lia traditions sacerdotales* font descendre le peuple de
Havaiinui, pére de la race havaiienne, et nous appren-
‘a nent que de lui jusqu’a Papa et Vakea on compte
Wis * Quoique le Mooolelo n’en fasse pas mention, nous savons que des
AY | historiens de race sacerdotale, c’est-à-dire ceux qui avaient la mission
Hii spéciale de conserver l’histoire de père en fils, partagent les siécles
l écoulés en quatre époques. La première commence avec Kumuhonua
i (le pére de la Terre), qui eut pour pére la Nuit, et pour mére la Lumiére.
ie / De Vaccguplement de Kumuhonua avec Lalohonua naquit Koloikeao,
4 Hil lequel épousa Laloikeao et engendra Kolokapo, etc. Aprés une douzaine
I HY de générations, la première époque finit, et la deuxième commence avec
HR | ie TH Nuanu ou Nupule, personnage qui ressemble singulièrement au Noé de
| l’histoire sainte. Nuanu fut en effet témoin d’une grande inondation
EE (Kaiakahinalii, la mer de la chute souveraine), causée pat le soulève-
i ment de l’Océan. Tous les hommes périrent dans ce déluge, & l’exception
{| d’un seul couple. Nuanu se sauva en montant sur un tronc d’ohia (me-
+ Uh trosideros), qui lui servit de pirogue , et Lilinoe, sa femme, échappa de
fil son côté à l’inondation en se retirant sur le sommet d’une haute mon-
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. mien) He |
et de ler itre que cette race est belle, fee tl | ‘
faut reconnaitre q ien du nègre, pas plus q hi a
its n’ont rien € 5 à lus on
faite *. Ses traits ‘gerement basanée, ou p Do
ui n'est que légère L la peau douce, UE
couleur, q , Havaiien a la pe |
| ‘hêne. Le bee |
justement bois de c un peu ternes po a |
ju erands , bien fendus, généralement D
les yeux g £ é, le nez : oo
Y front bien développé, lisses, très- | i
Sees épaisses, les cheveux lisses , | ie
( ; 6 = Mn Hi Hit |
a patent Ses ee |
P Zz ~ el uefois . 4 S ae
quelq stituée oo)
L crépus , ; ent con a
raremen Igoureusemer ; Bl
S sont V oO id ins Oe A
âtres. Les femme ‘ques: petites mal | We
ee ee ne ee on
un petits pieds un peu larg i © cenit imposantes |
ce douce, attrayante. Elles | hi]
ee srations issues de Nuanu, nous ot
rante ou cinquante génération ième époque, Jusque-là ni a 1
tagne. Après quaran ui commence la troisi one Ut L 4 |
L & Havaiinui, par q *emplacement qu’i Rs d po ah
arrivons iien n’existait pas, et l’emp iinui,ou Havaï le cand, hs | vt
l'archipel havaïien ù court le poisson). Pine : Molokai et Kauai, / A lo D
Kaiholoakaia (la mice? eut pour fils Maui, Oahu, ine de générations no.
ère de la race havaïienne, îles. Une cinquantain de ae
a hain Sees i, nous le savons déja, no |
qui ont donné ae de la quatriéme époque, qui, 1)
ee t Havaïinu ‘ dans je i ey, A
Reparent de départ Papa et Vakea. i vivent dans l’abondance a : | oe
our point de ; bles, qui viven haute stature a Hy Wie
P tre chez les nobles, bles par leur ha : ll LUE
4 OW eee des individus remarqua eae Haya pou iP A |
es aes ‘pulence. Kuakini, oe pesait 400 livres ; i
et leur extréme oor ns; la princesse nee ssait deux mètres, i i |
A no
2 grand chef Paki, mort e : : | 1
le eta antage encore. ' nl UE
pesait davantag ni
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2 | | XKX VIII HISTOIRE HAVAIIENNE.
D | | dans leur démarche, incessu. patuit dea; mais la
. | déesse, quoique pleme d’aisance et de naturel, est -
a un peu sauvage, et le caractère primitif se décèle sur-
= | tout dans le mouvement des bras, qui est dépourvu
ol | chez elle de la grâce et de l'abandon qu’il a chez les
à | femmes des sociétés civilisées. Physiquement, la race
ee | est inférieure d’un degré a celle des Marquises et de
ou | | Tahiti; mais par l'intelligence elle paraît être supé-
Al rieure à l’une et à l’autre.
Les Havaïens, naturellement fort gais, semblent
nés pour le plaisir; aussi avons-nous grand’peine à —
| comprendre comment ils ont pu se prêter aux super-
Va stitions terribles qui faisaient de leur existence un sup-
: H plice continuel. Je vais montrer rapidement ce qu’était
cette race avant l’introduction du christianisme, et ce
que la nouvelle religion en a fait jusqu’à présent.
i Le kapu* (tabu des autres îles de l’Océanie), ou
H défense sacrée, est ce que nous voyons de plus saillant
Val dans la société havaiienne. En vertu de cet affreux
be | systeme de compression et de domination inventé par
| les chefs et les prêtres, les deux sexes ne pouvaient
Hiei | manger ensemble, pas méme |’épouse avec son mari,
iE ni la mère avec son fils; mais c’était là le moindre
HALLE HE | inconvénient de cette institution barbare. Sous peine
| de mort, il était interdit aux femmes de toucher à
i certains fruits et à certaines viandes. Le kapu était
} i i * Labolition du kapu marqua le commencement du régne de Kame-
| hameha IJ, et précéda de quelques mois l’arrivée des missionnaires.
Hila be LE .
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' i | r mt nr =
a He i
| pl | Hi
Do HH
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iAH XXXIX eli
; INTRODUCTION. | i)
à , le caprice des prêtres ee
is, a toute occasion, suivant le caprice ¢ I . a
HS, à ae { quiconque |
: chefs. sur toute sorte d’objets, et qt 1 | a
et des Ce 4 eee an He A
ignait encourait la peine capitale Le il | i
Venfreignait enc : setie Sarde kapu, niétait | |
ilte, qui reposait en partie ee |
alate isme dans lequel perçait à peine î 1 a
Sea oO 5 © s mi Wilh AW
qu'un srossier pagan : ais pas méme si le - a Hi) 2
l'idée d’un Être suprême. Je ne sa pas ee |
ide ‘ mot Dieu, signifiai me
; raduit par le mo cs Ht we :
mot akua, que l’on a ti : 4 | qu'une sorte de génie | 18 i
a 7 enes y YON € A pu Hy ë
jee se pour les indig 7. i) i |
Die i bien encore une chimère quel- . | |A D
incompréhensible, ou bien enc as iH
que; il est bien certain qu’ils n’avaien P u | |
on er et créateurs, quoiqu’ils en comp- |
dieux tout-puissants et ¢ les principaux étaient Ku, 14 i
Me i es 2 tu Al |
tassent des milliers, a : nt divinisé ou plutôt | Ht
AO. IIS avale a
converti en héros certains de déc |
on à Ite a toute sorte D ma, Nig
liques, et als rendaient un cu ide que i Paeraials A yi
ure, sans autre guide no]
; la nature, sans a ee a
pris dans Ame de simples individus Do
D AR Ise e me de simp or) |
: es prêtres et mé oo)
de chacun. . ré créer des idoles qui avaient en D
y £ \ t à eur gre ; ] nn ii
pouvaien rentes, mais que tout le Me
on ibutions restreintes, ot
eénéral des attribu rap : 1
‘ etait, comm a
: p cter. C ec 9 a | li ae
monde se croyait tenu de respe théisme et | ni
\ it, un singulier mélange de pan aoe a
on voit, C ou lout était dieu excepté Dieu ji a)
d’anthropomorphisme, ue l: 4
i i, du reste, est le cas a peu p | 1148
lui- méme: ce qui, € , 1 a |
universel. dé écom- i 111
Les Havaiiens n’avaient aucune idée de recom: D
Able ee 1 & rnaient a 14 Hi |
aliments futurs. Ils se bo |. 1e
nses où de châtiments ee D
penses ot ils allaient dans l'empire de i
croire qu'après la mort ils alla sa |
5; ap ire, qui offrait a ses s |
Milu, diew assez débonnaire, q i
i va i fu 1
: | 0
|
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| AE
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id ll 7



= aa XL HISTOIRE HAVAIIENNE. :

. à La des plaisirs tout matériels, comme les festins, la danse,
D la musique, l’amour, le jeu. Cependant toutes les
E |) Ames n'étaient point hébergées par’ Milu ; 11 ÿ en avait
: | __ qui erraient sur la terre, où elles se nourrissaient de
ss | papillons et avaient pour occupations favorites Lantôt
| | | de faire connaître l'avenir, tantôt d’effrayer les vivants
5 | qui osaient sortir la nuit. Quelquefois Milu se laissait
à | attendrir par les prières des veufs, au point de ren-
: | | voyer leurs épouses sur la terre; et c’est ainsi qu'on à

| pu savoir ce qui se passe dans son empire. Enfin la
a croyance aux sorciers était générale.
1 Les sacrifices humains entraient dans les habitudes
ji de cette religion, et la rendaient terrible. On immolait
i oi les victimes dans Jes temples (hezaw), simples en-
ceintes de pierres, sans toiture, où se faisaient les cé- .
l | rémonies religieuses. Après le sacrificé, le peuple, qui
Ha | d’ailleurs ne fut jamais anthropophage, pratiquait une
| Rt sorte de communion en mangeant certaines parties de
1 la victime. Dans le plus grand nombre de cas, c’ étaient
| | les prisonniers de guerre qu’on offrait en holocauste;
Hy mais on ne bornait pas 1a les sacrifices humains. On
He choisissait parmi les innocents de nouvelles victimes,
Hi et, si l’on en croit les traditions qui sont encore popu-
QUE LL laires, les prêtres et les chefs ne se faisaient pas faute
| | de se débarrasser à l’occasion d'individus qui leur dé-
eH plaisaient ou les génaient.
ea David Malo, le principal historien du pays, rap-
qi porte que le roi Umi, après avoir battu les chefs des
A
as
|



i HET ANT È
D At | :
i Au i
hr D Hi.
|
Al i Li EL
mH TKI
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a
INTRODUCTION. KL i | Hi) i
: 4 i ven AU LH A ON
six provinces de Havaii, venait de sacrifier les pri- 11 Ay
us ili
sonniers dans le temple de Vaipio, lorsque la voix de i 1}
j 5 ; “1: MATE) LA
Kuahilo, son dieu, se fit entendre du milieu des D
, ar a ii
nuages pour demander d’autres victimes encore. Le |
oo. |
roi continua ses sacrifices aussi longtemps que la voix | i HH |
ins : E ee. 5 Le es NI ER
retentit à ses oreilles, c'est-à-dire jusqu’à ce qu’il ne | i hi
‘ % i ; 5 Sey maa E
lui restât plus qu'un favori sous la man. Il lui répu- | :
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ao ; T 58 : He et! yi) i WW ae
gnait d’immoler cet ami; mais sur les instances du |
DEA LT ee A
% ° . . NG AUUE Î Moi 4
dieu, il le sacrifia, et il ne resta plus sur place que le a 4
one : a |
roi et son prêtre. Plus de quatre-vingts victimes furent | it
ae à AA cr : UE) 1 A
ainsi dans un seul jour livrées à la voracité du dieu. LL Hy
he y . , .. 9 : | i! Hi pi HH
La religion était donc un fléau ; mais ce n’était pas | 0 A
Bar cece sank ; ea A EN
le seul qui décimat.les Havaiiens. La guerre était i | fl
: : Rese ee
comme leur occupation favorite. Les chefs des districts in | il
2 : He aE |
prenaient les armes sous les plus frivoles prétextes. ll a
eae f DUR
ILest inutile de dire que le fléau de la guerre en en- Li i) we
‘ ; : ae
trainait un autre, celui de la famine, dont il est sans | i
: a ena ee D) AE
cesse question dans leurs traditions ; mais il n’est pas a
© PEUN eee °° ° se : GER an A
sans intérêt d'ajouter qu’il existait pour les ennemis a .
itd & 1@ ; 7 = man sith |
des cités de refuge, qui s’ouvraient aussi pour les cri- ot
: | 1108
winels, i ui i vt
a : ni 4
La polygamie était admise en pratique, surtout par 100 ii
ee 5 : meet
les chefs. Il y avait bien aussi une coutume qui res- a
ae ees Be
semblait ala polyandrie, ¢’était celle des aikane, qui ne à
; : pe : eee Baga À
n est point encore oubliée de nos jours. Le mari cédait | ni
ey x : ae
bénévolement à son ami sa propre femme pour prendre D
en échange la sienne, et cela chaque fois qu'ils se vis:- Di
4 ? \ . . aoe i i ATEN |
laient. L’adultere sans permission du mari était toute- ff i Di
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: re 107 SR STE ET SET RE ER RAR EP IE PARENT ONE RARES ;
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Lu
ii.) XLT HISTOIRE HAVAIIENNE.
- Mi fois condamné par l'usage, et quelquefois puni de
mort; à vrai dire, il n’était point toléré en dehors de
an certains jeux, qui supposaient toujours l’assentiment
EE |): du mari et la sanction des prêtres.
| Les liens de la famille étaient fort laches. Souvent
Mn l’enfant, aussitôt sa naissance, était donné à des amis
fil qui l’élevaient , : d’où il résultait qu’il n’avait pas la
1 moindre affection pour ses parents naturels. Cepen-
ne dant les enfants étaient rarement maltraités par leurs
| parents ou nourriciers, et même on peut dire que les
im rôles étaient renversés et qu’ils commandaient: en
il maîtres dans la maison. Par une aberration qui ten-
| drait à faire croire qu’il n’y a pas de peuples véritable-
Hi ment sauvages, les mères détruisaient souvent leurs en-
sl fants * avant ou après la naissance, afin de s’épargner
Li la peine de les élever. Un fait important à noter, bien
a qu'il ne soit pas exclusivement propre à ces îles, c’est
| Fi É , 1
Lin que les femmes accouchent généralement sans dou-
qe leur. Il faut noter également qu’on rencontre au moins
[ll un hermaphrodite sur dix mille naissances, et que ces
i étres mixtes vivent aussi longtemps que les autres, et
i : semblent partager les goûts des femmes plus que ceux
| FRA * L’infanticide n’est pas seul à prouver que l’amour maternel est peu
1} développé chez cette race; ‘on voit encore aujourd’hui grand nombre de
ti | mères qui négligent les fruits de leurs entrailles pour donner leur sein
| p à teter à des chiens et à des cochons de prédilection. Ce bestial usage,
| fii sur lequel j’appelle l’attention des casuistes, parait si peu répréhensible
fl aux yeux des indigènes, qu'un vénérable missionnaire m’a dit avoir vu
fl une femme se confesser tout en allaitant un cochon favori. Je ne sache
| 4 pas que le même usage existe ailleurs.
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INTRODUCTION. XLII Win | Hi WA
7 ee 5 | | a Hi
des hommes. Il me reste enfin à signaler ici une pra- | i | qi ll
tique analogue à la circoncision , le mahele, qui con- i i i |
. . à . or a Ne AU OP WANE
sistait à fendre verticalement le prépuce au moyen ae a
EAA MAN LL LR
d’une lame de bambou. We | | Hh
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La nourriture se composait principalement de por | |
; : : : + i eM) iii AR
(pâte faite des rhizomes du kalo) et de poisson (même 1h | / | Hl |
He A M MMA RHI HH ”
: » Ut
le requin), qu'on mangeait le plus souvent cru et {| 0 ik
1 4 : oc} j ‘ et
assaisonné d’algues marines. Le cochon, le chien, la | Hi 1 7 ie
i 1 ; p Q i he 2 11 Il a | 4
poule, plusieurs oiseaux, de nombreux mollusques, We Li
une espèce de fougère, les racines du ki (cordyline), i | i i)
; ; a ee
les patates, les sauterelles, entraient pour une part ie |.
; nl)
dans l'alimentation *. Le pou et la puce ne répugnent 1 | |
° : Q fe A NL LA i i naa
pas non plus au palais des insulaires, qui pourtant {| i | Ne
‘ wenn be ae
ont pour les mouches une répugnance invincible. | |
i oi 5 - + A Baie en ls
Les habitations se composaient, anciennement Do on
À 5 ‘ ; Wea eet rai Hol
comme encore aujourd'hui pour la plupart, de ca- We
pane at ie
banes en feuilles de pandanus ou en gazon, et ne i |
2 é ee
formaient qu’une seule piéce ot tous couchaient sur |
{ Saree at i BW | |
des nattes. Il en résultait une sorte de promiscuite, ee
: Es
un relâchement de mœurs, qui affectait surtout les | Lt ol
pas “| nn ||
enfants. La pudeur était inconnue. Les crimes contre ae uh
nature, la bestialité, la sodomie, étaient communs. ‘ | ee a
nu nl
: Pa Medea A |
: a
* Le régime alimentaire est le même aujourd’hui qu’autrefois; seu- | D i
lement la civilisation a introduit quelques aliments nouveaux, comme le | i L; 1 |:
bœuf, le mouton, la chèvre. Les Havaïiens, qui savent jeûner quand la | Do
nécessité l'exige, sont aussi de grands mangeurs lorsqu'ils ont des vivres | He | |
en abondance. J'ai vu plus d’une fois mes domestiques, au nombre de ~ | nu an
sept, dévorer un bœuf en douze heures. — Quoique Je bœuf du pays soit | LA i
excellent, on lui préfére la viande de cheval. | Dh 4
| x : fl Rt Hh ‘
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a XLIV HISTOIRE HAVAIENNE.
| | | i L’habillement était des plus simples, un malo (cein-
: ture) pour les hommes, un pau (jupon d’un pied de
Lo haut) pour les femmes. Pour ornements, les femmes
ay |) portaient des colliers de plumes, de fleurs où de
= vi graines, et des bracelets de coquillages ou de dents de
ae cochon. Dans les temps frais, les deux sexes se dra-
eee MI paient dans une étoffe (kapa, kihet) faite de diffé :
a [il a rentes écorces, et c’était dans la fabrication de cette
El. étoffe que consistait la principale industrie du pays.
i On faisait aussi, avec plus ou moins d’art, des piro-
ef qi gues, des filets, des hamecons en os humains, des
i} Hi armes diverses, des lances, des frondes, des arcs, des
flèches, des tambours, des calebasses. I] ne paraît
it pas que la sculpture, à en juger par leurs idoles, ait
ie Li jamais dépassé l’enfance de l’art; cependant, si nous
Le en croyons le témoignage du capitaine Dixon, qui
We visita ’archipel en 1786 et 1787, avant l’établisse-
ill | ment des blancs dans le pays, les naturels auraient
il il montré quelque habileté à sculpter des vases en _
tH ébène des îles. Dixon regardait ces vases comme de
nh petits chefs-d’ceuvre, et prétendait que la forme et le
a | - poli des coupes a ava égalait au moins tout ce qui
| il sort des mains de nos tourneurs.
RE Bien que les Havaiiens pratiquassent le tatouage
i comme moyen de s’embellir et de plaire*, ils étaient,
HH sous ce rapport, pour la variété et la perfection des
L a * Le tatouage indélébile n’est plus dans les habitudes du peuple. Les
Lt | : dessins grossiers qu’on voit encore sur les bras de quelques femmes
iit
Hl
ii tI 3 à



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Hi i a)
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INTRODUCTION. LAN En
XLV Ve Ve an,
: : ‘ | TARR AE LL M “
dessins, bien inférieurs aux naturels de . (A Hi Wid
) ao aux naturels des Marquises et | Wy | MW
de la Nouvelle-Zélande. || | Hi ||
Si l'on excepte quelques notions d’astronomie vul- Ve |
oaire, la scien 3] ; A het de at
: » Le ce des insulaires se réduisait a neant. | ll | D I
eurs moyens de calcul étaient aussi simples que ; i a | ql
bornés. Après avoi 5 ae ey ee i Hae |
a € be cone de un a dix, ils ajou- ji no
c f j a LA
dix, par la liaison kumama, chacun des neuf He i i A
I ¥ CU H! Ht | Me } Wy i Hi
premiers nombres, et ils avaient des expressions pour ii Hi i | i
. L 2 : | 4 ES } i Mi} Hee i i (|
vingt, trente, quarante. Arrivés à quarante, ils re- lie al :
. N JEU ie NH Ie WA | n'.
commençaient à compter une autre quarantaine, et ia
Chae eek ie ane Weed a
quand ils avaient compté dix quarantaines, ils ‘dési- A | |
en
gnaient cette coll LL 4
. re ection sous le nom de law (100); a | |
Cx. (aw fe : sas Ar |
= aisaient un mano (4,000); dix mano faisaient |
un kini (40,000); dix kind faisaient un lehu (400,000); | a i
dix lehu formai ap ae see oo al)
| - aient pour eux l'infini. Quelquefois aussi He i
e nombre tait pri ir : (hi A |
: : e quatre etait pris pour une unite qu ils appe- | i i fl
alent kaun rain y= di Sa Maa
cea a (un quatrain); dix kauna faisaient un |
ana ha sine): di ee MAN |
cee quarantaine); dix kanaha, un lau, et ainsi [Li 0
: ‘ Re LL
de suite. Ils comptaient sur leurs doigts, et n'avaient | LA | il |
? % . A ies Hea, Ma art it}
aucune nolio s Si ecara aaae : : LD i Mi
a des plus simples opérations arithme- Wee |
e , cs ||
| n dehors de la numération que nous venons | 4 ||
de faire connaître. EU IE
diront po |
4 Sl 4 i € 4 , Ce i Fete Wipe % a Nie 1
: ei - u temps était basée sur les révolutions ie |)
u soleil et de : | 11:04 WH
ou la lune (voir pages 74 et suivantes t| | /
Wh : a ne
Mooolelo). Is comptent par nuits, et non par jours; UE 1) 10
? , 3 Wiel Wii ea |
Ils n’ont qu’une formule de salutation, aloha, qui | 171
AE
AL
e plus s faits à l'ai que ie
a le pin souvent faits à l’aide des feuilles d'un sisyrinchium (mauu- ie Ih
aili), et s’effacent au bout de quelques mois. i ani ul
|| Jess
||
Cae
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i Do
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jh il Hie
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dun
mee. || Hie 1
LL 1



mre Oe
fie ll
|
an
ei |
|! XLVI HISTOIRE HAVAIIENNE.
EL peut se rendre par le mot amitié. Quand deux amis
: a qui ne s'étaient pas vus depuis longtemps venaient à
Li se rencontrer, ils se frottaient nez contre nez et s’ac-
Di croupissaient pour pleurer à grands cris pendant
-_ Hi quelques minutes avant de s’adresser la parole. C’est
. | ! (| : encore aujourd'hui la manière de se saluer entre pa-
| ahi rents qui ont été séparés pendant quelque temps.
as | | LE) Les travaux et les corvées que les chefs exigeaient
El. de leurs sujets contribuaient avec le kapu à faire du
is peuple havaiien une race de serfs. C’étaient des cor-
a | . wées continuelles et de toutes sortes. La terre n’ap-
aia partenait qu’aux grands chefs qui la donnaient a
Es cultiver moyennant des redevances considérables, et
a i la retiraient au gré de leurs caprices. Aux fatigues
Lo imposées par la dureté des chefs et par les exigences
ll i de la vie matérielle, succédaient des fétes, des danses,
| (ll qi des jeux, des exercices de lutte, etc. Dans ces réjouis-
| sances, on buvait une liqueur faite des racines du ki,
| | Hi et surtout l’ava qui procurait une ivresse malsaine* et
i, ji entrainait toujours a de grands exces.
We Les vieillards affaiblis par l’âge étaient traités avec
|| pl mépris; on les abandonnait, souvent même on les
‘| A tuait pour s’en débarrasser. La vie était si peu pro-
| | * George Dixon avait déjà constaté, en 1787, les effets pernicieux de
hee | l’ava, et découvert que cette boisson repoussante affaiblit la vue, altére
| | la constitution, couvre le corps d’une sorte de lèpre, occasionne des
| paralysies, amene une Ce oe Ee prématurée et 7 les in en
Ll a et le massage ({omilomi) étaient les deux grands remèdes de la médecine
| | indigène. as
Es



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INTRODUCTION. XLVII i || À | |
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’ iy, . SES 4 ap Hh (ll |
tégée que pour l’appat du vol on était assassiné pau 1 | 1 if
DY s a e nh nn AAA }
ses amis. Les gens attachés au service des princes en | ll | |
| mn
voyage se livraient impunément et comme d'office au - | | | | |
pillage du pauvre peuple. ac éscec i nl a) |
Les morts étaient enterrés, ou plutôt déposés, ans | ll | I
“ae . 1 ti ‘ 1l ly A | ‘
des cavernes ou ils se momifiaient. On les enveloppait ll | 1 | i]
0 > © a
oénéralement dans des kapas ou dans des nattes, en | LL a vi
Dern Nee : St les W i aul ae DS
ccrouple; souvent on Mt || E
leur donnant la position a ple; awencrenet Pon (a i i Hh
embaumait avec des fleurs de canne a sucre, ju | UE
. Fes à A A H Hii 4 iN nt ! Il |
avait toujours soin de placer de la nourriture à côté | 1 À, i |
me Hp Ny 1} Ht |
d'eux. On mangeait ordina RE ae re |
princes, afin que leurs cadavres ne fussent point p | i 4 i
a 5 H # 3 fl ah a Hi Hi Hil |
fanés, et cela s'appelait manger le chef pa ee | i
: 4 (AU MATRA een
Z . Le . mpaecnees e et 1] pa tH A
Les funérailles étaient toujours Bes ne LE a
sr nt à
pleurs; celles des chefs supérieurs donnaient lieu à . 7 He |
SS \ “ x a a7 al La Ba pl it iH ig
sacrifices humains et à de graves désordres ss a
: ènes de licence effrénée, net) |
alors dans tout le pays des scènes de oi | ee |
où tous les vices se donnaient carrière, où tous ni a |
. . . H a hy rt et Hy | WA |
« itution devenait ae
crimes se commettaient, où la pros . | |
. ? - i i] At f He) par | pr ILE |
publique. C'était l'usage, et l’on trouve encore | li | |
nn TA Ml Hill i
jourd’hui de nombreuses traces de cet usage, de porter re 3
imé ux Hel oe
le deuil d’un chef aimé en se cassant une ou de i i.
ri incisi ines ant)
dents antérieures (incisives et canines). Doéctel ie je |
- "49 ° 2 2A I e H ee H li iy Hi i
Si l’on excepte le kapu, qui venait d être a oy ‘À | |
élait l’état social en 4820, quand les missionnaires | A |
srical i ransporter | ni | | ny wi
americains apparurent et entreprirent de transp 1. ee
ets + s contrées. La tâche était il i a He | |
le christianisme dans ces co : cine 1 | |
. , . > a acie he al i ae | i a ii
rude, si elle était belle. Le plus grand obste no |
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Hi pT Bay it } k
ÿ ih iss aig iP —w



En ilk ,
Li XLVII HISTOIRE HAVAIIENNE.
Ba pas peut-être la barbarie des indigènes. Déjà quelques
: blanes s’étaient établis dans les iles; leur influence,
a il est vrai, avait été heureuse sous un rapport; ils
EEE avaient, par les conseils donnés aux chefs, adouci le
= | régime politique; mais par le dévergondage de leurs
ae principes et l’immoralité de leurs exemples, ils avaient
a | d’une part ajouté à la dépravation, et, s’il est pos-
a: sible, à la facilité des mœurs; et de l’autre, ce qui
ei était plus grave, ils contrecarraient les prédications
| des missionnaires, dépréciaient leurs paroles aux
El yeux de la foule, et les traitaient de charlatans et de
jh spéculateurs.
il _ Les chefs en général n'étaient pas hostiles. Quel-
[il ques-uns d’entre eux aidèrent même à la mission,
ih | surtout les princesses. La pierre d’achoppement. se
if | trouvait du côté des adultes. Si parfois ils prêtaient
Hh Voreille & la parole chrétienne, |’habitude les entrai-
Hi nait: bient6t; la passion effacait impression religieuse
i il un moment sentie, et.ils retombaient par les mœurs
fl dans leurs anciennes pratiques, si bien disposés qu'ils
(il | eussent été d’ailleurs. Qu'on se figure, si j'ose ainsi
| i “parler, un sol vierge, facilement labouré, qui, après
| a avoir produit quelques herbes excellentes, aurait laissé
aa reparaitre les’ mauvaises parce qu'il en aurait con-
i servé les germes tout vivaces sous la semence nou-
i velle. Il fallait donc commencer par l’enfance, et
Ill préparer par la réforme des mœurs à la réforme des
[ll opinions ; et tout n’était pas encore facile de ce côté.
[El
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INTRODUCTION. XLIX i i | | | ih
4 : ants; mais les Pe at HH Et!
On avait établi des écoles pour les enfants; me as ne |
5 < ee - ‘ S BA aI EEA Ft | i
parents répugnaient à les y envoyer, et quand ils le || He vi
oo ” shieand ux-mémes leurs places pe |
faisaient, ils envahissaient eux-mé ne ae nn |
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aig ; CURE eT | F
judice, du temps que les maîtres voulaient leur con jh li
De. Ss fai re
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sacrer. En outre, le système d’habitatio il fallut cré ou i, a
: , allut eréer ee
offrait mille dangers aux néophytes, et il fall i a ll
RS nee RES Ht eee A RE LL
< straire à l’influence cor nt ll wa
des pensionnats pour les sou H a i D
; is Bee aa PUA à ;
ruptrice du foyer. ; Hi lo ie
? ase neu- LA Li A
Ce fut là une phase nouvelle, et une ph ji no 1
A > (ener NGA of as COM-— LR ten ah A |
reuse. On arriva même à créer à côté des écoles com He ; A i H
USE. A it |
er P s de filles et de garçons. en moe)
munales des écoles Fo male ere an if Fi Hl
Le progrès était sensible, la moralisation rapide. |A UNS
a il faut: Je dire; humiliante + ce on).
D es ee a: nn
: eee , les nan |)
furent les blancs qui se plaignirent ! Par Dane) , les ae |
: 2 < RAs + EE: Hae: fe LR pape Hii
chefs sauvages furent plus sages que nous: ils sou LE i
Pe : : : a en D An
: +e : ; Jes instituteurs contre AN LL. E
apron lest rnisslonmaltee ek: les. fin eae 111
c ires stait un autre obst Men pai |)
leurs honteux adversaires. Resta | ns lf a
. 924 -* ‘ irs alc : H ms Le Hi if A wane
qui n'était pas moindre. Les liquer a
ee ail ; commerce |
avaient été introduites dans les îles par le ¢ Il i i i
: ae ee ssion. en ANT LE
et étaient aimées par le peuple avec ae i a
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résultait des désordres et des ene ni |)
guère d'idée, dans les pays civilisés. Le PY ; | |
: go's iba Ja distillation , i
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"importation et la vente de ces fune . hi
: ; ès élait assuré au He 44)
A partir de ce moment, le succes était — d | Î
. . , P ‘yy if 9roeres ra 1 es. ho bol Hah | Hi H
missionnaires, et le peuple faisait des p a : ie | |
OO PiLITPA oe Sp; lent; l'imprimerie nn te |
La lecture, l'écriture Be PASS EE Ys “ | 1 0
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Siren
1. L HISTOIRE HAVAIIENNE.
Hill était établie; la foi se propageait, et les îles entraient
. dans une ère tout à fait nouvelle.
ay Au moment où la religion chrétienne, sous la forme
: protestante, commençait à se propager el à se fixer, la
oe, même religion, sous la forme romaine, prétendit à
; i | s’introduire dans les iles, et s’y introduisit par la
et | force. Sans songer à établir aucune sorte de compa-
_ | raison , ne craignons pas de le dire, ce fut un événe-
; | ment malheureux, qui ne profita nullement à la foi
aa commune et menaça même de ruiner l’édifice avant
Eh qu’il fût établi. Le peuple, ne sachant à qui entendre,
LL à n’était pas éloigné de revenir au paganisme avant
i d’étre converti. 7
i | Cependant l’œuvre des premiers missionnaires, au
| | | point de vue de la civilisation générale, ne fut pas dé-
tH truite. Aux écoles primaires créées dès le début de la
i | mission, et aux écoles normales créées plus tard, on
| il) ajouta des écoles d'enseignement supérieur. La haute
tT | école de Lahainaluna, destinée à former des maîtres,
Hh fut ouverte en septembre 1831; et déja en 1833 elle
Lu comptait quatre-vingt-dix élèves * auxquels on ensei-
: Hl | gnait l’algèbre, la géométrie, la trigonométrie, l’ar-
i iN pentage, l’astronomie, la géographie, l’histoire, et
If enfin le grec, que les naturels goûtaient, beaucoup.
Ht Plus tard on dota cet établissement d’une presse, et
| les élèves imprimèrent eux-mêmes les traductions des
HE
L | * La dépense annuelle de chaque élève s’élevait à 100 francs pour la
| pourriture, l'habillement, la fourniture des livres et du papier.
|
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ii 4



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INTRODUCTION. LI | | li | | He
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ssi ase pes ; ; oe Dan a NN
ouvrages destinés a leurs études. La musique fit bien- | i i)
ot , Wes ; AA NAS
tôt partie de l’enseignement supérieur, et se répandit : 1p i i ik
; ; AAA
rapidement dans toutes les écoles. Plusieurs sujets || | i D si
montrèrent des dispositions remarquables pour les 1 | | li ed
L 2 . £ i i Wy hi 1 | LL
mathématiques, le dessin, le tracé des cartes, la gra- i je ji |
as ns
vure. Un autre pensionnat de garçons fut ouvert à \ i di | i
+ À j < : eee
Hilo en 4836. Vers la méme époque on fonda a Vai- il ll ji
Rate ë af ; pane: BY RAT 11) | Be
luku un séminaire de filles, qui, apres avoir prospéré Wl | | wae
Z : x zy |
. pendant quelques années, finit par être abandonné. i ; 4 ll]
se à . H a iD | AU | |
La mission catholique ne voulut pas rester en ar- 1 He 0 i |
"\ 7 , x ° £ x 9 H HH i a MI Hi i He
rière. Elle créa à Ahuimanu un collége où l’on en- | al
: . figs pop ata yh en
seigne le latin, un peu de grec, le français, l’histoire. Hi Hi |
5 : : A | tata i aT i} i Hl i
En 1850, les protestants possédaient 437 écoles ie | HH
; bea einem) ||
primaires, et les catholiques, 103. On comptait en vo Dir Mi
3 Fee . > : LE
outre 10 écoles supérieures, y compris celle d’Ahui- oe
5 snag Me ET IE
manu, dans la plupart desquelles on enseignait l’an- He
. Der, : 7 . L . En A Hi Hy 11
glais. Le total général des écoliers était. de 16,147 na Lo
: È 5 LUTTE i in nant:
pour une population de 84,165 habitants (indigènes | US
z 277d na Hh ra
- et étrangers), et sur ce nombre d'élèves les catho- Ve a
ee Den |
liques entrent pour un peu plus d’un sixième (2,384). ne Vd D |
ae ; ne |: |
Quelle est l'influence actuelle des étrangers sur le : po
7. ae ; ae, al) §
peuple havaiien? Les missionnaires répondent à l’una- Wee a |
D. naa
_nimité que le mariage des blancs avec les femmes du al a |
ÿ 3 z À Ÿ Ht i | ee) Ë
pays n’a fait faire à celles-ci aucun progrès moral, le | 14
tout en reconnaissant que leur condition matérielle |}
: ft ne dee at |
s'est améliorée. Les métis sont plus vigoureux et plus: D
, : . . Nis À ny i a
energiques, plus intelligents et plus entreprenants que i |
les indigènes pur sang ; mais ils sont aussi plus vicieux lie |
i a
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0 ne |
ml Lit HISTOIRE HAVAIIENNE.
: 1 i et plus rebelles à l’influence religieuse; ils sympa-
_ thisent mieux avec les étrangers qu’avec les indigenes,
M et sont conséquemment plus aptes à contracter les
D : défauts des blancs de bas étage qu'ils fréquentent.
a | | = Les métis mâles se marient presque universellement a
; | | des femmes indigènes, tandis que les métis femelles
ee | aspirent à épouser des étrangers.
a i a En somme, le progres matériel est incontestable;
El. on ne saurait nier non plus le progrès moral, bien
| qu'il marche avec plus de lenteur qu'auparavant, re-
NU tardé qu'il est par l’opposition des catholiques. et tout
1 dernièrement par celle des Mormons, enrayé surtout -
| qu'il est par le séjour périodique de la flotte balei-
@ niere. On n’oserait pourtant pas dire que la race ait
il atteint son apogée, et qu’elle doive rester station-
Il naire : quand elle: aura triomphé des vices de la civi-
i Te lisation, si toutefois elle survit à cette épreuve, elle
1) sera aussi avancée que beaucoup de nations euro- |
| 2 péennes.
j | | Les progrès, et ces progrès sont merveilleux, n’ont
| | point encore complétement dépouillé les insulaires de
| leur écorce sauvage. L'écriture et la lecture sont plus
| | répandues dans |’archipel qu’en aucun pays du monde,
it cela est incontestable; mais malheureusement on ne
WE! voit pas toujours que le peuple en soit beaucoup plus
| | avancé. Trop de gens vivent encore pêle-mêle dans
i ~ leurs cabanes, et, a part quelques familles exem-
il | _ plaires, restent encore fidèles à leur régime primitif.
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Le Havaiien habite comme autrefois sur les bords de | 1 i
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la mer, et plus qu’autrefois peut-être chérit l’indo- | 1 We.
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lence et le doux far-niente. L’étranger, en parcourant je | : i
: : ’ : : ee ea a 1A
larchipel , est surpris de rencontrer a peine une habi- VW hi I a
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tation à quelques milles du rivage. Plusieurs causes i | NU
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expliquent ce fait : l’intérieur est généralement hérissé i i [| | / mui
ps : be ae fv) D
de montagnes impropres au séjour de l’homme indo- [1 | |
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lent; si l’on excepte les vallées élargies où la nature a Ha )
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du sol se prête à la culture du kalo, l’intérieur du | He a Way
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pays ne présente que fort peu de ressources aux indi- Nil L DR
. : : 1 ie | ne a: |
cones. La péche étant féconde et fournissant laliment a)
ce be at | US {
principal, on conçoit que le peuple se fixe de préfé- i i ou Wi
rence dans le voisinage de sa nourriture. On rencontre i ni 1
: : : S ee AA HI |
toutefois sur la plaine de Vaimea, dans l’île de Havaïi, 3 Ma a
: : eee 5 ; A OMAN |
plusieurs villages qui sont dans un état réel de pros- i ii ni AN
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perite. Vin Hit |
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En dépit du beau climat des îles, en dépit des bien- 114
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faits apportés par le christianisme, on constale avec : : 1 oi |
: ae , an Li)
douleur et avéc surprise que la population diminue a ee |
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sans ralentissement apparent. Cook estimait, lors Be i
à Me nie ; ee
de son passage, que l'archipel était peuplé de |
nee : ae
400,000 Ames. Quoique George Dixon, dix ans le i Pi Hid
ae : ee ee 4
après le grand navigateur anglais, ait jugé cette i a
5 5 Fr sence payers SARA | Hi on AE Il
estimation exagérée et l’ait réduite de moitié *, nous i) a |
eee oe Tweedie |) |
l'admettons volontiers sur les rapports des vieillards, HW Hee |
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Il faut noter ici que Dixon signale existence de la syphilis, dont les ’ non |
ravages, depuis 1e passage du capitaine Cook, étaient cffrayants et frap- Hie k ey {
paient les regards: de tous côtés. | ; hi li |
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Bia hay HISTOIRE HAVAIIENNE.
aia et mieux encore sur les témoignages matériels qu’on
| trouve à chaque pas d’une population bien supérieure
DEL à celle d'aujourd'hui. La dépopulation est un fait si
QUE constant que les missionnaires Font dénoncé depuis
| | bien des années, et que le gouvernement s’en inquiète.
ph Voici quelques chiffres officiels qui nous donneront
Lil une idée de la progression du mal :
DE
eat En 1832, on comptait. . 130,343 habitants.
il ADO ro sole pe meL08, 700.4
RE LIL LOS aiariétei sic 84,165 —
We AON) lawns ole Ol an 2
à Il n’y a donc aujourd'hui dans l'archipel que
| | ni 69,800 habitants *, y compris 2,716 étrangers, ce
We : qui accuse une diminution de cinquante pour cent :
||] iy dans ces trente dernières années. D'où vient cette dé-
ti 2 . population si rapide? La solution du probleme n’est
Hi | point dans le climat, puisque le climat n’a pas changé,
Hee | ni dans les conditions matérielles de l'existence, puis-
H que le Havailen n’a pas appauvri sa diète, qu'il vit
| 11 mieux au contraire et qu'il a acquis des facilités de
ea travail qui lui étaient inconnues. On a dénoncé l’in-
| i fanticide comme la cause principale et première dela
lil dépopulation ; nous ne saurions l’admettre, car cette
lil a pratique a existé de tout temps, elle était beaucoup
li * Honolulu, la capitale, figure dans ce total pour 14,310 habitants,
| (| Li dont 1,639 étrangers.
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INTRODUCTION. a iH a Hui
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plus suivie avant le passage de Cook qu’elle ne l’a été lt ii a
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depuis, et de nos jours elle est moins commune que 1 Bi
jamai jo 1 We
jamais. On a dit ensuite que les guerres de Kame- | il | À
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hameha I* ont décimé la population; cela est vrai, |} We a
i ae | ae |
mais les guerres n’étaient pas plus rares avant lui, et i hi Wi
pa Lure : PA ALE AU
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d'ailleurs depuis cinquante ans que la guerre a entiè- | 1 | i HH
$ i € ‘ Pa een (|
rement cessé, le pays ne laisse pas de se dépeupler | :
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d’une apie? effrayante. On a dit encore que le re- ee | ip
tour fréquent de la famine avait eu une large part dans i" , a ve
ae NE
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le dépeuplement ; cette raison ne vaut pas mieux que i on |
les autres, puisque la famine était un fléau connu de noi D
RE ca PILE à
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tout temps, et qu'aujourd'hui elle est infiniment plus | : id je JA
ar ’anci : Heat |
rare qu’anciennement. Enfin on a signalé les sacri- ne | HT Hl
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fices humains comme une cause sensible du mal, sans | li } i Hi
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songer que celte cause n’existe plus depuis quarante a oa
- ans. | a iy |
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La cause majeure se trouve dans la rareté des nais- i || A
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sances et dans la mortalité des enfants *. Ce dernier we
fai 6 i 1 4 4 x apes ete:
ir ayant point échappé au gouverneur Kuakini, et a 1 |
il s’en plaignait aux missionnaires en ces termes : no |
aaah
*y . AE HA TIEE HAS JUL UE
« Pourquoi donc dans nos siècles de barbarie nos en- i |
fants ne mouraient-ils pas aussi communément que : no
. ae 5 À ; eer ean iy it) :
depuis l'introduction de votre Dieu?» La mortalité il |
|)
des enfants et la rareté des naissances sont les effets | } |
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à Émein HE |)
a statistique officielle nous donne, pour l’année 1849, 4,320 décès |
contre 1,422 naissances. Cette méme année, on comptait dans tout l’ar- ee i 0
‘hi 505 , ver ‘ 2 ah MEN i
vee 905 aveugles et 249 sourds. Un missionnaire américain écrivait Hi 1 :
en 1839 que plus de la moitié des mariages restaient stériles. he ; | 4 |
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me i i ;
aa LVI HISTOIRE HAVALIENNE.
: | | de la prostitution et des maladies qu’elle engendre,
F « Les étrangers, dit le principal auteur du Movolelo
Eh | (David Malo), se sont appliqués à faire de notre ar-
= | chipel un grand lupanar. » Là est la cause palpable,
fe waa irrécusable, de la dépopulation. La syphilis a pénétré
tt avec les marins, et elle s’est répandue d’autant plus
a rapidement que les indigènes ignoraïent les moyens de
D |! la combattre; et aujourd’hui elle est passée à l'état
mie | héréditaire. C’est la syphilis qui frappe les femmes de
| stérilité, c’est elle qui fait naître avec un germe de
2 | i mort les fruits clair-semés de leurs entrailles. L’infan-
ie ticide actuel n’a plus d’autre cause que la prostitu-
iy tion : dans l’espoir de ménager leur fraîcheur et de
_ plaire davantage aux étrangers, les femmes perdues
i | recourent à des moyens quelquefois très-savants pour
i * se rendre stériles ou se procurer des avortements.
ii, Un autre vice, l’ivrognerie, contribue pour une
il) part à la dépopulation. Gomme tous les peuples sau-
et vages, le Havaiien aime les liqueurs alcooliques avec
HI passion. Sous Kamehameha II, la consommation de
i | l’eau-de-vie était si énorme qu'un missionnaire ne
iy craignait pas d’écrire a ses amis d’Amérique que la
| nation havaiienne était une nation d’ivrognes. Des
Il villages entiers, hommes, femmes, enfants, s’adon-
i naient a livresse, et l’on vit des orgies qui se pro-
| longèrent pendant quatre à cing jours. La syphilis a
fl tué les habitants par milliers, et l'alcool par cen-,
[li taines.
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INTRODUCTION. vii Hi | I i
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Frappés de ces deux fléaux d’importation nou- ny i 18
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. …velle, les missionnaires durent employer leur influence i / | ie
= [ 1 Few DE i qi IR
à les supprimer. « Nous punissons les voleurs sans ie We
Banh ev eg Ue: ee |
pitié, disaient-ils; et, sous le prétexte que ce serait Ht | ii |
UO AE Alo eh 08, at ey |
porter atteinte à la liberté, on nous obligerait à laisser i | li ! |
: : : j P ee ORAN LU
les libertins empoisonner impunément les sources de a q {
la vie! Non, cela ne saurait être! » Des lois furent 1 a | i
i ae EE teA i HH 1
done promulguées (en mars 4838) pour empécher la || | a DE
vente de l’eau-de-vie aux indigènes, et pour en prohi- | i on)
fl : Sid ce DD, } 3 : me ease)
ber l’importation et la distillation & partir du 4° jan- 1 I i i
| À Ge Be ea ipsa is)
vier 1839 *; et l’adultère et la fornication furent | i | Do
NE MUP ITE, ee ae
déclarés passibles d’une amende de soixante-quinze à i Ha Hi |
! || a
cent cmquante francs. Ce qu’il y eut de bien remar- ae a
AEDs Me ey |
quable & la promulgation de ces lois, c’est que la plus À 1
j oe : : D di dE Ann
grande opposition, au lieu de venir des indigènes, ll nl
4 : Lo Anne |e
vint des étrangers. | À i i i AE
ge i erg th
D'autres causes destructrices s’ajoutèrent à celles- lil 1 iE
BES Ri UT ait nt.
là : d'abord la grande épidémie qui éclata sous Kame- i | | i a
: : 7 ; Henney.
hameha I*, ensuite la petite vérole‘qui parut en 1853 D D ,
} i ’ p enim ih) (a
et qui enleva pres de dix mille Ames en quelques mois. i ï | We
ais Haan, |):
Il faut aussi faire remarquer que les chefs, n’ayant We a |
‘ ; : Aer | 8
plus besoin de peuple pour faire la guerre, négligent ji pi 111 4
de or ; nl | |
les soins qu'ils donnaient autrefois à leurs vas- : i i A |
Saux, a i ng vq
' à ee AA CNE
nt || 2
Enfin, nous ne pouvons passer sous silence l’effet | ni 0)
ee : AU
désastreux des changements trop brusques apportés Do
Merah
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* Les vins et autres boissons non alcooliques furent soumis à une ie | 4 pi
taxe de 50 sous par gallon. i a) |
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Li) Lvs HISTOIRE HAVATIENNE.
Lo par Ja civilisation dans les habitudes des insulaires.
= | Vivant autrefois nus et presque sans besoins, ils sup-
_ . eT portaient sans danger les variations atmosphériques,
: CE) - d’ailleurs fort peu sensibles dans ce beau pays. Apres
0). l’arrivée des blancs, des besoins inconnus se firent
a sentir, comme le luxe de la toilette et le luxe du che-
Eu val, qui leur ont fait sacrifier le nécessaire de la vie
. | ie aux apparences, et qui les font aujourd’hui jeüner et
El. se prostituer pour acquérir des colifichets. Aïmant à
il se parer pour se montrer, ils ont hâte d'abandonner
ft | i en rentrant chez eux les lourds vétements dont ils
ga i s’affublent en public, et de se jeter, tout transpirants de
pau sueur, dans les eaux froides de leurs cascades : de là
_ des maladies qui les emportent vers la tombe. L’usage
il, q du tabac est également pernicieux chez des gens qui
ip | avalent la fumée, et la gardent dans les poumons !
a pi aussi longtemps qu'ils peuvent. 7
a il | Nous indiquerons une dernière cause, qui, sans
ja être facilement appréciable dans ses effets, ne laisse
i pas. d’avoir été saisie et signalée par des esprits réflé-
qu | = chis : nous voulons parler de la prohibition des danses
: | A et autres jeux publics, autrefois si goûtés et aujour-
| | i W@hui si regrettés des indigenes. Sans doute, les mis-
i \ sionnaires, en faisant interdire ces exercices, ont eu
| FL en vue de supprimer des occasions de scandale et
il | d'immoralité, et on ne saurait blâmer la pensée qui
ill ie les a guidés ; mais il n’est pas moins vrai qu’ils ont
eg | 1 | supprimé d'excellents moyens hygiéniques, en con-
A
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INTRODUCTION. LIX 4 / |
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damnant a une triste et malsaine immobilité une race | | | | ih
aussi passionnée pour les plaisirs qu’elle est antipa- nl D i
ae ee HH ;
thique au travail. De tous leurs divertissements M | ol
anciens, on ne permet plus aux insulaires que la i | | | | |
2 Mah E
natation, et encore ne leur est-il pas loisible de se ih i Av
; . À ue. | Mn
livrer le dimanche à cette innocente récréation. . ee r a
Il est donc évident que la civilisation portait dans ll 1) |
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ses flancs tous les maux qui ont réduit Ja nation a || a 1 | à
5 Lt M i
l’état de squelette. Et cette funeste influence d’une i i i wad
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race civilisatrice n’est pas particulière à l’archipel ha- | | | i
a : 5 An Li |
vaiien : on l’observe également chez tous les Polyné- 1 0
: s ; é Me el i Ma
siens, chez les tribus du nord et du sud del’ Amérique, He ou hi
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dans le centre et le sud de l'Afrique, dans le nord de nat Ji 1 ll
? e 9 . . it | ‘ | i } iH | I} i |
l’Asie, dans l’archipel Indien et la Nouvelle-Hollande. | A | i i
; 7 |:
Pourquoi les nations barbares ou sauvages s’éteignent- | ia j
elles, au lieu de renaître, sous les rayons de la civili- a |
: : : 2 a
sation > C’est, il faut le dire, parce que trop souvent la a li |
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civilisation ne se sert que d’instruments corrompus , ae | is
: : i | N
qui deviennent facilement corrupteurs, et qu’elle ne : i |
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jette loin de ses grands centres que sa lie et son we |
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L'ÉTAT |} | i
Ha fi Ht Ah i |! HH i ‘i
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Ancien régime. — Changements apportés 4 ce régime par Kamehameha |**. i WE | i i |
— Kamehameha II. — Kamehameha III, — Difficultés avec la |
France. — Progrés politique. — Kamehameha IV. a Hi
— Conclusion et réflexions. ! LE JL
; EI DEN El a nt Ha |
HW 1e i Goo sul
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Ha ea 8)
: i fi ei ||)
BGA AAA ILE à
| We | f a Hh
: Hae fat nh
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De toute antiquité, jusqu’à l’é Oa 1
+ quité, jusqu’à l’époque des conquêtes 1 i a
e Kam hale G po . a |)
ehameha le Grand, c’est-a-dire jusqu’au com- a oe) |
1 \ , . Th ie id eg aN 4
mencement du xix° siècle de notre ére, |’archipel Ha- | |) a a
oe oo : eae) |
vaiien fut divisé en un nombre variable de princi- 1 i A
; : a As
pautés, gouvernées chacune par des chefs héréditaires i 1 a a
indépendants les uns des autres. Le tableau généalo- Ne i :
ji ae ‘ HP HA i
gique publié par les auteurs du Mooolelo ne se rap- i D
à on | nu | |
porte qu’à une des familles princières de l’île de Ha- | | a |
do NO IEANNE
vaii, & celle dont descend Kamehameha I[*, fondateur | Tg |
de |: : ah |
: a monarchie actuelle. Un seul chef de cette famille, 1 es i
ea EE nr Gg es ee
venui-a-Umi, passe pour avoir régné en suzerain i oi V4
ae ha ay
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DL CO 04 (1
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: i Hy i 1 Hi 4104! i |
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/ HAE IE ;
: | | xu HISTOIRE HAVAIIENNE.
Lil: sur tous les chefs de l’archipel ; que le fait soit ou non
L authentique, il est certain que les successeurs de Kea-
: dE | venui ne conservèrent point cette suzeraineté. Il ar-
ri i riva souvent que les différents princes de l’île de Ha-
EL. vaii se trouvèrent soumis par le sort des armes à un
7 | seul d’entre eux; mais des retours subits de la vic-
nn toire remettaient sans cesse en question la monarchie
à | : insulaire, et rétablissaient au pouvoir les familles tem-
aie porairement dépossédées.
i | Les autres îles de l'archipel, moins grandes et moins:
hi) peuplées, étaient ordinairement chacune l'apanage
jh d’un seul grand chef, qui recevait hommage et tribut
iH des chefs de districts, ce qui constituait une sorte de
ii féodalité.
| | aa | Chaque prince gouvernait à sa guise, et avait sur
i ses sujets un droit absolu de vie et de mort, qu'il
ee exerçait non point d’après des principes de justice ou
il en conformité de lois établies, mais au gré pur et
simple de ses caprices. Rien de plus terrible que ce
| qi despotisme sauvage, accepté du peuple autant par la
jh force de l'habitude que par la confirmation et la sanc-
he tion que lui donnaient les prêtres, soutiens-nés d’un
| | | pouvoir qu'ils partageaient en quelque sorte, et que,
(ll ia plus d’une fois, ils surent déplacer au profit de leur
L haine ou de leur vengeance. Toute infraction aux
ah ordres du chef, comme a ceux du prétre, était promp-
| tement punie de la peine capitale. L’horrible coutume
| de sacrifier des victimes humaines dans les temples
fl |
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i) | ae
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HP Pee EN PA AY DHT
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INTRODUCTION. LXIII Hy il |
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permettait au chef de même qu’au grand prêtre de se I | i | Mi |
? eN Va ele . ° . i He HET
débarrasser d’une manière expéditive des individus (no if
, HVA Beane AF)
qui leur portaient ombrage : aucun sujet, en se levant, jui i 7) L
ne pouvait être sûr qu'il ne verserait pas dans la jour- pl D |
at aA Aue HE Hie
née son sang sur les autels. il | | |
: ie à AA RAA LE IE
Avec la mort toujours suspendue sur leur tête, les Hh a
à re . : vA Zi LA ONE
sujets avaient aussi à cramdre chaque jour d’être dé- Il ii |
a ; “ro e : 1 A | He
possédés de leurs biens, dépouillés du produit de leurs | l i 1 Ja
7 . A | iW 4 alt i eat ail LE:
labeurs. Indépendamment des lourds impôts en nature i i Lil f
coe bee HOU E
qu'ils payaient a leurs chefs, ils étaient sans cesse ran- | JE a
y 3 TAD itp Al jt il nH |
connés par les serviteurs et les parasites de la cour. We no)
D née . Ms ne
Le pouvoir était propriétaire de fout le sol, depuis le i | | it
; * We nn |
rivage jusqu’aux crétes des montagnes, et il fallait a
2 ‘ à 1A A RE IL
que les occupants se soumissent aux exactions des Wa
: ; : i Hila PT EE à
chefs, sous peine de déloger. Le droit de pêcher, de i | Ca
culliver la terre, d’élever des cochons, de couper du | | | UE
4 ee Fe ¥ - 4 Hi 1 JU i i ie
bois, pouvait étre et était en effet revendiqué par les Hi } i 1) |
: | Te a
chefs à leur profit. On peut dire en somme que les ve il HA
oo. . et
chefs disposaient de toutes choses de la même manière a oe |
DAS D i, al iy TMA Ht i
que les gouvernements civilisés disposent des charges i | i | i |
: : : é f id 4 He y Hit HI) ile ii
publiques : ils accordaient selon leur volonté des il i | nh
; nn LI
faveurs qui ne duraient pas plus que leur caprice. on
: Hees ni : naa at)
Un tel système, on le conçoit, ne conduisait qu’à We |
7 * x Z ; u J } A l 1 Hal ae ii ii
la dégradation et à la pauvreté. Ktait-on tenté en 1 ul |
effet de se fatiguer au travail pour arriver à un bien- iy a, (|
4 a ee oe ni a)
être qui eût excité la convoitise des chefs et entraîné ee | |
° a : À $ 7 . Te Hi Wi it Hi |
des impôts accablants? Il valait bien mieux rester | no |
ne nt jee à ; An à
oisif et indigent; c'était au moins un moyen d’échap- He ae |
Wee). al
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RH TEE Biers J | i
: Wa i alarm ri



2 (i | IS TP EE EEE RE APE SÉRIE SET SE RIRE ICRA TR TRI .
Ali >
ii. LXIV HISTOIRE HAVAIIENNE.
per aux exactions et de ne pas se voir enlever le pro-
fy | duit de sa péine. Aussi ne faisait-on que le travail
Li rigoureusement exigé par les chefs pour leur entretien,
EE et celui qui était indispensable pour le soutien de la
Ninon famille.
Lo Des combats fréquents étaient une autre plaie de
a ce gouvernement. Les princes se déclaraient la guerre
| presque toujours pour des causes légères, souvent
El. pour le plaisir unique de se battre. Il n’était pas rare
non plus qu’un chef eût à lever une armée pour mar-
El cher contre ses vassaux révoltés, pour les défaire ou
| les rappeler à l’ordre.
| La guerre ne déplaisait pas aux Havaiiens, qui sont
ai nés braves et belliqueux. Ils y trouvaient l'occasion
He d’exercer leur adresse et de piller ’ennemi, ce qui.
i était pour eux un plaisir qui les grandissait a leurs
ti propres yeux en les égalant momentanément a leurs
: || princes *.
i | Quoique ce fût là le régime ordinaire des temps
fi passés, il convient de dire aussi que quelques princes
fi: se firent remarquer par leur amour du peuple, et. se
| | conduisirent avec une douceur paternelle dont la pos-
i 3 térité a gardé le souvenir.
bee i fe
LE * Les grands chefs havaiiens étaient toujours, en parcourant leurs
i états, suivis d’une foule de courtisans qui ravageaient et pillaient tout
i sur leur passage, comme s’ils se fussent trouvés en pays conquis. Quel-
L quefois le peuple osa se venger par le régicide des chefs qui ne mettaient
hi | pas un frein à la rapacité de leurs valets.
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Gomme si nos insulaires eussent trouvé dans la me i Hi |
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politique dont ils étaient les victimes un aiguillon aux il nh ii ll le
nlaisirs, ils s’ad ient ¢ cor a
ass, is, Sadomaint ane pson ax ra He ay
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mets publiques, aux amusements que partageaient a
es chefs eux-mêmes ; et |’ A, a i LE ee ll I
a 5 ux-mêmes ; et l’on eût dit que le sentiment i) Th ) i
es miseres n’aval j eu il Il
. ait nul retentissement en eux : celui LL il
a conservation semblait exister à pei a ae nee}
Ae lait exister à peine, et je dirais 1 a ie
+ ax TBM EAU AU TUE LAN ;
oe iS que la vie tout entière, chez cette race où | | qu | fg
a réflexion n’étai ‘ k a oe
it pas encore née, se résumait en cris i] a an
de mort et en cris de joie. i | i
Tel était, t a eh a
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Rd nelal ay jusque vers la fin du regne de ni) |
imehameha [°° lét is oo Senne
ae tat social et politique des Havaiiens. ae noi l
À es € A : Hea || |
pn onquétes, le fondateur de la monarchie or- i | ‘ etl, |
ganisa son roy ee ae |
5 aume et 2 fe en) I
geant lui aa, t gouverna en autocrate, diri- | [AE | ji
9e -me HS : 2 ga Paina) | |
coe ne toutes les affaires à l’aide d’un conseil ll | à A
Q S A! 1 HARUN HAT i
à es plus puissants chefs ou guerriers de l’archi- | | |; nl |
pel. I mit un ee | |
ae pau d'ordre dans l’administration, et, i i '
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attachés à sa personne, il prépara la chute des idoles | qi Lo]
for ) a à
et la réforme du gouvernement. Liholiho, son fils, qui : a ME
lui succé : - te ay |
ù a“ sous le nom de Kamehameha II, s’adonna 1 i dl
A ; > j ea aay Nt |
a dissipation et a la débauche, et, pour mieux se Hd | !
Ivre 4 i : X te rf rai i Wh ‘
Yona désordre, abolit le système du kapu, et ou- We |
vrit ainsi sans le vouloir la voi Le: [oh |
eae a vole aux missionnaires Wy et |:
ae Cependant, tandis que les missionnaires a :
s’a de ; it AE
RPAAHEIENE par tous les moyens a répandre les idées | ; i i
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de plaisirs que de civilisation, écrasait son | | D |
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ee i LXVI HISTOIRE HAVAIIENNE.
sl to ses prodigalités; aussi son départ pour l'Angleterre
a | procura-t-il un véritable soulagement au pays. A sa
: EH mort, arrivée à Londres en 1824, son frere Kaui-
1 keaouli * lui succéda sous le titre de Kamehameha II].
an Celui-ci, trop jeune pour gouverner lui-méme, eut le
| ! bonheur de trouver dans la fière Kaahumanu une ré- :
En gente habile, qui, après quelque résistance, se prit
[il | : d’un grand zèle pour l’œuvre des missionnaires, et
aie contribua puissamment aux progres de la race. Par-
hi | venu à sa majorité, Kamehameha III n’eut qu'à
ri) suivre la ligne tracée par la régente; et sa bonne na-
(il ture, son intelligence, son amour pour son peuple lui
a rendirent la tache facile. I] s’appliqua a élever son
ii gouvernement a la hauteur des gouvernements des
. pays civilisés, et chaque année de son régne fut mar-
meee quée par quelques améliorations. Il traita bien les
li | étrangers, favorisa le commerce et eut le bonheur de
1 wi oS voir venir se fixer dans ses états des gens honorables,
i | dont la conduite vint en aide à l’œuvre dès mission-
i Ai naires, si longtemps entravée par les mauvais exemples
| HH des étrangers. I] abandonna ses droits sur le sol de
its l'archipel, et les terres purent être vendues ou concé-
a. | dées au peuple et aux résidants. Il établit un gouver-
ll A nement constitutionnel, et, secondé par des ministres
l * Kauikeaouli Kaleiopapa Kuakamanolani Mahinalani Kalaninuivaia-
Hi i kua Keaveavealaokalani naquit à Havaii le 17 mars 1843. Il monta sur le
[! | | trône en mai 1825, après le retour des cendres de son frère, et il prit les
Sita rénes du gouvernement en mars 1833. .
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INTRODUCTION. Lx VIT We ae |
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étrangers aussi intelligents que dévoués, 1l réussit Ly || 4
à organiser dans son royaume une administration | || | |
régulière, et à y faire régner la sécurité et la pros- |
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périté. re | Hie
C d te : d’ y . À ‘ Hi i} ali ul II
ependant ce roi, d’heureuse mémoire, eut à subir a i; a HI
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quelques tracas de la part de plusieurs puissances eu- D i |
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ropéennes, et plus particulièrement de la part de la ae |
: : à ne. eee
France. Usant d’un droit qu’on ne saurait nier à un LL l ie
ioe : a ne
souverain, il refusa en 1827 de recevoir les mission- || a I
à Cr : i an eee A
naires catholiques, dans la crainte bien fondée que i a
me 3 re aaa)!
deux religions hostiles ne jetassent la discorde parmi | a |
por
son peuple, et que l’antagonisme ne compromit le Ht Do
Ÿ ; ( : UNIL
succès de la révolution morale qu’il voulait opérer. i i
=. 4 re : a al nn AeA Ht |
Les prétres catholiques, chassés a deux reprises, l| | L |
é PG : iW DR LU |
tinrent bon, et revinrent opinidtrément a la charge, af ee
, ees ; nA ee eet
lorsqu’en 1839 le capitaine Laplace obtint, par l’abus | i ia :
ye 4: Ca : SR PA |)
de la menace, que la mission catholique s’établirait | à do if
Bethea 8 ; S ; De Ht een) | |
et jouirait de la méme liberté que la mission pro- i as
testante. : ; | dl i
So ; Dy
En 1846, le traité imposé parla France fut rem- | a
placé par un nouveau traité conclu sous le ministère de i Bi |
. su : Pe ete |
M. Guizot. Une clause de ce traité portait que le gou- i Di 4
ee Al |
vernement ne pourrait mettre de droits sur les eaux- | ee) |
; . a : À ||
de-vie qu’autant qu’ils n’équivaudraient pas a une I} mo |
egies ; : Enr |
prohibition. Justement alarmé des désordres causés i 1 | |
5 2 : ‘ ; eee iA |
par l’ivrognerie, le roi profita de la latitude que lui Jp
: ee : : ST le
donnait le traité pour élever les droits et rendre la ee |
pen à | |
consommation des liqueurs alcooliques aussi difficile hi | ol
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nn all LXVIIT HISTOIRE HAVAIIENNE.
Li. | que possible pour son peuple*. Les agents français
n |. | virent là une infraction au traité, et bientôt le trouble
Lo) | fut jeté dans le petit royaume havaïien, à la suite d’un
Lil incident diplomatique entre les ministères de Paris et
a | | | de Londres; et le traité fut tout à coup remis en ques-
; | | tion. Guidé par des instructions rigoureuses, le consul
a | de France réclama impérieusement l’abaissement des
ae iN} | droits, en insistant sur quelques autres points d’une
“ Wh moindre importance. Enfin, un amiral frangais, im-
. | patienté de ne pouvoir obtenir d’un, roi océanien ce
LE que celui-ci ne pouvait raisonnablement accorder sans
ti renoncer a ses prérogatives, se donna le plaisir peu
a dangereux de prendre la ville de Honolulu, de s’em-
i | parer de la douane, et de faire quelques dégâts dans
Du. le fort et dans la maison du gouverneur de la petite
| | | capitale. Après trois jours d'occupation, l’amiral
| i | s’éloigna des rivages havaïiens sans avoir changé en
| ti) rien l’état des choses, emmenant le consul et traînant
if an asa remorque le yacht du roi, modeste butin que la
i | France n’a pas encore restitué, Quoique autorisé par
1 de pareils procédés à ne pas ménager les Français,
i | Kamehameha III eut le bon sens et la générosité de
il ne pas les rendre responsables de l’arbitraire d’un
i i agent; et nos compatriotes purent, comme par le
Hi passé, continuer en paix a aborder et a résider dans
i les îles. Un nouveau traité avec la France a été con-
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(| * Les droits furent portés à 5 dollars par gallon.
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LXIX PE. AE i
INTRODUCTION. | qf | | li
à RU PAL APE ew LE
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clu en ir t avec le gouverne- aa i | I
: t en paix actuellemen 5 . Hah
l'archipel es id HarelarGnalatiot | |
is il attend toujours la réparati eae aa
ment impérial; mais il a dso pae Pa i | ae an
: ANT ee a ay EA ie
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faire de 4849, et il se console des len boite aa hi i |
{ice en voyant son indépendanc ike is et la France i | on
re oe | he
mént par l'Angleterre, les oe tiques, et quelques | a, a Mt ri
li ns hae aa mat
relles diplomatiq ; ae
A part ces que > = t USSI 1 ft A jé Hu Ma | i
a > a art a [ELU iia HALA HH
s moins graves avec l’Angleterre; ip a We ll
a 6 des du côté des flibustiers ** ; à part ei D
ie = : i a ae aaa AC |
Iques inquiétude : qui be Hk | Dan
Lt ition des États-Unis, q ||}
, I re AN RU LE
ne 1854, le règne de i il a qi
i oe à 5: À A ae ae URL |
nnexer le royau ae ae 11
menaça de s’a uillité. de NU On
é sne de trang : fl fi i Hy Alpe MRA
Kamehameha III fut un reg entre és tale i: | | i |
irité. de bonheur. Cet excelien in | D
| iI | |
les cro corey a: th i a We
Bee 1 90 e 1857 à Honolulu, les eu Let ae Di Mi '
* Par ce traité, signé is 29 mee dollars par gallon. En insistant pour i iil i i |
a teur du traité semble n'avoir pas prévu i a |
obtenir cette réduction, le nant Fe consommation du whisky améri- | ; AE |
a Wile Tea tua SiG 00) |
han par a : alin hollandais, au détriment des ous | no if i A Hi is
cain, du rhum anglais et du g nt favorisées par les droits éle- i aa aa Hi i |
DEAS Veienenices sueaap ee ee quels que fussent leur ll Hr i | iF
i i 5 pone ee ADMIN HA Mae aE Wi i
pecs ec Skee Pare : : Vil a |
ee frayeur que Le pays ait éprouvée déc a qa | |
â„¢ La plus grande fr i partit de San Francis Ws i al
sée de l'expédition RER ee te Malgré Vhabi- a |
novembre 1851 dans le but secret de oe ae ai putsoate de Pate ne pi
ee ts ie : il avait été mal secondé Ay on !
eon |
tude résolue du BOOK EEC et mp. L’Américain Brannan Bee un ve ' i
‘ailleurs par son premier aide de camp $ le mormonisme i Ot
de | ri, après avoir embrassé le mo nis tr LL
ancien ouvrier typographe qt ae on choix pour s’établir en Cali- | He e Nan i
7 r, abandonna la religion de s éritables ser- à i ii Aa
avec ardeur, aban oe ten rendant de vérita is ie ae
fornie, où il a su amasser des millions tout e te H i 0 }
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vices & sa nouvelle patrie. 4 ji 4
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. [ie MA nN 311th
: ay. cei it



Da |: (A *
ma i LXX HISTOIRE HAVAIIENNE.
Li. surnom de père du peuple, etil put en mourant dire
a : it à son successeur : « Je ne me souviens pas d’avoir
AU fait pleurer un seul de mes sujets. »
a | | Sous son règne, en effet, tout alla bien. Il fit de
Li). son propre mouvement (dès 1839) cesser toute persé-
: | ay eution contre les catholiques, la liberté des cultes fut
a reconnue et observée, la propriété fut constituée sur
_ : : les mémes bases que dans les pays civilisés, des im-
mie) pôts réguliers furent établis et remplacèrent les impôts
li | arbitraires, les finances furent organisées, l’instruc-
a. | a tion fut répandue avec une libéralité qui n’offre nulle
Pls part d’exemple plus remarquable, des lois furent pro-
ni mulguées et réunies en un code; la morale, si long-
ù | temps oubliée ou méconnue, trouva un soutien dans
i | le pouvoir; le gouvernement constitutionnel fut
iE | adopté avec le suffrage universel, une chambre de
i i nobles et une chambre de représentants*. Aucun
|) pays ne jouit d’une sécurité plus grande : on peut y
qe voyager la nuit comme le jour, dans les endroits fré-
| quentés comme dans les solitudes des montagnes, sans
Hi avoir a redouter les malfaiteurs. C’est enfin un petit
| a royaume modèle, et s’il y existe encore des imperfec-
| * Le siége du gouvernement est établi à Honolulu depuis les commen-
i Et cements du régne de Kamehameha III. Auparavant, il était tantot 4 Las
t} haina (ile de Maui), tantot & Kailua (ile de Havaii), mais le plus souvent
i | dans cette dernière localité. Le roi a cinq ministres (finances, intérieur,
Sun affaires étrangères, justice, instruction publique), qui sont presque tou-
ih | jours des étrangers.
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tions et des défauts, le roi actuel, Alexandre Liholiho | vi Hi
5 . j à a a
(Kamehameha IV), qui est monté sur le trône de son | li ‘i i}
5 i j : ae ae ae
oncle en décembre 1854, est doué d’une intelligence Hi a) | f ia
: ‘ é ‘ LO GEE |
et d’une instruction suffisantes pour achever l’œuvre 1 i yl i
AE ; Hi | D A ANT |
si bien conduite par son prédécesseur. il l 1a a
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: 742 . . , . : : D EAN ERA RAA PA)
La petite société dont je viens d’esquisser l'histoire | ji HH iB
; ; : : UE
es encore bien loin sans doute de la perfection; elle a i) | wae
4 à 5 re oe i (ll dd 11]
méme bien des vices qui tiennent soit a son passe, | [1
; os a |
qui n’a pas pu disparaitre tout entier, soit à la brusque i i ay i
ele one 1 . , . i hI il He Dr | {|
apparition de mœurs et d’idées différentes, soit encore de ia ni
tie te |
à la soudaineté du passage des croyances anciennes || |} 1 AN)
: A ANAL jh
aux croyances nouvelles. Mais on ne peut mesurer le ed WA
} ; i } : f HUE A A PAUL 1) a
chemin qu’elle a fait depuis moins d’un demi-siecle i li 1
à M Rte fis GEM HGH) |
sans être frappé d’étonnement. En 1819, on y faisait | i a |
; : I, edt NN LI a
encore des sacrifices humains, et il était interdit à la "i I | |
: 5 HY Aa Me eat)
femme de manger avec son mari, sous peine de mort ! i À
; Re . HO a Ay
Et aujourd’hui on n’y rencontre pas une seule per- i | |
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sonne, du moins parmi les indigènes, qui ne sache lire, i" ag i
por ; k ee
écrire et compter, et plus d’une femme y possède une | a a |
paie ae a ‘ à at |
instruction scientifique supérieure à celle que reçoi- | ol a ve
Seman a |
vent les belles dames du'plus beau monde dans les || a
: We ea nent
couvents les plus en vogue de Paris! Ces hommes, | | | a |
| a
que nous traitons de sauvages sur la foi de nos sou- | 111 28 q
Gun af Heu
venirs d'enfance, ont un gouvernement libre ! Is ont We
Ac, pe) ao BY all
la liberté des cultes, la liberté de‘la presse, la liberté Ml | |
he. Lu cb 2 py Wig sills ee
de réunion et d’association, toutes les libertés qui || i| || El
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D. Pan



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5 | | LXXII HISTOIRE HAVAIIENNE.
me | qi manquent à la plupart des États de l'Europe, pour
| | | ne pas dire à tous; et ils en sont dignes, puisqu'ils
ho en jouissent en sécurité, sans licence et sans excès.
Lil: Ils ont réalisé la devise que leur gouvernement lui-
E même n’a pas craint de mettre dans ses armes :
ou UA NOA KA EA O KA AINA..
ù | | (L'air du pays est libre.)
wi Comment s’est opérée cette rapide et merveilleuse
LE i) transformation ? Comment ces peuplades ont-elles pu
a | passer si soudainement de l’extrême barbarie et de
| li l'extrême despotisme à cette complète possession de
| rn _ soi-même ef de ses droits, qui est l’idéal que pour-
| suivent en vain pour la plupart les nations les plus
|} | civilisées ? On pourrait indiquer bien des causes
| de nature différente; mais, selon nous, et nous
ne n’avons aucun doute a cet égard, il faut placer
ji i au premier rang l’instruction répandue dans toutes
ja les classes de la société : c’est elle qui permet à cha-
jh cun de comprendre ses intérêts, ses droits et ses
LL... devoirs.
i i) 2 L'instruction produira-t-elle dans l’état moral
L d'aussi heureux changements: que dans l’état poli-
ill tique et social? Réparera-t-elle les ruines de la race
À décimée par des causes et sous des influences si di-
il | | verses? Comblera-t-elle les vides que la corruption a.
|
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1) x
} i Hel ii 2
eS ae FIL es
| | | a
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a)
111 Ha | Wal
INTRO | ae 11)
es DUCTION. | a |
aits dans c LX XT a eee
ces populations naguère floriss (he | al i
moins relat 5 orissantes , et
ivement, en dépit du double flé pee ne | | ii}
ee : é at Te aE
; perstition et du despotisme qui pe : apede:la.u- : i. i | |
le croyons et l’espérons, bit pesait sur elles? Nous ae Hi i 3
ae shew old at à
la dégénérescence de la race = aes soit grand et | i) L 1 i |
: € à : a ae Wh
Le premier contact de la rte ee incontestable. li | a i)
iles, parce qu'elle n’a con sation a été funeste aux Hy | i |
a commencé à s’v fai a |
par Ses vic nce as y faire sentir Lt jo Hi |
es, parce qu’elle n’y a jeté d’ De ’ a i ee i
écume; mais elle réparera | à é d’abord que son Wa ie
: e mal au’ e i at, ae
corrigera les mœurs comme ell quielleatiuits ele A
a 3 e a corrigé es A ae | |) |
tions et les lois; elle guéri orrigé les institu- on i
bi guérira les corps après Ah
affaiblis, comme elle a guéri près les avoir eee pl
Ce qui donne cet guéri les esprits et les ân Hae | |
Fe ack 168. Wan Ha In
cet a : > > Ce qui est un gear Han 4 th a HA (1
venir, C’est surtout l'esprit curi sarant-dé le Lae Hl
g ee of curieux € Ms A WH
on admiration pour tout ce qui x de la race, t i it
eee e qui touche à la scier Aer
désir de s’instruire, dési a science, (ll a
par le préjugé, ni par É . qui n’est combattu ni | | | LL |
ie av? a politi NZ ; He oe in
privilége. Si l’on nous : ques ni par l’égoïsme du | in ni | |
comme les s rappelait que rien n est curieux oe i |
> les sauvages, et sa + ux Aa
verbe un argument qu’on voulût faire du pro ee |
nt contr rO- . He ene ti |
large e-nous. nous dirions nn
rgument ne vaudrait rien, € , nous dirions que ||, |
reuse, | sue en, car, dans cette race | ne a |
, la curiosité . : à e heu- Le ee
ae persiste, b 5 nr
ait dispart , bien que l’état sauvag ail
d 1, et la curiosité est générale et SOUNASE i |
an Sigh eet s : - 1
x toutes les classes. Heer Tene | | i VE 1
h ne nous 3 D |
accuser a
d'importance à un HePAS, SCARE Das de donner trop | ae)
£ Ae ene iy:| E
sité et s petit peuple perdu dans li i LS
é et sur les déserts | ns l’immen- el
N'a eu s les plus lointains de P'Océ A ee)
a guère cela à craind s de l'Océan : on Wat |
raindre de notre temps; mais Si LE | |
ws 3 ps; mais si on, a 1 ae ,
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i 41} nA it vn
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Va
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NN 7 ais i FA



Bia nT
= : Wa XXIV HISTOIRE HAVAIIENNE.
1 t le faisait, nous ne serions pas le moins du monde
‘à | | i) embarrassé pour nous justifier. Il nous semble que :
a Mit ur partout où l’on voit des hommes qui s'élèvent dans
LA l'échelle de l'humanité, il y a un spectacle digne de
i I) as l'attention des autres hommes, et qu’il n’est pas né-
| | HE cessaire pour y être attiré d’avoir besoin d’aller y cher-
: ii ha cher des enseignements et des exemples. Et qui sait
el [il ue d’ailleurs si nous n’y trouverions pas quelque profit ?
hi | | Les grandes nations ne doivent pas faire les grands
| LE | seigneurs et s’imaginer qu’elles n’ont rien à prendre
Li Hl ni a apprendre au-dessous d’elles. Mais, pour rester
fl He dans les régions de la curiosité pure, il y aurait en-
mi core, méme au point de vue exclusif de la science, une
i Dit étude pleine d'intérêt pour le moraliste à assister, sur
qi cet étroit théâtre, à la lutte engagée entre le principe
4 du bien et le principe du mal, entre l'instruction que
| | | répand la civilisation et la corruption physique qu’elle
th te a apportée et qui a été aggravée par Ja facilité des
| (il mœurs indigènes ; à suivre les phases diverses de la
Hi : lutte, à observer la marche du progrès dans le sens
| ie du bien, à en mesurer les degrés. Le peu d’étendue du
mo champ de l’observation ajouterait même à l'intérêt,
| iM 3 car on y Saisirait plus aisément qu’ailleurs les effets et
Hi les causes, et l’on arriverait aux résultats avec moins
| | de chances d’erreur. Mais cette étude, nous nous bor- _
| | nons à l'indiquer aujourd'hui; peut-être songerons-
il | nous quelque jour à la faire, et, dans ce cas, nous ne
| | | croirons pas avoir perdu notre temps; nous ne croi-
ad
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in KA MOOOLELO

arti

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i 1 | I KAKAUIA E KEKAHI
i | MAU HAUMANA O KE KULANUI
a] A I HOOPONOPONOIA
[il E KEKAHI KUMU O IA KULA
Il]
i { Ô Seo eS
i PALIK A
Hi | :
i MEA PAI PALAPAEA O° 3. GUAYE :
| { MA KE ALANUI O SAINT-BENOIT, a} à

| Ny 1864

14
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Wit _

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Hi | !



HE I
| Ho |
Hi HE OLELO HOAKAKA
| rae |
i | La en -Aole paha i pololei loa na mea a pau i paiia iloko o
L'an 4] . . se .
| et keia buke. He pololei a he oiaio paha ka nui, aka, ma
Sa kau wahi ua kekee iki paha, no ka mea, o kekahi mau
M EMI olelo, he mau olelo kahiko loa, a ma kanaau o na kanaka
i Ca i paa ai, aole ma ka pepa, nolaila, ua paa kapekepeke, …
1 a H aole i pololeiloa. Oka nuio na olelo iloko o keia buke,
| FAR ua kakauia e kekahi mau haumanao ke Kulanui. Na
may He UN 1 | . . . . .
if lakou no i hele aku a ninaui ka poe kahiko a loaa mai
A aa DA kela mooolelo keia mooolelo ma ko lakou waha mai a
hi { Ht] { : . .
i LE nt kakau iho maka pepaapaa. Ao kekahi mau mooolelo
i BNE Lt hou mai o keia mau makahiki mamua aku nei, ua ikeia
ee Gh) noe kekahi mau haumana kanaka makua o ke kula, a
ae kakau lakou ia mau meae like me ko lakou hoomanao
i ea ana. Haawina haumana ia mau mooolelo a lakou 1 ka-
jt on . + . . .
| Sr kau aii kekahi kumu o ke kula, a nana no i hookwikw
i | a i hooponopono no ka pai ana, a nana iho no hoi kekahi
Bi mau olelo maloko. Mahope aku paha, e hoomahuahuaia
We He UG IN : 5 * Nos)
A UE keia palapala a e hoopololeiia no hoi. _Aiai ko ke Akua
a nh hoopakele ana mai i ka poe nana e hana.
ALES PIE i :
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QU a O Ka mooolelo kahiko loa no Hawaii nei, ua powe-
H i hiwehi ia. Kia ka mea e akaka ole ai, 0 ka ike ole 0 na
fil kanaka o ia wa i ke kakau palapala. Ua paakekahi mau
We | mea ma ka naau o ka poe kahiko, aka, ua paa kapeke-
tt peke no, aole i paa pono. He oiaio kekahi a he waha-
ii | hee kekahi. O ka mooolelo no na makahiki hou mai i
Ly . . . 1.
[EE hala iho nei, oia ka mea akaka iki.
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| | NO KA AINA ANA MA HAWAII NEI.
a I ka manao o kekahi poe noonoo, aole paha aina
li : : maanei i ka wa kahiko, he moana wale no. Manao
Lt lakou, ua hoea mai na aina mai loko mai o ka moana,
| o na ahi pele ka mea i hoea mai ai.
i Eia ka mea i manao ai lakou pela. Ua ikeia kekahi
i | }
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cee 2 9 a i We
L'histoire très-ancienne de notre Havaii est obscure. || i i a 1 |
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La cause de ce manque de clarté vient de ce que les 1 | 7 |
4 : . . . LD nn Ha Hi |
hommes de ce temps-là ne connaissaient pas l'écriture. ae . i)
ey, a):
Plusieurs événements sont restés gravés dans les | | |
ae eB oS : DL UNE
entrailles (la mémoire) des anciens, mais d’une manière L | to
Le An nt
vague, incomplète. Quelques-uns sont vrais, quelques- LE f Vea i j
ue eee ie eet) |
uns sont faux. Quant aux faits historiques qui se rap- oi |
: : f en A
portent aux années peu éloignées de nous, ils sont plus | |
., | A et |
clairs. | i, i i A
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3 if At be Wi i eit fH |
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DE LA FORMATION DU SOL DE NOTRE HAVAIL Il Ve i it
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Dans. | as ; a ty
ans la pensée de quelques savants, il n’y avait on a |
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peut-être pas de terre ici anciennement : ce n'était que a) i 1
; : : a aii |
mer. Ils pensent que les terres sont sorties du sein de Pt i oe |
oe : Bl Neate MRAM Ci) |
l'Océan, et que ce sont les feux des volcans qui les en || ho
é : Ve A Le
ont fait sortir. 1 i | un |
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Voici pourquoi ils pensent de la sorte. On a vu des i i | 0
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ei.
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io 8 MOOOLELO HAWAII.
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| | mau moku i hoea mai, a ua like ke ano o ia mau aina
ig | me Hawaii nei. Eia ka mea akaka loa, he aina pele
L UE wale no keia pae moku, a pela no hoi na moku a pau
eS | puni ma keia moana. O na pohaku a pau, he pohaku i
Lil. | hoohehee wale ia no. Aole i like na pohaku maanei
aie me’ ko na Ainapuniole. No na pele wale no ko onei
: | | Une pohaku. I neia wa, ua pio ka nui o na pele, aka, i ka
: fl wa kahiko, he pele no ma Maui, a ma Oahu a ma keia
“dl [il | : pae mokua pau. Nolaila, ua manao wale ia, ua hoea
mi El mai keia pae aina mai lalo mai. Aole nae ï ike pono ia.
| | we Malama, he aina no maanei mai kinohi mai.
ae
Wa UE
sini wii
Pi ai No ka naaupo loa a me ka wahahee wale o ko onei
une | poe kahiko, olelo lakou, ua hanau maoli mai no keia
i ae pae aina, na Wakea laua o Papa, e like me ka hanau
| iii | keiki ana. E aho kakou i ka naaupo o ka poe kahiko,
| lI no ka mea, he wa pouli ko lakou.
ati
Hi
|
| ci NO KA LAHA ANA MAI O KANAKA MA HAWAII NEI
À! 3 :
: i} HT 7
He Ua like ka helehelena o ko Hawaii nei me ko na moku
I he nui loa ma keia moana. Aole i like loa, kokoke
M like no nae, à ua kokoke like no hoi ka olelo. Nolaila
| ua maopopo, no ka lahuikanaka hookahi ko Hawaii nei
{| ame ko Kahiki a me ko Nuuhiwa a me ko na moku he
| | nui loa. Ua akaka, hookahi ahuikanaka mamua, aka
ly |
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HISTOIRE HAVAIIENNE. 9 i | |
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iles apparaître subitement, et la nature de ces terres ll | HD
à : | QE A eRe tT AGT He
nouvelles est analogue à celle de notre Havaii. Ce qu’il 4 a | | ie
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y à d’évident, c’est que le sol de cet archipel est uni- || Vw | if
: Bo IN
quement volcanique; et il en est de même aussi de a a
A - 5 | AU | A ATEN P ME ELLE LE
toutes les îles de cet océan. Toutes nos roches, sans vi |
e ° . . Me | ii À fF at | Baha |
exception, sont des roches qui ont subi une fusion. Les | El a ih |
ie 5 ; : | A D nt {
roches d’ici ne sont point semblables & celles des conti- | et a lz
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nents. Nos roches ne viennent que des volcans. De nos | ih a 1h Hh À
. r ° ° ° | i i i i if sven WA | "
jours, la plupart des volcans sont éteints; mais ancien- | li | a |) |
: . : nr. | A A CRM |
nement il y avait des volcans à Maui, à Oahu et dans | | Il hi il, ie
_ tout cet archipel. Voilà pourquoi on a supposé que ce PE Ne
à sp A A ee
groupe d'îles est sorti d'en bas. Gela n’est pas toute- | l |) |
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fois parfaitement constaté. Il pourrait bien y avoir eu We |
aes ney ea en |
une terre ici dés le commencement. 7 | | i
see ° fe | ie mal i ! punir Hi | ih (|
Les vieillards du pays, par suite de leur ignorance et | a |
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de leur habitude de rapporter des mensonges, racontent if | tat |
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que ces îles sont nées naturellement, à la manière des EL: io Hn
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enfants, de l’accouplement de Vakea et de Papa. Soyons iy ae a
: : 2 : eg nt I
indulgents pour ignorance des anciens, car ils vivaient | | |
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a une époque de ténébres. i il : ie |
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DE L'APPARITION DE L'HOMME DANS NOTRE HAVAII Dr |
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Les traits du Havaïien ressemblent à ceux des habi- | ee |
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tants de la plupart des îles de cet océan. Ils ne sont a) a
: Se is) es
point absolument semblables, cependant il s’en faut | He D
. Le eee A ||
peu, et le langage aussi est presque semblable. Il est a a)
os : ‘ : à a a NaH
donc évident que d’une race unique sont sortis les habi- | ik i it
: .. aie . À a AN IE |
tants de Havaii, de Tahiti, de Nuuhiva et d’un grand i |
ee tien)
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ho 40 MOOOLELO HAWAII.
od i | aole i ikeia ko lakou wahi i hele mai ai. Mai hea
118 :
Si ih mai la?
Ae ae Penei ka manao ana o kekahi poe. I ke kaua ana o
ai | : : . te .
| D kekahi aina me kekahi aina, o ka poe i hee, makau
aii lakou o lukuia mai a holo wale lakou ma ka moana, a
By eee ; é
a loaa kahi aina, a noho iho la malaila, a pela hou no, a
it 1. -
D hiki no na kanaka ma na moku a pau. I ka manao o
i kekahi poe, ua pupuhi wale ia na waa i holo ma ka
i | moana a pae wale aku ikekahi aina. Ua manao wale
Pe ia keia mau mea, aole i maopopo. :
FRA
iu}
Ih eo
LE I ka wa pouli loa, ua oleloia e ko Hawaii nei: « No
ee ul ka lewa mai na kanaka i hele mua mai a noho maenei. »
HE IE % .
in I neia wa ua akaka ka wahahee o ia olelo.
Wr
a Ua paa i kekahi poe ke kuauhau o na’lii mai ka wa
I kahiko mai a hiki i neia manawa. Ua pololei iki paha
a ia kuauhau aole paha i pololei loa, no.ka mea ma ka
Wali naau wale no ka paa ana, aole ma ka palapala.
nl :
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| NO KA MOKU I KU MUA MAI I HAWAII NEIL :
tt
il Olelo mai ka poe kahiko ua ili kekahi mau moku ma
I ih . . . + . . 7 .
Ep keia pae aïna i ka wa mamua loa, à ua ikeia kekahi
Li Seite ace ‘ 1 :
a makai lilo aku, aole hoi i ku mai. No ka ike ole 0 ko
114
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: HISTOL 5 | He a th. Hie il Hi
TRE HAVAIIENNE. || | QUI Wi Wa
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nombre diles. Il est certain qu’il MM if lai : Hie |
| u'il n'y avai He En | |
qu une seule ra : x y avait auparay | 1 || DEAD AN
2 race; mals on 1 paravant ED UN Wi
a ignore le li a on A
2 L O e 1 PS MAIL Men 12 ant WBE
hommes sont venus ici. D'où serai lieu d’où les Dh) nl LA
Voici l'opinion d ee. Waa a Hl i
n de quelques ae ae GH E
IQues-uns D | Aah pau He ME MN ie
euple ë . Dans les r a a Wi AE
eee à peuple, les vaincus. craignant d’ guerres de |
ere Se , At in Ha) a ave RTE | ik if
i auraient couru au hasard bee ] ie Pi ‘ |
qu’ils rencontra a mer jusqu'à ce Wa | na
are sent une terre où ils se ae re i i Hi Il
, par la répétition de ces mêmes faits, 1’] étabhs, | pi i i |
pénétré dans to aits, l'homme aurai | i wa
5 ut i 1 urait | a | i I nul li] tH ||
ques autres, d es les iles. Suivant l’opinion de quel 7 a Hh, il I
» des pirogue 1r91 7 a 0 A ane i”
ee gues auraient été détourné ea | ae
leur route par les vents et serai é détournées de J | |
fe cl ments . et seraient allées aborder acci 4 l | | 1 | UE
ur quelc ce. 1- | 1 ellie ; aia Hn | {
conjectures, il 1 que rivage. Ce ne sont là que d i fH | a 1) 1
» i my @ pas de certi oe 7 i):
A une ép de certitude. (| dir || |
eee poque de profondes té : ao) |
disaient : « C’est du mili énèbres , les Havaiiens | | Wi an |
sont primitivement milieu des airs que les hommes We L D |
ment venus | Mi UNIES ni) Wt
hui pour se "ici | A El oe
d'hui on connaît la fausseté fixer ici. » Aujour- i a oo i
Quelques indivi sseté de cette assertion LE Doi) |
Jues individus ont a We ea it
chefs : conservé la généalogi Co nn |
hefs depuis l'antiquité jusqu’? généalogie des LU LE
un peu de vrai d é jusqu'à présent. Il peut y avoi h di ! i: À
per ae Ghats ; voir aa
blement ans cette généalogie, qui n’est (ll a wl
pas très-exacte, par la rai po i ana at |
les entrailles (la mémoi , par la raison que c’est dans 1 |]: 100
À D eR TA Dur A
émoire) seulement qu’on l je lil)
et non point dans des li qu'on l'a gravée, - Dh | |
s des livres. a) (ll i 1 np
| | 1 i Ba ie |
HD ea |
aa
: | een AM LEA
{eae Mi AIN |
DU VAISSEAU ’ na WH 3
VINT LE PREMIER À HAVAII | oe :
ee aie ne i
Les Yi 1 1 ie We AN ak al Wh
eillards r TEN
ards racontent que plusieur : i | |
rent dans cet archipel à une € urs navires échouë- . [W al |
ono Une ede i al) :
en a aper¢ ] F5 q e antérieure et w a AAR |
a cu plusieurs au loin, en plein » et qu on ey Wi |
9 ° Ait 4 i i i a pu Hi
| e mer, qui ll ea
|
. We ay i
: WH a |
| | We
et
i] a i iA Hany A
ane
: ai | au mere dean i
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We 1 A |
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' a Hai |
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11 | iy DE
i HO Hl
| Wg
Hi | a. RAI WD)



ae
ia i a 12 MOOOLELO HAWAII.
ae i Hawaii nei poe kanaka, ia manawa, i ke kakau palapala,
a | i Hi nolaila, aole i paa na mea kahiko. Ua paa kapekepeke
Ba ik no ma ka naau o kekahi poe, aole 1 paa pono.
PT A RAH GALT
Lo.
= | | FUI Eia ka mea i oleloia no ka ili ana o kekahi moku i
i Hawaii neii ka wa kahiko loa. Aole paha he oiaio keia
| | : CR olelo a pau, aka, he oiaio paha kekahi. . : '
oo)
i a | «I ke au i ke alii o Hawaii nei ia Kealiiokaloa, oia
(il Li il ka Umi keiki, ia wa ka hiki ana mai o ka moku 1 Hawaii
: | tn | nei. O Konaliloha ka inoa o ka moku, ao Kukanaloa
mi We ka inoa o ka haole no ua moku la. O kona kaikuwahine
i Ni HL no kekahi iluna o ka moku.
ay « Aiko lakou holo ana mai, ili iho la ka moku ma
If qi Pale i Keei a naha iho la ua moku lai ka nalu, a au aku
| ll 4 | la ua haole la, o Kukanaloa, a me kona kaikuwahine
1 | Hh pu iuka a pakele, a ua make paha ka nui o lakou, aole
H a ae _ i ike pono ia. 3
| ue « À i ko laua pae ana’ku iuka, kulou iho la laua ma
1 qi i kahakai, no ka hopohopo paha i ko laua malihini ana,
i| id | a me ke ano e o ko onei-kanaka, a no ko laua makau
{| ah nui paha. Nui loa iho la ko laua kulou ana i kahakai,
a ano ko laua kulou nui ana, ua kapaia aku ka inoa 0 ia
il | | kahakai, o Kulou, ma ko laua kulouw ana i kapaia’ku ai
i| | ka inoa o ia wahi, o Kulou. Oia ka inoa o ia wahi a
ay hiki i keia wa.
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HISTOIRE HAVAIIENNE. 13 | il |
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9 . . ‘ HI et MI i 164 EH i ii
n’étaient pas venus au mouillage. Comme les habitants ; i) a i |
oe . e a it | Hed k iF i Ay HI

de notre Havaii ne connaissaient point, dans ce temps- / i 4) | ;
Naar > Ne taie ae RU PEINE
là, l'écriture, les faits de l'antiquité n’ont point été gar- | a
L : © pier : | QUE De LUI ih
dés avec certitude. Ils ont été conservés vaguement i LL } ut iq
indivi a i Hu I
dans les entrailles de quelques individus, non point i aa
ie A A PAU LU
d'une manière convenable. i . Hes

ici ee AAUULI À D

Voici ce qu'on raconte du naufrage d’un navire sur lige nl i
A ee . . ; i Hi Uh i raat i | !
la cote de notre Havait, il y a bien lon gtemps. Ce récit Do if
tr bia’ sa Ae aa an ATi) ||
_ west peut-être pas vrai dans tous ses détails, mais il 1 ol
Ts. 72 | UE PO AMEN LE
D ae a Vea
Sous le règne de Li us ss at
« Sous le regne de Kealiiokaloa, chef de Havaii, ae |
tait fils d’Umi ; ee Og) Meet || |
lequel était fils d'Umi, dans ce temps-là (eut lieu) l’arri- i ont
vée du vaisseau a Havaii. Konaliloha (était) le nom du. i a |
( » à . D AMEL à
vaisseau, et Kukanaloa le nom de l'étranger qui le com- | a | (1,
tai : He Ae) à
mandait. Sa sceur (était) aussi avec lui sur le vaisseau. fl | i i
ils ipuai har a a eT
«Comme ils naviguaient vers la terre, le bâtiment Li Ve
à P: i i achiré : el et
échoua & Pale de Keei, et il fut déchiré par les brisants, i a ie
: Ç dd i ene ane à |
ei cet étranger, Kukanaloa, ainsi que sa sceur, gagné- 1 Ji MI
Ôte à , . fe nen) ml
rent la côte à la nage et furent sauvés, et il est pro- ji |
Mie ea E
bable que la plus grande partie de l’équipage périt, ce i aa | LME |
| De nant
quon ne sait pas bien. i ' oe we
ri Ne Ne
« En arrivant à terre ils se prosternèrent tous deux We il PUR |
"le ri ils é Tetras: a i B
sur le rivage, soit qu’ils éprouvassent de l’hésitation en T ae {

) lé : à è | Je D A An AU LS
se voyant dépaysés et en présence d’une autre espèce 4 on
Who it qui cond? el | |

mmes, Soit qu'ils fussent pris d’une grande frayeur. 1 a) |
ao | pi NAS
Trés-long (fut) leur prosternement sur le rivage, et à y | a J

pins | UE MAN LE |
cause de leur long prosternement on a donné à cette i LL
Ô | ae
côte le nom de Kulou *: de leur prosternement vient le = i ae 1 |
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y es ns 5 14 1 a) A REA AN i!)
* Mot qui signifie l’action de se prosterner. | i | ca HH
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zs | à 14 MOOOLELO HAWAII.
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. ae
| FI « A hiki ike ahiahi, hookipa’e la na kamaaina ia laua
Hy Lai iloko o ka hale, a hoike mai la na kamaaina ia laua i ka
| | Fi fl ai me ka ninau mai penei, « Aia a’nei keia ai io olua
it s la? » 1 mai la laua penei, «Aïia io’u la, ua kupu, ua lau.
Hi
Es i} ! Whe
ce a « A hoike hou aku na kamaaina i ka ulu ame ka ohia
a a me ka maia, makemake iho la laua i ka ono 0 ia mau
Hi Hit mea, nui loa ko laua makemake e pii tuka i loaa ia laua
i a ia mau mea ono, kuhikuhi ae la ko laua mau lima iuka
| LU me ka olelo penei, «TJukalaïkah ua piaila.» Amahope
BE li iho, moe iho la i ka wahine o Hawaii nei a hanau mai
| 1 na keiki. Oia ke kupuna o kekahi poe o Hawaii nei a
Hi | me kahi poe alii no hol. »
Ht
eee
| Be Eia hoi kekahi mea i kakauia’i ma na palapala haole.
| | He kanakolu kumamahiku makahiki mamua o ko
| Lono ku ana mai i Hawaii nei holo mai la kekahi
| a Hie moku mai Manila mai a i ko Rusia Amerika. 0 Ga-
| ail leona ka inoa o ia moku. I ka hoi ana o ua moku
| ai ; la, mai ko Rusia Amerika mais pio iho la ia Ane-
ME sona, ke alii o kekahi moku kaua no Beritania. Loaa ia
|| Anesona maluna o ia moku no Manila kekahi palapala
|| , aina, a ma ia palapala aina ua kakauia kekahi pae moku
| Lu puni i ikeia ia holo ana. O ka latitu kahi i kakauia’l
1 | ia pae moku puni, o ka latitu ia o Hawaii nei. Ua ka-
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d hospi riva ender ecu. T il i He vil
evant e pitalité a le soi droit cu. Tel e Ao |
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onn 2 des fe 1 fo : es I enc i) te i i 5 rey a vail it
dire alSSOZ vivres yes et rabita me iH a I Di) | i,
. : Ha Tati HE:
rent ceci vous en le les h nis | | ll Hi i |
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en de gue capturé nveven russe é certain pitaine i] a |
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ne ruit d'u carte . Anso omma rique ait) i a ÃŽ
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5 | | i : 16 MOOOLELO HAWAII.
a | | | | paia ua pae moku la ma ia palapala aina, o Los Monies,
: | | il aka, no ka like pu o ka latitu a me keku pono anaike
. | in alanui mai Manila mai a i ko Rusia Amerika, ua manaoia,
| UL o Hawaii nei paha ia.
[44 | |
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Hi
i f NO KE KU ANA MAI: 0 LONO (KAPENA KUKE)
| I | Ma Waimea i Kauai ke ku mua ana maio Lono. TI ka
ae malama o lanuari ke ku ana mai, a 1 ka makahiki
Hi a o ko kakou Haku,1778. O Kaneoneo ma laua o Keawe
[li ji na’lii o Kauai ia manawa. I ka po ke ku ana mai i
i dT Waimea; a ao ae, ike aku lana kanaka maukai ke ku
a it Vi ana mai o keia mea kamahao, a kahaha iho la lakou me
i ee : ka uwa nui.
| I ae la kekahi i kekahi. « Heaha la kela mea’ nui
[li are it manamana?» Imailakekahi, «He ululaau, ua nee ae
Wii i la iloko o ke kai.» A nui loa ae la ke pioloke ana.
1 | |
| 4 ! Alaila, kena ae la na’lii i kekahi mau kanaka e holo
Al ma ka waa e nana, i ike pono ia kela mea kamahao.
| li Holo aku la lakou a pili ma ka moku, ike aku la lakoui
{ ka hao e pili ana mawaho o ka moku, olioli iho la lakou
fi i ka nui o ka hao.
{| | No ka mea, ua ikeia mamua ka hao, no na laau hao 1
| | pae mua mai, a ua uuku ia, ua nui aku keia. A piiaku
Il la lakou iluna a ike aku la lakou i kanaka, ua keokeo
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HISTOIRE HAVAIIENNE. 17 Heil i il \
1 Hil te HE if Hi i
e r 1° . Hall Wi | i 1 H wl ah fl Ht |A
archipel vu dans cette traversée. La latitude assignée ih 1) Ne
ipel étai + 0 ve ANNEE à
à cet archipel était la latitude de notre Havaii. Ce groupe | al. Hi qe
2A Là 2 Fr s . x quil pu AI Aa 1
d'îles était nommé Los Monjes sur cette carte, mais à | an |
se - Dal HE MA Li |
cause de la latitude semblable et de la position exacte il vl a |
: Nes oe A i AUG LE
sur la route de Manille 4 l’Amérique russe, on pense 1 ul a |
ee = |
que c'était probablement Havaii. DL Hi i
HO PA UE ih :
| qi A ay Vie
a
i Hl i vt
5 r = ani He Ht HN 1 etl i i i.
DE L'ARRIVÉE DE LONO (CAPITAINE COOK) in | i a
eet ie ; Hf hata al i} Hit} i |
| pl iM aM 1
Va: : : : We) ean ae nH LH |
C’est à Vaimea de Kauaï que Lono vint mouiller pour ae Hi
A 1. . . : : . A À ih a a ay i Hi 1
la première fois. Au mois de janvier eut lieu le mouil- il Mi Un
Me fede Notre_Séionbur 477 |
age, l'an de Notre-Geigneur 1778. Kaneoneo et Keave i Gt a He
Tee . = AP A ee RRA MIAH |
(étaient) les deux chefs de Kauai dans ce temps-là. Ge a a
. , it : j ee di RTA ATH à
fut la nuit qu’on vint à l’ancre à Vaimea: et quand il fit i an Il oi) |
ne oa. na ann LI |
jour, les habitants s’apercurent de la présence de cette it i ii a |
nea a
merveille, et ils manifestèrent leur surprise en poussant i va EE
: ee
de grands cris. | li a) |
° . , x , : 5 ie | aaa fl ji
Ils se disaient l’un à l’autre: « Qu'est-ce que c’est i EU 4
à ‘ b shee ee ee
que ce grand objet branchu? » Quelques-uns disaient : i 7 ul lid Hi
x ne ; | AU AL |
« Cest une forêt, elle a glissé dans la mer. » Et l’exci- | | D à
: ry si e a Ba) Meet HN
tation était immense. 4 A puit |
; : a) ton Ne
Alors les chefs ordonnérent & quelques hommes d'aller Hi ae
‘ He EME | |
en pirogue pour examiner, pour bien voir cette chose 1 | |
ae oe Ee
inconnue. [ls allèrent, et, arrivés au vaisseau, ils virent a Vo i i
: 5 : ; : a a a
le fer qui recouvrait extérieurement le vaisseau; ils i 4 1 bi
Uae wee ’ i 1 yf 1 nie Hong Ht} |
Sextasièrent devant l'abondance du fer. i ay Hi
in eff issai si a
En effet, on connaissait le fer antérieurement par les ‘| |
? Fu, | : he Ce
épaves qui étaient venues se déposer sur la plage, mais | Hi D
il étaj oe Se ae ae |
il était en tres-petite quantité; ici il y en avait bien i coe {|
AU. à
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1 ll j i pl Wi
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Had Mi tide Lil
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: He) inate Wig) LIL
7 : a) i



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ho. 18 MOOOLELO HAWAII.
i ka lae, ua alohilohi na maka, a ua alualu ke kapa, a ua
fy | EU kihikihi ke poo, a ua namu ka olelo.
i )
HH ant Alaila, manao iho la lakou he wahine wale no kanaka,
oe | | ul no ka like pu me ke poo oka wahine 0 iamanawa. Ike
; | | a iho la Jakou ua nui ka hao maluna, makahahi iho la,
Vi
bay
Hn A hoi aku la Jakow a hai i na’lii i na meaa lakou i ike
: il Nu ai, a me ka nui o ka hao. Lohe ae la kekahi koa o ke
Hi We alii, iae la ia; « Ekii au e haoi kela waiwai, no ka
il FA mea, 0 ko’u aina noo ka hao wale aku. »
We
MI | Ae mai lana’lii, Alaila holo aku la ua koa nei a pil
es ! EL ui ika moku, lawe wale ae lai ka hao maluna, a kiia mai
ae la oia i ka pu, a make iho la ua koa nei, 0 Kapupuu
Hl | kona inoa. Auhee mai la ka auwaa, a hai mai, ua make
ay ne o Kapupuu i ka waiki. |
Il | | A ia po iho, ki maika pu, alele ke ahi iluna; manao ,
(| ith ae la lakou, he akua, kapa aku la lakou i kona inoa 0
1 | Lonomakua, manao iho la na kanaka e kaua.
| a Hi I mai la kekahi alii wahine 0 Kamakahelei kona inoa,
| i | oko Kaumualii makuwahine ia, « Aole e kaua aku i ko
he kakou akua, e hooluolu aku ka ponoi oluolu mai ke akua.»
| Alaila, haawi aku la o Kamakahelei i kana kaikamahine
|| ponoi,. i wahine na Lono, o Lelemahoalani Ka inoa 0 ia
|| wahine, oia ko Kaumualii mua. Moe iho lao Lono i ua
| a wahine la a moe tho la no hoi na. haole i na wahine 0
1 | Kauai ma ka hookamakama i ka hao. Mahope iho pau
Ht . |
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