Citation
Dictionnaire Toga-Français et Français-Toga-Anglais

Material Information

Title:
Dictionnaire Toga-Français et Français-Toga-Anglais précédé d'une grammaire et de quelques notes sur l'archipel
Series Title:
Publication de l'Œuvre de Saint-Jérôme
Creator:
Colomb, Alphonse 18..-19..?
Place of Publication:
Paris
Publisher:
Chadenat
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
xxii, 422 pages : ; 23 cm

Subjects

Subjects / Keywords:
Tongan language -- French -- Dictionaries ( lcsh )
French language -- Dictionaries -- Tongan language ( lcsh )
Tongan language ( fast )
Lea fakatonga
Genre:
Dictionaries ( fast )
dictionary ( marcgt )
non-fiction ( marcgt )
Dictionaries ( fast )
Spatial Coverage:
Oceania -- Tonga
Coordinates:
-20 x -175

Notes

General Note:
VIAF (Name Authority) : Colomb, Alphonse 18..-19..? : URI http://viaf.org/viaf/269839478
Statement of Responsibility:
par les Missionaires Maristes revu et mis en ordre par P.A.C.

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Source Institution:
SOAS University of London
Holding Location:
SOAS University of London
Rights Management:
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10295215 ( aleph )
227259191 ( oclc )
EM3467 ( soas classmark )

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—
1 DICTIONNAIRE
TOGA-FRANQAIS
ET
FRANCAIS-TOGA-ANGLAIS
PliECliDE D’llDE DilMlllE ET DE OWB EDITS SEE l/EBCHIPEL
Par les Missionnaires Maristes
REVU ET MIS EN ORDRE
Par le P. A. C. s. m.
Omnis lingua confiteatui Dominutn

PARIS
CH. CHADENAT, LIBRAIRE-EDITEUR
21, QUAI DES GRANDS-AUGUSTINS, 21




DICTION N AIRE
TOGA-FRANQAI8
El
FRANQAIS-TOGA-ANGLAIS


OUVRAGES EN LANGUE POLYNES1ENNE
Bataillon (Mgr). Ko te tolii-lotu katoliko faka-uvea. 4878 ;
petit in-8° avec figures, rel........................ 8 fr.
Grezel (Ic P.). Dictionnaire futunien-fran^ais, avec notes
grammaticalcs. Paris, 1878; in-8° br.................. 10 fr.
Grezel (lc P,). Ko le tosi-lotu katoliko faka-futuna. 1880 ;
petit in-8° avcc figures, rcl........................ 8 fr.
Violette (Ic 1\). Dictionnaire Samoa.-frangais-anglais et
franQais-samoa-anglais, precede d’unc gramrnairc Samoa.
Paris, 1879 ; in-8° br............................... 20 fr.
Violette (le P.). O le tusi lotu (livre de priere cn Samoa}. 1878 ;
petit in-8° avec figures, rcl.......................... 8 fr.
Violette (Ic P.). O tala filifilia mai tusi paia (traduction cn
Samoa de 1’histoirc biblique du 1)’’ .J.- Schuster). 1873 ; petit in-8°
avec figures, rcl.................................... 8 fr.
Chevron (Ic P.). Koe gaohi talanoa meihe tolii tapu, kihe
mama motua, moe fuakava foou, ihe lea fakatoga. 1870;
petit in-8° avec figures, rel.......................... 8 fr.
A. C. (le P.). Dictionnaire Latin-Uvea. 1886: in-18, br. 6 fr.
ANGERS, IMPRIMERIE LAC11ESE ET DOLBEAU, Rl'3 CHAUSSEE SAINT-PIERRE, 4


PUBLICATION DE L’OEUVRE DE SAINT-JEROME
DICTIONNAIRE
TOG-A-FRANQAIS
FlUNCAIS-TOGA-ANGLAIS
PiiECEUE D’BAE GRAMJIAIRE ET DE QilElQUES NOTES Still E’ARCIHl’EL
Par les Missionnaires Maristes
IlEVU ET MIS EN OilEllE
Par le A. C\ s. m.
Oninis lingua con/itealin Dominant
PARIS
CI-I. CIIADENAT, LIBRAIRE -EDITEUR
21, QUAI DES GKANDS-AUGUSTINS, 21
il’HES LA PLACC S A IM - .M1C1I El.)
1890




INTRODUCTION
L’archipel de Toga ou des Amis est situe dans l’Oceanie
centrale, enlre le 18° et le 21° de latitude, sud et le 176° et
le 178° de longitude ouest. Il comprend trois groupes
d’iles : 1° Au sud, celui de Toga proprement dit, dont File
principale est Toga-tapu (Toga la sainte), nominee aussi
Toga-lahi (Toga la grande), et la capitale Nuku-alofa (He
aimee), capitale de tout Farchipel; 2° au centre, celui des
Jlaapai, dont File principale est Li/uka ct la capitale
Lifuka; 3°au nord-est, celui de Vavau ou Hafulu-hau, dont
File principale est Vavau el la capitale Neiafu.
llepuis sa decouverte par le hollandais Tasman, en 1643,
cet archipel a ete visite par un certain nombre de naviga-
teurs. Les principaux sont : Cook, Wallis, Maurelle,
Laperouse, Bligh, d’Entrecasteaux, Dumont d’Urville, etc.
En 1777, Cook faillit, sans s’en douter, etre victime
d’un guet-apens a Levuka, durant son troisieme voyage.
II dut son saint, ainsi que ses officiers, a la mesintelli-
gence des chefs au sujet du massacre, qui devait avoir
lieu pendant une grande fete de nuit, a laquelle on les
avait invites.
Les iles du premier groupe, a Fexception de Eua, sont
basses, madreporiques et entourees d’une ceinture de
recifs, comme le plus grand nombre des iles de l’Oceanie.
Toga-tapu est peu elevee et Ires fertile; elle est couverte
d’une riche vegetation. Sa forme est celle d’un croissant


VI
INTRODUCTION
irregulier, forlemcnt echancre vers le novel, ou se voient
de nombrenx ilots verdoyants. On trouve des ancrages
surs al’interieur de la ccinture des recifs, mais les entrees
par les passes sont difficiles et dangereuses.
La plupart des lies basses des Haapai sont bees outre
dies par une chaine de recifs. Elies sont boisees et fertiles.
Namuka est riche en sites ravissants. Soules Kao et Foluaa
sont deux lies hautes, couronnees chacune par un volcan.
Dans la derniere lc volcan, a la hauteur de 855 metres,
est en activite.
Dans l’archipel de Vavau on voit presque partout des
collines. Un volcan fume encore ail sommet de la plus
elevee. Vavau possede un excellent port, dans un des
ilots duquel se trouvent des grottes fort curieuses a
visiter.
Seule, Tile Eua est alimentee par une cascade et
quelques cours d’eau ; les autres lies sont depourvues
d’eau cou ran to. Il y a un lac d’eau saumatre dans File
Namuka, aux Haapai.
L’archipel Toga etant la partie de l’Oceanie centrale la
plus eloignee de Lequalcur jouit d’une temperature
moderee. La difference des saisons s’y fait sentir. Durant
les mois de juillet, aout, seplemhrc (les mois d’hiver), les
vents du sud soufflent, le climat devient un peu froid el
quelquefois l’huile de coco se fige. L’air est pur et salubre ;
pendant les mois d’eto, des hrises regulieres temperent
beaucoup la chaleur. La saison des pluies, de la Noel a
Tequinoxe de mars , amene les temps oragcux avec
violentes rafales; e’est aussi lepoque des cyclones qui sont
le plus souvent fort desastreux. De frequents tremble-
ments de terre se font rudement sentir. Les indigenes les
attribuaient au changement de position d’une de leurs
divinites couchee sous la terre.
Le tonnerre eclate quelquefois, mais sans produire de
ravage; aussi les indigenes, loin de le craindre, le re-


INTRODUCTION
:VII
gardent comme le signe d’un evenement heureux outr.es
important. . .
La flore du pays cst riche. Une vegetation splendide fait
ressembler ces iles a des jardins toujours verts, semes par
le Createur au milieu de l'0c6an. Le sol est d’une fertility
prodigieuse et produit de lui-memc presque tout ce qui
est necessaire a l’entretien des habitants. La culture du
bananier demande peu de soin, ainsi que celle du taro.
L'iyname seule exige un travail peniblc et assidu. Cette
plante bien soignee produit des tubercules d’une grosseur
extraordinaire. Lc plus beau present.que'l’on puisse faire
a un chef, c’est de lui offrir la plus belle igname d’une
plantation.
L’arbre a pain est une grande ressource pour le pays.
Le bananier donne un fruit excellent; ses larges feuilles
servent de serviettes pour porter les alimentset de coupes
pour le kava; une eau limpide suinte de seS nervures
ouvertes. Le panclanus sect a fabriquer les nattes et les
eventails des chefs. L’hibiscus (Jliapo) est un arbuste frele
mais tres utile ; son ecorce glutineuse est employee a la
confection des etoftes. On fait avec 1’ecorce de koka une
teinture de couleur brune, que Ton peut rend re d’un beau
noir en la melangeant avec le noir de fumee obtenu en
brulant la noix huileuse du tuilui. Les forets abondent en
lianes de diverses especes et en fougeres aux dessins
varies.
Le cocotier, svelte et tres eleve, domine tout l’ensemble
de cette merveilleuse vegetation. On le trouve dans toutes
les iles de l’archipel, dont il cst la principale richesse. 11
est bon a tout : sa noix donne une amande et du lait, qui
servent de boisson et de nourriture et dont on tire l’huile
pour la toilette; ses feuilles s’emploient a confectionner
des nattes ct a couvrir les habitations; son bois est excellent
pour les constructions; ses racines et son ecorce sont bonnes
pour divers remedes; la bourre est utilisee a faire les


VIII
INTRODUCTION
cordages pour les embarcations et pour les gracieuses
ligatures qui maintiennent unies les differentes pieces des
constructions de Toga.
La vente de Thuile de coco et du copra (noix de coco
dessechee) a donne de 1‘extension au commerce dans
l’arcbipel.
Certains arbres gigantesques appeles mea, du genre
Ficus, font l’&tonnement de l’etranger. Lour tronc, medio-
crement eleve, est compose de plusieurs tiges distinctes
qui finissent par se reunir en un soul tronc; leurs branches
s’etendent au loin. L’un de ces arbres n’a pas moins de
cent pieds de circonference, d’apres Dumont d’Urville ; il
a environ cent vingt pieds de hauteur et Tune de ses
branches mesure dix-huit pieds de tour. Cet arbre geant
est sur les bords de la mer ; c’est sous son ombre que le
Tui-toga venait s’asseoir apres son couronnement.
Les animaux etaient fort rares. Le cochon, que Foil
croit importe par Cook, s’y est multiplie prodigieusement.
Il y a maintenant quelques vaches et de nombreux che-
vaux. La roussette de grande taille est originaire du pays.
On y rencontre le rat et le chien. Les oiseaux sont plus
nombreux que les quadrupedes. Les tourterelles et les
perruches abondent dans les bois. Les poissons et les
mollusques sont egalement nombreux et varies. Les ani-
maux malfaisants sont inconnus dans ces lies ; on n’y est
incommode que par les moustiques et une espece de
mille-pieds (le cancrelat) dont la morsure est doulouernse,
mais non dangereuse.
La population de Farchipel ne depasse guere le nombre
de vingt mille habitants. Elie aurait ete plus nombreuse
autrefois, a en juger par les recits des anciens et le grand
nombre de cimetieres que Ton rencontre en plusieurs
endroits. Des guerres meurtrieres entre les diverses tribus
ont beaucoup contribuG a la depopulation rapide.
La race de Toga, d’origine polynesienne, est une des


INTRODUCTION
IX
plus belles de TOceanie; elle est la plus male el la plus
guerriere. En general, les hommes sent bien proportion-
nes, bien membres el d’une taille elevee; leur physio-
nomie est agreable, lour maintien grave et decent. Ils out
le nez quelquefois aquilin, les levres minces, les cheveux
generalement lisses et un teint pen fonce; leurs jambes
et leurs pieds sont souvent un peu gros.
Bien qiTegoistes et fiers, ils pratiquent genereusemen t
l’hospitalite entre eux et envers les etrangcrs ; on peut a
toute heure s’installer chez eux et Ton est sur d’etre bien
recu et bien traite.
Les indigenes ne connaissaient pas leur age; ils en
parlaient d’une maniere approximative, en rapportant
leur naissance a I’epoque ou tel arbre avait telle hau-
teur, etc.
Les distinctions religieuses, civiles et sociales, selon la
religion, I’etat civil, la profession, le sexe et l’age, etaient
rigoureusement gardens.
Le Tui-toga occupait le plus haut rang, comme repre-
sentant de la divinite. On lui rendait plus d’honneurs
qu’au roi. Au mois de la recolte (en octobre), on lui offrait
les premices des fruits de la term. En s’adressant a lui
on employait des termes speciaux, composant le langage
religieux. Toute personne qui le visitait devait se pros-
terner la face contre terre, lui saisir le pied et se l’appli-
quer quelques minutes sur l’oeciput. Au Tui-toga seul
etait reserve cet honneur.
Certains egards speciaux etaient dus aux pretres d’ordre
inferieur, que la divinite inspirait.
Le roi jouissait d’un pouvoir absolu. Tous les chefs de
district lui etaient soumis.
Les chefs avaient sur leurs sujets une autorite souve-
raine. Ils les mettaient souvent a mort pour les motifs les
plus futiles.


X
INTRODUCTION
Les Matapule elaient les minisires, les officiers du roi
ot des chefs. Ils composaient leur conseil.
Les Mua (anciens, priricipaux) avaient cerlaines fonclions
dans les ceremonies publiques. Ils veillaient au bon
ordre.
Les Tua (gens du peuple, le vulgaire) etaient fori peu
consideres ct voues aux plus rudes travaux. Les profes-
sions les plus nobles, cedes de constructeurs de pirogues
el d’intendants des funerailles , elaient reserveos aux
Matapule et aux Mua; les aulres, celles de barbier, cuisinier,
cultivatcur, etc., regardees com me inferieures, etaient
devolues aux Tua.
La noblesse etait hereditaire par les femmes.
Un inferieur dev.ait s’asseoir en presence de son supe-
rieur, en signe de respect. Manquer a cotte ceremonie
etail s’exposer a la vengeance des diviniles.
La crainle etail le principal mobile des actions chez ce
peuple, comme du reste chez tous les peuples pa’iens, sur-
toul la crainte des divinites, auxquelles etaient attribues
tons les maux.
Les vieillards elaienl respcctes, ainsi quo les femmes.
On no les chargeait pas des travaux penibles, conlraire-
ment a co qui avait lieu dans d’aulres contrees paiennes.
Les femmes adoplaient parfois des enfants, dont elles
prenaient le meme soin que si elles avaient etc lours
meres.
La famille des Tui-toga cst mainlenant sans auLorile.
Le roi Georges, sous l’influence et la direction des ministres
Wesleyens a etabli une sorte de gouvernement monar-
chique, avec deux chambres et dos ministres. 11 nomme
des gouverneurs dans les dilTerents groupes d’lles et recoit
un tribut annuel do chacun de ses sujets. La succession
royale se faisait autrefois do frere a frere ; d’apres la
nouvelle constitution, elle aura lieu de pere a fils. Ce


INTRODUCTION
xi
gouvernement de Toga est reconnu par les nations de
l’Europe dont quelques-unes (la France, l’Allemagne,
l’Angleterre) ont fait des traites avec lui.
Les anciennes habitations sont tontes construites de la
meme facon. Chaque case se compose essentiellement
d’nne partie carree ou rectangulaire dont les deux extre-
miles se terminent par un hemicycle; quatre on huit
gros piliers, disposes en carre on en rectangle, supportent
la toiture de l’edifice; toutes les pieces sent eu bois de
cocotier bien poli et reliees entre elles par de fortes
et gracieuses ligatures de Kafa. La feuille de la canne a
sucre sert de chaume pour la toiture, ainsi que cello du
cocotier. Deux entrees principals se correspondent, aux
deux cotes du rectangle central, qui sert de salic de reu-
nion et de reception. Les deux hemicycles sont les pieces
reserves. La separation est faite avec des nattes et des
claies en roseau, de meme que. la cloture exterieure. La
haie qui remplace le mur do separation des proprieles est'
pareillcment en roseau.
L’eglise de Mua est batie dans c.e style ; elle fait l’objet de
l’admiration des elrangers, aussi bien que des nalurels.
Dcpuis quelque temps on conslruit des maisons en
planches. Le palais du roi Georges est fait de la sorlc. On
ba tit encore aujourd’hui avcc le corail.
Les grandes reunions se tiennent sur la place publique,
appelee Malae. Commo moyen de communication, il n’y
avait autrefois quo do petits sentiers ombrages, dans les-
quels les naturels allaient a la file, fun apres 1’aulre.
Quelqucs routes carrossablos se rencontront aujourd’hui
dans le pays.
On cultive flgname, le Taro et le Kava dans dos champs
clos par des palissades de roseaux ou de Cannes a sucre.
Avant l’introduction du christianisme, les petits enfants
allaient nus, les filles moins longtemps que les garcons.
Outre la ceinture de feuilles, les adultes portent pour


XII
INTRODUCTION
vetement une espece d’eIoffe appelee f/alu ou iapa, quo
l’on fait avec l’ecorce interieuro du Hiapo.
Pour fabriquer la tap a on place d’abord lecorce dans
l’eau de la mer, qni la rend plus tendre, puis on la bat avec
un instrument en bois Ires dur ct raye qui se nomine Ike.
Afin de rendre les etoffes plus solides, on colie plusieurs
pieces ensemble avec de l’arrow-root. On les termine en
y tracant des dessins varies avec uno encre cxtraitc d’un
fruit, le pipi, et une couleur marron faite de l’ecorce d’un
arbre, le Koka. Comme nous l’avons dit, pour obtenir la
couleur noire, on melange avec le sue du Koka la suie
obtenue en brulant la noix huileuse du tuitui.
Chaque tribu a, en Oceanic, ses dessins propres qu’elle
ne change jamais.
C’etaitdans l'echange de ces etoffes que consistait prin-
cipalement le commerce. Aujourd’hui l’amande do coco
dessechee (le copra) est la plus grande ressource commer-
ciale.
Le tatouage, generalement pratique autrefois, meme
avec exaggeration, est maintenant interdit. Les naturels
sont d’une grande proprete; ils prennent des bains fre-
quents et se frictionnent d’huile de coco pour adoucir lour
peau ; ilsontun soin particulicr de lour chevelure qu’ils
arrangent de diverses facons. On rase les enfants sur le
haut de la tete, depuis le front jusqua la nuque ; le reste
des cheveux retombe du cote des oreilles. Les femmes
adultes portent les cheveux courts. Les homines font sou-
vent de meme. Quelques-uns ont une chevelure longue et
flottante. La toilette consiste principalement a se couvrir
la tete de chaux, la veille des fetes et des reunions, puis a
aller la laver avec l’eau de mer, et a repandre enfin sur sa
chevelure de Thuile, des parfums, de la poudre de bois de
sandal, etc... Quelques-uns teignent lours cheveux en
blond ou en rouge et les frisent ensuite avec soin. Les
femmes portent, les jours de fete, des ornements varies:


INTRODUCTION
XIII
colliers de coquilles, ossements d’oiseaux, os de requin on
de baleine; guirlaiides de Hours odoriferanles, de fruits
de pandanus, etc., autour du corps ou de la tele; etc.
Pendant le temps d’un deuil, la toilette est prohibee ; on
cesse aussi alors de prendre des bains ; et, an lieu de por-
ter la ccinture, on se revet de quelque sale hailion on d’un
sac, si Ton pent s’en procurer.
En general, il n’y a rien de regulier pour les repas. Les
fruits tiennent une grande place dans l’alimentation.
Quand il y a abondanco, on mange, a tout moment, des
fruits, des coquillages, des bananes, des ananas, des
melons, des courges, des noix de coco ; on suce la canne
a sucre, etc. Les chefs ont l’habitude de faire le matin un
dejeuner suivi du Kava, un diner vers le milieu du jour et
le souper an coucher du soleil.
La nourriture ordinaire se reduit a quelques fruits, des
ignames, des talo, des coquillages et du poisson. Aux
grands repas, pour une fete ou une reception solennelle,
on sert force cochons, poules, ignames, etc. Le cochon
roti est toujours la piece principale ; les ignames et les
bananes cuites remplacent le pain ; la boisson consiste en
eau ou en eau de coco, dont on a rempli des gourdes. On
dispose tous les mets sur des feuilles de bananier en guise
d’assiettes etl’on s’accroupit autour.
La nourriture est saine et vari6e. Outre le poisson et la
viande rotie, on a des mets divers : le Vaiufi, consistant
en ignames bouillies et ecrasees dans une emulsion de
noix de coco ; le vai si, sorte de gelee faite avecle ma el le
jus de la racine du si; le podpodi, le loloi, le I'u loloi, et lc
l~u ~efeniu, fait' de feuilles de talo chauffees et bouillies
avecle jus de la noix de coco; le lao gutu, espece de
gateau fait avec la racine du mahoa et la noix de coco ; le
vai fua, preparation de jeuiies noix de coco cuites dans leur
lait; le aulai, compose de l’interieur de jeunes noix de


XIV
INTRODUCTION
coco et du jus de la racine du si, meles avec du lait de
coco; etc.
Les forets sont remplies de sortes de haricots qui
grimpent sans culture jusqu’au sommet des arbres; ils
sont excellents, mais les habitants n’en usent que dans
les temps de disette. « L’herbc, disent-ils, ne pousse point
pour les homines, mais pour les betes. »
Pour cuire les aliments, on fait ce que Ton appelle lc
umu, le four. On creuse dans le sol un trou en rapport
avec la quantile de vivres que Ton veut preparer. On le gar-
nit de bois et de pierres ; on alhime le hois et on chauffe
les pierres jusqu’a les rougir. Ces pierres sont laissees en
par tie au fond et recouvertes d’un lit epais de larges
feuilles de bananier, sur lesquelles on etend les ignames,
les talo, les cochons, les poules, etc. ; onajoute surle tout
une nouvelle couche de feuilles de bananicr et de pierres
chaudes; enfin on acheve le four en jetant une couche do
terre suffisante pour empecher la vapeur de sortir. On
obtient ainsi une excellente cuisine a l’etuvee. La solen-
nite dune fete se juge par le nombre des fours qui out
servi a cuire les aliments.
Le Kava joue un grand role, surtout dans les rapports avec
les chefs. On no s’invite jamais sans s’offrir cette boisson, la
plus exquisc en Polynesie ; elle est toujours recue par les
chefs avec les plus chalcureux remerciements. Toute
grande ceremonie religieuse ou politique commence par
le K ava, suivant un ceremonial particulier. Pendant sa
preparation qui dure une demi-heure, out lieu les conver-
sations et les discours.
Voici en quoi consiste cette preparation : On coupe par
petits morceaux la racine de Kava (petit arbuste cultive
avec soin), que Pon distribue aux garcons et aux filles
choisis pour en faire la mastication. Chacun d’cux met
dans un grand plat de bois appele Kumete les boulettes


INTRODUCTION
xv
qu’il fait avec le Kava suffisamment triture. La trituration
terminSe, le plus beau des macheurs est designe pour
ajouter de l’eau aux boulettes ainsi preparees, les brasser
et dpurer la liqueur en enlevant les debris du Kava a l’aide
du fue, fait avec une poignee de filasse. La boisson ainsi
clarifiee, est prete a etre servie. Les macheurs forment un
demi cercle autour du Kumete; les chefs, on face, achevent
le cercle. On sert alors la liqueur en grande ceremonie,
dans la meme coupe, a tous les assistants, en suivant
l’ordre de la dignite de chacun. C’est la troisieme coupe
qui est servie au personnage le plus important de l’assis-
tance.
Dans la reception solennelle des etrangers, c’est apres
le Kava qu’ont lieu les offrandes de provisions enquantite
considerable.
Le Tapu, interdit solennel jete sur les personnes on sur
les choses qui devenaient inviolables, se rencontre dans
toute la Polynesie. Mais il avait un caractere special a
Toga. Ainsi que la desobeissance aux chefs, sa violation
etail considdree commo lc plus grand crime, dont la punilion
etait ordinairemcnt la mort.
La polygamie etait generale, surtout parmi les chefs.
Le protestanlisme y a substitue le divorce legal, qui est
un des plus grands obstacles a l’etablissement de la famille
chretienne.
L’infidelite d’uno femme mariee est punie severement.
La bastonnade et meme la mort dtaient les punitions ordi-
naires.
Il etait interdit a un inferieur de manger ou de boire
devant son superieur. Personnene pouvaitmanger devant
le Tui-ioe/a, qui ne pouvait lui-meme manger devant les
aines de sa famille.
En accompagnanllcs elrangers dansleurs pirogues, les
naturels chantent continuellement en chceur et en alter-
nant. La conversation et le chant tiennent une grande


XVI
INTRODUCTION
place dans leur vie. 11 n’v a point de reunion sans chants :
chants historiques, de guerre, de scenes d’imagination
ou de danses. A ces chants se joignent le plus souvent des
mouvements du corps, des battements des mains ou le son
des instruments. Outre le Nafa, tambour en bois, et les
bambous de diverses dimensions que Ton faitresonner en
en frappant le sol, on a un instrument de musique, le
fagufagu, sorte de flute en bambou, percee de six trous,
dans lequel on souffle avec le nez. On connait aussi la
flute de Pan, composde de huit a dix roseaux, ajustes
parallelement et a sons assez irreguliers.
Les missionnaires ont introduit notre musique et nos
instruments. Dans leur langage image, les indigenes nom-
merent l’orgue, la boite gui parle. Une fanfare, formee a
Maofctga, a etc un sujet d’admiralion pour toute Pile de
Toga tapu.
Les grandes ceremonies avaient lieu an moment de la
recolte des ignames, a l’installation d’un nouveau roi et
aux funerailles des personnages de haul rang, etc.
Une foule considerable assistait aux fetes publiques quo
rendaient tres interessantes des divertissements varies,
combats singuliers, chants, danses, etc.
Aux funerailles des rois, le corps du defunt, oint d’une
huile parfumee, etait place sur les nattes les plus pre-
cieuses. Les femmes, en signe de deuil, se couvraient de
nattes usees et elles se meurtrissaient tout le corps, pour
marquer leur desespoir. Les chefs et les principaux du
pays se donnaient, eux aussi, des coups de casse-tete et
se faisaient des blessures avec des pierres ou des coquilles
aiguisees, commo protestation do leur attachement. On
recouvrait le tombeau de sable fin, apporte du rivage. Ge
sable etait le principal orncment des tombes. Souvent,
apres le roi, on ensevelissait vivantes, dans le meme tom-
beau, ses filles et sa principale femme.
La circoncision est pratiquee dans toutes les lies de


INTROD LOTION
xvii
l’archipel, mais avec moins de fetes eL de solennite qu’au-
trefois ; on ne remarque rien de religieux ni de supersti-
tieux dans cette pratique.
Les indigenes sont naturellement portes a la paresse, a
cause de la chaleur du dim at et de la facilite qu’ils out a
se procurer des vivres, par suite de la fertility du pays. La
culture des proprietes les occupe un pen ; la peche, les
jcux, la danse, les conversations prennent la plus grande
partie de leur temps.
Les femmes travaillent pen ; elles font la tapa, les
nattes, le fil et les pelits objets deluxe cominelespeignes,
les eventails, les paniers, etc. Le gala est la tapa preparee
et teinte; les nattes les plus fines, appelees gaftgafl et kie,
se font avec les feuilles de pandanus; les nattes pour la
nuit sont doublees et de diverses grandeurs ; celles qui
servent de voile, les la, sont fortes et legeres ; celles que
Ton emploie comme tapis ou tapisseries (takapau), ainsi
quo celles pour les clotures, sontaussi d’un genre particu-
lier. Les paniers out des formes diverses; les eventails
sont faits avec les feuilles de pandanus, les peignes avec
les cotes des feuilles du cocolier et lo fil avec une ecorce
particuliere.
Aux homines etaient reserves le soin de la culture et celui
de la cuisine ainsi que les autres grands travaux, comme la
construction des cases, des embarcations, etc. Ils exccl--
laient dans la construction des grandes pirogues de
guerre, a l’aide desquelles furent faites des expeditions
lointaines, dans Farchipel Viti et en quelques autres
endroits eloignes de Toga.
On chasse peu. Une espece de poule d’eau, le kalae, et
un pigeon, appele lupe, font principalement l’objet de la
chasse. Un amusement des chefs etait la chasse aux rats ;
ils la faisaient avec Tare et les fleches. Les tireurs se met-
taient a la file et tiraient a tour de role, en commencant
par celui qui etait en tete, lequel allait a l’exlremite aussi-
b


XVIII
INTRODUCTION
tot qu’il avait tire son coup. La bande qui avait frappe dix
rats la premiere gagnait la partie.
Les poissons abondent el les naturels sont fort habiles a
les prendre par divers moyens. Outre la peche a la ligne
et au filet, ils font plus ordinairement de grandes peches,
qui sont de veritables fetes, auxquelles prend part toule la
population d’un ou de plusieurs villages. Les principales
sont le dukava. qui consistc a endormir le poisson ou a
l’empoisonner, et le pola, qui consiste a profiler du flux
et du reflux de la mer pour emprisonner le poisson. Pour
cela, on elend sur le rivage, a la maree basse, une ligne
de feuilles de cocoliers, sur une etendue de deux ou trois
kilometres, on fixe ces feuilles a l’aide de pieux que Ton
planle dans le sable ; a la maree monlante, elles res lent
aplalies sur le sable ; el la mor, en se retirant, les releve
conlre les pieux de maniere a former un mur leger quo
les poissons nepeuvcntfranchir. On n’a plus qua ramasser
les poissons en nombre considerable sur le sable, a la
maree basse.
La peche la plus celebre cl la plus eslimec cst celle du
requin. Pour la faire, des pirogues particuliercs, longues,
effilees ct peu larges, portant dix hommes, s’avancent en
mer. On chanle afin d’altirer le requin, qui se met
bientol a suivrc les pirogues de pres. Au bout de quelque
temps, les naturels enlacent adroitement l’animal avec
des cordes de bourre de coco el le conduisent ainsi jusqu’a
terre, ou ils le tuent.
Les jeux sont fort nombreux. Le legi etait la distraction
favorite des chefs. On jouait a deux ou a quatre. Les
joueurs tenaienl dans la main gauche cinq pelites baguettes;
ils se placaient en face les uns des autres. Celui qui debu-
tait faisait de la main droite Tun des Irois gestes suivanls :
lever la main ouverte, ou fermee entierement, ou fermee
avec l’index seul leve; son adversaire devail repeter en
meme temps lc gesle. S’il se trompait, il perdait un point


INTRODUCTION
xix
el donnait une de ses baguettes ; s’il gagnait, c’etait a son
tour de jouer. La partie etait gagnee quand on avait recu
les cinq baguettes de l’adversaire.
Un autre jeu,'le lolo, consiste a fixer tantot perpendicu-
lairemcnt, tanlot horizontalement, des lances dans un
pieu en bois, epais d’un pied environ, quo foil a plante
dans le sol. G’cst un tour d’adresse difficile, auquel excellent
certains naturels. Parmi les autres jeux on comptait la
nage dans le ressac [fanifo), le pugilat (fuhu\ le combat
du casse-tele [fagatua), le jeu de palets (lafo\ le hifo ct le
hapo, jetix consistant a lancer d’une main des boules en
fair ct a les recevoir dans l’autre. Ces deux derniers
etaient surtout les amusements des femmes ; on admirait
celles qui pouvaient tenir constamment cinq boules en
fair.
Les combats simules etaient un des divertissements aux
jours de grandes reunions. Les vieillards etaient les juges
du combat et tons les assistants saluaient avec enthou-
siasme de leurs acclamations unanimes le camp proclame
vainqueur. Des scenes de pugilat servaient d’intermede
a ces grandes manifestations; dies avaient meme lieu
quelquefois entre les femmes.
La danse accompagnait presque tous les divertissements.
Les danses, soit de jour soit de nuit, etaient tres variees.
Les groupes de danseurs y executaient des figures diverses,
tantot ensemble, tantot separement, avec un accord par-
fait. L’orcheslre, compose de musicicns ayant pour tout
instrument des morceaux do bamboo de diverses lon-
gueurs, dont ils frappaient la terre en cadence, et des
nafci, tambours on bois evides au centre jusqu’aux deux
tiers de leur longueur, qu’ils faisaient resonner a l’aidede
deux baguettes de bois dur, produisait une harmonie
bizarre ct monotone, servant d’accompagnement aux
chants passionnes des danseurs. Ces danses avaienl sou-


XX
INTRODUCTION
vent un caractere licencieux, surtout celles qui se prolon-
geaient fort avant dans la nuit.
La guerre se faisait autrefois avec des lances, des fleches
et le casse-tete; les Europeens ont introduit les armes a
feu. On voit encore a Toga de grandes pirogues dont on
s’est servi pour des expeditions lointaines. Les guerres
meurtrieres, qui ont modifie profondementle regime poli-
tique et rcligieux de TarchipcU furent parfois suivies de
scenes do cruaute, et meme d’anthropophagie. Les moeurs
du pays sont aujourd’hui completemcnt modifiees.
Les cimetieres renferment les principaux monuments
de l’archipel. Les tombeaux des Tui-toga, a Maa, sent
remarquables. Le plus celehre monument est un trililhe,
situe a Hahake, a Test de Tile; il fait l’etonnement des
etrangers.
La croyance aux divinites plutot mechanics que bonnes
et a la survivance des ames des chefs faisait le fond de la
religion des naturels de Toga. Ils n’avaient rien de precis
sur l’origine de leurs dieux, pas plus que sur celle du
monde. Le firmament pour eux etait solide ; les astres el
la mer avaient existe avant la terre, que le dieu Tagaloa
avait tirec un jour de l’eau, en pechant a la ligne.
La crainle leur inspirait un grand respect pour les divi-
nites, auxquelles its attribuaient tons leurs manx, disanl
qu’elles prenaient plaisir a faire souffrir les hommes. Leur
respect pour les chefs procedait aussi de la crainle : crainte
de leur poavoir absolu durant lour vie; crainte do la puis-
sance qu’ils leur attribuaient apres leur mort, croyant a
la survivance de leurs ames dans la demeure des dieux,
au lieu appele pulotu, an nord-ouest de file Toga-tapu, ou
its conservaient le rang qu’ils occupaient durant leur vie
et devenaient des divinites d’un ordre inferieur.
Un geant, couche sur le dos, soutenait la terre, qu’ils
croyaient plate. Les tremblements de terre etaient attribues


INTRODUCTION
XXI
aux mouvements que faisait parfois co dieu pour changer
de position.
Les divinites elaient de differents ordres ; elles presi-
daient aux divers besoins el aux occupations des morlels.
Un certain nombre d'edifices et de lieux leur etaient con-
sacres dans di verses iles.
Les amcs des gens du peuple (les tud) mouraient avec
eux.
Les superstitions etaient nombreuses. On attribuait les
endures et autres maladies au manque de respect pour les
chefs ; les eclairs et le tonnerre etaient le presage d’un
evenement extraordinaire; pour se rendre les dieux favo-
rables, on faisait subir l’amputation des phalanges des
doigts, on etranglait meme des enfants ; eternuer au
moment du depart pour une expedition etait de mauvais
augure et y faisait renoncer; etc., etc. Les pretres etaient
appeles tdulci ou vaka, c’est-a-dire medium, interme-
diaire des genies.
La langue de Toga est un des nombreux dialectes de la
langue polynesienne, parlee en Nouvelle-Zelande, a Uvea
ct a Futuna, ainsi que dans l'archipel des Navigateurs,
dans les lies de la Societe, les Pomotu etles Sandwich, etc.
L’aspiration frcqucnte h la rend plus douce que cello
parlee a Futuna et a la Nouvelle-Zelande; ellela rapproche
davantage de la langue A'Uvea (Wallis). La presence du k,
rnoins frequent cependant qu’a Futuna et en Nouvelle-
Zelande, l’eloignent du dialecte de Samoa, ou le k est rem-
place par un coup de gosier particulier. L’accent, dans les
mots, est generalement sur la penultieme.
Le R. P. Chevron, premier missionnaire catholique eta-
bli a Mua, a pratique la langue durant de longues annees.
C’est aux etudes patientes de cet apdtre zele et de
Mgr Bataillon, l’apotre par excellence de l’Oceanie centrale,
que nous devons ce dictionnaire ainsi que les premiers
ouvrages imprimes a Wallis, Sydney et Lyon. Quelques


XXII
INTRODUCTION
volumes, Merits par d’autres missionnaires maristes, ont
ete imprimes a Fribourg et a Lyon.
En terminant rimpression de ce travail, il nous reste a
romcrcicr Sa Grandeur MBr Lamazo, vicairo apostolique do
1’Oceanie centrale et des Navigatours, des encouragements
qu’il n’a cesse de nous donner, et a demander aux Mis-
sionnaires qui so servirontdu volume de vouloir bien nous
excuser des incorreclions qu’il pent renfermer et de se
souvenir de nous dans leurs prieres.
A. C. s. m.
L. J. C. et M. V. I.


ABBREVIATIONS
adj. Adjectif.
adv. Adverbe.
conj. Conjonction.
Esp. Especes.
etc. Et coetera.
Ex. Exemple.
excl. Exclamation.
f. FGminin.
Fig. Figure.
inter. lnterrogatif.
interj. Interjection.
in. Masculin.
num. Numeral.
part. adv. Particule adverbiale.
pas. Passif.
pp. Participe passe.
pl. plur. Pluriel.
poss. Possessif.
pron. Pronom.
prdp. Preposition.
s. Substantif.
sf. Substantif feminin.
sing. Singulier.
Sill. Substantif masculin.
Syn. Synonyme.
£ i. Terme introduit.
T. n. Terme noble, respec-
tueux.
T. li. Terme honteux.
V. Verbe.
v. a. Verbe actif.
v. g. Verbi gratia.
Voy. Voyez.
v. n. Verbe neutre.
v. pas. Verbe passif.
v. pron. Verbe pronominal.
( ) Rem place le mot. Marque l’auglais.




GR AMM A IRE TOGA
ALPHABET
En Toga, le nombre des leltres est tr£s restreint, comme dans
tous les autres dialectes de la langue polynesienne, parlSe dans
une grande partie de l’Oceanie.
L’alphabet de la langue Toga comprend 16 lettres, dont 5
voyelles et 11 consonnes.
Les voyelles sont : a, e, i, o, u.
Elies ont trois prononciations differences :
1°. La prononciation ordinaire de la langue laline, ou, coinnie
en francais, a, 6, i, o, ou ;
2°. la prononciation aspirec : ha, he, hi, ho, hou;
3°. la prononciation gutturale, qui consiste a faire sentir un
tiger coup de gosier avant a d, i, o, ou.
Cette prononciation gutturale se marque souvent par une apos-
trophe devan t la voyelle. Pour faciliter Fimpression, nous avons
remplacS l’apostrophe par un accent grave sur la voyelle : a, e,
i, 6, u.
Les voyelles peuvent etre longues ou brdves. Le signe “ sur
les voyelles marque les longues et le signe " les breves.
Les consonnes sont : f, g, h, k, I, m, n, p, s, t, v.
f, k, m, n, v se prononcent comme en framjais et en latin.
g a toujours le son dur de gue pr£c£de d’un n qui ne se fait
sentir que faiblement (ngue). Ainsi on dcrit Toga, en langue du
pays, et on prononce comme shl y avait Tonga, Vn rendant be g
nasal. Cette prononciation est tout a fait nasale. Elie est gen^rale
dans les divers lieux oti la langue polyngsienne est parl^e. Pour
1


9
GRAMMAIRE TOGA
s’en faire une id£e exacte, il faut entendre parler les naturels;
il en est de meme pour la prononciation gutturale des voyelles.
h est toujours aspir£.
I a la prononciation commune aux autres langues. On y sent
cependant une faible teinte de r, particuli^rement an milieu des
mots. 11 est difficile de decider si cela provient des relations des
indigenes avec ceux des archipels voisins, surtout de Viti, qui ont
l’r plus ou moins dur, ou si c/est la prononciation native. Dans
tous les cas, en prononcant ldgdremcnt r pour I on estcompris.
p se prononce a peu pres comme en fran^ais. Pour une oreille
tant soit peu exercSe, il n’y a pas Fombre de doule a ce sujet.
Cependant les Anglais remplacent ordinairement p par 6, mais a
tort. Aucun mot ne se prononce en Toga avec le son du b.
s a le son dur. Devant i seulement, il se prononce comme s’il
Stait precede d’un t : tsi, et pas le moins du monde ji comme
l’ecrivent les Anglais, ni tchi comme le veulent quelques autres.
La prononciation naturelie si ne se fait entendre que pour une
interjection servant a appeler, a attirer Pattention, ou encore a
exprimer Findignation.
t a egalement le son dur, except^ devant i. Dans ce dernier cas,
il se prononce comme il vient d’etre dit pour s. Ainsi ti se pro-
nonce tsi (4). Les naturels s’habituent cependant a prononcer ti,
comme les Europ^ens, dans certains mots imports.
SYLLABES ET MOTS
Une syllabe se termine toujours par une voyelle et elle ne ren-
ferme jamais deux consonnes cons6cutives. Par consequent, les
mots, eux aussi, n’ont jamais deux consonnes de suite et ils se
terminent toujours par une voyelle.
Dans les mots composes a Faide de la repetition de mots ou de
parties de mots, ce qui a tr&s souvent lieu en Toga, les voyelles
subissent certains changements par euplionie. Ainsi de fakaofa on
forme fakaofoofa en redoublant le mot ofa, dont le dernier a est
change en o; de fota (presser avec la main) on forme fotofota par
(1) Il en est de meme a Fzituna.


GRAMMAIRE TOGA
3
redoublement et changement de a en o. Ge changement de
voyelles a parfois lieu dans les mots composes, sans qu'il y ait
redoublement. Ainsi on dit fokotuu (faire dresser) au lieu de
fakatuu (foko est pour faka).
La repetition de mots entiers ou de parties de mots scmble le
plus souvent affaiblir ou adoucir l’idee exprimee par ces mots, ou
bien marquer la repetition des actes. Ainsi mahaki, malade, signi-
fie indiflercmment une maladie grave oulegdre; mais mahamahaki
annonce toujours une maladie l£g£re ou une maladie de langueur
(maladie qui dure). Kona signifie empoisonn£ ou d’une saveur
clcre, comme le sei, le poivre, le vinaigre, etc...; et le mot avec
redoublement, konokona, signifie que la saveur acre ou aigre n’est
pas forte.
Il faut bien faire attention a l’accent et a la quantite dans les
mots. Souvent le m£me mot a des significations diverses, suivant
qu’une syllabe est longue ou brdve, accentuGe ou non, comme on
le verra dans le dictionnaire.
PARTIES DU DISCOURS
I - ARTICLE
1°. Devant un pronom :
Nominatif : : a ou e au, moi.
Genitif: a ou 0 oku, de moi.
Datif: kiate ou kia au, a moi.
Accusatif : a au, moi.
Ablatif : iate ou meiate au, de moi.
Ex. : On t’a donnG l’image, Kuo foaki kiate koe ae fukatata.
A 6t6 dormant a toi la image.
Il est alle de chez moi chez le roi, AW dlu iate au ki he Tui.
A 6t6 allant de moi a le roi.
2°. Devant un nom pro pre :
Nominatif: a ou e Petelo, Pierre.
(c pour cvitcr Tamphibologie, quand il y a lieu.)
GSnitif : d ou o Petelo, de Pierre.
(d gGnitif d’action ; o gdnitif de possession.)


4
GRAMMA1RE TOGA
Datif : kia Petelo, a Pierre,
Accusatif : a Petelo, Pierre.
Vocatif : e Petelo, d Pierre.
Ablatif: ia ou meia Petelo, de Pierre.
Ex. : Pierre a battu Paul, Nae tai e Petelo a Paulo
A 6t6 frappant Pierre Paul.
Jean aime Jacques, 'Oku ofa a Soane kia Sacopo.
Est amour â–  de Jean a Jacques.
J’irai de cliez le p£re Chevron a Hahake, Teu dlu ia ou
Serai moi allant de le
meia Patele Sevelo ki Hahake,
de le pere Chevron a Hahake.
Nota. — Dans le dernier exemple, je dis ki et non kia Hahake,
parce que a se retranche au datif et a Fablatif devant les nomsde
lieu. Ainsi on dirait : Je viens de Mua, 'Oku ou hau i Mud.
Suis moi venant de Mua.
3°. Devant un nom commun :
Nominatif : ae ou e he tohi, le livre.
Genitif : de ou oe tohi, du livre.
Datif : ki he tohi, au livre.
Accusatif : ae tohi, le livre.
(On retranche quelquefois a.)
Ablatif : i he ou mei he tohi, du livre.
Ex. : Le livre de Pierre est beau, 'Oku lelei ae tohi o Petelo.
Est beau le livre de Pierre.
L’animal a mange l’herbe, Nae kai e he manu aemohuku.
A 6te mangeant le animal la herbe.
Je suis venu d’un beau pays, Nadku hail i he fonua lelei,
Ai 6te moi venant de le pays beau,
ou bien mei he fonua lelei.
de le pays beau.
Le pluriel des substantifs communs s’exprime par certains
mots que Ton place devant le nom :
1°. Kau, devant les noms d’etres raisonnables.
Exemples : Les anges, Ae kau aselo.
La foule des anges.
Les hommes, Ae kau tagata.
La foule des hommes.


GRAMMAIRE TOGA
o
2°. Faga, devant les noms d’animaux.
Exemple : Les poules, Ae faga moa.
Le troupeau des poules.
On dit pareillement : Ae faga tamaiki, les enfants ; mais
La troupe des enfants,
dans ce cas, c’est un terme de mdpris, ou du moins une expres-
sion peu respectueuse.
3°. Gaohi, Gaahi, Gahi, devant les noms d’etres inanimes.
Exemple : Les arbres, Ae gaahi akau.
Lardunion des arbres.
On dit aussi : Ae gaahi 'Otua, les dieux.
La rdunion des dieux
4°. Hou se met devant Eiki, chef, pour le pluriel; on l’emploie
aussi au singulier.
Exemples : Les chefs, Ae hou eiki.
Asseyez-vous, a cause des chefs, Mou nofo moe hou eiki.
Vous asseoir avec les chefs.
o°. 'Otu, devant les lies et les pays.
Exemples : Les pays, Ae dtu fonua.
La rangde de pays.
Les lies, Ae dtu motu, archipel.
La rangde des lies.
6°. Hala, devant les mots api (maison), fonua (contree).
7°. Tuu, devant fale (maison).
II — SUBSTANTIF
En Toga, un mdme mot peut etre substantif, adjectif, verbe,
adverbe, interjection, etc.
Exemples : 'Ofa, amitie. Hono ofa, son amitie (substantif); Koe
tagataofa, c’est un homme bon (adjectif); 'Oku ou ofa ki he 'Otua,
Suis moi aimant & le Dieu.
Est mon amour
j’aime Dieu (verbe); 'Ofa ke pehe, plaise a Dieu qu’il en soit
Ddsir que ainsi.
ainsi! (interjection).
Lahi, grand (adjectif); Ko hono lahi, c’est sa grandeur (substan-


6
GRAMMAIRE TOGA
tif); 'Oku ou ofa lahi kiate ia, je l’aime grandement, on
Suis moi aimant beaucoup a lui.
bcaucoup (adverbe).
Pour designer le genre masculin ou feminin, on fait suivre par-
fois le nom des mots : tone, male; fafine, femelie.
Ill — ADJECTIF
1°. L’adjectif simplement qualificatif suit toujours le subslantif
qu’il qualifie.
Exemple : Une grande maison, Ae fale lahi.
La maison grande.
2°. L’adjectif qualificatif attribut se place au contraire avant le
nom.
Exemples : Cet arbrc est grand, 'Oku lahi ac dkau ni. Dicu cst
Est grand le arbre-ci.
bon, 'Oku agalelei ae 'Otua.
Est bon le Dieu.
3°. Comme ce dernier et Particle, les adjectifs determinatifs,
demonstratifs, possessifs, numeraux, ou indefinis se placent tous
avant le substantif.
Exemples : Cet arbre, ae ou koe dkau (adj.demonstratif). Ma
maison, hoku fale (adj. possessif). C’cst le premier homme, Koe
uluaki tagata (adj. numeral ordinal).
Donne-moi une hache quelconque, Mai ha toki (adj. ind^fini).
A moi une hachc.
DEGRES DE COMPARAISON
Le comparatif ainsi que le superlatif se rendent de plusieurs
manures en Toga.
Le premier s’exprime le plus ordinairement en faisant suivre
l’adjectif du mot huge qui signifie : comme, semblable a, etc. On
emploie aussi diverses tournures de phrase.
Le second s’exprime en mettant apres l’adjectif le mot aupito,
qui signifie : excessivement, ou en mettant aprds le substantif le
mot pc, qui signifie : seulement.


GRAMMAIRE TOGA
7
ADJECTIFS NUMERAUX
1° Cardinaux.
(Marquant simplement le nombre.)
1 Taha, Un.
2 Ua, Deux.
3 Tolu, Trois.
4 Fa, Quatre.
5 Nima, Cinq (la main).
6 Ono, Six.
7 Fitu, Sept.
8 Valu, Huit.
9 Hiva, Neuf.
10 Hogofulu, Dix.
11 Hogofulu ma taha, Onze.
12 Hogofulu ma ua, Douze.
19 Hogofulu ma hiva, Dix-neuf.
20 Uofulu, Vingt.
21 Uofulu ma taha, Vingt-un.
29 Uofulu ma hiva, Vingt-neuf.
30 Tolugofulu, Trente.
40 Fagofulu, Quarante.
50 Nimagofulu, Cinquante.
60 Onogofulu, Soixante.
70 Fitugofulu, Soixante-dix ou Sep-
tante.
80 Valugofulu, Quatre-vingts.
90 Hivagofzilu, Quatre-vingt-dix ou
Nonante.
100 Teau, Cent.
101 Teau ma taha, Cent un.
155 Teau ma nimagofulu ma nima,
Cent cinquante-cinq.
200 Ua geau, Deux cents.
300 Tolu geau, Trois cents.
1000 Afe, Mille.
2000 Ua afe, Deux mille.
10000 Mano, Dix mille.
20000 Ua mano, Vingt mille.
100000 Kilu, Cent mille.
1888 Taha afe ma valu geau ma
valugofulu ma valu.
128474 Taha kilu ma ua mano ma valu afe ma fa geau ma fitugo-
fulu ma fa.
La numeration, comme on le voit, suit le systeme decimal. Les
noms des nombres dSrivent les uns des autres d'apr^s ce systeme.
2° Ordinaux.
(Marquant le rang.)
lcr e uluaki, Premier. I 3mc e tolu, Troisi&me.
2me e ua, Second ou Deuxieme. I 4mc e fa, Quatri&me, etc., etc,


8
GRAMMAIRE TOGA
IV — PRONOMS PERSONNELS
1°. — Devant le verbe attributif et immediatement apr£s le
verbe substantif 'Oku :
.2 ( lre personne, Ou, U, Ku, Te, je, moi.
2s personne, Ke, tu, toi, vous (par politesse).
35 \ 3e personne, Ne, il, elle, lui.
Remarques. 1°. A la premiere personne, Ou est le plus usite.
U et Ku ne sont que des contractions. TJ se rencontre au passe
apres le mot ne et au futur apres te.
Exemples : J’allai, Neu dlu; J’irai, Teu dlu.
Ai 6te moi allant; serai moi allant.
Ku s'emploie au passe aprds le mot nad.
Exemple : J’allai, Nadku dlu.
Ai et6 moi allant.'
Te peut s’employer dans tous les temps; mais ildoit avoir pour
correspondant le mot kita. Ainsi on ne dirait pas : 'Oku te dlu
Suis moi allant
au, mais bien : 'Oku ou dlu au, ou encore : 'Oku te dlu kita,
moi, Suis moi allant moi. Suis moi allant moi.
Je vais moi. (Voir au Il°.)
2°. On ne met Ne (3e personne) que devant un verbe actif.
Ainsi on dit bien : Il mange une poule, 'Oku ne kai ae moa.
Est lui mangeant la poule.
Mais il faut dire : Il souffre, 'Oku mamahi ia, ct non 'Oku ne
Est souffrant lui.
mamahi.
Cette faute est devenue tres commune aujourd’hui.
lre personne
2e personne
3e personne
1 ire personne
<
S / 2° personne
\ 3e personne
o
Q
s6par6, Ma, nous deux (sans vous).
uni, Ta, nous deux (moi et toi).
Mo, vous deux.
Na, eux deux, elles deux.
s6pare, Mau, nous (sans vous).
uni, Tau, nous (avec vous).
Mou, vous.
Nau, eux, elles.


GRAMM Al KE TOGA
9
Exemples : Allez vous deux a Haapai, nous resterons ici nous
deux, Ke mo o ki Haapai, te ma nofo i heni.
Que vous deux aller a Haapai, serons nous deux restanta ici.
Pierre, allons a Mua, E Petelo, ke ta o ki Mud.
0 Pierre, que nous deux aller a Mua.
11°. — Apres le verbe attributif :
a f
in \
( Au correspondant de Ou )
*” Personne | Kita correspondant de Te f ino1- me'
2e personne Koe, toi, te.
3e personne la (on le retranche quelquefois), lui, le.
S3
Q
lro personne
2e personne
3e personne
® L lre personne
‘S j
£ ) 2° personne
\ 3° personne
separe, Akimaua, nous deux (sans toi).
uni, Akitaua, nous deux (toi et moi).
Akimoua, vous deux.
Akinaua, eux deux, elles deux.
s6par6, Akimautolu, nous (plusieurs sans vous).
uni, Akitautolu, nous (plusieurs avec vous).
Akimoutolu, vous (plusieurs).
Akinautolu, eux, elles (plusieurs).
Ex. : Jesus nous a sauves, Nae fakamoui e Sesu akitautolu.
A ete sauvant Jesus nous.
Dieu nouscommande de vous enseigner la religion, 'Oku fekau e
Estordonnant
he 'Otua kiate kimautolu, ke mau akonaki ae lotu kiate
le Dieu a nous que nous enseigner la religion a
kimoutolu.
vous.
III0. — Les pronoms personnels au genitif, aprds le verbe,
changent de forme. Ge genitif, gui n’est pas en usage en francais,
l’est tres souvent en Toga.
Nous donnons ici le nominatif et le genitif des pronoms qui
precedent:

pe
2e
3e
personne
personne
perso line

nominatif : a ou e au, moi.
genitif: a aku (noms en a), o oku (noms en o), de moi.
nominatif : a ou e koe, toi.
genitif : a au, o ou, de toi.
nominatif : a ou e ia, lui.
genitif : a ana, o ona, de lui.


10
GRAMMAIRE TOGA
pers.
pers.
pers.
( nominatif: a ou e kimaua, nous deux (sans toi).
( genitif : a ou o maua, de nous deux (sans toi).
j noininatif : a ou e kitaua, nous deux (toi et moi).
I gSnitif : a ou o taua, de nous deux (toi et moi).
( nominatif : a ou e kimozia, vous deux.
Pers’ ( g&nitif : a ou o moua, de vous deux.
| nominatif : a ou e kinaua, eux deux, elles deux.
Per&. j ou o naua, d’eux deux, d’elles deux.
JsGpare
uni
nominatif : a ou^ kimautolu, nous (sans vous).
genitif : a ou o mautolu, de nous (sans vous).
nominatif: a ou ekitautolu, nous (vous et moi).
g6nitif : d, ou o tautolu, de nous (vous et moi),
nominatif: a ou e kimoutolu, vous.
gSnitif : d ou o moutolu, de vous.
nominatif: a ou e kinautolu, eux, elles.
g6nitif : aou onautolu, d’eux, d’elles.
Ex. : A qui est ce livre ? Koe tohi
C’est livre
tohi a du.
a hat ? G’est ton livre, koe
de qui ? c’est
livre de toi.
Remarque. — La terminaison ua du duel est le nom de nombre
qui signifie deux; et tolu, celle du pluriel, est le nom de nombre
qui signifie trois.
V — ADJEGTIFS POSSESSIFS
lre Section. — Gorrespondants des noins en a.
/ ( eku, correspondent de ou, au )
| lre Personne | ete, correspondant de te, kita\ mon- ma'
gD1 2e personne hod, ton, ta.
\ 3e personne ene, son, sa.
ire personne
2e personne
3e personne
Pc personne
2® personne
3® personne
separe ema, notre, nos, a nous deux (sans toi).
uni eta, notre, nos (a toi et a moi).
hodmo, votre, vos, a vous deux.
ena, leur, a eux deux.
sSpare emau, notre. nos, inous trois, etc. (sans toi).
uni etau, notre, nos, anous trois, etc. (avectoi).
hoomou, votre, vos, a vous (plusieurs).
enau, lemyleurs, a eux (plus de deux).


GRAMMA1RE TOGA
11
Exemple : Je vous aime, parce que je sais que vous etes bon,
tournez : Je volts airne, c’est mon savoir que vous etes bon, 'Oku
Suis
ou ofa au kiate koe, ko eku iloi oku ke ag alelei, ou
moi aimant moi a toi, c’est mon savoir etre toi bon,
encore : 'Oku te ofa kita kiate koe, ko ete iloi oku ke
Suis moi aimant moi a toi, c’est mon savoir etre toi
agalelei.
bon.
La deuxi^me forme est plus familidre et moins en usage dans
les discours un peu soutenus.
2C Section. — Correspondants des noms en o.
f i hoku, correspondant de ou, au )
L lre personne | correspOn(]ant i6f kita j mon’ ma‘
g51 2e personne ho, ton, ta.
‘in \ 3e personne hono, son, sa.
J
lre personne
2® personne
3° personne
L lro personne
j=J I 2C personne
\ 3C personne

Q
separe homa, notre, nos, a nous deux (sans toi).
uni hota, notre, nos (a toi et a moi).
homo, votre, vos, a vous deux.
hona, leur, leurs, a eux deux.
s&pare homau, notre, nos, a nous (sans vous).
uni hotau, notre, nos (h. nous et a vous),
homou, votre, vos, a vous (trois et plus).
honau, leur, leurs, a eux (trois et plus).
Exemples : Nos habits a nous deux (non pas les tiens) sont
dechir6s, 'Oku mahaehae homa kofu.
Sont dSchires nos habits.
Pierre, allons a Mua sur notre embarcation (l’embarcation com-
mune a Pierre et a moi), E Petelo, ta folau ki Mud i
0 Pierre, nous deux naviguer vers Mua dans
hota vaka.
notre pirogue.
Remarque. — Les rapports de ces adjectifs avec les pronoms.
personnels sont evidents. Il n’y a que quelques variations dans la
formation.


12
GRAMMAIRE TOGA
VI — ADJEGTIF INDEFINI
L’adjectif indefini, un, une, qui est aussi tin pronom indSfini,
signifiant quelque, quelconque, se rend en Toga par Ha indecli-
nable, lorsqu’il n’est pas contracts avec l’adjectif possessif.
Exemples : Donne-moi une hache (quelconque), Mai ha toki.
A moi une hache.
Il n’y a pas de hache dans cette maison, 'Oku ikai ha toki i
Est ne pas une hache dans
he faleni. Y a-t-il un (quelque) navire en mer? Pe bku ai
la maison-ci. Est-ceque est la
ha vaka i tahi'l
un navire en mer ?
Lorsque un, une peut etre remplacS par le, la, il est article
indefini et il se rend alors en Toga par 1’article.
Exemples : Un homme, nomine Paul, cst mort, Nae pekia ae
Est mort le
tagata ko Paulo. Un homme humble est aime de Dieu, 'Oku
homme c’est Paul. Est
ofeina e he 'Otua ae tagata agavaivai.
aim6 de le Dieu le homme humble.
Enfin lorsque un, une rappelle l’idee de nombre, on le rend par
taha, tokotaha que 1’on fait prScSder de Particle.
Exemples : J’ai vu un homme, Naaku mamata ki he tagata
Ai moi vu a le homme
e tokotaha. J’ai un livre; tu en as deux, 'Oku iate au ae tohi e taha,
un. Est A. moi le livre un,
ka bku ia koe ae tohi e ua. Un des soldats, Koe tokotaha oe
et est a toi le livre deux. G’est un de la
kau tau. de
troupe des soldats.
1’armSe.
CONTRACTIONS DE L’ADJECTIF INDEFINI AVEC L’ADJECTIF POSSESSIF
1°. Gorrespondants des noms en a.
/' ( haaku. correspondant de ou. au )
^2 i lr personue j haatei correspondant de Ze, kita ) mon’ mes*
) 2® personne hao, ton, tes.
r® \ 3® personne hahno, son, ses.


GRAMMAIRE TOGA
13
lre personne
2e personne
3e personne
lre personne
2° personne
3e personne
Pluriel. Duel. Singulier. Pluriel. Duel.
sSparS habma, notre, nos, a nous deux (sans toi).
uni habia, notre, nos (a toi et & moi).
habmo, votre, vos (a vous deux).
haana, leur, leurs eux deux).
sSparS habmau, notre, nos, & nous (sans vous).
uni haatau, notre, nos, a nous (avecvous).
haamou, votre, vos (a plusieurs).
haanau, leur, leurs (a plusieurs).
2°. Gorrespondants des noms en o.
( haku, correspondant de ou, au )
ire per30nne | We> corregpondant de j mon, mes.
2e personne hao, ton, tes.
3e personne hano, son, ses,
( sSparS hama, notre, nos, & nous deux (sans toi).
1 personne j hafai notre, nos (i toi et a moi).
2C personne hamo, votre, vos, & vous deux.
3e personne hana, leur, leurs, & eux deux.
, ( sSparS hamau, notre, nos, a nous (sans vous).
lrc personne 1 . . , . . . /
r ( um haiau, notre, nos, a nous (avec vous).
2C personne hamou, votre, vos (a plusieurs).
3e personne hanau, leur, leurs (a plusieurs).
Ex. : Je n’ai point de livre, 'Oku ikai haaku tohi (noms en a).
Est ne pas un mien livre.
As-tu un habit? Pe oku at hao kofu? (kofu est un nom en o.)
Si est la un tien habit?
Remarque. — Pour exprimer plus fortement l’idee de possession
ou de privation, on redouble le possessif contracts avec le genitif
du pronom personnel qui se met aprds le verbe.
Exemple : Je n’ai point de livre du tout, Oku ikai haaku tohi
Est ne pas un mien livre
a aku.
de moi.
VII — PRONOMS ET ADJECTIFS DEMONSTRATIFS
Ko, devant un pronom ou un nom propre, ce, cet, cette, etc.
Koe, devant un nom commun, ce, cet, cette, etc.
Exemples : G'est Paul, Ko Paulo (ce Paul).


14
GRAMMAIRE TOGA
En francais, si I’on demande : Qui a fait cela? On repond sini-
plement : Paul; en Toga, on dit : G’est Paul, Ko Paulo.
Qu’a-t-on apporte? — Des poules, Koeha ae med kuo d mai?—
Quoi la chose a 6te apport&e?
venant vers nous?
Koe faga moa.
C’est plusieurs poules.
Koeni, ceci. Koena, cela.
I heni, ici. I hena, la.
VIII — PRONOMS RELATIFS
1°. Les pronoms relatifs fran^ais qui, que, lequel, laquelle, les-
quels, s’expriment rarement en Toga.
Exemple : G’est le livre que je possdde, Koe tohi oku ou
G’est le livre suis moi
mau, littSralement : G’est le livre je possfcde.
possGdant.
2°. Le pronom relatif peut s’exprimer par le pronom personnel
pr6c£de de l’article au datif et mis apres le verbe.
Exemple : G’est un homme que j’aime, Koe tagata dku ou
C'est le homme suis moi
dfa kiate ia. est mon
aimant & lui.
amour
3°. Le relatif at se met aussi a la place du pronom personnel et,
comme lui, aprds le verbe, pour exprimer le qui et le que fran-
cais.
Exemples : G’est un homme que j’aime, Koe tagata, dku ou
C’est le homme suis moi
dfa ki at. J’aime Dieu, c’est pourquoi je suis catholique, 'Oku
aimant & lui. Suis
ou dfa ki he 'Otua, koia dku ou lotu katolika ai. (G’est
moi aim ant cL le Dieu, c’est cela suis moi du culte catholique-la.
est rendu par koia et pourquoi par ai.)


GRAMMAIRE TOGA
15
IX — PRONOMS LNTERROGATIFS
Qni est-ce? Kohail lilteralement, c’est qui ?
Exemple : Quel est votre nom? Kohai ho higoa ?
G’est lequel votre nom?
QiGesl-ce que c’esL? Koeha? litteralement, c’est quoi?
Exemple : Qu’est-ce que cette chose en Toga? Koeha ae med
G’est quoi la chose
ni i he lea fakatoga? Ou bien, 'Oka ui koeha ae mea
ici dans la langue de Toga? Est appelee c’est quoi la chose-
ni? littdralement : S’appelle quoi cette chose?
ci?
Pourquoi cela? Oha ? Koeumad ? Koeuhi koeha ?
Pourquoi fais-tu cela? Koeha dku ke fai ai ae med ni?
G’est quoi es toi faisant lb la chose-ci ?
QUESTIONS DE LIEU
Ob vas-tu ? Ko hod alu kife ?
G’est ton aller ou?
D’ou viens-tu ? Ko hod hau meifc ?
C’est ton venir d’ou?
Ob demeures-tu? 'Oku ke nofo ife?
Es toi demeurant ou?
PARTICULES INTERROGATES
Pe. Mise aprbs nn mot, cetle particule signifie : seulement. Au
commencement d’une phrase, elle donne a celle-ci la forme inter-
rogative.
Ex. : Y consens-tu ? Pe dku ke loto ki ai ?
Est-ce que es toi voulant b cela?
Tud-fiha? Gombien de fois?
Exemple : Combicn de fois as-Lu desobGi par mois? Koe mahina
C’est mois
taki tud-fiha hod talagataa?
chaque combien de fois ta d&sobbissance ?


16
GRAMMAIRE TOGA
X — AUTRES PRONOMS
1°. Tautau tokoua, deux a deux; Tautau tokotolu, trois a trois, etc.
Ex. : Ils allaient deux a deux, Nad nau o tautau tokoua.
Etaient eux allant deux, a deux.
par groupes de deux.
2°. Kotoape, Fulipe, Fuape, tous.
3°. Toutou, cliacun a son tour.
Exemple : Enfants, portez ce fardeau chacun a votre tour,
Tamaiki, mou toutou fua ae kavega.
Enfants, vous tour a tour porter la charge.
4°. Takitaha, Takiua, Takitolu, etc., chacun un, chacun deux,
chacun trois, etc.
Exemple : 11 y a trente cochons et seulement dix homines; cha-
cun aura trois cochons, 'Oku tolugofulu ae puaka, ka oku
Sont trente le cochon, rnais sont
tokohogofulupe ae tagala, koe tag ata takitolu ae puaka.
dix seulement le homme, c’estlehomme chacun trois le cochon.
XI - VERBES
Le verbe substantif 'Oku ou, je suis, sert a conjuguer tous les
verbes : actifs, passifs, neutres, r6fl£chis, etc., dans tous leurs
temps, leurs modes et leurs personnes.
Conjugaison du verbe substantif ou auxiliaire etre.
PRESENT
'Oku ou i heni, Je suis ici.
Suis moi ici.
'Oku he i hena, Tu es la.
Es toi la.
'Oku i heni ia, Il est ici.
Est ici lui.
etc.
FUTUR
Te u monuia, Je serai heureux.
Serai moi heureux.


GRAMMAIRE TOGA
17
Te ke monuia, Tu seras heureux.
Seras toi heureux.
E monuia ia, 11 sera heureux.
Sera heureux lui.
etc.
Remarque. — Le futur est e au lieu de Te, quand Ttiuxiliaire n’est
pas suivi imm&diatement du pronom. Il en est de m&rne pour tous les
verbes a la 3e personne du singulier au futur.
Exemple : Le roi cherchera aprfes toi, E kumi kiaie koe ae Tui.
Sera cherchant A toi le roi.
PASS&
11 y a quatre manures d’exprimer le pass6 : Nad, Ne, Kuo, Nae.
Exemples : Nadku masiva.
Ai ete moi pauvre.
Neu masivat Keu masiva.
Ai etd moi pauvre. Ai ete moi pauvre.
J’&tais, j’ai 6te, je fus pauvre.
Nae ne s’emploie que quand le pronom ne suit pas imm&diatement
l’auxiliaire.
Exemple : Nae masiva ia, 11 6tait pauvre.
Etait pauvre lui.
IMPtiBATIF
£ / Ke ke agalelei, Sois bon.
) Que toi bon.
1 Ke agalelei ia, Qu’il soit bon.
in \ Que bon lui.
!Ke ta agalelei, Que nous soyons bons tous deux.
Que nous deux bons.
Ke mo agalelei, Que vous soyez bons tous deux.
Que vous deux bons.
Ke na agalelei, Qu’ils soient bons tous deux.
Que eux deux bons.
q / 'H. 1 S * o 3 d, < '—.'Tj —' o i OJ-TS 1 ' Ke tau agalelei, Que nous soyons bons. Que nous bons. ) Ke mou agalelei, Que vous soyez bons. | Que vous bons. Ke nau agalelei, Qu’ils soient bons.
£ Que eux bons.
2


18
GRAMMAIRE TOGA
SUBJONCTIF
(Avec ke, comme l’imp&ratif.)
'Ofa keu agalelei, Plaise & Dieu que je sois bon.
Desir que moi bon.
'Ofa ke ke agalelei, Que tu sois bon.
Desir que loi bon.
'Ofa ke agalelei ia, Qu’il soil bon.
Desir que bon lui.
Tous les autrcs verbes se conjuguent avec les diffdrents temps
et les modes du verbe auxiliaire bku.
Conjugation du verbe f^i, faire.
Nae ne s’emploie, comme nous l’avons dit, que lorsque le pro-
nom ne suit pas imm&diatement l’auxiliaire.
PRESENT
'Oku ou fai, Je fais, Je suis faisant.
Suis moi faisant.
'Oku ke fai, Tu fais.
Es toi faisant.
'Oku ne fai, Il fait.
Est lui faisant.
etc.
FUTIIR
Te u fai, Jc ferai.
Serai moi faisant.
Te ke fai, Tu feras
Seras toi faisant.
Te ne fai, Il fera.
Sera lui faisant.
etc.
PASSE
Naaku \
Neu > fai, j’ai fait.
Ku ou )
etc. etc.
Ex. : Dieu a fait le monde, Nae fai e he Otua a mamani.
A fait Dieu le monde.


GRAMM AIRE TOGA
19
IMP&RATIF
{Ke ke fai, ou settlement Fai, fuis.
Singu ler j qu’il fasse.
SKe ta fai ou Ta fai, faisons nous deux.
Ke mo fai ou Mo fai, faites vous deux.
Ke na fai, qu’ils fassent tous deux.
!Ke tau fai ou Tau fai, faisons tous.
Ke mou fai ou Mou fai, faites.
Ke nau fai, qu’ils fassent.
Pluriel
SUBJONCTIF
'Oku tonu, il est juste
fKe u alu, que j’aille.
Ke ke alu, que tu ailles.
Ke alu ia, qu’il aille.
( s6par6 Ke ma o, que nous allions, nous deux (sans toi).
( uni Ke ta o, que nous allions, toi et moi.
Ke mo o, que vous alliez vous deux.
Ke na o, qu’ils aillent, eux deux.
j sdpare Ke mau o, que nous allions (sans vous).
! uni Ke tau o, que nous allions (ensemble).
Ke mou o, que vous alliez.
Ke nau o, qu’ils aillent.
Alu s’emploie pour le singulier et o pour le pluriel du verbe
Aller.
Remarque. — Au lieu de conjuguer le verbe, on en fait souvent
un substantif que l’on emploie avec le pronom possessif, a la
place du pronom personnel.
Exemple : Au lieu de dire : 'Oku ou fai, je fais, on dira bien : Ko
eku fai, c’est mon faire.
OBSERVATIONS SUR LES DIVERSES ESPECES DE VERBES
1°. Quelques formes passives se rencontrent dans la langue Toga,
Ce sont plutot des adjectifs verbaux que des verbes passifs.
Ges adjectifs se forment par l’addition a la forme premiere de


20
GRAMMAIRE TOGA
terminaisons telles qne i, ia, a, ina, ekina et autres que l’usage
apprendra.
Ex. : 'Oku ou fakamau, je juge. 'Oku fakamaui au e he kakai,
Suis moi jugeant. Suis jug6 moi paries gens,
je suis juge par le peuple; ou mieux, les gens me jugent. Je suis
battu, 'Oku ou teia.
Suis moi battu.
Remarque. — Un verbe passif fran^ais se rend presque toujours
par un verbe actif, en faisant du sujet un regime et du regime le
sujet.
2°. Beaucoup de verbes qui ont la forme neutre prennent la
forme active avec regime direct, quand on ajoute i a leur forme
ordinaire.
Ainsi, Kataki, prendre patience. Katakii ae mahaki, supporter la
Supporter la maladie.
maladie (forme active).
3°. Les verbes reciproques se forment ordinairement par l’addi-
tion de fe de van t la forme simple, et de dki apres.
Ex. : Tauhi, servir; Fetauhiaki, se servir les uns les autres.
On rencontre des infegularites faisant exception a cette r^gle.
Ainsi Ofa, aimer; Feofoofani, s’aimer, s’emploie en mdme temps
que Feofaaki, Feofaki et Feofanaki. Feitaaki, se f&cher, est moins
usite que Feiteitani, de ita, colure.
particules importantes. — Les particules Mai, atu, age se ren-
contrent souvent apr^s les verbes. Elies indiquent des directions
diverses, le rapprochement ou l’eloignement : Mai, la direction
vers la personne qui parle ; Atu, la direction contraire; Age, la
direction vers une tierce personne ou vers un lieu quelconque,
different de celui qu’occupe la personne qui parle.
XII — ADVERBES
Beaucoup d’adverbes sont fornfes d’adjectifs que Ton fait pr6-
cSder de Faka (a la fa^on de, selon la manfere de) ou suivre de
huge (comme, de m6me).
Les principaux adverbes de manfere, de lieu, de quantite, de
temps sont : Ape peut-etre ; Fakataha ensemble ; Fefe comment;


GRAMMAIRE TOGA
21
Fuape entidrement; Tkai, non, ne pas, jamais; 'Tkai aupito nulle-
ment, pas du tout; Io oui; Kehe, Kehekehe sdparSment; Maumalie
convenablement, en ordre; MuZwbien, c’estbon: Mooni surement;
Moonihage vraiment; Pe settlement; Pehe ainsi, de cette manure ;
Tatau pe pareillement, semblablemcnt; Tei presque.
Hena, he, la; Heni, ici; Ife, Fife ou ; Ki hake en haut; Ki hena
vers ce lieu-la.; Ki heni vers ce lieu-ci; Ki hifo, Ki lalo, I lalo , en
bas, au-dessous; Ki loto, I loto dedans; Ki hema a gauche; Ki
matau a droite ; Ki mua devant, en presence de ; Ki mui derriere,
aprds; Ki oluga, I oluga en haut, dessus ; Ki potu de ce cdU ; Ki
tua, I tua derriere, dehors; Mamao loin; Mei fe d’oti; Mei hake d’en
haut; Mei hena de la ; Mei heni d’ici; Mei hifo, Mei lalo d’en bas;
Mei bluga d’en haut; Tau potu ki hena de ce cdtS-la; Tau potu ki
heni de ce cdt6-ci :
Afe quand (pour le futur); Anefe quand (pour le passG); Ahoage
pe, Aho pe de jour; Anai bientdt; Aniafl hier ; Apogipogi demain ;
Anipo la nuit derntere ; He aho koeni, He ahoni aujourd’hui; Kei
encore ; Loa il y a longtemps ; Talu depuis; Teeki pas encore ;
Toki dernierement; Toe encore, de nouveau.
Aipe sans cesse ; Lahi beaucoup ; Loko peu; Malta assez ; Mo tua
suflisamment; six peu, en petit nombre.
XIII — PREPOSITIONS
A, de; Aki, sur, avec, au sujet de, par le moyen de; Ki, I, de,
sur, par, avec, dans, a; Kia, sur, vers, dans (Kia pour Ki a, Kiate
pour Ki a te, Kihe pour Ki Re); Ma, pour; Mo, avec; Ofi, aupr^s
de; Tae, sans.
XIV — GONJONCTIONS
Ka, mais, si; Ke, car, parce que; Ke, que, afin que; Koeuhi ko,
a cause de; Koeitmaa, pourquoi; Koia, c’est pourquoi; Lolotoga,
Monu, pendant que, tandis que; Mo et Oka, lorsque, si, quand ;
Pea, et, ensuite ; Pea kuo, lorsque, apr6s que; etc.


22
GRAMMAIRE TOGA
XV — INTERJECTIONS
En Toga, comme dans tous les dialectes polynSsiens, les inter-
jections sontfort nombreuses. Voici les principales :
Ent! Eh! (pour appeler l’attention). Iala! Iau! Oh ! All! (mar-
quent admiration, surprise). Io! Oui bien (marque 1’affirmation).
Isa! Iseisa! Eh! (regret, m^contentement). Neinei! Il n’y a rien
d’dtonnant que. Ohd! Oh! (moquerie). Oil Oiau! Oiaue! Oiaui !
Hdlas! (6tonnement, douleur, amitic). Pei! Eh bien done! (com-
mandement'. Seuke! Seukele! Gertes! Oh! (surprise, dGtresse,
pitiG). Tage ou Tagi mooni! Vraiment! (serment affirmatif)., U!
HSlas! (compassion, chagrin). Ui! Oh! (colere, dugout, mepris), etc.


DICTIONNAIIIE TOGHRANCAIS
A
La voyelle a se prononce comme
en francais.
A, art. le, la..., signe du nomi-
natif et de l’accusatif devant les
noms propres et les pronoms per-
sonnels : A Petelo, Pierre. A kitau-
tolu, nous. Nae bloi a Sesu e Malia,
Marie enfanta J&sus. Kuo fakamoui
a kitautolu e Sesu, J6sus nous a
sauvds. Voir Ae.
'A, s. haie, cloture, palissade,
reinpart : Koe a kaho, palissade de
roseaux. Koe to a, planter une haie.
Loto d, l’intSrieur d’une cldture,
maison d’un chef qu’on suppose
cldturee. —, adj. et v. eveillG; veil-
ler, etre 6veill6, avoir les yeux
ouverts : Kito A hono mata, ses
yeux sont ouverts. Kuo a mohe,
encore endormi. Pluriel : hh, r&veil-
lez-vous. —, particule quimarque le
futur : afe, quand? h po, la nuit
prochaine ; a efiafi, ce soir; h pogi-
pogi, dernain. —,"pr6p. de ; c’est le
signe du gSnitif. On l’emploie lors-
que la preposition de marque un
rapport d’action, et on met o lors-
qu’elle marque un rapport de pas-
sivite ou d’appartenance : Koe leo h
Petelo, la surveillance de Pierre (il
surveille); Koe leo o Petelo, la sur-
veillance de Pierre (il est surveillG).
Koe gaue a Petelo, le travail de
Pierre. L’usage apprendra les quel-
ques exceptions.
"A, v. faire s&cher, presenter au
feu; se dit des feuilles d’arbre ou
d’un bois recourb6 qu’on veut
redresser : ~A ae loufusi ki he aft,
faire sGcher les feuilles de bana-
nier. —, adv. la : Tuku a ou maw
a, halte-la, c’est assez. Alu a, adieu.
—, adv. de suite ; il indique le pre-
sent.
Aa9 v. passer & gu6, marcher
dans l’eau en gu6ant.
'Aa, adj. mou.
Aaaga, s. gu6, endroit guSable.
'Aafa, adj. presque pleine ; se dit
de la mer : Kuo ahfa ae tahi, la
mer est presque pleine.
'Aafaki, v t. n. Veiller pendant
la nuit : Aafaki ae mahaki, veiller
le malade. 'Ahfaki ae Tuitoga, veil-
ler le Tuitoga.
'Aafu, 'Afuafu, s. chaleur en-
core int&rieure : Kuou aafu, je suis
brulant de chaleur. Kuo hafu ae
umu, les vivres (d'une grande cui-
sine) sont chauds.
"Aagaki, “Agaki, v. presenter
seulement au feu.
Aalii, 'A alii, v. voir, visiter :
'Ahlii ae mahaki, visiter le malade.
'hahi ae gaue, visiter le travail. —,
essayer, Gprouver, tenter : 'Ahhi ae


AAU
— 24 -
AFA
toki, pe bku masila, essayer une
hache, si elle coupe bien. Syn.
'Ahiahi.
'Aaliu, s. adj. et v. douleuraprSs
une blessure, une coupure, etc.;
cuisant; cuire : Kuo bahuhoku nima
i hoku lavea, la blessure de ma main
me cuit.
'Ahku, pron. pers. gSnitif de
au, de moi : Koe meh b hai ? b bku,
h qui est cela? a moi.
AMa, adj. beau, brillant, Scla-
tant, v. g. une couleur : Kuo bbla
ae fakatatd, l’image est brillante.
'Aali, v. paraitre a travers un
objet transparent; voir ~Adta. On
emploie bbli pour une plus grande
transparence, quand l’objet parait
davantage.
'Aalo, v. ramer, aller a la pSche
en pleine mer : Kuo nau alu o bblo,
ils sont allSs pecher.
Aiklu, v, chasser du gibier :
'Ablu ae manu, chasser les b&tes.
Koe kuli bblu, chien de chasse.
'A:ina, s. cavitS peu profonde ;
plur. bnabna.
Ailnu, s. et v. crachat. Cracher,
mSpriser. Voir 'Anuhi; passif banua.
'A^pa, adj. craint, respects :
Kuo bbpa ae nofo ae hou Eiki, on
respecte la demeure des chefs.
'Askpi, adj. serrS, encombrS. Voir
'Apiapi.
A&ta, “Aata, v paraitre & travers
un objet transparent, v. g. eau,
linge, verre. Voir 'Abli.
A&tu, adj. lassS, fatiguS d’un
contre-temps, d’un mauvais temps.
A&u, Askua, v. Stendre, dSrou-
ler : Abu ae kupega, Stendre un
filet. Abu ae maea, dSrouler une
corde. —, au fig. expliquer : Faka-
abu mai hob gaue, expliquez votre
ouvrage. —, oter, changer de place,
prendre des objets pour les poser
ailleurs : Abu ae toki mei he puha,
sors la hache de la boite.
Aauliki, v. raconter, divulguer
sans reserve ce qu’on a entendu :
Abuliki ae talanoa, divulguer la
conversation.
Ae, art. le, la les ; signe de l’ac-
cusatif devant les noms communs,
et meme du nominatif quand il n’y
a pas danger d'amphibologie. Voir A.
'Ae, 'Aeni, 'Aena, Ac, Aeni,
Aena, pron. et adj. dem. Ce, cet,
cette, celui-ci, celui-la, ceux-ci,
ceux-la, celle-ci, celle-la, celles-ci,
celles-la. Ils se mettent seuls en
rSponse ft une question : Koe fale
fe? be, quelle maison? celle-ci. Voir
Koeni, Koena.
'Aefe? 'Aelia? pron. inter,
lequel? laquelle ? Quand ce sont
des choses a preciser, des objets a
determiner.
'Aefiafi, adv. ce soir.
'Aelia? pron. inter. Voir 'Aefe.
Aena, 'Aena, adj. dem. celui-lft,
celle-lS. Voir 'Ae.
Aeni, 'Aeni, adj. dSm. celui-ci,
celle-ci. Voir 'Ae.
'Aeva, v. se promener; en par-
ent de plusieurs personnes. Voir
Eva.
'Afa, 'Afatkfa, v. grossir, van-
ter, exagSrer (terme hyperbolique) :
Nae bfa e Luka, o Tie pehe : Kuo tau
mai ae fuu manuao lahi, pea td koe
hikii vaka stipe, Luc exagerait di-
sant qu'un navire de guerre avait
jetS l’ancre ici, et voila que ce n’est
qu’un tout petit navire.
Afa, s. tempSte, bourrasque, ou-
ragan.
“Afa, adj. presque semblable :
Oku dfa ae tama ni kia meb, Cet
enfant est presque semblable a
Mr... (ft chose).
'Afa&fa, voir 'Afa.
Afagia, Afasia, pp. de afd;
afagia se prend pour une tempete
qui a eu lieu au loin, ou il y a
longtemps : Kuo afagia ae [oiau,


AFO
- 25 -
AGA
les navigateurs out 6te pris par la
tempdte. Kzto afasia aetauni, cette
recolte a ete ravagee par la tem-
pGte.
'Afaki, adj. faits avant le jour,
en parlant des vivres : Koe itmu
hfaki, ce sont des vivres prepares
avant le jour.
Afasia, pp. Voir Afagia.
Afe, adj. num. mille. —, v. se
ddtourner de son chemin pour en
prendre un autre, passer;...
'Afe? conj. quand? s’emploie
pour le futur.
Afeaki, v. actif de afe, faire pas-
ser : Te ke afeaki ae med ni kia Pe-
telo, tu feras passer ces choses a
Pierre.
Afefua, s. courbure en angle,
sans accident extGrieur.
Afega, s. croisement de chemin,
lieu oh se d&tourne un chemin.
Afeitaulalo, v. se mettre du
cdt6 des faibles.
Afeitaudluga, v. se mettre du
cot6 des forts.
Afeitui, s. angle d’un chemin.
Afekafu, v. replier la couver-
ture sur soi pour la nuit.
Afi, s. feu.
Afii, v. ouvrir la main, la bouche,
tout ce qui a la forme de levres :
Afii ae mata, ouvrir les yeux.
'“Afi, '“Alia, actif de d, v. passer
la nuit a veiller : Kohai nad nau
'dfi ae maliaki? qui sont ceux qui
ont veill6 le malade ?
'Alio, 'Afioi, s. et v. terme de
respect rGpondant au mot majeste,
et s’employant pour les actions d’un
roi, v. g. regner, voir, regarder, de-
meurer, s’asseoir. etc.; plur. 'dfifio.
'Afioaga, s. trone, siege royal,
residence royale. Voir Nofodga.
“Afo, s. rang de feuilles cousues
pour la toiture ; grossc ficelle pour
pecher a la ligne : Koe dfo t pa.
Koe dfo i mdtau.
Afii, s. petits rejetons de canne
a sucre. —, v. rejaillir : Afu ae
uha, la pluie rejaillit. Pass, afuhia.
Afua, s. banc de sable dans la
mer qui tient a la terre
'Afua, s. beau temps.
Afaafu, s. bruine, petite pluie
fine.
'Afuafu, v. Voir 'Adfu.
Afuafulii, Afuhi v. arroser,
asperger, mouiller.
'Afuafuluga, 'Afuluga, v. sen-
tir le moisi, rechauffe : Kuo namu
dfuluga ae koga puaka, ce morceau
de cochon sent le moisi.
'Afueina, pp. de dfua, v. avoir
le beau temps.
'Afulia, s. mani&re de faire d’un
pays, d’une famille.
Afuliatalia, Fakaafuhatalia,
v. serrer, mettre en ordre, classer.
Afulii, v Voir Afuafuhi.
Afuliia, pp. de afulii, v. p. : Kuo
afuhia ae madia e he peau oe loka,
la plantation a ete mouillee par le
rejaillissement des vagues.
'Afuga, adv. a tort et a travers;
se dit des personnes et des choses :
Koeha oku dfugi ai hob lea, pour-
quoi parles-tu a tort et a travers ?
'Afuluga, v. Voir Afuafuluga. â– 
Aga, s. nature, caractere, habi-
tude, coutume, usage, mode, facon,
manitjre, qualite : Koe aga oe
fonua,... oe mahina ni, c’est l’usage
du pays, .. la nature de ce mois.
Ko hono aga, naturellement. Aga-
lelei, bon caractere. Agatdmaki,
difficile. Aganoa, insouciant. Koe
aga i fefine, i tagata, i fonua, c’est
le caractere de la femme, de
I’homme, du pays.
Aga, adj. dirige vers : Kuo aga
ae tagata ki he 'Otua, l’liomme se
dirige vers Dieu. 'Oku aga ki uta ae
akau, l'arbre penche vers la terre.
Aga, particule qui se met devant
les noms de nombre pour indiquer


AGA
- 26
AGA
le nombre de fois. On l’emploie
devant 1 et 2; et, devant les autres
nombres, c’est liuga que l’on met,
a moins qu’il s’agisse du nombre de
coups qu’on donne pour couper un
arbre ou tuer un animal; alors
on met aga ou liuga indiff£rem-
ment.
'Aga, s. lieu, endroit, place (dans
le sens le plus large) : 'Omai ha
kato mo hono hga o eku tohi, donne-
moi un panier pour que j’y place
mon livre. —, place, endroit ou une
chose se met, se fait, se passe; il se
met alors a la fin du mot : Kaibga,
refectoire, lieu ou l’on . mange;
nofoaga, demeure ; tohiciga, table a
ecrire; afioaga, trdne. On retranche
parfois la premiere syllabe : mohega
lit; et parfois on ajoute une con-
sonne : Takinaga, lieu ou Ton 6tend
le gatu. —, requin.
Agai, Aga agai, v. se moquer
de quelqu’un par derriere, ou de
son ouvrage. Voir Fakaaga.
'Agaaga, s. carcasse, cadavre;
contenant.
Agaagaki, adj. inaccessible aux
remontrances. —, v. croitre en
malice, en m£chancetA
Agafakalielia 9 adj. crapu-
leux.
AgafaKamaveuveu, adj. liber-
tin.
Aga faka vale, adj. in civil.
Agaliha? adv. Combien de fois.
Agahala, s. adj. et v. p6ch6,
luxure, prostitution; p&cheur; p6-
cher.
Agaliia , s. grand p6ch6,
crime, etc.
Agahiki, adj. orgueilleux, ambi-
tieux.
Agai, adv. vis-a-vis, en face de;
se dit de celui qui se tient habituel-
lement auprfcs d’un chef, pour lui
tenir compagnie : Koe agai oe Tui-
Toga. —, v. changer de direction,
en parlant du vent ou d’une tem-
p&te : Kuo agai ae afa, le vent a
changA
“Agaki, v. secher au feu.
Agakoloa, adj. heureux, qui a
du bonheur.
Agakovi,s. m6chancetA —, adj.
m&chant, d’un mauvais naturel,
avare, sans amitiA - , v. refuser
par mauvaise volontA
Agakovii, v, rejeter une de-
mandc : E ikai leu agakovii kiate
koe ha meh, je ne te refuserai rien.
Nae — mai ene puaka, il m’a refuse
son cochon.
Agalelei, s. bontA —, adj. bon,
liberal, poli, d’un bon naturel,
obligeant, charitable, affectueux.
Aga maha, adj. sec, sans li-
quide : Koe niu agamaha, coco. sec.
—, poltron, lache : Koe tag ata aga-
maha, c’est un fiiche.
Agamalu, adj. doux.
Aganoa, adj. insouciant, bon a
rien.
Agauofo, adj. bon, doux, qui
ne fait pas de bruit, qui se soumet.
Agadfa, adj. affable.
Aga taka, adj. qui n’a qu’une
courbure : Koe akau agataha. —, s.
homme qui ne s’applique qu’a une
chose.
Aga tala, V. imiter, singer quel-
qu’un, contrefaire : Koeha oku ke
cigatala ai kiate au ? pourquoi me
contrefaites-vous ? Koe manu oku
agatala, c’est un animal qui imite
ce qu’il voit faire (le singe).
Agatamaki, adj. mauvais, dif-
ficile : Koe tagata oku agatamaki i
oku kovi ene aga.
Agateia, adj. malheureux, tou-
jours battu.
Aga ton ii, adj. juste, droit, saint,
probe, innocent, bien ajustS, bien
meublA
Agatuil, s. adj. et v. revolte,
revolution, malice, malhonn6tet6


AGI
— 27 —
AHI
en actions; rebelle, insurgG, revolts;
se revolter.
Agatuitiimaki, adj. Voir Td-
maki.
Agaua, adj. adroit des deux
mains.
Agavaivaf, s. et adj. humility;
humble.
Age, adv. la-bas, de cot6 ; —,
particule marquant une direction
vers une 3e personne ou vers un
lieu different : Alu age, allez vous-
en; Tala age, demander, repondre;
Tuku age, renvoyer, rejeter. —, elle
signifie quelquefois auparavant, pre-
cedent : I he gaahi aho mua age,
les jours pr6c6dents.
'Age, v. porter, donner a un
tiers : 'Age ae meh kia Petelo, don-
nez cela a Pierre. Il s’emploie pour
la 3e personne, et mat pour la lre.
'Ageskge, adv. moins : 'Oku
dgedge ene pauu i he pauu a med, il
est moins m6chant qu’un tel.
Agi, v. souffler, en parlant du
vent : 'Oku agi meife ae matagi ?
d’ou souffle le vent? —, presider,
conduire un ouvrage, diriger la
marche d’uii navire en comman-
dant, diriger la danse en pr&sidant
au corps des musiciens : Kohai dku
agi i he etau med ni? qui conduit
cette affaire?
Agi agi fano, Agi holoaki, v.
faire le tour du com pas, en parlant
du vent; on emploie le lOr mot
quand 1c vent tourne en augmen-
tant, et le 2e quand il diminue.
Agi agi tuii, v. pari er beau co up
sur ce qu’il faut faire.
Agi holoaki, v. Voir Agiagifano.
Agimui, v. ob&ir, suivre, imi-
ter, fitre docile rGp&ter apr&s un
autre les mots comme cela se fait a
l’ordination d’un pretre : Tau agi-
mid kia Sesu, imitons Jesus. —,
repGter les ordres d’un chef dans
un travail. —, rendre la pareille :
Teu agimui kiate koe, ce que tu
feras, je le ferai. —, s. vent arridre
dans une navigation.
Agina, Agiagina, v. pas. &tre
agite, emport& par le vent, exposd
au vent: Nae agina lioku puloga, le
vent m’a enleve mon chapeau. Kuo
agina ae fuka, le drapeau est agite
par le vent.—, Stre pauvre : Koe
agina au, dku ikai hadku med, je suis
pauvre, je n’ai rien. —, battre une
danse, chanter une danse.
Agini, adj. rid6 : Kuo agini ae kili
o Petelo, la peau de Pierre est ri-
d6e. Voir Feu feu.
Agoi, s. nom d’une plante. —,
tirer une ficelle noircie sur une pi&ce
de bois pour tracer un trait; Atre
trac6, marquS, ajustd : Kuo ago ae
laupapa, la planche a 6t6 tracGe.
'Agoi, v. s’agiter et se donner
du mouvement pour arriver a ses
fins. Voir Holi.
'Agoago, adj. sec, dessGchG :
Kuo maha dgodgo ae vai. 'Agodgo
ae akau.
Alia, s. les deux cdt6s charnus
de la tete d’un poisson.
Aha, v. croitre et paraitre (plai-
santerie) : Kuo aha mai ene fielahi,
son orgueil parait.
'Ahaga, s. gu6, lieu ou l’on peut
gu6er d’une terre a l’autre. Voir Ad.
Ahi, s. bois de sandal.
'Ahi ahi, v. visiter : 'Ahidhi ae
eiki, visiter un chef. —, essayer,
tdcher, Gprouver, entreprendre, ha-
sarder, risquer, tenter, s’efforcer :
Pea alu ae kau falisei ki a Sesu ke
nau dhidhi ia, les pharisiens vinrent
pour tenter J6sus, pour le sur-
prendre dans ses paroles. Voir Adhi.
Ahiohio, s. tourbillon, trombe,
fort tourbillon de vent.
'Ahitua, v. veiller a ce que per-
sonne ne reste chez soi, mais qu’on
vienne i un fono, a une danse, a
un travail.


Al
— 28 -
AKA
'Aho, s. jour, journSe, clartG du
jour, lumierc du jour : Kuo aho, il
est jour, il fait jour. 'Aho fakaua,
jour de pleine lune, jour ainsi dou-
ble. 'Aho gofua, jour ouvrier. / he
hho ni, en ce jour, aujourd’hui.
'Ahoalio, adj. clair : Kuo hhohho
ae mahina, il fait beau clair de
lune. Kulo ahobho, rouge clair.
'Aho&hoia, 'Ahoia, adj. pro-
long6 jusqu'au jour. E ahohhoia ae
mahina, la lune jusqu’au jour. Kuo
hhoia emau hiva, nos chants ont
dure jusqu’au jour
'Ahotetea, s. jour apr&s le lever
du soleil : Ne ahotetea bmau led,
nous avons veillA toute la nuitjus-
qu’apr^s le lever du soleil.
'Alm, s. fiel d’un animal, fumde,
suie, liqueur amere qui suinte de
l’orange, du citron, etc... —, v.
fumer : 'Ahii aipe, faire fumer son
ouvrage, travailler beaucoup ; Kuo
bhu aipe ene gaue.
'Ahu&hu, v. fumer. Se dit aussi
de la pluie qui vient comme une
fumGe.
'“Ahua, adj. qui fait jaillir l’eau,
v. g. une embarcation; prGcipitS,
prompt, v. g. un mouvement, une
bande de poissons. —, faire de la
poussi&re, faire vite une chose :
'Oku 'aliua ene tele, ene gaue.
Ahuahu, adj. encore tendre et
aqueux, en parlant de la chair des
tubercules : Kuo kano ahuahu ae
ufini, cette igname est encore
aqueuse.
Ahuahu taiuaki, fatigu6 : Ahua-
hu tamaki i he gaue, i he matagi.
'Ahuia, pp. enfum6, noirci par
la suie.
'Ahuina, adj. enfumG, suffoqu6
par la fumee. pp. de bhu.
Ai, pron. et particule adverbiale
Squivalant a la, y, en : Nae ai, nae i
ai, il y avait. —, esp&ce de pronom
qui reinplace le mot dont il est
question, soit qu’il s’agisse d’un
lieu, d'une personne ou d’une chose:
Alu ki ai, va li. 'Ofa ki ai, aime le,
amour a lui. Nofo ai, y demeurer,
demeurer en cet endroit.
'Ai, s. brhlure en cercle en signe
de deuil; esp&ce d’arbre. —, v. po-
ser, placer, mettre, appliquer : 'Ai
ae tohi ki he kato, mettez le livre dans
le panier. 'Ai tata i hono ulu, prendre
un bonnet, placer un bonnet sur
sa tete. —, excl. fais, terme de com-
mandement et d'encouragement;
fais, quelle que soit la chose.
'Aiaga, 'Aiga, s. place, lieu ou se
pose une chose, easier, hangar, etc.
Ko hono biga, e’est sa place. 'Aiaga
oe heleta, fourreau. 'Aiaga kai, plat,
assiette. 'Aiaga tohi, bibliothfeque.
Aipe, adv. toujours, sans cesse,
perpetuellement : Tagi aipe, pleu-
rer sans cegse.
'Aitoh, excl. tant mieux! en
r6jouissance du mal ; J’en suis
content; bien merits 1 Kuo mate a
M., bitob, M. est mort, tant mieux!
Voir Maltob.
'Aka, s. ruade, coup de pied. —,
v. donner des coups de pied, ruer,
regimber : 'Oua nab ke aka, ne
donne pas des coups de pied. 'Aka
atu ou 'Aka age ki ai, donne-lui un
coup de pied. 'Aka hifo, fouler aux
pieds.
“Aka, s. racine d’une plante quel-
conque : ~Aka i bkau, racine d’un
arbre. —, v. enraciner, planter :
Kuo aka ae akau, l’arbre a 6t6
plants.
Akaaka, s. filament dans un
fruit. —, adj. filamenteux : Kuo
akaaka ae ufi, l’igname est filamen-
teuse.
'Aka&ka, v. remuer les jambes.
Voir 'Aka.
“Akaaka, v. etre bien enracine;
se dit aussi d’un mal, v. g. d’un
cancer.


AKE
- 29 —
AKO
'Akafisi, 'Akaftite, v. remuer
pieds et mains dans la douleur,
dans la colure.
'Akaliia, v. pas. de 'Aka, rcce-
voir des coups de pied : Nad ne
akahia au, il m’a donne des coups
de pied.
"Akatuu, s. racine qui s’enfonce
perpendiculairement.
'Akau, s arbre, bois, plantes et
leur sue, plant : Fo't likau9 fruit d’un
arbre, d’une plante. —, massue,
casse-tAte. —, on donne aussi ce nom
a tout medicament; il est censS le
sue d’un arbre.
'Akaiiiiia, pp. bois6 : Kuo dkaui-
na ae fonua ni, ce pays est boisS.
Ake, s. retour d’un sentiment
d’affection ou d’aversion; retour des
pirogues revenant de la pAche aux
requins, aux dorades. —> v. se rele-
ver, se r6tablir, revenir : Kuo ake
hono ofa, son amitie est revenue.
"Akeakefua, "Akefua, v. s’e-
tendre. Ces mots s’emploient pour
designer une entlure qui s’etend sur
tout un bras, une jambe : Kuo dke-
fua hono nima, sa main est toute
enfiee. Ils se disent aussi des vagues
eufiees et arrondies dans toute leur
etend ue.
Akeakeloto, Akeloto, v. venir
du fond du coeur, qui vient du fond
du coeur, se porter vers, tendre
fortement a : '.Oku akeloto hoto ofa,
mon amour vient du fond du coeur :
Akeakeloto ki he 'Otua, aller forte -
ment a Dieu. 'Oku akeloto eku ofa
kiate koe, je vous aime du fond du
coeur. Voir Tootooloto.
Akcfua, v. venir de soi. Qui
vient de soi, de son propre nouve-
ment, de son industrie.
“Akefda, v. Voir Akeakefita.
“Akega, s. invention : Ko ene
dkeya pe i he gaue, e’est son inven-
tion dans ce travail.
Akeloto, v. Voir Akeakeloto.
Aki, pr6p. avec, sur, au sujet de,
par le moyen de. Elie se met ordinai-
rement aprSs le verbe, et se s&pare
souvent de son regime : Mai ha
toki, keu gaue aki, donue-moi une
hache pour travailler avec. Koeha ae
med nadke malagaaki ? sur quoi
as-tu prSclte ? —_, particule qui
s’emploie dans la composition des
verbesreflechis, fe... aki : Fekaidki,
Feitadki.
'Aki aki tusk, v. avoir derrtere le
dos les mains ou autre chose : 'Oku
dkidkitud mai ae matagi, le vent est
arriere, nous avons le vent arrtere.
Akilia, s. celui qui est maigre et
sans dents. —, v. oter la m&choire
d’un requin.
Akilialai, v. tromper : 'Oku
akihalai akitautolu e he tevolo, le
diable nous trompe. Voir Fakahala.
Aki lotoa, v. environner, cer-
ner, envelopper : — ae tagata, —
ae puaka.
Akimaua, pron. pers. duel ex-
clusif, nous deux, moi et lui (sans
toi).
A kimautolu, pron. pers. plu-
riel exclusif, nous (plusieurs sans
vous, celui ou ceux a qui Eon
parte).
Akhnoua, pron. pers. duel,
vous deux.
A kimaii tolu, pron. pers. plur.
vous (plus de deux).
Akinaua, pron. pers. duel, eux
deux, elles deux.
Akinautolu, pron. pers. plur.
eux, eltes (plus de deux).
Akitaua, pron. pers. duel uni,
nous deux, toi et moi.
Akitautolu, pron. pers. plur.
uni, nous, plusieurs avec vous.
Ako, v. apprendre, enseigner,
etudier, instruire, montrer : Tau
ako hiva, mee, lau tohi, tohi nima,
apprenons le chant, la danse, la
lecture, l’Gcriture...


ALA
- 30 -
ALA
Akoga, s. disciples. Syn. Kau
ako.
Akonaki, s. avis, doctrine,
sermon : Koe akonaki d Sesu, c’est
la doctrine de J&sus. —, maitre qui
enseigne, caUchiste. Syn. : Koe ta-
gata ako.
Akonaki i, v. instruire, ensei-
gner, prScber : Akonakiz ae kakai, ae
fonua.
Akonekina, pp. passif de ako :
Amusia ia oku akonekina e he ene
matud, heureux celui que ses pa-
rents instruisent bien.
Akosope, v. singer, imiter. C’est
un terme de reproche et d’injure :
Tuku hob akosope kia m., cesse de
singer un tel.
Aku, v. gratter (vieux mot).
'Aku, pron. pers. au g&n. avec a,
moi : 'A aku de moi, mien propre,
a moi-m&me.
Akufakii, Akufekina, v. Cle-
ver quelqu’un, l’dtablir dans un
etat meilleur, le satfver d’un dan-
ger, de l’esclavage, etc. —, rStablir
un ouvrage d6t6rior6, une maison,
une embarcation, etc.
Ala, s. attouchement. —, v. pal-
per, toucher, porter la main sur :
Aid ki he tamasii, toucher un en-
fant.
'Ala, s. pGche a la ligne trai-
nante; Pa dla, hamecon pour cette
pfiche.
Ala, adj. semblable, de m£me
genre : Koe ala med pehe, oku ou
fehiaki ai, ce sont de ces choses
que je dGteste.
"Ala, adj. propre, apte a, habile
a, convenable, qui convient i, qui
s’adapte a : Koe med oku did ki
he etau gaue. 'Oku ikai teu aid ki
ai.
'Ala, expression amicale et res-
pectueuse, qui s’adresse a un pdre,
a une m&re, etc.; exclamation pour
attirer l attention, pour faire une
demande ; ce mot est surtout em-
ploy 6 par les enfants.
Alaalai, v. toucher doucement,
chercher en t&tonnant. Voir Aid.
'Ala&lava, 'Alava, s. veine.—,
adj. vein6, bigarrG, v. g. du bois :
'Oku — etau nofoni.
'Alafaga, s. lieu propre & la
p£che appel&e dla.
Alafi, Alai, Alasi, v. toucher
i, porter la main sur : — ae gakau
oe puaka, extraire les entrailles du
pore. Voir Aid.
Alafia, adj. mari6 : Koe fefine
—. Koe tagata —. —, v. aller bien,
en parlant des embarcations : Pe —
hotau vakanil A — pe, notre em-
barcation va-t-elle bien? oui.
Alalia &ga, s. parents par al-
liance.
Alafolau, s. hangar pour met-
tre les embarcations & l’abri.
Alaga, s. jambe, jambon, mem-
bre, cuisse : Koe — i puaka, i kuli.
—, pieces, quartier, parties essen-
tielles, objets essentiels kune chose,
v. g. a une pirogue, a une maison :
Koe — fale, la charpente. Koe —
vaka, les mits, les vergues, le gou-
vernail et les agr&s d’une embarca-
tion. —, genre, esptjce, caractdre
d’une maladie : Ko hono — mahaki.
—, adj. bless6 : Kuo alaga ae tama
ni, ce jeune homme a 6t6 blesse.
Alagaika, s. nageoire de la
tortue.
'Alalia, adj. de bonne odeur,
odoriferant : Kuo — ae lolo, ae
kakala, l’buile, la fleur est odorif6-
raiite.
Alai, v. Voir Alafi.
'Alamuhu, s. bourdon, grosse
voix basse : Kohai bku — mei he
fale? qui bourdonne de la maison?
Alasi, v. Voir Alafi.
Alava, voir ’Aladlava.
Alavu, v. T. Fiji, faire voile avec
la pointe de la grande voile.


ALO
— 31 —
ALU
Aiea 9 a. colloque, entretien,
pacte. — v. s’entretenir, se con-
certer, convenir d’une chose : Kohai
bku alea? qui sont ceux qui s’en-
tretiennent?
Aleale, adj. vide : 'Oku — hoku
kete, mon ventre est vide, je suis
mort de faim. Tagata manava —,
l&che, poltron.
'Alefa, adj. maigre de faim, fai-
ble : Kuo —, kuo sii hono sino i he
fiekai. Kau alu muti o kai; he kuo
— aipe hoku manava.
Aleifua, s. sorte de tortue; par
d&rision il s’emploie au figur6 pour
signifier gros : 'Oku hage ha — ae
sianani.
'Aleituu, v. se renvoyer l’un &
l’autre : Oua e — hobmou talanoa,
kae lea totonu, ne vous renvoyez
pas l’un & Fautre le tort, mais par-
lez juste.
All, adj. imberbe, sans barbe.
Gzitu ali, imberbe; e’est aussi une
injure. —, s. poisson plat.
'Aliaks, v. rcicler ses pieds sur
quelque chose pour en oter la boue.
Aliali, s. ceux qui colportent un
chant nouveau pour avoir de quoi
vivre.
'Alialiaki, v. assurer son pied,
de crainte qu’il ne glisse. Tuu hlla-
liaki, se tenir ferme.
'Alo, s. t. n. ventre. Fils, fille, en-
fant des rois. —, tempAtc a son plus
haut degre : Kuo — ae matagi. 'Alo
tamaki, mauvais temps. 'Alo matte,
beau temps.
'“Alo, v. Atre habituG : '~Ald
fonoga, voyager. '~Alb folau, navi-
guer. Kuo 'alo fonoga ae kau tagata,
ces hommes sont habitu&s & voya-
ger.
'Alo&lo, v. ramer, se promener
en pirogue par mode de recreation :
— matte ramer doucement.
Aloalomalie, adv. doucement.
Voir Fakatotoka.
Aloatu, v pficher des dorades.
'Alofaga, s. distance d’un en-
droit a un autre dans les baies, ou
peuvent se reposer les rameurs.
'Alofakii, 'Alofekina, v. con-
duire a la rame en embarcation,
ramer : Kohai te ne — ae kau fefine
ni ?
'Aloft, s. et v. rang de personnes
entre le chef et le peuple dans un
kava; &tre dans ce rang : Nae — a
Paulo, Paul 6tait dans Faloft.
'Alofia, s. embarcation suffisam-
ment pourvue de rameurs pour
avancer. — v. aborder a, visiter :
Nae - ae vaka i Houma, Fembarca-
tion a abordG & Houma.
'Aloga, s. nature, manure, ca-
ractere : Ko hono — aipe. —, adj.
paresseux, nonchalant, qui veut
toujours sc disculper.
Aloga i, v. faire l’ouvrage noncha-
lamment : Koe gaue ha bku — ? quel
ouvrage fait-on ainsi nonchalam-
ment?
'Aloi, v. t n. naitre, enfanter,
accoucher : Nae — a Sesu e Matta.
'Aloifa, adj. qui a le ventre plat
naturellement.
'Aloofa, v. t n. aimer.
Alopaki, s. et v. reunion nom-
breuse : Kuo — ae fale, la maison
cst pleine de monde.
Alovili, adj. persev&rant : 'Oku
— ene kole, la priere est persGve-
rante.
Alu, s. plante ramp ante.
'Alu, s. allure, demarche. —, v.
aller; s’emploie ordinairement au
singulier; partir, passer, marcher,
cheminer : 'Alu hifo, descendre.
'Alu hake, monter. — fakaholo,
aller a la file. — fakamatapapa,
aller de porte en porte. — i, sortir
de. — o tuu noa, — o tuu mamao,
— o tuu tata, sortir pour ses be-
soms. Au pluriel on emploi o.
'Alu a, 'Aluia, adj. frequents :


AMA
— 32 —
AMU
'Oku — ae halani, cette route est
frequence.
'Alu sign, 'Aluga, s. voie, che-
min, passage, traces du passage,
traces, pas, sentier, issue. Au fig.
g&nie, nature : Koe — oelea, c’est
le genie de la langue.
'Alu Mu i mala tau ki monu,
adj. qui passe d’un 6tat mauvais a
un etat heureux.
'Alu alu i monu tau ki mala9
adj. qui passe d’un Stat heureux &
un 6tat malheureux.
'Alu Mu mau, v. aller constam-
ment.
Alu hake, voir Alu.
Aluliifo, voir Ahi.
'Alui, v. pouvoir aller, pouvoir
passer : Fakapapa ae hala ke hlu'i,
aplauir la route pour la rendre pra-
ticable.
Aluia, adj. Voir 'Alua.
'Aluikai, v. chercher a manger.
'Alumaki, adj. persGverant. —,
v. s’enteter a finir une chose. Voir
Alovili.
'Alumekiua, v. s’acharner a
venir a bout d’une chose presque
finie, a vaincre un ennemi presque
vaincu : Tau — etau gaue ke osi.
'Alumia, adj. faible, presque
vaincu dans une dispute, dans un
ouvrage : Kuo — ae tagata ia M.
Voir Lkuna.
Ama, s. cdt& gauche d’une em-
barcation, ou est le balancier : Nofo
i ama, restez sur Varna.
Ama9 s. flambeau, peche au
flambeau.
Amai, v. Gclairer pour la peche
de nuit, v. g. des poissons et des
crabes; pecher la nuit, pAcher au
flambeau : Naa nau — ae ika, nous
avons pris des poissons au flam-
beau.
Ama i kolo. v. mettre le feu a
la haie d’un fort pour le prendre.
'Amaka, s. mur, muraille.
'Amauaki, ' Amanekina, v.
espGrer, attendre, s’attendre & un
bien ou a un mal : Koe aho oku
mau — ki ai, c’est un jour auquel
nous nous attendons.
Ami, s. oeufs de crustac&s.
'Amio, adj. difficile h rompre,
flexible, non cassant : Koe ufi kano
amio, igname a chair flasque. Pour
le bois on dit Fefena.
'“Amio, adj. tortu, qui n'est pas
droit : Koe hala —, chemin tortu.
Koe bkau —, arbre tortu. Au fig.
'~Amio pauu, difficile, mGchant.
wAmo, s. Gclaireur dans une
guerre.
“Amo, “Amo limo, v. palper,
chercher en palpant, toucher les
maladies pour les gu&rir au secret:
'Amo ae nima mamahi, palper la
main malade.
'Amoamo, v. d&passer, etre plus
grand, plus long. Il s’emploie au
propre et au figur6. Si voulant sa-
voir quel est le plus long de deux
objets in6gaux, on les met A. cdt6
l’un de l’autre, bout a bout d’un
cote, et que Ton demande a la per-
sonne qui les ajuste par Fautre
bout : Efefe ? elle rSpond : Kuo —
a eni, celui-ci est plus long.
'Amolii, v. manier un objet par
le d&sir de le possSder : Naa ne —
ae toki.
“Amoi, mauvais mot, T. h.
Amuamu, v. t. h. pour expri-
mer Kape, maudire : Mae — ki ha
Eiki ko mea...
Amui, adj. futur, a venir. —,
adv. plus taid, dans un temps un
peu 61oign6 : Koe mea e fai —, c’est
une chose qu’on fera plus tard.
Amusi, v. couper des Hiapo non
cultiv&s : Amusi vao.
'Amusia, adj. digne d'envie. —,
exclamation qui exprime le souhait
et qui revient a peu pr6s a : plut &
Dieu quc 1 Elie signifie aussi : que


ANE
- 33 -
AO
vous Ates heureux I : 'Amusia koe,
heureux toi! 'Amusia ia, heureux
lui! etc. — koe! bku ke mau meh,
que vous etes heureux! vous avez
des richesses. — age e au, keu nofo
i lioku fonua, que ue suis-je dans
mon pays! — ia bku nofo mo koe,
qu’il est heureux d’etre avec vous I
'Annisia age, v. dAsirer, vou-
loir : — e au ke ke hau. Nota : il
faut toujours mettre le sujet aprAs
le verbe.
Ana, s. caverne, antre, grotte,
chambre : 'Ana maka, grotte. —,
peon. pers. au gAnitif avec h,
comme ona avec o, de lui, le sien,
a lui.
'Anaana, s. plur. etv. plusieurs
trous, cavitAs, v. g. dans une pierre :
Kuo — ae maka.
Anaga, s. demeure, au propre
et au figure : Koe — oe ika, de-
meure des poissons. Koe — oe
figota, demeure des coquillages.
'Anai, adv. aujourd’hui, mais
plus tard, dans un moment; il ex-
prime le futur : Teu fai —.
'Anaini, adv. aujourd’hui, dans
un petit instant, a l’instant mAme;
il exprime un futur trAs rapprocliA.
Arc, v. se raser les poils des
bras et des jambes.
'Arc, particule signe d un temps
passe : 'Anefe, quand? s’emploie
pour le passe.
“Arc, s. teigne, insecte qui ronge
le bois, l’Atoffe, etc.
'Arc afi, adv. hier.
'Aiicfe, adv. quand? Il s’em-
ploie pour le passe.
'Aaclicafi, adv. avant-liier: Tua
—, il y a 3 jours. Kuo hili po fa—,
il y a 4 jours.
'Arc lie alio, adv. l’autre jour,
sans l’indiquer.
'Arc ho ata, adv. A. midi, pour
le passe.
'Aacaai, adv. tout recemment,
maintenant, presentement, il n’y a
qu’un instant, aujourd’hui. Il s’em-
ploie pour la partie du jour AcoulAe,
pour le passe.
'Aaeaaiagc, adv. aujourd’hui;
pour exprimer une action qui va se
faire plus tard.
'Aacpo, adv. la nuit derniAre,
hier dans la nuit.
'Aacpogipogi, adv. ce matin.
Ano, s. marais, lac, Atang, mare,
fossA plein d’eau, et en gAnAral
toute eau qui ne coule pas.
Arorro, adj. marAcageux.
Aro ano malic, adj. doux. Voir
Huhmelie.
'Aro ilia, adv. aprAs-demain.
Anovai, s. lac, eau dormante.
Anu, v. passer & guA.
Anu, s. salive. —, v. cracher.
Anuanu, v. s’amuser dans l’eau
en se baignant, v. g. canards, gens :
— ae toloa. — ae kakai.
Anuanu, v. crachoter. Voir
'Aoiifca, s. (mot ancien) froid.
'Aiiuliaga, s. caractAre d’un in-
divid u, sa maniAre de faire : Koe —
oe tagata.
'Aiiiilii, v. cracher sur : 'Oua e
tinuhi ae takapau. Au fig. mApriser:
'Oua e — hotau kaiga, ne mAprisons
pas nos parents. Passif 'AnuJiia.
Ao, v. rApAter un jeu, faire une
nouvelle partie : Nae ao tubfiha
enau lafo ? Gombien de fois ont-ils
repris le lafo? —fakatupu, derniAre
partie. —, v. poursuivre, chasser,
cerner pour prendre ; il se dit des
betes et des homines. Passif: Aofia.
'Ao, s’. prAsence : I hono ho, en
sa prAsence. 1 he ho ae 'Otita. —,
nuage. IntArieur d’une chose, d’une
Atoffe ; son extArieur est tuh. Le
devant du corps ; opposA a Tuh, le
dos ; i fonua, flanc d’une ile ou
les pirogues abordent ; opposA a
Tuh fonua, la partie opposAe de File.
3


APA
— 34 -
API
'Ao a, adj. sombre, couvert de
nuages : Kuo aoa ae lagi, le ciel est
sombre.
Aoao, v. porter ca et la, en 1’agi-
tant, un bambou avec un morceau
de tape blanche, puis venir l’enter-
rer dans le temple du dieu, pour
faire p6rir ceux qui ont commis le
vol.
'Aoaofia, adj. cache par les
nuages, v. g. le soleil : Kuo — ae
lad,, le soleil est cachS par les
nuages.
'Aofaki, s. cdt6, le cot6 qui re-
garde... : — o Eua ki Toga. — o
Toga Id Eua. I he — oe puha, oe
matcipa, a cdte de la malle, de la
porte.
'Aofi, s. et adj. creux, interieur :
'Aofi nima, le creux, le dedans de la
main, la paume de la main. — vae,
la plante du pied, le dessous du
pied. — kulo. — Eale.
'Aofi, 'Aofi a, v. protGger quel-
qu’un, comme en le couvrant de
son corps pour le d&fendre : Nae —
a m. e m.. Kuo — akitautolu e Sesu
met he nima oe fili.
Aofia, adj. poursuivi, cliasse.
'Aofi vala, v. t. n. ceindre par
dessus le vala ; se dit des chefs.
Voir Tao vala.
'Aoga, s. utility, necessity, oppor-
tunity, m4rite, ce a quoi quclqu’un
ou quelque chose est propre : Ko
hono aoga, koe faitolii, son talent,
c’est d'ecrire. —, adj. precieux, utile,
avantageux, n£cessaire, estimable,
m6ritoire, digne : 'Oku — ae lotu ki
he tagata.
'Aokai, v. demander des vivres
crus.
"Aoniu, s. bande de bois qui
embrasse tout le dehors du toit des
maisons vers le bas. Au fig. celui
qui est superieur a tous : 'Oku — ae
'Otua i Selo mo mamani.
'Apa, 'Apasia, v. devoir le res-
pect a un autre a cause de f&ge ou
de la parente : 'Oku apa ia kiate ia,
il lui doit le respect.
'7Apaapa, s. c'est Yalofi des
kava du Tui-Toga, les deuxhommes
au milieu desquels il est.
Apaapagofua, adj. ce qui n'est
ni tres permis, ni tr£s defendu.
Apaapai, Apai, v. porter, sou-
tenir par dessous avec les mains.
Au fig. Ne laisser tomber aucun
ord re a terre : Tau — ae folofola
ae Eiki. Voir Hapahapai.
Apai, s. perche qui lie les che-
vrons au dedans des toits —, v.
Voir Apaapai.
'Apasia, v. se dit de celui a qui il
est defendu d’approcher d’une per-
sonne ou d’une chose par respect :
Kuo — ae fefine i he aletale, il est
d6fendu a la femme de s’approcher
de l’autel.
Ape, v. hesiter : Koeha bku —
peke ai ene alu, pourquoi li&site-t-il
ainsi en marchant.
'Ape, adv. peut-etre : Io —, oui
peut-ytre.
'Api, s. maison avec ses depen-
dances, habitation, demeure, plan-
tation, village non fortifie, place,
localite, champ, jardin, manage : Ko
homau —, c’est notre plantation.
'Alu ki —, aller chez soi. Kuo alu
ki hono —, il s’en est alle chez lui.
Naaku i —, je viens de la maison.
—, au fig. s. et v. £poux, mariage;
demeurer ensemble : Te ma fai
homa api, nous cohabiterons. Kuo
alu hoku api, mon epoux, mon
conjoint est parti. 'Oku ita hoku api,
mon £poux est f£ch6.
'Apiapi, adj. encombre, serre,
embarrass^, bien rempli, resserr£,
etroit, entasse.
'"Apisi, 'Apita,v. serrer en liant:
Ke maopoopo — ae gatu, serre le
gatu afin que rien ne d6passe.
'Apisia, s. perte volontaire ou


ASI
— 35 —
ATA
involontaire; toutce qui estd&pense
extraordinaire.
Apita, v. Voir '~Apisi.
'Apitaga, s. demeure passagere,
quand on va partir pour un autre
pays, camp : Ko etau — a mdmani
ki hotau fonua ko Selo.
Apo, adv. cette uuit, la nuit pro-
chaine.
'Apo. — i, s. et v. offrande’ et
consecration d’une chose au diable.
Apo apo, v. viser, ajuster, bran-
dir salance, son 6pee ou sa hache
pour frapper, rGflechir avant de
frapper d’une lance, d’un marteau,
etc. ; il s’emploie aussi au figurS :
— mua hod lea ke totonu; kae oua
naake bfugi, ajuste d’abord ton lan-
gage, qu’il soit correct, et n’use pas
de detours.
'Apogipogi, adv. demain, le
lendemain, demain matin.
'Aponi, adv. cette nuit; il ex-
prime le futur.
'Apuanea, adj. moisi : Koe kava
—, c’est du kava moisi.
Aselo, s. t. i. ange.
'Asi, v. percev d’outre en outre,
trouer, traverser de part en part: Kuo
— ae veto, le dard a perc6 de part en
part. Kuo tau ae tao ki he fata fata
mo — ki he tua, la lance est entree
par la poitrine et sortie par le dos.
—, au fig. eclair, Stre traverse par
les Eclairs : 'Oku asi ae lagi, le ciel
cst sillonne d’&clairs. 'Oku — ae
iihila, l’&clair a perc6 les nuages.
—, adv. au travers.
Asiasi, s. espion, eclaireur. —,
v. Gpier, explorer, aller en 6claireur:
Koe kau tag ata —.
'Asiga, encore avec ce que j’ai
de..., c’est a peine si... : Pea asiga
oku ou fiemohe, ka ke toe pui
mai, avec ce que j’ai de sommeil,
tu viens encore m’ennuyer de tes
ordres.
'Asiga, — i, v. tromper par de
belles apparences : (Oku — akitau-
tolu e he tevolo.
Asili, v. croitre, augmenter. —,
adv. de plus.
Asilosilo, adj. clair, net, lim-
pide. v. g. l’eau, les yeux, etc.
Asiuisini, adj. clair, net, entie-
rement propre : 'Oku — ae lagi.
'Oku — ae kofu. Tau vakai ke —
hotau loto, veilions & ce que notre
coeur soit pur.
Ata, s. aurore, crepuscule : Kuo
mafoa ae —, l’aurore commence a
poindre. Syn. Ata ata: Nab, man hoko
ki Mua, kei — pe, nous sommes
arrives a Mua, que l’aurore com-
memjait seulement a poindre.
'Ata, s. ombre, ombrage, re-
flexion, apparence, image : Ko hoto
— pe, c’est mon ombre seulement.
'Oku iloga ae — oe tagata, l’ombre
parait.
'Ata, 'Ata ilta, s. espace, air,
ciel. —, adj. vide, spacieux, espac6,
d6blaye, large : Kuo — ae faleni,
cette maison est spacieuse. Kuo —
ae akau, les arbres sont espac6s. —,
pur, seul : Koe vai atdpe, c’est de
l’eau pure. Dans ce cas, on ne le
double jamais. —, btdatdina, adj.
exempt, debarrasse, qui n’a aucune
part a, transparent : 'Oku ou — i
he mea koia, je n’ai aucune part a
cela.
Ata ata, s. Voir Atci.
'Ataata, adj. Voir 'Ata.
'Ata&tafeia, 'Ataatalia, adj.
facile, faisable : Kuo — ae gaue koia,
cet ouvrage est facile.
Ataatai, s. temps ou l’aurore se
mGle au cr&puscule de la lune : Nab
mau hoko atu i he — oe mahina,
nous somnies arrives chez toi 4
l’aurore (au moment ou l’aurore se
mele au cr&puscule de la lune).
'Ata&taina, -?dj. Voir 'Ata.
'Atamai, adj. raisonnable, de boD
sens : Koe tamasii —.


ATU
— 36 -
AUA
'Ate, s. foie, rate.
“Ate, s. espdce de plante.
'Ate i vae, mollet, gras de la
jambe.
'Atepili, s. rognon, reins.
'Atetea, adj. a fond de sable,
sans pierre, decouvert.
'Ateteaina, adj. visible, evi-
dent : Kuo — one kaihab, son vol
est evident. C’est le passif de atetea
au figurS.
Ato, adj. qui vient a bout de
toutes ses entreprises : Koe ato ae
Tui i toga ni. —, sauvS, r&tabli, eleve.
'Ato, s. toit, toiture : 'Oku tutulu
ae —, le toit coule. —, v. couvrir,
mettre la toiture : Koe — fate, on
couvre la maison.
'Ato ato faki, v. mettre l’un
sur l’autre, en pile, entasser, empi-
ler : 'Oua e folahi ae tohi, kae — pe,
ne disperse pas les livres, mais
mets-les en pile.
Atofaki, Atofekina, v. Slever,
r&lablir, reparer, sauver, soutenir,
d&livrer une personne ou une chose.
Atolasio, s. t. i. adoration. —,
v. adorer.
Atu, parlicule in diquant un mou-
vement ou une direction, loin de la
personne qui parle, vers la personne
& qui l’on parle, ou vers un tiers ;
loin de moi, la-bas : 'Oku ou ofa
atu, je vous aime. Alu atu, va-t-en.
Tala atu, demander, repondre. Tuku
atu, renvoyer, rejeter, etc.
'Atu, s. bonite, dorade, espece de
poisson, atu. —, v. donner a, pre-
senter a : 'Oku ou — kiate koe, kiate
ia, ae hele, je te donne,je luidonne
un couteau.
'Atu,'Atugi,'Atugia, 'Atugaki,
v. lancer. Voir Lisi, Lisigaki, Lisi-
gia.
'Atuga, s. manidre de dire, de
faire, mais qui n'est pas l’expression
de la pens&e, des sentiments : Koe
— eku lea, c’est ma mani&re de
dire. —, sort, destin&e, ee qui arri-
vera : Ko hotau — aipe ia, c’est
notre sort.
'Atugaki, v. Voir 'Atu.
'Atugi, 'Atugia, v. Voir 'Atu.
'“Atugia, adj. craintif, fatigue (a
la suite de mauvais traitements) :
Kuo alu a m. ; nae — i he apt, m.
est parti; il etait ennuye des mau-
vais traitements de sa maison.
'Atumooua, adj. indecis : Kuo
— hoko loto pe teu alu, pe teu nofo,
je suis indecis si je partirai ou si je
resterai.
Au, s, espece de canne a sucre
dont les feuilles servent a couvrir
les maisons.
Au, pron. pers. je, moi.
Aii, s. lieu ou Ton place les
nattes. —, v. atteindre, parvenir a,
arriver a...
'Au, s. mortalite, courant : Koe
— ae tahi, le courant de la in er. Koe
limu tuu i —, homme inconstant
comme le limon qui suit le courant
de la mer. —, pron. pers. au genitif
avec d, comme 'Ou avec d, de toi.
—, v. couler, s’ecouler : Kuo du ae
toto, saignee.
'Aii, adj. use par Page, qui a fait
son temps : 'Oku zkai mahaki ia, ka
koe du, sa maladie c’est la vieillesse.
Efefe ke moui ia? Kuo du, comment
se remettrait-il ? C’est un homme
use de vieillesse.
'Aua, adv. affirmation de ce qu’on
entend.
'Auaga, s. cause de la destruc-
tion d’une chose.
'“Auaki, v. porter a la file : Koe
— oe gaue (cuisines en masse).
'Auau, v. degraisser, oter l’enve-
loppe ou l’ecorce, Scosser, Scorcer :
— ae dkau, ae iifi.
'Auaukili, v. protester on niant:
Nae — e ikai; td ko ene loipe, il a
protests que non ; mais tiens, c’est
son mensonge.


AUH
— 37 —
AUN
'Auaiikolo, s. et v. gargouille-
ment; gargouiller : Kuo — hono
kete, son ventre gargouille.
'Auau lotn, 'Aulotu, v. pleurer
amerement, du fond du coeur.
Ananni, v. se dit d’une fleur qui
a beaucoup de p&tales : 'Okie — ae
fisi i losa. adj. pliS en doublant,
mais non en roulant; voir Fatufa-
tui. —, v. pourrir, etre pourri en
grand nombre : Kuo — ae iifi, ae
foi hkau, les ignames, les fruits ont
pourri en grand nombre.
'Aiiautatau, adj. choses d’egale
Spaisseur ; se dit aussi d’un tissu en
fil Sgal, et alors on peut employer
aussi Tuotatau.
' Auhu t otonu, v. dire franche-
ment et sans reserve.
Aue, interj. hGlas ! ah I exclama-
tion de douleur, de compassion.
'Aufau, adj. SloignS, qui ne re-
viendra pas au moins aujourd’hui :
Kuo — ae vaka, ae fonoga.
'Aufoe, v. ecailler, peler, qui se
pele, v. g. la peau : Kuo — ae kill
i he inu kava, la peau se pSle en
buvant le kava.
'Auga, s. echange de poissons
contre des vivres, qui se fait a l’a-
miable. Rendez-vous d’hommes et
de femmes ou chacun apporte des
vivres. Rendez-vous coupable. —,
adj. g&te : Kuo auga ae vaka, ae
puaka, ae itfi.
'AugaIna, s. plante ou autre
chose attachSe dans la mer ct ballo-
tee par la vague. —, v. crever de
faim, mourir d'inanition.
Augamo kaunaga, s. accord
avec une personne qui ne peut dis-
poser de ricn.
'“Aulia,adj. detruit, aneanti, dis-
paru : Kuo — a Selusalemi.
Au liakc, v. mon ter : Kuo — hoo
kale mo hoo fai lelei ki he 'Otua.
'Auliakaua, adj. qui demeure
toujours sur les rochers ou les bancs
de sable, ou il n’y a rien a manger :
Koe fonu —, e’est une tortue qui
demeure toujours sur les rochers.
'Auliamalie, adj. entiSrement
acheve en bien; se dit au propre et
au figure.
'Auliani, v. couper les petites
branches inutiles d’un arbre, tailJer
un arbre.
'Auliatamaki, adj. qui n’est
pas entierement acheve ; se dit pour
les personnes et pour les choses.
'Alike, v. errer sans but, aller
sans savoir ou l’on va : Koe tagata
— ; 'Oku ikai hano potu, e’est un
vagabond sans residence.
'Aulii, v. d&passer, devancer :
Tau gaue ke tau — am.
'Auhia, v. passif de 'Au, Stre
emportG par le courant : Kuo — ae
vaka. Au fig. ddtruit, achevd : Kuo
— hoku kaiga... Kuo mate fuape.
'Auliulu, v. couper les petites
branches d’un arbre pour avoir les
feuilles.
'Aukai, s. jeune, abstinence.—,
v. jeuner. —, adv. a jeun.
'Aukava , adj. et v. empoi-
sonne; endormir les poissons avec
des plantes soporifiques : Ika —,
poissons ainsi pris. 'Aukava i ae
ika, prendre ainsi les poissons.
'Aukoiio, voir Kokono.
'Aulologo, adj. prolonge, v. g.
son, bruit : 'Oku — mat ae toho
vaka, on enlend le bruit d’une
barque qu’on traine.
'Aulotu, v. Voir 'Au aulotu.
Anna, v. pas. etre vaincu : Kuo
— a M. i he fetaaki, M. a ete vaincu
dans la bataille. Voir Ikuna, Alu-
mia.
'“Aunoa, adj. pauvre , aban-
donne, delaisse, qui n’a rien pour
se sustenter, ni personne pour le
nourrir.
'“Aunofo, adj. exile, Stranger.
—, v. voyager, aller en pays Stran-


E
- 38 -
E
ger, demeurer hors de sa patrie :
'Oku tau — i mdmani.
'Aupito, adv. signe du superla-
tif, tres, supSrieurement, excessive-
ment, extrGmeinent, beaucoup, fort,
considSrablement : 'Oku lelei —,
c’est tr&s bien. 'Ikai —, pas du tout.
Ausia, v. passif de Au, etre at-
teint : Pe kuo — ae fonoga ki Mud?
'Oku ou nounou, e ikai teu — ki he
med, je suis court, je n’atteindrai
pas & cette chose. —, adj. vieux,
fait, parvenu a une entiere matu-
rity : Koe motua kuo —, c’est un
vieillard ddcrepit.
Autaki, v. faire parvenir, con-
duire, porter des vivres ou des ri-
chesses a celui a qui ils sont en-
voyes : 'Oku ou lioli keu — kimou-
tolu ki Selo.
'Autalua, adj. acheve; il ne s’em-
ploie jamais sans negation : Teeki ai
ke —, ce n’est pas encore acheve.
'Autau, adj. non conclu, man-
qu6, en parlant d’un marchy : 'Oku
fefe ae fakatau? Kuo —, comment
va le lnarehe? il est manqu6.
Ava, s. trou, fosse, passage, ori-
fice, cavite, ouverture, creux, en-
tree, anse, golfe : Avaava i ihu,
narines. — i hui, trou d’une aiguille.
— fakahaoga vaka, port. —, adj.
ouvert, creux : Kuo ava ae matapd,
laporte est ouverte. Kuo — ae kofe,
le bambou est creux.
'Ava, s. poisson ; il ressemble au
mulet et se trouve dans les lacs
sal6s de Namuka.
Avaava, adj. poreux, spongieux.
Avaavanoa 9 adj. libre , non
occupe : 'Oka ke —, pea ke dluage,
quand tu seras libre, tu iras.
Avaavaki, Avaki, v. peu usit6.
Voir Avagi.
'Avaga, s. manage entre une
personne et le diable. Caresses pour
s6duire et obtenir quelque chose :
Koe tagata okzc lapulapu mai; ta, ko
ene dvaga pe, keu age ki ai ha med,
c’est un liomme qui me flatte, mais
c’est une ruse pour que je lui
donne quelque chose.
Avagi, v. faire un trou, une ou-
verture a une chose qui n’en avait
pas : Kuo avagi ae lulu. Kuo avagi
ae kato,... panier. —, soulever : Pe
te ke avagi ae puha ? souldveras-
tu la malle. Syn. peu usites Avaki,
avaavaki.
Avala, adj. qui a une entrye, en
parlant d’un port : Kuo — ae fonua
ni.
'Ave, v. emporter, enlever, por-
ter , emmener, conduire, ravir,
prendre ; il se dit des objets peu
pesants : 'Ave hob mea. Passif
' Av ea.
Aveave, s. espfcce d’arbre. —,
adj. fin, deli6 : Kuo — ae filo, le fil
est fin.
E
La voyelle e se prononce comme
y en fran^ais.
E, art. pour ae, le, la, un, une : Fai
e gaue. Il est ordinairement prycedy
de ko ou de a. —, signe du condi-
tional : Kohai e loi? qui mentirait?
Ha med koeni e kovi ? Cette chose-ci
serait mauvaise?
E, il, pron. et adj. dym. ce, cet,
cette, celui-ci, celle-ci : 'Oku ife ae
fale o M.? a e, ou est la maison
de M. ? la voili.
E, signe du sujet, quand il y a
amphibologie et m6me pour cer-
tains verbes, que fusage appren-
dra, quand il n’y a pas amphi-


EFI
— 39 -
EHI
bologie, v. g. Pehe, Fekau, Tala,
Tokua, etc .. Il s’emploie devant
les 110ms et les pronoms. —, signe
du vocatif; il se place aprds les
noms propres. —, signe du futur :
E alu kife ? ou ira-t-il ?
"E, pron. celui-lfc, ceci, cela,
quelqu’un, quelqu'une. —, adv. oui,
la : Ko hod alu e, voila que tu y vas.
'“E'e, s. pAclie que font des
femmes r^unies : Koe kau fefine bku
nau 'e'e.
Eelii, v. emp&cher, retenir : —
atupe ke tuku ene mea, he bku kovi,
retiens-le pour qu’il cesse ce qu’il
fait, car c’est mauvais. Voir Taofi.
Eeke, v. interroger, demander.
Voir Fehui.
i&la, adjectif diminutif de Eepa,
mSme signification.
E6pa, adj. t. r. dtendu sur le
dos. Mort ou mourant, aprds avoir
perdu la parole : Kuo — ae mahaki,
bku ikai ke kei lea.
Eesi, v. exhausser : Koe potu nae
luoluo, pea nae — fakatatau ki he
potu maolug a.
“Efe, s. marc, parcelle restant
d’une chose broyee etpressuree : —
niu, — i kava, marc de coco, de
kava.
Efefe, adv. comment : — hono-
fuoloa o..., jusques a quand?
Eli, Efiefi , s. gene. —, adj.
plein, serr6 : Kuo — ae puhani.
Kuo mau — i he fale. 'Oku, — ae
fale i he tokolahi bku nofo at, la mai-
son est pleine, il n’y a plus de
place.
Efi afi, s. le soir, la soiree : —
poiili. — kei alio.
Efiefi, voir Efi.
Efiefiuaga, Efinaga, s. cn-
veloppe : — gatu; tape. — vaihu,
soupe faite dans les feuilles.
£fihaga, s. paquet porte sous le
bras : 'Oku alu ae fefine moe fuu —.
Efihaki, v. cacher en serrant
entre quelque chose : Koena ae
kava, bku — i he lulu.
Efilii, v. serrer, g&ner : — ho
vahaa tuliu, serre les doigts. —,
retenir, fixer, v. g. dans un trou,
entre deux objets : — ae akau.
Efiliia, v. passif de tlfihi, Atre
embarrasse, engage; etre pris par
quelque endroit du corps de ma-
ni^re a ne plus pouvoir se ddgager :
'Oku ikai ke matoo, bku —, ce n’est
pas separd, c’est embrouillG.
Efit nil, s. foule serree, mais de-
bout.
Efu, Efuefu, s. cendre, pous-
siere, boue sdche : Kuo efu ae hala.
Efu i afi, cendres. Efuefu oe afi.
Efuefu oe kelekele. —, au fig. le
corps apres ou avant la mort.
Efua, Efuliia, adj. passif de
Efu, poudreux, couvert de pous-
sidre : 'Oku efuhia ae hala; pea te
tau efua, la route est couverte de
poussifcre ; nous en serons couverts
nous-memes.
Efu efu i, v. saupoudrer.
Efuitogo, v. mettre de la chaux
a ses clieveux, aprds y avoir mis du
togo pour les rougir.
Efutoga, s. natte fine. Syn. Gafi-
gafi-
Ega, s. poudre jaune ou rouge,
extraite d’une racine ; curcuma,
safran des Indes. En Samoa Lega.
Egaega, v. passif de Ega, Stre
couvert de ega : Kuo — hono kofu.
Egiuaki, Ekiuaki, v. pr&sider,
diriger un ouvrage : Nae — ae gaue
e M.
Elie, v. eclater de rire.
Elii, v. se donner des airs pour
plaire; ecarter, empecher : Koeha
nae ikai te ke — ae lea pauu aho,
kaiga kiate au ?
Ehiehi, v. avoir peur de tou-
cher ou d’etre touche de crainte
d’etre sali : Koe tagata faka —. Koe
fefine faka —. —, ecarter ou empe-


ELE
— 40 —
EPU
cher par respect d’approcher d’un
chef, ou d’une chose precieuse.
Eliiehituii, v. passer avec pre-
caution auprSs d’une chose, ou
rdder autour pour ne pas se salir.
Elio, s. infection. —, adj. putride,
fermente, fetide, pourri, puant :
Kuo — ae ika. Voir Elo.
Ei, adv. t. r. oui ; se dit au Tui-
Toga.
Eiki, s. roi, chef, noble, sei-
gneur, lord, maitre, prince, gentil-
homme, magistrat, principal : Eiki
sia, liabite par des chefs. Eiki motu,
chef superieur. Hou eiki, les chefs.
—, adj. grand, noble, principal.
Eikiaga, s. qualite, noblesse.
Eikiaki , v. commander a la
place du chef veritable, v. g. un
navire, etc., commander par com-
mission.
Eituu, s. coin, morceau, bout :
Eituu mei, morceau de l’arbre a
pain. Eituu niu. Eituu kafa.
Eke. s. enquete. —, v. s’infor-
mer, chercher en s'informant, re-
chercher : — ae mea, s’informer des
choses. Eke kava, demander du
kava; dans ce cas eke perd l’accent.
Eke ekei, Ekei, v. remuer,
agiter tout d6pdt dans un liquide
avec ou sans instrument
Ekeeketaki, adj. et v. gros
comme un ballon : Kuo — hono
fuu kete, son ventre enfle comme
un ballon.
Ekei, v. Voir Ekeekei.
Ekenaki, s. accords au-dessous
du chant : — i oluga. — lalo; le
premier est plus eleve que le se-
cond. Le chant s'appelle Kanokano,
et le fausset Fakapulotu.
Ekinaki, v. Voir Eginaki.
Eku, adj. poss. mon, ma, a moi.
Ela, v. demeurer en repos dans
sa maison comme un ehef, se don-
ner Fimportance et la gravite d’un
chef.
Elclo, s. langue de l’homme et
des animaux : — mioi.
Elelopiko, adj. menteur, langue
tordue.
Elili, s. coquillage de mer, es-
p6ce d’escargot : Mo ho —, sec et
brfile comme un elili cuit.
Elito, s. racine d’un furoncle. Ce
qu’il y a de plus pur pour l’huile.
Elo, adj. puant, pourri. —, v.
sentir mauvais, puer : Kae mea kuo
—, c’est une chose gatee qui sent
mauvais. Voir Eho.
Eluelu, excl. terme pour deman-
der quartier, pour demander grace.
Ema, adj. poss. duel exclusif,
notre, nos nous deux sans toi).
Emau, adj. poss. plur. separe,
noLre, nos (a nous sans toi).
Emi, Emi emi, s. mouvement du
corps pour se donner des graces,
ou mouvement convulsif. —, v.
changer un peu. en parlant du
vent: 'Oku feemiaki ae matagi?
Emo, v. lecher : 'Oku — ae kuli.
Ena, adj. poss. duel, leur, leurs
(a eux deux).
Enau, adj. poss. plur. leur,
leurs (a eux, plus de deux).
Eno, Eneene, v. provoquer a
une lutte en agitant le palalafa. Se
pr&parer a une chose, a un ouvrage.
Eno, adj. poss. son, sa, ses.
Ene(i), v. chatouiller : 'Oua e —
ae tamasii.
Enei, Eneenei, v. exagerer
avec intention de nuire ou de faire
rire.
"Eni, excl. mot pour appeler Fat-
tention et qui semble signifier : toi
qui es ici.
Epa, s. les richesses donn6es par
l’epoux a l’&pouse et a ses parents.
—, pour maepa, v. staler ses graces:
'Oku epa pe ae taahine.
Epu, Epu opu, s. trou que les
poissons font dans la vase pour y
Eleela, v. etaler ses graces.


FAA
— 41 —
FAA
demeurer. —, v. sarcler, couper
l’herbe avec un huo, quand elle
est petite et rare. —, oter la pous-
sibre, purifier l’eau : — ae vai ke
mah. —, agiter le sable, la vase,
comme le font certains poissons
avec leurs nageoires, v. g. laraie.
Esi, v. oler avec les dents Fen-
veloppe de certains fruits : — foi
niu. —, — i, v. alter chercher du
feu; mettre en tas : — afi. — oneone,
— maka, entasser du sable, des
pierres.
Esia, s. manche de hache ; c’est
Fakavaka pour les couteaux, rabots,
huo...
Eta, adj. poss. duel uni, notre,
nos (a toi et a moi).
Etau, adj. poss. plur. uni, notre,
nos (a nous, plus de deux avec toi).
Ete, adj. poss. mon, ma, mes.
i£te, Eteete, v. marcher douce-
ment, avec precaution; aller a pe-
tits pas par faiblesse ou infirmite :
— mat, venez peu a peu. Voir
Fakaeteete,
Etcete aki, v. traiter avec pre-
caution : — ho lavea, oua naake
gaue malohi, soigne ta blessure, ne
travaille pas tant.
Eu(i), s. coin, bout: — i toki. —
i fonua. — i api.
Eiieu, adj. chose dont les deux
bouts ressortent et s’blargissent :
Koe toki —. Eulalia, si la hache ne
s’eiargit que d’un cote.
Eva, Eveeva, v. se promener :
Koe — kifo ? ou allez-vous vous
promener. Se disait primitivement
d’une ou deux personnes au plus.
Eveeve, s. toute chose dechique-
t6e, v. g. gatu, habit, nattes, etc...
—, v. piquer, en parlant des choses
cidessus, ainsi que de la laine, de
la barbe : 'Oku — mai ae kofu, cet
habit m’a piqu6 (n’importe que le
contact soit reel ou imaginaire).
fiveliia, v. passif de Eva, se
promener, etre frequente par les
promeneurs : Koe — ae hala, cette
route est pleine de promeneurs.
F
La consonne f se prononce comme
en francais.
Fa, s. pandanus, espece d’arbre.
—, ampoule aux mains provenant
du travail : Kuo fa hoku nima. —,
adj. rauque, enrou6 : Koe led fa,
c’est une voix rauque. —, casse, v.
g. un coco : Kuo fa ae niu. —, adj.
num. quatre : Koe tohi e fa.
Favaka, v. emprunter une em-
barcation. Faeiki, v. prier un chef
de s’interesser a... Fatufuga, v.
porter un present, des vivres a un
ouvrier pour le retenir a un travail.
Fa, Faa, s. ouverture:
Faa, particule qui, placee devant
les mots, en fortifie l’idee, indique
une repetition fr6quente, une apti-
tude, une possibilite : Koe tagata faa-
fai, c’est un travailleur. 'Oku ke faa-
fai? pouvez-vous le faire ? 'Oku ikai
te mau faa fai ae gaueni, nous ne
pourrons pas faire l’ouvrage. Koe
mea bku ikai faa fai, c’est une chose
tres difficile a faire. Tagata faakai,
faa inu, faa lea, faa gaue, faamohe,
faiita, faakaataki, grand mangeur,
buveur, babillard, grand travailleur,
dormeur, colere, patient. —, adj. tra-
vaillcur pour la terre et qui s’entend
a la culture : Koe tagata faa. —,
tige de la canne a sucre, du bana-


FAA
— 42 —
FAF
nier au dessous du paapaci :Kaefaa
i fusi, i to. Sipii ae fusi, pea omi
homo fab, coupe le bauanier et ap-
porte sa tige.
Faafaa,v. t&ter dans les tSn&bres;
se dit d’uii voleur, d’un aveugle.
Faafai, s. pouvoir, activite. —,
adj. tenace, agile.
Faalii, v. s’appuyer sur, se con-
fier en : Tau faahi ki he 'Otua, con-
fions-nous en Dieu.
Fahhi, s. parente, race, fainille,
parti, les morts, Fautre monde : Koe
— tagata, c'est le cote des homines.
—, cot&, les deux parties longues du
toit : Koe ogo — oe fate, les deux
parties longues de la maison. — tau,
saison de l’ann6e. —, adj. soule-
vable : Pe — ae kavega ni, pe ikai ?
pourra-t-on soulever ce fardeau ou
non ? E faahi pe, on le pourra.
Faaliiga, s. parents, famille,
corps, classe d’individus : Koe —
kaiga. Koe — tapu, la hi&rarchie
sacree. —, tribu, parti, serie.
Faahitau, s. saison.
Faai, v. ouvrir une chose ferinGe
et non la trouer, v. g. la bouche
d’une personne qui a les dents ser-
ies, une huitre, ou tout autre co-
quillage : Faai ae matapa, ouvrir la
porte. — ae tohi, ouvrir le livre.
Faakahua, v. louvoyer.
Faake, adj. querelleur : Tagata
—, tapageur qui est toujours en dis-
pute, en querelle.
Faaki, s. surprise, une chose &
laquelle on ne s’attend pas. —, v.
rencontrer par hasard, s’appuyer
sur, se renverser sur : Fokifape
kuo — ae menu /ete‘,tout-a-coup on
a rencontrG un animal vorace.
Faala, v. chercherdes pous sur la
tete. Au fig. chercher quelque chose.
Fa&lalii, adj. large.
Faalau, s. babil. —, adj. babil-
lard, loquace, causeur. —, v. redire.
Syn. Fablea.
Faaliki, v. tapisser, couvrir de
tapis, v. g. le parquet d’une maison.
Mettre des feuilles pour poser la
nourriture dessus.
Faauoa, v. couler ; se dit du
sang que perd une personne par
une blessure ou par une saignee :
'Oku — ae ioto, oku ikai matuii, le
sang ne cesse de couler, on ne peut
l’arreter.
Faao, v. enlever, prendre par
force, ravir, usurper : Kuo nau —
ae puaka. — fonua.
Faaoa, v. passif de Faao : Kuo
— oku hele, mon couteau a ete pris.
Faapuku, v. avaler d’une bou-
cli6e.
Fae, s. mere, tante : Koe fae
tagata, oncle maternel.
Fae fakalaumalie, s. marraine.
Faeline, s. aisselle.
Faelio, Faelo, s. mauvaise ha-
leine, haleine puante.
Faeiki, v. Voir aprds Fa.
Faele, v. naitre, mettre au monde,
accoucher : Koe fefine faele, accou-
ch6e.
Faciei, v. enfanter, accoucher :
Kuo — a Sesu e Malia, Marie a en-
fante Jesus.
Faelu, v. essuyer le derriere aux
enfants : Kuo — ae iku ae kuli, le
chien serre la queue.
Fa&mate , s. orphelin (sans
mere).
Fafa, v. porter sur son dos : —
ae tamasii. — ae kavega. — fefie.
Fafa, v. sentir, tater, tatonner,
chercher a t&tons dans les tSnebres :
'Oku fafa ae kui, l’aveugle t&tonne.
Voir Faafaa.
Fafagaaki, v. Voir Faganaki.
Fafagai, v. donner a manger a,
nourrir, sustenter, rassasier : — ae
tamasii. Voir Faga.
Fafagu, s. cloche, sonnette. —,
v. eveiller, reveiller : — ae tagata.
Fafai, v. tondre, couper ras, ra-


FAG
— 43 -
FAG
ser : —• ae ulu oe tamasii. Alu o —
ho gutu, allez vous raser. Fdfai
vaka, donner la forme a une embar-
cation, l’achever entierement.
Fafamamaha, adj. pres de tou-
cher, en parlant d’une embarcation.
Fafano, adj. 61astique : Koe maea
fafano, corde elastique.
Fafao, v. 6tendre, s’etendre : —
atu ho nima, 6tends la main.
Fafad, v. mettre dans : — ae mea
ki he kato. remplir, charger : —
ae paipa, bourrer la pipe. — ae mea
fana, charger le fusil. Voir Fab.
Fafasi, adj. et v. qui brise, en
parJant de la mer : 'Oku — ae ava-
ni, ce passage est exposS aux bri-
sants.
Fafatu, adj. fris6 par l’art. —,
v. plier. Voir Fatu.
Fafau, adj. chair filamenteuse et
difficile & s&parer : Koe puaka kano
—, c’est nn pore a chair filamen-
teuse.
Fafau, v. convenir, decider en-
semble : Kuo — fakataha ae hou
eiki ke fai ae gaueni; pea e ikai ke
tuku.
Faftne, s. plur. femmes. 11 ne
s’emploie pas indifferemment com me
Fefine, mais toujours sans article qui
le precede imm&diatement : Tala-
age kia fa fine ke hau ha taha o tuki
hotau kava. Koe ogo fafine, ce sont
deux femmes.
Fafo, adv. dehors : Fale fafo,
arbres pr£s des maisons et ou l’on
se met a l’abri, a l’ombre.
Faga, s. bande, troupe^ trou-
peau : Koe — tamaiki. Koe — ika. —
puaka. — ove, troupeau de cochons,
de brebis. —, clieveux surles tempes:
— hina, cheveux qui blanchissent.
—, rivage, plage ou on peut aborder ;
plage decouverte, et la partie de la
mer qui est aupr6s. —, v. desserrer,
denouer : — ae nonod, — ae hele, des-
serrer un noeud, un lacet. —, don-
ner a manger a, nourrir : 'Alu o —
puaka, kuli. Tagata — manu ; il
n’admet pas Particle entre son‘re-
gime et lui. Voir Fafaga.
Faga faga, v. nourrir des ani-
maux a Finstant et quand ils sont
tout pres : — atu ae puaka.
Fagafaga, adj. qui a la t6te
rasee excepte les tempes: Koe tama-
sii kei —. 'Alu o fdfai ae tamasii ke
—. — tatau, qui s’arrondit Sgale-
ment de tous cdt&s.
Fagafad, v. nourrir un animal
qui ne peut manger seul. Voir
Pusiaki.
Fagaga, s. petits des animaux:
Koe puaka mo hono —, une truie
avec ses petits. Koe tagata mo ene
—, un homme avec ses enfants (t.
humble). Ko hoku —, ce sont mes
enfants.
Faga ikai, s. heures du manger.
Fagailupe, s. milieu de la ma-
tinee et de Faprds-midi.
Fagauaki, Fafagaaki, v.
nourrir : — ae asino ha hina, nour-
rir un A,ne avec uno courge.
Fagaui, v. entretenir un creux
de ma, y ajouter des mei ou des
bananes. On l’applique encore a
d’autres objets : 'Oku toe bmi ae itfi
o — akipe ae fale iifi, on apporte
encore des ignames pour entretenir
la maison des ignames.
Fagaotalia, s. principal debar-
caddre d’un lieu.
Fagapesi, v. engraisser : 'Oku
ke — ae kuli, koe umaa? Ke gako,
tu engraisses le chien, pourquoi ?
pour qu’il soit gras.
Fagapouoi, v. nourrir, faire
manger sans cesse.
Fa gat u a, s. lutte. —, v. lutter.
fagatuki, v. t. n. engraisser; se
ditdes enfants: 'Ouae — ae tamasii,
naa mahaki.
Fagogo, s. noix de coco vide et
brisee en partie. —, v. verser une


FAI
— 44 —
FAI
liqueur dans un vase a petite ouver-
ture : — ae vai ki he hohoni, verser
l’eau de la cruclie. — ae puha. —,
remplir une barrique.
Fagota, s. coquillage; pSche des
coquillages. —, v. pScher les poissons
et surtout les coquillages : 'Alu o
—. Ko ene —, c’est sa pSche.
Fagu, s. petite gourde pour
mettre de l’huile. —, v. se moucber,
moucher : — ae ihu oe tamasii,
mouche cet enfant.
Fagufagu, s. flute en bambou :
Ifi —, jouer de la flute.
Faguna, v. rSveiller : Teu alu o
mohe ki he loki naa — i he mohe.
Falia, s. ecorce de mei, de tutu,
pr&paree pour faire un filet. —, adj.
fou, furieux, frenetique. —, v. cerner
les poissons en serrant le filet.
Falii, Faliii. v. delator, fendre,
briser, rompre, ouvrir, y. g. du bois,
etc. : — ae laupapa, ae niu, fendre
les planches, les cocotiers.
Falii falii, v. fendre en plusieurs
pieces : — ae kava, ke lahi ae koga
kava.
Faliu, s. enfant de la soeur, celui
ou celle qui descend de la soeur,
neveu. Il avait autrefois le droit de
prendre tout ce qu’il voulait chez
son oncle maternel, et ses descen-
dants chez ceux de son oncle.
Fai, s. raie, espece de poisson. —,
v. faire, agir :— Id, faire voile. —
fefine, courir les femmes. — maalohi,
se presser. — mea lelei, Stre bon. —
meakovi ki.., etre mauvais envers...
— ae kupega, pScher au filet. Fai
mo, se h&ter : Fai mo gaue, hate-toi
de travailler. Fai tagata, courir les
homines. —, venir. Terme de civilitS,
mais moins respectueux que mea :
Malo e — mail —, ensevelir, enter-
rer : E — afe ae tamasii ni? Quand
enterrera-t-on l’enfant ?
Faiaga, Faiga, s. lieu ou temps
ou l’on fait une chose. —, oeuvres :
E fakamaau takitaha i he ene faiaga,
chacun sera jugS selon ses oeuvres.
Tagata —, mauvais sujet.
Faiamo, v. frotter d’huile pour
soulager (superstition).
Faiekina, v. pass, etre presque
acheve, vaincu, surpass^, avoir le
dessous, Stre rGduit au silence :
Kuo — au. Kuo — Mau gaue. Kuo
— ia, il est rSduit a quia. Voir
Auna.
Fai faigofic, Faifai gofua, adj.
Voir Faigdfua.
Faifaiiva, adj. habile. Tagata—,
faiseur de tours, et toute personne
qui fait des choses surpassant la
portSe des naturels, par ex. un
peintre, etc. Meh instrument de
musique, images et toutes choses
admirables pour les naturels.
Fai faimalic, v. faire posement,
doucement, attendre un peu.
Fai fai mail, v. faire avec per-
severance, faire sans cesse.
Faifaitaki, v. suivre, imiter :
Tau — kia sesu Kilisito. 'Oua e —
ki he agahala. —, contrefaire.
Faifaitakiaga , s. module ,
exemple.
Fai fai tutuku, v. peu usitS,
maudire, donner au diable. Voir
Tutuku.
Faijfekau, s. commissionnaire,
envoy£, apotre, missionnaire : Koe
— oe 'Otua.
Faifoki, interj. bis, encore, de
nouveau.
Faifono, adj. ajoute : Koe vaka
—, pirogue construite de piSces rap-
portees.
Faiga, v. faire avec perseve-
rance : 'Oku — enau gaue, ils font
leur travail avec perseverance.
Faigamalie, v. coincider avec,
etre en proportion. —, adv. juste,
en mSme temps : 'Oku — ae vai mo
e hina, l’eau remplit juste la bou-
teille. Naa nau omi o — pe moe


FAI
— 45 —
FaI
lotu, nous so mines arrives juste au
moment de la priere.
Faigatiia, adj. difficile, ardu,
ypineux : Koe meh —. Koe tagata —,
homme d’un caractere difficile.
Faigofua, adj. facile, aise, com-
mode. Syn. Faigbfie, Faifaigbfua,
Fai faigbfie. Faigbfie ct Faifaigb/ie
expriment plutot ce qui est faisable
sans trop de difficulties ; c’est un
milieu entre Faigatah et Faigofua.
Faiiva, s. etat, metier d'une
personnc : Ko hono —, c’est son
metier.
Faikakai, s. espece de nourri-
ture : Kzto nau alu o koi faikakai,
ils sont allGs manger du faikakai.
Fai kakano, s. et v. grande capa-
city ryelie ou relative; avoir cette ca-
pacity : Koe puha si'i, ka oku — pe.
Fai kava, n. faire la barbe .
Tagata —, barbier.
Faikclic, s. difference. —, adj.
ytrange, singulier, qui n’agit pas
coniiuc on devrait agir : Koe tagata
—. —, v. diffcrer, agir autrement
que...
Fai la, v. yiever, hisser unc voile
avec une corde.
Faililo, adj. qui se faiten secret:
Koe mea e —, cela se fait en secret,
Faimalie, adj. et v. modyre, qui
agit doucement.
Fai man a va, s. estomac. —, v.
se soutenir l’estomac. 11 s’emploie
seulement dans ces sortes de phrases:
'Oku vaivai hoku —. 'Alu o bmai ha
foi mei ke tau —.
Fai mate, v. travailler sans man-
ger : Nah mau —, nous avons tra-
vailiy, nous l’avons fait sans man-
ger, sans qu’on nous ait nourris.
Fainoa, adj. sans dessein, sans
niauvaise volonty. —, agir par me-
garde, par inadvertance : Nahku —,
je 1’ai fait par megarde, sans inten-
tion.
Fainofo, adj. qui se fait ytant
assis : Koe mea e —,■ cela se fait
d’assis. Voir Faitokoto, Faituii.
Faisisili, s. foudre : Kuo to ae
— i he niu.
Faitaki, terme de comparaison
qui semblerait se rendre par ces
mots : Est-ce etonnant ? doit-on
comparer cette chose ou cette per-
sonne a telle autre, & cause de la
bonty ou de la priorite de cette
personne ou de cette chose ? : 'Oku
kovi ae fouvaka a nr., ka oku lelei
ae fouvaka a m. ; pea — ia koe
tufuga, m. a mal construit sa barque,
m. a bien construit la sienne; faut-il
s’en ytonner, c’est un ouvrier.
Faile, v. s’accroupir comme les
femmes; elles s’assoient par terre,
les jambes pliyes de cote. Voir Fa-
kafaite.
Faiteliha, s. volonty, caprice.
—, v. et adj. faire & sa volonty, a
sa guise, choisir, agir a son gry;
libre d’agir : Koe tagata —; oku
ikai pule ki ai ha taha. 'Oku — ae
'Otua i Selo mo mcimani. Ko oku
c’est mon bon plaisir. Tukupe ke ne
—, laissez-le faire comme il voudra.
— mai, pe kiate au, disposez de moi
comme il vous plaira. —, adv. libre -
tti ent.
Fai tolii, s. secrytaire.
Faitoka, v. faire doucement, se
dit pour une chose pesante qu’on
remue, qu’on change de place, ou
qu'on depose a terre : —, nah, lavea
ha taha, fais doucement, de peur que
quelqu’un ne soit blesse.
Faitoka, s. cimetiere, tombeau,
sypulcre, tombe.
Faitokoto, adj. qui se fait ytant
couche : Koe mea e —, cela se fait
de couchy. Voir Fainofo.
Fai too, s. remede, mydecine :
Tagata —, mydecin. —, v. soigner,
administrer des remydes ; ch&trer.
Faitotonu, adj. probe.
Faituii, adj. qui se fait ytant


FAK
~ 46 —
FAK
debout: Koe mea e —, cela se fait
debout. Voir Fainofo.
Faiva, s. amusement, jeu, talent,
tour d’adresse, dexterity.
Faivaka, s. faiseur de pirogues,
architecte.
Fai vale vale, adj. sang ou toute
autre chose qui coule trop abon-
damment d’une saignee. —, s. fai-
blesse qui en r&sulte.
Fai vavale, terme de surprise
pour une action sotte et inconve-
nante : Ha — koia, e sii ! quel sot!
Faivelega, Faiveleganoa, s.
ct v. grande ardeur pour obtenir ou
faire une chose, se donner du mou-
vement et de la peine pour cela : 'Oku
mau — fano, nous nous donnons
beaucoup de peine sans cesser.
Faka, s. et adv. facon; a la facon,
a la rnanidrs de : Fakapapalagi, a
l’europ&enne. FakaToga, a la facon,
a la mode de Toga.
Ce mot, dans le sens de fa^on et
de faire, se combine avec presque
tous les mots et joue un tres
grand rdle dans la langue de Toga.
(On le rencontre dans tous les dia-
lectes de la langue polyndsienne).
Parfois cette particule laisse au
mot son sens naturel; parfois elle
le rend adverbe; et trds souvent elle
le rend actif de neutre ou de passif
qu’il 6tait.
Fakaa, v. faire lever, tenir
6veill6, Sveiller, rendre la vue : —
ae tama, rcveillez l’enfant. Mae — e
Sesu ae kui, Jesus gudrit un aveugle.
—, faire ressouvenir : Ke — age eku
kole kia m., rappelle ma pri^re a un
tel.
Fakaa a, v. faire ouvrir les yeux
a celui qui est encore a demi en-
dormi : — hake ho mata, ouvre
done les yeux.
Fakaaafu, adj. brulant de cha-
leur, mais sans faire suer : Koe
hho —.
Fakaaala, adj. et v. qui parait
joli et brillant de loin : Nbe — pe
mei mamao; pea td, koe mea kovi,
de loin cela parait joli, mais e’est
vilain de pres.
Fakaaalo, v. faire pos&ment et
avec attention : — hob gaue ke lelei.
Voir Faifaimalie.
Fakaaalu, v. prier quelqu’un
pour avoir des vivres : Nac dlu a
m., kia m. o —. —, demander a
un pecheur qu’il procure des pois-
sons.
Fakaaapi, v. remplir un petit
trou avec du bois, avec uh coin.
Fakaaau, v. devenir, parvenir
par degres : — vaivai, il devient
faible. — ki mua, il revient sur
l’eau, il se r&tablit (un malade). —
ki mui, il s’en va, il baisse, il depe-
rit, il empire. —, toucher a sa fin,
v. g. un ouvrage : 'Oku fakaaau e
tau gaue. —, continuer sa route
pour un endroit; on l’emploie aussi
pour un voyage projet&, non com-
mence : Mou — ki hahaki. —, expli-
quer : — hob mea, naa faipe koeha?
explique tes choses ? qu’a-t-on fait?
Fakaafe, v. faire d&tourner
quelqu’un de son chemin pour le
conduire chez soi.
Fakaafeafe, v. attirer par quel-
que appclt.
Fakaafei tui, v. faire un angle
a une haie, a un chemin.
Faka'iifi, v. reveiller : Ke — ae
tamasii, kuo aho, reveillez l’enfant,
car il est jour.
Fakaafio, v. placer une chose
sacree (pour laquelle on emploie ce
mot).
Fakaafu, Fakaafuafu, v.
chercher, s'informer de: — ae kaiga.
— ae kaihba, chercher le voleur.
Fakaafu, v. allumer le feu : —
umu, mettre le feu au four, pour
faire cuire des vivres. —, faire une
cuisine aujourddiui pour demain.


FAK
— 47 -
FAK
Fakaaftiliatalia, v. Voir Afu-
hataha.
Fakaafuluga, v. laisser moi-
sir, laisser gMer, v. g. la nourriture:
Koeha bku — ai ae meani ?
Fakaaga, v. blamer, critiquer,
censurer, dire son sentiment sur les
defauts d’une personne ou d’une
chose, faire la leqon i quelqu’un :
Nae — ae laga faleni e m., m. a
blame la construction de cette mai-
son. Ouo. te ke — kiate ia, he te ke
agahala foki koe.
Fakaagaaga, v. r&fl&chir, se
concerter sur une chose a faire :
Tau — mult ae faleni, pe haga kife,
r&flechir d’abord pour savoir de
quel cdt6 tourner la maison. —,
ajuster son coup, v. g. pour un
ouvrage.
Fakaagaagaki, v. commencer
a d6sobeir pour croitre encore dans
ce defaut.
Fakaagaagatuii, v. plus fort
que fakaagaagaki, etre parvenu au
plus haut degre de malice.
Faka agavaivai, v. s’abaisser.
Faka age age, v. 6tre moi nd re :
He kovi koeni e — ? le mal que voila
serait-il moindre? Voir 'Ageage.
Fakaagi, adj. qui retient le
vent, qui donne prise au vent;
objets ou personnes sur une embar-
cation, qui 1’empGchent de bien
aller : 'Oku — ae meani. —, v. se
servir d’une petite voile pour arreter
le vent : 'Ai ae hikil Id, ke tau —
aki.
Fakaagi, Fakaagi agi, v.
mettre sur le tapis un ouvrage a
faire, y r&flechir, se concerter.
Fakaagiagi, v. exposerau vent:
— ae kofu, ke momoa, exposer un
habit au vent pour qu’il s&cbe.
Faka Mil, adj. chancelant, lan-
guissant: 'Okie — ene blu, sa demar-
che est chancelante.
Fakaalio, adj. qui se fait en
certains jours, mais non tous les
jours : 'Oku fefe ene agalelei ? Koe
agalelei — pe; bku ikai ke lelei aipe.
Fakaalm aliutamaki , voir
Ahuahutamaki.
Fakaalmkona, v. perseverer ci
faire une chose difficile pour la finir :
Tou — etau gaue, ke lava.
Fakaaiai, v. exister.
Fakaaitoa, v. dire tant mieux,
applaudir au mal d’autrui. Voir
'Aitoa.
Fakaakau, adv. avec un bMon
seulement, sans armes a feu.
Faka akiakiniui, v. cacher ,
taire, parler avec reserve, avec mo-
destie de... ; abaisser quelqu’un
pour s’elever au-dessus, le mettre
de cdte.
Fakaakoako, v. apprendre :
'Oku ne — haele ohage koe tamasii,
il apprend a marcher. .'
Faka ala ala, v. faire avec pre-
caution, doucement : — hob gaue,
naa kooi.
Faka alalia, adv. en personne
mariee.
Faka alei tuii, v. se renvoyer
reciproquement une parole dite.
Voir Fakafealeituuaki.
Fakaallali, v. montrer par va-
nite, pour exciter la convoitise. Voir
Fakalakilaki, Fakamanako.
Faka aliga lelei, v. faire bon
semblant par pure civilite, mais ou
le coeur n'est pas : Ko ene lea —, ka
bku ikai koia, ko ene loipe.
FakaMo, v. aiguiser, v. g. tout
instrument tranchant : — hele. —
toki.
Fakaaloalo, v. ne pas presser,
aller doucement, lentement : Mou
— ho omou tokonaki, kae oua keu
hau, pea toki gahi, faites doucement
vos preparatifs, attendez que je
vienne et tout se fera.
Faka'alo'alo, v. faire douce-
ment, posement, mais par carac-


FAK
- 48 -
FAK
Ure : Koe tag ata. —. 'Oku nau —
enau gaue.
FakaTilo gaua, v. etre indecis :
Kei — pe alu, pe ?iofo, encore inde-
cis s’il part ou s’il reste. Kei — ene
gaue, pe fai, pe tkai.
Fakaalogauai, v. etre indecis :
lie koe — koeha ? pourquoi cette
indecision ?
Fakaaluma, v. faire rire : Koe
tagata —, c’est un bouffon.
Faka'amio, v. detourner, tor-
dre : — ae hala. Au fig. prendre des
detours : Koeha bku — ai e?ie lea?
pourquoi prend-il des detours...?
Fakaamu, v. desirer, convoi-
ter, porter envie, soupirer apres,
souhaiter : Fakaamu ki he tagata, ki
he mea.
Fakaanaana, voir 'Anaana.
Faka auau, v. se souvenir d’une
chose vue ailleurs, d’une personne
cliere, en parler avec complaisance,
avec eioge et soupirer de se trou-
ver dans la meme position : 'Oku
ou — ki hoku kaiga. Pass. Fakaa-
naua.
Faka anau a , Faka anau ia ,
v. passif de Faka'anau, etre re-
grette : Koe tagata bku — e he
fonua, c’est un homme regrette par
son pays.
Faka ami, v. se baigner : 'Oku
te alu kita o — i tahi, he bku te
pupuha, je vais me baigner a la
mer, car je suis en sueur.
Fakaaiiuami, v. s’amuser en
se baignant. Voir Anuanu.
Fakaaoao, v. faire le maitre,
v. g. un enfant avec ses camarades,
un chien qui chasse avec les autres
pour manger seul, un individu qui
abaisse les autres pour s’61ever;
usurper, oppresser : 'Oku — a Bau
ki Fisi kotoa. Tagata —, qui s’agran-
dit aux dApens de ses voisins, usur-
pateur. Voir Fakamalohi.
Fakaioaoi, v. comme Fakad-
oao : 'Oua e — ae tamasii, ne faites
pas violence a cet enfant.
Fakaapaapa, Fakaapaapa,
s. deference. —, n. respecter, reve-
rer, venerer : Ke ke — ki hob
mdtua, respecte tes parents. Le se-
cond est plus usite et le premier
plus juste. —, avoir des 6gards,
faire des politesses, v. g. en ne fai-
sant pas de bruit uuprds de la mai-
son d’un chef., etc.
Fakaapa&pai , v. ranger ,
mettre de cote, oter du chemin :
Tuku — ae mea, ole ces choses-la
du chemin.
Fakaapaapaia, adj. respects:
Koe tagata bku — o he kakai, c’est
un homme respecte par le peuple.
Fakaape, v. dire peut-fitre.
Fakaapi, adv. en famille.
Fakaapiapi, v. embarrasser :
'Oua. naake — aena, kae tuku ke
atciatd, n’embarrasse pas ce lieu-
la, mais fais en sorte qu’il soit
libre.
Faka apo apo, v. viser. Voir
Apoapo.
Fakaasi, v. regarder a travers
une haie, etc... quelque chose un
peu loin : — kohai bku i fale.
Fakaasi, v. faire passer d’outre
en outre : Kuo — ae vili, ae fab, le
clou a perce. —, dire clairement et
sans detours son sentiment : Ke ke
— pe ho loto, dis clairement ton
sentiment.
Fakaasii, v. comme Fakaasi :
— atu ae tagata pe kohai, regarde a
travers cette cloison quel est cet
homme.
Fakaata, s. lunette. —, v. viser,
lorgner, regarder d’un ceil dans
une lunette : — ae meh fana, viser
avec le fusil.
Faka ata ata, v. regarder avec
attention, un objet ou une personne
qu’on ne voit pas bien.
Faka&taata, v. faire avec soin


FAR
— 49 —
FAR
et doucement : 'Oua naake iifugi
hob gaue, kae — ke lelei.
Fakaataatii, v. d&barrasser,
d&blayer : — ae fale. — loa, entice-
ment debarrasse. —, dilater, ren-
dre spacieux, ecarter les jambes, se
fend re.
Faka ata alii iua, adj. qui ne
prend pas part a, delaiss6. —, v.
mettre de cote.
Fakaataga, s. chose ou per-
sonne qui avait de la reputation et
qui, cessant de la meriter, la con-
serve : 'Oku — aipe koe poto,ka koe
vale pe, il continue a passer pour
savant, mais c’est un ignorant.
Fakaiktu, v. tapisser le creux de
ma, de feuilles de bananier. —, aller
roder pour voir s’il y a des vivres :
— umu. — ika.
Faka&tu, Fakaatugi, v. se
rappcler une chose a faire, pr&voir :
Mou ope, pea mou — pe hono moho
oe umu, pea mou bmi leva, allez,
voyez si les vivres sont cuits, et
apportez-les alors.
Fakaatuatu, adj. et v. effraye
d’un ouvrage a faire : 'Oku — ae
kakaini ki he ten laga fale.
Faka'atugia, v. tyranniser :
'Oku — e xM. aepotu ni, un tel tyran-
nise ce pays. Voir Fakamalohi.
Fakaau, v. expliquer, donner
des explications, faire l’dpreuve de
mauvais rapports eii faisant venir les
personnes pour s’expliquer en leur
presence : 'Oku, — enau lau, pe kohai
bku mobni, ils se sont expliques pour
savoir qui dit vrai.
Fakaau, v. conduire a, faire
parvenir a : Nae — e Sosue ae kakai
Iselaele ki Kanaan. —, aller a, par-
venir a. —, espece de salut quand
on est presque arrive : Mou — ki
kolo.
Fakaauan, v. diminuer, deve-
nir faible : 'Oku — ae mahaki, le
malade devient faible. — sino, il
devient 6tique. — aipe, se laisser
mourir. — i he bfa, se laisser
mourir d’amour.
Fakaau ikukolo, s. gargouille-
ment. Voir Auaukolo.
Fakaaufuli, adv, enticement:
vete — ae fale.
Fakaau gafa, s. et v. maledic-
tion, execration, espece de ser-
ment, v. g. si c’est moi, si ce n’est
pas moi, si je mens que je meure :
Kuo nau —, ils out fait serment
avec execration.
Faka&uha, v. dCruire, exter-
miner : Kuo — a Sotoma. —, adj.
annihile, aneanti.
Fakaskulii, v. abandonner : Kuo
— a M , un tel a C6 abandonne.
Faka'aunoa, v. actif de '~Aunoa,
faire pauvre : Kapau e tautee ha
taha, ke mahui ia i he ene med, kae
paea, pea koe — ia, si quelqu’un est
puni de maniere a Cre prive de ses
biens et a devenir pauvre, il est dit
avoir ete Faka'dunoa, fait pauvre.
Faka'auuofo, v. exiler. Actif de
'~Aunofo.
Fakaau sia, v. faire parvenir,
conduire a : Hau mud keke — hotau
puha ki hotau dpi. Voir Fakaau.
Fakaava, v. ouvrir, percer,
perforer, trouer.
Fakaava ava, v. faire plusieurs
ouvertures : — ae laupapa, percer
les planches.
Fakaikvaki, v. utiliser, mettre
a profit : Kuo ne — ene gaue. —
hono malolii.
Fakaea, Fakaeeea, v. Ce-
ver au-dessus de la surface de l’eau
une chose pour la voir : Pea kuo —
hake ae vaka ki oluga, la barque a C6
Cev&e en haut pour la voir. —,
montrer, faire paraitre.
Fakacapi, v. agir en personne
de la maison, traiter en personne
de la maison.
Fakaeli, v. intercaler, boucher
4


FAX
— 50 -
FAR
un trou avec un petit coin : 'Ai ha
mea mo ono —, ke mapuni, mets
quelque chose pour boucher le
trou, qu’il soit bien ferine.
Fakaefiafi, adv. vers le soir,
sur le declin du jour, mais avant le
coucber du soleil : Kai —, repas du
soir, souper.
Fakaefu, v. faire soulever la
poussiSre, faire de la poussiSre :
'Oku ke — moi. —, reduire en pous-
sidre.
Faka eliielii, v. respecter, trai-
ler avec respect et menageinent :
Koe tagata oku mau — ki ai. —, tou-
cher delicatement, avec precaution.
Fakaelio, v. donner mauvaise
haleine : 'Oku — ae feke.
Fakaeiki, Fakaeieiki, adj.
hautain, royal. —, v. user d’autorite,
agir avec une certaine dignite, avec
gendrosite : Lea —, parler avec une
certaine fiertd. —, adv. par force.
Faka eke. Voir Eke.
Fakaeleela, v. Staler ses gra-
ces. Voir Eleela.
Fakaelelo, adv. en languette.
Fakaelelo uii, v. bredouiller.
Fakaelo, Fakaeloi, v. faire
pourrir, sentir mauvais : Tuku hob
— ae apini, cesse d’empester la
maison.
Fakaeneenc, v. traiter dou-
cement, avec precaution.
Faka ene ene i, v. comme Fa-
kaeneene : — ae meh maugatah, trai-
ter avec precaution les choses prS-
cieuses.
Faka eno alio, adv. d’autrefois,
a la facon antique, du temps jadis:
Koe tala —. Koe lea —, parler du
temps passe. Nota : Cet e se met
apres faka en certains mots, comme
Fakaekitautolu, Fakaetagata, fakae-
fafine, etc.
Fakaepu, v. dter la premiere,
ou l’herbe rare en faisant le huo ;
dter la vase de 1’eau.
Fakaesia, v. emmancher : —
ae huo, — ae toki, emmancher une
bdche, une hache.
Fakaeteete, v. marcher dou-
cement, marcher lentement et a
petits pas, marcher en silence sus-
penso pede : —, naa ogo hob laka,
marche doucement, de peur qu’on
entende tes pas. aho —, fdte cho-
mSe.
Fakaetei, v. comme Faka-
eteete pris activement : — etau toli
mei, naa iloi e M., ne fais pas de
bruit en cueillant le mei, de peur
que M. ne le sache.
Fakaeu, Fakaeueu, v. incli-
ner, penclier sur le cote : — ae
kumete.
Fakaeve, Fakaeveeve, v.
ramasser, recueillir : — ae mea ni,
ke osi, ramassez ce qui reste, que ce
soit fini.
Fakafa, v. dtre au 4e jour, le 4C
jour de la lune : 'Oku fakafiha ae
mahina? Oku —.
On dit encore ; Fakatolu, Fakaua,
Fakataha, etc .. jusqu’a dix.
Faka fad, adv. en agriculteur ;
Koe kai —, menager la nourriture
en homme qui en connait le prix.
Fakafailga, s. objet dans le-
quel reside le diable, dans lequel
on le prie.
Fakafaaki, v. s’appuyer. Voir
Falala, Fdaki.
Fakafaala , I^ak.aladfasHa,
voir Faala.
Fakafae, v. agir comme envers
sa m£re, prendre pour sa mSre.
Fakafae mate, v. traiter en
orphelin.
Fakafafa, v. porter seul avec
un morceau de bois un fardeau qui
s’appuie sur le dos, porter au bout
d’un bciton, v. g. un paquet : — ae
kato, porter un panier. Quand on
porte a deux, c’est Haamo.
Fakafafa, adv. en Utonnant


FAK
— 51
FAK
dans les ten&bres : 'Oku iloi — pe,
ka bku ikai ke iloi tonu.
Fakafafauo, v. 6tirer : — ae
kafa.
Fakafafau, adj. filamenteux,
difficile a s&parer. Voir Fafau.
Faka fa fine, adj. qui a des ha-
bitudes de femme : Koe tagata —,
qui s’entend a faire des travaux de
femme. Voir Fakafefine.
. Fakafai, v. employer un tiers
pour une demande : Koe kole —,
c’est uue priere faite par un tiers.
Keu alu kia M., ke ne kole ma aku
ae mea.
Fakafaieki, Fakafaiekiua,
v. profiter de l’abattement, de la
faiblesse de quelqu’un pour l’abattre
davantage : 'Oku — mai one pule
kia.te au; he bku ne iloi, bku ou
vaivai.
Fakafai gat aa, adj. difficile.
—, v. rendre difficile : 'Oku ke —
etau gaue. —, adv. difficilement.
Fakafai gofua, adj. facile, —,
v. rendre facile.
Fakafaite, s. maniere de s’as-
seoir; sc dit des petites filles. Elies
s’assoient par terre, les jambes pliees
de cotA —, v. faire asseoir les pe-
tites filles. Voir Fdife.
Fakafaiala, v. s’appuyer sur,
appuyer ; s'emploie au propre et au
figure : Tau — ki he 'Otua.
Fakafalefale , v. ombrager :
Omi ha. louakau, ke tau — aki.
Faka fale gaua , Faka fale-
falegana, adj. qui n’est pas bien
tranche, ni en bien ni en mal : 'Oku
ikai ke loto poto, pea bku ikai ke
loto vale, il n’est ni bien savant ni
bien ignorant.
Fakafalei, v. enterrer les
ignames pour les faire germer.
Faka fale kakai, v. enterrer
dans une maison habitue.
Fakafalelava , adj. incons-
tant, changeant, comme le cam6-
16on : 'Oku — ae akonaki ae lota
mavahe. Koe tama —, agalelei he
aho ni, agakovi bpogipogi.
Faka fale tama, adv. en en-
fants d’un meme p£re, mais de
mfcres diff6rentes.
Faka fana, v. rechauffer, v. g.
les vivres.
Fakafanafana, v. r&chauffer,
mais a plusieurs reprises.
Fakafanau, adj. adulterin :
Koe tama —, enfant adultGrin.
Faka fanau o tua , v. eprou-
ver une perte de sang : ae fefine
nae —, une femme qui souffre d’un
flux de sang, hGmorroisse.
Fakafanogo, v. &couter, suivre
les avis de : 'Oku ou — kiate koe, je
suis vos avis.
Fakafaoa, v. etre fourni de ra-
meurs, v. g. un Tafaaga : Kuo — ae
vaka? 'Oku — fha, ae vaka? 'Oku
toko tolu, fa, nima, etc... Combien la
barque a-t-elle de rameurs ? trois
quatre, cinq, etc
Fakafasi, Fakafasi fasi, Fa-
ka fat u, Fakafatufatu, s. ven-
geance, rancune, ressentiment, de-
pit, malveillance, inimitie.
Fakafatogia, adv. par corv&e,
par devoir, mais non de bon coeur.
Fakafatu, v. plier le gatu. —
ua, fa, valu, etc..., plier en deux,
en quatre, en huit, etc...
Fakafatu, Fakafatufatu, v.
rendre epais, v. g. un liquide.
Fakafatu, Voir Fakafasi.
Fakafatulisi, s. eclat; se dit
du tonnerre. —, v. 6clater.
Fakafaufau, v. faire mal au
coeur.
Fakafeafealealea&ki, Fa-
kafealelea aki, v. se concerter,
conf^rcr ensemble.
Fakafeagai, adv. en choeur,
face a face : 'Okii na nofo fakafea-
gai. —, v. placer vis-i-vis.
Faka fe ale i tuu aki. v. se ren-


FAK
FAK
voyer r&ciproquement une action
faite, une parole dite, une decision
a prendre : 'Oua e — hod mou tala-
noa, kae lea totonu, ne vous ren-
voyez pas les choses dans votre
conversation, mais parlez franche-
ment et bien.
Fakafealofaui , v. s’entendre
pour un ouvrage.
Fakafealtialumi, s. etv. emu-
lation ; agir par Emulation. Voir
Fakafeauhi.
Fakafeiio, s. suite. —, v. tenir
compagnie, courtiser, tenir compa-
gnie ti un chef la nuit.
Faka feapaapa aki, v. s’entre-
respecter. Voir Fakafedvaki.
Fakafeatugi, adj. etv. opprcs-
seur; opprimer.
Fakafeauhi, s. etv. Emulation;
agir par emulation : Tau —, pe
kohai e tomua polo.
Fakafeava&ki, v. avoir diffe-
rentes ouvertures qui se commu-
niquent dans une maison.
Faka fe &vaga aki, v. Stre face a
face : 'Oku — ae tagatamoetagata.
Fakafeavaki, v. se manager,
se respecter mutuellement. Voir
Fakafeapaapaaki.
Faka fe elit uii, v. vouloir pre-
cipiter un ouvrage qui en embar-
rasse un autre qu’il faut faire : Pea
bku mou — hoomou gaue; oua ke
osi ae gaue ko e, pea toki fai ia.
Faka fefeka , Faka fefeka i,
v. durcir, endurcir : 'Oua e — ho
loto.
Faka feline, adj. com me Faka-
fafine : Koe tagata bku —, homme
qui a des habitudes de femme.
Fakafehii, v. exprimer, presser,
faire sortir : — ae lemoni (citron)
aki ae akau. — ae nima.
Fakafehui, v. demander, inter-
roger, questionner.
Fakafehulunaki, v. faire croi-
ser l’un dans l’autre.
Fakafehumaki , v. apporter
chacun de son cote un present, une
chose a faire.
Fakafeifeiilvale, adj. qui parait
pauvr.e, faible, sot, niais, mars qui
ne Test pas : Koe tagata —, ka kuo
poto. Koe puha —, ka oku katoa ai
ae mea lelei.
Fakafeiioaki, adj. et v. s’intro-
duire soi-meme, s’inviter par une fa-
miliarite deplac&e : Koe tagata —.
Fakafeitagaki, Fakafeite-
itani, v. etre en col&re, se mettre
en coldre les uns contre les autres.
Fakafeituii, adj. et v. par-
tage en plusieurs parties, en por-
tions : 'Oku — emau nonofo.
Fakafekakei, adj. jaloux les
uns des autres, voulant l’emporter
les uns sur les autres. —, v. solli-
citer une chose qu’un autre a de-
maudee,pr6tendre a cequ’il pretend,
par pure malice, pour Ini faire de la
peine et faire elever des disputes
entre les pr&tendants.
Fakafekeke, adj. voulant em-
pieter sur Je bien d’autrui.
Fakafekitaki, adv. a la ren-
contre : 'Alu — ki..,, allcr a la ren-
contre de...
Fakafelaitaki, v. se manager
mutuellement de crainte d’etre d6-
couvert Tun par 1’autre.
Fakafelatogaki, v. se servir
d’uue chose faute de mieux.
Faka fele, Faka fele fele i, adj.
et v. raboteux, h6riss6; rendre rabo-
teux, rendre h&risse, embarrasser,
encombrer : 'Oua e — ae talanoa.
Fakafelega, v. entraver une
demande d’un autre soit par un
conseil, soit par une autre de-
mande .
Faka femataki aki, voir Ferna-
taki, Taumdtaki.
Faka fenii fenu, voir Fakafula-
fula.
Faka fe pin pin aki, adj. en zig-


FAK
— 53 -
FAK
zag : Koe hala —, c’est un chemin
en zig-zag.
Fakafepogaki, v. s’entretuer :
Koe hou ciki oku les chefs se
tuent les uns les autres.
Faka fe tai, s. merci; nom donn6
a la priere ; salut. —, v. remercier,
bcnir : — e gaue. — hob malolo. —
ki he tapuaki ae 'Eiki i hob mou moui
mat mei he tahi moe mou moui atu
i utani.
Fakafctau, Fakafctaui, v.
discuter, pretendre avoir raison.
Fakafe taulaki, v. aller a la
rencontre de, rencontrer, traverser.
Fakafetokai, v. se frapper mu-
tuellement du poing. Voir Fetokai.
Fakafe t no tua koi aki, v. met-
trc les choses en ordre dos contre
dos. Voir Fetuakoiaki.
Fakafi, v. s’opposer a un autre,
comme une rame : Koe kole —, c’est
une priere qui s'oppose.
Fakaficfia, adj. v. et adv. agrGa-
ble; rejouir, plaire, enchanter; avec
plaisir : Koe mea. —.
Fakafie Imo, Faka fie ilia, Fa-
kafiegutiiliua, v. vouloir faire le
bouffon.
Faka fie malic i, Fakaliefie-
malie, Fakafimalic (moins juste),
v. calmer, consoler, tranquilliser,
mettre en paix, s’apaiser, se conso-
ler, rester a ne rien faire : Mou —
ae mahaki, naa hohaa,... de peur
qu’il ne se chagrine.
Faka fifi, v. refuser avec entete-
ment.
Faka fifiliaki, adv. en tresse.
Fakafifilii, v. tenir bon a une
chose, ne vouloir pas s’en dessaisir ;
v. g. dans un marche.
Fakafifiliu, v. faire la grimace
par dedain.
Fakafifisi, adj. piquant, amer.
Voir Fifisi.
Faka film, adv. en combien, a
quel jour : 'Oku — ae mahina? Ou
en est la lune ? 'E — ae tuiiga itmu ?
on combien de parties divisera-t-on
les vivres ?
Fakafilii, Fakafilii filii, v. em-
brouiller, enlacer, entortiller : — ae
maea, embrouiller la corde. Au fig.:
Oua e — ae talanoa.
Fakafilii tuii, v. embrouiller,
entortiller, embrouiller detous cotAs;
plus fort que Fakafihi.
Fakafill, v. revenir to uj ours a
la charge pour finir une chose diffi-
cile, vaincre l’ennemi.
FakafTlolia, Fakafilolii, v.
lambiner, prendre toutes sortes de
detours pour ne pas faire une chose.
Faka li malic, voir Fakafiemalie i.
Fakafisi, v. refuser, nier, s’ex-
cuser de n’avoir pas : — kava. —
lelei, refuser honnAtement..
Fakafisiga, v. comme Fakafisi,
mais a plusieurs reprises, refuser,
nier, se justifier.
Fakafisilotulota, v. comme
Fakafisiga, mais encore plus fort,
refuser, nier.
FakafitaA, v. terme respectueux
pour demander, Veuillez me don-
ner... : — ae toki, keu cilu mo au,
donnez-vous la peine de me donner
une hache que j’emporterai.
Fakafitefitati, adj. ennuyeux,
penible, difficile : Koe tagata Koe
mea —. —, v. prendre la peine de
faire une chose difficile : Tau — ae
gaueni, ke iku.
Faka flu, adj. ennuyeux, ennuye,
degohtd. — i, v. ennuyer, lasser,
d&gofiter, pousser a bout, rassasier,
satisfaire, contenter.
Fakafoa, v. crier a tue-tAte.
Fakafofoga, s. interpr&te, qui
fait parvenir les ordres d’un chef :
Koe — oe 'Otua a hono Ekelesia, Dieu
a pour interprete son eglise.
Fakafoil, v. rendre lache : —
a.e loto oe kakai, affaiblir le courage
du peuple.


FAK
- 54 -
FAK
Fakafoituitui, v. faire chacun
de son cdt6, chacun pour soi.
Fakafoki, s. palissade pour
arrGter les cochons. —, v. faire re-
venir, faire retourner : — ae tama,
ke alu.
Fakafokifa, adj. et adv. inat-
tendu; subitement : Kuo mate —.
Kuo pekia —. Koe mea —.
Fakafolau, s. don fait a ceux
qui s’embarquent.
. Fakafono, adj. et v. qui est
soumis a la loi : 'Oku — ae kakai
ki he lao oe fonua.
Fakafonu, v. emplir, remplir,
combler : — ae puha.
Fakafonua, s. corps de reserve
dans Farmee.
Fakafonuaau , Fakafonua-
kovi, v. maltraiter les faibles, les
vaincus.
Faka fod hake, v. et adv. cou-
cher par terre la face en Fair,
mettre a la renverse, couclier sur le
dos one personne ou une chose; a
la renverse. Voir Fakafobhifo.
Faka fod hifo, adv. sur le ventre;
c’est l’opposd de Fakafoohake. —,
v. renverser sur le plat, v. g. un
vase, etc. ; coucher par terre la face
contre terre.
Fakafodu, v. renouveler, rendre
neuf : — ae vaka, doler une pirogue.
— ae tupenu, blanchir un vetement
sale, etc.
Fakafotu, s. neveu, niece de la
tante paternelle ; enfants des freres
a l’egard des sceurs.
Fakafoil, adj. et v. secret: 'Oku
— eku fonoga; bku ikai keu tala;
he bku ou ma.
Fakafua, v. einporter sur Fe-
paule : — hob kavega.
Fakafua, Fakafuataga, v.
mesurer ses forces ou son habilete
sur celles d’un autre qui a 6te en
d&faut pour ne pas faire une chose,
faire attention : Tau — kia m. ; nae
malohi, pea kuo to i he tau, atten-
tion ; un tel etait fort, et cependant
il est tombe dans la guerre.
Fakaftiafodu, v. innover : Koe
mea —, ce sont des nouveautes, ce
que vous faites.
Fakafuai, v. faire fructifier :
Koe 'Otua, bku ne — ae akau.
Fakafufii, adv. en secret, en sc
cachant. — i, v. cacher secrdtement,
receler.
Fakafufula, v. enfler.
Fakafufii u aki, v. coniine Faka-
fufu'i, cacher : 'Oua e — ho loto, ka
ke fakamatala ke bsi.
Fakafuga, s. espece d’huile.
Fakafuga ahi , v. preparer
l’huile : — ae lolo, preparer de l’huile
de senteur pour les chefs.
Fakafugoftiga, s. et adj. petite
elevation ; un pen eleve de terre.
Fakafulii, v. attacher ensemble,
encliainer : — ae niu. — ae akau. —
ae puha vai.
Fakafuifui, v. voler en troupe,
a la file. Au fig. : 'Oku — ae kau
tagata ki he.
Fakafulatamaki, v. et adj.
etouffer; etouffant : 'Oua e — ae
tamasii. Koe gaue —.
Fakafulo fula , adj. chagrin,
maussade.—, v. faire le vieux, faire
la mine, faire le renfrogne.
Fakafulufulu, adj. herisse de
poils ou de plumes longs et serr&s.
Fakafuofua, v. faire ses oeufs,
en pari ant des poissons : 'Oku — ae
o i he mahina. —, commencer a pa-
raitre, en parlant de certains fruits:
'Oku — ae niu.
Faka fuo fuo lahi, v. ne pas faire
cas, ne pas tenir compte des ordres
par orgueil.
Fakafuoloa, adj. qui dure.
Faka fusifusi loto, adj. impuis-
sant et contre plus fort que soi :
Koe ita —. Ko hob ita — kia hai ?
He te ke av.na akimautolu ? Contre


qui te f&ches-tu ? penses-tu venir a
bout de nous?
Faka futalau, Fakafuulau, v.
parler beaucoup pour ne rien faire:
Koe — aipe, hono faagaue! Quel
grand parleur ! coniine s’il avait
beaucoup d’aptitude pour le travail.
Faka futo futa, v. se gonfler
d’orgueil.
Fakafuulau, v. Voir Faka, futa-
lau.
Fakaga, adj. haletant, essouffle.
—, v. poursuivre, faire pleurer jus-
qu’a faire perdre le souffle : 'Oua e
— ae tamasii.
Fakagafagafa, v. faire juste
sa tache et ne vouloir pas se meier
de celle des autres : Koe gaue —,
bku takitalia gahipe hono inosi, c’est
un travail partage, chacun a sa part.
Fakagagatu, v. sentir bon :
Kuo — ae kakala.
Fakagagau, adj. fou, si derai-
sonnable qu’il en casse la t£le: Koe
fonua — a Togani.
Fakagahc, Fakagaliegalie,
v. rendre faiblc, assouplir, affaiblir,
v. g. le corps : Koe mea kai — ae
uo, l’eerevisse.
Fakagakaui, v. oter les en-
trailles, eventrer, arracher les en-
trailles : — ae puaka. — ae ilea.
Faka galo, Faka galo galo i, v.
oublier, effacer, faire oublier, faire
oublier quelque chose a quelqu’un
pour le voler : — ho loto, bua e
fakamanatu aipe hob ita. 'Oku — e
he 'Otua ae agahala, kuo tau fakato-
mala ai.
Fakagaloku, v. faire rider, bos-
seler : 'Oua e — ae tohi; kae tuku
ke mafola,... bien etendu.
Faka galo mia, Faka galo ga-
lomi, v. faire oublier : Tc ke — pe
e koe ene kole; bua e age ki ai, ou-
bliez sa priere, ne le lui donnez pas.
Fakagalu galuvai, adj. etv. fai-
ble, sans vigueur : 'Oku — a m., hage
bku mahaki. 'Oku tupu kehe ae akau-
ni; bku —, cet arbre croit mai, il
est sans vigueur.
Fakagano, v. se faire brunir au
soleil et a l’eau douce : Kuo alu o
— mei motu.
Fakagaofe, v. ployer.
Fakagata, Fakagatagata, v.
determiner les bornes, limiter.
Faka gaue, Fakagaueuei, v.
ebranler, agiter, remuer : — ae loto,
ke malohi. — ho nima, remuez votre
bras.
Fakagei, Fakageigei, v. ef-
frayer. Voir Fakamanamana.
FakagT, s. pluie durable : Koe
iiha —; e ikai afua vave. —, v.
pleurnicher.
Faka gigila, v. faire luire, polir,
rendre brillant : — ae hele. — ae
akau.
FakagTni, v. se faire transir de
fro id : Koeha bku alu ai ae tamasii
o — i tua, he momoko.
Fakagofua, Fakagofuai, v.
permettre, faciliter, rendre licite :
Nae tapu ae puaka, pea kuo — e he
'Otua.
Faka golie golie, v. parler len-
tement en signe d’amitie. Voir
Gohegohe.
Fakagonoi, v. laisser gater les
ignames, pour ne pas les arracher
b temps; les laisser devenir aqueuses
par une nouvelle vegetation : Kuo
maumau ae maala ; kuo —.
Fakagii, v. faire naitre le gro-
gnement; Koe fakatupu ae git.
Fakagiigii, v. repondre a regret
et en faisant le gu : 'Okzt — a m. ;
'Oku 'tkai sii ke fie lea mai.
Fakalia, adj. public. —, v. mon-
trer, reveler, publier, proclamer,
promulguer, representer, presenter,
declarer, signifier, decouvrir, mani-
fester, annoncer, indiquer, infor-
mer : Kuo — mai e he 'Otua. hono
fine.galo.


FAK
— 56 —
FAK
Fakalia, v. faire connaitre, faire
connaitre habilement en faisant
signe de l’oeil, apparaitre. —, adv.
ouvertement.
Fakaliaa, adj. et v. en ddsordre
et qui fait peine : Kuo — ae gaueni,
ene fokotuu.
Faka haAhaa mea, v. parler a
demi-mots et par ddtour. Voir Faka-
helehele, Heliheliaki.
Fakaliaapulou , v. prdparer
chacun son affaire, son repas ; Koe
takitaha gahi ene mea.
Fakaliaatala, s. joncs poses
horizontalement et servant a ceux
d’nne liaie, ou le bois qu’on met
en travers pour la consolider.
Fakahaea, v. paraitre incivil,
ignorant. Voir Matavalea.
Fakaliafuliafu, v. se laisser
aller au vent arriere avec ou sans
voile.
Fakaliaga, v. tourner vers,
dirigers vers : — ae iimu ki he Eiki.
— mai ae tamasii keii mamata ki ai.
Fakaliaga tonu, v. adresser a.
Fakahaliano, v. se souvenir
d’une chose avec complaisance. Voir
Fakaanau.
Faka hah an, v. exposer a la
rosee, mouiller, arroser : 'Oku kovi
ki he mahaki ae —.
Fakaliala, s. scandale. —, adj.
scandaleux. — i, Fakalialaliala,
v. scandaliser, tenter, tromper, se-
duire, perverlir, faire pecher, faire
tomber dans le pidge : Nae — a Eva
e he gata, lc serpent trompa Eve.
Fakahalaa, v. apparaitre sous
la forme d'une personne ou d’une
chose qu’on connait, mais qui n’est
pas cette personne ou cette chose :
Nae — a Lafaele kia Asalia. Nae —
ae tevolo ki he gata, Raphael avait
pris la forme d'Azarias, le demon
celle du serpent.
• Fakalialaleu, voir Fakaheleleu.
Fakalialatuh, v. fairc parvenir
quelque chose a quelqu'un comme
en cachette, par derriere, par contrc-
bande : Koe hikii kato nae — e m.
Fakalialiavale, v. se promener
sans cesse; syn. Moumouvalea aipe:
Koeha eku — ai hob eva ? oku ikai
te ke hau o fai hoo gaue ? pourquoi
te promenes-tu inutilement et sans
cesse ? ne viendras-tu pas faire ton
ouvrage? —, au fig. outrepassd, qui
ne revient plus : Koe tae ofa ae —,
sans amitid.
Fakaliama , Faka liamalla-
ma, v. faire sans attention, sans
prevoyance, d'une maniere non se-
rieuse : Nae — ene mea, nae ikai
ke fakakazikau ki ai. 'Oua te ke —
ka, ke ke tokaga ki ai. 'Oua e —
hobmou lotu, naii hoko fakafokipa
ae mate, ka, mou toka feuteupe.
Fakaliamelie, s. bon augure,
presage lieureux.
Faka liamuli amu, adv.en trom-
peur, en tapageur : Koe tagata oku
lea il parle en trompeur. Voir
Fakakdkd.
Fakaliao, v. sauver, delivrer,
faire entrer, piloter, affranchir : —
ae vaka.
Fakahaofi, v. sauver, delivrer,
faire echapper : Kuo — e Sesu Kili-
sito ae tagata, Jdsus-Christ a sauve
l’homme.
Fakaliaolia, v. passif de Faka-
haofi, sauve.
Fakahaohao, v. faire entrer,
faire passer quelque chose entre :
— atu ae puhani i he matapd.
Fakahao ite sino, Fakaliaoi
sino, v. venir tour d tour, l’un
apres l’autre pour faire ou pour
apporter quelque chose : Nae — ae
kau masi (les Mages) kia Sesu-Kili-
sito, o takitaha b mai ene mea bfa.
Fakahatamaki, s. remede su-
perstitieux.
Fa kali a tamaki, s. mauvais au-
gure.


FAK
— 57 —
FaK
Fakaha tamakii, v. mettre un
objet de superstition : 'Qua e — ae
hala, naa. lavea ai ha taha, ne met-
tez rien sur le cliemin qui puisse
blesser quelqu’un.
Faka h an, Fakaehau, v. fa ire
le roi, pousser a bout : Tukuhod—,
cesse de faire le roi. —, adj. diffi-
cile.
Fakabailliaii, v. t. trivial, faire
venir.
FakaliauIiaue , v. dissiper sa
maladie : Kuo alu a m. o —, il est
alle dissiper sa maladie,
Faka ha vala , Faka ha vala-
gia, adj. gourmand, rassasie deja
et voulant encore manger. Ge terme
est plus fort quo Uakai.
Fakahavili vili, v. prendre Fair,
prendre le frais, se rafraichir a Fair,
au vent : Malo e —.
Fakahe, v. tromper, egarer, con-
duire de travers, d Srouter.
Fakaliea, adj. niais : Koe motua
—, c’est un vieux niais, sot. Voir
Fakahiehiaga, Fakahevelieva.
Faka hee , Fakalicehee , v.
6pouvanter, chasser, v. g. un animal:
— atu ae moa. Voir Fakaseesee.
Faka hee i, v. egarcr : — mamab,
exiler, chasser.
Fakahehe, v. errer au loin pour
se distraire de la douleur d’un objet
perdu, s’eloigner des lieux ou des
personnes qui en rappellent le sou-
venir : Kuo alu a m. o — noape i
he mamalii, i he fonoga a ene tama-
sii.
Fakahehei, v. ^carter, Sgarer;
se dit des animaux.
Fakaheheka, v. croitre, v. g. la
chair d’une plaie creuse : Kuo — ae
mata i pa la.
Fakahehema i, Faka lieli ema,
v. diriger, tourner vers le mal, ega-
rer : Nac — i ae loto o Sutasi e he
koloa, l’aniour des richesses a egar6
Judas.
Faka heheva,voir Faka heveheva.
Fakalieihei, v. et adv. pencher
de cdt&, en biais : 'Oku — ae toko-
iuu, se dGtourner de cote.
Fakaliekai,v. embarquer, poser
sur, charger une pirogue, faire
monter les personnes a bord : Kuo
— ae vaka, on a mis sur le navire
tout ce qu’il faut emporter. — ae
maala. — ae pulopula. —, Planter
les ignames.
Fakaheke, adj. insinuant. — i,
fakahekelieke, v. donner de la
pente, mettre en pente aeakau.
— ae hala. —, flatter son monde
pour Fattraper. Voir Fakalapulapu,
Fakaolo.
Fakakekeleua, adj. .trompeur,
v. g. le temps d’abord beau et ensuite
tr&s mauvais : Koe aho —, c’est un
jour trompeur.
Fakaheketala, s. avant-toit.
Faka hole ga vale, adj. incor-
rect : Koe lea —. —, maladroit :
Koe gaue —. —, adv. d’une mani&re
incorrecte, maladroitement: Koe lea
oku alu —, e'est une locution vi-
cieuse, parler, agir a contre sens.
Fakalielehole, v. aller par un
chemin detourn6 : Koeha oku — ai
ae tama, ka oku ikai ke hail totonu
mai ?
Fakahole hole ga, adj. subit,
inattendu : Kuo — ene hail.
Faka heleleu, F aka lialaleti, v.
alter se promener pour savoir ou
rencontrer quelqu’un ou quelque
chose, mais sans le faire paraitre.
Au fig. prendre des detours, sans
faire semblant d’y toucher, pour
savoir quelque chose ; detourner de
faire ou de donner quelque chose.
Faka lieli heli aki, v. parler in di -
rectement, par detours, pour sonder
les sentiments, les pensees d’autrui.
Fakahemaga i, adv. en biais,
en sautoir, en croix de Saint-Andre:
— ae akau e ua.


FAK
— 58 —
FAK
Faka lieve heva, Faka he heva,
Fakahieliiiiga, adj. sot, imbe-
cile, idiot : Koe tama —. Koe motua
—, c’est un vieux niais. Voir Faka-
hed.
Fakahifo, v. descendre un objet
de dessus, descendre, destituer,
sauter.
Fakahiga, v. faire tomber : —
ae kakai ki he agahala, faire tomber
les peuples dans le peche.
Fakahigaki, v. faire tomber,
comme Fakahiga, mais seulement
dans le sens naturel ou materiel :
— ae dkau.
Fakahigano, v. former une arete
sur une pierre ronde ; Koe fakama-
sila ae med potopoto.
Fakahigoa i, v. nommer, don-
ner un nom : Nae — e he 'Otua, ae
uluaki tagata ko Atama. S’il s’agis-
sait de Notre-Seigneur Jesus-Christ
ou d’un roi, on dirait : Ui hono
huafa. :
Fakahilii, v. commencer : —
ke pala, commencer a pourrir, v. g.
un furoncle.
Fakaliihifo, s. Occident, ouest:
Koe motu oku tuu —, fakasipasipa,
c’est une ile qui dans sa largeur ne
court pas directement de l’orient a
l’occident, mais presente un peu le
flanc A ces deux points.
Fakaliiliipa, Fakahipa, Faka-
hipehipa, adj. qui n’est pas en
ligne droite.
Fakaliikihiki, v. faire ou dire
queJque chose, ou bien traiter quel-
qu’un pour l’Glever.
Fakaliikii iki, Faka iki iki i,
Fakakihiiiki, v. raettre en petits
morceaux, briser, diviser.
Faka hila, Faka liile hila, Fa-
ka hila tuft mata, v. regarder de
travers ou en dessous : Koeha bku
ke — aipe ? pourquoi regardes-t.u de
travers continuellement?
Faka hili, v. apaiser un peu :
'Oua mudke — ete fieinu, attends
d’abord que j’aie un peu apaise ma
soif. —, depasser quelqu’un en cou-
rant a la guerre, sauter v. g. un
jour, un mois : Te tau — ae dho
tapu e taha, pea te tau fai i hono
ua, nous sauterons un dimanche...
Faka hili hili, v. comme Faka-
hili, mais adverbialement. —, arre-
ter les pretentions de quelqu’un a
une chose, en designant celui qui y
a droit.
Faka Ilina, Fakaliinehina i,
v. blanchir : — ae laupapa aki ae
vali, blanchir une planche avec la
peinture.
Fakaliino hino i, v. montrer,
indiquer, faire voir : — ae hala. —
ae lota modni. Kohai nae — hoku
fale kiate koe? qui vous a indique
ma maison ? —, instruire : — ae
tama ke poto.
Fakahipa, adj. Voir Fakalii-
liipa.
Fakalioa, v. soupconner; etre
jaloux, v. g. les gens maries, Tun a
l’egard de l’autre.
Fakahoa, Fakahoohoa, v.
appareiller, coordonner, classer les
choses qui se conviennent.
Faka huge i, v. rendre les
vivres rares, affamer : — ae fonua,
causer la famine dans le pays.
Fakalioge hoge, v. se plaindre
toujours de la disette quoi qu’on
soit dans l’abondance.
Fakahogi, v. renifler, priser
v. g. du tabac.
Faka ho hoko, v.
tout sans exception,
ruption : 'Oku dfio —
potu kotoape.
Fakahoholoto, v. se servir
d’une chose faute de mieux, malgre
soi. Voir Faka felatog aki.
Faka hoko, Faka hoko hoko,
v. faire commencer, faire parvenir
a, faire atteindre a, faire arriver :
s’etendre a
ni interrupt
ae''Otua i he


FAK
— 59 -
FAK
Tau — etau gaue, commencons
notre ouvrage. E Malia, ke ke —
emau hole ki ho cilo.
Faka lioko Iioko, v. achever,
mener a son but, faire parvenir a sa
fin une chose commenc&e, faire
parvenir de l’un i l’autre v. g. un
ordre, une nouvelle.
Faka holaki, v. laisser echapper,
faire echapper.
Fakaholo, adj. successif : Koe
meh tuku — ki he eku gaahi kui o
aii kiate au, c’est une chose qui
vient de mes pfcres, de pere en fils
jusqu’a moi. —, adv. & la suite,
successivement : Tuii —, alter a la
suite les uns des autres. Koeha ae
kakai bku tuii — hake? quelles sont
ces gens qui montent a la file?
Fakaholo holo, v. alter en
diminuant : 'Oku — ae maliaki, la
maladie diminue. 'Oku — ae matagi,
le vent diminue. — i, v. laisser
faire, abandonner a sa volonte, ne
pas retenir : 'Oku mou — hobmou
fdnau, bku mou siope ki he enau
kovi, pea bku mou tukupe.
Faka holo Iago, adj. sale, mal-
propre, qui attire les mouches.
Faka holo mata, Fakaholo-
majnata, adj. beau, sur quoi on
arrAte les regards, qui rejouit la vue
par sa beautG (on fait queue pour
le voir).
Faka lioloniui, adv. en arridre,
a reculons : 'Alu —, aller a recu-
lons.
Fakaholo nofo, adj. qui fait
prolonger la demeure, qui habitue :
Oku — ae lea malie.
Fakahoohoa, v. comme Faka-
kaukau,-Fifili, reflechir sur les choses
a faire, les distribuer : — etau gaue,
pe koeha ae gaue te nahoko ma etau
gaue ni, voyons notre travail; quo
ferons-nous apr&s avoir fait ceci?
Oku — e he Tui ae mea oku aoga
ke fa'i i hono puleaga.
Faka hod hod tuu, v. aller et
venir et s’entrecroiser en confu-
sion, en desordre, v. g. une foule,
une assemble.
Faka hooko, adv. d'une maniere
laehe, non serree : Nonob ho vala
—, nouez votre vala un peu lache,
ne le serrez pas trop.
Faka hopo i, v. faire compa-
raitre, faire paraitre au milieu : —
ae tagata ki loto fale. —, enlever
de, oter : — ae fahi niu, oter une
pi&ce du cocotier.
Fakalion, s. nausee. —, v. faire
des efforts, exciter a : — ke lua,
faire des efforts pour vomir. —■ ke
lea, — ke alu, exciter & parler, a
aller.
Fakahouga i, v. marquer sa
reconnaissance pour : Tau — ene
gaue, he kuo ogosia.
Faka hou hau, v. irriter. Voir
Fakaita.
Fakalioiihoumotiia, adj. hon-
teux : Koe tagata —.
Fakaliu, v. faire passer par la
porte, faire aller dedans ou dehors :
— ki he fale, faire rentrer. — ki
tua, faire sortir. — ae tagata ki
kolo, ki tua a... se dit ordinaire-
ment des animaux.
Fakaliua, v. louvoyer, virer de
bord : 'Oku nau — moe matagi
kovi. —, adj et v. plaisant; plai-
santer, railler, jouer, faire rire : Koc
tagata —.
Fakahuamelie, v. sucrer,
rendre doux.
Fakahuga, v. porter a deux un
objet place en long, v. g. un panier :
Haamo —. Koe iimu —, c’est un
panier de 40 ignames.
Fakaliuhii, v. questionner, de-
mander : — atu ki he api, pe oku i
ai a m., pe bku ikai.
Fakahuhu i, v. allaiter v. g.
un enfant, faire teter, faire sucer.
Faka huii, Faka hiiu Iniii, v.


FAK
- 60 -
FAK
diriger un objet en long : — mai.
— atu. — mai hono vae. Voir Faka-
haga. —, so mettre tete contre Ute.
Fakahuuliuii, v. avoir honte :
Oku ou alu ki hoku kaiga., ka oku
ou — ki ai; bku ikai ha mea keu
ave. qui est destine a quelqu’un :
E — kife ae koloani? a qui sont
destinees ces richesses.
Fakai, s. souffrance, douleur
d’un coup.
Fakaifoifo, v. gofiter : 'Oku —
ae mea kai, pe ifo lelei, pe ifo kovi
Fa kaiga i, adv. en parent,
avec bienveillance : Koeha bku ikai
te ke — i ai au ?
Fakaigoigo, v. dessiner en
festons, barioler : — ae gatu.
Fakaii, v. souffrir comme d’un
coup : 'Oku — hoku kete, je souffre
du ventre, comme si quelqu’un
l’avait frappe. Voir Fakai.
Fakaiiii, v. epouvanter, inti-
mider, effrayer : Koe tagata — ena,
e’est un liom me qui veut faire peur.
Ko ene lea —, e’est pour effrayer.
Fakaikai, v.renier, disparaitre,
s’evanouir : Kuo — ia, il a disparu.
Faka ike ika, v. se remettre
d’une maladie, revivre : 'Oku — ae
mahaki. — ae akau.
Fakaikiiki i, v. mettre en
petits morceaux. Voir Fakamoki-
moki, Fakahikiiiki.
Fakaiku, v. finir, terminer.
Faka iku kovi, v. conduire au
mai, a une mauvaise fin.
Fakaili, s. et v. semence ; repro-
duce, perp6tuer l’espece, la con-
server ; se dit des semences et des
animaux que l’on destine a la repro-
duction de l’espece : Koe moa
Koe ufi —. Nae — a Maami e Noe
mo ene fanau, Noe et ses. enfants
ont propage la race humaine aprfts
le deluge.
Fakailifia, adj. et v. Spouvan-
table, terrible, monstrueux; 6pou-
vanter : Koe mea 'Oua e — i ae
tamasii.
Fakailiili, v. manager : — ae
mahaki. —, conserver : — ae mea,
naa maumau. —, veiller avec pre-
caution, v. g. sur une plaie, sur un
arbre pr6cieux, de peur d’etre at-
trape, etc.
Fakailo i, v. dire, raconter,
montrer, rapporter, faire voir, faire
savoir, communiquer, faire con-
naitre, decouvrir, accuser ; se dit
ordinairernent du rnal : — ae patu.
— i ae tagata, kuo fai kovi.
Fakailoa, v. passif de Fakailo,
etre denonce, etc... : Kuo — aki-
mautolu ki he hou eiki, on nous a
fait connaitre aux chefs.
Fakailoga, s. signe, marque,
remarque, temoignage, titre, preuve:
Ko hono —. —, v. faire connaitre,
noter, decrire, presager, marquer,
signifier : Nae — aki e Sesu hono
'Otua ae mea mana. — ae koluse,
faire le signe de la croix.
Fakaiioilo, v. rappeler une
chose oubliee : Nae hau a m. o —
mai, bku ma kaiga.
Fakainn, v. faireboire, abreuver.
Fakaita, v. et adv. irriter, faire
facher, mettre en eoldre; en colere,
par depit, par colere : Koe lea —,
parole dite avec colere. Kuo alu ia
—, il s'en est all6 en coldre. Voir
Fakahouliau.
Fakaitagi, v. faire faclier, mo-
lester, faire de la peine : 'Oua e —
ae tamasii. Koeha bku ke — ia?
Fakakaakaa, adv. par trom-
perie, frauduleusement.
Fakakaatoa, v. rassembler.
Fakakaekae, v. se moquer, se
plaisanter les uns les autres : Koeha
ae folau bku — mai ?
Fakakafu i, v. couvrir quel-
qu’un qui est couche : — ae ma-
haki, ke pupuha, couvrir un malade
afin qu’il sue.


FAK
— 61 -
FAK
Fakakaho, adv. en baguette ;
se dit pour une seule.
Fakakaho kalio, adv. en ba-
guette; se dit pour plusieurs. Voir
Fakakaho.
Faka kai, s. prix d’un jeu, enjeu,
gageure : — ae moa. — ae puaka,
l’eujeu est une poule, un cochon.
Faka kai matuii, v. etre un peu
fatigue, malade : 'Oku fefe ho mata ?
'Oku ikai ke kovi aupito; ka bku —
pe (ceil malade).
Faka kai tamaki, v. rendre la
partie inGgale par trop d’adresse ou
de force.
Fakakakii, v. faire un cran a
un hois : — ae akau haamo, naa
mamulu hifo ae kavega, fais un cran
a la charge que tu portes, de peur
quelle ne glisse.
Fakakaka, adj. farceur, plai-
sant : Koe lea —. Koe loi — pe\ bku
ikai koe loi fakamoomooni, c'est
bien un mensonge, mais non pas un
mensonge qu’on assure.
Fakakakalia, v. allnmer, atti-
ser, enflammer, faire flamber : — ae
afi. Au fig. : Nae kovi a m. ; naa
ne — ae loto a m.
Fakakakai, v. peupler, habiter;
se dit des hommes seulement :
Kohai bku — ae dpini?
Faka ka kale, Faka kale kale,
v. courir ca et la comme pour pro-
voquer au combat.
Fakakakauo i, v. remplir,
mettre dans... : — ae kato. Mai ha
mea, keu — aki si eku kato.
Fakakakave, v. eloigner, en
parlant du lafo, chose que l’on jette.
Fakakalaloa, Fakakaloa, v.
aller, faire d’un trait, sans interrup-
tion : Koe gaue —. Koe lele (course)
— aipe ki hahake; ikai ke afe ki ha
mea, ikai ke malolo ki ha mea.
Fakakalalu, s. bruit d’une
etoffe neuve, du gatu : 'Oua e — ho
gatu, naa ogo mai.
Fakakalava, v. faire suer
transpirer : — ae sino kuo mofi.
(ftevre).
Faka kale kale, voir Fakakale.
Faka kale kale aki, v. comme
Fakautuutu : 'Oku ke — ho aga; pea
bku ke Hoi hono kovi.
Fakakalua, v. se balancer,
tourner. Voir Fakatatupe.
Fakakaokaofi , Fakakao-
kaolia, adj. et v. seul contre
plusieurs, abandonne : 'Oku nau —
aa, ils me laissent seul.
Fakakapu, v. faire enfler,
etendre : — mai ae Id, dispose la
voile pour qu’elle soit bien gonflee.
Au fig. : fermer enticement : — ae
a, ke bua e hau ai ha- manu.
Fakakasigu, v. faire la gri-
mace, Cre de travers.
Fakakata, s. ruse de guerre
pour attirer et tromper. —, adj.
risible, comique, ridicule. —, v.
faire rire, dCider. —, adv. a faire rire.
Fakakatoa, adj. entier. —, v.
reunir, assembler : — ae kaiga. —
ae api. Voir Fakakaatoa.
Fakakatoapo, v. faire le
poputa, les jours des funerailles :
Nae — i hono po nima, (le 5C jour,
les funCailles finissent).
Fakakau, v. annexer, rendre
participant : — ae 'Otua ki he loi,
faire mentir le bon Dieu. —, mettre
des fruits par vingtaines, par ex.
des ignames.
Fakakaukau9 s. pens&e, projet,
raison, prudence. — i, v. exami-
ner, r&flChir, d&libCer, aviser a ce
qu’on doit faire, m&diter : — Ki ha
mea ke fai. — i pe koeha ae mea e
fai. Koe mea faigataa hono —, il est
difficile d’examiner cela.
Faka kau nifo, v. denteler : —
ae lulu, denteler la cloison.
Faka kau noa, v. rendre quel-
qu’un participant d'une chose sans
motifs.


FAK
— 62 -
FAK
Fakakauta, v. faire un petit
present, une promesse : Koe — mai
hoomou lau med, koe med meife?
Vous m’attirez par de belles pro-
messes, mais d’ou me viendront ces
choses ?
Faka kava kava, s. chauss&e et
pont. —, v. pecher le soir aux atu
aprSs l’avoir fait le matin, faire le
soir ce qu’on a deja fait le matin.
Fakakavei, v. avoir des anses :
Kuo — i hono kapa e fa, il a quatre
anses sur les bords.
Faka kave kaveloto, s. colere
impuissante : Naaku tala ahi, ke
tuku hob —, kae faipe, je Vai dit de
cesser ta vaine colure et tu ne cesses
pas.
Faka ke i, s. et v. querelle ; sc
disputer, quereller : 'Ona e — i ae
tamasii. —, faire disputer.
Fakakelie i, v. changer, modi-
fier : — ae uhiga. oe tohi, changer le
sens du livre.
Fakakehekeha, v. faire sentir
bon. Syn. Fakanamulelei.
Fakakeke9 v. faire tressaillir de
joie; se dit par plaisanterie : 'Oku
hob fakabfobfa, ta beaut6 fait
tressaillir de joie.
Fakakele, v. troubler, remuer
la vase; souiller de fange, embour-
ber; elever une digue en terre.
Fakakelekele, s. (t. honn&te)
menstrues, les regies (maladie des
femmes). —, v. profaner : — ae fale
aki ae koka (one maison ou Fon
faisait une embarcation etait autre-
fois tapu i qui venait de travailler
le koka).
Fakakiliiiiki 9 v. mettre en
petits inorceaux. Syn. Fakahikiiiki.
Faka ki kiki, s. opiniatrete, ente-
tement. —, v. chicaner, disputer,
discuter : Nae — mai a m. — lelei.
— kovi. —, gager, entreprendre,
contester, contrarier.
Faka ki kina i, Fakakine-
kina i, adj. et v. fatigu6, ennuye,
harass^ : Kuou — hobmou fakafiu.
Koe tamasii, kuo ne — i au.
Fakakilekila, v. commencer a
voir un peu.
Faka kine kina i9 voir Fakaki-
kina.
FakakTpola, v. comme Fakad-
sili kovi : 'Oku — ene pauii, sa
mechancete s’accroit.
Fakakoa i, v. faire mousser,
faire de l’dcume, v. g. sur l’eau.
Faka kofui, v. revfitir, habiller,
envelopper, entortiller : — ae
tamasii.
Faka koko9 v. faire faire du bruit.
Fakakokono, s. tenesme (dans
la dvssenterie). —, adj. irrite.
Faka kolekole, v. demander
une chose pour un autre.
Fakakoloa i, v. enrichir, don-
ner des richesses a, diviser sa part
de richesses avec un autre qui n’a
rien : — ae tufuga. — ae toutai. —,
ensevelir.
Fakakolukolu, adj. ample et
grand, v. g. un habit : 'Oku — mai
hono kofu.
Fakakoma, v. rendre mobile :
— ae toki, rendre mobile le fer
d’une liache (en l’emmanchant).
Fakakomo, v. savoir quelque
petit mot d’une langue pour se
tirer d’affaire : Pe bku ikai hab —
ki he vaka ? sais-tu quelques mots
pour aller au navire ?
Fakakomokomo 9 s. bouton
pro&minent dans lesfuroncles et in-
diquant la suppuration.—, v. se for-
mer en pointe pour percer, v. g. un
furoncle : 'Oku — hono hagatd-
maki, l’inflammation prend la forme
d’un clou pour percer.
Fakakonalii9 v. empoisonner :
— ae tagata, ke mate, empoisonner
un liomme pour le faire mourir.
— ae vai tupu, empoisonner les
sources.


FAR
— 63 -
FAR
Fakakona i9 v. rendre amer :
mai ha momoi masima ke — etau
mea kai.
Fakakonokona, v. diminutif de
Fakakona : 'Oua e — ho gutu; ka ke
kdtakipe ha mea kai.
Fakakovi, v. mddire, ealom-
nier : Koe tagata — a m., un telest
un mddisant.
Fakakovi i, v. gutter, rendre
mauvais, corroinpre, semer la divi-
sion, rendre odieux : — ae gaue.
—, nuire a, porter prejudice a : —
ae kaiga. —, dire du mal de...: Kuo
ne — am.
Fakaku, adv. quand? (lejourou
le moment precis) : Kuo hau — ? il
cst venu, quand? Sy. Anefe.
Fakakui, v. aveugler, v. g. la
poussi&re.
Fakakuilii, v. rendre aveugle :
Nae — a Samsone e he kakai Filisi-
tana.
Fakakui kui, v. lorgner, fermer
les yeux a demi, regarder d’un ceil,
resserrer les yeux : Koeha bku ke —
mei ai kiate au?
Fakakukafi, v. s’appliquer a,
agir avec intr6pidit6 : Tau — etau
gaue, ke iku. Koe tagata — ene
gaue. Voir Kdtaki. —, adv. se dit
pour exprimer qu’on a d&ploye un
courage, line force, une energie
plus qu’ordinaire : Kuo ne fai —, il
a agi intrepidement.
Fakakulukulupa, v. s’endor-
mir, comme une poule aveugle sur
une branche (tuletule mohe ohage
koe moa kui i he kulupa} : 'Oku —
am., bku mahaki ape.
Faka kuo kuoga noa, adj. et v.
morne, silencieux : Koeha bku ke
— aipel Koeha bku ikai te ke hau ai
ki heni, ke tazi talanoa ? Voir Faka-
nonoa.
Faka la, adj. et v. faire voile ; a
la voile : Koe vaka —.
Fakalaa, Faka la& la&, v. ex-
poser au soleil : 'Oua e — ae tama-
si'i. —, alter au soleil : Malo sit —.
Fakalali, Fakalafilafi, v. se
cacher sous ou derri&re quelqu’un
ou quelque chose. Voir Fakauga.
Au fig. : se mettre sous la protec-
tion de : — ki he 'Otua.
Fakalaga, Fakalagalaga, v.
soulever, donner occasion, faire
naitre, exciter : — ae ke, soulever,
exciter une querelle. — ae kakai ke
hau, donner le signal de venir. —
ae tamasii ke mimi, faire lever un
enfant pour faire ses petits besoins.
—, arracher une plante ou la rele-
ver aprds la tempfite pour la replan-
ter : — ae akau, ke to. Tau alu o
— fusi.
Fakalagake, adj. taquin.
Fakalagilagi i, v. honorer,
Clever, bien traiter. Voir Fakahiki-
hiki.
Fakalalii, s. tapu ou interdic-
tion sur les vivres pour les multi-
plier. —, n. tdargir, augmenter,
accroit’re, ajouter : — ae vai. — ae
kava. — ae talanoa. Toe ai moha
ufi mo ono fakalahi, mets encore
des ignames pour augmenter les
vivres. — aaku mea kai, eku koloa,
donnez-moi une grande portion de
nourriture. Voir Fakalalahi.
Faka lai, v. flatter par paroles
ou par actions, caresser, cajoler :
Nae — ki he eiki a m. Voir Faka-
lapulapu.
Fakalaka, v. passer par dessus,
faire passer, faire faire le saut a :
— ae akau. — ae kafa. —, laisser de
cote : Kuo — ae kava ia m., M. a
6t6 mis de c6t6 dans le kava, on ne
l’a pas nomme.
Fakalakalaka, v. peu usite,
refl&chir: 'Oua mua, ke — tau, attends
un peu, que nous r6fl6cbissions.
Syn. Fakakaukau.
Fakalaki, Fakalakilaki, v.
montrer pour exciter la convoitise,


FAK
- 64 —
FAK
espSrer beaucoup mais inutile-
ment, qui parait beaucoup de loin
mais qui n’est rien : 'Oku — ae haii
oe vakani; ka koe vaka masivape.
Fakalau, v. commencer i poin-
dre : Nae — ae dta, pea mau dlu.
Fakalau foko tuii9 v. entasser
ordre sur ordre, projet sur projet.
Fakalaukau9 s„ adj. et v. envie
de plaire ; gal ant ;• faire le galant :
Koe tagata —.Koe fefine —. —,adv.
d’une nianiere a plaire, a inspirer
Tamour.
Fakalaulau, adj. et v. vani-
teux ; se vanter : 'Oua e fakalaulau
hobmou gaue, kae fai kotoape, ne
causez pas inutilement, mais faites
votre ouvrage.
Fakalauloto, Fakalaulau-
loto, v. reflSchir, mediter, penser
a : — ki he gaue.
Fakalaumalic, v. animer.
Fakalauta, v. et adv. classer
en ordre, bien ranger; en uni-
forme : — ke lelei.
Fakalautelau, adv. Tun aprSs
l’autre, sSparSment : 'Oku — ae
gaue; kae ikai ke faluku ke vave, l’ou-
vrage se fait sSparement et non tout
a la fois. (Koe gaue oku tobtob-
taha.)
Faka lava, Faka lava lava, v.
et adv. mettre en travers ; en tra-
vers : Koe koluse, koe dkau bku foko-
tuii, moe dkau bku —.
Fakalavekalia , adj. et v.
quand on a atteint au jeu avec
tous les javelots le but design^.
Faka lave lave, v. et adj. es-
sayer : — ae faitob. Koe gaue —.
Fakalavenoa, v. et adv. en im-
bScile, sans raison; Koe dlu noa, bku
ikai — ha mea ke alu ai.
Fakalave tala, v. chercher a
faire parler, a converser avec quel-
qu’un pour sonder ses dispositions
a son Sgard, v. g. un homme et
une fille pour savoir s’ils se con-
l’admiration par vanitS. Voir Fakad-
liali.
Fakalalalii, v. croitre, au gm en-
ter, empirer : Oku — ae mahaki.
— hono ita. — ae ke, le mal a aug-
ments. Sa colSre... La dispute... —
tofi, couper en gros morceaux, v. g.
ae ma, ae umu, les bananes, les
vivres.
Fakalalata, v. Voir Fakalata-
lata.
Fakalaliiteliga, Voir Fakaldte-
liga.
Fakalalo, s. partie plus basse ;
(c’est le contraire de Fakauta). Occi-
dent : 'Oku tuu fefe ae dpi o m. ?
'Oku tuu i he — oe dpi o m.
Fakalalo, Fakalaloi, Faka-
lalo a, v. apaiser : Nae — i ae
houhauoe Tuitoga e m., M. a apaise
la colere du Tuitoga.
Fakalaloa9 v. mettre sous soi
pour protSger, intercSder pour... :
E Malta ! ke ke — akimautolu kia
Sesu.
F aka la mi la mil, v. each er :
Koelta ae med bku ne — ? Pe ko ha
koloa, pe ko ha med kai? —, avoir
l’air honteux : Koeha bku — ai ae
lama? Nad ne fai kovi nai.
Fakalauii i, v. rincerdans l’eau
douce : — ae kofu moe tahitahi.
. Fakalaolao, v. commQ Fakadu-
hamalie, Fakaosiaupito : 'Oua mud
ke — etau gaueni, kae fai hadtau
gaue e talia.
Fakalapulapu, adj. et v. flat*
teur, flatter. Voir Fakalai.
Faka lata i, adj. qui habitue.
Voir Fakaholonofo.
Faka lata lata, Fakalalata,
v. apprivoiser : — ae manu hehegi.
— ae tagata. —, caresser, amadouer,
adoucir, allSclier : — ae manu ke
puke. — ha tagata ke nofo mail i hoto
dpi.
Fakalateliga , Faka la late,
liga, v. tromper l’atteate, faire


FAK
65 —
FAK
viennent. —, preparer l’esprit de
quelqu’un a faire une deinande.
Fakalcai, v. faire parler : 'Oua
c — aia bku ne fai ene hole, lie fais
pas causer eelui qui fait sa pridre.
Faka lee lea, v. dire un mot en
passant, faire une visite sans pre-
sents : Ko eku half o — maipe, pea
it toki a lu.
Faka lee lee gu, Fakaleoleo-
fiju, v. repondre a demi-voix et
coinme a contre-cceur, en peu de
mots.
Faka leliilelii i, v. prendre des
precautions pour conserver une
chose precieuse, prendre grand
so in de : Tamasii —, bku — akitau-
tolu e he 'Otua.
Fakalekesi, v. menager, trai-
tor avec soin. Voir Fakailiili.
epargner ses vivres pour prendre
ceux des autres : 'Oku nau — enau
io o kaihaasi ae to kelie, ils epar-
gnent leur sucre pour voler celui
Fakalcle, s. diarrhee, devoie-
ment : Koeha hono mahaki? Koe—,
quel est son mal ? il est derange.
—, v. faire envoler, precipiter : —
ae munu. —, surprendre, mettre
hors de soi.
Fakalclei, s. reconciliation,
mediation, armistice. —, v. se r6-
concilier, faire la paix, pardonner,
amender, rendre bon, reconcilier
deux partis, r&tablir la paix, repa-
rer : 'Oku — e he 'Otua a clau hia.
Fakalclei, Fakalelelei, adv.
bien : Mou gaue —.
Faka lelu i, Faka lelulclii, v.
deranger, distraire, divertir de,
detourner : — ae lotu. — ae lautohi.
— ae talanoa, troubler la conversa-
tion. Voir Fakapiko.
Fakaled, s. et v. surveillant,
sentinelle; surveiller : Koe — o
kotogo ko m., un tel cst le surveil-
lant de kotogo.
Faka leoliehu, v. contrefaire sa
voix.
Fakaleolii, s. sentinelle, garde.
—, v. garder, veiller sur : Koe —
oe niu. — oe api. Koe apt kuo —.
Faka lota, v. 6parpiller. —, adv.
en confusion.
Faka leveleva, v. Gomme Faka-
loloa, Fakaapiapi : Kuo bmiaeakau
o — he, pea kuo apiapi, on a amene
cet arbre pour occuper cet endroit
qui en est embarrasse.
Fakaliclia, s. salete, luxure.- ,
adj. difforme, laid, vilain, liideux,
odieux, horrible, detestable, qui
fait mal au cceur, abominable,
obscene, d^shonnete. —, v. faire
mal au coeur, etre degoutant. Au
fig. : 'Oku — aupito etau hia ki he
'Otua.
Fakalicliai, v. gater.
Fakalieliaia9 v. detester: Oku
mau — a hoomou gaue kovi, nous
detestous vos mauvaises actions.
Fakalifulifn, s. frisson, froid
qui precede la fievre. —, adj. transi
de froid. —, v. frissonner, eprou-
ver des frissons : 'Oku — hoku sino,
j’eprouvc des frissons, mon corps
frissonne.
Fakalika, v. montrer un peu,
pour la premiere fois, faire paraitre
un peu : Mou — pe ae hiva foot/,
ke mau fanogo ki ai, commencez a
chanter ce chant nouveau, pour que
nous Fentendions. —, ne faire que
paraitre : Nae — maipe, pea ho la-
leva. Voir Fakahalaa.
Faka like lika, v. entrevoir,
savoir un peu, seulement par par-
ties : 'Oku fefe ae hiva? pe oku mou
mau ? bku ikai; oku mau — pe ki
ai.
Fakalikiliki, v. commencer :
'Oku — ae matagini ke alo, le vent
parait se mettre a la tempete. 'Oku
— a-e he, une querelle commence.
Fakalilelila, s. alanguissement.
5


FAK
— 66 —
FAK
Faka lili, s. mets fait avec l’ar-
row-root. —, v. faire la grimace de
colure contre quelqu’un, la faire
faire, irriter, meltrc en colere.
Fakalilia, v. detester, avoir mal
au coeur de, avoir des nausees en
presence de quelque chose qui pue :
'Oku ou — ai, o atu, cela me souldve
le coeur, enlevez-le. Au fig. : 'Oku'
ou — i he tama.
Faka 1I1T aki, v. commencer a
abandonner, n&gliger : Kuo — hono
api.
Fakalilifu, adj. terrible, ef-
frayaut : Koe toki mea — ia ae
manatu ki Ifeli. Voir Fakailifia.
Fakaliligo, adj. inquiet a ne
savoir que faire : Koe ahoni bku — ;
bku ikai kc mail hoto loto, ke te
f'ai ha meet, c’est un jour qui vous
cnnuie, je ne puis trouver mati&rc
a m’occuper.
Fakaliligonoa, adj. et v. comme
Fakaliligo, ind&cis, aller de cote et
d’autre, v. g. le vent : 'Oku — ae
ahoni; bku ikai keu iloi pe oku agi
meife ae matagi.
Fakalilika, v. faire peur : Koe
toki mea —, ko ene loi, c’est une
chose qui fait peur, comme il est
fourbe.
Fakalilolilo, adj. secret. —, v.
se cacher de peur d’etre vu : Koeha
bku ke — ? pourquoi vous cacliez-
vous? —, adv. en secret.
Fakaliui vaka, s. creux, vallee,
comme la cale d’une pirogue.
Faka logo, Faka logo logo, v.
faire silence, se taire, s’apaiser.
Fakalogofua, s. chant de la
poule : 'Oku — ae moa.
Fakalolesl, v. durer : Koe uha
c’est uno pluie qui dure. Koe tagi
—. Voir Fakafuoloa.
Fakaloloa, v. Gtendre, v g. les
jambes : — vae.
Fakaloloa, v. et adv. allonger ;
en long : — ae Rafa, llele scier
en long. Fafa —, fendre, couper
en long.
Fakalologo, v. Comme Faka-
logo au pluriel, faire silence, s’apai-
ser, se tenir en paix, se calmer :
'Oku nau — pe kinautolu.
Faka lope, Faka lope lope, v.
agiter, remuer : 'Oua naa ke — ae
vai, naa mahua, n’agitez pas l’eau
de pour qu’clle ne verse.
Fakaloto, Fakaloto, adj. rclle-
chi, homme d’action : Koe toki
tagata —, hono taha oe mea bku
manatu.
Fakaloto i, v. inspirer a fairc,
porter a, faire changer de senti-
ment a quelqu'un : Nae — c Satana
a Hua, ke no kai ae fiia oe akau,
Satan porta Eve a manger le fruit
de l’arbrc. —, donner du coeur.
Faka loto loto, v. chercher le
profond dans l’eau pour sc baigner.
Fakalou&kau i, v. mettre des
feuilles, tapisser de feuillcs : 'Oku
nau alu o — enau ma. —, empoi-
sonner (superstition).
Fakaluoluo i, v. creuser, faire
des trous en terre : Koeha bku — ai
ae matafale e he tama?
Fakalupelupe, v. agiter, faire
balancer : 'Oua e — ae akau, naa
f'asi.
Faka lutu lata i, v. et s. plai-
santer, plaisanterie, fanfaronnade,
en disant tout le contraire de ce
qu’on pense : Koe lea — pe. 'Oua
naa tail — i a m., nah asili ene
kovi.
Faka ma i, v. avoir lion to, ca-
cher par honte, v. g. une plaie :
'Oku ou — i he elm faaalu hole kiate
ia, j’ai honte d’aller si souvent Ini
demander. 'Oua e — hono maliaki.
Fakamaa, v. aller se laver apr&s
avoir ete peint (vali) plusieurs jours
pour la danse, purifier, purger, net-
toyer, laver, approprier : — ho
kofa. — ho loto.


FAK
- 67 -
FAK
Fakama&a, v. peu usil6. Voir
Fakahhu, Fakamatala.
Faka ma ala Ala 9 v. debarrasser
son esprit cle ce qui pent empecher
la reflexion, se recueillir, eclaircir,
expliquer : — hono loto i he loi,
ddbarrasser son coeur du mensonge.
— ho loto, ke lelei.
Fakamaalolii i, v. fa ire violence;
par force.
Faka ma am a 9 adj. mondain, ter-
restre : 'Oku nau tokagepiki he meh
—, ils ne pensent qu’aux choses de
la terrc. —, v. eclairer, eclairer quel-
qu’un avec un flambeau.
Fakamaamaa9v.alleger, rendre
leger (une chose) : — ho kavega.
Tau — liotau vaka, nah mou, alle-
geons la barque de peur qu’elle ne
soit submergee.
Fakamaaiiava, v. Voir Faka-
mdnava.
Faka 111a ami 9 Fa ka ma anu-
auu, v. fairc Hotter : — hake ae
hkau, ke tau mamala ki ai, fais Hot-
ter l’arbre, quo nous le voyions.
Fakamaene cue, v. chatouiller,
manicr leg&rement. Il est souvent
pris dans un mauvais sens.
Fakaniafaua, v. chauffer.
Fakamafi, Faka mafimafi, v.
ct s. faire le fanfaron; orgueil d’un
homme riche : Koe — mai honau
vaka.
Fakaniafiiiiafi, v. monLrer sa
gloire, son adresse, sa force : Koe
Kukalisia koe — ia o Sesu.
Fakamafola, v. repandre.
Faka mafia p, v. laisser corrom-
pre, v. g. la nouiriture : Koeha hku
— f ai ae meh kai ?
Fakaniaftike9 v. decouvrir : •—
(du ho kona. — ae koi'll faikakai.
Fakamaga f, v. ouvrir : — ae
fate. — ae gutu oe tamasii. Koe poo-
pao gutu — (lac puke}, pirogue donl
les extremites ne sent pas cou-
vertes.
Faka magalo galo 9 mot use.
Voir Fakagalogalo.
Fakamalia, s. reproches piquauts
en rappelant quelque souvenir pe-
niblc au coupable ou a d’autres,
pourlui nuire. —,v. menacer de faire
connaitre, Fakamana kc fakailo.
Fakainalia i, v. vider, mettre a
sec, seclier, dessecher : — ae kumetc,
vider le kumete.
Fakamahaki,adj. malsain, insa-
lubre : Koe fonua — kiate au, e’est
un pays malsain pour moi. —, v.
etre malsain, rendre malade.
Fakamaheni, v. com me Faka-
ma tau.
Faka 111ahinoliiuo, v. expliquer
de mani&re i dtre compris, Koe tala
ke ogoi totonu,
Faka malm alm, v. dire des pa-
roles piquantes, ironiques : Nac —
a m. kia m.. Voir Fakamatalili.
Fakamahiii , adj. taciturne ,
morne, silencieux, serieux. —, v.
bouder, faire la mine a quelqu’un,
faire le fier, tenir son grand air.
Fakamaifa, v. aplatir une chose
ballonnee, v. g. une vessie, le ven-
tre, etc.
Faka 111aifeifa, v. diminutif de
Fakamaifa, meme signification.
Fakamailifauo, v. aller et ve-
nir. Voir Fehluaki : Tama, koeha
hku ke — ai ? (Fakalaukau i he vahaa
a pi.)
Fakamakape9 v. se renverser :
Nae — ae hamu oe vaka, le balancier
de la pirogue s’est renverse. ’
Faka ma kail, adj. paresseux.
Voir Fakapikopiko.
Fakamakiikaga. adj. habile en
tout; homme a qni on donne sa
con fiance.
Faka nialaga9 v. interecder, se
dit d’un diable de la famille, qui
intercedait aupres des esprits supe-
rieurs pour la guerison d’un membre
de la fami 11c.


FAK
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FAK
Fakamalaia i, v. maudire
Nae — e Noe a Kami. Nae — e he
'Otua ae hako o Kami. — , porter
mallieur, attirer la malediction stir:
Koe tagata oka — akitautolu ehe ene
agapauu mo ene agatuu ki he lota,
net hornme attire la malediction snr
nous par ses .. Koe agahala, Koe
mea —.
Faka maleic, v. couclier, faire
couclier dans son sens : — atu ae
vad, ke tokoto ki he. — , s. lin des
funerailles, Koe fakaosi oe putu.
Faka ma leletnh, v. parler clia-
cun dans son sens : Kuo — aipe,
ko ikai haatau gaue e fai, nous par-
lous tous, cliacun a son idee, et
nous ne faisons rien. Voir Fakafetu-
kuaki. —, ne s’entendre snr rien.
Fakamalcnelcna, v. etendre
de manierc qu’il n’y ait pas de plis,
v. g. des etoffes : — ae gatu.
Faka malic, v. applaudir.
Fakamaliga , v. cliercher a
plaire. Voir Fakamanimani,
Fakamaliga kaka, v. vouloir
grimper par vanite sur un arbre
et tomber ensuite au detriment de
son honneur.
Fakamaliu, v. etre change : Kuo
— ae tub ko m., le roi a ete change.
Voir Fakaliliu.
Faka main, v. remercier, louer,
feliciter : — ki he 'Otiba i he ene
bfa. —, saluer, congratuler.
Fakamalohi, s. violence. — a,
v. faire violence, obliger, con train-
dre, maitriser, emporter par force :
Koe tagata —• Koeha bleu ke — ai
kiate au. —, fortifier : Ke ke kai o
— i ho sino. —, adv. par force, par
violence, en tyran : Toho —, trainer
par force.
Fakamaid lo, v. se retablir, re-
couvrer la saute : Kuo kamata —
hake ae mahaki. —, aider quelqu’un,
le relever dans son travail pour qu’il
prenne haleine.
Faka inalotoloto, v. s’appliquer
a : 1'aib — ki he gaue. —, adv. avec
application.
Fakamalu, s. paraplnie, parasol,
abri. —, v. se mettre a l’abri de la
pluie, a l’ombre sous : Kuo hu ki he
fate o — i he laa, i he uha. s’abri-
ter, ombrager.
Fakamalu, v. t. noble, se bai-
gner : 'Oku hacle ae 'Eiki o —.
Fakamalii, v. diminucr, s’affai-
blir : 'Oku — ae matagi. — hob ago,
adoucis toi un pen.
Fakamalulu, v. humecter, at-
tendrir : — ae mea bku pakaka, moo-
moa>... des choses sfcclies.
Fa ka main main, v. diminner,
ainoindrir.
Fakamalumain, v. se mettre a
fombre : Tau — moe laa.
Fakamama, adj. terreslrc, de
ce monde, mondain, materialiste :
Koe pule —. —, v. eclairer, illumi-
ner. Voir Fakamaama.
Fakamamae, adj. precieux, au-
quel on tient.
Fakamamafa, v. alourdir.
Fakamamahi, adj. penible, fer-
vent, path&tique : Kole —, priere
fervente. Mahaki —, maladie ex-
treme. —, v. faire souffrir, torturer,
tonrmenter : 'Oua e lea, bkzi ke —
hoku loto. —, pleurer : — ki hono
kaiga kuo mate, pleurcr son parent
mort. —, adv. avec fervour, avec
application : Kole — ki he 'Otua,
priez Dicu avcc ferveur.
Fakamama mama, adv. lege-
renient, faiblement : 'Oua naa ke -
hob lea, ka ke lea fakamalohi. Voir
Fakasiisii.
Fakamamao, v. eloigner, s’eloi-
gner : Kuo - ae vaka.
Fakamamata, adv. par hypo-
crisie, pour etre vu : Koe gaue —.
Fakamama tuii, v. garder un
air serieux : Nac — ae 'Eiki Voir
Fakamdmdhui.


FAK
- 69
FAK
Faka ma mail, v. fixer la vuo
sur. —, adv. fixement : Sio —.
Faka mana, Faka mana mana,
v. menace? par un mouvement de
colere, effrayer, intimidcr.
Fakamanatu, s. souvenir, me-
morial. —, adj. qui rappelle. —, v.
se souvenir, se rappeler. — i, v. a.
rappeler une chose a quelqu’un :
'Oku ou — ai kiate koe ke ke leo ki
he kakai.
Fakamanava, s. ouverture :
Koe — oe tafu, c’est l’ouverture du
trou.
Faka manava i, v. faire respi-
rer, reposer : Hau muii o — au. —,
aider quelqu’un. Voir Fakamalbld.
Faka manava sii, v, effrayer,
intimider, d&courager, al arm er. —,
adv. avec crainte : 'Oua e gaue —.
Fakamaneveneva, v. se tenir
debout enticement nu (mauvais
mot).
Fakainanimani, v. chercher a
plaire, prendre une contenance pour
plaire, chercher a inspirer de 1’amour
a... : Tuliu hobmou — ki he kau
fefine.
Fakamanimo, v. perdre, cacher.
Voir Fakapuli.
Faka in a nu, v. agacer : 'Oku —
ae manu puna ki hepusi, les oiseaux
agacent le chat.
Faka mao, v. deboucher, donner
passage a la vapeur, v. g. d’un four,
d’un kofa de vivres.
Faka mao kupu, Faka mail ku-
pu, s. largeur : Ko Liku mo Nukua-
lofa koe — o Toga, la distance de
Liku a Nukualofa, est la largeur de
Toga. adv. en travers, en large :
llele — ae laupapa.
Fakamadnioni, adj. juste, saint:
Nae aga — a m.. —, v. sanctifier.
Fakainabpo,v. fermerenpliant:
— ae told, fermer le livre.
Fakamaopoopo, v. reunir, re-
joindre, ramassor, recueillir : — ae
btobta, nab to ha mea. — hono loto,
se recueillir. — ene gaahi mea, ra-
masser, serrer ses affaires. —, resu-
mer.
Fakamasila, v. aiguiser : — ae
toki. — ae tao,... une lance. Au
fig. : piquant, v. g. une parole.
Fakamasiva, v. appauvrir : Ko
eku hah o — akimoutolu, je viens
pour vous appauvrir.
Faka ma si ve si va, v. faire le
pauvre sans l’etre : 'Oku — pe, ka
bku laid ene mea.
Fakamatai, v. affiler, affiner,
aiguiser, faire couper : — ha toki,
aiguiser une liache. — ae hele,... un
couteau' —, tailler une plume.
Fakama tagaa, v. etre lionteux
de la conduite d’un parent ou d’un
associe.
Fakamatala, v. debrouiller, de-
velopper : — ae filo,... le fil. —,
cxpliquer, commenter, eclaircir, an-
noncer : — liob lea. — hob hole.
Fakamatalelei, v. orner, em-
bellir.
Faka niata lili, v. faire facher a
dessein.
Fa ka mata papa , Faka mata -
tan, v. mettre sur une seule ligne:
— aegaue, mets les ouvrages sur une
seule ligne.
Faka mata peko, v. avoir l air
triste, paraitre triste.
Faka mata tan, v. Voir Fakama-
tapapa.
Faka ma tau, v. tourner on ha-
bitude : 'Oua e — hobmou gaue kovi,
kae feimo tuku. Voir Fakamaheni.
Fakamathiitu, v. desirer faire
paraitre a un chef, avec qui on de-
meure, ses qualites pour s’elever
plus haut.
Faka mate, v. achever, donner
le dernier coup pour tuer (quand
on n’a pas donn6 le premier).
Faka mate mate osi, v. terme
d’ctonnement, etre surpris : Nae —


FAK
— 70 -
FAK
a m. ki he gaue a in., m. a iti ires
surpris de l’ouvrage de m.
Fakamatoato, v. etre constant,
fervent : Tau — i etau hole. —, adv.
avec instance, avec ferveur : Kole—.
Faka matolu i, v. ipaissir, rendre
epais (les solides): — ae laupapa.
Fakamatua, v. s’asseoir de c6te,
afiii de se serrer davantage : Tau
nofo —, ke tau liao.
Fakamatutii. v. donner occa-
sion, faire naitre : Ta, kuo toe —
enau ke, leur querelle a done recoin-
menci.
Faka ma tuii, v. s 6 ch er un objet
de maniire qu’il ne degoutte plus :
— ae kofu,... un habit.
Fakamau, s. manage, noces. —,
bouton d’habit.
Fakaniaii, v. attaclier, lier, ar-
reter, fixer, retenir, affermir, amar-
rer : — kofu, boutonner son habit.
— ae puha vai, lier un baril.
Fakamau, s. juge, jugement. —,
v. juger, Gtre jugi. Marier : — ae
ohoana, marier deux personnes.
Faka mani,v a. arranger, mettre
en ordre : — ae btobta. Au fig. juger.
Fakamau iiuolio, s. manage. —,
v. se marier.
Fakamauaga, s. tribunal.
Fakamaiiga, s. refrain : Koe —
oe hiva, e’est le refrain du chant.
Fakamaiiganofo, v. habituer
a rester : 'Oku — ae fate lelei. Voir
Fakalata.
Fakamailkupu, s. largeur.
Fakainauma a, v. a. enricliir.
Fakamaumail, v. lier faible-
ment, attacher faiblement, se rete-
nir, se comprimer, se faire violence
dans sa colure : Tab fl, nab ku —
hoku 'it a. —, fau filer.
Fakamaumcii, v. ripertorier,
passer en revue.
Fakainavac, Fakamavalic, v.
separer, disunir, obligor a se sepa-
rer : — ae unoho,... des ipoux. —,
sevrer : — ae tamasi'i, .. un enfant.
Faka mavac vac, Faka mava-
hevalie, v. commencer a se sepa-
rer, se detacher : 'Oku — ae tagata-
ni, ke hola.
Fakamavcuv.cn 9 v. dissiper,
disperser, mettre la confusion, gater,
dishonorer, mettre le trouble, la
division, faire tort a... v. g. a sa pro-
fession : — ae kakai. — ae fonua.
Faka in cask, v. travaillcr fine-
ment, proprement, avcc soin : Kohai
bku — i he etau mea kai?
Faka moi ineilie , Fakamei-
incite, v. calmer un enfant.
Fakamelei, v. tachcr, ternir,
defigurer : Kuo — ae mata i he pala.
Kuo — hotau fate e m.
Fa ka mel o inclo, Faka inc me-
in, s. precurseur. —, v. pridire,
annoncor d’avance, alter a l’avance
annoncer l’arrivee d’un chef pour
qu’on prepare la reception : Nae —
a Sesu e Soane»
Faka inemelo, v. rougir : 'Oku
— hono mata, ke tagi. 'Oku — ae
hagatdmaki, ke pela, l’abcis rougit
pour percer bientot.
Fakainiini, v. faire pisser un
enfant.
Fakainoa, adj. casse h angle
arrondi. Voir Fasimoa.
Fakainoala, s. cri, espice de
rire : Koeha ae — bku fai ? Quels
sont ces cris de joie ?
Faka moo moe, v. espirer, s’at-
tendre a : Naaku — keu alu o bmui
eku mea, peau alu atu, kuo mole.
Naamau — ke mau o atu, pea fokifa
pe kuo ke hau.
Fakamofi9 Fakainofiinofi, v.
exalter, parler avec emphase pour
inspirer la crainte.
Fakamofuto futa. v. avoir fair
intripide, decidi, faire l’homme.
Fakainohc i, v. endormir, fairc
dormir, bercer : — ae tamasi'i. Koe
mea , magnetiser.


FAK
— 71 -
FAK
Faka moliomoho, v. faire cuire.
Faka mohuga , Fakamohu-
moliuga, v. multiplier les choses
qui ne servent de.rien : Koe — lea
aipe, ka bku ikai ha talanoa aoga.
Faka moi, v. employer un tiers
pour faire une cliose qu’on devait
fairc soi-mfime : 'Oku — ae melt, ke
ave e ha tagata kehe, kae nofo ia
nae alea ke ne fai.
Fakamoi moi, s. present envoye
par un tiers : Nae ave e m. bku —
kia m.. —, v. envoyer par un tiers :
— ae mea bfa kia m..
Fakamokimoki i, v. a. mettre
en petits morceaux, briser : Koe —
aipe, koeha ? faipe ke lalahi. Voir
Fakaikiiki.
Fakamokomoko, v. faire re-
froidir, rafraichir, rendre ti£de : —
ae vai, naa vela ai ho gutu. —,
prendre le frais, se rafraichir en
prenant un bain ; ne se dit guere
que dans ce dernier sens.
Fakamole i, v. a. detruire, faire
p&rir : — ae kaiga, ke mate. —, par-
don ner : — ae agahala.
Faka mole mole, s. pardon, re-
mission. — i, v. a. rendre uni,
unir, apianir : — ae laupapa. — ae
mea petepete,... les choses raboteu-
ses. —, effacer, pardonner : — ae
kovi; — ae agahala,... le malles
p&ches.
Fakamolokau, adj. vindicatif :
Koe loto —, c’est un vindicatif. —,
s. vengeance, rancune. Voir Faka-
fasifasi.
Fakamolii, s. coussin. — i, v.
adoucir, attcndrir, briser : — ae
kelekele aki ae vai. — ae mea fefeka,
o tuki kc molu. —, becher la terre.
Fakamoliimala, adj. imposant,
qui a Fair de quelque chose : Koe
tagata aga —; bku fakakolukolu mai
hono vala, koe fie —, il fait faire du
bruit a son vala pour se rendre
imposant.
Fakamomoa, Fakamoomoa i,
v. a. sGcher, faire sGcher entice-
ment une chose humide : — ho vala,
s&chez votre vala. — ae kava. — ae
kofu.
Fakamomolio i, v. faire murir,
arriver a maturite : — ae hopa, ..
les bananes.
Fakamomoko i, v. prendre
froid : — i he itha. —, refroidir,
rafraichir : — i he matagi.
Fakamomona, v. engraisser :
— ae manu. —, grossir les choses :
Koe — mai ae lea koia, hono laid.
Faka monomona, Faka mono-
mona, v. faire ddlicatement et avec
affectation. Voir Fakasina : Koeha
ae mea bku ne — hono gaohini? Koe
gaue —.
Fakamonii, v. remercier en
portant sur la tete Fobjet donne ou
en criant.
Fakamonuia, v. rendre heu-
reux, porter bonheur, bSnir.
Foka monuka, v. T. n. blesser :
Kuo — a Sesu e he kakai. Voir
Lavea.
Faka moo nioatea, v. parler de
sa mort ou de la mort d’autrui,
quoiqu’il n’y ait pas apparence de
mort procliaine; en faire les prepa-
ratifs : 'Oua naake — koe mea faka-
mamahi.
Faka moo mooni , adj. ct v.
comme Faka mobni, vrai, bien at-
tests, tres sincere : Koe lea —, c’est
vrai. Kolioo lea — ?Est-ce bien vrai?
Fakamooni, s. preuve, tGmoin,
temoignage. —, v. dire vrai, attester,
assurer sincCement, justifier, veri-
fier, accomplir, prouver, approuver,
admettre les raisons de quelqu’un.
Fakamotu, Fakamotua, v.
achever de rompre, de couper : Mai
ae toki, keu — ae akau (kuo ka-
mata}.
Fakamotua, adj. 6conome, fru-
gal. —, v. rendre suffisant, mettre


FAK
- 72 -
FAK
en quantile sufilsante : — ae kava,
ke lahi. —, adv. en vieillard, uvec
prudence, avec sagesse : Tau gaue
Fakamotnii, v. changer d’habits
quand on est mouille : Pei ke bail o
— ; bku viviku ko vala.
Fakamoiia, v. s'obercr.
Fakainoiii, s. sauveur, redemp-
leur. —, v. fairc vivre, guerir, vivi-
fier, ranimer, ressusciter, d&livrer,
sauver de, preserver de, conserver
la vie, animer.
Fakamoumonsaa, adj. mal-
propre, sale : Koe tagata --, ikai ke
fie teuteu lelei hono sino.
Fakamoveve, s. et adj. ran-
cune; rancuneux : Koe tagata —.
Fakaiiiui, adj. dernier : Koe
a ho —, c’est le dernier jour. —, v.
faire suivre.
Fakamuifoutia, s. maniere de
presser le kava,
Fakamuiinui, adj. et v. comnie
Fakamui, dernier ; faire suivre : —
ae tamasii. — ae puaka. —, adv.
ensuite, apres : Tau tokaga mua ki
he 'Otua, pea toki tokaga — ki he hou
'Eiki maama.
Fakainuimnikovi, v. se termi-
ner mal : E — etau gaue; e ikai ke
iku lelei, notre travail finira mal.
Fakamuli tuku, s. adj. et v.
cloture ; dernier ; clore : Tau fai
ha kava pea tau o. Koe gaue—.
Voir Fakaosi.
Fakamuna, v. parler seul d’un
objet cher qu on he poss^de' plus,
ou s’en entretenir avec d’autres :
Koe matua bku — aipe ki he ena
tama, bku mate, ce sont des epoux
qui parlent toujours de leur enfant
qui est mort.
Faka inuo mua, v. preceder, aller
devant, faire precGder : — ae tamasii,
ke mo o.
Faka n a, Faka n ail a, adj. re-
serve : 'Oku ikai — hobulu ki at ;
bku ikai ke ke Hoi, pe bku gofua, pe
bku tapu.
Fakauaanaa, v. calmer un en-
fant qui pleure, apaiser, faire taire.
Fakanafala, s. manidre de lier
et fixer deux objets.
Fakanainai i, v. traiter d&lica-
tement : 'Oua e — hob tamasii; ke
pauit. Voir Fakapelepele.
Fakanamu, v. faire sentir, ren-
drc odorant.
Fakanamukiii , v. rendre
odieux.
Fakanana, v. s^attendre & un
travail penible (Koe nofo amanaki
ki he meh faigataa.)
Fakanauamii, v. flairer.
Fakanapikoa, v. etre pousse
par le demon... le demon qui vous
rend malheureux, en vous attirant
dans un lieu dangereux (sort supers-
titieux) : Ta, koe — si tagata, ke ulu
o fonoga, pea kuo tamatea i he hala,
le sort a \oulu que cet homme fit
un voyage ou il a 6t6 tu6. Syn.
Fakamalaidi e he tevolo.
Fakanail nail 9 v. (Amanaki
lelei), compter sur une chose, s’y
attendee : Tau — aipe ki Selo. Tau
— pe ki hotau vaka, kuo tei halt.
Fakanavau i, v. marquer un
objet pour le distinguer ou en faire
connaitre le maitre.
Fakane, Faka nc ne, adv. dou-
cement : 'Oua te mou ala —, ka
mou ala fakamalohi. Voir Fakavai-
vai, Fakapikopiko.
Fakaneifua, s. tout ce qu’on
prend apres le repas pour faire
bonne bouche. —, v. laisser pour la
bonne bouche : Tau tuku ha mea
lelei ke tau fakaneifua aki.
Fakaneke , v. soulever avec
peine : Koeha ae kavega, bku — ?
Tuu —, se redresser avec peine.
Fakanifo, v. s’amuser a se
laisser emporter par la boule qui se
brise sur le sable ; c’est un amuse-


FAK
— 73 —
FAK
ment des naturels. —, faire une
deml-lune au bout d’une colonne
pour y poser le lalago.
Fakauimataha, adv. d’une
main.
Faka ninia ua , Faka nimo ua,
adv. des deux mains.
Fakauiniki, v. enjoliver. Voir
Fakasanisani, Fakalelelelei.
Fakauiuimo, v. avoir des 6tour
dissements : 'Oku — hoku mata.
Faka nisi nisi , v. chercher a
plaire : Nae — ae fefine ki he fonoga.
Voir Fakalaulcau.
Fakanoaloto, s. contemplation.
—, v. titre tout absorbe dans la
pensee ou le souvenir d’une chose.
Fakanoe, adj. et v. rAveur,
silencieux, boudeur : 'Oku — ae
tamasii; oku ikai ke lea.
Fakanofo, v. 6tablir, nommer,
asseoir, faire asseoir : — ae pule. —
ae epikopo.
Fakanoi , Faka noi age , v.
prier de, exciter a, faire des ins-
tances, solliciter v. g. un malade
de manger : — ke lea. — ke kai. —
ke alu.
F&kanonoa, adj. incertain : —
ae matagi i he malu, on ne sait d’ou
le vent soufflera.
Fakanonoa, Faka noo 110a,
adj. silencieux, absorbe dans une
pensGe : Koe tagata —. —, v. s’a-
paiser apres avoir sanglotS.
Faka nota, v. arrondir.
Fakanounoui, v. accourcir,
raccourcir : — ae akau,... un arbre.
Fakanunii, v. occasionner: -- ae
ita. — ae ke. — mala, occasionner le
malheur. Voir Fakalagalaga.
Faka b fa, adj. aimable, qui porte
a l’amitie, la fait naitre, ou bien la
compassion, pitoyable, digne de
piti6 : Koe mea — ae pekia a Sesu.
—, v. caresser, cli&rir, faire ses
amities a..., donner des marques
d’amitie.
Fakaofii, v. approclier, s’appro-
clier : — ae mea mamab. — atu.
age.
Fakaofiofi, v. commencer a
s’approcher. Diminutif de Fakabfi.
(Koe kamata oft mai).
Faka ofo, adj. admirable, surpre-
nant, magique, miraculeux : Koe
mea — aemate fakafokifa. —, v.
commencer a grossir : 'Oku — ae
iifi. — ae fusi.
Fakaofoofa, adj. aimable, job,
beau, mignon : Tagata —, bel
homme. Fefine —, belle femme.
Koe manu—. Koe fakatdtd image
jolie. Voir Fakabfia.
Faka ofo ofo, adj. surprenant,
qui ne repond pas £ l’attente : Ko
sii kato — oku ikai ha mea i ai.
Fakaofii, v. faire trop cuire.
Faka ogo, v. ob&ir : — ki he
'Otua. —, v. ecouter : — atupe,
koeha ae talanoa oku fai ?
Fakaogoogo, v. t. royal, con-
suiter : — ki he 'Otua, consulter
Dieu.
Faka ogoogo kovi, v. diffamer.
Faka ogo tnli, v. faire la sourde
oreille &, ne pas ecouter a dessein.
Fakaolio, v. approvisionner.
faire des provisions : — ae vaka. —
ae gaue. —, lancer sur : — ae kuli ki
he puaka, lancer un cliien sur un
co chon.
Faka olio bho, v. encourager
quelqu’un qui travaille, qui se bat,
pousser nn chien sur quelqu’un,
exciter une personne contre une
autre. —, ne remplir qu’& demi : —
ae hina,... une bouteille. — utu, ne
pas remplir entierement un vase.
Fakaoioi i, v. flatter trop. Voir
Fakanainai i.
Fakaola, v. laisser vivre apr&s
avoir frapp6 : — ae mama, entrete-
nir la lumiere; expression respec-
tueuse pour dire de l’6teindre.
Usage des paiens qui parlaient ainsi


FAK
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FAK
pour que le (liable crut qu’elle brft-
lait encore. — ae mdmatapu, allu-
nier les cierges ou les lampes de
l’6glise.
Faka ole ole, voir Fakakolekole.
Fakaolo, v. s’insinuer, flatter
pour obtenir quelque chose : 'Oku
hau ae tamani o — mai, pea oka
ne ka mau ha mea, pea alu leva,
faire glisser une chose qu'on no
peutlev§r.
Fakaoloolo, v. faire par ordre,
par degres, insensiblement : — hod
gaue, nah kovi. —, manager : — hob
lea ki he kaiga.
Fakadlo dlopupula9 v. retar-
der : 'Oku — a etau gaueni; bku
tuai aupito. Voir Fakatubtuai.
Fakaouo, s. espece de panier :
Koe kato —.
Faka duo 9 Faka duo duo , v.
regarder en penchant le corps :
Tua —, se tenir le corps courbS
pour regarder quelque chose. Kohai
bku — meihe katupa? —, paraitre,
regarder d’un trou : — ae ika.
Fakaod, v. feconder les oeufs
d’une poule (coq). —, retenir les ma-
lices grossieres dans une passoire,
un tainis, un crible, un linge : 'Oku
— ae mea kovi, o siaki, ka bku
gagana ae mea lelei.
Faka'6'6 uoa, v. c’est ne pas
s’occuper des choses qu’on a com-
niande de faire : 'Oua naa mou —;
ka mou tokaga ki hob mou gaue, ne
rcstez pas iusouciants, mais appli-
quez-vous a votre ouvrage.
Fakadopo, v. appliquer, join-
dre, faire toucher (dans le jeu du
lafo').
Fakaope, v. faire depasser, de-
border : — ae tupe,... le palet duns
le jeu de lafo.
Fakaope, Fakaope, v. atten-
dre uno embarcation en nier sans
voile : Kuo — ae vaka o tatali,
l’enibarcation se tient sans voile
pour attendee. Au fig. se baigner
longtemps. {Koe kaukau fuoloa.}
Fakadsi9 v. et s. achever, finir,
accomplir, conclure, parfairc : Ko
hono —, c’est tout. 'Ai ke — etau
gaueni. —, ddtruire, dGmolir, dera-
ciner.
Fakadsiga, s. fin : Ko hono —
eni oe gaue.
Fakadsidsi, v. jurer, certifier :
Nae — mai a m. koe mooni.
Faka dtu, v. aligner, mettre par
rangs : — ae fusi, niu, ufi, planter
par rangs les bananes, les cocos, les
ign anies.
Fakadtua, adj. divin.
Fakadtudtumutu, adv. en
ligne, en rang non termini.
Fakaoviovi9 adj. r6sorv6. Voir
Fakandnd.
Fakapa i, v. faire 6clater, faire
du bruit : — ae mea fana, tirer un
fusil. —, faire connaitre, faire par-
venir : — ae talanoa ki he 'Eiki, ke
ne Hoi.
Faka pa &pa apa ua, adj. i nde -
cis : — hono loto; oku ikai ke iloi pe
fai ae gaue kola, pe ikai. Voir Loto-
lotoua.
Fakapae, v. reunir en tas : —
ae akau. — ae maka. —, se rdunir
en bloc d’un cdte.
Fakapagai, s. grand panier de
vivres porle solennellcmeht et con-
tenant pen, selon l’usage du pagai.
Au fig. : Gaue — . {Koe gaue faka-
kdikd.)
Fakapagopiigo i, v. fl6trir la
reputation ii tort ou a raison.
Faka paha palia, v. sc faire
brunir le corps au soleil. Voir
Fakagano.
Fakapahi, adj. degofittj, fati-
gant : Koe mea — ae fanogo ki he
agakovi ae lama. Voir Fakaflu.
Fakapakolio kolio, v. plaisan-
ter : Koe lea —. Koe ita —, c’est une
colure apparente. Voir Fakahua.