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MANUEL
DE
LÀ LANGUE DE L’AVESTA


Louvain. Typ. de Ch. Pecters, rue de Narnur, 22


MANUEL
DE
LA LANGUE DE L’AVESTA
GRAMMAIRE, ANTHOLOGIE, LEXIQUE
AVEC UNE COURTE INTRODUCTION A L’ÉTUDE DE L’AVE ST A
ET LES HAS XI ET XXVIII DE LA VERSION DE NERIOSENGH
TRADUITS ET EXPLIQUÉS
PAR
C. DE HARLEZ
Professeur à l’Université de Louvain
DEUXIÈME ÉDITION REVUE ET AUGMENTÉE

PARIS
MAISONNEUVE ET Cic LIBRAIRES-ÉDITEURS
25. QUAI VOLTAIRE, 25
1882
NOUVELLB ADRESSA
& RU fi DU SABOT, rARIS'Vi'




PRÉFACE
Le rapide écoulement de la première édition de cet ouvrage
nous oblige à en donner une seconde plus tôt que nous l’eus-
sions voulu.
Nous nous sommes efforcé d’apporter à celle-ci les amé-
liorations désirables. Une courte introduction à l’étude de
l’Avesta a été ajoutée. La grammaire, plus synthétique, a
été notablement étendue. L’anthologie a été augmentée et la.
partie imprimée en transcription, réduite à quelques pages.
Les notes, plus nombreuses, ont été placées sous le texte.
Le texte a été partout (à part quelques passages irréduc-
tibles) ramené à une forme rhythmique ; les mots, supprimés
ou ajoutés pour obtenir ce résultat, ont été maintenus, mais
placés entre parenthèses. Nous ne donnons toutefois cette
reconstitution que sous réserve,. comme ce qui a pu être et
non comme ce qui a été. Il en est de..même des nombreuses
corrections faites au texte qui a été entièrement révisé.
Les mots zends du lexique sont imprimés en caractères
avestiques et en transcription ; la partie comparative a été
considérablement amplifiée. Aux mots sanscrits et européens
ont été ajoutés les principaux termes pehlevis, persans et
arméniens correspondants aux mots zends.
Pour la transcription des mots avestiques, nous avons
suivi le système expliqué dans nos Études éraniennes. Nous
en avons excepté le signe co qui a été maintenu en vue de
l’uniformité, et la distinction entre o et ô qui, .ne correspon-
dant à aucune forme avestique, ne pouvaient être employés
ici ; la transcription a pour but de reproduire fidèlement
et non de corriger.
Les caractères sont considérés comme identiques
quant à la valeur ; le second sert, quand la forme des lettres
précédentes empêchent l’emploi du premier.


VI
Les deux y initiaux bien qu’appartenant respectivement à
la Perse et à l’Inde, sont employés, assez indifféremment
dans les manuscrits.
On ne pouvait ici toucher aux questions du système pri-
mitif des voyelles, de la nature longue ou brève des racines,
et des suffixes, de l’existence de la nasalis sonans, etc., non
plus qu’à celles concernant le nombre originaire des a indo-
celtiques et leur distribution entre les voyelles avestiques.
A l’exemple de Whitney, Bôlitlingk, etc., nous nous en
sommes tenu aux théories régnantes jusqu’ici. On peut
aisément admettre que les racines de la P'e classe avaient
primitivement la voyelle longue ou la diphthongue. Ex. ram,
bliôj (çsu/). Pour les autres classes cela est moins probable.
On ne doit prendre ici le mot racine que comme désignant
la forme la plus brève de l'élément simple servant à la forma-
tion des mots. Les racines dites en à, donnant le thème aya,
sont aussi considérées comme étant originairement en ai.
On pourra trouver la nasale sonnante dans la soi-disante
8e classe verbale, dans les formes en a qui ont perdu le n.
Ex. nâma (de nâmari), dâmabyô (de dâmari) drvatak (de
drvaV), dans pant'âm, zâm, zyâm (p. panVanm zamm,
zyamm?} (1), etc., etc. Comp. aussi drenja et draj ; renjya
et ss. raghu, pat'i ekpantan. Toutes ces questions ne sont
point encore assez élucidées et les solutions sont encore trop
sujettes à des variations de système, pour qu’on puisse y
chercher, dès aujourd’hui, la base d’une reconstruction de la
grammaire et du lexique avestiques.
On ne peut que renvoyer aux savants travaux d’Ascoli,
de J. Schmidt, de Brugman, de Frôhde, de F. Müller, de
Saussure, de Sievers, de G. Curtius et autres linguistes.
La théorie du gouna est donc ici présentée intacte comme
elle l’avait été par Whitney ; il suffisait de mentionner celle
qui lui est opposée.
(1) Ainsi s’expliquent ces formes. Comp. p. 61 note ; Lex. Verb. pahtan
et zœ.


VII
Il était également impossible d’entrer dans les discussions
relatives à la double nature des gutturales primitives. Tou-
tefois, pour l’intelligence des §§ 26 et ss. de la grammaire,
nous les rappelons ici sommairement.
Pour expliquer la corrélation de k, ç, c indo-éranien avec
A, qv, h, x, 7r italo-germano-hellénique et des molles corres-
pondantes, on admet l’existence à l’origine, ou la formation
pendant la période d’unité, de deux séries de gutturales se
distinguant diversement selon les systèmes. Pour les uns la
gutturale représentant k est restée et celle qui représente ç
et c s’est altérée ou mouillée d’une manière plus ou moins
forte(en/f£, ky). Pour les autres, il y a deux séries, la première
plus profondément gutturale ; la seconde, plus buccale, à la
manière des lettres sémitiques ÿ et a, n et n, p et o. On
représente ces séries de diverses manières par les lettres et
signes k ou k1 pour la première et /?, kl ou A2 pour la
seconde.
Nous voudrions encore distinguer une série de gutturale,
plus avancée encore et donnant kv, v, tc; gv, v, [3, par une
sorte de contre-choc ou de spiration labiale.
En s’arrêtant au dernier système, on pourra dresser ainsi
le tableau des correspondances sanscrites, avestiques, latines
et helléniques. Sprachen. Cp. F. Müller, Die Guttural-laute der Ig
Orig. Ss. Av. L. Hel.
k — k, c k, k', c k m Z, TT (t)
g — g. j g. g'- j g Y P
gh — gh, h g, g', j, zh g,f z (

0)
k1 — Ç s (ç) k(q’) z
g1 — j (z') Z g y
g1!! — jh (z') z, zh g, h
C et j (tsh, dzh) se produisent devant z, e originaires.
L’emploi des lettres j, zh, z est ce qu’il y a de plus confus
dans la phonétique avestique. Il est à remarquer à ce sujet,
comme le dit Spiegel (Revue critique internationale 1881,


VIII
p. 62) que les éraniens n’ont jamais séparé nettement ces
lettres et que les formes médio et néo-persanes varient fré-
quemment entre ces caractères. On ne sera pas étonné qu’il
en soit ainsi en avestique.
On comprend aisément qu’il est absolument impossible de
déterminer avec précision le son exact des lettres avestiques,
les sons d’une langue qui n’a plus été parlée depuis 2000
ans et dont aucun témoin auriculaire n’a constaté et transmis
la nuance et la valeur.
Il en est spécialement ainsi des sifflantes. Dans la grande
variété de cette espèce de sons (Comp. Sievers, Grundzüge
der Phonetik, pp. 99 et ss.) on ne peut avec sûreté détermi-
ner la nuance précise qui convient aux lettres avestiques.
représente probablement plusieurs nuances que les phono-
logues persans n’ont point su remarquer et distinguer. Nous
n’en fixons donc la valeur qu’approximativement.
Pour faciliter les études indo-éraniennes, les désignations
des classes verbales ont été conservées ; celle de la huitième
pour le motif indiqué à la page 76 ; et celle de la dixième
parce que certaines formes ne sont pas proprement dérivées
et ne constituent ni causatifs ni dénominatifs. Ex. mitaya
(Y. X, 2), pataya (Y. IX, 46). Il n’y a point de radicaux
nominaux pata ou mita, ni même pat'a, mit'a. Mais nous
avons également rangé les suffixes verbaux dans leur ordre
naturel. La distinction des temps généraux et spéciaux a été
également conservée ; elle est dans la nature des choses.
Ces termes n’indiquent pas que les temps seraient formés
d’une racine générale ou spéciale, mais que le mode de for-
mation des uns est général, c’est-à-dire commun à toutes
les classes, tandis que celui des autres est spécial à chaque
classe (Cp.Whitney, Sanscrit Grammar. § 599, p.207).Ces
désignations sont donc parfaitement exactes et font connaître
clairement la nature de ces formes. L’expression complète
serait : temps à forme générale, etc.
Le manque de grammaires indigènes rend la détermina-


IX
tion de certaines formes peu sûre ; elles peuvent s’expliquer
de plusieurs manières. Nous les donnons donc sous toute ré-
serve. Ainsi rconha (p. 94) peut être un radical développé
par sa et non un futur; nâshâma, clishâ pourraient l’être
également, ou bien des subjonctifs d’aoriste, selon le système
de Delbriick. Nous indiquerons le plus souvent les diverses
explications admissibles. IJ n’est pas besoin d’ajouter que le
signe ? indique une opinion ou une forme douteuse.
Aux expressions : indo-germanique, trop incomplète, indo-
européenne, contenant trop et trop peu, nous avons préféré
indo-celtique la moins inexacte de toutes parce quelle dé-
signe l’ensemble des groupes par les deux points extrêmes.
Les morceaux formant l’Anthologie ont été choisis pour
les raisons indiquées à la fin de l’introduction.
Nous n’avons pas cru utile de grossir le Lexique en met-
tant partout en regard les termes nus des versions pehlevies
et sanscrites. Dans la plupart des cas, leur obscurité néces-
siterait de longues explications pour que l’étudiant pût en
tirer parti, ou leur fausseté l’induirait en erreur. En outre
la partie sémitique de la version pehlevie ne pourrait servir
qu’au cas où l’on connût déjà bien la langue de cette version ;
or, en ce cas on n’a plus que faire d’un Manuel destiné aux
premières études et aux philologues. Il nous a paru préféra-
ble de donner comme moyen d’initiation, les textes zend et
sanscrit de deux chapitres du Yaçna, traduits, comparés et
annotés. Pour l’étude du pehlevi nous devons renvoyer à
notre Manuel. Nous ne pouvions, d’ailleurs, dépasser cer-
taines limites sans manquer complètement notre but. Tout
dans la composition de ce livre, et dans la disposition typo-
graphique même a été combiné pour l’atteindre plus sû-
rement.
Puissions-nous avoir réussi !




INTRODUCTION
L’Avesta est le seul monument qui soit resté de la langue dans laquelle
ce livre sacré est écrit. Il ne nous est pas même parvenu tout entier, car les
livres parses contiennent de nombreux fragments, membres de phrases ou
mots qui ne se retrouvent point dans nos textes.
L’Avesta originaire comptait, selon la tradition, vingt et un livres, autant-
que la prière Ahuna Vairya (Voy. p. 270) contient de mots. Cette coïncidence
rend déjà cette assertion peu probable. Si ce nombre de livres a jamais existé,
il est à croire qu il comprenait toute la littérature pehlevie ; les Parses attri-
buent la version pehlevie à Zoroastre, aussi bien que le texte. D’ailleurs les
docteurs mazdéens qui dressèrent la liste de ces livres (appelés nosks) ne sû-
rent y faire rentrer qu’un seul (le Vendidâd) des 4 livres qui composent notre
Avesta.
La langue de l’Avesta fait partie de la famille des langues indo-celtiques ;
de la branche asiatique indo-éranienne et du groupe éranien qui occupait
à peu près tous les pays situés entre la Syrie, le golfe persique, l’Indou-
koush, la mer d’Aral et le Pâmir. Il appartenait à l’Eran septentrional. Mais
on n’est point d’accord sur la question de son lieu d’origine.
Lors de la découverte de l’Avesta, on le prit pour un idiome persan et on
lui donna d’abord le nom de zend parce qu’on croyait que le premier des
deux mots « zend-avesta » fréquemment employés comme titre du livre sacré
des Parses, désignait la langue de ce livre. Puis se basant sur l’opinion reçue
que le réforme zoroastrienne avait pris naissance en Bactriane, on l’appela
Vieux-Bactrien (Alt-Baktrisch).
Nous croyons avoir démontré que l’Avesta doit être attribué à la Médie, que
sa langue était celle des Mages(1). Toutefois, comme cette opinion n’est point
encore universellement admise nous préférons employer, à l’exemple des
Parses, le terme « Avestique » exempt certainement de toute erreur. Le mot
« Zend », môme est préférable à « Vieux-Bactrien » parce que c’est un terme
de convention dont l’emploi ne préjuge rien.
La date de la composition de l’Avesta est également incertaine. Toutefois
certains faits qui y sont relatés, certaines allusions qui y sont faites aux
usages, du Bouddhisme, par exemple, et à d’autres circonstances, indiquent
clairement que la plus grande partie de ce livre a été composée entre le ve et
(î) Voir notre Introduction à V étude de V Avesta et de la religion Mazdèenne.
Paris, Maisonneuve et Cie, 1881, p. xlv et ss.


XII
le dernier siècle de l’ére ancienne et pins tard encore (1). La rédaction du livre
tel que nous le possédons date probablement du ivc ou du me siècle après
J.-C. Le Vendidâd Sâdé, ou grand Avesta disposé selon l’ordre des cérémonies
du culte, ne peut pas avoir été rédigé plutôt que le vic siècle puisqu’il contient
des passages empruntés aux gloses pehlevies (2).
L’Avesta dans son état actuel se divise en deux parties principales, le grand
et le petit Avesta. Le premier est le rituel du sacrifice ou culte public ; le
second ne contient que des hymnes et prières d’un usage privé. Le grand
Avesta est formé de trois livres : 1° le Vendidâd (3) comprenant vingt-deux
chapitres (ou Fargards) (4) traitant des impuretés et purifications, des prières
conjuratoires, de quelques dispositions disciplinaires relatives aux crimes et
châtiments ; 2° le Yaçna (5), collection de prières et hymnes relatives aux
cérémonies du sacrifice et 3° le Vispered (6), de même nature, contenant des
prières additionnelles à celle du Yaçna. Il n’en est séparé que parce que le
Yaçna se récite souvent seul.
Nous devons encore signaler dans le Vendidâd les chapitres (Fargards) I,
II et XXII contenant des légendes et dans le Yaçna, les chapitres (Hàs) (7)
XXVIII à XXXIV et XLÏI à LU qui forment les Gàthâs dont il sera parlé
ci-dessous.
Le Khordah Avesta, ou petit Avesta, comprend 20 hymnes, en général
assez étendus, en l’honneur des principaux génies du zoroastrisme et quel-
ques prières imprécatoires et conjuratoires, outre des fragments d’un livre
perdu.
Le texte de l’Avesta n’est connu que depuis le milieu du xvme siècle. Bien
que les anciens parlent souvent des sentences ou des écrits de Zoroastre, de
la théogonie des Mages, de leurs livres en langue barbare et du contenu de
la doctrine du magisme, ils ne nous ont pas transmis un seul mot de ces
livres. Au moyen-âge ceux-ci ne sortirent pas des frontières de la Perse et la
conquête arabe les fit tomber dans l’oubli, même dans ce pays.
Quelques manuscrits furent apportés en Europe au xvnc et au xvme siècle,
mais personne n’avait encore pu en déchiffrer un mot lorsque l’intrépide et
savant orientaliste français Anquetil Duperron entreprit aux Indes un voyage
périlleux à la recherche de ce monument de la sagesse antique. S’étant mis
à lecole des Parses, qui du reste cherchèrent plutôt à le tromper qu’à l’éclai-
rer et étaient eux-mêmes très ignorants, il parvint à comprendre quelque chose
de la traduction faite en pehlevi (ou persan-moyen mêlé de mots sémitiques)
sous les Sassanides, puis du texte; et revenu en Europe il en fit une traduc-
tion, qui bien que très vicieuse, donnait cependant quelque idée des doctrines
(1) Voy. Introduction à Vétude de l’Avesta, p. cxm.
(2) Ibid., p. ccxvi.
(3) De Vîdaèvôdâtem loi qui chasse les dé vas ou démons.
(4) De fra karet couper.
(5) Yaçna sacrifice.
(ô) De Vispé ratavô, tous les chefs des êtres créés, qui sont invoqués dans
les premiers chapitres.
(7) Zend : hâiti de hâ, sâ, couper, diviser.


XÏIÏ
zoroastriennes. Burnouf le premier donna une traduction véritable de quel-
ques chapitres ainsi que d’une foule de mots et traça les règles de la méthode
à suivre pour l’interprétation du texte zend.
Spiegel, suivant et développant les procédés et les moyens employés par
Burnouf, parvint à faire une version complète, qui peut être corrigée dans les
détails, mais dont le fond, l’essentiel reste universellement admis.
Après lui de nombreux savants se sont mis à élucider les points restés
obscurs ou douteux, à compléter l’étude des mœurs, usages, croyances, etc.,
des Mazdéens et à cultiver les différentes parties de la science éranienne.
La méthode ne resta pas la même pour tous. Tandis que Spiegel tenait
amplement compte de la tradition Parse et du texte avestique, les Indianistes
rejetaient la tradition et l’Avesta lui-même pour ne se fier qu’à la grammaire
comparée et surtout au lexique sanscrit. Ils partaient de cette idée que le
zend n’était qu’un dialecte du sanscrit et l’Avesta un reflet des Védas. Aujour-
d’hui la valeur du texte et de la tradition est mise généralement hors de contes-
tation et l’on ne cherche plus qu’à fixer l’étendue de cette valeur. Il n’est plus
qu’un petit nombre de sanscritisants qui exagèrent encore en quelques points
l’importance dû sanscrit et des Védas comme moyen d’interprétation. Notons
toutefois que cette lutte n’a pas été sans fruit et que les Indianistes ont rendu
à l’éranisme des services signalés ; leur tort était seulement de tomber dans
l’exclusivisme.
Les manuscrits de l’Avesta sont assez nombreux. Les centres principaux
des collections sont Copenhague, Londres, Paris, Munich et le Guzerate où
s’étaient réfugiés des milliers de Persans zoroastriens persécutés par les
Arabes. De ces manuscrits les uns viennent de Perse, les autres de l’Inde,
mais ces derniers sont des copies d’un original persan. Ils semblent provenir
tous d’un seul prototype ou de deux, peu différents. Les variantes sont assez
nombreuses, mais elle n’affectent guère que la forme des mots ou des termes
isolés. Ce qui produit souvent, du reste, des différences de sens assez consi-
dérables.
Notons en passant, ce que l’on semble parfois méconnaître, que deux ou
plusieurs variantes peuvent être également exactes au point de vue gramma-
tical. Il en est surtout ainsi dans l’Avesta dont la langue a des formes fluc-
tuantes, plus que tout autre idiome.
Ces manuscrits ne sont pas anciens, ils datent de ce siècle ou du xvme
siècle ; quelques uns du xvii° ; deux ou trois seulement du xive.
L’Avesta a été traduit en pehlevi, au ive ou me siècle de notre ère ; puis il
a été l’objet de nombreux commentaires écrits en cette langue. Le roi Kosrou
Parvîz (590-628) fit réunir à la version un commentaire perpétuel tiré des
ouvrages des docteurs mazdéens. La version avec ses gloses compose ce que
l’on appelle le zand (zend) dont le nom forme la première partie du titre.d^
Zend Avesta. Les Parses disent ordinairement avesta et zand.
Au xve siècle un Persan du Guzerate nommé Neriosengh fit du Yaçna peh-
levi une traduction sanscrite qui nous est parvenue mais avec des lacunes.
Le mot avesta est étranger à la langue avestique, il ne figure pas dans les


XIV
textes qui n’ont de désignation spéciale que pour des parties isolées. Il pa-
raît pour la première fois dans les gloses pehlevies. La signification et l’ori-
gine en sont incertaines ; la seule explication admissible est celle de M. J.
Oppert qui le fait dériver du vieux-persan abastd qui signifie « loi, droit. »
L’Avesta n’est point écrit dans un langage complètement uniforme. Les
chapitres XXVIII à LU du Yaçna (excepté XLI, 2e et LI), les prières YaVd
ahù vairyà, Ashem vohû, Airyamd ishyô et originairement le Yènhê hdtàm
(Voy. pp. 270-271), ainsi que quelques autres fragments épars sont écrits
dans un dialecte un peu différent de celui du reste de l’Avesta. Ce dialecte
est en partie plus archaïque, en partie plus altéré ; il se rapproche en quel-
ques points du sanscrit d’une part, et de l’autre du vieux-persan ; mais il
s’en éloigne aussi davantage sous plusieurs rapports.
Il est appelé dialecte des Gdthds parce que ces chants sacrés (Y. XXVIII-
XXXIV, XLII-L et LU) sont écrits dans cet idiome. On ignore entièrement
son origine et son époque. On le croit généralement plus ancien que l’aves-
tique ordinaire parce que certaines formes sont plus archaïques (ex. gén. en
hya}. Mais d’autres et en plus grand nombre sont au contraire, plus altérées.
Ex. ê p. a, d, à; éng, p. an ; dregvodibis', p. dregvatybïs’, drvafybîs, etc. Ce
dialecte appartient, comme l’autre, au Nord de l’Éran. On serait tenté de lui
assigner pour lieu d’origine Mouru, Merw, la ville auguste et sainte (Farg. I,
18).
La langue avestique proprement dite est dans un état de décomposition et
d’altération assez avancé. Ainsi le génitif des mots en u prend toutes les
formes dvas, avas, dus', aos éus, wô, vô, et le locatif : vi, vô, ô, à), du. A ce
point de vue, elle paraît beaucoup plus récente que le vieux-persan des der-
nières inscriptions Achéménides et lui est de beaucoup inférieure. Aussi se
demande-t-on quelle en est la nature. Il est impossible de dire, si prise dans
son ensemble, elle reproduit fidèlement un état quelconque, une des étapes de
la langue parlée. Peut-être était-elle déjà éteinte à l’époque de la composition
des parties les plus récentes des livres sacrés du Mazdéisme. Peut-être de-
vons-nous la considérer, dans ces morceaux, comme un langage mêlé sem-
blable à celui d’Homère. Enfin dans cette multiplicité de formes et de tour-
nures irrégulières que l’on rencontre presque à chaque pas, on ne peut dire
quelle part il faut faire à l’inadvertence et à l’ignorance des copistes, ou aux
influences dialectiques et locales, aux différences d’époque. Car l’Avesta a dû
être composé par plusieurs auteurs et à des temps différents.
Le dialecte des Gâthâs est plus régulier. Toutefois il est souvent difficile
de distinguer l’un de l’autre.
L’alphabet Zend est d’origine purement sémitique et ne doit rien à l’Inde
sanscrite ; les lettres se tracent en allant de droite à gauche. Cette circon-
sous une influence sémitique que s’est faite sa rédaction écrite. Selon toute
probabilité les premiers rédacteurs se sont servis des caractères pehlevis ;
mais la science des Atharvans et des Mages allant sans cesse en décroissant,
il devint nécessaire un jour d’appliquer au texte sacré un mode d’expression


XV
complète qui prévint toute confusion et permit d’en conserver fidèlement la
lettre. L’alphabet Zend que nous possédons n’est point exactement ce qu*il
était à l’origine ; il semble présenter des lacunes. Certaines lettres que l’on
trouve dans les alphabets parses ne se retrouvent pas dans les textes. La
prononciation de plusieurs lettres est douteuse ; les manuscrits contiennent
de nombreuses divergences d’orthographe. 11 se pourrait que ni l’un ni l’autre
ne fussent parfaitement uniformes et qu’il faille tenir compte des lieux et des
dates; mais on ne possède, ni ne peut posséder aucun renseignement certain,
ni même probable relativement à ces questions.
Les croyances ou doctrines avestiques dont on attribue la création à Zo-
roastre, sont formées d’une combinaison du naturalisme polythéistique, aryo-
éranien et d’un dualisme altéré par une forte tendance au monothéisme.
Le monde spirituel auquel le mazdéen croit, qu’il adore et vénère, ou ré-
prouve et combat, est composé des anciens génies de la nature et d’autres,
personnifications de qualités abstraites,créées par la réforme dite zoroastrienne.
A leur tête sont deux esprits originaires éternels, l’un représentant le bien
et la vie ; l’autre, le mal et la mort. Le premier s’appelle Çpentô Mainyus,
l’esprit vivifiant, l’autre Anrô Mainyus, l’esprit destructeur.
Le premier a créé les bons génies, le monde céleste et terrestre ; l’autre
a produit les mauvais génies, les maux et les vices, Sans cesse en lutte con-
tre le bon esprit et ses créatures, il cherche à les souiller, à les détruire et
à corrompre les fidèles. Par suite des tendances monothéistiques le premier
a été élevé au rang de Dieu suprême tandis que son rival était abaissé et lui
devenait très inférieur en nature et en puissance. Il n’est pas bien certain
qu’Anromainyus ait créé tous les mauvais esprits. Pendant la durée du monde
présent sa puissance se borne à produire les maux et la mort, à souiller les
créatures du bon esprit et à les entraîner dans le mal, afin de les détruire
ou de les attirer à lui. A la fin des temps il sera vaincu ainsi que tous les
démons, ses satellites. Ils seront anéantis ou renfermés à jamais dans les
cavernes infernales.
Les bons génies créés par Ahura Mazda ou Çpentomainyus, coopèrent à
son œuvre et travaillent à la prospérité du monde et au triomphe du bien
moral. En voici les noms et les attributs; nous les divisons en catégories
d’après leur origine.
I. Génies de la nature admis dans l’olympe zoroastrien ou avestique. Ce
ne sont en général que les éléments eux-mêmes considérés comme œuvres et
auxiliaires du bon principe, deux ou trois seulement ont un nom spécial. Ce
sont :
Haoma, le jus de la plante sacrée offerte au sacrifice et le génie du breu-
vage divin ; Mithra, génie de la lumière, de la concorde et de la foi jurée ;
le feu (âtar) avec Nairyoçanha, personnifiant la flamme du sacrifice, messager
d’Ahura Mazda et Airyaman, primitivement le rayon vivifiant, puis génie de
la guérison.
Après eux : le soleil, la lune, l’astre Tistrya (Sirius) et autres constellations ;
Vayou (l’air), Vâta (le vent) et Râman qâçira (l’élher), Ardvzçûra (la source


XVI
des eaux célestes), Apàm napât (le principe générateur de l’eau ou l’éclair?),
Çpenta Armaiti (la terre) et Açman (le ciel).
II. Génies d’origine zoroastrienne.
Les premiers sont les six Ameshaçpentas formant le degré supérieur de
toute la hiérarchie céleste (Voy. ce mot au Lexique). Après eux viennent :
Çraosha (l’obéissance, la foi), Rashnu (le droit), Arstât (la justice), Ashi
vanuhi (la sainteté, la bénédiction), Daèna, dm (la loi), Cisti (la sagesse),
Çaoka (l’utilité), Druâçpa (génie des troupeaux) ; puis les différentes prières,
etc.
Le monde infernal est peuplé de dévas et de génies inférieurs. Les princi-
paux dévas sont Akoman la méchanceté, Aeshma la violence et la colère,
Açtôvîdhôtus qui donne la mort aux hommes, Apaosha qui cause la séche-
resse et beaucoup d’autres personnifiant des vices; puis les drujes, démons
femelles, trompeuses et destructrices dont les principales sont la Naçus qui
s’empare des cadavres et les souille, la Jahi (la volupté), Bushydçta (la mol-
lesse), etc.
Les principaux génies inférieurs sont le> Yâtus auxiliaires des magiciens
et les Pairikas, fées malfaisantes.
Les deux mondes, céleste et infernal, placés chacun sous la direction de
son créateur et maître sont constitués pour la lutte du bien contre le mal,
de la vie contre le dépérissement et la mort. Cette lutte existe depuis l’origine
de l’humanité. Peu avant la venue de Zoroastre les dévas dominaient la terre
mais Ahura Mazda choisit son prophète, l’arma de la prière Ahuna Vairya
(Voy. p. 270) au moyen de laquelle il chassa les dévas sous terre. Zoroastre
alors prêcha la loi divine qu’Ahura Mazda lui avait révélée et réussit à la
faire triompher par l’appui du roi Vîstâspa. La lutte et le monde actuel du-
reront trois mille ans après lesquels un prophète issu du semen de Zoroastre,
Çaoshyant, entamera une lutte suprême. Aidé des génies célestes, il vaincra
tous les dévas, les chassera et les enfermera en enfer avec les méchants,
ressuscitera les morts et restaurera le monde dans son état primitif. Déjà dès
le temps actuel les âmes des morts vont, selon leur mérite, au ciel ou en enfer.
Un point essentiel de la doctrine avestique est cette croyance que la mort,
étant l’œuvre d’Anro-Mainyus, fait tomber les cadavres humains sous le pou-
voir du mauvais esprit. Ils deviennent ainsi impurs et rendent également
impur tout ce qui les touche. On ne peut, en conséquence, ni les enterrer ni
les mettre en contact avec le feu ou l’eau, car ils souilleraient ces éléments,
œuvres principales du créateur. C’est sur cette croyance que sont basées les
dispositions du Fargard V (Voy. p. 164).
Il en résulte également que tout ce qui se détache du corps de l’homme,
cheveux, ongles, sécrétion est également impur ; de là les prescriptions du
Fargard XVII (Voy. p. 273).
La morale zoroastrienne est assez élevée quoique mêlée de singularités
semblables à celles que l’on vient de voir. Elle commande l’exercice des
principales vertus : piété, véracité, bienfaisance, etc. Elle prescrit aussi des
nombreuses prières, privées et publiques, journalières et accidentelles ; sacri-
fices, offrandes et libations; purifications, pénitences, etc.


XVII
L’acte du culte le plus important est le sacrifice public principal, accompli
par les prêtres et dans lequel le grand Avesta se récite en entier. La cérémo-
nie se compose de longues et nombreuses invocations, des prières relatives
aux offrandes, de la distillation et de la libation du jus du Haoma qui pré-
cède la récitation d’hymnes au génie Haoma, puis d’une longue suite de
prières, hymnes et autres morceaux religieux parmi lesquels se distinguent
les Gâthâs.
Ces chants sacrés forment une section particulière du Yaçna et se récitent
souvent à part. Ils se distinguent du reste non-seulement par des variétés
dialectales mais aussi par leur forme poétique (Voy. p. 149) et les doctrines
qui y sont professées.
Les Gâthâs se composent de 17 hymnes partagés en 5 groupes, portant des
noms spéciaux (7, —4, — 4, 1, — 1). Ce sont en général des dissertations
philosophiques et morales ou des exhortations pieuses. Ils représentent, sem-
ble-t-il, une religion, une réforme naissante ; il y est souvent question de la
prédication d’une nouvelle doctrine, de l’opposition qui lui est faite, de luttes
religieuses, de Zoroastre et de ses parents et premiers disciples. En deux
passages le dualisme pur paraît être enseigné. Le reste est d’un monothéisme
presque parfait. Les dévas et leur chef même y jouent un rôle très inférieur.
Nul des génies de la nature n’y est mentionné, quelques personnifications
abstraites plus ou moins semblables aux Ameshaçpentas et portant à peu
près les mêmes noms y paraissent seules. Aeshma est le seul des dévas qui y
soit nommé, et encore ce mot peut-il y être un terme abstrait.
Les morceaux de Y Anthologie ont été choisis de manière à donner une idée
des differents genres, sujets et styles de l’Avesta. On y trouvera :
1° Une légende de l’Eran antique, celle de Yima qui rappelle le premier
homme (Farg. II et Yesht XIX) et une autre, d’origine zoroastrienne rappor-
tant l’origine des maux terrestres (Fargard XXII).
2° Un spécimen de la casuistique et de l’apologétique mazdéennes (Farg.
V, §1-72), ainsi que des prescriptions disciplinaires (Farg.V, 73 et F. XVII).
3° Un choix d’hymnes aux génies de la nature (Y. IX-XI et Y. LXIV,
Yesht X) dont les trois premiers forment en même temps la préparation au
sacrifice du Haoma, et un hymne du même genre mais d’origine mazdéenne
(Yesht XVI).
4° Un mythe de lutte céleste; celle de l’astre Tistrya producteur de la
pluie contre le déva Apaosha.
5° Les prières journalières et principales et un spécimen des prières béné-
dictoires de l’euchologue privé (pp. 270-272 et 251, 252).
6° Quatre chants des Gâthâs parmi lesquels un mythe légendaire (Y. XXIX).
Nous ne reproduirons point ici la bibliographie avestique que nous avons
donnée à la fin de notre Introduction à l'étude de VAvesta ; nous nous borne-
rons à rappeler les principaux ouvrages relatifs à la grammaire, à la lexi-
graphie et à l’interprétation.


XVIII
Vendidad Sade nacli clen lith. Ausgaben von Paris und Bombay, mit
Indexund Glossar, herausgegeben von D. H. Brockhaus.In-8° ; Leipzig, 1850.
Westergaard. — The Zend Texts. In-4° ; Copenhagen, 1852-1854.
F. Spiegel. — Àvesta im Grundtexte sammt der Huzvârescli Uebersetzung.
2 vol. in-8°. Wien, 1851-1858. — Neriosengli’s Sanscrit-Uebersetzung des
Yaçna, herausgegeben und erlâutert. In-8° ; Leipzig, 1861.
G. Kossowicz. — Zendavestae decem excerpta latine vertit, etc. Paris,
typogr. impér., 1865.— Gâtliâ Abunavaiti. Petropoli, 1867. — Gâthâ Usta-
vaiti. Ici., 1869. — Gâtliae très posteriores. Ici , 1871. 4 vol. in-8°.
J. Olshausen. — Vendidâd, Zendavestae Pars XX adhuc superstes. P. I.
Farg. I-V continens. In-4° ; Hamburg, 1829.
M. Haug. — Die fünf Gâthâs d. Zatrathustra, herausgegeben, uèbersetzt
u. erlâutert. 2 vol. in-8° ; Leipzig, 1858-1860.
E. Burnouf. — Commentaire sur le Yaçna. In-4° ; Paris 1833-1835. —
Étude sur la langue et les textes zends. Paris, 1850 {Journal asiatique, 1840-
1850).
F. Spiegel. — Avesta aus dem Grundtexte uebersetzt mit steter Riicksicht
auf die Tradition. 3 vol. in-8° ; Leipzig, 1852-1863. — Commentar ueber
das Avesta. 2 vol. in-8° ; Leipzig, 1865-1869. — Burnouf’s Altbaktrische
Forschungen. {Beitrage B. VIL H. 3. p. 257 et ss.) — Zur Interprétation
des Vendidâd. In-8° ; Leipzig, 1853. — Der XIX Fargard des Vendidâd.
— Ueber einige eingeschobene Stellen im Vendidâd. 4 th. In-4°; München,
1854-1855. — Zur Erklârung d. Avesta Z. D. M. G. 297 ff. t. XXVI. —
Bibliographisches, t. XXX, 543 ff. ; t. XXXIII, 303 ff. — Eranische Alter-
thumskunde. 3 vol. in-8°; Leipzig, 1871-78.
M. Haug. — Das l°Kapiteldes Vendidâd uebersetzt und erlâutert. In-8°;
München. — Uebersetzung u. Erklârung des Yaçna XLIV. Z, D. M. G. t.
VIII. — A lecture on an original speech of Zoroaster. In-12° ; Bombay, 1865.
=— Die Ahuna Vairya Formel, und Yaçna XIX uebersetzt und erlâutert {Sit.
zungsberichte der K. Baierischen Akademie, philos, philol. Classe 1872.
Heft 1. pp. 89 et s.). — Das XVIIIe Kapitel des Vendidâds uebersetzt u.
erlâutert. In-8°; München, 1869. —Essais on the religion of the Parsees,
etc. 2e édit. London, 1878.
Avesta. — (The religious book of the Parsees) from Spiegel’s German
version and Commentary, by A. Bleeck. Hertford, 1864, in-8°.
C. de Harlez. Avesta, traduit du texte zend avec notes explicatives et
précédé d’une introduction à l’étude de l’avesta et de la religion mazdéenne.
Paris, Maisonneuve et Cie, 1881.
A. Weber. — Iranische Philologie. Anhang z. Zweiten Bande der Indi-
schen Streifen. Berlin, Nicolaï.
R. Roth. — Etymologisches ü.Z. Avesta. — Beitrâge zur Erklârung des
Avesta. Zeitschrift d. D. M. G. t. VI, 243 ; t. XXV. — Ueber Yaçna XXXI.
In-4° ; Tübingen, 1876.
H. Huebschmann. — Etymologisches und grammatisches aus dem Avesta-,
Beitrage, etc. Bd. VIL H. 4. p. 462. — Beitrâge z. Erklârung d. Avesta.


XIX
Z. D. M. G. t. XXVI, 453 ; t. XXVIII. 77. — Ein Zoroastrisches Lied,
Yaçna XXX, uebersetzt u. erklàrt ; nebst einem Anhang. In-8° ; München,
1872 ; Avestastudien (Yaçna LVI, etc.) Sitsungsberichte der K. B. Ahade-
mie su München 1872, p. 639 et ss. — Die parsische Lehre vom Jenseits
und jüngsten Gerichtè (Jahrb. f. Prot. Theol. 1879, N° 2). — Iranische-Ar-
menische-Namen in Karta, Kert, Gird. Z. D. M. G. t. XXIX. p. 138 et ss.
K. Geldner. — Beitrage z. Altb. Lexicographie... Uebersetzungen aus
dem Avesta... (Zeitschrift fïcr vergleich. Sprachf. B. XXIV. p. 128 ; B. XXV,
pp. 179, 378 et 465.
Lagarde (P. de). — Gesammelte Abhandlungen. Leipzig, 1866, in-8°.
Spéc. pp. 147-295. — Beitrage zur baktrischen Lexicographie. In-8° ; Leip-
zig, 1868. — Armenische Studien, 1877, in-4.
J. Darmesteter. — Notes sur quelques termes zends. Notes sur l’Avesta.
Iranica (Mém. de la Société de linguistique, t. II et III). — Vendidâd trans-
lated (collection de Max Muller, t. IV). London, 1880, in-8°.
M. Haug. — The zend Language (Grammaire zende ; dans les Essays,
lrc édition, pp. 50-119). Bombay, 1862, in-8°.
F. Juste — Handbuch der Zendsprache, Wôrterbuch, Grammatik, Chres-
tomathie. In-8° ; Leipzig, 1864.
F. Spiegel. — Grammatik der Altbaktrischen Sprache. In-8° ; Leipzig,
1867. — Arische Studien. In-8Ü ; Leipzig, 1874. — Ueber d. Dual im
Avesta. Sitsungsberîchte der Münch. Ah. der Wissenschaflen, 1861.
C. de Harlez. — De l’alphabet avestique et de sa transcription. Métrique
du Gâthâ Valiistôistis et du Fargard XXII. In-8° ; Paris, 1880.
W. Geiger. — Handbuch der Avestasprache. Grammatik, Chrestomathie,
Wôrterbuch. In-8° ; Erlangen, 1879.
M. Sheheryabkji Dadabhae — Zend Bhàshânum nâdhalum Vyâkarana
(Grammaire zende abrégée, en guzerati). In-4° ; Bombay. 1863.
H. Huebschmann. — Iranische Studien (Zeitschrift fur vergleichende
Sprachforschung. B. XXIV. p. 323 et ss.). — Zur Casuslehre. In-8° ; Mün-
chen, 1875.
Jul. Jolly. — Ein Kapitel vergleichender Syntax. In-8°; München, 1872.
— Das Infinitiv im Zend Avesta (Beitrage sur vergl. Sprach. B. VII. H.
4. p. 416 et ss.). — Die Modus Lehre im Altiran. Dialect. München, 1871,
A. Hovelaque. — Grammaire zende. Paris, 1879. In-8°.
Eug. Wilhelm. —' De verbis denominativis linguae bactricae. In-4° ;
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Orterer. — Beitraege zur vergleichenden Casuslehre des Zend u. Sans-
crit. In 8° ; München, 1873.
A. Bezzenberger. — Zend Urvâta, urvâza. Beitrage I. 253-255. — Zend
uz. Beitr. s. Sprachf. t. VIII, 363-365. — Einige avestische Wôrter u. For-
men. G. G. A. Mai 1878, p. 237 et ss. — Conditionalform im Z. Avesta.
Beitrage s. K. d. I. t. II. 1. 2.
Friederich Mueller. — Zend Studien, I-IV. In-8°; Wien, 1863-1877. —
Erânica. In-8° ; Wien, 1871.


XX
F. Windischmann. — Zoroastrische Studien. Berlin, 1863. — Mithra.
Leipzig. 1857.
R. Westphal. — Zur vergleichenden Metrik der Indogermanischen Vôl-
ker (Zeitschrift für vergl. Sprachforschung, t. XIX. p. 437 et ss.).
R. Roth. — Beitràge zur Erklarung des Avesta ; das Metrum. Z. D. D.
M. G. t. XXV. p. 215 et s.
H. Tôrpel. — De metricis partibus Zendavestae. In-8° ; Halle, 1874.
Aurel Mayr. — Resultate der Sylbenzàhlung aus den 4 ersten Gâthâs.
In-8° ; Wien, 1871.
K. Geldner. — Ueber die Metrik des jüngeren Avesta, nebst Ueberset-
zung ausgewâhlter Abschnitte. In-8° ; Tübingen, 1877.
Cb. Bartholomae. — Gâthâs. Text, metrum, etc. Halle, 1879.
Tomaschek. —de.Centralasiatische Studien.Th.I, II.Wien,Gerold’s Sohn.
ADDENDA.
Page 80. — L’attribution des formes âma, ta, tem, d'wem à l’im-
pératif ne préjuge pas du tout la question de leur nature primitive.
Elles peuvent très bien avoir appartenu originairement à l’imparfait
employé comme passif ou injonctif.
Page 142, § 286, 3 fin, ajoutez : et k'shànménô a k'shâmanô (?).
Page 143 après 5. a/n, n’est pas employé, y ne tombant pas après
h (Voy. plus loin). — nh devient souvent ng ou même ngh. Ex.
jénghaiti. Cp. jahheïïtu de jahh (jam + s, h), dangrô p. dahhrô,
çéngha p. çahha.
Page 155, § 1, 5 et p. 157, 1. 1, aperese, vîvîsê. Ces deux formes
sont certainement anormales, il faudrait apares' (act.) ou apereshê
(moy.) et (vi)vîshê (de vîs-sê). Mais la régularité de cet emploi anor-
mal fait croire à un usage reçu.
Page 164, 1. 8 ajoutez : âafr (anhê).
Page 179 § 14. Mns. zarat'rustra suit paoiryô.
Page 184, 1. 8 ajoutez âa(> (anhê). Id. et 185, lis. 85-89; 90-92.
Page 187. Les Mns. ont râmayafr ashis' vahuhi.
Page 465, après naska ajoutez naskôfrasa adj., qui lit, étudie les
livres de la loi. Voy. frasa.
Page 423 à vld ajoutez : fravid. Voy. fravôivîdê.
Page 436 à sla ajoutez frasta, se tenir devant, en avant.
Page 456 après hu : huapa ou huapal, m. nom. huapô. Yt. X, 54.


GRAMMAIRE
DE
LA LANGUE DE L’AVESTA.
LIVRE I.
DES ÉLÉMENTS DES MOTS.
CHAPITRE I.
LETTRES ET SONS.
§ 1. Alphabet.
1. La langue de l’Avesta appartient au groupe éranien qui forme
avec le sanscrit et ses congénères la branche dite aryaque asiatique.
Elle a de très grandes affinités avec l’idiome du Rig Véda mais elle
n’en est point, comme on Ta prétendu, une sorte de dialecte. Les
phonétiques de ces deux langues présentent des différences radicales ;
spécialement en ce qui concerne les voyelles, les nasales, les aspirées
et les sifflantes. Les lexiques ne sont pas moins différents.
2. L’alphabet avestique se compose de 43 lettres ou sons simples ;
dans ce nombre on compte 14 voyelles, 4 sémivoyelles et 23 consonnes.
Outre les voyelles a, i, u longues et brèves et ê o, l’avestique
a e, é, è, o, o, w, â. De plus Ve et l’o avestiques ne correspondent
pas généralement aux mêmes lettres sanscrites. Ces voix se sont-elles
1


— 2 —
développées après la séparation des deux groupes ? Cela paraît pro-
bable puisque le vieux persan ne les a point et que leur emploi ne
correspond guère ni à celui de e, (o) primitifs ni à celui des sons
semblables des langues européennes. Ainsi Favestique conserve a là
où l’italo-hellénique a o ou e ; il a e où ce groupe a o etc. Ex. açpaç-
(ca) Ïkkoç-tz, equos-que ; et dans la production de ces lettres il suit
des lois spéciales. Ex. tem = rov, tom (is-tom, istum), etc. L’éranien
a d’abord pris Fa aryaque pour l’altérer après, dans l’idiome aves-
tique. Cf. toutefois barentem et ferentem, etc. Mais ces questions,
encore controversées, sont en dehors de notre cadre.
Par contre Favestique n’a point les voyelles r et l du sanscrit. Le
son de l lui manque et r est rendu par ere, are, et ra (V. ratu) (?).
Les voyelles sont brèves ou longues ou douteuses. Ces dernières
tirent leur caractère spécial du son moyen qui leur est attribué ou de
leur origine ; elles peuvent provenir soit de l’altération d’une voyelle
brève ou d’une longue, soit de l’affaiblissement d’une autre voyelle
avec compensation de la perte d’une lettre (?), ex. : ô p. a(n), a final.
3. Les consonnes sont nasales ou buccales.
Les buccales se divisent, selon l’organe qui sert principalement
à la formation du son, en gutturales, palatales, dentales et labiales (1).
Chaque ordre de consonne a une dure et une molle, explosives fer-
mées, et chacun, celui des palatales excepté, a autant de spirées
correspondant aux explosives.
L’ordre des dentales a de plus une spirée finale particulière. Les
sons que nous appelons explosifs fermés (Verschlusslaut) : k, g,
c, j, t, d, p et b sont formés par le choc instantané de la colonne
sonore contre les parois du gosier ou de la bouche ; les spirés
(k1, g', V, d', etc.) le sont par un souffle plus prolongé glissant aus-
sitôt qu’il choque. Les sifflantes forment une classe de spirées plus
prolongées, plus serrées entre les organes. Ainsi t1 est la spirée den-
tale forte ; 5 est la sifflante de même ordre et nature. Cf. Sjevers.
Grundzüge, p. 99.
Il y a en outre 3 sifflantes et 3 nasales, mais ces dernières forment
(i) Il est utile de noter que a est guttural ; i, dental ; u (ou) labial ; qu’en
outre e é ê se rapprochent de i et o ô 6 de u (ou).


un groupe à part, et ne sont point, comme en sanscrit, réparties entre
les autres ordres de consonnes.
4. Quelques lettres ont deux formes; celles de t' ont toutes deux
la même valeur et ne diffèrent que graphiquement; elles s’emploient
selon que l’exige la forme des lettres adjacentes. Il en est autrement
de y et de v.Ces lettres ont une forme initiale qui indique un son spire.
Il existe aussi un second caractère pour k' et pour y initial, mais
il n’a point de valeur phonétique. Des deux y initiaux, l’un appartient
à l’Inde, l’autre à la Perse.
Quelques lettres forment groupe ou ligature.
5. Voici le tableau des lettres avec la transcription conforme aux
principes énoncés dans nos Etudes érantennes I, pp. 37 et ss. Seule
la transcription œ n’a pas été suivie pour ne pas dérouter les com-
mençants.
I. Voyelles.
s > $ Hî 1
Brèves : a i u e è 0
1 (0 fu,
Longues : â î û ê * f CD i
Moyennes ou douteuses : a é 0 ô
II. Diphthongues.


— 4
III. Consonnes.
Gutturales 5 : k c'y k' g V. g'
Palatales : r C (tell) j (dj)
? £576
Dentales : t t' d d' £ (l
e) à J (ü<)
Labiales : p f b ( w )
) î S £ 6
Nasales : n n(n) n n m
& ■•0 . ei» J
Sifflantes : Ç, s > sh s' zh z
Aspirée : h H5(l) JJ ) ? » f
Semi-voyelles : y r V w
CL.
Groupes : hv (q) hm
IV. Signes graphiques.
• point séparant les mots et les éléments des mots composés.
signe indiquant la fin d’un verset, ou d’un fragment d’une cer-
taine étendue.
o signe annonçant l’omission de la suite de la phrase ; il équivaut
à etc. Il indique parfois aussi la fin d’un morceau plus court.
(1) Forme des lettres initiales. Cp. § 4.


— 5 —
§ 2. Nature et emploi des lettres.
I. Voyelles.
6. a, w a, j i, î, > u et ù sont des lettres originaires et
correspondent généralement à celles-ci. Mais l, î et u peuvent n’être
que le produit de l’affaiblissement ou de l’assombrissement d’un a,
commun au sanscrit et à l’avestique ou propre à ce dernier. Ex. pita
p. pâta s. pitar (père); puk'd’a p. païïk’d'a cinquième ,s. pancama,
(cp. pump, fünf); diw p. daw.
E et o correspondent parfois à e, o d’un idiome européen. Ex.
ferentem = barentem, sanscrit bharantam. Mais c’est généralement
par l’effet d’une loi avestique particulière.
à est un a, long ou bref, nasalisé. 11 représente :
— 1° â devant m, n ou une spirée. Ex. mâm, moi; daman, créatures
(après chute de /?).
— 2° a nasalisé devant kl, g, j, t-1, f, r, et les sifflantes. Ex. âgama
(membre); àça, part (s. ahçà); bâz, élever (s. bahli); t'âj, atteler. Il ab-
sorbe même la nasale radicale. Ex. màt'ra, formule, loi; de man.
— 5° an. Ex. y à de y an, acc. plur. de ya.
— 4° an final (parfois aminci de ans ou ants). Ex. hâ nom. de liant
étant; vyuçâ, forme participiale de vyuç commencer à briller (voy. 2°).
7. g e est muet ou sonore. Muet il forme une particularité de la
phonétique avestique. Il est tel, ou n’a du moins qu’un son presque
imperceptible, principalement à la fin des mots, après er (représen-
tant r) et ç. Ex. are, kaçe, ahhcbçe, etc. Souvent au milieu des mots
il ne sert qu’à alléger la prononciation et n’empêche pas l’effet de la
consonne suivante sur la précédente. Ex. feraça p. fraça (praç).
Quand il n’est pas muet, e est une altération de a ou de â. Les
voyelles é, è et à, ô ont la même origine; ê en a parfois une autre.
A se change en e principalement dans les racines en ar. Ex. eredafy,
et devant v, m, n, terminant ou non, un mot; mais dans ce dernier
cas a reste parfois. Ex. tem p. tam, apema, le dernier (de apa) ;
upama supérieur (de upa); evindan p. avindan ne trouvant pas.


— 6 —
8. è représente un a ou un â altéré par l’influence d’un y pré-
cédent et d’un i, ê, j, suivant. Ex. yènhê de yahya; ayèni (p. ayâni).
En outre il sert à former la semi-diphthongue aè provenant du
gouna.de i ou d’une contraction, et alors il dérive d’un i affaibli ou
de//, ya. Ex. daèçaya de diç, montrer; aèm, de ayam, celui-ci.
ç é a été primitivement, comme sa forme l’atteste, une voyelle
longue provenant d’un â aminci ; mais dans l’Avesta il représente sou-
vent â et a bref soit directement soit par l’intermédiaire d’un o. Ex.
ameshéç pour ameshâç ; çpénis'ta p. çpanis'ta; vacébîs' p. vacôbîs' (de
vaeasbis) ; narés p. naras, narô.
Il représente ai, ay dans les datifs en éê des mots en Ex. apa-
gatéê de apagaiti, fuite.
£0 ê est par sa forme un allongé ou un caractère final. Il ne
s’emploie qu’à la fin des mots et là il a deux fonctions :
— 1° il remplace ai final, en zend aè; en ce cas si un enclitique
vient s’adjoindre au mot, ê redevient aè. Ex. tê (prou, démontr. m.
plur. nom.) p. tai, tol, suivi de ca, cify devient taè : taèca, taècify.
— 2° il remplace a de la finale ya (voy. § 25 fin), après la chute du
y. Ex. ahurahê p. ahurahya; kainê p. kainya, jeune fille. Pour ce
dernier mot la finale ya est d’abord devenue brève. En ce cas ê ne
devient jamais aè parce qu’il ne représente pas a + i.
9. ô représente 1° Va d’un radical devenu final par la chute d’une
lettre (s, n) ou adjoint directement soit à un suffixe soit à un autre
mot dans un composé. Ex. daèvô p. daèvas; barô p. baran; daênodiça
p. daènadiça; çpog'ata de çpan; s'kyaot'nàtâfr de s'kyaot'na, acte.
— 2° un a médial sous l’influence d’une labiale. Ex. vohu devahu.
— 5° le a du gouna de i dans ôi et a on â parfois devant i radical.
Ex. garais gén. de gairi, mont; noifc de na ifc.
o comme sa forme l’indique était primitivement une voyelle
longue, plus longue du moins que X o; dans l’Avesta il représente
souvent un a bref, pur et simple. Ex. nôib de naifr (non quidem). Ce
fait ne peut être que le produit d’une corruption tardive.
On devrait transcrire par o toutes les syllabes dans lesquelles le
son o est le simple résultat d’un obscurcissement de a; par o toutes


— 7 —
celles où l’a assombri reçoit un certain allongement soit par com-
pensation, soit par épenthèse, et par ô celles où la voyelle primitive
était â et reste longue. Ainsi o final représentant as ou an doit être
rendu par ô; vîdhôtu, de vîdhâ; bôi$ (de bâity doivent s’écrire avec ô.
Pouru doit avoir l’a bref parce que l’o ne remplace pas l’épenthèse
(Radie, paru).
La même règle devrait régir l’orthographe des mots composés,
i o s’emploie principalement dans la diphthongue ao et y repré-
sente un u bref dont cette diphthongue est le gouna.
II. Diphtiiongues.
10. aè et ao sont semi-diphthongues ou diphthongues
pures. Au premier cas elles ne sont que le gouna de i et de u et cor-
respondent au sanscrit ê, ô. Ex. gaosha (= ghôsha) de gush. — Au
second cas aè représente ay ou aya et ao représente av, ava, ou même
ab par les degrés ab, aw, av, au. Ex. aom de avant (avem) avm ;
ashâvaoyo de ashâvabyô dat.
o représente un u affaibli dans la semi-diphthongue au, gouna de u.
11. d) remplace â 1° dans as (ânh) primitif, final ou suivi
d’une voyelle autre que î, u; 2° devant ne et ht. Ex. md) p. mdrnh
(mâs); raoed) p. raoedmh (cf. manâhsi,raoed>çca); bavcohti (bhavânti);
nyconc (nyanc). Mais â reste dans yâhi, yâhu etc. On trouve pourtant
vîjvdmhu (?).
Il dérive parfois de au final affaibli ; il en est ainsi au loc. du sing.
des noms en u. Ex. peretœ de peretuft). Au gén. loc. du duel il repré-
sente Vos du sanscrit, sans en dériver. On le trouve aussi devant n
dans ag’zhdmm et avcbn. Mais ces formes ne sont pas assurées.
12. oi, comme aè, représente a + i (mais avec l’affaiblissement
de a) soit dans le renforcement de i par a (gouna) soit dans l’adjonc-
tion du suffixe i à un a radical. Ex. 1er cas : càit'afc de ei(>; 2e cas :
toi pour tai (aussi tè p. taè, tai); noify p. naît? etc.
oi s’emploie à la fin ou dans la dernière syllabe dun mot; parfois
au milieu ; jamais au commencement. La position à la fin d’une racine
ou d’une syllabe suffit pour faire préférer oi.^.shôit’ra de shi; doit ’ra
de dî. Le voisinage d’un u ou d’une labiale produit le même effet.


— 8 —
Ces lettres labiales amènent une altération de a qui le rapproche de
leur genre de sonorité et facilite la prononciation.
13. jjlu ai représente a + ai.ou â + i; les premiers, dans le datif
du singulier des mots en a, et les seconds, dans la première conju-
gaison au subjonctif. Ex. ashâi, pereçâitê, etc. Il remplace aussi abi
à l’instrumental du pluriel des noms en a. Ex. akâis de aka etc. ( Le
sanscrit a aussi ai).
14. > très incertain, et les manuscrits ne s’accordent pas à ce sujet. Ainsi
dans plusieurs cas les uns ont au là où d’autres ont ao. Par ex. au
Yaç. 11.17, on trouve Frâdafrfshâum ou Frâdafcfshaom. Le même mot
s’écrit tantôt d’une manière, tantôt d’une autre.
au est employé : 1° comme renforcement au second degré ou vrid-
dhi de u. Ex. k'shâudra de k'shudra (?) ; çrâva de çru.
— 2° Pour av ou ava. a) au génitif et à l’accusatif du sing. des noms
en u (et au nominatif du sing. des dérivés de ces mots ; p. vriddhi?).
b) au vocatif d'ashavan.
c) au locatif du singulier des noms en u.
Ex. a) bâzâus', gén. de bâzu; Frâdafrfshâum, acc. de Frâdafyfshu ;
as bâzâus', nom. de as'-bâzu. — b) ashâum. — c) vanhâu (?).
K éu n’est qu’un amincissement de âu, ou de avu et même de au.
Il se trouve, comme tel, au génitif et à quelques ablatifs des mots
en u. Ex. vaèçéus' de vaèçu, pour vaèçaus'.
On le trouve aussi au gouna de u dans déus'manahh p. dus'manahh,
dans géus' pour gaus' ou gaos'.
Les accusatifs pluriels neréus ,çtréus' ont reçu plusieurs explications,
mais aucune d’elles n’est satisfaisante. Peut-être faut-il supposer une
métathèsede nérus', çtérus', p. nâras', çtâras' ou bien une déviation
de neréus, çlréns.
On trouve encore les diphthongues apparentes ai, èi; mais ce ne
sont que les produits de l’épenthèse. Ex. baraiti p. barati, il porte;
verezyèiti p. verezyèti, il fait. Il en est de même des triphthongues
aoi, aou dans lesquelles i et u n’ont rien d’organique. Ex. gaoyaoiti
(siège, lieu de pacage); paourva (premier), etc. de gaoyaoti (gavyûti)
paorva (pûrva), dans lesquels le gouna remplace l’allongement de Vu
sanscrit.


— 9 —
III. Consonnes.
A. Explosives fermées.
I. Explosives dures.
15. L’emploi des spirées est réglé, en zend, par des lois spéciales
que Ton verra plus loin (§ 50). Les règles générales, qui concernent les
autres consonnes, sont :
Les ténues ou dures t et £) p sont, en général, origi-
naires. Le zend conserve même parfois la ténue, là où le sanscrit a
pris une aspirée. Ex. prathama//,. fraternel (tema = timus); kan = ss.
khan. Cp. can-alis. I( répond aussi à kv comme en sanscrit. Ex. ka
pronom inter. Cp. qui, noç. En ce cas il devient aussi c. Ex. ci'ahfy,
eva, si ces mots ne viennent pas de ci-vant, va. Parfois p provient
de v (§ 33) et correspond aussi à kv. Cp. panca, quinque.
16. t? est proprement une lettre finale intermédiaire entre l et
d et les remplaçant l’une et l’autre. Ex. avaf (avat), bâf, bâd’a. Il
dut y avoir primitivement deux caractères. L’un des deux est hors
d’usage. Cette lettre se conserve parfois à la fin des radicaux devant
un suffixe commençant par b. Ex. amavafybyô, dat. plur. de amavaf,
tandis que berezafy a berezenbyô. C’est, qu’alors les rédacteurs de l’A-
vesta ont écrit ces mots en séparant les éléments. Quand ils sont unis,
d’ remplace t, d. Ex. âd’bitîm. Cp. § 50.
On considère généralement cette lettre comme une spirante. Après
une sifflante, t reste. Ex. tâsht (1).
Trois radicaux ou racines ont conservé cette lettre comme initiale.
Ce sont : frbuj délivrer (pehlvi bôj), fybishis phalange et frkaèsha,
sentence, loi (= clîxâ?). On y a cherché le reste d’un préfixe de, at
ou tout autre. On la trouve en outre dans fybish (= dvish) haïr. Dans
ce dernier cas t? représente d originaire. Il y remplace comme ailleurs
d spiré; dans fykaèsha ce doit être t.
(i) Dans cit’ify, citlena, c’est t et non £ qui est régulièrement spiré; Z est
revenu parce que ces termes sont traités comme des mots simples; fy au milieu
des mots est le résultat d’une erreur ; les copistes coupaient les mots en deux.
Il n’est pas produit par une consonne suivante. Cp. frafyûpem, etc.


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17. y c correspond au sanscrit c et, comme lui, provient d’un k
primitif altéré le plus souvent par le contact d’un i ou d’un e. Ex. ci
(lat. d,xiv.) car aller, cp. xéÀ-euOo;, lith. kelyas.En avestique la trans-
formation est plus complète. Ex. cis', cim, sansc. kis, kim.
II. Explosives molles.
48. s’est produit sous les mêmes influences que c. Comparez
jîv vivre et gaya vie, s. jîv (R. gviv. Cp. pto;, vivo); jyâilis' et jva
viennent tous deux de gviv. L’un a perdu v; l’autre i.
Il s’est étendu en avestique et représente tantôt un originaire g,
g', tantôt g1 g^ et même gv g’v. Ex. jam, venir, s. gam; (R. gam,
kvam) ; jan tuer, sanscr. han, ghan; grec ; jyâ, sansc. jyâ, (âtôç.
L’emploi des autres molles est déterminé en partie par ce principe
que l’avestique ne tolère pas les spirées molles au commencement
des mots; g seul fait exception pour une forme. (Voy. § 24, 1°).
j et g s’échangent selon la règle. Ex. gafya, jàfnu de gabh.
Qg, g est le plus souvent originaire. Initial il répond, également,
à une aspirée primitive. Ex. garema, sanscr. gharma; grec 9ep(xo;,
Cp. ferv-ere; gar avaler, s. gar, gai, cp. gula, etc.
cl initial est généralement originaire, et, comme g, il répond
souvent à une aspirée initiale. Ex. darez,scr. clhrsh, grec 0apŒoç;dd,
scr. dhâ, grec 9e. Mais dâ = dâ, da-re,
cl médial correspond aussi à un dh scr. à un d ou à un dh primitif,
et cela d’après des règles que l’on verra plus loin. Ex. banda, scr.
bandha, R. bancl; maidê suffixe de la 4re pers. du plur. (scr. mahê,
grec pe0a). D initial, reste ou redevient spiré après un préfixe. Ex.
nidait'yân, vîd'ôtus, aclâitya (de dâ = d'â).
Les mêmes formes, du reste, sont écrites tantôt avec d, tantôt avec
fi d'et même parfois t' médial remplace cl' devante, y. Ex. aclâitya
eracVâüya de a priv. et clâitya légal. Dad' donne niclait'ya; qareta
éclat, a aussi la forme qarel'a; vîcl'vco a au gén. vît'ushô (de vid,
savoir).
Il en est de même des autres molles. Ainsi g'ena, femme (s. gnâ,
cp. y'jvyi) est gêna dans çraogena aux femmes célèbres et aiwi est aibi
dans aibigaya et semblables.


— 11 —
19.^J b. Il en est de b initial comme de d. Ex. banda, scr. bandha;
brâtar, scr. bhrâtar, lat. frater ; cp. Quelquefois il correspond à dv primitif par suite de la chute ded,
après l’effet produit par celui-ci sur v. Ex. bityô = dvitya. Cp. duo
et bis. — A cause d’une nasale précédente b médial répond parfois
à une aspirée originaire. Ex. geremb, scr. grabh; cfr. Ppécpoç. Sans
m la même racine donne gerew. Voy. § 33.
B. Spirées.
20. Les consonnes que l’on représentait généralement par kh, Ih,
gh, dh, étaient tenues alors pour des aspirées proprement dites, c’est-
à-dire pour un composé d’une explosive et d’une aspiration forte sui-
vant distinctement l’explosive. Aujourd’hui on les tient généralement
pour de simples sifflantes de la nuance qu’on appelle spirante. Nous
av<ÿis exposé dans nos Études éraniennes, I, pp. 2 ss., les raisons
qui nous empêchent d’adhérer complètement à cette opinion. Nous
devons ajouter à ce qui a été dit dans ce travail que les Parses trans-
crivent 5**^oar t + h (té, hê) et g par d + h (dâl, hê). Nous les ap-
pellerons spirées; ce qui indique un son guttural, dental etc. produit
par un souffle renforcé et prolongé, et s’applique aux labiales comme
aux autres. Ces spirées doivent être appréciées différemment selon
qu’il s’agit des fortes ou des molles, et cela en raison d’une loi propre
à ces dernières.
Les spirées avestiques sont ou bien primitives, c’est-à-dire pro-
venant d’une aspirée aryaque, ou bien produites par le contact
d’autres lettres, en vertu des lois phonétiques de la langue. Le sys-
tème des spirées avestiques est assez difficile à saisir et à exposer
nettement, parce que ces lettres s’échangent fréquemment avec les
explosives fermées. En outre les cas d'application des règles particu-
lières aux spirées peuvent coïncider avec ceux où une lettre primitive
a été conservée. On n’est donc point toujours sûr que telle ou telle
spirée est ou non éranienne. Ex. ad'ivan chemin, scr. adhvan.
Deux syllabes se suivant ne peuvent pas commencer toutes deux
par une spirée.


— 12 —
km source (s. khâ); hak'a compagnon (s. sakha); k'ara âne (s. khara).
— Rat'a char (s. ratha) ; suffixe t'a. (scr. tha); pat' chemin (s. palh).
Çafa corne, soc (s. çapha) ; t'ràf rassasier (s. trnph). Les fortes
avestiques correspondent parfois à des molles sanscrites. Ex. zafan
gueule (s. jabh), nâfô nombril (s. nabhï), t'anvan arc (s. dhanvari);
urut'wa, s. urdhva, cp. opOoç.
Ces spirées sont propres à l’avestique, par ex. dans R. k>ru, s. kru.
cp. cru or; yuk'ta, s. yukta, cp. junctus ; t’ri trois (s. tri; très) ;
fiait 'ya, s, satya. etc. Voy. § 50.
F s’amollit parfois en w. Ex. çufra; instrumental çuwraya.
II. Spirées molles.
22. On affirme généralement qu’elles ne répondent nullement à des
aspirées molles originaires ou indo-européennes et que l’éranien les
ayant perdues d’abord complètement, les a reproduites par suite de
nouvelles lois qu’il s’était créées tardivement. Nous en comprenons
autrement la nature. On cite pour preuve les mots bag'a (s. bhaga) ;
bak'ta (s. bhakta) et k’umba (s. kumbha). Ces mots prouvent, ce nous
semble, le contraire.
Dans bhaga le bh est devenu b par suite de la chute des aspirées
molles initiales; mais la spiration existant à l’origine elle s’est reportée
sur ga. Pour bak'ta il y avait en outre le motif du contre-choc de la
spirée k' développée par une loi avestique. Dans k'umba te b a perdu
sa spiration parce qu’il suit une nasale (Voy. § 24). Mais cette spi-
ration, n’étant point complètement effacée, s’est reportée sur k initial;
d’où k'umba.
On trouve les spirées molles indo-éraniennes par ex. dans maid'ya,
s. madhya; aiwi, s. abhi ; gerew, s. grabh etc. comme aussi dans les
fortes citées plus haut, nâfa, t'anvan etc.


— 13 —
23. g1 el d1 sont les vraies spirées gutturale et dentale correspon-
dant à leurs congénères g et d. Il n’en est pas de même de w.
B’ n’existe pas réellement; Q^est une semi-voyelle labiale qui en
a pris la place; de là elle correspond à b1 et à v liquide. Parfois même
elle se lit u. Par ex. dans cat'ivârô, quatre; t'wàm toi, etc.
24. Les lois des spirées molles avestiques sont donc :
— lo Initiales, elles perdent la spiration et redeviennent explosives
fermées à moins qu’une nasale ne suive.
— 2° Suivant une autre lettre, elles subissent la même transforma-
tion si cette lettre est une consonne, en dehors de groupes très
rares k'd1 et g’d1, etc. ; toujours après une nasale ou une sifflante.
Dans l’un et l’autre cas, il y a lieu à reporter la spiration sur une
autre consonne.
— 3° Les molles fermées deviennent spirées dans les cas généraux.
C. Nasales.
23. L’alphabet avestique a 3 nasales proprement dites J n, G m,
n, et deux signes de nasalité ou anusvaras $ n,
G m est la nasale des labiales, généralement originaire. Elle s’emploie
comme initiale ou finale, comme médiale entre voyelles ou semi-
voyelles et avant une labiale. Ex. man rester, s. man, pev, man-eo ;
kâm, s. kâm, kyiv, quam.
Elle se substitue parfois à n final après m, o. Ex. ashâwn, yûm,
ât'raom p. ashavan, yuvan, ât'ravan (vocatifs).
j n est initiale ou finale et médiale entre voyelles ou semi-voyelles
ou après une consonne.
n modification de n ne s’emploie que comme médiale et lors-
qu'elle précède un son fermé des trois premières classes (gutturales,
palatales, dentales). Ex. antare, s. antar, inter. On la trouve cepen-
dant aussi devant b, représentant nt final des radicaux. Ex. berezenbya
dat. duel de berezanfy, élevé; et même pour m primitif. Ex. fraçclnbana
poutre (de skambh).
A part ce dernier cas, ces deux nasales sont généralement origi-
naires.


14 —
3 h sert à nasaliser un a que suit un h(s) placé devant une voyelle
autre que i, î; il nasalise aussi co dans le même cas. Lorsque h est
suivi de u ou de û l’usage de h semble facultatif. Ex. ahhafr = asat;
vanhu (= vasu), ahhu ou ahu (= asu); ahi (= asi).
Devant r, h tombe et h reste seul. Ex. dahra p. clahhra (dasra);
hazanra p.hazahhra (sahasra);ahra p. anhra (asra); zairimyaiiura p.
zairimyahuhra, zairimyahhura de qar, hvar.
n remplace n, après a, quand le h est suivi d’un y lequel tombe
en ce cas. Ex. danhu de dahyu (=dasyu); ahhcb de ahycb (=asyâs),
yènhê p. yèhya, yahya (= yasya). Cependant a fait au gén. ahê;
ka fait kahê, kanhê et kahya.
D. Sifflantes.
26. Le système des sifflantes est, dans l’Avesta, incertain et troublé
parce que ce livre n’a été écrit qu’à une époque où la valeur primitive
des lettres était altérée. De là des contradictions dans les cas d’em-
ploi. Aussi cette classe de lettres est celle qui fournit le plus matière
à controverse. Le système généralement adopté est que est la sif-
flante dentale proprement dite 5; que et correspondant à sli,
ne diffèrent que par une nuance imperceptible. F. Mïiller y voit un
double sh. Ce point a été discuté dans nos Études éraniennes I, p. 18.
27. jû n’est pas la dentale 5 pure. Ces deux lettres suivent des
lois toutes différentes. S devient h dans les cas où ç reste. Ex. hûra,
ahmi, anhco (de sûra, a^mi, asyco) comparés à çûra (xûpo;) vaç-mi
(ex) maçycb (p^x-oc,). L’antécédent naturel de k et c est ç qui ne devient
que par l’influence d’une lettre précédente. Ex. kaçcifr, çcincl,
çkemb. En outre ç égale le cch sanscrit. Ex. pereç = pracch; jaç =
gacch, etc. Enfin ç devant s' devient k1 dans çpak’stl de çpaç; énak's'ta
de énciç et pik 's'ta de piç.
Ç était donc en avestique primitif la gutturo-palatale correspondant
au ç sanscrit, et provenant d’un k originaire. Ex. açpa = açva, equus,
Ïxfoç; dft/,=dfw,œxùç,etc. Mais par la suite, comme en sanscrit et plus
encore, la nuance gutturo-palatale s’est effacée et ç s’est rapproché de


15 —
s sans se confondre avec lui. De là est venu que ç a remplacé s là où
cette lettre ne pouvait ni subsister ni être transformée en h. Ex. çtâ,
s. sthâ, stare; de la maçya pour matsya, poisson.
Jû représente donc ç indou (fc orig.) (1), et, en partie, s devant Z,
p, n. Médial, devant les suffixes, il suit certaines règles que l’on
verra plus loin. Quoiqu’il en soit de sa nature, nous le transcrirons
désormais par s, pour l’uniformité.
28. s'représente : a) un s dental originaire devenu, en sans-
crit, visarga ou r. Ex. cluskereta = du\krta ; dus'mata = durmati ;
dussahha = du\çahsa (2).
b) le même 5 à la fin d’un mot où il ne pouvait devenir sh. Ex.
gaoyaoitis', vâk’s', etc. Voy. § 29.
c) s orig. et sh sanscrit, aminci pour l’allègement de la prononcia-
tion, dans le groupe st et les groupes plus lourds encore : rst, fst, k’st.
Ex. ista = ishtha, lvtoç ; afs'cit'ra ; vak’sta de vak's. Cp. vak'shafy.
29. ^0 sh est par sa forme un développement.de s', un s'plus
fortement spiré et lingual (?). Il correspond, dans les racines et les
formes radicales, à sh sanscrit provenant de s chuinté ou lingualisé
sous l’influence de deux sons en contact immédiat. Ex. ishu = ishu ;
zaosha = jôsha, etc.
Cette transformation de s en sh, ou cette production de sh se fait
dans les deux langues après une des voyelles i, u et leurs dérivés ou
k (3), r et avant une voyelle, une nasale ou une semi-voyelle. Ex.
kTshi = kshi, habiter ; karsha = karsha, tirer, etc.
Cette altération de 5 ne se produit pas en avestique à la fin des
mots, parce que les mots indépendants n’y exercent pas d’influence
sur ceux qui les précèdent, comme en sanscrit ; de là yak's' et non
vâk'sh ; druk’s' et non drukfsh ; îsr et non îsh.
(1) Voir la Préface.
(2) Dans ashtama, vashti le sanscrit dévie de l’originaire parce qu’il a les
linguales qui manquent à l’avestique. Ces formes sont d’ailleurs idiotiques.
Yas’ta ne correspond point à ishta (s.) dans lequel i précède sh. Le sanscrit
a sh devant t lingual ; n’ayant point ce t l’avestique garde s' devant t. Hus’ka
et angusta sont exceptionnels et ne prouvent rien.
(3) Qui devient spiré (kl 2 3) par l’influence de la sifflante. Même chose après
f. Ex. drafsha, s. drapsa (?).


— 16 —
L’enclitique hê prend après i, u les deux formes sê, shê selon
qu’elle est considérée ou non comme agglutinée au mot précédent.
Ex. pairishê uski. Y. IX. 28. Les manuscrits du reste varient.
Dans k'sh initial et médial, k' tombe souvent. Ex. shiti de k'sliiti,
dashina de dak'shina (s. dakshina).
Sh(y) provient aussi de c(z/), i. e. tshy, (de ky) comme db zh de J
Ex. shu = cyu, vieux persan shiyu. Cela se fait par la chute du son
dental initial Z, d comme de k' dans k'sh.
Enfin sh se rencontre au lieu de rt originaire ; évidemment il pro-
vient non de ces lettres, mais d’une altération intermédiaire.
Devant ts reste par suite des lois qui seront exposées ci-dessous.
Sh se décompose parfois en s h Ex. aiwishâc et ânus'hac de
aiwi, anu et hac (sac). Ceci prouve à l’évidence que s1 n’est pas sh.
Sh se développe quelquefois en sk(p. k'sh) si ce signe est bien lu.
Il résulte de ceci que sh est une chuintante palato-lingual formée
par le relèvement du milieu de la langue, et que s’ est plus proche
de s dental (1). (Cp. Sievers, Grundzüge der Lautphysiologie, I, p.71).
30. êô zh, § z, et forment la partie la plus troublée de la
phonétique avestique. (Voy. Préf. c. fuient). zh et z sont les molles
parallèles à sh et 5 (aussi à s'. Cp. 31 al.), mais ne se produisent pas
régulièrement de la même façon.
$ z correspond, en avestique, a#', g'h (g'v) originaire devenu
en aryaque z'. Il est principal et secondaire. Principal, il corres-
ponda j, jh et h sanscrit provenant de la même source, à j donnant
sh devant t. Ex. zan = jan, gen, yev; zush = jush, gus-tare, yeuœ,
kos-ten ; zyâ s.jyâ, (3iàw (nuire), vi-s? ; niz = nij, harez = srj
(hars'ta, srstya); yaz = yaj, ây.
Il répond à h provenant de gh (et dh). Ex. zïm = hima, /eifxœv,
hiem-s; miz = mih, ^1%, ming-o; guz = guh. xeuôœ, cacher;
vaz = vah (de vagh et vadh), veh-o, ox-sapai-, zu = hu (ghu) ; zared
(1) On ne peut distinguer, saoslvyalp de saos'kyafy (Voy. s’kiti = shiti), s'kâ
(= shâ), uski {—uski; s'k (dans saoskyanfy) n’est pas inchoatif. Le suffixe de
inçhoatif est s (= cch,

— 17
= hrd, cord, hert (cœur) xapJta, ce qui semble exceptionnel ou avoir
passé par khrt, ghrt.
Mais il est faux que z et j avestiques se partagent régulièrement
entre les deux nuances originaires de g, gh. Ces lettres se croisent ;
zyâ = jyâ, (3tà-w ; niz = nij, vi(3, comme jîv = jîv, pi-oç et miz =
mig, mih,
Quelques racines en j ont aussi z à certaines formes. Ainsi yug
(jung, Çuy) a yuj et yuz; le second dans yaozaya. Le dialecte gâthique
a mieux conservé j. Ex. aj p. az, uzjen, etc. Gabh donne gafÿa,
jâfnu, zafan. Dragh fait darez, drazhafy, drak'ta. Cp. Ascoli,
glottolog., p. 131.
31. Z secondaire provient d’une sifflante dure amollie par le contact
d’une molle suivante. Ex. frazdâna de fras'-d. ; azdébîs p. astébîs'.
£ z est tenue par les uns pour une dentale, par les autres pour
une linguale extrême. Ce qui paraît plus exact. Elle se produit par
le choc de l’air formateur contre l’extrémité du palais et le bout de
la langue rapprochés l’un de l’autre.
Z provient de d1 2 dans yêzi = yêd'i si (s. yadij.
32. ds zh est une sifflante molle, palatalo-linguale. Elle forme
le second élément de J (dzhj. Elle provient parfois de j par amincis-
sement, chute du premier élément (comme sh, de e ou de k ’sh) ; par-
fois de z par palatalisation. Ex. druj, druzhâfr (1), vaz, vazhafy. Elle
provient de z par le contact de certaines voyelles, par celui d’une
voyelle antécédente et d’une molle ou de y, v suivants, enfin de n
suivant quand z est initial (2).
Ex. vazhdra (de vaz); zhnu de zanu (= jânu, genu, yovu).
(1) Druj devant i : drujintem.
(2) sh et zh proviennent souvent de s et z dans les cas où les spirées se
substituent aux explosives fermées. Il y a donc analogie entre ces classes de
lettres. C’est à ce point de vue que l’on a pu dire que zh était un z à spira-
tion renforcée. Mais ce qui est entièrement faux c’est que sh et zh soient les
spirantes de c (tsh) et 7 (dzh). C(tsh) et J (dzh), sons complexes formés d’une
dentale et d’une sifflante, ne peuvent évidemment pas avoir de spirante. sh
vient de c, et zh de j, non comme spirantes ou spirées, mais comme amincis-
sement, par chute de t, d comme de dans sh pour k'sh. Les cinq cas que
l’on cite, pour prouver que sh est la spirante de c ont donc été mal appré-
ciés. En tout cas ils ne prouveraient rien contre les autres faits si nombreux


— 18 —
Elle vient aussi secondairement et directement de s', devant une
molle.
Ex. duzhdâ (p. dnshdâ) ; duzhyès’ti).
Zh et z se trouvent dans des mots composés des mêmes éléments :
âzi (de ag), et âzhu qui vient aussi probablement de ag, aj et non de
ardu ; vazemna et vazhafy de vaz, etc. La voyelle suivante peut y être
pour quelque chose.
E. Aspirées.
33. $)> h seul ou précédé de n, n représente un 5 originaire. Ex.
ahi = asi, ensis ; hama = sama, simul, etc.
Lorsqu’il est initial, h ne se maintient que devant une voyelle ou
une semi-voyelle. Ainsi il tombe dans hmahi = smahi, lre pers. plur.
ind. pr. de ah être. Médial, devant r, il n’est qu’une légère aspiration
produite par le choc de r contre p ou k, l’esprit rude du p des Grecs (?).
Ex. kehrpa = kalpa, corpus ; kahrkatâs.
Aussi cette aspiration ne se produit pas quand, entre ces deux
lettres, intervient une voyelle, même un e muet, ou quand la lettre
suivante est sonore. Ex. kerefs'. H tombe devant r et laisse subsister
n. Ex. dahra de dahhra (s. dasra) ; aura de ahhra.
hv n’est que h v, une ligature, reste de l’ancien alphabet.
Le son de v y est très effacé. Il remplace hv, dans quelques mots,
formés de hva (= sva), ou de hu bien (su).
H devient hv devant y quand cette semi-voyelle se conserve.
qui démontrent le contraire ; car, dans tous, s h vient de 5 (à part ceux où
il remplace rt). Mais les cas invoqués eux-mêmes n’ont pas du tout la
signification qu’on leur donne. Sh vient de tsh comme de K'sh.
En réalité sh et zh sont les seconds éléments des sons complexes c, j, (tsh,
dzh). Rien donc d’étonnant à ce qu’ils se substituent parfois à ces dernières
lettres. S’il sufîit de les remplacer cinq ou six fois pour devenir leurs spirantes
alors sh le sera aussi de rt qu’il remplace plus souvent encore. Mais les cas
cités peuvent se réduire à deux. En effet, shu vient de tshyu, shyu (V. p. s'iyu)
shu par chute de t et y et non comme spirante de c. Dans shyaot'na, s
correspond au ç de çcydutna (dont cy&idna est une forme mutilée).
Hashê est une forme exceptionnelle dont l’origine n’est pas claire ; sh peut
provenir de hhy ou cy, comme le sh wallon-belge, de sie, tie ; ou bien on
doit plutôt supposer le radical hash (de hak'sh), qu’on trouve dans hah lshaya,
hah^shânê etc. Cp. Études crâniennes, 1, 32-33.


— 19 —
Ex. nemahvyâmahi (namasyâmasj. Le son de v est alors nul ou
peu s’en faut, comme dans le khv néo-persan.
F. Semi-voyelles.
34. W y, } r, i? v sont généralement primitifs, r représente
aussi l. R suivi de p ou de k prend h avant lui. Ex. kehrpa (cfr.
corpus), vehrka (cfr. vulpes), mahrka de mar mourir. Si e intervient*
le h ne s’intercale pas, de là kerefs de kehrp.
provient parfois de b spiré, comme on l’a vu ; il vient surtout
dei; liquide. Ex. k'rat’wô gén. de k'ratu p. k'ratuô; t'wâ p. tvâ;
gad'wa p. gadva chienne.
TF descend quelquefois jusqu’à y médial. Ex. gaèt'âvyô (p. wyô),
dat. plur. de gaèt'a.
y et » v médiaux proviennent comme en sanscrit de ?, u deve-
nus liquides. En ce cas v ne devient pas p après une sifflante. Ex
çva de çu. Tous deux ainsi que w provenant de u peuvent former
une syllabe métrique (Voy. Livre IV). Ils remplacent souvent par abré-
viation iy et uv. et Z? tiennent des spirées.
Lorsque y est précédé de h, il tombe et n est préposé à h ou bien
y reste et h devient hv (Gp. 33).
Note. Sifflante et semi-voyelle v.
Groupes çu, zv. V précédé de ç (or. k) ou de z (or. g, g h) se durcit
en p après ç, en b après z. Ex. çpan (chien), s. çvan, xvwv; zbâ, invo-
quer, s. hvâ (ghvâj; zbar, se courber (ghvar,
§ 3. Prononciation.
33. Il n’est guère possible de donner avec exactitude la pronon-
ciation primitive de ces lettres. On doit se borner à indiquer celle
qui est le plus généralement admise aujourd’hui, bien qu’il y ait lieu
de douter qu’elle reproduise parfaitement les sons originaires.
ai a, -juu a, J i, i, ô, ç é, ^3 ê, se prononcent
comme en français; > u, û, comme ou, cu^ [e est un e très bref
et paraît souvent devoir rester muet; il en est ainsi principalement


20 —
après er, à la fin des mots et dans certains groupes de consonnes. Il
ne se fait sentir que par un arrêt dans rénonciation des sons.
à est un a nasalisé; cv, un â sourd laissant entendre une
légère intonation de o; quelque chose comme le aw anglais.
Ere doit être prononcé rapidement.
36. aè et lui ao ne forme presque qu’un seul son, è domine
dans le premier, o dans le second. Il est des cas, cependant, dans
lesquels è et o doivent être émis plus distinctement; on les verra
plus loin.
ô?, o-juu ai, >-w au, éu, se prononcent oï, ai, âou, éou.
^5^ éê forme deux sons distincts et n’est pas une vraie diphthongue.
37. L’épenthèse produit en outre des combinaisons de deux et de
trois voyelles, qui ne sont point proprement des diphthongues. Ce
sont ai, èi, oi, aoi, aou etc.; la voyelle épenthétique (i, u) ne doit
avoir qu’un son très faible. Elle s’articulait, car elle est souvent
transcrite en pehlevi.
38. Les consonnes doivent, en général, être prononcées comme il
est indiqué. La prononciation des spirées dépend de la nature qu’on
leur attribue.
Dans le système des spirantes k1 sera semblable au ch dur allemand
et g’ au g néerlandais.
aura le son sifflant du th dur anglais; le son de g d'sera
celui du th doux (?). '
La transcription en t, th et t-h employée en pehlevi, en sanscrit et
en persan par les auteurs prouve que cette prononciation n’est pas
exacte et que le son de la dentale fermée (t, d), se faisait encore en-
tendre. Il est vrai que dans certains manuscrits ç est parfois écrit
pour t' ; mais c’est là uniquement un abus introduit par la pronon-
ciation néo-persane, la seule connue des copistes peu instruits. La
transcription par t, th le démontre suffisamment.
F est généralement reconnu comme ayant le son de la lettre fran-
çaise, allemande, etc. c se prononçait peut-être ts et non tsh, car
les assyriens le transcrivaient par une sifflante et les grecs par un t.
Toutefois cette raison n’a pas grande force probante.
_ £ est un t final adouci et sifflé; il représente également d final.


— 21 —
39. 5 n et n sont plutôt des signes de la nasalisation de la
voyelle que de vraies nasales, n doit avoir un son mouillé; $ il et^
n sont gutturales.
40. y initial doit se prononcer avec une légère spiration. Z? v
également spiré, se dit comme v; » vv après une consonne, comme
ouw.
Cb*w entre deux voyelles se rapproche plus de v que de w.
41. Pour les Parses et eb zh sont des lettres linguales ou
cérébrales.
f et__(J z sont dentales, s est palatale. (Voyez Dàdâbliâi,
Zand bhdshdiium Vyàkarana, p. 4).
42. db zh se prononce comme le J français; z avec un son légè-
rement palatal. (Voyez plus haut).
La prononciation des autres sifflantes est assez difficile à déterminer
et les avis sont partagés sur ce point. De ce que les Grecs transcri-
vaient ç Jô par g (Œîrà/va; ‘TaràŒTiz/ç) on a conclu que c’était purement
et simplement notre 5. Mais les Grecs n’ayant qu’une sifflante, devaient
nécessairement s’en servir pour représenter toutes les lettres de cette
catégorie; ainsi ils écrivaient également œpop-acrJyjç pour Àuramazda
(a p. z); ÇoipoadTp'/j' p. Zarathustra ou Zaurahastra ( S (çj avait un son palatal à l’origine et en a conservé quelque
chose. G’cst ce que prouve le changement de s (h) en p devant ca,
cana, cit?. Il a du toutefois se rapprocher de la sifflante dentale comme
l’indiquent la marche de th vers ç, et son emploi devant t.
^s’ est 5 lingual; s h ïech français, sh anglais prononcé avec
forte spiralion.
Dans le système des spirantes, ç est 5 dental pur et simple; s' est
sh et sh?


CHAPITRE II.
MODIFICATION DES LETTRES ET DES SONS
DANS LA FORMATION DES MOTS.
43. La formation des mots par l’union et la combinaison des divers
éléments qui les constituent (Voy. § 2) produit des altérations, des
modifications des sons et des lettres dont les unes sont communes en
principe aux langues indo-celtiques, les autres sont spécialement
propres à la langue de l’Avesta ; bien qu’elles ne soient pas étrangères
à l’un ou l’autre idiome congénère en particulier. Nous traiterons
d’abord des premières (§ 1, 2).
1. Renforcement des voyelles radicales.
Ces voyelles sont sujettes au renforcement que l’on appelle en
sanscrit gouna (1) et qui s’opère par l’introduction d’un a dans la
syllabe avant la voyelle radicale avec laquelle cet a se combine.
L’existence de la vriddhi ou second renforcement par l’introduction
d’un nouvel a est contestée, non sans motifs. On croit la trouver dans
k'shâudra, vâret'rag 'ni etc. Mais les diplithongues ai, âu ont souvent
une toute autre origine; celle de k'shâudra est incertaine et les â qui
semblent vriddhifiés, peuvent être simplement allongés comme 17 et
Vu de beaucoup de dérivés. Ex. çûka, âhûiri; cependant il est diffi-
cile de méconnaître la vriddhi dans les causatifs de racines en u.
Ex. çrâvaya de çru entendre; drâvaya de dru courir etc. Voici ce
que seraient ces deux renforcements en avestique :
a â i-î u-û ere
gouna aê, ôi ao, éu are (?)
vriddhi â â âi (?) âu, éu (?) are
(i) On trouve le gouna en grec par ex. dans «petr/w de R. «puy ; (îstxûj de R.
dik, etc. Quelques linguistes prennent ces formes pour la vraie racine.


— 23 -
Le gouna peut aftecter aussi bien les préfixes et suffixes que les
racines. Ex. haoshâta de hu (bien); ratavo, nom. pl. de ratu (ratuô,
ratauà, ratavo).
2. Contact des éléments des mots.
44. Les mots indépendants, à part quelques cas exceptionnels,
n’exercent point d’influence sur les mots qui les précèdent ou les
suivent, comme cela a lieu en sanscrit. Le contact des sons ne pro-
duit de modification qu’a l’intérieur des mots et par suite de la jonc-
tion des radicaux et affixes ou des membres constituant les mots
composés.
Dans ces conditions restreintes le contact des lettres est régi par
les lois suivantes.
45. A. Contact clés voyelles. Deux sons semblables s’unissent et
forment une longue de même espèce.
Cette longue devient souvent brève.
Ex. upâz, amener, de upaaz; hûkhta, bien dit, de hu ukhta; aiwita
opposé, de aiwiita (allé contre).
46. a suivi dés autres voyelles produit le gouna ou la vriddhi, ou
s’efface.
a + i = ê, aè, ôi.
a + u = ao.
a + er = ér, ar
a -\-aê= ai, ôi
a -J— i = ai
ao+ a = au, eu
Parfois l’hiatus subsiste et
reste frââha.
47. i et u suivis d’une voy
un hiatus, ou se changent en
Ex. viçpê, noifr (hai$).
mit'aok'ta, (mit’auk'taj.
fréreti (fraereti).
âiti (a aêiti, âiiti).
âid'i (a icl'i).
géus (gaoas, gavas)?
a contraction ne se fait pas; frâ + âha
dissemblable restent et produisent
îi-voyelle.
Ex. aiwi + âk's'tar = aiwiâk' star.
tizhi + ars'ti = tizhiars’ti ou tizhyars'ti.
ahhu + o = ahhvô.
dahhu + iric = clanhuiric.
yu, vi, dans les mêmes conditions, deviennent w, uy. Ex. manyu
+ cb = mainivcô.


— 24 —
48. Un y (i) non radical se trouve parfois entre deux voyelles en
contact. Ex. uruyâpa de uru âpa (aux larges eaux).
âmruyê de âmruê; lère pers. ind. pr. moy. de cîmru9 invoquer.
âyapla de âapta? don (ou de yap acquérir. Cp. le pers. yaftan).
Des exemples de ce genre et la comparaison des formes sanscrites
semblables (ex. aclâyi) montrent que l’on a contesté à tort l’existence
de ce y dans âmruyê; les erreurs de copistes ne sont pas régulières
et constantes.
Uruyâpa peut être formé de urvi féminin, mais la nature inorga-
nique de 17 est assurée par des formes telles que berezi-gât'ra de
berez; urvîçara, urviveret’ra formés de mots masculins.
Parfois aussi c’est une sifflante s, sh, s, zh ou z, qui semble être
insérée entre les membres d’un mot composé.
Ex. hus'hvafnâ
awzhdâna
bâzus'aojanh
ânus'hac
de hu hvafna.
de âpdâna.
de bâzuaojaùh.
de anuhac.
Les exemples 2 et 3 sont généralement expliqués comme formés
du nominatif plein. Cette explication est possible, quoique nullement
certaine; que l’on compare les formes grecques zidciipovuj-Tepoç;
apTrayh?-T£poç; etc.
Aiwis peut être une forme adverbiale. Cp. dppt'ç. S'h de us'h est
un développement de sh.
Souvent cette insertion ne fait que rendre à un mot sa forme pri-
mitive. C’est la vraie racine qui reparaît.
Ex. frastan de fra tan (primitif stan).
ratus'mar de ratu mar (primitif s'mar).
Il en est de même de m dans geremb p. gerew (cfr. scr. grambh).
D’autres insertions sont encore inexpliquées; telles sont celles de
f dans varefshva (loc. plur. devarafi) (1), de r dans tarshvafy qui
semble venir de tash, former, créer, etc.
49. B. Contact des consonnes. — 1) Consonnes semblables. L’une
des deux tombe parfois. C’est surtout le cas des labiales devant les b
(i) Voir le lexique à ce mot.


— 25 —
des flexions. Ex. uzûithya p. uzzu. Cependant beaucoup d’exem-
ples que l’on cite, sont plus que douteux. Ainsi awra est déjà abhra
en sanscrit; dans hamaèsta, le préfixe est probablement ha; uzûth
peut venir de ud, uth, etc.
Bunna de budna, devient buna.
2) Consonnes dissemblables, a) La règle générale est l’adaptation
des consonnes mises en contact. Ex. hvap + da donnent hvabda;
us + bâzu donnent uzbâzu. Ainsi les sifflantes dures s’amollissent
devant les molles et devant y, v. Ex. dus donne duzhdâ; duzhjyâiti;
duzhvarena; duzhyès'ti etc., fras' (frâs'J donne frazhdâ ou frazdâ.
Us + jan font uzjan. On a cependant eres'vacahh, et avant r,eresratu
de erez, juste?
Toutefois les exemples du contraire se rencontrent en grand nombre.
Ainsi on trouve des dures en contact avec des molles, des simples
avec des spirées, des spirées dures adjointes à des simples molles,
etc. Ex. uk'd'a, uk'ta ; d1 surtout souffre avant elle les spirées dures.
b) Les palatales finales redeviennent gutturales devant une autre
consonne; j (même devenu zj redevient gutturale (= 7, g) selon la
nature de la racine. Ex. vac fait uk'la; baz (de baj) fait bak'ta.
Plus exactement, les gutturales primitives restent.
Yaz fait yaçna, yas'ta. On a vu que j et z ne se partagent pas net-
tement entre g et g1.
50. c) Spiration des consonnes. *) En général une consonne en
contact avec une consonne suivante devient spirée. Cet effet est sur-
tout produit par les nasales (n, m), les sifflantes (s, s , sh, zli) et la
semi-voyelle r sur les consonnes précédentes et par les dentales sur
les gutturales et les palatales. Mais les labiales (p, b) précédant t, d,
restent intactes. Les dentales dans le même cas suivent une autre
règle (Voy. § 51). Il est donc faux de dire que « toute consonne devient
spirante devant une autre consonne. » On trouve même en plusieurs
endroits dademahi, où e est muet comme dans feras' (sanscr. dadmas).
p) Les consonnes qui se trouvent entre deux voyelles reçoivent
généralement la spiration (Voy. § 59) ; il en est de même si la voyelle
suivante est devenue semi-voyelle (y, w). T+ u, v, font t'w et d + v
font parfois d'w.


26 —
tap + na = tafna vid + vat? == vid'vafy.
tak + ma = tak'ma rat + wô = ral'wô.
vaèd + ya = vaèt'ya yuj + ta = yuk'la.
ug + ra = ug 'ra vac + 5' = vâk’s\
vac + cl'ana = vag'd'ana (1) vac + shya = vak'shya (1).
rap + ta = rapta hvap + da = hvabda.
nap + ti = napti ap + da = abda.
catu —0 = rat'wo ered + van = ered' tv an.
51. 7) Une dentale précédant une autre dentale devient 5 si la sui-
vante est dure, et z si elle est molle; quelle que soit la voyelle
antécédente. Ex. bad + ta = basta; irit' + ta = ihsta; keret + ta
= keresta; bud + ti = busti; dad, dad' + di = dazdi; raod +
dyâi = raoz'dyâi. Immédiatement précédée de r, s devient s1. Cp.
keresia et kars 'ta.
Une dentale précédant m devient 5. Il en est de même de z. Ex.
dad (dad') + ma = dasma; barez + ma = baresma.
T, t', d, d' + s, s (h) font s. Ex. mitsvâna = misvâna; dad (dad1)
+ sva = dasva.
52. deviennent n; parfois même avant b (Cp. § 25). Ex. vanta = vam +
ta; berezenbya (berezent — berezen + bya).
§ 3. Sifflantes.
53. S devient devant h dérivé de s. Ex. vîs'haurva gardien de
village (de vîs). Il en est souvent de même devant t. Les deux cas se
rencontrent quelquefois dans les différentes formes d’un même mot.
Ex. nas'ta de nas périr; avaoiris'ta et urvista de urvis s’avancer;
spas'tô et spastar de spas regarder; vas'ti de vas (2).
54. Sh devient s1 devant k, k', t. Ex. irish + ta = iris'ta; zish
donne zoishnu et zôis’ta.
Shs', ss' et zs', à la fin d’un mot, donnent s'. Ex. spas (gardien).
Nom. spas’ (3); verez nom. veres', cois' de coishs'.
(1) Dans ces deux exemples il y a double effet de spiration.
(2) La forme vas 'ti est donc régulière et ne correspond nullement à la forme
anormale sanscrite vashti. Elle ne prouve donc pas que s' = sh.
(3) Formé de ç + 5 dentale originaire. Cet s' ne peut être sh après un a;
donc s' n’est pas sh.


— 27 —
BS. S suivi de n reste ou bien devient s' ou sh. Ex. fras'na de-
mande de fras interroger; ashnao(iti) de as atteindre; âsna de asan
pierre.
S’ final (dental) précédé de a, cb (â) et représenté en règle par h,
hh, l’est par s devant c, t, p, tandis que s devient s', comme on vient
de le voir. Ex. sasti de sahh; yâsta de yâonh ceindre, etc.
56. Z devant t devient sf. Ex. vas'tar de vaz ; yas'tar de yaz.
Z devant n devient s, sh et meme zh au commencement des mots.
Ex. asnô de azan jour; bereshna, hauteur, de berez; zhnu genou.
57. Ç et z sya (or.) font sh, Ex. didareshata de didares syata;
vareshâ de varez sya. Peut-être le suffixe est-il sa.
C devant sy (or.) tombe. Ex. merâshyâfc de merenc + syâl (?).
58. La sifflante dentale originaire devient sh comme en sanscrit
après une des voyelles i, u et leurs dérivés ou k, r et avant une
autre voyelle, une nasale, y ou v.
Elle devient s' avant les consonnes muettes, avant t seul comme
dans les groupes tri 1 itères et partout où s devient en sanscrit visarga,
r ou ç (Voy. plus haut). Irish blesser fait iris ta; zish donne zoishnu
et zois'ta.
H devant y restant, devient hv. Ex. nemahvyâmahi. Voy. plus haut.
59. C. Contact des consonnes et des voyelles. — 1. Les explosives
fermées ou muettes entre deux voyelles sont fréquemment spirées.
Ex. vâid'i cours d’eau (R. vad); ad'âityade dâitya.
Il y a cependant de nombreuses exceptions dont la cause est
souvent que deux syllabes consécutives ne peuvent commencer par
une spirée. — Le même mot s’écrit parfois avec l’une et l’autre lettre.
Ex. vîdus et vîthus de vid; adâitya et adhâitya illégitime, etc.
— 2. Sh devient zh entre deux voyelles. Ex. cluzhâpa aux eaux
mauvaises.
Nota. En bien des cas les changements ne font que ramener la con-
sonne primitive, souvent avec la spiration produite par l’initiale du
suffixe. Ex. tiz (rac. tig) donne tig'ra.
jan (r. g 'an) » g 'na.
zan (r. jan,gan)» uzjan.


— 28 —
§ 4. Insertion de voyelles inorganiques.
60. A. Epenthèse. a) Suivant une dentale, une labiale, n ou r et
parfois nt ou sh, les voyelles /, ê, éê et y amènent l’insertion d’un i
avant celles-ci. Ex. baraiti de barati (bharati) ; dâitê de date (dadâtê).
taèibyô de taèbyo (têbhyas) — gaoyaoitéê.
yanti et yèinti (de yâ).
On trouve cependant manyéus’ p. mainyéus1 etc.
U, v, après r amènent u. Ex. pouru de poru (paru); haurva de
harva (sarva).
Une epenthèse imparfaite est produite par un u ou un v précédé
d’une consonne autre que r. Ex. môg'u mage; vîd'ôtu destructeur.
b) /, a et u précédés d’une consonne et de r amènent parfois aussi
l’introduction de la voyelle semblable entre ces deux lettres. Ex.
niçirinaoimi p. niçrinaoimi ; barâz p. brâz (bhrqj).
B. Prothèse, R initiale suivie de i ou de u prend la voyelle sem-
blable avant elle. Ex. iric de rie; urud de rud, rudh.
Par un effet analogue vr initial devient urv. Ex. urvâta p. vrâta.
C. Un e muet est inséré entre deux consonnes. Ex. feras p. fras ;
vak'ed'ra de vak d'ra.
§ 5. Suppression.
64. 4. A au commencement des mots, aoli entre deux consonnes
tombent parfois. Ex. zdi p. azdi (sois) ; pa d? apa (airo); pla p. pata
ou pita (père); zrvan p, zarvan (temps).
— 2. ly devient //; uv, v. Ex. frya p. friya; aslvaïïfy p.astuvaîïfy;
hvarez p. huvarez.
Ceci est, toutefois, un phénomène plutôt d’orthographe que de
lexigraphie.
G, g' tombe souvent devant v. Ex. môuru de margu; Hvôva de
Huôgva.
— 3. De deux consonnes initiales la première tombe parfois quand
ce n’est point une sifflante. Ex. tûiryô p. k'tûiryô (cfr. cependant le
sanscrit tûrya), mais, sti, s'kiti etc. restent entiers.


— 29 —
Dans âk'tûirya (qui se dit quatre fois) k’t est abrégé de cat\ a
tombant, c se durcit et se spire devant t.
La première d’un groupe médial de trois consonnes s’efface aussi.
— 4. R tombe parfois devant sh. Ex. kasha de karsha.
An ou am final perd souvent la nasale devant t, l1 comme en sans-
crit. Ex. maiti de man penser.
H tombe au commencement d’un mot devant m (Voy. § 33) et à la
2e pers. du sing. du subj. des verbes en a où l’on a ai p. âhi (1).
§ 6. Allongement et abréviation.
62. A. Allongement. 1. Les voyelles brèves se trouvent parfois
allongées, même sans raison saisissable. Ex. yùk'ta p. yuk'ta; kai-
nînô, gén. de kainin etc.
U, i antépénultièmes s’allongent devant m même sans raison
phonétique ; il n’y a là rien d’organique. Toutefois dans les accusatifs
il y a contraction de iem, uem. On trouve aussi im, um.
— 2. La même forme grammaticale est tantôt longue, tantôt brève.
Ex. adyunâm et adyûnâm, gén. plur. de aidyu. Cfr. scr. tanûnâm.
B. Abréviation. Les voyelles longues sont fréquemment rendues
brèves, alors même qu’elles proviennent d’une contraction. Ex. a) les
finales â, î, û sont généralement abrégées, im final des accusatifs de
radicaux féminins en î devient im. Ex. vanuhim de vanuhî bonne.
— b) Im et um représentent im, ûnii provenant de yam, vam ; voyez
plus bas. Ex. aid'im p. aid’im, aid’yam.
— c) Mazdad'âta, mazdôfraok'ta p. mazdâ. — a (préfixe) p. â.
Ex. avazâiti p. âvazâiti; i p. î : âfriti p. âfrîti de fri.
C. Contractions. Ya et yâ deviennent î, i. Ex. daid’îtem p. daid’yâ-
tem ou daid’îyâtem, pot. de dada; haii’îm p. hait’yam, vrai, bon;
areshinfy p. areshyanfy blessant.
Va, va deviennent û, u. Ex. gâtû, gâtu p. gâtvâ, inst. de gâtu lieu.
Aya (ayà) devient aè (p. ai). Ex. aêm p. ayam (ayem) celui-ci;
aêni p. ayêni (ayâni) de i aller.
(i) D’autres suppressions radicales appartiennent à l’indo-eranien. Ex.
açru larme (c?tzzpu). etc.


— 30 —
Av, ava devient au ou ao (p. au) Ex.ashaonô p. ashavanô (ashavan,
juste); ashâum p. ashavan (voc.).
Aèva devient ayu et ôyu. Ex. (vîjdôyum p. daèvam (daèva, démon).
Uva devient û. Ex. yûm p. yuvan (voc.) jeune.
Ya final devient ê (de yê, par chute de y). Ex. kainê p. kainyâ
jeune fille; aspahê p. aspahya (scr. açvasya).
§ 7. Altération des sons.
63. Les mots zends se présentent dans l’Avesta avec des altérations
nombreuses et profondes. On en a déjà vu quelques unes dans le pa-
ragraphe précédent; parmi celles qui restent à signaler, beaucoup
ne semblent suivre aucune règle. Elles donnent à la langue de l’Avesta
l’apparence d’un idiome en décomposition ou d’une combinaison de
plusieurs dialectes locaux.
En voici les principales, en dehors des formes de flexion :
A parcourt tous les degrés qui le mènent aux autres voyelles fon -
damentales.
A devient ô, o, o, û, u ou ê, è, é, î'i.
Il devient o, ô, principalement à la fin d’un mot ou d’un premier
membre d’un mot composé, et lorsque dans la syllabe précédente ou
suivante se trouve u ou v.
Il devient è après y principalement quand la syllabe suivante a
pour voyelle i ou ê. Ex. it'yêjah destructeur, périssable (Cp. scr. tyâ-
gas), naçyèhi. Mais çaocayâhi, yahti et beaucoup d’autres mots gardent
a. Il devient e, principalement avant m, n final ou suivi d’une autre
consonne. Çet e descend même jusqu’à ?, surtout après y ou c.
Ex. môg'u pour mag'u (mage); hâkurena aide, de kare; yim, yem
pour yam ; hehti p. hanti (santi, sunt) ; tacinti p. tacanti de tac, cou-
rir; yès'ti p.yasti, sacrifice etc.; dâmôhu, dâmahva, loc. pl. de dâman,
créature.
64. â subit aussi plusieurs de ces altérations. Ex. vid'ôtus destruc-
teur de d'â; du de dâ (?); stzïna colonne de sla.
ô devient ê. Ex. vaçé pour vaçô (au gré). Yaçna XIII, 9.
ê final et oi permutent. Ex. mê = moi (à moi). Y. XIII, 2.
6o. nh représentant s, et n final, tombent après a; alors a devenu


— 31 —
final s’assombrit et devient ô par compensation (?) Ex. ko de kas; aspô
(cheval) de aspas (nom.) ; manô de manahh, esprit ; barô p. baran
(part. prés. nom. de bar, porter).
L’o provenant de anh et a deviennent é devant bi, by. Ex. rao-
cébîs, raocébyô, de raocanh, lumière.
A reste à quelques nominatifs et accusatifs du plur. Ex. ashavana.
S final suivant â tombe après que â est devenu eu. Ex. urvareu
(nom. plur. de urvara plante), pour urvarâs; urvareunh, urvareu.
â) s’amincit en a à quelques nominatifs pluriels de noms mascu-
lins en a.
o final provenant de as originaire redevient a avec la sifflante (sui-
vie ou non de e) devant t, V, n. C’est ainsi qu’une enclitique adjointe
au mot qui a perdu le 5 (hh) final fait reparaître celui-ci. Ex. kasna,
kastê (et non ko) ; urvarebsea (et non urvarebea). Souvent un e muet
est intermédiaire. Ex. kaset’wâm.
66. Les finales tendent à se durcir comme en sanscrit, ainsi z final
devient s. Ex. ères neutre de erez vrai, juste.
V liquide s’élargit en o dans avaoirista de avavris (Voy. urvis)
s’élancer sur et k’shoiwra = k'shviwra filant, coulant; dans ras-
maoyô, ashâvaoyô p. avyô, abyô.
§ 8. Suppression de syllabes.
67. Deux syllabes semblables se rencontrant, l’une des deux
tombe. Ex. clâtemô p. dâtatemô; k'shaèsa p. k'shayaèsa, 2e pers. sing.
pot. moy. de k'shi.
Ou elles se contractent. Ex. vâuraya p. vâvaraya.
i§ 9. Adoucissement et intervertion.
68. On remarque dans beaucoup de mots une tendance, probable-
ment dialectique, à adoucir les sons. Il en est surtout ainsi dans les
Gâthâs.Ex. g'zh pour kfsh,g'zhar, couler(kshar); k'd1 p. k't', uk'd'a,
parole; vîz'vahc p. vîsvanc; vara p. bara; azdébîs p. astébîs', astabis’
(instr. de astan, corps).
69. Par suite, l’ordre des sons complexes tend à s’intervertir pour
faciliter la prononciation.


— 32 —
Les sifflantes suivant une gutturale prennent parfois la première
place.
K'sh et sh (qui les représente) deviennent sk, sk. Ex. s’ki = shi,
k'shi habiter ; uski = ushi intelligence; çaoskyaîib = çaoshyanfr.
Vr devient rv, urv ; urvâta = vrâta.
nliu devient nuh. Ex. vaiiuhi p. vanhvi ; vazahuha p. vazanhva
(2e pers. s. impér. moy.).
Yân (iân) est p. înâ. Ex. fryàn p. frînâ de frî (prî) bénir ; de même
vân pour unâ dans hvânmahi p. hunâmahi.
§ 10. Finale des mots.
70. Sont tolérés à la fin des mots les consonnes t (après s, s),
é?, n, m, s, s, les groupes st, si, k's, k’s't, fs, rs et r suivi de e.
Toutes les voyelles, hormis o, le sont en principe; toutefois les finales
â et î deviennent brèves (Voy. §62. B.). On trouve cependant strî (Yt.
V, 92), et quelques autres formes analogues.
Aipifybaog'eet zinakesemblent être des erreurs de copistes (e p. ô).
On trouve déjà dans l’Avesta une tendance à rapprocher n de r
comme en pehlevi ; an s’échange avec ar à la fin de certains mots.
Ex. karshvân et karshvare.
On trouve la rac. qan. p. qar, briller ? etc.
Anls, finale du nominatif en ant, devient âs, as, cb, etc. Voyez
plus loin.
§ 11. Tableau comparatif.
I. PRINCIPALES MODIFICATIONS QUE SUBISSENT LES LETTRES ORIGINAIRES
DANS LA FORMATION DES MOTS SANSCRITS ET ZENDS (1).
Originaire. Sanscrit. Avestique. Voyelles.
n(ej — a — a i e é è ê, o, ô, u, â (§ 6-10, 12, 14)
â — â — â é è, ê, ô, u, â (ibid.) â (11).
i — i — i (6, 10).
î — î — î
(1) Il n’est donné ici naturellement que les règles générales.


— 33 —
U — û — ai — au — U — û — « — ô u, o (6, 9 et 10 fin), û (6). aè, ôi, ê (8, 10, 12). ao, éu, cb (10, 14).
ai — âi — âi (13).
au — âu — âu, (b (11, 14).
â — â — â, é (devant s) (6, 8).
an, am — an ,am,â — an, am, â (6, 2°, 4°).
ar — r — ere, are (2). Consonnes. GUTTURALES.
K — KJ Kh — K (18, 21, 80). K' (21, 80).
ç — S(Ç) (parfois devant voyelles, semi-voyelles et nasales) (27).
K(i, e) — C — C (17).
Kv — P — .P (18).
G — G — G, G' (18, 24, 80).
G7 — J — J, Z (Zh) (18, 30, 31).
G(i, e) — J — J, Z (18, 30).
Gh — Gh — G, G' (18, 22, 24, 80).
Gh’ — Gh-H — .1, Z(Zh) (18, 24, 30, 31). DENTALES.
T — T, TH — T, T', D', £ (18, 21, 24, 80, 16).
D — D — D, D' T', t? (18, 16).
Dh — Dh, , H - D, D', T', Z (18, 21, 22, 24, 16). LABIALES.
P - P, PH — P, F (18, 80).
B — B — B (19, 80).
Bh — Bh — B, F, W (V, 0) (19, 21, 22, 23, 24). SEMI-VOYELLES.
Y — Y — Y (34).
B — R — R, hR (avant K et P) (33, 34).
3


— 34 —
L — L, R
V — V
M — M
N — n, fi
S — S
Sh
Ç
Kv - Çv
Gv,Ghv— Hv
Ks — Ksh
Dv — Dv
SK — CCh
Sv — Sv
Sy — Sy
R (33).
V, W, P, B, après S (Ç), Z, t? (23,
NASALES.
M, h (25).
n, h, n, n (25).
SIFFLANTES.
S, H, (33, 34); Ç (27).
S', Sh (28, 29).
S, Ç (27).
GROUPES.
SP (13, 32).
ZB (32).
K'sh, sh (28).
B (19).
S, sk (27).
Hv (33).
Hy, nh, hvy (23, 33, 34).
Iï. RELATIONS PHONÉTIQUES DU SANSCRIT ET DU ZEND.
Voyelles.
Sanscrit. Zend.
a = e, è, ô azem = aham; vôhu = vasu; yèd'i = yadi
â = â), ê wiiha = âsa.
o, as fin.= 0, j barentô = barantas (as reste devant c).
quelquefois ê | manébîs' = manôbis pour manasbis.
e = aè ou ôl aète = êtê ; toi = te.
0 = é, ao ou éu (devant t, s final) paséus' (gén.) = paçôs
yé = yô.
ya fin. = ê aspahe = açvasya.
are, eve, car, pores = preh; (ehr devant k, p) vehrka =
vrka.


— 35 —
Consonnes.
Sanscrit. Zend.
k = k et k1 )ka = ka; kratu = k'ratu.
kh = kr et k jkhan = kan.
t = V (devant une consonne et entre deux vovelles.
P - P', t J
9 =9, 9', î gâus, ghenâ (femme) = gnâ ; jas = gacch.
d = dr(ettr) surtout entre deux voyelies, yêd'i = yadi;
vît'us = vidus.
th parfois= s (?) rasa = ratha.
9h = 9 garema = gharma.
dh = d, t’, d' dada, dat'â = dadhâ.
bh = b (parfois w, v) bara = bhara; aiwi = abhi.
j = j, z, zh zan = jan; zh devant n, zhnu = janu.
h = z, zh azem = aham; azhis = ahis.
ç = s, sh âsu = âçu.
s = s surtout devant p, t, n, asti = asti.
» == A ou tombe, hva = sva; ahmi = asmi; malii = smahi
(5 initial devant m).
)) — h sh, ç, s = sh, zh vizliva = viçva; duzh =dush (dev. les molles).
sv = hv, hv hva, hva = sva; hvafna = svapna.
çv = sp aspa = açva; vîspa = viçva.
dv = b on v bitya = dvitîya |cf. bis, dvis]; vaya = dvaya
ou ubhaya.
hv = zb zbayêmi = Iivayâmi.
rt = sh (1) mashya = martya (homme); asha = rta (le droit).
cch = s jasa = gaccha.
ksh = k'sh, sh shama = kshama.
(1) Que sh réponde à rt en beaucoup de mots, cest ce qui est incontestable ;
mais nous sommes loin de soutenir que l'un vienne de l’autre. L’échange se
fait même entre mots avesliques. Ex. pesha et peretu. La provenance pour-
rait s’expliquer dans les mots en ripa; lya deviendrait sya. shya et rshya
tomberait en shya. Le fait-est surtout incertain relativement à asha. En tout
cas ce mot ne peut correspondre h.açeha qui donnerait asa, comme gaech,
jas; icch, is, etc.


LIVRE II.
FORMATION DES MOTS.
CHAPITRE I.
NOTIONS GÉNÉRALES.
71. Les mots de l’Avesta, comme tous ceux des langues indo-euro-
péennes, se divisent en simples et composés et les premiers sont pri-
mitifs ou dérivés.
Les mots simples se composent de racines, attributives ou prono-
minales, de radicaux, de formes de flexion et d’aflixes, préfixes ou
suffixes Les racines attributives servent à former les noms et verbes;
les racines démonstratives forment les pronoms, les mots invariables
ou particules et les affixes. — Nous ne nous occupons ici que des
noms; les pronoms et les verbes seront traités plus loin.
72. Quelques mots semblent formés de la racine nue. Ex. tu, dores'
(dhrsh s.) (1). La presque totalité comprend une racine et une forme
de flexion. Ex. âfs\ vâk's', ou un radical et une forme de flexion.
Ex. tonus', aspê. — Les noms neutres non terminés par a, au nomi-
natif-accusatif du singulier, et beaucoup de noms masculins et fémi-
nins, au nominatif du même nombre, o»t le radical pur et simple.
Ex. ahu, nairi, mono (os), daèno etc., quelques-uns l’ont redoublé.
Ex. pâpo (de pâ) protecteur. Les mots primitifs se forment par l’ad-
jonction d’un suffixe dit primaire ou de formation, constituant un
radical. Ex. vâk'-s, vac-ô; tan-u-s’, tan-u-m. Les mots dérivés sont
formés des mots simples par l’adjonction d’un suffixe, dit secondaire
ou de dérivation. Dans l’un comme dans l’autre genre la voyelle de la
racine est parfois allongée ou amplifiée par le gouna, parfois aussi
(i) Les racines pures se trouvent surtout à la fin des composés. Voy. § 83.


— 37 —
redoublée ou nasalisée. Les suffixes qui produisent ces effets sont
principalement a, anh, ana, tar, ni, nu, ma, man, ya. Ex. aèsha de
ish; k'shayade k'shi; aènahli de in; hâvana (vriddhi) de hu; zaèni
de zi; haoma de hu; raod'ya de rud; gâma de gam; çûku, de çuk
(çuc) ; râman de ram ; rârema de ram ; darenga de darej.
Ces suffixes se divisent en nominaux et verbaux.
CHAPITRE IL
DÉRIVATION.
A. Suffixes nominaux.
§ 1. Suffixes de formation.
73. Ces suffixes sont simples ou composés. Ex. a, ka, ta, na, ya
suffixes simples; aka, tana, tya, suffixes composés.
Les principaux suffixes de formation sont :
74. Suffixes simples,
a, ama (force), kara (action).
anh,as,ô (abstraits),manaiili (esprit), ravaùh (espace), datifahhê (inf ).
an, urvan (âme), asan (pierre).
anc (direction), vîzhvanc (en toute direction).
ar (agent), nar (homme) (1).
are (acte), avare (secours), yâre (année).
i (s. adj.), azlii (serpent), zairi (verdâtre).
in (agent), tacin (coureur).
is' (abstraits, etc.), stairis' (couche).
u (s. adj.), ishu (trait), erezu (droit).
(i) Nous rangeons ici bâshar, cavalier, déformé de bartar. Dans ce mot le
t a disparu.


— 38 —
ud, ishud (but).
us, vafus' (sagesse).
âmh? (as), dw (sage), pl. ddrtihô.
ha (s. adj.), çuka (utile).
t (après racines verbales) k'slinû^ (sagesse).
ta (part, nom.), zasta (main), us’ta (salut).
tar (ta, dar, agent), pâtar (protecteur), dug'd'ar (fdle).
ti (acte, agent), jiti (victoire), paiti (chef).
tu (agent, moyen), ratu (maître), k'ratu (esprit).
Va (abstraits et adj.), gât'a (chant), frit'a (ami).
Vi, Vu (abstraits), cil'i (expiation), hit'u (lien).
Vra, Vri (instr. abst.), mât'ra (loi), eret'ri (droiture) (1).
Viva (abst. part.), vât'wa (troupeau); jât'wa (à tuer).
Vwan, Vware (acte etc.), keret'wan (travailler).
da (de ta), mîzhda (récompense).
d’a (adv.), avad'a (là).
d'i (fem. abstr. etc.) hared'i (inimitié).
d'ra (= Ira, dra), yaok'd'ra (fort).
na (abst. adj. part.) karena (oreille), perena (aile).
nahh (abstr. etc.), hvarenaîih (éclat).
ni, nu (id.), raok'shni (splendeur), tafnu (fièvre).
ma (s. adj.), aèsma (bois à brûler), garema (chaleur).
mahfy (id.) garaman^ (empoisonné).
man (n. et q. q. mascul.), daèman (vue).
mi (s. adj.), bûmi (terre).
ya (s. adj.), frya (ami), airya (arya).
ya (gérond. et part, fut.), paitiricya (répandant), daoya (décevable)
yu (s. adj.), mainyu (esprit), tâyu (voleur).
ra (s. adj.), vazra (massue), sûra (héros).
ri (id.), tig'ri (pointu).
va (id.), zaurva (vieillesse), haurva (tout).
van (id.), ad'wan (voie), isvan (dominant).
vanfy (s. et adj.), aurvan^ (rapide).
rare, urut'ware (croissance, intestin).
(1) Tra après s, s’ : zmis'tra angoisse.


— 89 —
vcbh' (nom. vcb, cas faibles, ush). Ex. erezvÆ (juste), cikit'vœ
(part, pf.) (ayant expié).
sha, shi (sa, si), drafsha (drapeau), ereshi? nuisance (ere?).
ha, dau'iha. N. pr.
hi, dahi (création).
75. Suffixes composés.
(an) ainis, hid'ainis (siège).
ainya, duzhainya (méchant).
airya, tak'airya (liquide).
aka, ake (agent), nivayaka (qui chasse).
ata (qualité), erezata (d’argent).
al1 a (acte), varat'a (protection).
ana (moyen, adj.), carana (instrument), zayana (hivernal).
anya (id. part, née.), merencanya (occidendus).
amana, amna, emna (part.), baremna (porté).
aya (s. adj.), nâvaya (coulant).
ara, javara (ardent à).
ari, adj., vad'ari (porteur).
ana (acte, agent, partie.), g'nâna (qui tue), avag'nâna.
t'ana (1) (acte), s'kyaot 'ana (action).
t’wahfy (part.), vîbéret'wan^ (s’étendant).
tya (part.), upamîtya (expectandus, statuendus).
t'ra, tra (acte), dâstra (dent).
dya (infinitif), dazdyâi, de dad (donner).
nya, dafshnya (abattu).
mana, mâna (instr.), daèmâna (vue).
maini, dâsmaini, (généreux).
rya (ag. adj.), vad'rya (nubile).
vana, âstravana (souillure).
vara, mit'wara (couple).
76. Il en est, en outre, une foule d’autres d’un usage très rare
qu’il suffit d’indiquer. Ce sont :
(i) Ou t fna.


— 40 —
ataùh ut 'ar t'ma, t'man
ahva ûra t'ya, t'yu
ima zu t'wanh
ira tan mu
iva t Å“i mya
isa t'rya yâs
Ira t'an sha, etc.
77. Enfin quelques suffixes sont formés par l’adjonction d’un a à
i suffixe simple pour ramener celui-ci à la déclinaison des noms en
a. Ex. urvanta (urvant), havapanha (havapaùh), nara (nar), âstravana
(âstravan), etc.
§ 2. Suffixes de dérivation.
78. Ces suffixes s'ajoutent à un mot contenant déjà un suffixe pri-
maire lequel se conserve intact ou se modifie selon les règles d’eu-
phonie, ou même parfois disparaît complètement. Ex. prim. raocahh,
sec. raocahha (suf. a), raocahina (suf. ina); aojanh, aojis'ta. Le mot
primaire reçoit parfois le gouna dans sa racine ou dans sa finale si
celle-ci est vocalique. Ex. asna, âsna; dahhu + a = danhava; mais
ahhu fait ahhva. Il peut aussi être sans suffixe.
79. Les suffixes de dérivation sont à peu près les mêmes que ceux
de formation. Il suffira d’indiquer ceux qui n’appartiennent qu’à la
seconde catégorie; le a initial y est généralement primaire.
ana et âna (patronymiques) vîvanhana de vîvanhcb.
aèna (ayana) adj., dérivés de subst. zaranaèna, d’or (zarana).
aona (avana), marshaona (marsh détruire? ou mar + s),
ati (abstrait), vanaiti coup.
ayana (lieu etc.), gâvayana de gâu vache.
âni (adj. dérivé), ahurâni (de ahura).
ista (superlatif), mazista (maz, grand).
ca (dérivé de ka), zairica?
tara (adj. de situation et comparatif) vîlara, aojastara (situé au
delà, plus fort).
tâfy (abstraits), haurvatâfy (incolumité) de haurva.
tema (superlatif), aojastema, très fort.


— 41 —
tô (tas) (adverbial), aiwilô à l’opposite ; de aùvi.
d'ya? des infinitifs.
nta formé de participes ou adjectifs en nt; çaokenta, brillant.
y a (adj. rapport à un objet).
yâoiih (y as) (comparatif), aojyâo, plus fort.
sa (sha devant u, i), fshûsha, faisant prospérer.
s'i (shi devant u, i), tevîshi, puissance (tu).
hu, hya (su, sya), sravanhu de srva (corne).
B. Suffixes verbaux.
Les racines verbales se développent souvent par l’adjonction d’une
lettre, spécialement d’une dentale ou d’une sifflante. Ex. paret1 (p.
paret) de par, combattre; uruzd de urud couler; hvafs de hvap,
dormir; shus de s'hu s’avancer; k’rush de k!ru traiter cruellement;
zaresh de zar saisir; diwzh de diw tromper.
Et avec insertion de i ou suffixe ish : k'ruish de k’ru, k’shnu-
ish de k 'shnu.
S est généralement inchoatif; s' (sh), désidératif. Voy. Verbes dé-
rivés.
CHAPITRE III.
MOTS COMPOSÉS.
80. La composition des mots dans l’Avesta suit à peu près les
mêmes règles que celle du sanscrit védique.
On y distingue la composition verbale et la composition nominale.
§ 1. Composition verbale.
81. Les composés verbaux ont, en général, un verbe pour second
élément; un préfixe adverbial ou un nom en forme le premier membre.
A. Les préfixes qui servent à la composition verbale sont :


— 42 —
aiti, au dessus, au delà (ati). us, en haut (ut).
aipi, vers, sur (api, em). ni, nis, en bas (ni, nir).
aiwi fdW, contre, sur (abhi,â^t).paiti, vers, contre (prati, îtotI).
aïïtare, entre, dans (antar).
anu, à la suite, le long (dvà)
apa, en s’écartant (apa, àno).
ava, vers en s’éloignant.
avi, aoi, vers.
â, vers, jusqu’à (â, ad).
pairi, autour (pari, rapt).
para, en avant, au delà (para,napà).
fra (frô), en avant (pra, pro).
vi (vis), loin de (vi, ve).
vit?, loin de (vifcbuyê).
lutin, copulatif (sam, àptà) (1).
upa, sur, vers, jusqu’à (upa, utto).
B. Le verbe qui entre le plus fréquemment en composition avec
un nom est la racine ou le verbe dâ, dat'. Ex. yaozhdâ ou yaozhdat',
mettre en bien, en heureux état, purifier; k'raozhdâ, durcir, etc.
(Cp. le latin : calefacere).
§ 2. Composition nominale.
82. Les composés nominaux sont des substantifs ou des adjectifs;
ils comptent généralement deux termes, parfois trois. Le dernier
terme est un nom, substantif ou adjectif, un participe ou un verbe
sous forme de racine simple ; quelquefois celle-ci prend le suffixe t
comme en sanscrit. Ex. humanô, bonne pensée ; vîspôverezya, propre
à tout faire; hubereta, bien offert. Ont la racine simple, par ex. :
fracare, aipicare (de car, aller), aghâvarez malfaiteur (de varez faire),
ânushac suivant (de hac suivre), vîrajan homicide (de jan tuer),
kerefsffar carnivore (de hvar manger), yavaèji toujours vainqueur (de
ji vaincre). Et avec t?, ishasemjify, qui perd, vainc le désir ; kfratu
gû$ à l’intelligence développée. Parfois la voyelle de la racine est
allongée, comme dans le dernier exemple; parfois aussi la racine est
abrégée. Ex. ashavag'a, âja (?) de g'an, jan; k'ralugûfr, à l’intelli-
(i) Ham a les formes liâm, hân, han. La première a sa place régulière
devant les voyelles, les semi-voyelles, les nasales, les labiales et les sifflantes ;
han, devant les gutturales, palatales et dentales ; hân devant les dentales.
Ham se trouve quelquefois avant une voyelle. Ex. hâmisa timon, hâmpatana
rencontre ; hankar accomplir, hântac accourir, hamanhuna chaine de mon-
tagnes (?). Mais ces principes ne sont pas bien observés.


— 43 —
gence développée. Les premiers termes peuvent être en outre des
pronoms ou des particules indéclinables. Ex. lwâvastra, qui a son
vêtement propre; duzhdcb, qui crée mal.
83. On compte dans l’Avesta des composés proprement dits ou
relatifs, des composés copulatifs et des numéraux. Les premiers se
subdivisent en attributifs, déterminatifs et possessifs.
I. Composés attributifs.
Les composés attributifs forment des désignations nominales ou
des qualificatifs; l’un des membres des composés exprime une ma-
nière d’être, une qualité de l’autre. Ex. aspôdaènUy cheval femelle; z '
ayôkWiusta, airain fondu; arshuk'd'a, parole vraie; dareg'ôjiti,
longue vie; huk,shat'hra, bon maître; kunâiri, mauvaise femme.
Beaucoup de composés attributifs ne se rencontrent que dans les
possessifs et en forment la base. Ex. paoiryôfrkaêsha, qui a la pre-
mière doctrine; pourunara, qui a des hommes nombreux.
IL Composés déterminatifs.
Les déterminatifs sont formés de deux éléments dont l’un restreint v _ 1
à certaines limites l’action ou la manière d’être désignée par l’autre. v
Duraèsrûta, renommé au loin; dareg'ôyas'ta, honoré longtemps;
tusnishad, assis en repos ; afrya, non ami ; amara, qui ne récite pas ;
vaséyâiti, l’allée à volonté.
Les composés de dépendance admettent tous les cas objectifs dans
le terme dépendant. Celui-ci présente tantôt le radical pur, tantôt la
forme casuelle pleine. Le radical a parfois la finale allongée.
Ex. a) urvarostraya, abattis d’arbre (génitif).
urvarobaèshaza, traitement par des végétaux (instr.).
maèghokara, qui produit la pluie (acc.).
arezbshûta, allé au combat (loc.).
âzobûj, qui délivre de l’angoisse (abl.).
(5) airiméahhad, assis dans un lieu écarté.
asnaèraèshb, blessant à proximité.
ahûmmerehc, faisant périr le monde.
7) aspâyaod'a (pour aspô), combattant à cheval.


— 44 —
Le ternie principal peut êlre un participe actif et celui-ci peut oc-
cuper la première place. Ex. barôzaot'ra, qui apporte des zaot'ras;
tacafyap, qui fait couler l’eau.
III. Composés possessifs.
Les composés possessifs indiquent que les êtres auxquels ils se
rapportent possèdent la qualité ou l’objet désigné par le mot entier.
Ils sont formés d’un composé et d’une finale indiquant la possession.
Cette finale se confond souvent avec celle du radical du mot fonda-
mental. Les autres genres de composés en général peuvent remplir
le rôle de ce dernier.
Ex. âsuaspa, aux chevaux rapides (de âsuaspa, attributif)
afs'ciCra, qui a le germe des eaux (afscit'ra, dépendance).
aèsmôzasta, qui a dans la main du bois à brûler (id.).
IV. Relatifs.
On pourrait encore distinguer les composés relatifs qui expriment,
au moyen d’une préposition, un rapport d’état ou d’action existant
entre le sujet et le second terme du composé.
Ex. upâpa, qui est sous l’eau.
tarôyâra, qui dure une année (litt. qui va à travers une année).
paityâpa, qui va contre l’eau.
V. Copulatifs.
Ils sont formés de deux termes unis; le composé est au duel. Ex.
pasuvîra, troupeaux et hommes.
VI. Numéraux.
Ils sont composés d’un nom de nombre et d’un substantif. Ex.
biayara, deux jours; biyâre, deux ans; dasagâya, dix pas.
Ils sont tous au pluriel neutre excepté ceux formés de ak'sti, ra-
meau et haptôiriîiga, les sept étoiles de l’ourse; les premiers sont du
féminin, le dernier du masculin. Cependant il n’est pas certain que
tous ceux en a (em) soient du neutre.


— 45 —
Remarques.
84. A. Dans la formation des composés la finale des premiers
composants subit souvent une altération.
Les noms masculins et neutres en a, les noms en ahh et en an et
parfois aussi les féminins en a changent ces finales en ô (nh et n
tombent comme dans les finales). Ex. hvarenôdâ>, qui donne l’éclat;
daènodiça, qui enseigne la loi (de daèna loi). A peut aussi rester.
Ex. ustânazastô, qui a les mains tendues vers le ciel (de ustâna).
Les voyelles sont parfois allongées. Ex. hat irânivâiti de hat'ra;
aghâvarez de agha, varez; vohûkereti de vohu. Ant devient afr (1).
Ex. arenafy caèsha.
Parfois une sifflante est intercalée entre les deux termes ou bien
la forme du nominatif est employée pour le premier. Ex. awzhdâta,
placé dans l’eau.
B. On peut aussi en zend, comme dans les védas, unir étroitement
deux ou plusieurs termes en donnant à tous la flexion du duel ou du
pluriel, selon les cas. Ex. aspavîraca, alayûitî tevîshî.
Au Visp. II. 1-12, 35 les noms des sept karslivars sont tous au
pluriel : Arezahêibyô, Savahêibyô, etc.
C. Les composés avestiques peuvent avoir plus de deux ternies et
dans ce cas deux des composants peuvent former un composé spécial.
Ex. hugûshayafyuk'd'a (qui entend bien les paroles) formé de ukid'a
et du déterminatif hugûshayafy; avacôurvaiti, la non communauté de
prières; a nie ici le composé vacônrvaiti, concordance, communauté
de prières. Frâdafrvîspâmhujyâiti est formé de frâdafy (comp. verbal)
et du double composé attributif vîspàmhujyâiti, la vie heureuse sous
tout rapport. Dans framennarovîra le second membre est un copula-
tif : narovîra, les hommes et les guerriers.
D. La langue de l’Avesta admet dans les mots composés une plus
(i) C’est-à-dire que le thème est faible et £ est traité comme finale. C’est
pourquoi l’on a aussi bien barafy-ûyapta qui apporte des dons (Yt. XIII, 42):
dàrayafy-rat'a que frâdaf-gaètJa et arenafy-caèsha. Ce n’est donc point à
cause de la lettre suivante et les règles posées relativement à l’emploi de
ïp sont donc en pnrtie fausses.


— 46 —
grande indépendance des termes composants, qu’aucune autre langue
indo-européenne.
On a vu plus haut des cas où le premier terme conserve sa forme
de flexion (ahûmmerenc, etc.). Dans d’autres, l’un des termes conserve
cette forme alors qu’un autre terme mis en apposition, perd son in-
dépendance. Ex. nairyâm hâmvaretivanfc (doué d’une valeur virile)
est formé comme si le suffixe vaut était un participe présent signifiant
possédant. Hâmvareti lui est uni comme composant et nairyâm est
traité comme mot indépendant. Vîspemmâl’ra est composé de même;
le suffixe possessif a remplace le participe et régit vîspem mât'rem;
c’est celui qui possède toute la loi.
E. Lorsqu’un nom propre est formé de deux termes, ceux-ci sont
traités tantôt comme éléments d’un mot composé, tantôt comme in-
dépendants. Ex. vohumanôrâla, don de Vohumanô.
De Nairyôsanha on trouve Nairyosanhahê et Nairyèhê sahhahê,
etc.


LIVRE III.
DES FLEXIONS.
85. Les mots zends, comme ceux de toutes les langues indo-euro-
péennes, sont composés de racines, de radicaux et d’affixes. Le zend,
comme toutes les langues sœurs, exprime les principaux rapports
des mots et des idées au moyen de suffixes ajoutés aux racines et aux
radicaux avec une transformation plus ou moins grande de ces deux
éléments des mots. Ces flexions forment deux catégories distinctes
selon qu’il s’agit de noms (substantifs, adjectifs ou pronoms) ou de
verbes.
SECTION I. — FLEXION DES NOMS.
CHAPITRE I.
DES NOMS SUBSTANTIFS.
§ 1. Genre, nombre et cas.
86. Le zend a les trois genres : masculin, féminin et neutre.
Quelques mots désignant des êtres humains ou des animaux ont
une forme spéciale indiquant le sexe.
Pour les autres les voyelles longues finales d, ?, ù servaient spé-
cialement, à l’origine, à noter le féminin. Avec l’altération de la langue
ces voyelles sont devenues brèves et les genres ne se distinguent


— 48 —
plus par la forme extérieure. Cependant le a final du féminin, primi-
tivement long, ne devient pas o, si ce n’est dans quelques composés.
Le neutre a pour caractéristique, aux cas directs des thèmes en
voyelles, em (p. uw) dans les radicaux en a; i et u brefs dans ceux
en i ou en u.
Les termes abstraits en i, ti sont généralement du féminin, ceux
en ahh, du neutre.
87. L’Avesta a les trois nombres : singulier, pluriel et duel.
Le duel dans les noms s’emploie pour désigner les objets qui exis-
tent en double ou couple, comme les membres du corps; ou après le
nom de nombre deux : dva, uva, uyê, etc. Quelquefois aussi pour
désigner deux espèces opposées sur lesquelles on veut appeler l’at-
tention : mainyû, les deux esprits, le bon et le mauvais.
88. On y trouve huit cas (comme en sanscrit) : nominatif, vocatif,
accusatif, génitif, datif, ablatif, instrumental et locatif. Les six pre-
miers ont à peu près la même valeur que les cas latins semblables ;
l’instrumental désigne la concomitance, le moyen, la cause; et le lo-
catif, le lieu dans lequel, l’objet près duquel s’accomplit un acte ou
vers lequel il tend. On trouvera plus foin quelques détails.
§ 2. Flexions.
89. 11 n’y a en général pour chaque cas qu’un seul suffixe origi-
naire, exprimant les rapports en relation avec les nombres; mais la
combinaison de ces suffixes, avec les diverses finales des radicaux,
produit des formes souvent très différentes pour un même cas. En
outre les formes primitives ayant subi de nombreuses altérations,
les flexions zendes ont des formes assez compliquées.
90. Il y a lieu, en conséquence, de distinguer plusieurs déclinai-
sons qui se différencient par la finale des radicaux attribués à cha-
cune d’elles.
Justi compte douze déclinaisons, mais dans ce grand nombre il en
est plusieurs qui rentrent parfaitement dans celle des radicaux en con-
sonnesjet qui ne présentent d’autres particularités que des modifica-
tions^conformes aux fois générales ci-dessus exposées. Nous pré-
férons donc n’en compter que six comme en sanscrit et commencer


— 49 —
par la 12e, celle des radicaux finissant par une consonne, parce que
c’est elle qui a conservé le mieux les formes originaires ; celles-ci
sont données entre les parenthèses. Le nominatif-accusatif neutre
sing. n’a pas de suffixe.
91. Voici ces formes distribuées par cas et nombre :
Singulier. Pluriel. m. f. n. Duel.
Nom. S ô (as) a, i cb. â, a (s. du), i (1 ),
Acc. em (am) ô (as) a' )) )>
Gén. ô (as), hê (sya) dm (dm) cb, aos (s. os).
Dat. ê (ai) byô (byas, bhyas) bya, byârn (bhyâm).
Abl. atf, fy, (t, d) » » »
Instr. a (p. â) bîs (bhis) »
Loc. ya, i shva, shu (id.), hva Å“, 0.
A du génitif-locatif du duel peut dériver de ao comme de au; il
fait cbs devant c. Quelquefois un y de liaison s’introduit, v. ahhuyaos'.
On trouve encore des traces d’une forme en i, au nom. plur. du neu-
tre. Ex. nâméni de nâman; daman p. clâmâni.
92. Particularités. 1. Les radicaux masculins et neutres en a ont
ahê (= asya) au génitif du singulier. Au pluriel, les masculins ont
aussi âohhô (âsas) au nominatif et ân, as à l’accusatif; les féminins
ont cb (as) à ces deux cas, et les neutres â, a (p. ani?). Le neutre a
au nom. ace. du singulier em, correspondant à am, om, ov (2).
— 2. Les radicaux en i, u gounifient ces voyelles û plusieurs cas.
Ex. singulier, gén. avô, dat. ave, abl. aofy. Ceux en i ont le datif en
éê p. ayê, le gén. et l’ablatif en ois, ôi$.
Les datifs en éê (p. ayê) se sont formés probablement par change-
ment de a en é sous l’influence du y ou de yê, puis par la chute de y
dans éyê.
ois, ôi§ (gén. abl.) p. ayas, ayat, se produisent par chute de a et
vocalisation de y, ou par la condensation de ya en i; ce qui revient
au même. Aya donne aè et ôi devant 5 ou t final; comp. aèm.
(1) Dans té, dans hahuharenê, mâchoires, et peut-être miVwairê. En sans
crit mêmes formes, tè, çivê, etc.
(2) Cet am est la forme de l’accusatif ou de l’objectivité.
4


— 50 —
— 3. Les radicaux féminins, primitivement en a, î, û ont aux cas
obliques du singulier, des formes spéciales, comme en sanscrit. Ce
sont œ (as), pour le génitif; ai pour le datif; â, a pour le locatif.
Ceux en â prennent un y après le radical pour empêcher la confusion;
i final devient y; ceux en î primitif devenu i, n’ont point 5 au nomi-
natif du singulier. On attribue à quelques féminins en i un locatif en
ô. Mais rien de moins certain que cette explication des mots yûtô,
hamistô, huzâmitô. Le second peut être un nominatif de thème en a
(participial); le troisième un accusatif pluriel. Yûtô même peut être
un participe passé en ta.
Dadabhâi passe aussi ces mots sous silence. Voy. Zand bhâshânum
vyâkarana, p. 30-31. On y remarquera qu’il fait vairi, varaya,
neutres.
— 4. Les neutres en u, i ont au nominatif-accusatif du pluriel va,
ya (a) et û, u, î, i. — Au nom. acc. duel ils ont u, i.
— 3. Il y a aussi quelques thèmes en â. Presque tous sont des
mots composés, provenant de racines pures. Ex. dâ, stâ. Ils se dé-
clinent comme les thèmes consonnantiques. Le â du radical se fond
naturellement avec le a du suffixe. D’où le génitif singulier et le no-
minatif pluriel sont en cb, cb(s) p. âas', âs\ Le dat. sing. est en âi, le
gén. plur. en dm. Ex. (maz)dcb, gén. (maz)dcb, acc. (maz)dâm, dat.
(maz)dâi. Nom. pl. (zaraz)dcv, gén. zytim. — Rat'aèstâ a au loc. du
sing. rat'ôistê (?).
On trouve aussi des féminins en î : Voy. page 62.
— 6. La plupart des formes parcourent tous les degrés d’altération.
Ainsi l’acc. pluriel des mots en u fait avas (ca), avô, ava, va, va, ûs',
us', au masc.-fém.; va, û, u au neutre.
Le nom.-acc. du plur. des noms masculins et féminins de la décli-
naison consonnantique ont as, ô et même a.
93. Quelques formes ne peuvent être déterminées parce que les
exemples manquent. On ne peut non plus donner des paradigmes
réguliers comme dans les autres grammaires; l’Avesta ne présente
les formes complètes d’aucun mot.
On doit bien supposer quelques formes pour construire le para-
digme-type; pour les autres il suffira de donner le nominatif en
entier.


— 51 —
94. Plusieurs espèces de radicaux de la lère déclinaison, ou décli-
naison consonnantique, ont des formes pleines et abrégées. Les cas
à forme pleine sont dits forts, les autres sont dits faibles ou moyens,
très faibles ou faibles selon que le radical est plus ou moins altéré.
Les cas forts sont tous les nominatifs et accusatifs. Les moyens sont
ceux des cas obliques dont le suffixe de flexion commence par une
consonne, c’est-à-dire les datif, ablatif et instrumental du pluriel et
du duel et le locatif du pluriel.
Mais ces distinctions ne sont pas bien observées dans l’Avesta ;
l’accusatif du pluriel a souvent le thème faible, et les cas faibles ont
parfois le thème fort.
Ière Déclinaison.
95. Elle comprend :
1° Les thèmes de forme commune.
Ces thèmes perdent le s' du nominatif singulier à moins qu’ils ne
soient terminés par une gutturale-palatale, une labiale ou une sif-
flante. Les thèmes en isr, us’ changent s’ en sh devant les voyelles et
en zh devant Z?. Ex. snait'is) snait'izhbya (zhi par épenthèse).
2° Les thèmes en ahh (as).
Ceux-ci prennent œ (pour âs) au nominatif singulier du masculin
et du féminin et ô (p. as) au même cas du neutre. Quelquefois aussi
le suffixe ahh redevient ô (p. as) et, par amincissement, é devant
les consonnes.
Le nominatif du pluriel neutre allonge Va, il fait œ (p. âs) (Cp.
manas, manâhsi).
Des formes telles que zraya, qui semble être le locatif singulier de
zrayahh, sont expliquées par la chute de hi. N’est-ce pas plutôt une
forme subsidiaire en a?
3° Les radicaux en aht.
Ceux-ci ont le double thème anfy, afy, mais plusieurs mots conser-
vent le thème fort aux cas faibles. Ahts (au nominatif) devient às>
ou Å“ (as).
Aht? devient ent?, infy; et devant à, ah ou eh.
At devant ê, i prend l’épenthèsc (ait); avec hu il fait asu.


— 52 —
S'vant originaire, devient hhvanfy, nuhanfy et même nhuhfy (Justi
11e décl.).
Mazafr (grand) fait mazcbhfy aux cas forts, comme le scr. mahat
fait mahânt.
4° Les radicaux en âs originaires.
as devient cb (cbs devant ca), Å“hh devant une voyelle; cb devant b.
Ces mots ont aussi un thème en â. Ex.dÆ>, acc. sg. dam et d’cbhhem
(Justi, IVe décl. B).
Mazdcb n’appartient peut-être qu’aux radicaux en â (Voy. plus loin
§ 103).
8° Ceux en an originaire.
An fait au nominatif du sing. o, a, cb (1) pour le masculin ; a pour
le neutre. Ya final (de yan) devient ê. Ex. Frahrasê de Frahrasyan.
Ya reste ou devient yê ou i aux cas obliques.
Les mots en an ont les trois thèmes an, an et n, qui tous trois se
rencontrent parfois aux cas faibles ; urvan fait aussi urvânem.
Le nominatif pluriel du neutre est éni (p. âni) forme pleine; ou
an, a (formes altérées).
Au datif pluriel ces radicaux ont ôibyô au masculin ; aibyô, abyô
et ébyô au neutre.
Au locatif ils font ahva, ôhva et ôhu.
Van donne aux cas faibles un et avan, aon. Ex. urunô de urvan,
âme ; yûnô de yuvan, jeune (û de u + u) ; ashaonô de ashavan, saint ;
ât'arvan fait ât'aurunô; au voc. s. ât'raom. Ashavan et yuvan ont
de même au voc. as'hâum, yûm. On trouve aussi le thème yavan.
Ravan, vallée, fait aux formes faibles raon et span, chien, a sûn
(de svany, rasman rang et ashavan juste, ont au datif pluriel rasmaoyê,
ashâvaoyê (o p. v, b).
Les noms en in, même les féminins, ont i au nominatif singulier
et aux cas moyens. Ex. kaini de kainin, jeune fille (p. kainî);
yévibyô de yévin, de grain (yavin). Les féminins ont aussi le thème
în : kainînô (Justi, VIIIe décl.). Yévin (yavin) fait à l’accusatif pluriel
yévînô et perenin, perenînô au nom.
(i) De l’or, ans, âs(V). Voy. N. zafco (Urizafan) ; veretirajco.


— 53
6° Les radicaux en isr, us'.
Ils changent s en sh devant une voyelle et en zh devant b ou l’i
épenthétique (1) qui le sépare de b. Ex. snait'is (glaive) fait à l’instr.
du duel suait'izhibya ; cladus fait dadûzhbîs (Justi, Xe décl.). Il en est
de même de ceux en s devant b. Ex. vîs, vîzhibyô.
7° Les radicaux en tâfc.
Ils ont au nominatif tas p. tâts. Ex. avaètâs, détresse; et auss
tcbs devant ca. Ex. astentœsca. Cette dernière forme prouve que
ameretcbsca n’est pas au duel,
Devant b, tâfy reste : ameretâfybya.
Haurvatâfy s’écourte et fait haurvœs, haurvatâ.
Dans yavaètâfy, yavaè se sépare parfois : yavaè ca tâitê (à perpé-
tuité).
Pour la déclinaison du comparatif en yas et celle du participe du
parfait actif, voyez plus loin (Justi, décl. V et VI).
96. Voici les paradigmes (2) des cinq premières espèces de ra-
dicaux.
Il est à remarquer que les formes variées, indiquées presque à
chaque cas, appartiennent généralement à des mots différents ayant
le même radical. Quelques mots se présentent avec deux ou plusieurs
formes.
Les signes — indiquent un radical indéterminé et non celui de la
ligne immédiatement supérieure. Dans l’exposé des formes de flexion,
nous nous sommes abstenus de répéter constamment les applica-
tions des principes connus. Par ex. ô et œ devant ca font as, œs.
(1) Ou euphonique.
(2) Dans le premier figurent, à l’ablatif du singulier, les formes àt?, âafy,
dd>a de vïsâfc, apâafc, nemaùhâd’a; mais elles proviennent peut-être de
thèmes secondaires en a; visa etc.


— 54 -
97. Ière Déclinaison. — Thèmes consonnantiques.
I. FORME CONSONNANTIQUE SIMPLE. IL RADICAL EN CUlll.
Singulier.
Masculin-Féminin. Neutre.
Nom. vâk'-s', âfs' (1). (dusman)cb (/).< d. “
Acc. vâc-em (im) (1). dus'man anhem (8):*— Gén. vîso, hacVishô. — ahhd. - —
Dat. vîs-ê. — ah/iê.
Abl. vîs-afy (2). — ahhafy.
Instr. vac-a. — ahha.
Loc. vîs-i (3). — ahi.
Voc. — ô, a. Pluriel.
Nom. , vâc-o (4). — ahhd. cb (cbs).
Acc. vâc-o (4). — ahhô. cb (cbs).
Gén. vac-âm. — anhâm.
Dat. Abl. | vîzhibyô (8). — ébyô.
Instr — ibîs. — ébis, ébîs'.
Loc. Voc. — shva, hva (6). âp-ô. — alwa (9). Duel.
N. V . A. ameretat â. — ahha. ahi.
G. L. ameretât cb. — ahhcb.
D. Ab. I. ameretafy bya. — (ébya).
(0 Vis. — Neutre sans suffixe. (ô) Ou shu.
(*) Aussi dfy, dafy, dd !a. (7) Aussi cûs(ca), asca.
(3) dp a aipi, aipya. (s) Ushanh, aurore, a ushdonhem.
(4) Vacasca; ou a : vaca. (9) N. ôhva, ôhu, ahu.
(5) Vdghzhebyô, aiwyô (ap). Dadûzlïbîs.
R. vdc vox; ms (viç, vicus) clan; had'is', siège; dp (dp, aqua) eau; dus'
mananh (

— 55 —
HI. Radical aht. IV. Radical as. V. Radical an.
.Singulier.
Nom. vy-âs (ca) (1)*. hud'-cb. airyam-a (ô, cb).
Acc. aurv-cihtem (2). — cbhhem. — anem (13)
Gén. berez-atô (3). — cbhhô. — anô (14).
Dat. aitê (4). — cbhhê. — aine (15).
AbJ. ata$ (5). — cbhhat>. marat' nat> (ad'a).
Instr. ata (6). — airyam na (16).
Loc. aiti (7). — — ni (17).
Voc. at>, ô, a. Mazd-â (a, cb).
Pluriel.
Nom. Voc. dru-ahtô (8). hucV cbhhô. karap anô (18).
Acc. — ahtô (9). — cbhhô. — anô (19).
Gén. — atàm(lty. — cbhhâm. karaf nâm (20).
Dat. Abl. j — afybyô (11). — cbbyô. dam abyô (21).
Instr. —afybîs'fad'b.).— cbbîs'. — ébis’.
Loc. — açu. vîjvcbhu (?). k'shcip ôlwa (22).
Duel.
Nom. V. Acc. aîita (12). airyam ana (23).
Gén. Loc. ahtcb. nco.
Instr. Ab. ehbya.
(i) Ou as, an, à, cb, (9) Ou ehtô, ahta, atô, , (15) Ou ànô, nê.
ô, a, n. atç. n . ata. (iô) Ou ana (una).
(2) Ou ehtem, ihtem. (10) Ahtam, ehtâm, ih- ■ (17) Ou àni, aini.
(3) Ou ahtô, ihtô, âtô. tàm. (18) Ou àno, âna; n. ân.
(4) Ou ahtô, enté, âitê. (11) Ou ahbyô. (19J Ou ânô, nô (unô);
(5) Ou ahtaç. (12) Ihta; n. ahti. neutre ân, èni.
(ô) Ou ahta, âta. (13) Ou ânem, ânem, , (20) Ou anàm.
(7) Ou aihti. nem. Van fait unem. (21) ôibyô, aibyô et aoyô.
(s) Ou ehtô, ahta. (14) Ou ànô, nô. (22) Ahva, ôhu.
(23) Neutre a; dama.
Vyan poussant ; aurvanfa ardent; berezafr élevé; clrvafy méchant; hucVco
bon, sage; airyaman client; karapan mauvais génie?; daman créature;
k'shapan nuit. Franrasyan (nom d’un roi touranien), fait au nom. Franrasya
d’où Frahrasê.
Int? est pour yant? ou s’emploie après les palatales ; hvahC? (svant) donne
aussi hhuhfy. Hanfc (étant) a hàt même aux cas faibles.


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98. IIme Déclinaison. — Thèmes en a.
Singulier.
Rad. data, datus; vâta, venius, vâta; maidya, médius, madhya.
Masculin. Neutre. Féminin.
Nom. dât-ô (as ca) dâtem (1). dât-a (â, ê).
Acc. dât-em (2), dâtem. — dm.
Gén. vât-ahê (hya) (3). — ayœ (ayœçca, yœ).
Dat. (dât)-âi. — ayâi.
Abl. vât-âfy (âatç, at?). — ayâfy (y-âafy, âfy, at?)
Inst. vât-a (4) (â). — aya (a).
Loc. (dât)-ê, maid'y-ôi (aussi aya). — aya (ê?).
Voc. dât-a. Pluriel. — ê, a.
Nom. dât-œhhô(â, a). N. œ, a (S). dât œ (a, ê).
Acc. vât-ân (âs-ça) (G). »
Gén. dât-andm (dm). — anâm (dm) (8).
D. Abl vât-aèibyô (vyô). ) (ôibyô).) — âbyô, ébyô, âvyô.
Inst. dât-âis (aêibis, ôibîs). — âbis.
Loc. dât-aèshva (shu, âhu). Duel. —. âhu (âhva).
N. Acc ;. vât-â, a, ê (7). — ê (a).
Gén. — ayœ (œs ca). — ayœ.
D. Ab. I.— aièbya (aiwê, ave). — âbya.
— — ôibya.
Loc. — ayœ, ayô (?).
(1) N. îm, im, ûm, um de yam, vam etc.
(2) A.êm, aom, âum, îm de ayam, avam, yam etc.
(3) Dans quelques mots devant ca, cïty; a s’allonge alors; èhê après y.
(4) De â (a + a), abrévié.
(5) Neutre : Å“s devant ca; ou plus probablement forme masculine colla
térale.
(ô) Primitif : Ans. On trouve toutes les formes as, an, œ, â, â, és (ca), é, a
(7) Neutre a, ê.
(s) G- ’ena (femme) a aussi g 'enânam.
N. y a final devient ê. Ex. airê p. airya.


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99. IIIe Déclinaison. — Thèmes en u.
Sing. Masc.-Fém. Neutre. Exemples.
Nom. US, U (1) u. nasus', ahu, bâzâus (3). N. vôhu.
Acc. ûm (âum, aom, um). u. nasâum, danhaom, ahûm, minum.
Gén. (a) vô aos', âus, eus. nasâvô, gaèsâus, ahhavas, draos', paséus', rat'wô.
Dal. vê, uyê, avè, avôi, aovê?. zantavê, rat'wê, ahuyê, yavôl.
Abl. vat>, ao$. aiihaofy, tanvat> (f.).
Instr. ava, va, vô, u. yava, bâzva, gâlu.
Loc. * vi (qqf. vô, va, avô) (2) tanvi, anhvô (4) (a), anhô, k'ratœ?
(œ, au, uya?) (*), ô (gâtô). vahhâu.
Voc. u, ô (vô?). ratavô, mainyû (ô).
Plur. Masc.-Fém. Neutre.
Nom. vô (avô, va, ûs, us). va,û, u.nasâvô, ratavô, bâzava, pasvas(ca) bâzva, paourûs. N. erezva,pouru.
Acc. avô, avô, ava, vô, û, u. id. id. id. pasvô (a),
va, ûs’, us'. pasûs, gâtus'. N. pouru.
Gén. unàm, ûnâm, vâm. zantunàm, rat'wâm (aidyûnam).
D. Abl. ubyô, uiwyôï' ratubyô, hunûiwyô.
Instr. ubîs (ûbîs). (ratubîs).
Loc. ushva, ushu. gâtushva, tanushu.
Duel.j
N. Acc. û (u). mainyû, erezu.
G. vœ. k'ratavcv, ahvcb.
D. Ab. I. ubya (uwê). pasubya, bâzuwê.
Loc. vô, uyaos (?). anhuyaos (?,.
(1) Fém. aussi dus'î (2) Proprement génitif. Fém. a?
(3) Thèmes : nasu (cadavre), ahu (chef), bdzu (bras), danhu (contrée),
minu (gemma), gaèsu (?), dru (bois), pasu (pecus), ratu (chef), zahtu (race),
yu (durée), tanu (corps), h1 ratu (intelligence), mainyu (esprit), gdtu (trône),
pouru (nombreux), vôhu (bien), erezu (droit).
(4) Probablement génitif p. locatif.
(*) Le mot bareshna que l’on donne comme un locatif de bareshnu est
plutôt un instrumental d’une forme bareshna collatérale.


— 58 —
IIIe Déclinaison.
Sing. Masc.-Fém, Neutre.
Nom. is', i (fém. î). ?•
Acc. îm (im).
Gén. ayô, ois (f. ayâ>, ycb, yô).
Dat. éê, yôi (yâi, ayê) (1).
Abl. ôitp (f. yâfy, aêd'a) (2).
Instr. i (f- ya}-
Loc. â– ayi, ay, a (3).
Voc. ê, i.
Plur. Masc.-Fém. Neutre.
Nom. ayô, aya, yô, îs’, a is. (p. y a) i.
Acc. » » îs, is (4). » (?).
Gén. inâm, ayâm, y dm.
D. Abl . ibyô.
Instr. ibis\
Loc. ishu, ishwa.
Thèmes en î, ?.
Exemples.
paitis’, paiti, strî (f.) (o).
paitîm, — urvaitim.
vayô, patois', azyâ) (f.).
pâtée, -jyôi,-k’shnvaityâi, karstayê.
garôify, barel'ryâfy (f.).
gairi, hvaretLya, sraya (f.).
gara, berezantya.
paitê, paiti.
patayô, hak'aya, hak'ayô, gairîs’.
N. ashi.
garayô, -jyô, paitîs’, veret'rag'nis',
paiti.
paitinâm, vayâm, raog'nyâm.
gairibyô (asca).
azîzanâitibis .
k'shat'rishva (shu).
N. Acc. (î), i.
G. (ycb).
D. Ab. I. ibya.
Loc. (yô).
Duel.
i. paiti, fshaonî (ca) ; ashi (n.).
ashibya.
(1) Dans les féminins en i primitifs. — Devant enclitique ayaè.
(2) De ayad'a. (3) Fém. y a, aya.
(4) Fém. aussi ycb, yô.
(5) Paiti (chef), urvaiti (accord), azi ()),ji (rac., vivre), k'shnvaiti (réjouis-
sante), gairi (montagne), bareéri (gestans), hvaret'i (manducation), srî (beauté),
berezanti (élevée), hah]i (compagnon), veret'rag'ni (victoire), k'shat'ri
(épouse), tevîshi (prospérité), ashi (œil), zîzanâiti (qui enfante), vi (oiseau).


— 59 —
100. IVe Déclinaison. — Thèmes en tar, ar (tr, r).
Singulier.
Nom. pat a (lô) (1).
Acc. — tarem (târem, Vrem?) (2)
Gén. dât'rô (3).
Dat. — t’rê.
Abl. ât 'rat?.
Inst. — Vra (nara).
Loc. — tairi (nairi).
Voc. , dâtare, âtare, nare.
Pluriel.
Nom. patarô (tara) (4).
Acc. âtarô (tara) (4).
Gén. — Vrâm (narâm) (8) sâsVrâm.
D. Abl. âtarebyô (6).
Inst. — (tarebis).
Loc. — (tareshva).
Duel.
Nom. — Vra (tara, tara).
Gén. — t'rcb (narco).
D. Abl. — tarebya, nerebya.
(1) dtar, feu, fait dtars', nar a nâ.
(2) Les noms d’agents, bâshar (cavalier) et stare (étoile) ont ârem. —
Brdt’rem, âVrem au Yesht XXIV.
(3) Sàstar, tyran fait sâstars ; stare a aussi stârô; nar, homme, fait : gén.
nars', neres ; dat. narôi, nairé.
(4) Les noms d’agents ont drô. A l’accusatif nar fait nerâs, narés, neréus’;
star fait stréus',
(5) Stdram, strdm de star.
(g) Nare fait nerebyô, nuruyô.
Dugtd'ar, fille (Ouyarvjp), naptar (nepos), font aux cas faibles dug 'd'r,
nafdh\. Patar (père) prend aussi le thème ptar, d’où fdh^ô^d1 2 3 4 5 à cause de
r et f à cause du d1 suivant.


— 60 —
101. Ve Déclinaison. — Radicaux en^diphthongues.
Ils sont très rares ; gao (bœuf) est le seul dont on puisse assurer
la déclinaison. Ce mot est du masculin et du féminin.
Singulier. Pluriel. Duel.
Nom. gâus. gava.
Acc. gâum, gaunt, gaom, gant. gavô, gâ> (1). gavât (en comp.).
Gén. géus, gaos ou gâus. gavant.
Dat. gave ou gavôi. (gaobyô).
Abl. gaofy.
Instr. gava. gaobîs.
Voc. gaos.
Raè appartient aussi à cette déclinaison. Il a au sing. : acc.
raèm; instr. raya; au pluriel : acc. rayô et raès'; gén. rayant. —
Nom. sing. raês?
102. Quelques formes en ât sont incertaines. Arezvât, Yt. XIII, 115,
doit être un nom. pour un gén. Pavât, Yt. X, 46, est le nomin. d’un
participe en vaut (?).
103. VIe Déclinaison.
Quelques mots ont un radical en a qui fait au génitif âts de âas,
au datif ai, à Face, âm, etc.
Ainsi font zyât (hiver), nom. zyâtscify; acc. zyâm. Zât (terre),
acc. zâm. — (hv)âpât, acc. âpâm. — Dât sagesse et création; gén. dât,
acc. dâm (Voy. ci-dessüs).
Parmi eux il en est plusieurs qui ont un autre radical ; les deux
premiers ont im, em, les deux derniers (âs) âtnh. D’où le nom. plur.
zimô, zemô et Mazdâmhô, dâthhô. Mais ces derniers sont peut-être
des nominatifs en asas comme à la classe en a.
Remarques.
104. Il se manifeste dans l’Avesta, comme dans les inscriptions
cunéiformes, une grande tendance à employer les formes de la décli-
(i) Cp. gâs.


— 61 —
naison en a et à transformer à cette fin les radicaux de toute classe
en y ajoutant un a. Ex. had'is, siège, fait had'isha (allé).
Sâstar, souverain; gén. plur. sâstranâm (thème sâstra).
Nemanh, hommage; acc. sg. nemem (?).
105. Certains mots ont plusieurs thèmes. Quelques uns d'entre eux
ont les mêmes en sanscrit. Ex. pal' et pantan, pat'a; napât et naptar
(nepos), çpân, çpan et çùn; hak'i, hak'an.— K'shap, k'shapan, nuit.
— dp et ap, eau. On a vu déjà zyà> (1) et zim, hiver (?); zâ> et zem,
terre. Pâd'a (pad'a) et pad (pad’ô, acc. plur.).
106. Il est enfin une quinzaine de mots en vare ou are dont la
plupart ont un thème correspondant en an, van, faisant an devant
une voyelle et ô devant hu du loc. plur. Parfois ils semblent employés
sans forme de flexion. Ex. ayare — ayân, jour.
Urut'ware — urut'wân (croissance ou intestins?) urut'wôhu, loc.
plur.
Karshvare — karshvân—karshvohu; kareshvar, division de la terre.
Mit'ware — mit'w an (couple), mit'wana, instr. sing.
T'anvare — t'anvân (arc), t'anvanâb, abl. id.
D’autres ont en outre un thème en a.
Ex. dasvare (don), zcc.dasvarem; baèvare (dix mille), dat. baèvarâi.
107. Quelques mots semblent prendre le nominatif pour thème
tant dans la déclinaison que dans la composition.
Ex. vâc, dat. plur. vâg'zhibyô (nom. vâk's); dp fait âwzhdânu.
108. Le zend a aussi des noms indéclinables. Ex. hû, soleil ;
hama, hiver; mûs' (sens inconnu). Beaucoup de noms propres, de
dévas principalement, sont traités comme tels ; il en est également
ainsi des noms de maladies. D’autres sont employés parfois sans forme
casuelle. Ex. vîdus, sachant (yôi vîdus, Yt. X, 16).
Souvent aussi il n’y a que négligence de l’auteur ou du copiste,
ou bien confusion des cas, tendance à supprimer les distinctions de
formes, et autres conséquences de la corruption et de la décomposi-
tion de la langue.
(i) Le thème de zyœ est contesté. D’autres prennent comme tel zyan (Cp.
£iwv). Mais alors l’accusatif zyâm est difficile à expliquer.
Nous rapprochons zœ de 77? et zem de ^apt,a(t), Awmws, jma. — yaûx. est
autre chose. Zem a aussi le thème zema d’où zem&fy et zemê (abl. loc.).


CHAPITRE IL
DES ADJECTIFS.
§ 1. Formation.
109. Les adjectifs suivent la déclinaison de leur radical, et chaque
genre, son type spécial.
Les féminins ont dû être à l’origine en â ou en î pour les radicaux
en a; en î, pour ceux en i et en û ou vî pour ceux en w. Mais ces
finales sont généralement devenues brèves. Les noms en in ont le
féminin même, en i bref, au nominatif. Les noms finissant en con-
sonne prennent i (avec épenthèse ordinairement) au féminin.
Ex. ag'a f. ag'a. ashavan f. ashaoni(asl
k'rûma » k'rûmi (a). maèkanfy » maèkainti.
dahma » dahmi. mas » masi.
âhûiri » âhûiri. srascenfy » srascihti.
peret 'u » peret'wi. barenf. » barehti.
drvafy » drvaiti. dâtar » dât'ri.
110. Les féminins des adjectifs en hu se déclinent ainsi
Ex. vahuhi fém. de vahhu.
Singulier. Pluriel.
Nom. vahuhî(i). vanuhîs’.
Acc. vahuhîm (vahhvim). vahuhîs.
Gén. vanhuycb. vahuhinâm.
Dat. vanhuyâi. vahuhibyô.
Abl. (beret'ryâfy) (I). vahuhibyô.
Loc. vahuhyô (?). vahuhishu (?), baret'rishva.
Instr. (vanuhya). vahuhibîs.
111. Le neutre des adjectifs est en em au nominatif du singulier
dans les radicaux en a; en i et en u dans ceux en i, u; en va, pour
ceux en van (Ex. asliavaï) ; en afy pour ceux en anfr; en us pour ceux
en vas (participe du parfait).
Tout le reste a été indiqué plus haut.
(i) Ceux en î primitif ont les mêmes suffixes et font à l’ablatif yâî?. Ainsi
fait beret'rî.


— 63 —
§ 2. Comparatifs et superlatifs.
112. Le zend a deux genres de suffixes pour exprimer ces relations,
comme le sanscrit et le grec.
1° Le premier est tara (ou tara) pour le comparatif (cp. lara, repos).
Tema pour le superlatif (tama, lat. timus).
Ils s’ajoutent au thème pur, transformé selon les règles : a en ô,
ahh en as; an et ahfy en as ou as; afr en as; cb(s) en as.
Quelquefois une voyelle ou une sifflante unit le radical au t du
suffixe; ou, si Ton veut, le nominatif est pris comme radical et un
nouveau thème amplifié, sert à former le dérivé.
Ex. çrîra (beau) fait çrîrôtara.
hubaoicl’i (odorant) fait hubaoicVitara.
veret'rajan (vainqueur) fait veret'rajâstara, veret'rajdstema.
huk'shat'ra (bon maître) fait huk'shat'rôtema.
raêvafy (brillant) fait raêvastema.
hucl’cv (sage) fait hud'âstema.
hud'ânu (sage) fait hud'ânustema.
vâret'rag'ni (vainqueur) fait vâret'rag'nyôtema (1).
Le thème est souvent le thème très faible.
2° Le second est, pour le comparatif, yâs, yas (nom. yâ>); pour le
superlatif, ista.
Devant ces suffixes, la finale du radical disparaît.
Ex. âsu (rapide), âsycv, âsis'ta (?).
aojanh (fort), aojyco, aojis’la.
bereza (élevé), barezista.
Parfois le radical est gouné devant yco. Ex. çtûi, comparatif
çtaoycb (çtaoiycb).
(i) Dire qu’un thème vàretfrag'nya a été formé pour ce superlatif, ou qu’un
a a été ajouté, c’est dire exactement la même chose; c’est du moins comme
cela que cette dernière explication doit être comprise. Il en est de même de
kshiwiishvatema dérivé de kf shvàioiislvu, au trait rapide. Formes exception-
nelles : dûraèdarstema formé de la rac. dares ou par apocope de duraèdars ta
voyant au loin (Voy. § 67); jag hnùs'tema (três-secourable) avec ù allongé.
Voururafnôstema p. nastema.


— 64 —
113. Les suffixes tara, tema s’ajoutent non seulement aux adjectifs,
aux participes (ex. uk'd'ôtema, ce qui a été le plus dit, récité, ou ce
qu’il y a de meilleur dans les prières) et aux adverbes (ex. fratara de
fra; nitema de ni); mais aussi à des substantifs; ils transforment
alors ceux-ci en adjectifs et indiquent la possession au plus haut
degré des qualités distinctives de l’être ou delà notion qu’ils désignent.
Ex. daèvdtema, le plus dévas des dévas; yaskôlema, la pire des
maladies; ces superlatifs sont employés généralement avec le sub-
stantif simple.
Ex. yaçkàm yaçkôtemô, la plus grande maladie des maladies.
On Müûve aussi le suffixe lara répété. Ex. fratarôtara, plus élevé
que ce qui était déjà élevé; le premier tara a perdu sa valeur.
114. Tara, tema et ista suivent la seconde déclinaison; le suffixe
yâs, fait ycb au nominatif sing. et plur. du masculin et s’amincit en
yahh (p. yas) aux autres cas; yahh devient yô, yêdevant b.
Ex. Nom. sing. kasycb, plus petit.
Dat. kasyahhê.
Gén. plur. kasyahhâm.
Nom. duel. — yahha.
113. Un h précédent devient nh et y tombe.
Ex. vahu (vanhu), fait vanhcb, vanhahhem, vanhanhâm.
Le neutre a yô (yas), au nom.-acc. sing.
Ex. vahu (vohu) fait vanhô (vahyô dans des citations des Gâthâs).
Le féminin prend i, ce qui donne régulièrement yèhi (yasi).
Ex. masyâ) (plus grand) ; fém. masyèhi. Vanhcb fait vahèhi (après
chute du y suivant h). Mais le masculin s’emploie parfois pour le
féminin.
116. Le comparatif se construit avec l’ablatif du second terme
comparé, seul ou uni à l’adjectif par la conjonction yat'a. Ex. ahmâfy
masyèhîm, plus grande que cela. Vend. II, 37.
Hubaoid'itarô anyaèibyô vâtaèibyô, plus odoriférant que les autres
vents. Yesht XXII, 7.
Jât'wôtara yat’a azhayô, plus meurtriers que des serpents. Vend.
XVIII, 129.


CHAPITRE IÏI.
DÉTERMINATIFS.
117. Les déterminatifs zends comme ceux du sanscrit, du latin et
du grec sont employés tantôt comme adjectifs, tantôt comme pro-
noms; les pronoms personnels seuls conservent toujours leur nature
propre. Les principaux déterminatifs sont :
§ 1. Démonstratifs.
118. Les radicaux formant des démonstratifs sont, ta (ha), a, i,
(aya, iya), ana, ima, ada, di, hi, hâu, celui-ci ; ava, aèta, celui-là (1).
119. Ta est le démonstratif le plus fréquemment employé, il prend
ha (sa) au nominatif masculin et féminin du singulier.
A se combine avec i, ima et ana; il prend à i la forme du nomi-
natif féminin (iyam), à ima, le nominatif neutre du singulier et plu-
sieurs cas directs.
Ava et aèta ont des formes assez complètes ; aèta (êta) prend aèsha
(êsha) au nominatif masculin et féminin du singulier.
120. Les autres déterminatifs n’ont que des formes sporadiques.
Aêm est le sanscrit nyam; le pronom annexe ou l’enclitique hma
(= sma) entre dans sa composition ainsi que dans celle de ta.
Ada, dont l’existence est contestée, n’a que l’instrumental du plu-
riel adâis. Hâu (cp. asâu) n’a que le nominatif masc. et fém. sing.
I, di et hi ont les quelques formes que l’on verra plus loin.
Hê, hôi enclitiques dérivent plutôt de ha. — Hê devient sê ou shê
après i. Ex. paiti sê. Voy. § 28.
121. Voici ces déclinaisons et ces formes; pour ta on n’en trouve
que quelques unes, mais aêta fournit les autres ; celles-ci sont mises
entre parenthèses.
(i) Il sera facile de retrouver les formes sanscrites correspondantes; il
suffit de substituer s à h, sya a hê final, sy à nh, é à aè, etc. Ex. hô, hâ, tafy
— sô, sâ, tat ; tahê = tasya; tahmâi, tarihâo = tasmâi, tasyâs; aèsha; = êsha
hîm = sîm, etc.
5


— 66 —
122. Rac. sa, ta. Rac. di. Rac. hi, i.
Sing. Masc. Neutre. Fém. Masc. Fém. N.
Nom. hô, ha, tafy hâ. his1 2, hî i$>.
Acc. tem, lafc tâm. dim (m. f.) dify hîm, hîm (im\
Gen. tahê (tahhâ)).
Dat. (lahmâi) (tanhâi). hôi (hê).
Abl. (tahmâfr) (tanhâfy).
Instr. Loc. tâ. (tahmi) (tahmya).
Nom. Pluriel. te, toi, taè-ca (n. tâ, tâ)) tâ) (2). hîs' î (?)
Acc. tâ (n. tâ, tâ)) tâ). dis', hîs' (îs) (4).
Gén. (taèshâm) (tâonhâm).
D.Abl. , taèibyô (tâbyô).
Instr. tais (tâbis).
Loc. (taèshu) (tâhu).
Duel.
Nom. Acc. tâ) (tâ), n. te (ta). hî î.
G. D. Abl. (taèibya) (tâbya).
123. Rad . aèsha. Rad . a, i, ima.
Sing. Masc. Fém. Masc. Fém.
Nom. aèsho (a) aèshâ (a) (1). aèm (3) îm.
Acc. aètern, aètâm. imem imam.
Gén. aètahê aêtayâ) (aètanhâ)). ana anhâ).
Dat. aètahmâi. ahmâi anhâi (ahvyâi).
Abl. aètahmâfr. ahmâfa (at?) anhâtp.
Inst. aeta, aêtaya. ahê (anhê) anhâ).
Loc. aètahmi. ahmi âya (aya).
(1) Neutre aètatp. (3) Neutre imatp.
(2) Tœçca. (4) îs' aux Gathâs.


— 67 —
Pluriel.
Masculin-Neutre. Masc. Fém.
Nom. aètê (1). imê (2) imâ).
Acc. aètê. imâ (ê) (2) ima).
Gén. aètaèshâm aètahhâm. aèshâm âmhârn.
D. Abl. aèibyô (aiwyô) âbyô (abyô).
Inst. âis (aèibis) (3) abis'.
Loc. aèlaèshva. aèshu (shva) âhva (âhu).
Duel.
Nom. ima.
Gén. Loc. aètayâ). ayâ) (4).
Instr. etc. âbya.
124. Rad. ava.
Sing. Masc. Fém. Plur. Masc. Fém.
Nom. -(S). avê (6) avâ).
Acc. aom avâm. avê, avâ) avâ),
Gén. avanhê avanheb. av aèshâm.
Abl. avanhâfr avâbyô.
Inst. ava. (avais).
§ 2. Interrogatifs, relatifs et indéfinis.
125. A. Interrogatifs. Le pronom interrogatif a les cinq radicaux
ka, ku, ca, ci, eu.
(1) Neutre aèteo, aèta, aètê (?).
(2) N. imcb, ima. F. imœse devant t.
(3) Aussi anâis de ana.
(4) Aussi anayœ.
(5) Neutre; nom. acc. aom, avat?. — Hâu (asâu?) appartient à une autre
souche.
(e) N. nom. acc. avœ, ava.


— 68 —
Ka a au nominatif singulier ko (ké), kâ, kaf et se décline comme
ha excepté à l’instrumental du singulier masculin et neutre qui fait
kana ou kâ et au gén. plur. qui lait kâm. Le nom. pl. a kôi et kaya.
Il a quelquefois le sens du relatif.
Ci au nom. sg. cis’ n. ci(>, cim.
ace. sg. cîm, cim cîm, cim.
nom. pl. cayô, ci, cî (cica).
Cify forme une enclitique interrogative et indéfinie; cica est indéfini.
Ca a au nom. neutre ca$, au dat. cahmâi, au gén. cahya (Gâthâs).
Cu a l’instrumental cû, comment?
Cvaïïfr (ci-vaht?), combien grand? quel?est régulier et peu employé.
Katâra ou katara, lequel des deux (katara, uter, xorepoç) est dans
le même cas.
Caiti, combien, est indéclinable (Gp. kiyat, quot).
126. B. Relatifs. Le relatif simple est ya (ya-o).
Ya se décline comme ka; mais par suite des lois connues il a au
génitif singulier, yènhê (et yèhê} pour le masculin, yènhco pour le
féminin; à l’ablatif féminin yènhâfy, yènhâcVa.
L'accus. masculin passe de yem à yim. Le génitif du pluriel fémin.
est yconhâm.
Le radical hya donne le neutre hyafy (scr. syat) qui sert comme
relatif et démonstratif-relatif, à l’égal de quod.
Le relatif ya a aussi fréquemment cette dernière valeur. Ex. moi
ycb gaèt'cb, illi qui mihi mundi; azem yô Ahurô, moi qui (suis) Ahu-
ra; yô et yafy s’emploient parfois pour toutes les autres formes.
Yatâra, qui des deux, yavahfy, quantus, répondent à atâra, katâra;
avant? (aètavaht?), cvan$.
127. C. Indéfinis. Ils comprennent des démonstratifs : avant?,
iyanfy, tel ; havaht?, aussi grand ; aètavanfy, avavanfy, avacina, tant,
tantus.
Kascit?, chacun, quelconque, ne décline que ka. Naèci, navaci,
aucun, personne, se décline par cis.
Nana, quelques-uns (scr. nânâ) est indécl.
&t> et cica ajoutés à d’autres pronoms, leur donnent un sens indé-
terminé.


— 69 —
Y a suivi de ka, de kaçcit ou de cica devient indéfini.
128. Enfin il est un certain nombre d’adjectifs pronominaux dont
les uns suivent la déclinaison pronominale, ou ont du moins le nom.
du pluriel masc. en ê, les autres prennent les flexions des noms en a.
lère catégorie. Vîspa, tout, omnis;ant/a (anyaj, autre; n. anyafy;
haurva (sarva), tout, totus; n. haurum. Ce dernier semble avoir au
pluriel acc. haurva.
2me catégorie. Ces mots sont généralement formés de prépositions
ou d’adverbes.
ad 'ara inférieur. ustema, dernier, ultimus.
aiïtara, intérieur. upama, extrême.
apara, autre, ultérieur, fratara, plus avancé.
upara, supérieur. fratema, le plus avancé, le plus élevé, etc.
§ 3. Noms de nombres.
129. A. NOMBRES CARDINAUX.
1. aèva.
2. dva.
3. t'ri (f. tishar).
4. cat'war, catur
3. pancan.
6. k'shvas.
7. haptan.
8. as'tan.
9. navan.
10. dasan.
200. duyèsaitê.
300. tisharôsata.
400. cat'wârôsata
11.
12.
13.
14.
aèva-dasan.
dva —
t'ri —
cat'ru —
13. pahca —
16. k'shvas—
hapta —
as ta —
navadasan.
800.
1000.
10000.
20. vîsaiti (d perdu).
30. t'risata ou t'visas.
40. cat'waresata.
30. pancâsata.
60. k'shvas’ti.
70. haptâiti.
80. astâili.
90. navaiti.
100. satem.
as tas ata.
hazahrem (sahasra).
baèvare.
130. B. NOMBRES ORDINAUX.
1er fratema, paoirya. 3e puk'd'a.
2e bitya. 6e k'stva.
3e t'ritya. 7e haptat'a.
4e tûirya. 8e astema.


— 70 —
9e naoma. 12e dvadasa, etc. sans suffixe.
10e dasema. 20e vîsâstema.
11e aèvadasa. 30e t'risata, etc.
Satôtema et hazahrôtema signifie le plus grand nombre de cen-
taines ou milliers possible plutôt que centième, millième.
C. DÉCLINAISON DES NOMS DE NOMBRES.
131. Aèva fait au sing. nom. aèvô, m.; aèva, f.; ôyum, n.
ôyum se contracte même en ôim ; on trouve pour l’instrumental
féminin ôyâ que l’on considère comme venant de ava (avaya, aoyâ,
ôyâ) ; le reste est régulier. On peut aussi faire dériver ce mot de
ayâ soit par imitation de ôyûm, soit par l’assombrissement fréquent
dans les Gâthas, ou bien le rapporter au thème aèva; ce qui toute-
fois n’est pas nécessaire mais explique plus naturellement la chose.
132. Dva a au nom. acc. dva, m.; duyê(i), f. n.; et quelquefois
va pour dva; le gén. est dvaycû; le datif, ablatif, instrumental
dvaèibya, vaèibya.
Il y a en outre la forme vaya, nom.; vaycv (gén.), vayaèibya (dat.-
abl.) qui peut venir de la première par la suppression du d (comp.
va et vîsaiti) ou de uvaya (-\- ubhaya).
On emploie encore pour le nom. acc. uyê (= ubhê, ambo) tous
deux et vaèm (= vayam, dvayam), qui signifie plutôt couple.
133. T'ri a au nom. t'râyô, gén. t'rayâm; acc. t'râyô t'ryô9 dat.
abl. t'ribyô.
Le féminin fait au nom. ac. tisharô, tishrô; gén. tishrâm, tishranâm.
Tisharô sert aussi aux autres genres.
134. Cat'ware a au nom. acc. cat'wârô.
Pancan et autres en an ont le nom. acc. en a et parfois un génitif
en anâm. Ex. pahca, pancanâm.
Les nombres en i (hormis vîsaitil) ont un accusatif en îm. Ex.
haptâitîm.
Ils désignent aussi les dizaines; une centaine se dit saiti.
Sata fait au nom. acc. satem(sg.); sata (pl.); saitê (du.); au loc.
sing. satê; à l’instr. plur. satâis.
(i) Duyê est formé comme sruyê, mruyê et ne vient pas de dvaya.


— 71 —
Dans les dizaines il fait safy devant bîs. Ex. pancasafcbîs.
Hazanra se décline comme un neutre en a (em).
Baèvare a au dat. sing. baèvarâi, à l’instr. pl. baèvarebis. Le nom.
acc. fait aussi baèvàn; au plur. baèvanô (en comp. baèvflra).
138. Les nombres ordinaux suivent la déclinaison de leurs radi-
caux.
136. L’Avesta a aussi des termes spéciaux pour désigner certains
nombres de fois et certaines fractions.
Ex. t’rivanfy triple, qui a lieu 3 fois.
tûra, quadruple?
k’shvîda, sextuple.
haptait'ivanfr, septuple (1).
t'rishva, un tiers.
cat 'rushva, un quart, un côté
d’un carré (cat'rusha côté, id.).
pantanha, un cinquième.
Pour : me deuxième fois, une j
t'rilîm (acc. sg. n.) avec préfixe â; <
perdue (1? p. d) : âfybitîm p. âdvilr
hakerefy, une fois, en une fois.
bis, deux fois.
t 'ris', t'rizhvafy, trois fois.
cat'rus, quatre lois.
k'shvazhaya, six fois.
nâumaya, navasa, neuf fois.
t'risatat'wem, trente fois.
bizhvafy, deux fois autant.
t 'rizhvajp, trois fois autant.
'oisième fois, on emploie bilîm,
ans ce cas bitîm reprend l’initiale
i; ât'ritîm.
CHAPITRE IV.
PRONOMS PERSONNELS ET POSSESSIFS.
§ 1. Pronoms personnels.
137. Les pronoms personnels des deux premières personnes ont
en zend les mêmes radicaux qu’en sanscrit; au singulier, azem (=
(î) On trouvera au Yesht X, 116, d’autres exemples du suffixe vafy après les
formes en i. Tirisata fait tlrisatlwa1p et de même les formes en ta.


— 72 -
aham, eyœv), est le nominatif de la première pers.; ma est le radical
des autres cas. La deuxième pers. a partout le radical tva avec les
modifications exigées par les lois de la langue. Tvam = tûm ; tv de-
vient t'w, etc.
Au pluriel le nominatif est vaèm (= vayam), première personne;
yûzhem (= yûyam), deuxième pers.; les autres cas ont pour radical
a-hma (= asma), première pers.; yûshma de yûs'-hma, deuxième
pers.; celle-ci a en outre la forme abrégée k'shma p. shma, après
la chute de yû.
138. On trouve aussi les enclitiques ma, me; Vwâ, tê; ncb, nô, né;
vâ), vô, vé. L’usage en a même été étendu à d’autres cas que ceux
indiqués dans le tableau, par abus de langage.
139. hvâvôya, forme développée de lwa, sert aussi comme expres-
sion de l’action réfléchie, pour les trois personnes.
lère personne. 2e personne. Singulier.
Nom. azem. tûm (tû, tu?).
Acc. mâm, ma. t'wâm, thvâ.
Gén. mana. tava.
Dat. maibyô (1). taibyô.
Abl. (mafr). t'walp.
Inst. t'wâ.
Loc. (moi). (t'wôi, toi).
Enclit. me, moi (gén. et dat.). lé, toi (gén., dat.).
Duel.
N. Acc. nœ (encl.). vâ) (encl.).
Gén. yavâkem.
Pluriel.
Nom. vaèm. yûzhem (k’shmâ).
Acc. (ahma). Gén. (ahmâkem). yûshmdkem (k'shmâkem).
(i) Forme secondaire : mâvôya, mâvaya.


— 73 —
Dat. (ahmaïbya, ahmâi). yïishmaibya (1) (k'shmaibya (2).
Abl. (ahmafr). yuslimafr (k'shmab).
Inst. (3). (k'shmâ).
Encl. nâ>(i:},nô,né acc., dat., gén. vâ>, vo, vé (acc., dat., gén.).
140. Pour la troisième personne on se sert de démonstratifs.
Le radical hi cependant et les formes hê, hôi, semblent appartenir
aux pronoms personnels aussi bien qu’aux démonstratifs.
Les pronoms personnels sont souvent employés emphatiquement
comme en grec et en français, comme dans la phrase : laisse moi
tous tes livres.
§ 2. Pronoms réfléchis et possessifs.
141. a) Le pronom réfléchi a le radical sva qui donne en zend hva
et hva, mais, dans l’Avesta, n’a en réalité que la forme hvatô (svatas)
qui est un adverbe et non un ablatif. Ilva et hva ne sont à proprement
parler que des possessifs. Le nominatif hvô est aussi démonstratif.
Hva donne au masc. : nom. sing. hvô; duel, hva et au fém. : sing.
nom. hva; acc. hvâm; instr. hva; gén. huycb.
Hva a pour formes : sing. Nom. hvô, masc.
Gén.
Dat.
Instr.
Loc.
plur. Instr.
hvahê, masc. neut.
hvâi.
hvâ.
hvahmi.
hvâis.
Loc. hvaèshu.
Au fém. sing. il a : Nom. hvê; gén. hvahvyâ>; dat. hvahvyâi.
142. Hva et hva forment de nombreux composés, dans lesquels
Va final s’allonge fréquemment. Ex. hvâvâstra, qui a son propre vê-
tement.
(1) Forme secondaire : yûshmaoyô (pr. -mavayô).
(2) Forme secondaire : k 'shmâvôya. Les autres en h 'sh ne se rencontrent
que dans les Gâthâs, mais l’emploi de k 'shmâvôya indique que ce genre de
forme était commun aux deux dialectes.
(3) Peut-être ahma, cp. Yç. 42, 10.
(4) Nâ>. Nqj. Y. XVI, 8, etc.


— 74
Ils semblent être à l’instrumental et signifier par soi.
Il y a en outre une forme développée hava, qui est régulière et qui
donne aussi au féminin haoyâi, dat. sing.; haoycv, gén. sing. (hao
p. hava)-, puis une autre forme qui sert aux dérivés et composés :
hvaè (svaya). Ex. hvaèta, parenté.
143. p) Les pronoms possessifs proprement dits sont :
Ma, mavaèVa (Ie pers.); Vwa (2e pers.) ; pour le singulier.
Na, ahmâka (asmâka) et ahma (?) (Ie pers.); yûshmâka et k'shmâ-
ka (contraction) (2e pers.), pour le pluriel.
Hvanfc sert pour la 3e pers.; ainsi que hvâvôya, sorte d’instrumen-
tal dérivé de hva.
Ma, Vwa suivent la déclinaison pronominale de ha, ka, etc.
Il y a en outre des possessifs enwzn#; mavahfy, Vvâvanfr, yûshmâ-
vaht?, signifiant aussi : tel que moi, tel que toi, tel que vous (compa-
rez le suffixe sanscrit vat).


LIVRE III.
SECTION II. — CONJUGAISON.
§ 1. Temps, modes et voix.
144. Les verbes ont, dans l’Avesta, les memes voix, temps, modes
et nombres que les verbes grecs et sanscrits.
L’actif et le passif ont la même valeur que ceux des autres langues
aryaques. Le moyen indique l’action réfléchie, ou réciproque, ou
exercée en faveur de l’agent lui-même ou simplement intransitive.
Souvent aussi il s’échange avec l’actif et équivaut à celui ci. Quelques
verbes n’ont que la voix moyenne.
On verra plus loin le mode de formation du passif.
145. Les modes personnels employés dans l’Avesta sont l’indicatif,
l’impératif, le subjonctif et le potentiel. On croit y trouver le condi-
tionnel, mais sans preuve suffisante.
Les temps grammaticaux dûment constatés sont : le présent, l’im-
parfait, le parfait, l’aoriste simple et composé, et le futur.
146. L’indicatif de l’imparfait et de l’aoriste semble employé pure-
ment et simplement comme subjonctif; mais ces formes différaient à
l’origine par la perte de l’augment que subissaient les seconds; perte
devenue impossible par la chute totale ou presque totale de l’aug-
ment éranique. Les deux formes se confondirent de la sorte.
147. Les temps se divisent aussi en temps généraux et temps spé-
ciaux ; ces derniers sont le présent et l’imparfait. Ils se distinguent,
comme en sanscrit et en grec, par les suffixes qui viennent s’ajouter
à la racine, ou par les modifications que celle-ci subit; suffixes et
changements qui sont étrangers aux autres temps.
§ 2. Radicaux et classes.
148. Les suffixes ajoutés à la racine et les modifications de celle-ci
sont de dix espèces et constituent dix classes de radicaux ou de


— 76
verbes. La huitième classe cependant n’existe pas proprement. Il n’y
a que des radicaux en nô, mais quelques uns ayant un thème ter-
miné par n (ex. in, çpari), il est mieux de conserver cette classe et
les numéros adoptés dans les grammaires sanscrites.
La neuvième classe a nâ aux formes fortes et na aux formes faibles.
Mais nâ s’affaiblit aussi en na. Ex. frînaiti, miVnatu.
449. Les dix classes se caractérisent ainsi :
Ie cl. — Racine gounée + a. 6e cl. — Racine + a.
2e cl. — Rac. pure gounée ou non. 7e cl. — Racine et na, n inséré.
3e cl. — Rac. redoublée id. 8e cl. — Racine -(- u, ao (gouna).
4e cl. — Racine + ya. 9e cl. — Racine + na, nâ.
3e cl. — Rac. nu, nao (gouna). 10e cl. — Racine gounée + aya.
Le gouna s’applique à i et u finaux ou suivis d’une seule consonne.
Les classes verbales peuvent se répartir de la manière suivante :
1. Racine pure, seule ou avec l’adjonction du suffixe a (cl. 2, 1, 6).
2. — gounée, id. (cl. 2 et 1).
3. — redoublée, gounée ou non (cl. 3 et intens.j.
4. — nasalisée, na ou n inséré avant la consonne finale (cl. 7).
3. — pure et suffixe nô (nu) ou nâ (na) (cl. 3 et 9).
6. — pure, suffixe ya (cl. 4 et passif).
7. — pure ou gounée et suffixe aya (cl. 10).
130. Exemples :
1. Ahmi (r. as), être, vasemi (r. vas), vouloir (usmahi).
Barâmi (r. bar), porter, peresâmi (r. pereç, preh), demander.
2. a) Staomi (r. çtu), louer, mraomi (r. mm), parler, saètê (r. çî),
gire.
(3) Bavaiti (r. bû), devenir, nayèiti (nî), conduire, raod'aiti (rud),
grandir.
3. a) Cikaya (r. ki, considérer), jag'nenli (r. jan = ÿ'an tuer), his-
mar (smar, memorari), zîzan (r. jan, gignere), dadâ (dare),.histâ
(= stare).
P) Zaozaomi (r. zu), invoquer (intensif).
4. Cinahmi (r. cis), donner, obtenir; irinak'ti (y.iric), blesser;
cinasti (r. cit), procurer. Il est en outre quelques verbes qui ont une
nasale ajoutée à l’intérieur de la racine tout en prenant un rad. en â.


— Tl —
Ex. vindâmi (r. vid), trouver; kerenfy (r. kr#), couper; bunj (r. buj),
effacer, purifier; verent? (r. vrJ), se tourner. La forme vînasti est rap-
portée à vid (p. vînadtï), mais elle peut aussi bien appartenir à vînas.
5. a) Kerenaomi (r. kere), faire; — avec u seul : vanao, vanuyâfy
(r. Van), frapper.
p) Frînâmi (r. prî), aimer; perenâmi (r. pere), remplir.
6. Verezyâmi (verez, faire); jaid'yèmi (p. d'yâmi, r. jad), prier.
Passif : uszayèintê, 3e p. pl. prés, de us zan, engendrer; nid'ayèitê,
ponitur, sing. id. de d'd; kiryèitê, il est fait, de ker.
7. Dénominatifs et causatifs en aya : srâvayâmi (r. çru, entendre).
8. On peut encore distinguer les suffixes s du désidératif, et 5
(= cch, sc), de Pinchoatif qui prennent un radical en a (lre classe).
Vx.jasa (=gaccha, (3à rek’sa (merec, tuer), désirer tuer ; jîjisha (ji, vivre), désirer vivre.
Le suffixe sa n’a souvent qu’une valeur très affaiblie et presque
insaisissable. Ex. gerefsha de gereiv, saisir, etc.
151. Tous ces radicaux, toutes ces classes peuvent se diviser en
deux conjugaisons : celle des radicaux finissant en a et celle de tous
les autres radicaux.
Plusieurs verbes conjugués selon la deuxième conjugaison ont
reçu un radical en a qui les classe également dans la première. Il en
est de ceci comme de la déclinaison.
§ 3. Formes personnelles.
152. Les formes personnelles sont à peu près les mêmes que celles
du sanscrit. Les transformations qu’elles subissent dépendent en
général des lois de la langue. Ex. si devient hi, shi; ti devient iti
par épenthèse; as devient ô; am se transforme en em; sva en hva;
nhva en huha; dhvam en d’vem (dûm); dhvê en dfuê (duyê).
153. Quelques formes sont plus archaïques que les formes corres-
pondantes du sanscrit. Ex. mahi (s. mas) lie pers. plur. ; vaidi (vas)
Ie pers. duel ; sa (sanscr. thâs), 2e pers. sing. des formes secondaires
du moyen; ar ou ares (au lieu de us), aux 3es personnes du pluriel
du parfait; et ân (p. are) à la même forme du potentiel actif. Cetân
même peut être primitif.


— 78 —
L’avestique a pour la 3e pers. du pluriel du potentiel, yâre à l’actif
et yâris au moyen.
154. Ces formes et la finale des radicaux à laquelle elles sont
jointes, subissent des modifications qui varient selon que le radical
est terminé ou non par a.
L’a du radical s’allonge, en règle, devant m et v. Ex. bara, barâ-
mi, barâva; mais l’allongement est souvent négligé. Cet â devient è
après y, selon les règles.
Le mi de la première personne du sing. tombe souvent et ne laisse
que â au radical. Ex. peresâ (de peresâmi). Le h de la seconde le
fait également; le suffixe âhi devient âi au subjonctif.
155. L’impératif a quelques formes spéciales : dfi, hva, 2e pers.
sing. ; Zu, tàm, antu, antâm, 3e pers. sing. et plur. (1).
A la Ie pers. du sing. de l’impératif actif, les radicaux en a perdent
le suffixe d!i; la neuvième classe ne l’a pas davantage. Ex. perena,
remplis.
156. L’imparfait se forme par l’emploi des flexions secondaires.
L’augment n’existe probablement plus. Les rares exemples que l’on
cite s’expliquent aussi par une abréviation du préfixe d. Ex. apereçafy,
abavafy (bu), adavata (du). Comp. ashayèiti etc.
157. L’Avesta ne fournit pas des exemples pour toutes les formes.
On ne peut supposer et créer celles qui y manquent.
Voici le tableau général des suffixes personnels et des flexions des
temps spéciaux d’un verbe de la première conjugaison, dont l’Avesta
fournit des exemples. On y a adjoint celles du parfait, parce que
seules elles diffèrent de celles des temps spéciaux et que l’on peut
former ainsi un paradigme complet (Voir le tableau ci-joint).
(i) Les formes dm, ânê sont tenues maintenant pour des premières pers.
du subjonctif. Mais alors on a double forme au moyen : ânê et âi.
Formes principales :
Ie pers. mi â — mi, im. â, o, co. mahi = masi, mus, peç.
2e hi, shi — si, s, tç. t'a = tha, te, tis, Te.
3e ti = ti, t, ex. enti = anti, unt, OVTt,
Formes SECONDAIRES .*
Ie pers. m. , (m) = am am, ov. ma = ma, mus, p.eu.
2e s = S, ç. ta = ta, te, te.
3e t = i, W. en = an, unt, o>.


— 79 —
PRÉSENT. INDICATIF. ACTIF. IMPARFAIT. IMPÉRATIF.
1. mi (â). Singulier. 1. em (m). âni (?).
2. hi, shi, i. 2. s’ (Ô). a, d'i, di (après z).
3. ti (1). 3. tu (tât>).
1. mahi. Pluriel. 1. ma. âma.
2. Va (ta). 2. ta. ta.
3. enti (aussi anti, 3. en (in) (3). (a, e) ntu.
inli, ainti, einti) (2). 1. vahi. Duel. 1. va. âva.
2. ~ 2. — —
3. tô, t'ô. 3. tem. tem.
1. ê. MOYEN. Singulier. 1. ê, ôi (Ie conj.). ânê (?).
2. hê (hhê), shê. 2. nha, s’a, sha. hva, nuha, shva.
3. tê. 3. ta. tâm.
1. maid'ê (maidê). Pluriel. 1. maid'ê (maidê).
2. dvê (duyê). 2. d'wem (dûm). d'wem (dûm, zdùm).
3. ntê (ahtê, ente, 3. (a, e) nta. (a, e), ntâm.
etc. comme à l’act.). 1. — 2. — (t'ê). 3. ôit'ê, tê. Duel. 1. vaid'i, vaidifi). 2. — (t'ê). 3. ôit'ê (!).
(1) Iti par épenthése.
(2) Quelquefois aussi œhti, quand la racine finit par â. Ex. vœhti (vâ).
(3) In principalement pour yen; aon ou âun p. aven.


— 80 —
INDICATIF.
ACTIF.
PRÉSENT. IMPARFAIT. IMPÉRATIF.
Singulier.
barâmi, peresâ*. barem (4). barâni, t'ahjayêni.
peresahi, hafshi. barô. bar a (dazdi).
baraiti, nayèiti. barafy. baratu.
Pluriel.
barâmahi. barâma. barâma.
(barat'a) sta (1). (bar ata). jasata.
barenti (2). bar en (tacin). barentu.
Duel.
(usvahi). jvâva (?).
baratô (stô). 1 avâtem. | taurvayatem. jasatem.
MOYEN.
Singulier.
bairê. aperesê. yazânê.
barahê, vashahhê. zayàhha (8). yazahuha, dasva.
yazaitê, k'shayèitê. barata. (yazatâm) (7).
Pluriel.
barâmaidê (3). barâmaidê.
(dîdrag 'zhôduyê). (barad'wem). vârayad’wem,t'râzdûm.
barentê. yazehta, mainyanta, jasentâm.
dâunta (p. davanta).
Duel.
(baravaidê). (duvaidi) (6).
içôit'ê, jamaêtê, parehrâit'ê. (zayôit'ê).
(i) De ah, être. (5) (Ava) mairyanha.
(e) Tacinti, jvainti. (g) De du, dire.
(3) Mrûmaid ’ê, yazamaidê. (i) Dyâtàm (passif). (4) Baom, zbaém de bavem, zbayem. (*) Voir page 82, note 2.


— 81 —
PARFAIT. ACTIF.
SUFFIXES. FORMES. Singulier.
1. a. 2. t'a. 3. a. did'vaèsha. dadât'a (vôistâ). vavaca (dad'a). Pluriel.
1. ma. 2. — 3. are. didvîshma. câk'nare (cikôitares ‘!). Duel.
1. — 2. — 3. âtare. vaocâtare. MOYEN. Singulier.
1. ê. 2. lie, shê. 3. ê. vôivîdê (?) (1), susruyë. vîvîsê. dadrê. Pluriel.
1. — 2. — 3. aire. âmhâirê. Duel.
1. — 9 3. âitê. vôivîdâitê (2), mamanâitê.
(î) Peut-être aussi un intensif. Voy. Verbes dérivés.
(2) Rac. av, aller; bar, porter; hap, suivre; jam,jas, venir ; yaz, honorer ;
vid, savoir et obtenir; vis, s’avancer; dvish, haïr; vac, mrû, dire; dâ, dad,
donner; ju (fajîv), vivre; tac, courir; dtp (hit), man, penser; taurv, accabler ;
peres, interroger; sru, entendre; draj, soutenir.
6


— 82 —
§ 4. Des temps spéciaux.
ï. Particularités des classes verbales.
â). lère Conjugaison.
158. Dans la première et la dixième classe, les voyelles radicales
i et u prennent le gouna ; ce qui donne aè médial ou ay final pour i;
ao médial et av final pour w. Ex. Ie cl. : nî (conduire), rad. naya;
rud (grandir), raod'a. — 10e cl. nid, raod'aya.
Dans la 6e classe i final devient y ; u final, v. Ex. vî (aller), vya.
Quelques racines prennent une nasale médiale comme en sanscrit.
Ex. vid trouver, obtenir, vmdâmi. (Voy. plus haut § 150. 4).
La racine had (sad, sedere), a les deux radicaux had et hida; vac
dire, prend le redoublement, vaoc p. vavac.
Quelques racines subissent la contraction appelée samprcisârana,
de va en u. Ex. vak'sh, croître, fait uk'shyèiti, etc.
La quatrième et la dixième classe ont souvent yè pour ya ou yâ
comme il a été dit plus haut. La 2e pers. du sing. de l’impératif actif
a, par conséquent, ê au lieu de ya. Ex. cairê p. cairya, de s’avan-
cer.
Quelques verbes de la quatrième classe prennent le gouna ou al-
longent la racine. Ex. srish, pénétrer, hit sraèshyèiti ; yud, combattre,
fait yûid'yèiti. U principalement est allongé. Gp. kerenûishi, etc.
Les verbes de la quatrième classe (y a) font inti p. yanti à la trois,
pers. du plur. du prés, de l’ind. act. Ex. irit'ihti de rit', pénétrer.
Ils ont in ou în pour yan, à la même forme de l’imparfait. (Voy. § 6).
B). 2rne Conjugaison.
159. La deuxième conjugaison ne nous fournit pas des formes
complètes.
La deuxième et la troisième classes ajoutent les flexions personnelles
directement à la racine simple ou redoublée. Ex. mru, mraomi, dire;
zâ, lâcher, zazâmi.
Les racines qui ont i ou u brefs prennent le gouna aux formes


— 83 —
fortes, lesquelles sont : les trois pers. du singulier du présent de
l’indicatif actif, les premières des trois nombres de l’impératif, la
troisième personne du singulier de l’impératif actif, les trois pers.
du singulier de l’imparfait actif, et, semble-t-il, le pluriel du même
temps (1). Voy. staota, 2e pers. plur. de stu, louer; cikayen, 3e pers.
plur. de ci (ki), etc.
Du reste les règles du gouna ne sont pas toujours observées.
Ex. kerenûishi (tu fais), où le gouna est remplacé par l’allongement
de la voyelle. Les voyelles i et u pénultièmes peuvent s’allonger. Ex.
cish (procurer), cîsùma/w. D’autre partie gouna paraît dans quelques
formes faibles. Ex. raosê p. raods’ê, 2e p. s. ind. prés. moy. de rud.
169. La cinquième et la huitième classe ajoutent les formes de
flexion aux suffixes nu, u, gouné en nao (nô), ao (ô), aux formes
fortes.
Sri (pénétrer), sru (entendre) font, comme il a été dit, sirinu,
surunu. Voy. § 60
A la neuvième classe le suffixe nâ s’abrège même aux formes
fortes,
161. Quelques racines appartiennent à plusieurs classes ù la fois.
Ex. cish, cinahmi, 1; et cîsh (mi), 2.
Rare : kerenaomi, 6; et kereshva, 2 (2e pers. sg. impér. moy.).
Sru est de la 2e et de la 6e classe; cgerew de la 4e et de la 9e.
Quelques verbes de la deuxième conjugaison ont été transfé-
rés dans la première par l’adjonction d’un a au suffixe. Ex. tanu
(8e classe), fait tanva. Kerenao (6e classe), kerenava, 2e pers. sing.
impér. act. Kerenavâhi. Id. subj. prés. Mrû a mrava a la 2e pers.
impér. actif.
162. Le redoublement de la troisième classe se fait en répétant la
première consonne et la première voyelle; mais celle-ci doit être
rendue brève au redoublement, si elle est longue ou composée dans
la racine. Ex. zâ, zazâmi (lâcher) ; dâ, dada (donner).
Parfois cependant, la voyelle du redoublement est â, i ou î. Ex.
sta, his'ta (stare); zan, zîzan (engendrer).
(i) Il faut tenir compte aussi des fautes de copiste. Ainsi au Yesht XIII, 15,.
les manuscrits ont verenavanti, tandis que le mètre prouve qu’il faut lire-
verenvanti.


84 —
Parfois aussi elle prend le gouna. Ex. niz (nettoyer) fait naènizhaiti
(s. nênijatï). Dis (montrer) à l’imparf. actif 3e pers. sing. fait daèdôisi>
(s. didêshfr).
Zaozaomi (de zu) est plutôt un intensif qu’un verbe de la 3e classe.
Les gutturales se redoublent au moyen des palatales et les spirées
au moyen des simples, ainsi g'an fcntjag'na; d'd, dad'â.
Les groupes initiaux commençant par s ou 5' se redoublent au
moyen de cette sifflante changée en h. Ex. stâ-his'lâ (stare); de même
spas, hispas (regarder). Mais spâ (jeter) fait sispa.
C initial suivi de i se transforme en k à la racine qui prend ay
pour i. Ex. ci, cikayafy; cikayen.
Comme exemple de racine gounée, on trouve ci qui fait cikaèn,
cikayen, à la troisième personne du pluriel de l’imparfait actif.
Les racines d'd, dâ ont aussi une forme secondaire dad qui donne
dasti, dastê à la 3e pers. du sing. de l’indic. prés, actif et moyen, etc.
II. Conjugaison. — Modes.
163. Les temps spéciaux ont quatre modes : l’indicatif, l’impératif, le
subjonctif et le potentiel. Les deux premiers modes ont pour suffixes
distinctifs les caractéristiques des classes, les deux autres ont des
suffixes formatifs spéciaux qui seront indiqués plus loin.
PARADIGMES.
INDICATIF ET IMPÉRATIF.
164. Ceux de la lère conjugaison ont été donnés au tableau général.
On trouvera dans ces paradigmes quelques formes qu’on ne ren-
contre que dans les Gâthâs, parce qu’elles peuvent tout aussi bien
appartenir au dialecte ordinaire.
DEUXIÈME CLASSE.
Racines : mrû dire, ah être, vas vouloir, i aller, bû devenir,
gerew saisir, kere faire, pâ protéger.


— 85 —
PRÉSENT INDICATIF.
ACTIF. MOYEN.
Avec gouna. Sans gouna.
Singulier.
1. mraomi, ahmi, vasemi. mruyê.
2. ahi, vashi. raosê (1).
3. mraoiti, asti, vas'ti. mr îûtê.
Pluriel.
1. mahi, usemahi. mrùmaidê.
2. sta.
3. henti. Duel. yantê (i).
4. usvahi.
3. stô. IMPARFAIT.
Singulier.
1. mraom. (â) mravi.
2. mraos'. —
3. mraofa pâfy. Pluriel. mraota.
3. usen. IMPÉRATIF. mravanta.
Singulier.
1. ayêni. gerefshânê
2. mrûid'i, (â)id'i. kereshva.
3. mraotu. Pluriel.
4. janâma, —
2 staota, — t'râzdûm.
3. y an tu, hentu. —
(1) De raod + sê.
(2) Peut-être de la première classe.


— 86 —
TROISIÈME CLASSE.
Rac. dâ; radical clacVâ, d'adâ, établir, donner. Jan, tuer
ACTIF. MOYEN. ACTIF. MOYEN.
PRÉSENT INDICATIF. IMPARFAIT. Singulier.
1. dad'àmi, daid'ê. 2. dad'âhi. 3. dad'âiti, dastê (1). dad1 dm. dad1 cb (as). dad'âfy (clat.), dasta (1). Pluriel.
1. dademahi, dademaidê ('!). 3. jag'nenti, daclentê (2). daden (2).
ACTIF. IMPÉRATIF. MOYEN. Singulier.
2. his'ta, dazdi. — 3. daclâtu. 1. (dad'ânê). — 2. dasva
2. dasta. Pluriel. 2. (dazdûm).
CINQUIÈME CLASSE.
Rac. suffixe nu, nao. Ex. rac. kere, faire; ar, aller; hu, distiller.
ACTIF. MOYEN. ACTIF. MOYEN.
INDICATIF PRÉSENT. IMPARFAIT. Singulier.
1. kerenaomi. 2. kerenûishi. 3. kerenaoiti, verenûitê (ashnaoili). kerenavô. kerenaofr, hunùta. (erenaofy). Pluriel.
2. 3. kerenvainli, erenvantê. (erenavainti). nisirinaota. kerenaon (âun),
(1) Ces formes appartiennent à la racine secondaire dad.
(2) Formes gâthiques. En avestique ; dad1 enté, dad'en?


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IMPÉRATIF.
ACTIF
1. kerenavâni.
2. kerenûid’i.
MOYEN.
Singulier.
kerenavânê.
hunvahuha.
SEPTIÈME CLASSE.
Cette classe nous fournit peu d’exemples.
Cis donne cinahmi; cil ou cis' fait cinasli; vicl et iric font vinasti?
irinak'ti.
HUITIÈME CLASSE.
Racine et suffixe ô, u.
L’Avesta n’en présente que quelques formes sporadiques.
Ex. tan — tanava, lère pers. sing. prés. ind. actif? (étendre).
in — inaoiti, 3e pers. sing. id. (blesser).
span — spanvainti, 3e pers. plur. id. (développer).
NEUVIÈME CLASSE.
Elle n’offre point d’irrégularité autre que le changement de â en
a. Ex. hunâ, hnnahi (hu); frînâ, frînaiti et frînâiti (frî, aimer), etc.
A tombe devant une voyelle. Ex, kerenem, kerenentê de kerenâ.
Impér. act. 2e pers. sing. : perenâ de pere; id. moy. : barenahuha
de bare. Selon le principe indiqué précédemment, les formes con-
tractées vereîïtê, kerentê s’emploient pour verenehtê, kerenentê.
§ 5. Modes secondaires ou de dépendance.
166. L’indicatif et l’impératif se forment au moyen des suffixes de
classe et des formes personnelles propres ; les modes secondaires ont
des suffixes et des modes de formation particuliers.
A. Subjonctif.
166. Le subjonctif se forme au moyen du suffixe a ajouté au radi-
cal. Ex. mru, 3e pers. sing. indic. mraoili; id. subj. mravaiti. Cet a
ajouté à la finale a de la Ie conjugaison fait â; et â) devant 5 ou ht.
Le subjonctif, au présent, prend les formes primaires m?, hi, ti etc.
A l’imparfait et aux temps généraux il a les formes secondaires ?n,
s’, t. Il sera parlé plus loin de celui du futur.
Le subj. prend ordinairement la forme forte. Ex. saocayâhi de suc.


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167. Paradigmes.
lère CONJUGAISON. 2e, 3e, 5e, 9e CLASSE.
ACTIF. MOYEN. ACTIF. Singulier. MOYEN.
(bavâni) (1). yazâi, frînâi.
bavâhi (2) (vihdâi). peresœùhê.
bavâiti. yazâitê. janaiti. hunâiti. Pluriel. perenâitê.
jasât 'a.
bavœnti. jasâtô. yazâmtê. Duel. IMPARFAIT. Singulier. verenœntê.
marœ (mrvcb). ahhô. ayanha.
barâfy. mainyâta. anhafy. Pluriel. verenâta.
avâm, avân (av). kerenavân. B. Potentiel.
168. Le potentiel se forme en ajoutant au radical, à l’actif, le
suffixe i dans la première conjugaison; le suffixe yâ (3) dans la
seconde. Au moyen le suffixe est î. — I et î joints à a forment ôi ou
aê; devant en (3e p. pl.), i devient y. Ex. hinca, hincayen. Aye devient
parfois âi ou aê.
Les temps généraux prennent aussi yâ, qui devant m devient yê
ou reste selon le cas. L’i du moyen devient souvent bref. Ex. mrvis'a
de wm. — Yâ se contracte parfois en î. Ex. claid'îs, daid’îfr.
(1) Rac. bû (1.), devenir; Jap (1.), venir; av (1.), id.; mar (1, 3.). se sou-
venir; vere (5, 9.), choisir ; pere (9.), remplir.
(2) Quatrième classe, yè p. yâ. Ex. nasyèhi.
(3) Sanscrit i, yâ; grec t, tz?, Mot, eï>jv.


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169, 2e Gonj. (forme yâ).
4ère Gonj. a (forme z).
ACTIF.
Singulier.
kerenuyâm hvyém (1) daid'yâm. -1.
starenuyco hvycb daid'îs. 2.
kerenuyâfy hvyâ$ daid'îtp (yâf>). Pluriel. 3.
hvyâma. 1.
hryâta. 2,
hvyén, hyàn, jamyân (2) 3 jamyâre. Duel.
daid'item (4). 3.
barôis'.
barôify.
(baraètem), jasaètem.
baraèma.
baraèta.
barayen (géurvâin) (3).
MOYEN.
Singulier.
tanuya (3). 1.
daid'îs'a, framruis’a. 2.
daid’îta (yata). 3.
Pluriel.
1.
daidîd’wem. 2.
jamyâris' (es). 3.
Duel.
3.
AORISTE (6).
ACTIF.
Singulier.
1.
buyœ. 2.
buyâ$>. 3.
(nemôijl
baraès'a.
bûid'yaèta, snayaèta.
bûid'yôimaid'ê.
râmôid'wem.
isôit'ê.
MOYEN.
(î) P. hvyâm, hyâm (ahyâm), potentiel de ah, être (Gâthâs).
(2) Dejam, venir.
(3) De gerew, saisir.
(4) Daid, fztem peut être aussi du moyen ; zyâ = ïz = î.
(5) Ya est formé de 17 modal et de a, reste de la forme personnelle.
(ô) Le potentiel de l’aoriste est placé ici pour former tableau complet.


— 90
Pluriel.
buyama.
buyata.
buyân.
1.
2. (dayad'wem).
3. buyâres.
PARFAIT.
Singulier.
1. shushuyâm, bawryâm pour babaryâm.
2. tûtuyârt (r. lu pouvoir) (1).
3. shushuyâfc.
170. Les deux formes du potentiel s’appliquent parfois aux verbes
des deux conjugaisons. Ainsi stu a stuyâfy et stvôify (3e pers. sing.
act.); dâ à l’aoriste fait dois et dâyâ> (2e pers. sing.) et aussi dyâfy
avec chute de Yâ (3e pers. sing.). — Van (lère cl.) fait vaimfy, id.
171. Ayaè se contracte quelquefois en aè. Ex. jigaès'a p. jigayaèsa
(£e pers. sing. moy. deji, vivre). K'shaèsa p. k'shayaès’a (de k'shi,
régner). Cp. § 67.
§ 6. Temps généraux.
172. Ces temps sont le parfait, l’aoriste et le futur; peut-être aussi
le conditionnel.
I. Du PARFAIT,
173. Le radical du parfait se forme au moyen du redoublement et
du gouna de la racine; celle qui a un a, l’allonge généralement.
Les verbes en â gardent cette voyelle, parfois, à la lère et à la 3e p.
du singulier de l’actif. Ex. d'â, dad'â (scr. dadhâu); aussi dad'a.
Le moyen a è etc. (Voy. le tableau p.^9) : dad'ê, etc.
Les racines en ar (r) ont parfois i au Redoublement. Ex. dar, (vî)
did'âra.
Exemples : dâdareça (r. dareç); urûraod'a (r. rud, croître);
did'vaèsha (dvish); vaocê (= vavacê de vac); did'âra (r. dar), dad'â
(r. dâ).
174. Le redoublement suit les règles ordinaires. Voy. § 162.
(i) Peut-être aussi intensif.


— 91 —
Ordinairement quand le verbe commence par une seule consonne,
le redoublement est allongé :
Vis; vîvîsê (obéir). Tu; tûtava (pouvoir). Dures; dcîdaresa. Mais
dvish lait clid'vaêsha. Cependant bû fait bâbvare. Dî (voir) fait did'aya.
Van fait vaona p. vavana.
Les formes personnelles et la conjugaison du parfait ont été don-
nées plus haut. Voy. p. 81.
Du subjonctif on ne trouve que les formes de confia. Parf. 3e pers.
sing. ; amhâ$.3Q pers. duel, cohhâtem. lère pers. plur. cohhâma et
3e id. cohhdn (?).
II. Des aoristes.
175. L’Avesta connaît cinq ou six formes d’aoristes que l’on peut
diviser, comme celles du sanscrit et du grec, en trois catégories : les
deux aoristes simples, l’aoriste redoublé et les deux ou trois aoristes
composés.
176. I. Aoristes simples (première et deuxième formes sanscrites;
aoriste second du grec). Il se forme de la racine avec les suffixes ?n,
£, ma, etc., pour la première forme, avec les suffixes am, ô (as),
a£,etc. pour la seconde, c’est-à-dire avec ou sans a ajouté au radical.
177. II. V'aoriste redoublé (troisième forme sanscrite) se compose
de la racine redoublée et des suffixes am, ô, at?, etc.,etc. Les racines
composées de deux consonnes avec a médial contractent parfois le
redoublement et changent a en ô. Ex. cor p. cacar (car); clorez p.
dadarez (clarez).
Cet aoriste ne nous donne guère que des 3es pers. du sing. de l’act.
Quelques formes ont le gouna ce qui ferait supposer un plus-que-
parfait au lieu d’un aoriste. Ex. urûraost de rucl.
178. III. La troisième catégorie se forme au moyen du suffixes avec
les formes de flexion am, ô, ai? ou m, s, t?, c’est-à-dire au moyen des
suffixes sam, s'ô, s'afr..., ou sam, ss, s't, s ma. Moyen : si, s sa, s ta.
S s devient s et ss = s d’où perese; le s caractéristique tombe
entre deux consonnes. Ex. aok'ta p. aok'sta (?).
Les voyelles i, u, des racines reçoivent le gouna.
La forme zâvishi est prise par Justi comme celle d’un aoriste en


— 92 —
isham, ishi (3e ferme sanscrite); mais ce mot est encore inexpliqué.
Il est probable qu’il faut lire zânîs « tu es né. »
ACTIF. PREMIER AORISTE. Singulier. MOYEN.
1. dàm. 2. dm (dms) (1). (tatashem) (2).
3. dâfa. âg'malp. 1. dama, varezemal tatashafr. Pluriel. aokhta (3), varsta.
2. dâta, is'ta. 3. dân. bùn. Duel. srûdûm (Gâth.)
3. (dâtem). SUBJONCTIF. ACTIF. Singulier. srvâteml IMPÉRATIF. MOYEN.
1. bva. (yaozh) dânê.
2. dm (4). dâid 7 dâhva.
3. dâfy, bvafy. avag'nâfy. Pluriel. 1. dâma. 2. dâta.
AORISTE COMPOSÉ.
A. Forme sam, sas, sat.
Rac. ni, conduire; van, frapper; man, penser.
1. naèshem. naèshâma.
2. naèshô. naèshata.
3. naèshafy, véhhatp (5). naèshen, véhhen.
Ji) Perese às peres s'. (3) Bâta.
(2) Tash, construire. (R. redoubl.). (4) Vidâ (Y. XLVIII, 1), vient de vtà.
(5) Ces aoristes sans augment sont employés comme subjonctifs.


— 93 —
B. Forme sam, ss, st... moy. si, ssa, sta.
&CTLF. MOYEN.
Singulier.,
1. côishem (1). ménhi (manhi, mansij.
2. cois (vares = varezs'). méhhâ (mahha, manssa).
3. côis't, vak's't. mâsta (mans'ta), vars'ta.
SUBJONCTIF.
Singulier.
1. méhghâi (mansâi).
3. stœhhafy (2) (r. stâ = stare)2
FUTUR.
179. Le futur se forme de la racine et du suffixe hya (sya) ou ha (3)
pour l’actif; hyê (syê), hê pour le moyen. —S et z unis à s>, h forment
sh. La voyelle de la racine se goune ou s’allonge en ce cas. Ex.
verez + ha = varesha; dis + ha font dîsha.
ACTIF.
MOYEN.
Singulier.
1. vak’shya (vac, cp. vaxyâmi).
dâmha (= dwozd de dâ).
dîsha (p. diss'a).
3. spàmhaiti (spâsati r. spâ, jeter).
véhhaiti.
pâmhê (pâ).
damhê.
vareshaitê (p. varezsaitê)
Pluriel.
3. varesheîïti (= varezsenti).
180. Le futur a aussi des modes; ainsi l’on trouve le subjonctif
nâshâüi, nâshâitê (3e pers. sing. actif et moyen); l’impératif nâshâma
de nâsha p. nass'a, futur de nas, périr, faire périr. Mais ce sont,
peut-être, des formes dérivées.
(1) Ces trois formes de cish peuvent appartenir à la lère classe (am, s, t).
(2) C’est un subjonctif pur. Son indicatif est de la deuxième classe.
(3) On a soutenu mais nullement prouvé que les formes en sati des Védas
sont des subjonctifs d’aoriste. Outre la forme pleine ti qui annonce un temps
principal, le sens de la plupart de ces mots exige l’indicatif du futur. Voy.
par ex. vahshati (Rigv. I, 1, 2), énonçant le motif des louanges futures qui
seront données à Agni.


— 94 —
Rcbnha, futur de râ, donner, fait au subj. moy. 2e pers. sing.
rcbùhcbhhôi (râsâsê) ; au pot. act. 3e pers. plur. rcbnhayen.
Mereîic, tuer, fait à la 3e p. sing. du subj. act. du futur merâshydb
et dis fait dishyâfr; mais ces formes peuvent aussi appartenir au
potentiel de l’aoriste.
§ 7. Union des radicaux et des affixes.
181. L’union des radicaux avec les suffixes et les préfixes se fait
ordinairement en observant les lois phoniques exposés précédemment
(p. 23 et suiv.). De là proviennent certaines formes, irrégulières en
apparence, mais généralement conformes aux lois de la langue. Voici
quelques exemples de ces transformations :
182. A devient e devant m ou nt. Ex. nemoi de nam.
â devient d devant m et cb devant hh (s) ou ht. Ex. clad'ami,
dad'âm (de d'â}, clcbhhê de dâ-hê, dcb p. dâ-s; gahh (manger), allongé
fait gcbhhenti. âh + te ou ahti fait âstê, cbhhanti. Para + ah fait
parcohh.
Upa + is fait upôis(ayen) ; fra + ish fait fraèsh; para + iril' lait
parairit' (1). —Aè et ôi s’échangent dans le même radical. Rit'zv fait
raèt'wal? et rôit'wen (3e pers. sing. et plur. imparf. act.).
Ava devenant ao ou au, on a aosha p. avasha de vash, dire, aomana
p. avamana de av, aller; adâunta p. adavanta de du, bâun p. bavan.
Y tombe entre deux voyelles. Ex. cikaèn p. cikayen, imparf. act.
3e pers. plur. de ci; géurwayen de gerew devient géurwâin.
R initial prend la prothèse : zirûrud'us (parf. 3e pers. plur. act.?)
de rud; irîrit'are (id.) rit1.
Gerew fait au parfait figaurva (épenth. p. jigarvâ).
183. Les consonnes simples deviennent aspirées dans les cas indi-
qués au § 30, page 23. Ex. dar, vîd'âraya. — Rud, raod'afy. — Ad,
ad'âiti. — Git?, côiVafy; tap, tafsat, tafta, part. p. p. Mais on trouve
aussi niclârafy et rapta, gcrepta de rap, gerew, selon la règle.
Dad + ti, raod + ta, deviennent dasti, raosta ; dad + sva, fait
dasva; sânh + U, ta, fait sâsti, scîsta; raod + sè fait raosê (?).
(i) I n’est ici qu’épenthétique.


— 95 —
An final perd n devant t, d1. Ex.jan, tuer, jaicl'i, tue,jata, tué.
On trouve aussi jâta avec ci allongé.
Am perd m ou le change en n; a tombe quand une voyelle ou une
semi-voyelle suitm, n. Ex.jam venir, faitja/d'/ (impér. act. 2e p. s.),
jag’myàm (pot. act. Ie p, s.), frâg'mafy (aor. act. 3e p. s.), jan tuer,
fait jag 'neîïti (3e p. s. prés. ind. act.).
Hv, hv après a deviennent huh. Ex. frahuharaiti p. frafoaraiti (de
hvar manger); avanuhabcla p. avahvabcla (de hvap = svap, dormir).
H après une voyelle devient nh en règle, c’est-à-dire, la voyelle
est nasalisée. Ex. upahharez de upa harez; pairinharsta de pairi
harsta; mais pairihareshyamna (même racine).
184. Quelquefois après une consonne un a est, dit-on, intercalé
avant nh. Ex. nis'ahhasti p. nis'hasti (dehad); nisanhar p. nis' har.
Il est plus vrai de dire que cet a est le préfixe â, a.
Zs' final, comme ss, devient s et ss', s. Ex. varezs' devient vares' et
sass, scis. Côiss' (aor. act. 2e p. sing.) donne cois (?) vîvîss’ê lait
vîvîsê (parf. m. 2e p. s.); aperess donne aperes.
C,j devant une consonne deviennent k1, g1 ; c’est-à-dire,k, g orig.
reparaissent et se spirent. Ex. yaok’maidê de yuj; irinakft-i de rie.
§ 8. Formes spéciales de quelques verbes.
183. 1. Les racines en à prennent généralement un radical en
aya (10e cl.?). Ex. kcî aimer, kayci; zbâ invoquer, zbayci, etc.; shâ
réjouir, donne shaèta qui provient de shayata. Mais elles en ont aussi
souvent un autre. Ainsi pâ protéger, lait payèmi et pâiti (2e).
2. Les racines clâ, d’â ont aussi la forme secondaire dad, dad’ qui
donne dasti, dasva, etc. Ces deux racines se confondent en appa-
rence; d’â est devenu clâ et dad donne clcid1 selon les règles des spi-
rées. Mais dasti prouve que dad n’est pas une simple forme faible.
3. Bû, devenir, fait à l’impf. act. 3e p. pl. baon ou bcîun; à l’aor.
id. bûn, bun debuan; au subj. de l’aor. act. bva, bvafr, lère et 3e pers.
sing.—Au pot. moy. 3e p. pl. buyâres’. Au parfait bavcîva? (p. babâvcï]
et bâbvare 3e pers. sing. et plur.
La lère pers. ind. prés, moyen est buyê. Le participe présent actif
fém. a bavainti et bavàili (bavait’ycîi, dat.).


— 96 —
4. As, atteindre, devant n fait ash : ashnaoiti.
5. I, aller, fait : ind. prés. act. 3e pers. sing. aèiti (êti), id. plur.
yèinti (ianti). Impf. 3e p. pl. ayàn. Impér. id. yantu (iantuj. lère p.
sing. ayèni et aèni (ayâtii, êânij. â -f- aèiti donnent âiti, de âiiti.
6. Ah, être, perd a aux formes faibles et même h devant m. Ex.
mahip. ahmahi (smas) ; il fait anh devant a, o, etc. Outre les formes
du présent et du parfait données aux pp.80,83 et 91, on trouve encore
au subj. prés, ahhaiti; id. imparf. anhô, ahhafc, ahhen; impér. hehtu;
parfait œhha (âsaj, âmhare. Part. prés. liant, parfait âmhush.
Hôis semble être une forme de potentiel, collatérale à hyâ> comme
dois' à dâyco\ as, as est une forme d’aoriste 3e p. sg. act. pour ast>.
7. x4r aller, semble prendre un y devant une consonne et s’assom-
brir en ôr dans les formes uzyôraiti, uzyôrentem. La racine de ces
formes n’est point îr qui devrait alors se gouner en ya. C’est au con-
traire ya qui se contracte en î comme cela se fait souvent.
8. Vid, savoir, a au parfait act. vaêd'a, vôista, vaêd'a.
Vid, trouver, a les radicaux vinda et vîda.
9. Vak'sh, croître et vap, jeter (4e cl.) ainsi que vahh, briller (1)
ont le radical des temps spéciaux en u : uk'shyèitê; ufyèmi, ufyâni,
ufyâfr; usaiti (vahh, cp. ssc. ucchati).
Vac (2) a à l’imparf. aok'ta p. avak'ta ou auk'ta; à moins que ces
formes n appartiennent à l’aor. comp. p. 91,92; au part. pas. p. uk'ta.
Vas (2) vouloir? prend u aux formes faibles; vasemi, usen, usyâfy.
Subjonctif impf. vasafy.
10. Sa (b) perd Va et fait syâfy (subj. impf. 3e pers. sing. act.),
sâhh (2) a sâhîl? au pot. act. 3e pers. sing.; sdzdûm à la 2e pers. pl.
impér. prés, moyen. — Sta (3) (stare) a pour radical his’ta et par
contraction k's'ta (comp. k!shma pour yushma); qui donne k'stâ pour
histâ, au prés. subj. Ie pers. sing. act.
Sad a le radical hisid (3e cl.). Ex. hisid'yâfy, 3e pers. sg. pot. act.
Sri est de la Ie et de la 5e classe : sraya et sirinao.
Sru est de la 2e et de la 3e : srao et surunao.
Had fait had et hida Ie cl.; had est de la 2e. Ex. nishanhasti pour
nis'-a-hadti.
Dâ et t'râ semblent avoir un 2e radical assombri en dû, t'rû.


— 97 —
11. Les voyelles primitives sont parfois allongées sans raison ap-
parente. Ainsi yiip joindre, fait au participe passé yukita et yûk1 ta.
12. A médial des racines tombe souvent après un redoublement.
Ex. cakfsê, dadrê parfait moyen de kas, dar.
13. Kereht. Cette racine suivie d’un t perd le sien. Ex. kerehlu
3e pers. sing. impér. pour kerehttu ou plutôt kerehtatu, car le radical
kerenta se rencontre en plusieurs endroits. Voy. Y. LXX, 34. 37.
7


LIVRE III.
SECTION III. -- DES VERBES DÉRIVÉS.
1. Passif.
186. Le passif se forme au moyen du suffixe ya ajouté à la racine
et des flexions du moyen; les suffixes de classes sont supprimés.
Cette voix n’a de formes propres, qu’aux temps spéciaux. Aux
autres on emploie le moyen. Ex. açrudûm (aor.), vous fûtes entendus.
Le passif prend souvent aussi les flexions de l’actif. Parfois le
moyen seul a la valeur du passif. NicVayèintê peut être dans ce cas.
187. L’Avesta ne fournit que peu d’exemples du passif.
En voici quelques-uns :
Indic. présent lère pers. sing. sruyê (sru).
3e pers. sing. kiryèitê (kar).
mamyètê (man).
Indic. prés. 3e pers. plur. nid'ayèintê (?) (ni cVâ).
kiryèintê.
us zayèintê (zan, engendrer).
us zayanha.
us zayata ; sruyata.
us zayôit'ê.
snayanuha (sncî, laver).
(ni) clycîtâm (dâ).
zaycbntê.
b air y conté (bar).
VarecVyanuha et fravak'shyèitê ne sont pas des formes du passif;
pour la première il faut lire varecVayahuha; vak'sh a le radical en
ya (1). — Cevista est un imparfait moyen 3e pers. sing. avec un sens
indéfini (on a donné) ou 2e du pluriel de l’actif.
Imparfait 2e pers. sing.
3e pers. sing.
Imparfait 3e pers. duel
Impératif 2e pers. sing.
3e pers. sing.
Subjonctif 3e pers. plur.
(i) Ce pourrait être cependant la 3e personne du futur de fra vac.


— 99 —
La forme framiryèitê n’est point nn passif puisque mar mourir est
nécessairement intransitif; c’est un radical de la 4e classe. 11 faut lire
probablement mairyèitê. En tout cas mir forme une syllabe comme
le prouve le mètre au § 115 du Vendidâd III.
188. Le passif a une 3e pers. du sing. de l’aoriste en i comme en
sanscrit. Ex. erenâvi (R. ar, r, et nu 5e cl.). Jaini (jan, tuer). •
Vâci (vac, dire). Çrâvi (çru, entendre).
Le premier exemple erenâvi est pris par quelques zendistes pour un
imparfait. Mais erenao a probablement le radical développé erenav.
La racine prend le gouna ou la vriddhi. Mru lait mraoi p. mravi.
§ 2. Inchoatifs, Intensifs, etc.
189. L’Avesta a quelques formes de verbes dérivés; on y trouve
des inchoatifs, des intensifs et des désidératifs, des causatifs et des
dénominatifs. Voici quelques exemples :
190. I. La forme des inchoatifs est s (= cch scr.,- orig. scj. Ex. is
(= icch);jas (= gacch, fiaaxo); yâs (de yâ); ishas (deish). —S'kdv
saos'kyaîït> n’est pas inchoatif, pas plus que ces memes lettres dans
s'kiti = shiti, s'kâ = shâ, etc.
Ces derniers suivent la première classe.
II. Les intensifs se distinguent par le redoublement qui est sou-
vent allongé ou gouné, ou qui prend î quand la racine finit en ar.
Ex. Vôivîcl (1), de vid, râresh de rash blesser.
Titar de tar (tr) traverser.
Comme en sanscrit les racines en ar, an, am, se répètent parfois
complètement. Ex. carekere de kare, kere; ràrem de ram.
III. Les désidératifs redoublent la racine par la consonne initiale
et la voyelle î ou i, et prennent le suffixe caractéristique sa, qui de-
vient sha ou zha, selon les cas.
Ex. Ji (vaincre), = jîjish (enti) ; derez (tenir), = dîdaresh (ata).
Darej (tenir), = dîdereg'zh (ô); marée (tuer), = mimarek’sh.
Quelquefois le suffixe du désidératif s’applique sans redoublement.
(i) Dans vôivîdaité, de vid sans nasale (cp. vidienti, Yt. VI, 3). ou vôivi-
dâitê, subjonctif. Mais ce peut être le parfait. Voy. p. 81.


— 100
Ex. énak’s' de ânas, obtenir. On le trouve même à l’intérieur des
radicaux verbaux et nominaux. Ex. yaoik’sti de yaoik'li (yukti) uti-
lité. Zhnâ (jnâ, yvo) connaître, fait zîshncbhh.
IV. Les causatifs se forment en ajoutant le suffixe aya (10e cl.) à
la racine pure, allongée ou gounée ou même vriddhifiée.
Ex. vad, aller, vâcl'aya; var, protéger, vâraya; vid, savoir,
vaèd'ciya; çru, entendre, çrâvaya.
Les racines en u sont toujours vriddhifiées. Ex.shu (Ie cl.) shavaiti,
causatif : shâvayèiti.
Les doubles dérivations, c’est-à-dire les désidératifs d’intensifs ou
de causatifs, formes très naturelles en soi, ne sont pas représentées
certainement dans l’Avesta.
Quelques causatifs semblent formés par le simple allongement de
l’a de la racine. Ex. franâmaitê de nam; nâçmi (1) de naç; uzjâmôit?
de uz jam.
V. Les dénominatifs sont formés de substantifs ou d’adjectifs, prin-
cipalement au moyen des suffixes a, ya et aya.
Ex. Avâstrya, oisif (2); avâstryèitê, est oisif.
Haomanahh, bienveillant; haomanahhemnô, agissant avec bien-
veillance.
Nemahh, hommage, prière; nemanhant, rendant hommage, de-
mandant.
Vâsha, char; vâshayèinti, ils vont en char, ils conduisent un char.
N. B. L’absence de tout renseignement provenant d’auteurs éraniens
empêche de déterminer avec certitude la nature de certaines formes.
Il en est, en effet, qui peuvent s’expliquer de plusieurs manières.
Ex. cois imparfait ou aoriste de cish; claèdôis't, verbe primitif de la
3e cl. ou intensif, etc. Il en est de même de vôivîdâitê, aok’ta, etc.
(1) La vraie forme est peut-être nâçayâmi.
(2) Qui ne soigne pas les pâturages ou ne paît pas les bœufs.


LIVRE III.
SECTION IV. — DES FORMES MIXTES.
PARTICIPE, INFINITIF ET GÉRONDIF.
I. Participe.
191. L’Avesta a des participes qui se rapportent au présent, au
futur, au parfait et à l’aoriste.
192. Les participes présents appartiennent aux trois voix, active,
moyenne et passive. Les suffixes formatifs sont :
ACTIF. MOYEN.
PRÉSENT ET FUTUR. PRÉSÉNT. PASSIF ET FUTUR MOYEN.
ant, ent. amna, emna, lère conjug. (y) amna.
âna, ana 2e id.
193. Le participe présent se forme en ajoutant le suffixe caracté-
ristique au radical du temps; devant le suffixe, l’a final du radical
s’efface. A la quatrième classe et au passif, ya devient parfois i. Ex.
jaid'imnô etjaid'yamnô dejad', verezintem p. verezyaîïtem.
Le participe du futur, actif et moyen se forme de la même façon
ainsi que le participe de l’aoriste. Exemples :
ACTIF PRÉSENT
ant fat),
bar : bareïïfr.
berez : berezaîïfr.
his'ta : histehfy.
bû : bavant?,
vas : usant?,
verez (ya) : verezïhfy.
aoriste (id.).
dâ : danl?.
FUTUR (id.).
bû : bûshyanfc.
MOYEN PRÉSENT.
lère conj.
baremna.
vazetnna (vaz).
srayamtia (sri).
histemna.
verezimna (verez)
2e conj.
dat'âna (dad').
isâna (is).
PASSIF PRESENT.
bûd'yamna (bud)
uzyamna, vazy amna (vaz).
FUTUR.
uzdâhvyamna (uz dâ).
vars'kyamna ou
varshyamna (varez).
zàfiyamna (zan).


— 102 —
194. Le participe passé passif a deux formes ta et na (comme en
sanscrit).
A) Ta s’ajoute à la racine soit directement soit au moyen d’un i.
Dans la jonction directe les règles d’euphonie sont suivies; an final
devient a ou a, ou reste; va initial devient souvent u. La voyelle
finale s’allonge parfois.
B) Na s’ajoute directement à la racine et s’applique surtout aux
racines finissant en voyelles. Exemples :
kar kereta. jan jata. fabish fybis'ta.
pat paitita (1). zan zâta. druzh druk'ta.
pares pars ta. vam vanta. hvazh hvak'ta.
vac uk'ta. ahh asta. shu shûta.
vas lista (?). b ad basta. hu huta.
tap tafta. vihd vîsta. k fshi k'shaêna (?).
dâ data. per perena.
195. Ces participes se déclinent selon leur radical ; le féminin des
formes en aht est ehti, einti ou aiti, âiti. Ex. barenfr, baraiti ou
barenti; barezafy, barezaiti; bûshyant, bûshyèinti, bûshyâiti (part,
futur de bû).
196. Le participe futur passif a cinq formes : t'wa, t’ivya, tya, ya,
airya et peut-être anya, qui s’ajoutent à la racine. La racine est par-
fois renforcée.
Exemples : jàt'wa (jan), occidendus; kaitya (kan, aimer).
gât'wya (gâ), canendus.
upamitya (ma), qui doit être attendu.
frak's’tya (pares), interrogandus.
ishya (ish), désirable.
vairya (var), qui doit être cru ou choisi.
âmhairya, futurus (de ah),
merencanya (merenc) occidendus (?).
PARTICIPE DU PARFAIT.
197. Le participe du parfait prend le suffixe vâmh (vas, fûkJ, nom.
vâ), à la voix active et âna ou emna au moyen.
(i) Selon d’autres de paiti-ita.


— 103 —
Ces suffixes s’ajoutent au radical le plus mince du parlait.
Ex. : actif : dad'â, dacl’vcb.
bî, biwivco (p. bibîvcb).
van, vavanvco.
moyen : dar, dadarâna.
varez, vâverezâna.
vaz, vavazâna.
198. Le participe parfait en vcbhh n’a cette forme qu’aux cas forts,
aux cas moyens il a vafr ; aux cas faibles il a ush.
Ex : Sg. Nom.
Acc.
Gén.
Abl.
Plur. vîd'vcohhô?
vaonushâm (p. vavanushâm).
clad'vcb.
clad'vcbhhem.
clat'ushô.
dal'ushafc.
Le féminin fait ushi. Ex. pipyûshi (pipivœ) de pâ.
vît'ushi (vid'vâ)) de vid?
On trouve au superlatif : hanhanustema de han, mériter.
IL Infinitif et Gérondif.
199. ^4) L’infinitif n’est à proprement parler qu’un nom verbal et
se construit avec le même cas que ie verbe. Il en est de différentes
formes. Les principales sont :
1° Noms d’actions en ti, ahti au nominatif ou à l’instr. seul ou avec
pasca. Ex. spânas (ca) nikanti (de kan), l’enterrement des chiens.
2° Noms d’action en téê, tayê, datifs de noms en ti; apahhartéê
(rac. har, prendre) ; karshtayè (rac. karsh, labourer).
3° En ahhê (asê), ou ê (1); avahhê (av, protéger); isê (is, désirer);
sraoshânê (srush).
4° En d'yâi, dyâi, zdyâi (cp. aGai). C’est la forme qui a le plus le
caractère d’un vrai infinitif; dazdyâi (dad), srûidyâi (sru), verendyâi
(de verena), âfryèid'yâi de âfrî; bûzhdyâi de bû (2); srâvayèid'yâi de
srâvaya, eau s.
Le suffixe dyâi est quelquefois ajouté au radical en a. Ex. vaza-
(1) Datifs de noms en ah ou locatifs de noms en a, âna.
(2) Le z, zh, semble être adventice, mais peut correspondre au a. Comp.
sscr. dhyâi.


- 104 -
d'y ai de vaz. 1 ; diwzhaidyâi de diwzha, sorte de désidératif de diw
tromper. Cette forme se rapporte généralement au futur et exprime
parfois la nécessité. La forme dyâi est propre aux Gâthâs.
200. Le nom-infinitif s’emploie avec le verbe bù. Ex. vavénê baye,
je suis dans le frapper ; je frappe.
201. L’infinitif semble aussi se former du thème des temps géné-
raux. Ainsi vareshânê semble provenir de varesha thème du futur de
verez. De même hahhânê de han, mériter; vavénê(p. vavânê), semble
venir du parfait de han, van.
B) Le gérondif a le suffixe ya (instr. d’un thème en i) qui s’ajoute à
la racine : aibigairya (rac. gar, saisir) ; paitiricya (rie, laisser couler).
L’Avesta n’a de gérondif qu’aux verbes composés.
III. Formes composées ou périphrastiques.
202. L’Avesta contient aussi des formes verbales périphrastiques.
Elles sont composées d’un verbe et d’un participe ou d’un nom ver-
bal, tous deux placés avant le verbe. Parfois ce dernier est omis. Le
nom verbal est l’accusatif d’un nom féminin en ahti. Ex. subjonctif
du parfait ou conditionnel : sraèshyahtîm, âstârayèihtîm âmhâfr,
formés de âmhâfy 3e pers. du subj. de cbnha, parfait de ah, et des
noms verbaux, sraèshyahti, âstârayèihti, dérivés des participes pré-
sents des verbes srish, s’attacher à, et cîstâr, infecter. On trouve
aussi en quelques cas une forme en yàn, employée de même. Ex.
yaozhdayàn de yaozhclâ, purifier : yaozhdayân ahhen, ils seront pu-
rifiés.
Hémfrasta. Yç. XLVI, 3, sert de parfait et signifie : s’est concer-
tée avec. C’est peut-être un aoriste moy. 3e pers. sing.
Au Farg.V. 3, avi dim paitita (tombés sur lui), signifie : il est tombé
dessus (des morceaux de cadavre). Cet exemple prouve que les formes
en ta servent à former des temps composés et que ce ne sont pas
seulement des aoristes mais aussi des participes. Il doit en être ainsi
de vanta, collatéral à paitita, dans le même passage (vanta de vam,
vomir).


LIVRE IV.
DES PARTICULES ET DES MOTS INVARIABLES.
CHAPITRE I.
ADVERBES.
203. Les adverbes zends, comme ceux de toutes les langues arya-
ques, proviennent soit de noms, soit de racines pronominales, avec
ou sans adjonction de suffixes. Les adverbes de la première catégorie
ne sont souvent que des cas de noms inusités ou tombés en désué-
tude; l’accusatif neutre et l’instrumental du singulier des adjectifs
sont souvent employés comme adverbes. Bon nombre de prépositions
le sont également.
204. Les principaux adverbes d’origine pronominale sont :
I. Adverbes de manière.
aètad'a, ainsi.
aèva, id.
aèvat'a, id.
or, ainsi.
atfa, id.
anyad'a, autrement.
anyat'a, en outre, hormis.
avat'a, ainsi, pour cela.
avat'âfr, id.
âafy, or, mais.
dis', ainsi.
uiti, ainsi, certes.
it 'a, ainsi, de même.
i, zm, ainsi, certes.
uta, bien plus.
kaVa, kât'ê, comment?
kut'a id.
kudafa, en quelque manière que ce
soit.
gaf>, certes.
cû, comment.
cana, cit?, cina, enclitiques de
généralisation.
tu, nu, explétifs.
difc, précisément, même.
na, id. ou interrogatif.


— 106 -
II. Adverbes de temps.
puis, alors.
at'a, or.
ad'âfy, après.
apât’a, apâm, désormais.
ât’afy, alors, inde.
âd’a, id.
Wra, alors.
kat’a, kudâ, quand?
kudô, unquam.
cit’ana, est-ce que jamais?
nû, nûrâm, maintenant.
paskâfy, après, plus tard.
pascaèta, id.
mal?, mify, constamment.
môshu, vite.
hakafy, à la fois, ensemble.
hat’ra, id.
had’a, ensemble, toujours, sem-
blablement.
hamat’a, id.
III. Adverbes de lieu.
at’ra, là.
ad'âfy, de là.
anyad’a, ailleurs.
aora, en arrière (avara).
apàs, id.
avad’a, là.
avad’âfr, là, de là.
ahmya, là.
it’ra, là.
id'a, id’afy, id.
iyad’a, id.
îdad’a, ici.
ku, kut’ra, kudâ, ou?
kva (kava), id.
kudafy, d’où.
dîdad’a (?), là.
tad’a, là, ici.
para, parôifr, devant, en avant.
pârenlare, au delà.
frasha, froifr, id. en avant.
frô, frâs, id.
IV. Négation.
na, naêd’a, nôïfy, non, ne pas. md, non, ne prohibitif.
na, est aussi prohibitif.
205. Bon nombre de prépositions sont employées comme adverbes;
tantôt dans leur forme pure et simple, tantôt avec l’adjonction d’un
s'. Ex. paitis', aluns' ou des suffixes anc, sha.
Le premier se rapproche du sanscrit anc; le second du grec (îrpoŒcô, etc.). Anc se réduit à âsr ou à dzn(?). Ce dernier peut être un
accusatif. Ex. frâs, paras, de fra, para; frasha, apasha de fra, apa;
apâm, de apa.


— 107 —
206. Les trois adverbes a (an), hu et dus' méritent une mention
spéciale. Ce sont trois préfixes inséparables. A est la particule pri-
vative et négative (= a, air, a, àv ; a, in, un). Elle se joint aux
noms, aux participes. Ex. asâra sans tête (de sara tête), afrya non
ami (de frya ami), ajasta non prié. An s’emploie avant une voyelle.
Ex. anasha non saint. Hu bien et dush mal servent à qualifier l’objet
ou l’acte indiqué par le second terme composant. Ex. hukereta bien
fait, dushkereta mal fait, méfait; hujîti bonne vie, duzhdôit'ra mau-
vais œil. Hu est quelquefois allongé. Ex. huis'ti bon désir, hùkelirpa
de beau corps.
Notons enfin le préfixe inséparable as1, ash qui se joint aux
noms et en renforce la notion : Ex. ashaojahh, très fort, as’k'rat'ivahfc,
très intelligent; et les suffixes également inséparables gefy et da. Get?
sert à relever le mot auquel il est uni : parageip, tout en avant. Da
indique la direction, le terme d’un mouvement; vaèsmencla + otxovJe,
à la maison (de vaèsman, rac. vîs). Gefc pourrait être une forme par-
ticipiale de gam (?), ou formé de g a + t (ye).
207. Il serait superflu d’indiquer l’étymologie de ces adverbes.
On y reconnaîtra sans peine les radicaux pronominaux a, aèva, anya,
ava, i, u, di, ka, ku, ci, nu, ya, ma, ha, etc., etc. et les suffixes t?,
la, tar, tla, da, d'a, Vra, na, etc.; que l’on fait dériver des racines
tar, d'a, etc. (?). Parôifc, frôify sont formés de para, fra et ?'£.
ît, îm, sont des accusatifs sing. de i; dis, l’instrumental plur. de
a; ad dtp, avad'âfy, des ablatifs du singulier.
208. Quant à l’autre catégorie, elle est trop nombreuse pour qu’on
puisse en donner un tableau. Voici quelques exemples des différents
cas usités de la sorte.
Accusatif : dareg'em longtemps, maid'îm, au milieu; môshu (mox)
promptement, semble se rapporter à cette classe.
Instrumental : dashina, à droite, à l’orient (daxina, dexter). —
avavaitya, autant (avavaiti). K'raozhdyèhya est un instrumental d’ad-
jectif proprement dit, au comparatif féminin : k'raozhda (dur), comp.
fém. : k'raozhdyèhi.
Ablatif : dûrdfy, au loin {dura, lointain).
Locatif : maid'yôi, au milieu (maid'ya, médius), etc.


— 108 —
209. Quelques adverbes de la première catégorie sont aussi des
cas perdus d’adjectifs provenant de source pronominale. Ex. nûràm,
nurem, venant de nu; hakafy, acc. n. (de sac); paskàfy, abl. sing. id.
(de pas, comp. post). Pârentare est comp. dépara, tar.
CHAPITRE II.
PRÉPOSITIONS.
210, La langue de l’Avesta possède un assez grand nombre de
prépositions ou de mots à forme invariable, provenant de racines
nominales ou pronominales et exprimant un rapport entre deux êtres,
entre un acte et son objet direct ou indirect. Comme dans les autres
langues aryaques le cas du mot-objet sert à déterminer ces rapports
avec plus de précision. Cependant il arrive parfois que le cas em-
ployé n’est point celui qu’exigerait la nature du rapport indiqué; ou
que l’objet est indiqué indépendamment de la préposition qui est
alors plutôt un adverbe. Ex. upairi hamerenâfr : du dessus de la ba-
taille. Yt. XIII, 31. Upashak'tô a mananha, pourvu d’intelligence.—
Anu zafanô takahê, tout le long, hors de la bouche coulante.
211. Les principales de ces prépositions sont :
aipi, contre, sur, pendant (accusatif et locatif).
aiwi, sur, au dessus de, pour, à cause de (acc., loc.).
antare, entre, à l’intérieur de (accusatif et locatif).
ad'airi, en dessous (accusatif).
ana, vers, sur, le long de (accusatif).
anu, vers, le long de, selon (accusatif).
ava, proprement adverbe, marque, mouvement d’éloignement;
l’acc. qui l’accompagne indique le terme ad quem de ce mouvement.
avi, vers, contre (accusatif, datif et génitif); — de, depuis (abl.);
dans, sur (loc.).


— 109 —
â, vers, contre, jusqu’à (accus, abl.); — pour (dat.); — à cause de
(gén.); — à (loc.).
ai, âiti, vers, jusqu’à (acc.) ; — sens douteux.
upa, vers, contre, jusqu’à, sur (accusatif et locatif).
upairi, sur, au dessus de (accusatif); avec l’instrumental et l’abla-
tif : au dessus de, plus élevé que.
tard, à travers, contre, pendant, d’un bout à l’autre (accusatif).
paiti, vers, contre, touchant, sur (acc. et loc.) ; du haut de (abl. et
gén.); à cause de, avec, malgré (abl.); pour, dans le but de, en
échange de, à cause de, contre (génitif); le long de (instr.) ; dans
zemâ paiti, sur la terre.
pairi, autour de (acc.); de devant de (abl.).
para, avant (acc., gén.,Jnstr., abl.); devant, contre (avec pâ);
loin de, à cause de (abl.).
parô, devant, de devant de, à cause de, en échange de (abl.);
avant, en dehors de, excepté (génitif).
pasca, derrière, après (acc., abl., gén ). Avec l’instrumental pasca
indique que ce qui a précédé est en même temps cause ou moyen.
pascaèta, id. (acc. gén.).
pasnê, derrière (génitif et accusatif).
ma$, avec (instrumental et ablatif, et peut-être génitif).
haca, de, hors de, à partir de, à cause de (ablatif, génitif et instr.) ;
ahmât? haca, à cause de cela; anaperet'a haca s'kyaol’na, à cause
d’un fait inexpiable; en faveur de (accusatif).
hat’ra, hacVa, avec (instrumental et ablatif); had'a se construit
aussi avec le génitif.
212. On retrouvera facilement les correspondants sanscrits, grecs
et latins de ces prépositions : antara, inter; api, eni, abhi; anu, âvà;
apa, arco, ab ; â; upa, ûrco; upairi, mrep ; trans; norl; pari, rapt;
para, pro; mil; ex (?); saca; sat’ra, etc. — pasnê est un locatif.
213. On pourrait retrouver dans ces mots les racines tar, par,
traverser; pat, aller vers; hac, sac, suivre; up, vap, jeter (?); a, na,
sa, pronoms. I final semble être le démonstratif que l’on voit dans
ooroo-t; cependant t est long (Pour en faire un suffixe de locatif, il
faut admettre des noms tels que pat, par, upar, etc.). Mais tout cela
est pure conjecture.


— 110 —
214. Quelques tournures semblent admises à tort. Ainsi dans haca
gâtvô zaranyôkeretô (du trône d’or), gâtvô est à l’ablatif, zaranyôke-
retô est sans forme propre; il n’y a pas là de locatif (Vd. XIX, 102).
215. Certaines prépositions peuvent se’ placer aussi après leur
complément ou entre celui-ci et le mot qui en détermine la compré-
hension. Ashcit? haca, en raison de la sainteté; cvantem pascaèla
zrvânem, après combien de temps. Vd. VII, 5.
Certains mots tels que aiti (= ati), us (ut), fra (pra), ne sont
qu’adverbes et préfixes, de même a, hu, dush, etc. Voy. p. 97.
A devient parfois e devant vî, ver. Ex. evîd’vœ ignorant.
Le déterminatif indéfini anya, autre, au masc. sing. s’emploie avec
l’ablatif pour signifier hormis, autre que, à tous les cas. Ex. kahmâi...
anyô mat? yat? Zarat’ustrâi, à qui autre que moi, Z. Vd. II, 3.
Antarâfr naêmât? (de la région intérieure) s’emploie adverbialement
avec l’acc. dans le sens de : pendant la durée de. Ex. antarât? naèmât?
nava k’shaparem, en déans un terme de neuf nuits. Vd. V. 133. Sou-
vent aussi indépendamment du terme de lieu. Vd. V. 130.
CHAPITRE III.
CONJONCTIONS.
216. Les conjonctions sont aussi des dérivés pronominaux simples
ou composés. Les principales sont :
Ca, et, que, zat, ?è.
Nava (navâ; neve), et ne pas.
Navât?-(na-va-a$), id.
Nava... nôit? ou nôit?... nôit?, ni... ni.
Zî, donc (hi); annonce une conséquence.
Vâ, ou, ve.


— 111 —
Mcî, mâd'a, afin que... ne pas (ne, py, ma).
Môifr (ma, it?). id.
217. Et les dérivés de pronoms principalement de y a :
Yat'a, yat'ana, lorsque, de même que, afin que.
Yat'ra, où.
Yad'a, yad'ôify, lorsque (yad'a, ït?).
Yahmya, où (loc.).
Yèzi, yèd'i, si (ya, zi; QèJ.
Nôi$, ma et leurs dérivés sont aussi adverbes.
Nôi$, môit?, naèd'a et autres de même forme, sont formés de na,
ma et i$, id'a comme le sanscrit nêt de na, it.
CHAPITRE IV.
INTERJECTIONS.
218. Les principales sont
ai, ah, ha!
inja, allons! hé!
tinja, allons! vite!
bê, ah ! hélas !
vôya, malheur!
hâ, ha ! allons !
Vôya, peut être âvôya, se construit avec le datif. Ex. â vôya me,
væmihi! Yt. III, 14.


LIVRE V.
RÈGLES GÉNÉRALES DE SYNTAXE.
CHAPITRE I.
DES GENRES.
Pour désigner le sexe des humains et des animaux, l’avestique
tantôt a des mots différents, tantôt emploie le même mot avec un
changement de genre et de déclinaison. Exemples :
a) Nar homme, vir, — nâiri, nâirika, femme; yuvan, jeune homme;
kainê, carâitika, jeune fille.
Çvan, chien; gad'wa, chienne; maèsha, m. bélier; maèshi, f.
brebis.
b) Paiti m. chef; paiti f. épouse de chef; l’avestique dit alors :
paiti nâirika la femme chef; nyâka m., f., grand-père et grand’mère
Aspa m., cheval mâle, aspa f., jument; gâus’ m. f., bœuf et vache;
maèsha m. f., bélier, brebis.
De çûni m. f., chien et chienne, le genre est distingué par les mots
stri, femme, femelle et nairya mâle. Pour d’autres mots on trouve
daènu et varshni (même sens).
Les noms des Dieux et des Dévas sont en majeure partie du mas-
culin, c’est-à-dire que la plupart des génies sont mâles. Ne sont fé-
minins que le génie de la terre Çpenta Armaiti et quelques person-
nifications, spécialement de vertus ou de vices ; Ashi, la sainteté, la
bénédiction; Parendi, la richesse; Ars’tâfy, Eret'é, la justice; Rasa-
stât?, la droiture et Fravashi.
H Les noms abstraits des vices sont généralement du féminin Ex.
daiwi, tromperie; driwi, pauvreté, mendicité; daoit'ri, fourberie.


113 —
Mais les génies qui les personnifient sont mâles, ce sont des dévas
et non des dévis. Ex. Drhvis’ daèvô, Daiwis daèvô, la Misère, la Four-
berie. Les drujes sont femelles mais leur chef,leDruje principal est mâle.
Hvare, le soleil, est du neutre; les noms des astres et de la lune
sont du masculin. Ex. mâmha, la lune; Tistrya, Variant, Çata-
vaèça (pleïades?), Haptôirihga, la grande ourse.
Les noms communs des animaux sont généralement du masculin,
même ceux qui ont le suffixe i. Ex. maoiri, fourmi; azhi, serpent.
Mak'shi, mouche, est féminin.
Les mots désignant la terre et l’eau sont du féminin (zcb, dp).
Ceux qui désignent le vent (vâla), l’air (vayu, vaya), le feu (âtar),
le ciel (asman), la pierre (asan), sont du masculin ainsi que le temps
(zrvan), et les noms des divisions du temps : Gahanbars, ratus du
jour, etc.
Les noms des localités terrestres, villes, montagnes, eaux et fleu-
ves, sont en général du masculin. Ceux terminés en voyelle, primi-
tivement longue, en t'ri, aiti (fém. de lar, at) sont du féminin. Ex
Urva, Ayasa, Dâitya, Bâk'd'i (pour Bâk't'ri), Harahvaiti. Vis, danhu
et probablement zantu sont féminins.
11 est un grand nombre de mots, désignant des êtres inanimés,
dont le genre ne peut être déterminé parce qu’ils ne se rencontrent
dans l’Avesta qu'à des cas dont les formes sont communes à deux
ou même aux trois genres.
220. En général les mots désignant un acte ou un agent sont du
masculin, les termes abstraits sont du lémimin et les noms d’instru-
ment, de moyen sont du neutre.
Sont neutres, les noms de la nature indiquée, terminant en ahh,
ana, Vra, t'wa, man, ta (part, pas.), is; tous ceux en ân, are.
Ex. manahh esprit, vacahh parole; scinbana poutre, aiwiyœhhana
ceinture, nmâna demeure, urut'wân, urut'ware moyen de dévelop-
pement, intestin, hvare soleil et hvéhg id. (p. hvân), zâvare force, etc.
K'shat'rapuissance, veret'ra défense; zât'wa naissance; nâman nom,
caèshman œil, etc., uk'ta parole, snait'is arme, coup, IVarel'a ali-
ment.
Sont féminins : les termes abstraits, principalement ceux en i, ti,
Vi, tâfa ; ceux en t'ri, d'ri.
8


— 114 —
Ex. huanhvi bien-être, tevîshi puissance, kereti manière d’agir,
hâmstâiti résistance, haurvatâfy incolumité, rasâstâfy droiture; t'ivya
crainte, dîva tromperie, maya magie; îsh, désir, richesse; daoWri
tromperie, dvaèt'a incrédulité ou inimitié; ishud terme du désir, etc.
Sont masculins : les noms d’agents en a, ar, tar, an, man, etc.,
ceux désignant un acte comme se posant, un être en activité et la
plupart de ceux qui ne rentrent pas dans une des catégories propres
aux autres genres.
La grande majorité des noms en a sont de ce genre.
Ex. sraosha l’acte d’écouter, d’obéir ; draog'a le mensonge ; frashna
l’interrogation; k'ratu l’intelligence; gâma pas.
Il en est enfin une foule pour lesquels on ne peut établir une règle
fixe et dont on ne peut même, comme il a été dit, déterminer le
genre. Ex. aka clou, akana arme (?) dont on n’a que l’instrumental
aka, akana.
CHAPITRE II.
EMPLOI DES CAS.
§ 1. De l’emploi ordinaire des cas.
221. Nominatif. L’emploi régulier du nominatif ne demande point
d’explication; l’Avesta semble parfois l’employer comme cas absolu,
mais il est difficile de distinguer de cet usage, les cas où l’altération
de la langue ou la négligence des rédacteurs a introduit le nominatif
au lieu des cas normaux. Voy. § 232.
222. Vocatif. Ce cas est parfois remplacé par le nominatif. On le
trouve quelquefois employé là où le sujet parle de lui-même.
Ex. Né Mazda Ashâica (Y. XXIX, 8). — Mahyâ Mazda Ashâica,
(Y. XXXII), 9. à nous, pour moi,.Voda et Asha. Ahura (etc.) nâma
ahmi, je m’appelle Ahura (Yt. I, 14).


— 115-
223. Accusatif. L’accusatif sert à désigner 1° l’objet direct de l’acte,
immédiat ou médiat (dans les causa tifs).
Ex. dad'àm asô, j’ai créé le lieu (F. ï, 2). — frafrâvayâmi âpem,
je fais couler l’eau (Vd. V, 33).
Il en est du zend comme des autres langues; certains verbes sont
considérés comme susceptibles d’avoir un objet direct alors que les
verbes correspondants d’autres idiomes ne se construisent qu’avec un
complément dit indirect. Ex. man, penser; ashon mainïmna, pen-
sant à la sainteté (F. VII, 183). Les dérivés verbaux participes, gé-
rondifs, etc. et même les noms verbaux se construisent avec l’accu-
satif de l’objet de l’acte. Ex. veret'remja qui abat la défense; aiwiniti
spânem par l’introduction du chien (Vd. VIII, 43). Zâm yaozhclât'rem
purification de la terre (Yt. VI, 2).
2° A exprimer directement ou non, seul ou avec une préposition,
le terme d’un mouvement. Ex. vaèmem paid'yèiti, il tombe dans une
fosse. Le premier cas se produit surtout lorsque le verbe a un préfixe
indiquant une direction ; le préfixe agit comme s’il était séparé :
maèt'anem âcaraiti, il va à la demeure (1).
Unis à un préfixe, certains verbes intransitifs deviennent transitifs
et gouvernent l’accusatif. Ex. ter es, trembler; frateres, redouter
(transitif)?; aiwycbnhanem aiwycbnh, ceindre la ceinture.
3° A exprimer la désignation de la durée, de l’étendue, de la me-
sure (2), du prix et de la valeur. Ex. t'ris mcbhhô (Vd. VII, 33), pen-
dant trois mois; bitim k'shapanem (Yt. XXII, 4), la deuxième nuit;
t'risatagâim à une distance de trente pas (Vd. III, 17) ; staorem arejô,
de la valeur d’une bête de trait (Vd. VII, 10G).
4° A déterminer sous quel rapport une qualité est applicable à un
objet. Ex. cû asti maso, comment est-il quant à la grandeur? (F.V.68);
avavaiti çrayô, égale quant à la beauté. — Dans cette catégorie ren-
trent les accusatifs déterminatifs semblables aux accusatifs grecs dans
(1) Le terme conçu comme objet de la volonté s’exprime principalement
par le datif. Voy. § 225.
(2) Le locatif sert aussi à la désignation du temps et de l’espace ; mais ce
cas désigne simplement le moment, le lieu, sans idée de prolongation, de
mesure, de mouvement. Le génitif indique en principe une partie de la durée
ou de l’étendue.


— 116 —
rcûyofxa, dans àxzjv èyivovTo (Iliade), etc. Ex. upastdm henti (Yt. XIII,
12), ils sont à secours. Ahura nâma ahmi, je suis Ahura de nom
(Yt. I, 14).
Les adjectifs et participes s’emploient ainsi à l’accusatif masculin
pour exprimer la manière. Ex. jum, vivant, en vie (Yt. V, 63); clrûm
sain et sauf (Id. 63); tacintem en courant (Vd. VI, 34).
Un double accusatif se rencontre après les verbes qui signifient
dire, enseigner, rendre, changer en (kar, dad'a), regarder comme,
appeler, donner. (Ex. hîm data t'wak'shô (Y. XXIX), donnez lui un
soin empressé), etc.; et lorsque le complément ne fait que répéter
l’idée contenue dans le verbe. Ex. narem hvarem jan, frapper un
homme d’un coup (Vd. IV. 83). On dit aussi : gerezàm gerez, émet-
tre une plainte, etc. (Yt. XVII, 16).
224. Génitif. 1° Le génitif sert a préciser la notion indiquée par
un nom et cela en déterminant le tout ou l’ensemble dont un objet
fait partie, son possesseur ; celui à qui il convient, la matière dont
il est fait ; le sens dans lequel une mesure est prise, l’objet sur lequel
un agent désigné par un nom verbal exerce son action. Dans la plu-
part des cas il équivaut à un qualificatif.
Ex. karana zemô, les deux extrémités de la terre; Mit'rahê manô
l’esprit de Mithra; yasnô Yazatanâm, le culte des Yazatas, celui qui
leur convient; janta azhôis, le meurtrier (le tueur) du serpent (Vd. I,
69); zemô shâistem, le plus réjouisseur de la terre (Vd. III, 3);
ayahhô kehrpa, au corps d’airain (Yt. X, 96); dva erezu nismahê,
deux doigts de profondeur (Vd. IX, 13).
Comme déterminatif général il peut servir de complément au pas-
sif. Ex moi vîsiô, trouvé par moi ; moi cependant peut être au datif.
2° Le génitif avec un verbe exprime aussi la possession, la pro-
priété. Comme indiquant celui à qui une chose appartient, il en vient
à désigner tout être à l’égard duquel une qualité existe, un acte se
produit. Ex. hankarayèmi fravashinâm, j’accomplis en l’honneur des
Fravashis; ahhê stuyê,\e loue pour cela. Ici il s’échange avec le datif.
Ex. mahyâ, Ashâica, pour moi et Àsha (Mahya, peut être le datif).
3° Il devient aussi expression du but, il indique pour qui une
chose se fait, à qui elle se donne ou s’apporte. Ex. âl’rô aèsmân


— 117 —
baraiti, il apporte du bois au feu, pour le feu (Vd. V. 9) (1).
4° On trouve fréquemment dans l’Àvesta le génitif partitif employé
pour indiquer le sujet ou le complément direct; et quelquefois même
le complément indirect; c’est-à-dire qutil fonctionne comme nomina-
tif, comme accusatif et comme l’un ou l’autre des cas indirects.
Pat1 dm zrvodâtanâm jasaiti, il arrive aux chemins créés par (ou
dans) le temps (Vd. XIX, 95); gairinâm âsnaoitl Mit'rem (Ibid. 92).
Comme partitif il s’emploie après les déterminatifs de quantité et
les superlatifs. Ex. cvafy âpô, combien d’eau (Vd. VI, 65); hàtdm
vahista, la meilleure de celles qui existent (Y. XLI1I, 10).
11 désigne une portion d’un temps déterminé : ât'ritim hamahê
aydn, trois fois chaque jour (Y. LV, 12. 3); k'shapô, pendant la
nuit (Vd. XIX, 91); et la répétition : hamaycb k'shapanô, chaque
nuit (Yt. VIII, 54).
5° Le génitif dans l’Avesta se substitue parfois aux autres cas
obliques. Le plus fréquemment c’est l’ablatif qu’il tend à remplacer,
surtout dans les radicaux non terminés par a. Ex. vahistâfy mananhô,
de l’esprit parfait. Zarat’ustra mananhô pairivaènâfr (Vd. XIX, 10).
Zarathustra vit par l’esprit ou en esprit (instr. ou loc.); ahhcb zemô,
dans, sur cette terre (loc.); hvahê gayèhê, avec ton corps (Y. IX, 4);
hâvôya bâzvô (Vd. III, 84), du bras gauche (instr.), upa aètem nmâ-
nem baocl'aydn urvâsnyco (abl. inst.), qu’ils parfument cette maison
avec (par) Yurvâsni (Vd. VIII, 7).
6° On trouve des génitifs absolus, comme en grec. Ex. amainim-
nahê manahhô, l’esprit ne faisant pas attention (Yt. X, 109).
Quelques verbes signifiant avoir part à, commander à, entendre,
penser, prennent souvent le génitif comme ruy/àvetv, àp^etv, àxoûsiv.
Ex. sraotâ moi, écoutez-moi (Y. XXXIII, 11). — K'shayèhi âk'tôis,
anâk'tôis’ca, tu régis la paix et le trouble (Yt. X, 29).
225. Datif. Le datif sert à indiquer 1° le terme physique ou moral
d’un acte, généralement exercé sur un objet direct; le but à attein-
dre ; le terme, le but d’une existence.
Il s’emploie avec les verbes qui ont un sens analogue à : donner à
(i) Au Yt. XVII, 21, le mètre indique qu’il faut lire upa mê srayanhva
vâshé (loc.) et non vâshahê (gén.), viens sur mon char.


— 118 —
quelqu’un; transmettre un objet; dire, annoncer, avoir telle disposi-
tion à l’égard de. Ex. mraofy Zarat'ustrâi, il dit à Zoroastre (Vd. 1,1) ;
personne ne désire une descendance mahrkâi, pour la mort, pour
qu’elle meure (Y. LXIV, 48) ; nemô Iiaomâi, hommage à Haoma
(Y. IX, 9); zaota Ahiirdi (Yt. X, 89), sacrificateur pour (le culte d’)
Aliura. Ahmdi k'shnûtô, satisfait de celui-ci (Vd. XVIII, 87). Mil'rô
nôjamyâfr rafna-hhê, que Mithra vienne pour notre satisfaction (Yt.
X, 8). La plupart des datifs-infinitifs rentrent dans celte catégorie
du terme-but.
2° La propriété, l’appartenance (ici il s’échange avec le génitif).
Tat? asti (qaret'em) jahikaijcù. C’est là la nourriture propre à une
courtisane (Yt. XXII, 36).
3° Le datif en tant qu’expression du terme ou du but s’emploie
parfois comme complément d’un verbe de mouvement; le passage
d’une de ces idées à l’autre étant très facile. Ex. tafy ahmdi jaçafr
âyaptem (Yt. IX, 12), ce don lui advint. Yêzi hàm tafnô jasafy avi
tanuyê, si une fièvre se jette sur son corps (Vd. Vil, 172). Combattre
contre, se construit avec le datif : yûd'yèitê daèvaèibyô (Y. LV1, VII).
4° On trouve aussi le datif pour exprimer le complément d’un
passif : hêvars'ta fait à lui, pour : par lui (ahmafr) (Vd. VIII, 138).
226. L'ablatif désigne le point de départ physique et figuré, l’ori-
gine, la cause, la matière, le point d’où se compte la distance et la
différence ou comparaison. Le mot à l’ablatif est souvent accompagné
d’une préposition, haca, apa, etc.
Zemâfr uk'shyèiti, il croît de terre (Y. X, 13).
T'risatayâim haca ât'rafy, à trente pas du feu (Vd. XVII, 12).
Ahmâô mazyô, plus grand que cela (Y. LXIV, 86).
a avec l’ablatif indique parfois le terme. Ex. â zangaèibyô (Vd. VI,
89), jusqu’aux jambes. Vîspem â ahmâfy, tout jusqu’à ce (que).
227. Instrumental. L’instrumental sert à désigner 1° l’objet uni à
un autre, soit comme complément d’un verbe ou d’un nom verbal,
soit indépendant. Ex. yûk'la vâsha, attelé au char (Yt. X, 136); Ashâ
hazaosha, ayant un bon plaisir commun avec Asha (Y. XXVIII, 8).
2° L’instrument, le moyen qui sert à accomplir un acte, et l’agent,
le motif, la qualité qui rend un être ce qu’on le dit; la notion res-
treignant l’extension d’une autre. Ex. zaya van, frapper d’une arme


— 119 —
(Vd. XIX, 28); âyèsê yès’ti, j’honore au moyen du sacrifice (Y. II, 1);
ahê raya, à cause de son éclat (Y. LV, I, S); kehrpa sraèsta, la plus
belle de corps, selon le corps, par le corps (Yt. V, 34).
3° En quelques cas très-rares il sert au déterminatif de manière
ou de mesure. Ex. aèva t'rishva masycb, d’un tiers plus grand (Vd.
II, 3).
L’instrumental s’emploie aussi quelquefois là où l’on attendrait le
locatif; lorsqu’il s’agit d’un mouvement prolongé le long d’un objet.
On emploie ainsi surtout l’instrumental de pat', chemin; et de zem,
terre; ce dernier avecpaiti (Y. IX, 67; Vd. VIII, 38).
L’instrumental remplace parfois l’ablatif avec haca, para et autres
prépositions. Ex. haca zantu; haca clanhu; haca garônmâna, hors
du garônman (Vd. X, II; Yt. XIX, 44).
228. Locatif. Le locatif sert à localiser l’état ou Pacte en indiquant
soit l’endroit où se trouve ou agit le sujet, qu’il soit dedans, près ou
sur; soit les êtres au milieu desquels il se tient; parfois même aussi
l’endroit où se dépose l’objet, où le sujet doit venir s’établir. Ex.
zemê niclat', déposer à terre (Vd. VII, 124); nmânêjam, venir dans
une demeure (Yt. XIII, 107); ameretâitî ashaonô urvâ aèshô, l’âme
du juste tend vers l’immortalité (Y. XLIV, 7) (litt. le désir de l’âme
est vers).
Il s’emploie aussi pour la détermination du temps. Ex. asni, le
jour (Vd. IV, 3); zayènê, en hiver (Y. XVII, 33).
229. Les cas employés avec les prépositions ont été indiqués aux
§§ 210, ss.; il n’y a pas lieu d’y revenir dans un résumé de ce genre.
Il est seulement à remarquer que l’emploi des cas est souvent déter-
miné par l’idée exprimée par le verbe plutôt que par la préposition.
Par ex. dans la phraseyûid'yèitihad1 a daèvaèbyô (Y. LV, VII), il com-
bat avec les Dévas ; le datif dépend de l’idée de combat, lutte contre,
plutôt que de l’unité d’action; hacl'a, avec, régirait l’instrumental.
§ 2. Anomalies dans l’emploi des cas.
230. Comme dans la forme des mots, la langue de l’Avesta témoi-
gne, dans l’emploi des cas, de beaucoup de variation et d’altération
de langage. Il est difficile de déterminer l’étendue de ces altérations


— 120 —
et déviations; elle dépend souvent de l’interprétation que l’on adopte;
d’ailleurs, pour être faite avec exactitude, elle demanderait la con-
naissance de l’état primitif de l’Avesta et de ses manuscrits.
Il faudrait enfin pour éviter toute erreur, savoir parfaitement ce
qui était usage, idiotisme de la langue et ce qui provient de la cor-
ruption du langage ou des fautes des copistes.
231. Certaines tournures qui paraissent bizarres et fautives sont
interprétées par quelques zendistes comme des produits de l’usage
réglé. Il est cependant incontestable, qu’en une foule de passages, les
cas sont employés tout-à-fait abusivement et que les auteurs de cer-
tains chapitres ne distinguent pas très nettement la valeur des cas et
les emploient l’un pour l’autre. 11 suffît, pour faire preuve, de citer le
§10 du Fargard V où il est dit : avi dim aiwi raocayèiti ât'rô ahurahê
mazdéb put’rem, il l’allume au feu, fils d’Ahura Mazda. On voit là un
accusatif pul'rem apposé à un génitif-ablatif ât'rô. Voyez aussi Vd.
XIII, 49, cité plus loin.
Peut-être ici cependant, comme en maints autres cas, la faute en
est-elle à un interpolateur qui a ajouté put'rem parce qu’il l’avait
trouvé ailleurs dans la même expression et qu’il n’a point noté la
différence des tournures. Ces interpolations maladroites sont, ce nous
semble, assez nombreuses.
Il est nécessaire en outre de tenir compte du fait indiqué au § 261.
232. En dehors de ces cas les principales irrégularités que l’on
rencontre dans l’emploi des formes flexionnelles sont :
1° La différence entre le nominatif et l’accusatif semble s’effacer en
certains chapitres et les deux cas y paraissent parfois employés l’un
pour l'autre. Le sujet se trouve à l’accusatif, l’objet au nominatif (1) ;
et l’objet est mis parfois alors en tête de la phrase (2). Comp. § 232.
(1) Ces faits se présentent déjà dans les inscriptions achéménides. Ex.
Bh. III, 13. Frûisham Dâdarshis nâma pârsa manâ bandaka, Bâk'traiyâ
k l 2shatrapâvâ « J’envoyai un persan du nom de Dâdarshis mon sujet, satrape
de Bactriane ». Peut-être y a-t-il là influence de l’assyrien.
(2) Il se peut que ces constructions soient régulières et que le complément
d’un verbe ou d’un nom puisse être ainsi mis en tête de la phrase et au no-
minatif, la pensée rétablissant les rapports. Il ne s’agit que s’entendre sur
les mots. Qu’un tel abus de langage ait pu être d’usage, c’est possible et c’est


— 121 —
Ex. katàrô paurvô (obj.) âmayâmtê (Vd.III,95),qui des deux le premier
traiteront-ils? Franasus narem (sujet) bavaiti (Vd. IX, 119). L’accu-
satif neutre employé adverbialement est remplacé par le nominatif
masculin. Voy. nitemô § 230.
2° De plusieurs sujets et de plusieurs compléments se rappor-
tant à un même verbe, les uns sont à un cas, les autres à un autre.
L’accusatif employé correctement une première fois est remplacé
par le nominatif. Ceci s’applique même à tous les cas (1).
Ex. mereg'em (un oiseau) est sujet de vazaiti au § 1 du Fargard V
et plus loin le § 8 a, pour le même nominatif, hô mereg'ô,cet, oiseau.
Au Fargard VII, 134, les accusatifs stréus et mcvhhem sont suivis
dans le même sujet de azem yô afrurô. De même au Farg. VIII, 40,
les génitifs partitifs pasvcim etc. sont opposés à âtarem A.M. put 'rem.
Au Farg.V, 140, on lit : ahmi nmânê yafy mazclayasnô où un adjectif
au nom. masc. sing. se rapporte à un neutre au locatif. Comparez
encore Yesht X, 126. Au Fargard II, 38 à fratemem succèdent avec
la même valeur mad'emô, nitemô. Au même Fargard § 2 on trouve
kahmâi paoiryô, pour paoiryâi.
Cependant il est certaines constructions qui trompent par l’ap-
parence et qui ont fait croire à des irrégularités là où tout était
en ordre. Ainsi au Yaç. IX, 29, yô dépend de ahê et n’est le complé-
ment direct d’aucun verbe. Il faut construire géurvaya pâcVavê hê yô
asti, etc. Au Yaç. XXXV, 8, cashmaini est un locatif et non un instru-
mental combatif : cashmaini héhgrabem, je t’ai embrassé dans mon
regard. — Ahmya (Y. II, 1), est proprement un locatif. Comparez
ahmya nmânê (Vd. XIII, 22).
Au Vendidâd V, 8, hô mereg'ô est le sujet de upâify sousentendu et
qui se trouve inclus dans upa aèiti; c’est une construction prégnante
comme il s’en rencontre si souvent en grec.
3° Le nominatif remplace la plupart des autres cas. Ex. (gén.)
même précisément ce que nous affirmons ; la langue était corrompue au point
que de pareils usages étaient admis et ne doivent pas être attribués à l’igno-
rance d’un individu. Comparer la note précédente relative au vieux persan.
(î) L’accusatif employé pour désigner l’instrument, le moyen paraît être
un fait assez rare et abusif. Ex. ayahhaènem vâ, srûmvâ? Avec un vase de
fer ou de plomb? Vd. IX, 40 et XVI, 14. Voir le lexique s. V° mereg!em.


— 122 —
yaozhdâtiryô ashava baod'em, l’odeur du fidèle qui se purifie (Vd.
XIX, 108) (instrumental) ciètê mazdayasna panta vîcinaèta : qu’un
chemin soit frayé par ces Mazdéens (XVI, 2) (1).
Il remplace aussi le vocatif, mais ce fait se présente dans plusieurs
langues indo-européennes.
4° Le vocatif semble mis pour l’accusatif au Vend. XIX, 2, mereîï-
cahuha ashâum Zarat’ustra tue le pur Zoroastre. Ashâum remplace
peut-être aussi ashavanem ; de là, la confusion.
8° Le génitif partitif s’emploie comme sujet et comme complément.
Ex. Vd. VIII, 40, nôify tâ) pat'cb frayân pasvâm,... nôifr narâm, nôil?
nâirinâm, etc., ne passent pas par ces chemins ni des troupeaux, ni
des hommes, ni des femmes, etc. Il s’emploie aussi dans la désignation
des objets déterminés par un nom de nombre cardinal. Ex. hazanrem
vîrâm, mille hommes.
6° Le génitif et l’ablatif tendent à se confondre. Ex. frashôkeretôify
vahuhycb, jusqu’à la bonne restauration (Yt. XIII, 88). Il en est de
même du datif et du génitif. Ex. azhôis' dahâkâi du serpent Dahâka
(Vend. I, 69). Zarat'vstrahê ât'aurunê (Yesht XIII, 88).
7° L’instrumental du singulier fonctionne aussi comme expression
du but, du terme. Ex. Vend. XII, 2. « Ces demeures sont pures. »
yâiti ameshanâm, pour la venue des A.(Cp. ibid. 29,80). L’instrumental
du pluriel s’emploie quelquefois avec la valeur d’un datif ou d’un
ablatif. Ex. daènâbis abyasca; vâtâis', dvânmaibyasca (Y. LU, 8.
Y. XLIII, 4). Le datif remplace ainsi l’instrumental et même le
génitif. L’ablatif remplace parfois le génitif et s’échange avec lui. II
sert même à désigner le terme d’un mouvement. Ex. dûrâfc haca
nmânâfy yantu, qu’ils aillent loin de la maison (Yaç. LVI, VI, 4. Cp.
Vd. VIII, 248); ou le lieu d’un acte (Yt. XXII, 2). Asnê vag'd'anâfc,
près de la tête.
L’instrumental du pluriel en dis' remplace souvent l’accusatif et
même le nominatif du pluriel. Ex. (Vd. II, 86), mashyâis (ca) paiti
nid'âtem, infligé aux hommes (Yt. XXII, 9). Sraycb yat’a daman
sraèstâis, plus belle que les créatures les plus belles. Vîspâis’ ayân
(i) Au premier cas on voit déjà l’usage adopté en pehlevi, le génitif expri-
mé par la place des mots sans forme de flexion propre. Au second, panta peut-
être l’objet et vîcinaèta un singulier collectif.


— 123 —
(Y. LVI, VII, 8), tous les jours. L’instrumental azdébîs' (de astan)‘!
sert aussi de la même façon.
233. Souvent un cas est mis pour un autre parce que l’auteur, le
rédacteur ou le copiste de ce passage s’est laissé entraîner à faire
suivre deux formes de même consonnance sans égard aux règles.
Ainsi l’on trouve vîsê au lieu de vîsi (le datif pour le locatif) parce
que le mot précédent nmânê a le locatif en ê comme les radicaux en
a (Y. IX, 86). Le contraire a lieu au Vd. XIII, 26 : sûnêpasus’haurvê
(p. haurvâi), au chien gardien de troupeaux.
234. Quelques formes échappent à l’analyse. Ainsi ahmya (zaot'rê)
est employé comme un instrumental au Yaçna II, 1, tandis qu’au
Vd. XIII, 22, ahmya (nmânê) est un locatif. Zaot'rê passe pour une
contraction de zaotfraya, mais cela est bien incertain.
CHAPITRE III.
DES RÈGLES BACCORD.
233. Ces règles sont les mêmes que celles des autres grammaires
indo-celtiques. Le nom donne son genre etc.,à ses attributs; le verbe
s’accorde avec le sujet et l’attribut avec le mot auquel il se rapporte.
Mais ces règles ne sont pas toujours observées dans TAvesta. On sent
aussi là le travail d’une langue en décomposition.
236. Quelques adjectifs ont perdu l’une ou l’autre forme de genre.
Souvent l’adjectif est à un autre genre que le nom qu’il qualifie bien
que cet adjectif ait la forme propre au genre du nom. Ex. masyâ) (m.)
âfs' (f.), une eau plus grande. Le féminin des comparatifs principale-
ment tend à disparaître.
237. L’attribut est parfois au neutre, voire même à l’accusatif. Ex.
yôi henti vâret'rag hiyôlemem (Vd.IX, 118), qui sont le plus victorieux.
238. La distinction des formes casuelles n’étant plus bien apprè-


— 124 —
ciée, et l’usage de ces nombreuses formes tendant à s’altérer et ù
s’effacer, il en résulte ces faits qui se présentent fréquemment :
1° De deux ou plusieurs mots mis en apposition ou désignant un
même objet et par conséquent devant avoir les mêmes formes, sou-
vent un seul a la forme casuelle régulière, les autres sont au nomi-
natif ou parfois à l’accusatif. Ex. mana clama anromainyus, les
créatures de moi (gén.) Anro mainyus (nom.) (Vd. XIX, 28). yazemnô
Ahurern Mazdâm, haomaçca, honorant A. M. (acc.) et Haoma (nom.).
XIX, 65. Kern aojis'ta mahrka, par quelle (cause de) mort la plus
puissante (kem acc. masc., mahrka instrum.). Le masculin kem ne
permet guère de traduire « comment pa?... etc. » (Vd. XVII, 2).
2° Les noms et leurs attributs sont à des cas, nombres et genres
différents. Ex. au Yt. X, 100 on trouve viçpê upa ared’em, c’est-à
dire un nominatif pluriel mis pour un accusatif et se rapportant à
un accusatif singulier (ared’em).
3° Le neutre et le féminin tendent à se confondre. Ex. vîçpâhu (f.)
karshvôhu (n.) (Yt. X, 16). Avârn (f.), k’sudrem (n.) (Yt. XIII, 62).
239. Les règles d’accord de l’attribut avec le sujet sont violées de
la même façon; l’attribut adjectif même est souvent à l’accusatif. Ex.
Vd. IX, 118. At ’a imam vacô drenjayôis' yôi henti vâret ’rag ’nyôtemem,
redis ces paroles qui sont le plus victorieuses; où l’on trouve l’acc.
fém. sing. imàm se rapportant à vacô qui est à l’acc. plur. ; yôi, masc.
pluriel, relatif à ce même mot vacô; puis l’attribut de yôi henti a
l’accusatif neutre singulier formant une expression dans le genre du
français : au plus victorieux. Peut-être faut-il lire imâ ou imân.
240. Il arrive souvent aussi que le sujet du verbe ne s’accorde pas
avec ce dernier. Les sujets au duel spécialement ont fréquemment le
verbe au pluriel et même parfois au singulier.
Ex. Vd. XIII, 49 (163).Nôifr me nmânem vîd’âtô his'tenli zâm paiti
(les maisons établies sur la terre ne tiendraient pas debout). Le sujet
nmânem, neutre singulier a un attribut, vîd’âtô, qui est au masculin
et le verbe est au pluriel : his'tenti.
Vd. V, 83. Dva vira ahhen; sujet au duel, verbe au pluriel.
Yt. X, 113. Jamyâfy Mit’ra Ahura berezanta; suj. id., verbe au
sing.


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241. Le relatif spécialement, s’emploie avec une certaine liberté
et indifférence pour l’accord. Yôi se rapporte à des sujets de tous les
genres et de tous les nombres. 11 en est de même de yafy et du plur.
yâ et même de yim et yô. Ex. taêcify (m.) yâ (n.) (Vd. VII, 147).
Anhvô yafy astvaiti, in mundo quod corporeo (Vd. V. 122). Sûnê yim
pasus haurvê (Vd. XV, 10). Yôi açârô (Vd. I, 78).
Yôi henti s’emploie d’une manière entièrement indépendante du
reste de la phrase et se rapporte à un sujet au singulier; ou sans terme
de liaison, dans le sens de : « quel que ce soit. »
242. On trouve aussi des cas d’attraction semblables à ceux de la
grammaire grecque. Ex. mazdayasnanàm yàm (pour yaèshàm) ashao-
nàm pour yôi ashavanô (des mazdéens qui purs).
Yenhcô kehrpô huraod'aycb; cujus formæ pulchræ pour cujus ou
quarum forma pulchra (Yt. X, 90).
CHAPITRE IV.
DES FORMES COMPARATIVES.
243. La forme générale a été donnée au § 117. Quand la compa-
raison a pour termes un qualificatif et un verbe, elle s’exprime aussi
par l’adverbe yat'a. Ex. masyèhîm yat'a para ahmâfc as, plus grande
qu’elle était avant cela; ou par ahmâfy yat'a. Ex. baèshazyôtarcv
ahmât? yat'a vaca framravare, plus salutaire qu’on puisse le dire
(Yt. XIII, 64). (Lit. : quam verbo prœdicâvere).
Si la comparaison est établie entre deux compléments d’un même
terme, le second reste sous-entendu (en français « que ceux de »).
Ex. fravashayô jvanâm aojyèhîs' yat'a iris'tanâm, les Fravashis des
vivants (sont) plus puissants que (ceux) des morts (Yt. XIII, 17).
« Plutôt que, préférablement à » se dit paoiryô yafy, paurvô yat'a.
Voy. Vd. VII, 96.


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244. Après un ternie indiquant une distance on trouve haca (de) à
Ja place de yat'a : fratara haca nmâna, élevé au dessus de la maison,
plus élevé que... Il n’y a pas ici vraie comparaison mais terme a quo
de la supputation.
CHAPITRE V.
PRONOMS.
245. Les pronoms donnent lieu à peu de remarques.
Les pronoms personnels sont employés très fréquemment comme
sujets des verbes, ou isolément; ils le sont emphatiquement et pléo-
nastiquement, qu’ils soient sujets ou complément. Il en est surtout
ainsi de me (prem. pers.). Ex. azem dad'tim, j’ai créé (Vd. I, 2) ; azem
ahmi Haoma, je suis Haoma (Y. IX, 4). Id'a me urvarco raod'ehti,
là me croissent les plantes (Vd. V, 60).
246. Les formes ma, me, te, hê, him, hîs' etc., peuvent être encli-
tiques mais elles ne sont pas suffixes. Elles forment tous mots indé-
pendants et se mettent même au commencement d’un membre de
phrase. Ex. vco jaid'imnco, nô yûzhern dasla. Vous (êtes) suppliées,
donnez-nous (Y. LXVI, 56).
247. Lorsque le pronom possessif est exprimé par le pronom per-
sonnel, on emploie le génitif ou le datif. Ex. mana dama ma créa-
tion (Vd. XIX, 28); mavôya mit1 ômatantim, des pensées trompeuses
à moi, pour « mes » (Visp. XXIV, 9).
On a vu au § 241 certaines anomalies de l’emploi du pronom relatif.
248. La liaison des propositions au moyens de relatifs admet déjà
une construction qui a prévalu dans les langues éraniennes plus ré-
centes; le relatif se met au neutre adverbial et la relation casuelle
s’exprime par un démonstratif.


— 127 —
Ex. yafp ahrni pour yahmi; quod in illo pour in quo.
En outre le nominatif yô, avec le pronom personnel au cas régi,
s’emploie pour le relatif simple. Ex. yô hê p. yènhê (Vd. XV, 63).
Le relatif est parfois supprimé. Ex. yavô mashyô hvarâ{>, le grain
(que) l’homme mange (Vend. V. 63).
249. Les interrogatifs ka(>, cvafy s’emploient pour tous les genres
et nombres. Ka$ peut encore s’expliquer en substituant comment à
quel. Ex. kafp asti frameretis"! Comment est la commémoraison? (Y.
LXX, 2). Dans kâ hê asti cit 'a et phrases semblables (Vd. IV, passim,
etc.), tout est régulier.
On emploie aussi kafy avec le génitif : kafy toi avanhô que t’est-il
de secours? Quel secours as-tu? (Yt. XLVIII, 12).
CHAPITRE VI.
CONJUGAISON.
§ 1. Nombres, voix et temps.
250. Le duel des verbes est plus usité que celui des noms; on
l’emploie quand le verbe a deux sujets et que l’on veut en relever
l’opposition ou les isoler du reste.
Ex. mainyû clama daid'item, les deux esprits ont créé leurs créa-
tures (Y. LVI, XVII). Ta... yûicVyatô, eux deux luttent (Yt.VIII, 22).
Fracarôit’ê pita putlrasca, le père et le fils s’avançaient (Y. IX, 19).
251. Le moyen indique 1° l’action exercée sur soi-même, ou l’acte
interne dont le sujet est la cause productrice.Ex.tanùm, zastâ snayan-
ta, qu’ils se lavent le corps, les mains; nemê, se diriger, se tourner
vers; maid'yanha, sois appaisé; vise, se soumettre à; aguzê, se cacher.
2° L’acte mutuel et réciproque. Ex. claèva hàmperesentê, les dévas


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se concertent entre eux (Vd. XIX, 20). Paiti parefimiUê, combattent
l’un contre l’autre (Yt. XIX), 46. Héndvarenta, se réunirent (Y. XXIX,
6). Adâunta, ils se dirent l’un à l’autre (Vd. XIX, 142).
3° L’acte intransitif, interne. Ex. fracarôit'ê, ils s’avançaient;
raosta (de rud), se lamenta; framairyèitê (mar), meurt; mainyê,
penser; bûid'yê, s’éveiller, s’apercevoir; râmôid'vem, réjouissez-
vous.
4° L’acte dont le sujet ou celui qui parle est le terme final, qu’il
pose ou demande pour soi-même. Ex. mrû, mraoimi, dire, mruyê,
dire pour soi, invoquer; sadayahha, viens vers nous; verenê, désirer,
choisir pour soi.
Souvent le moyen n’a aucune valeur spéciale et les deux voix
s’échangent.
Ex. yafy ava mairyèiti (Yt.XXÏI), 19; yafy avamairyâitêyd.Vll,91).
lorsque meurt... isôify (Y. LXX,61) ; isaèta (Yt. XIX, 33); qu’il désire.
— nis’hid^ify (Vd. IX, 121); nis’hid'aèta (id. 133), qu’il s’asseie.
Quelques verbes n’ont que la voix moyenne. Ex. yaz, honorer,
sacrifier; çî, être couché; œhh, être assis; nam, se diriger, se cour-
ber; gush, entendre.
D’autres changent de sens en changeant de voix. Bar (porter), au
moyen signifie aller à cheval et vaz, aller en char; mais ces nuances
ne sont pas toujours bien observées.
232. Il est très difficile de déterminer la valeur précise des temps
et des modes, surtout des temps passés, de la langue avestique et les
différentes nuances qu’ils servent à exprimer.
La distinction de ces temps et de ces modes ne semble plus nette-
ment comprise dans le langage avestique; ils paraissent fréquem-
ment employés indifféremment l’un pour l’autre. Peut-être la langue
elle-même ne les distinguait-elle plus.
On ne peut toutefois conclure cela à la légère; lorsque deux temps
ne diffèrent de valeur que par des nuances assez subtiles, il arrive
que dans certaines phrases, on peut les employer l’un pour l’autre,
parce qu’il n’y est pas nécessaire de tenir compte de ces nuances.
Le lecteur étranger peut, en ce cas, se méprendre complètement.
Ainsi l’on peut dire indifféremment en français : Dieu créa ou Dieu


- 129 —
a créé le inonde en six jours. Les deux phrases pourront être équi-
valentes parce que à tel moment on fait abstraction des nuances,
mais ces dernières n’en subsistent pas moins.
253. Le présent s’emploie parfois pour le futur. Ex. celui qui se
lève le premier parâiti vahis'tahê anhéus', pénètre (pénétrera) en pa-
radis (Vd. XVIII, 56).
254. L’imparfait est fréquemment le temps narratif; ainsi tout le
récit du premier Fargard est fait au moyen d’imparfaits, mraot?
dad'âm, frat'weresem, fraker entai?. Il sert aussi à exprimer une idée,
à indiquer un fait qui peut et a pu se réaliser en tout temps, un acte
qui se prolonge. Ex. paoirîm gâma frabarat? (Yt. XXII, 15), Ahura
Mazda raconte ce qui arrive à la mort d’un juste; âtars' ahmâi âfrinâl?,
le feu le bénit (Vd. XVIII, 57). Mais ici peut être avons-nous un sub-
jonctif de l’imparfait.
255. L’aoriste est moins employé; il désigne spécialement les faits
consignés dans le passé, sans résultats permanents ou présents ; mais
dans l’Avesta il n*est point restreint à cette valeur. Il s’échange avec
l’imparfait pour indiquer la succession des faits. Le § 26 du Yaçna X
en fournit un exemple. Il y est dit en parlant de Haoma : Bag 'a ta-
tashafy, Dieu t’a créé (acte momentané et entièrement passé) et sur
les montagnes t'wâ nidat'afy, il t’a placé (là où tu es encore). Toute-
fois le besoin du mètre a pu déterminer le choix de tatashafy trisyl-
labique.
256. Le parfait indique, par lui-même, un acte prolongé dans le
passé ou durant jusqu’à un autre moment indiqué(Cf. Vd. II, 16). Dans
le royaume de Yima il n’y avait point de maux, nôifc âmha. — Yô nô
tut 'ruyê, qui nous a nourri (jusqu’à présent) (Y. I, 4). Le même verset
porte yô nô dad'a, nô tatasha, qui nous a créés, nous a formés. Ici
tatasha est au parfait (Cp. Y. X, 26 cité plus haut) parce que l’auteui
n’a point en vue l’antériorité de ce fait relativement au suivant
(tut'ruyê), mais les rapports de ce fait (la formation) avec le présent,
la reconnaissance due à Ahura Mazda.
De même la phrase du Y. IX, 4. « le plus beau yim dâdareça, que
j’ai vu (jusqu’à ce moment) « insiste sur la prolongation du fait jus-
qu’au moment de la parole ou de l’acte. Même idée au Y. IX, 74,
9


— 130
dans amhare et dans câk'nare (¥. XLIII, 13); irîrit'are (Vd. V, 13);
cikôitares (Y. XXXII, 11); mamanâitê, vaocâtaré, vâvarezâtaré (Y.
XIV, 12); âstârayèintîm âmhâfy (subj.) (Farg. V, 13, etc., etc.).
Mais le parfait est aussi employé dans des cas assez différents et
l’écrivain, le poète surtout, paraît jouir d’une assez grande liberté de
choix quand la nuance propre à un temps, n’est pas hic et nunc spé-
cialement exclue.
Les exigences du mètre ont pu souvent déterminer le choix du
temps employé.
257. Le futur a dans l’Avesta sa valeur naturelle. On le trouve
dans des phrases où à la rigueur le présent pourrait être employé et
l’est dans beaucoup de langues. 11 en est ainsi de spâmhaiti au Vd.
III, 140 énonçant une sentence générale. Les cas d’emploi en sont
très rares et quelques uns sont douteux.
Paraissent certaines, les formes : vak'shyâ de vac (Y. XIX, 24;
XLIV, 21, etc.) ; vareshâ, vareshaiti, etc., de varez (Y. XXIX, 4 î
XXXIII, 1); vénhaiti, jénghaiti de van, jam (Y. XLVIII, 1; XXXI, 14) f
râmhê de râ (Y. XXVIII, 8) ; dâmhâ de dâ (Y. XXXIV, 1); spâmhaiti
(Vd. III, 140). (Voir le paragraphe suivant).
238. Le verbe dépendant de la conjonction si, yêzi et indiquant
un acte à venir se met au futur. Ex. yèzi drujem vénhaiti, si elle
vainc la druje (Y. XLVIII, 1). Mais vénhaiti et autres formes en ha
sont pour d’autres des subjonctifs d’aoriste.
L’emploi du futur est rare surtout dans l’Avesta proprement dit.
Il est ordinairement remplacé par le subjonctif de l’imparfait.
§ 2. Des modes.
A) Valeur des modes.
259. L’impératif a la même valeur en avestique que dans les autres
langues indo-celtiques.
La première personne exprime une volonté déterminée et forte,
une menace faite avec ardeur de volonté. Aussi la considère-t-on
généralement comme une forme du subjonctif. Elle s’emploie aussi
parfois comme telle. Ex. kut'a tem varem karenavânê, comment
ferai-je ce Vara? (Vd. II, 93).
260. Le subjonctif et le potentiel diffèrent en ce que le premier


— 131 —
exprime le futur, le voulu, l’attendu, une conséquence; et le second,
le possible, le désiré, le vœu dont la réalisation paraît impossible
ou peu probable. Ex. yafy bavâma, en sorte que nous soyons (Yt. V,
88) ; yavata yazcîitê, aussi longtemps qu’il sacrifie (Y.LXIV,33) ; yavafy
frabavafr autant qu’elle s’étende (Vd. XIV, 59) ; vanaèma drujem,
puissions-nous abattre la druje (Vd. XX, 21).
Mais ces différences ne sont plus strictement observées dans l’A-
vesta. Le potentiel est fréquemment employé dans l’énoncé des pres-
criptions légales ; par ex. vicinaèta, que l’on dispose (Vd. XVI, 3, 24).
Ava kanayen, que l’on creuse (Vd. VIII, 18, 118, etc.).
Les subjonctifs des passés servent spécialement quand il n’est pas
tenu compte de la réalisation des faits. Mais on voit les uns et les
autres unis dans une même phrase et formant des expressions paral-
lèles.
261. Souvent, sans doute, les exigences du rhythme ont déterminé
le choix. Ainsi le poète pourra dire : ko màm yazâitê, ko druzhât? ?
qui m’honore, qui me trompe (impf.) (Yt. X, 108). Car/co druzhâitê
(prés.), eût brisé le mètre. Peut-être cependant y a-t-il entre ces
deux temps la différence du désiré et de ce que l’on voudrait empê-
cher. Ko druzhâb peut aussi vouloir dire : qui oserait me tromper ?
262. On a vu qu’il y a en avestique un subjonctif au présent, au
futur, à l’imparfait, aux aoristes et au parfait. Celui du futur ne se
trouve certainement qu’en un seul passage, râmhâriihôi (Y. XXVIII, 8),
où il a son emploi régulier.
Du parfait on ne rencontre que celui du verbe être, ah : œhhâfc*
âmhâma, etc., tout aussi régulier.
Le subjonctif de l’aoriste n’est aussi que peu employé; mais ceux
du présent et de l’imparfait le sont très fréquemment; il en est de
même de l’indicatif de l’imparfait substitué au subjonctif (Cp. § 147).
B) Emploi des modes.
I. Propositions indépendantes.
263. Le subjonctif s’emploie à la place du futur, mais ce futur
exprime généralement une conséquence, un acte dépendant de la
volonté et résultant d’un autre acte. Honore mes noms, dit Ahura, et
je viendrai (jasâni) à ton secours (Yt. I, 9). Maudis la loi sainte et tu


— 132 —
obtiendras (vîndâi) le bonheur (Vd. XIX, 23). Souvent il indique un
résultat futur dépendant d’une condition (Voy.Vd. VI, 6. Yt. XIII, 18).
Ce résultat peut être énoncé dans une proposition principale. Ex.
tem hacâfy Ashis V. ashavak'shnvaityâi mashyâi, Ashi Vanuhi favo-
rise (favorisera) l’homme qui satisfait les justes.
L’imparfait et l’aoriste employés comme subjonctifs se rapprochent
davantage du potentiel et expriment plutôt les sentences, idées géné-
rales, ce que l’on n’affirme que plus ou moins hypothétiquement. On
le trouve avec un sens simplement affirmatif, par ex. dans yaozh
dayân ahhen, ils seront purifiés.
264. Il remplace l’impératif quand l’acte indiqué n’est point dé-
pendant de la volonté d’un des deux interlocuteurs. Ex. tak'mô
bavâhi, sois brave (Àfrin P. Z. 2).
La lère pers. du sing. sert à indiquer une volonté arrêtée ou. une
menace. Ex. janâni dama daèvôdâtem, je veux tuer la créature des
dévas (Vd XIX,17). Yazâi âpem, je veux honorer l’eau (Y. LXIV, 1).
La lère pers. du plur. exprime en outre une exhortation. Au par-
fait surtout elle peut servir aussi à l’expression d’un désir fortement
exprimé et dont la réalisation dépend en partie de celui qui parle.
Ex. Vwôi dùtcbnhô âmhâma, soyons tes envoyés.
265. L’impératif et le subjonctif s’échangent fréquemment. Ainsi
nu Farg. II à vared'aya, frad'aya, succède visai (fungaris).
266. Le subjonctif s’emploie aussi dans les interrogations quand
le doute ne porte pas principalement sur l’existence de l’acte. Ex.
ko mâm yazâitê, qui m’honore? (Yt. X, 108). Kat'a yaozhdayân ahhen,
comment seront-ils purifiés?
Il sert à poser une supposition dans une phrase principale que
l’on rendrait régulièrement par une proposition dépendante. Ex.
paoirîm avag'nâfy; s’il frappe un premier, au premier qu’il frappe
(Vd.XIII, 88). Bvafy yaozhdâtô vohumanô (en sorte) que l’homme soit
purifié (XIX, 71).
267. L’optatif exprime 1° un souhait, un vœu positif ou négatif,
une demande Ex. at'a nôjamyât? avahhê, qu’il vienne à notre secours
(Yt. X, 5). Ma buyama shôit'rôiricô! puissions-nous ne pas être, ne
soyons point destructeurs des contrées! paiti jamyâ), viens vers (nous)
(Y. LVII, 19).


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2° Une prescription générale sans application à un cas présent.
Ainsi sont formulées les réponses d’Ahura Mazda indiquant les châ-
timents imposés à certaines fautes, les actes à poser en certains cas.
Ex. avakanayen, qu’on creuse (Vd. VIII, 18); upâzôify, qu’on apporte
(ou qu’on frappe) (III, 125, etc.). 11 répond à la formule « en tel cas
il faut faire telle chose. »
3° Une possibilité. Ex. mânayen yat'a, on penserait que.
II. Propositions dépendantes.
268. Dans les propositions relatives on emploie en principe l’indi-
catif quand il s’agit d’un fait certain, le subjonctif quand il s’agit d’une
conséquence prévue, d’un but à atteindre, l’optatif quand le fait est
considéré comme simplement possible, désiré, etc.
269. On trouvera le subjonctif dans des phrases ayant le sens de
donner, obtenir, faire en sorte que, être tel que, aussi longtemps
que telle chose existe, telle qualité se maintient; celui qui fait ou
fera telle chose (supposition), produit tel résultat. Ex. avat’a Vîspa-
taurvairi yat'a hâ tem zîzanâb yô vîspa taurvayâfy. Elle est Vîspa
taurvairi en tant qu’elle engendrera celui qui vaincra tout (Yt. XIU,
142). Kut'a... mashyâka hàmvaènœnte yôi... lanûm yaozfidait’yàn.
Gomment s’y prennent les hommes qui veulent se purifier le corps?
(Vd. IX, 2, 3). Aval? hê asti masyô arel'em yafc ustânem bunjayâtp.
C’est pour elle la chose principale qu’elle sauve sa vie (Vd. Vil, 176).
Janâni pairikàm... yahmâi uszayâitêSaoshyàs, je frapperai la Pairi-
ka afin que Soshyant naisse (le fait est certain) (Vd. XIX, 18). Dazdi
mê... ya$> nijasâni, donne-moi... que parvienne (Yt. XV, 28).
Mais on dira avec l’indicatif : dâyata yafy asti vahhô, donnez ce qui
est meilleur (Yt. LX1V, 141).
Le subjonctif est de règle dans « j’ai tué autant de dévicoles que je
porte de cheveux. Avavafy... yat'a barâni ». Veret 'rag fnem yazamaidê
yatia vanâni, nous honorons V. afin que je vainque.
270. L’usage de l’optatif indique une conséquence plus incertaine;
celle d’un vœu, un résultat possible, non acquis d’avance. Ex. ishasâ
k'shat'rem yèhyâ varedâ vanaèmâ drujem. Donne-moi (ou je désire}
une puissance telle que par son développement nous puissions abattre
la druje J. XXXI, 4).


134 —
II sera surtout employé si la proposition dans laquelle il entre,
dépend par un relatif d’une interrogation, d’une proposition hypo-
tliétique, ayant elle-même un optatif, de l’expression d’un vœu, etc.
Ex. héndvarenta yâ bânayen ahïun, ils se réunirent afin qu’ils puis-
sent affliger le monde.
La répétion s’exprime aussi par l’optatif. Yafy yavo clayâfr, chaque
fois qu’il y a du grain (Vd. III, 105).
271. L’hypothèse introduite par la conjonction «lorsque)) yafy,
supposant le cas arrivé (au cas où telle chose arrive), se construit avec
le subjonctif même quand la conséquence s’énonce au moyen du po-
tentiel ou dans une interrogation. Ex. Mit’rô nô jamyâfy avanhê yafc
berezem barâfy astra vâcim, quand les glaives élèvent la voix (Yt. X,
113).
L’énoncé d’un fait, au contraire, demande l’indicatif. Ex, yasetafc
nmânem âkerenem, lorsque je fis cette demeure (Vd. XXII, 3).
Cependant on trouve en ce cas même l’optatif. Ex. yafy mainyû clai-
d'item, lorsque les deux esprits eurent créés (Y. LVI, VII, 6). Mais
ici il y a une nuance causative ; le subjonctif serait de règle.
272. L’hypothèse par comparaison (c’est comme si, pas mieux que
si, etc.), requiert l’optatif. Ex. yat1 a para gâm azôif> varetâm. Comme
s’il emmenait les troupeaux captifs (Vd. VIII, 31). Il détruit ma gros-
sesse comme si un loup arrachait un enfant (nizh daredairyâfc) au
sein de sa mère (Id. XVIII, 98).
Les termes de durée, aussi longtemps que (yavafc), pas avant que
(nôify para ahmâfy yat>), jusqu’à ce que (vîspem â ahmâfy), prennent
le subjonctif s’ils se rapportent au futur et l’optatif s’ils ont rap-
port au passé ; Ex. yavafy isâi, aussi longtemps que je pourrai...
Yavata Wshayôiiï Yimô, aussi longtemps que régna Yima (Y. IX, 20).
Nôify para ahmâfy yafy ashemaog !ô nijatô nijanâitê, pas avant que l’A.
ne soit tué (Vd. XIII, 173).
III. Propositions conditionnelles.
273. Il faut distinguer le conditionnel pur de l’hypothétique. Le
simple conditionnel s’exprime au moyen de deux subjonctifs. Ex.
aval'a te ahhafa vanhô yêzi mâm peresâmhé, si tu m’interroges, il t’en
sera d’autant mieux.


135
Dans les interrogations qui expriment la conséquence on trouve
l’indicatif, le subjonctif et le potentiel. Cp. par ex. Vd. IV, 21 (indic.);
XV, 17 (subj.).
274. L'hypothétique pur s’exprime par l’optatif à l’antécédente,
et le subjonctif à la conséquente, ou par l’optatif à toutes deux. Ex.
Yèd'i zî azem nôit? daid'yàm asô... vîspô ahhus astvœ alryânem
vaèjem frashnvâfy, si je n’avais pas créé ce lieu tout le monde cor-
porel se rendrait dans l’A. V. (Vd. I, 2). Yèd'i zîmà masliyâka...
yazayaîïta... frâ shyshuyàm, car si les hommes m’honoraient, je
viendrais (vers eux) (Yt. X, 55).
Au Vd. XIII, 165, on trouve l’indicatif à la conséquente (histeîïtij
le subjonctif à l’antécédente (œhhâfo).
275. L’hypothèse est souvent introduite par le relatif fléchi, sub-
stitué à la conjonction yêd'i, yafy. Ex. yô.narem aredusha snal'ajainti
ka hê asti citfa^ Si on frappe du coup aredus, quelle est pour cela
l’expiation? (Vd. IV, 79).
276. Tels sont les principes généraux de l’emploi des modes en
avestique. Mais comme il a été dit plus haut, l’usage ne s’y confor-
mant pas toujours à l’époque de l’Avesta, les valeurs des modes et
leurs différences n’étaient plus bien senties et les mêmes expressions
se trouvent avec des modes différents.
Dans une même phrase des verbes entièrement parallèles sont à
différents modes. Ainsi au Yt. XIII, 13, on trouve dépendant d’une
même proposition conditionnelle ou hypothétique, les subjonctifs
cbhhâfy, œnhâtem et les optatifs hazdyâfy et vaonyât>.
Mais il suffit pour cela que l’optatif du parfait de ah ne fût pas
usité. En d’autres cas la nuance que l’auteur veut donner à l’expres-
sion de sa pensée, peut-être aussi les exigences du rhythme, déter-
minent l’emploi de tel mode plutôt que de tel autre.


LIVRE VI.
MÉTRIQUE DE LAVESTA (1).
277. Les manuscrits de l’Avesta ne portent aucune trace de mètre
ni de rhythme ; tout y est écrit comme si la prose seule y régnait.
Mais il est constaté aujourd’hui que l’Avesta contient un grand nom-
bre de morceaux rhythmés originairement et fondus avec d’autres
morceaux en prose après avoir perdu toute forme métrique. Des
interpolations nombreuses, l’orthographe fautive adoptée par les
premiers rédacteurs des manuscrits, les erreurs des copistes ont
rendu assez difficile la reconstitution des textes rhythmés. La tra-
dition ne nous a transmis aucune règle à cet égard.
La métrique de l’Avesta, suivant le système admis universellement
aujourd’hui, est de la plus grande simplicité. Le nombre des syllabes
et leur partage en sont les seuls fondements. Les morceaux rhythmés
sont formés de membres de phrase ou de vers de huit syllabes, dis-
tribués en strophes de deux à cinq vers chacune. Mais l’analyse des
morceaux reconnus comme rhythmés, donne souvent des membres
inégaux de 7, 8 ou 9 syllabes. Le travail de la critique a été jusqu’ici
de chercher le moyen de ramener ces éléments à une dimension uni-
forme de huit syllabes. Pour cela on a établi des règles dont les unes
ne peuvent plus faire l’objet d’un doute, les autres au contraire sont
fondées sur des principes peu sûrs. Les voici en peu de mots.
A) Supputation des syllabes.
278. 1° Les voyelles épenthétiques et prosthétiques ne forment
jamais syllabe. Ex. aiti, irista, urut'ware, urvistrem sont dissyllabi-
(i) Il ne s’agit encore ici qne de l’Avesta propàement dit. Pour la métrique
des Gâthâs voir §§ 304 et suivants.


— 137 -
ques ; surunvata n’a que trois syllabes (prononcez sru) et nisirinaota
n’en a que quatre (sri).
Dans trois mots seulement, u initial de urv est compté par quelques
uns comme syllabe. Ces mots sont urvan âme, urvâra plante (1) et
urvat? (aurvafy).
2° Les voyelles inorganiques e, a, à, insérées pour alléger la pro-
nonciation, ne comptent pas davantage; ainsi feraç, ghena, barâz,
zarazd sont monosyllabiques ; e final ou suivant ar, er (dans are, ere)
est aussi muet. Ex. zâvare, antare, pereçô, zarenumafy, etc. A est
inorganique surtout après ar ou avant ra. Ex. barâz (sanscr. bhrâj),
zarazdâ pour zarzdâ (sanscr. hvd). Il en est de même de é final dans
vaocâtaré etc. (Cp. p. 144, n° 16).
3° Les voyelles formant une diphthongue, provenant de la con-
traction de deux sons vocaliques originaires, peuvent se diviser et se
prononcer séparément. Il en sera ainsi de aè contracté de aya; de
ao, âu, cb?contractés de ava, a-u, av; comme aussi de ôi pour oyu,
aya et de ai pour âhi, aya. Cette séparation s’opérera, par ex., dans
aêm (p. ayam); dans aok 'ta (trisyl.) pour avak 'ta; dans apaosha de apa
ush; dans aoi de avi; adâunta de adavanta; avœntem de avavantem;
shitéê p. shitayê (datif) ; oim p. oyem; yazâi de yazâhi (2e pers. subj.) ;
çraèsta p. çrayista (superlatif); hak'âim de hak'âyem.
B) Diérèse et contraction.
279. 1° Les voyelles longues produites par la contraction de deux
sons distincts et appartenant à des éléments de mots différents peu-
vent se résoudre en leurs composants et compter pour deux syllabes.
Il en est même ainsi lorsque la voyelle contractée est devenue brève.
On devra séparer, par exemple, aiwitem en aiwi-item; upâpa en
upa-âpa; anuk'ti en anu-uk'ti, qui formeront quatre syllabes. Drûm
de druam (druem); tûm de tuem (toi) compteront pour deux syllabes.
Aux accusatifs en îm, ûm contractés de yam (iam), vam (uam),
ces finales peuvent aussi compter comme dissyllabiques.
(i) C’est là du moins l’opinion reçue. Urvan est en réalité quelquefois
monosyllabe.


— 138 —
La forme radicale â (p. a + &) du subjonctif peut être aussi dis-
syllabique. Ex. vanaaf de vanâfy. Il en est de même de l’d du suffixe
âm du génitif pluriel et de â du suffixe âfa de l’ablatif du singulier
des noms en a.
Par contre la contraction omise devra parfois être rétablie. Ainsi,
dans âpa-urvairi, a u seront contractés en une diplithongue. K'shvi-
wiishu le sera en k'shviwishu ou peut-être faudra-t-il lire k'shviwyishu
(Voy. 2° fin), car les exemples cités par Geldner (p. 56) peuvent
s’expliquer de plusieurs manières.
2° F médial s’écrivant souvent pour iy, uv (1), la voyelle supprimée
peut naturellement être restituée dans la lecture et former syllabe. De
même les semi-voyelles y, v, peuvent être vocalisées et prononcées
i, u. Ex. nyâs se lira niyâs; pàsnvafy — pâsnuvafy; va, vaêm —uva,
u va em (yamj; paityâpa — paitiâpa; çrva — çrua; hvâpco — hua-
pâ). — Ce dernier cas aura lieu surtout quand y,' v proviennent de
i, u liquidifiés. Il en est de même de Vu aminci dans la ligature au
hv et de w. Ex. hvîti = hu îti (de hu bien et îli allée). Yât'wâm
cat'wârô, se lisent parfois yât'uâm, cat'uârô (Voy. Y. XI, 7 et LVI,
27) et même mereVuanfy p. meret'wanfy; iiuh de hva, sva doit souvent
compter comme syllabe et u doit être rétabli là où une prononciation
vicieuse l’a fait disparaître. Ex. hazahhan (Y. LXV, 8) doit être lu
hazanuhan (4 syll.).
Moins sûrs sont les cas admis par Geldner de b prononcé u dans
t>b, zb; de hh = hi, de hva = hua au locatif du pluriel et quelques
autres semblables.
Par contre i, u pourront être liquidifiés en y, v. Ex. paityâpem p.
paitiâpem.
3o âafa et nôit? peuvent former deux syllabes, bien que ce fait ne
soit pas reconnu. Nôit? est composé des deux mots na + ify; âat>
peut bien mieux être divisé dans la lecture que le suffixe de l’ablatif
en ât?; puisqu’il est écrit avec deux a qui ne peuvent se lier. La
diérèse de ces mots dispense en bien des cas de changements moins
justifiés et suffit à restaurer le mètre. Ex. nô-ify âk'tis' pourumahrkô,
au lieu de nuit? âk'tis pourumahrakô (Yt. X, 50).
(i) JJ pour JJ J’ » pour »>.


— 139 —
4° Certains suffixes et des radicaux contractés par la chute d’un a
devant n, m, r peuvent être écrits et lus dans leur forme pleine; et
la forme pleine peut être contractée. Ex. varshana et varshna (Y.
XI, 6); vyâk'na et vyâk'ana; âtarô et dVrô (gén. sg. d’dto’); ârmaili
et âramaiti; mna ou mena suffixe du partie, moyen; skyaot'na,
varet'rag'na et skyaot'ana, varet'rag'ana; anâm et âm formes du
génitif pluriel de la déclinaison a. Ex. dâtanâm, clâtâm.
Il semble que l’on puisse aussi admettre, comme dans les Védas,
le développement du suffixe t'ra et d'ra en tara, (tara (Ex. zaotara
p. zaot'ra); et de nmâma, demeure,en nemâna, trissyllabique (comme
demâna, Yt. XVI, 2).
280. Très peu probable sont le développement de mahrka en
mahraka, de ug'ra, drafsa, en ugara, darafsa et la suppression de Y a
radical des mots féminins en â dans les formes ayeb, ayâi et sembla-
bles. Les exemples allégués peuvent s’expliquer autrement et par
d’autres règles. Ex. âafy frashusenti ug'rcb, en comptant â-afc; nôit?
ak'tis pourumahrkô, en lisant nô-ify. Gaêt'a pourrait avoir une forme
collatérale gaèt'i. Toutefois aya paraît souvent compté comme une
syllabe.
Plus probable est la contraction de patar, pitar en ptar, forme
usitée et la substitution des formes faibles aux fortes à l’accusatif
du pluriel des noms en i, u et aux formes faibles des verbes. Ex.
ishvô p. ishavô (acc. pl. de ishu trait) au Yt. X, 100; verenvanti
p. verenavaîïti (Yt. XIII, 75). Il en est autrement du nominatif plur.
et des formes fortes verbales ainsi que de la forme â substituée à
âni à la lôre pers. de l’impératif-subjonctif.
C) Correction des textes.
281. Les règles exposées jusqu’ici sont basées, en général, sur
des principes de phonétique; le reste de la théorie consiste plutôt
en expédients destinés à combler les lacunes des phrases rhythmées
ou réputées telles, ou à retrancher les parties surabondantes, c’est-
à-dire à ramener à la forme octosyllabique les membres métriques
qui dans le texte ont 6, 7, 9 ou 10 syllabes.


— 140 —
Ces moyens consistent dans l’insertion ou la suppression plus ou
moins arbitraire de l’augmenl, de particules, de pronoms ou d’autres
mots dont la disparition ou l’adjonction rétablit le mètre, ou bien
dans dessynizèses dont les textes, pas plus que la tradition, n’autorise
l’emploi et qui vont jusqu’à contracter, même inutilement (1), vouru
en une seule syllabe, et former des sandhis tels que celui de mit'rô-
aojanh en mît 'r aojanh.
Il est évident que cette théorie dépasse, en ce dernier point, les
bornes de la probabilité.
282. Il est à remarquer qu’en une foule de cas la reconstitution
de la phrase métrique peut se faire de plusieurs manières. En voici
quelques exemples : (Yt. V, 78) armaèstcb âpô kerenaofa, heptasylla-
bique,peut se lire aramaèslcb...comme le propose Geldner; et mieux,
armaèstcb âpô kerena-ofy.
NaècVa manyèlê jag'nvcb (Yt. X, 71), peut être lu naèd'a manyètê
jag’navco, ou mieux : naèd'a maniêtê, jag'nvcb sans rien changer au
vers, ou même na-icVa manyête, jag'nvœ.
Mamanus stârâm afsciVranâm (Yt.VIII, 39), peut être lu mamanus'
strâm afscit'ranâm, ou mieux encore mamanus stârâm afscit'râm
et sans moyen hasardé.
Dans raok'shnem kerenavâhi dâmahva (Vd. XXI, 3), on peut lire
kerenvâhi contrairement aux règles des formes fortes ou bien
kerenavâi régulièrement.
Les restitutions pourront se faire aussi par une sage correction du
texte. Ex. vîdid'ivcb de d'i substitué à vîdid'vcb.
283. Toutes ces règles et corrections supposent comme fait incon-
testable que toutes les strophes se composent de membres ou vers
uniformes de huit syllabes. Il y a là malheureusement une pétition
de principe.
Il se peut très bien que le rhythmeur avait la faculté de terminer ou
de commencer une strophe par un vers catalectique de sept syllabes
ou hypercatalectique de neuf. G’est là un point qui n’est pas encore
éclairci et qui ne peut l’être tant qu’on procède à rebour, c’est-à-dire
(i) Dans zrayanhafy haca vouru kashâfc la forme zraya parallèle à zrayanh
est très admissible, bien qu’elle n’ait pas d’analogue en sanscrit; elle est
même nécessaire en plusieurs endroits. Il faut lire zrayafy.


— 141 —
en décrétant à priori le nombre de syllabes que doit contenir toute
phrase métrique et en travaillant non sur des morceaux entiers
mais sur des lambeaux de phrases.
Il se peut également que les syllabes soient mesurées jusqu’à un
certain point et que les longues par ex. puissent compter pour deux
voix sans que l’on prononce deux sons distincts. Ainsi â dans zâm,
œ dans ma) et autres mots, pourraient occuper l’espace de deux syl-
labes sans être comptés pour dissyllabiques.
De la même façon on régularise les strophes en retranchant tout
ce qui gêne, même des phrases entières ; alors que peut-être les vers
et la prose étaient déjà mélangés à l’origine de l’Avesta.
284. Outre le nombre des syllabes la coupure des vers avait encore
un autre principe non reconnu et consistant en la délimitation des
idées. Chaque vers exprime une pensée relativement complète.
Chaque strophe se compose en règle d’une ou plusieurs phrases in-
dépendantes ayant une certaine unité de pensée.
En voici un exemple (Yaçna X, 1) :
Vis apâm id'a patentu
Vî daèvâmho, vî daèvayô;
Vahhus' Sraoshô mitayatu.
Au loin désormais (ici) fuient
Et les Dévas et les Dévis.
Que le bon Çraosha vienne.
285. Des strophes d’étendue différente s’entremêlent souvent. Le
Fargard XXII entre autres est ainsi construit, comme on le verra
à l’anthologie.
On trouve par ci par là des vers de 10 ou de 12 syllabes que la
critique reconnaît comme tels, désespérant de les réduire en octo-
syllabiques. On pourrait à plus forte raison admettre des strophes
inégales et des vers de sept ou neuf syllabes, comme il a été dit plus
haut. Cela dispenserait de bien des corrections arbitraires et sans
probabilité. Ex. décasyllabiques (Vend. III, 105-108; Yesht XIII,
80, etc.). Duodécasyllabiques (Yesht XIII, 99; XV, 2, etc.). Voyez
aussi à l’anthologie le Yesht X, passim.


PARTICULARITÉS
DE
LA LANGUE DES GATHAS.
CHAPITRE I.
LEXIGRAPHIE.
§ 1. Phonétique.
286. 4. A, â, à et o final provenant de as, et même i s’amincissent
souvent en é. Ex. émavafy p. amavafr puissant; hén p. han; hvénvafy
p. hvanvaf> ; ménâ p. mana (moi); éeâ p. ayâfi); k'shânménô p.
k'shânmanô ; verezénâ p. verezânâ; sahvéni p. sahvâni. —Avép. avô
(avahh), ké p. ko ; hém p. hàm; hvyém p. hvyâm. — Yéma cp. yima;
hacémnâ cp. hacimnô. Notons que é pour ô se rencontre aussi dans
le dialecte commun.
2. A s’assombrit souvent en o au contact d’une labiale, quand la
syllabe suivante a u ou v ; et dans ar, er. Ex. morend de mar-, gûsho-
dûm, vaêdodûm, dîdrag'zhoduyê, des thèmes gûsha, vaèda, dîdrag'zha;
dregvodebîs p. dregvadebîs'; dores't de darezh; Vwores'ta p. Vwares'ta;
apô, avô p. apa, ava. — Il en est de même de â. Ex. jyôtûm cp.
jyâtéus.
3. â devient â devant m, n. Ex. dâmi p. dâmi; urvânem p. urvâ-
nem; rânaycb cp. rânoibyô. — Dvânman correspond à l’avestique
dunman.


— 143
4. E devient é, même au milieu d’un mot, devant m, n. Ex. apé-
mem, hadémem p. apemem, hademem.
E muet devient o. Ex. t'warozdûm de t'wareç. Dans azobœ il rem-
place un e d’allongement inusité dans cette forme en avestique. Zobm
est p. zbœ, r. zbâ.
an final devient en et même ordinairement éng. Ex. vîspéng p. vîs-
pan; hvéng p. hvàn (soleil) de hvare (cp. karshvàn = karshvare). Méng
p. mân, man. S final originaire reparaît devant t. Ex. yéngstu de
yân tu.
De mèmejéngha est pour jâmha dejam + ha (sa).
3. ôi remplace ê, aè, plus souvent que dans l’autre dialecte. Ex.
yôit'emâ p. yaèt’emâ.
6. Le gâthique n’a point probablement de spirées molles origi-
naires. Ex. ugra (av. ug'ra); yada (w. yad'a); gareba (av. garewa);
aibi (av. aiwi). Celles que l’on y rencontre peuvent être considérées
comme provenant de fortes adoucies. Ex. dîdrag'zhô de darezh +
sa; ce qui donne darek'sha, dareg'zha. De même : ag’zhaonvana
de a k'shan (?) ; mîmag'zhô de mak'sh.
Toutefois certaine classe de manuscrits, particulièrement du Ven-
didâd Sâdé, maintiennent souvent d' dans les textes gâthiques.
7. La tendance à l’amollissement des explosives est beaucoup plus
grande dans les Gâthâs; les exemples y sont nombreux. Dazdi pour
dasti; aôgeda p. aok'ta; gerezda p. geresta, etc (Voy. 6). Mais raosta,
deres'ta, etc., restent.
8. Y reste après h (= s) mais h se change aussi souvent en
comme en avestique. Ex. hvyém, hvyœ, etc., potentiel de ah, être;
ahya, génitif de a (aèm); ashahya et ashahvya, gén. de asha.
Vahhu a au comparatif vahyœ (av. vanhœ), vahyô (av. vanho).
9. J subsiste dans les racines où il s’est affaibli en z, en avestique.
Ex. uzjan p. uszan; ajén p. azen. De même g est resté dans des
formes qui ontj en avestique. Ex. gaidi de gam,jam.
10. Il semble que d (d1) soit sifflé en z (comme t1 en s) dans vazy-
amna (épousée) opposée ù vademna (épousant) au Gâtha LU. Il est
difficile d’admettre une dérivation de vaz qui n’a pas ce sens et qui
donne uzyamna.


— 144 —
11. Les Gâthâs ont ereshva, ereshvacô parallèle à erezvafy, erezvœ
avestiques.
12. Certaines formes sont étendues. Ex. le £ initial est changé en
da, daibishyanfy p. fybishyahlp ; daibitvm p. frbitîm. Cet élargissement
est dialectal ou est dû à l’effet d’un rhythme différent, étranger à
nos Gâthâs et dont les copistes ignoraient la nature. U est étendu en
ev (av); î en ya (?) Ex. k'shnevîsh de k’shnu; zevîstya de zu; syazd
p. sîzd (?) ; dregvafr de druafy; dvânma p. dunma.
13. D’autres insertions se trouvent dans l’Avesta, mais dans les
Gâthâs elles sont plus nombreuses et plus étendues. Ex. E dans.
Vak'ed'ra (vac t'ra), vasemi (vasmi), dugeda (p. dug'd'a). O dans
ïzobœ (p. azbâ>). Voy. § 286, 4.
Z dans mâzdra (man tra) et les formes d’infinitif en zdyâi p. dyâi :
bùzhdyâi de bû.
14. On trouve aussi quelques suppressions de voyelles ou contrac-
ions, exigées probablement par le mètre. Ex. k'shénta p. k'shayenta,
t ’shayahta.
15. Y reste souvent après h médial; hhv ne subit que rarement la
métathèse. Ex. vahyô = vanhô (Gp. 8).
16. Par une particularité que l’on attribue généralement aux con-
ditions du chant des hymnes, les finales en voyelles brèves simples
sont toutes allongées. Ex. ahyâ nemanhâ p. ahya nemahha. En ce cas
e devient é. Ex. râzaré p. râzare. Ce dernier fait se produit aussi
dans l’Avesta mais probablement dans des passages empruntés aux
Gâthâs (Voy. Y. XIV, 12).
Cet allongement affecte souvent la voyelle pénultième surtout e
avant n, m et i. Ainsi les accusatifs en em ont souvent ém. Ex. dât'ém.
La finale en devient én. Ex. spén p. spen; mizhén p. mizhen. De
même les finales is, i$ sont allongées. Ex. déjîfy. L’allongement se
maintient devant une enclitique. Ex. spehtahvyâcâ.
Peut-être aussi le mode primitif d’écriture qui laissait les voyelles
brèves sans signe représentatif, força-t-il à employer la forme des
voyelles longues pour toutes les finales.


- 145 —
§ 2. Formation des mots.
287. Les racines et radicaux sont en général les mêmes dans
les deux parties de l’Avesta ; il est même peu prudent de décider que
telle racine ou tel radical appartient exclusivement à l’idiome des
Gâthâs parce que le hazard seul peut être cause qu’on ne le rencontre
point dans les autres parties. Cependant il en est qui ont une tour-
nure, une physionomie qui semble indiquer une forme dialectique
étrangère au zend vulgaire. Ex. môrend (rac. mar) = merenc, vôizhd,
caged, déng (sens incertain), maretan etc.
17. Le dialecte gâthique emploie le préfixe de, s’il faut en croire
la tradition. Ex. debàz (rac. bàz + bahh), debû (bu + bhû), déjîfr.
Demâna est expliqué de même par les Parses. Pour les modernes
c’est un dérivé de dam et nmâna est pour dmâna. Si demâ dans
demâna ne forme qu’une syllabe bien que venant de dam, debàz peut
également venir de de bàz quoique restant monosyllabique. Dans
déjîiï, dé est évidemment préfixe.
§ 3. Déclinaisons.
A) Radicaux consonnantiques.
288. 1. Radicaux-racines. Æ est souvent ajouté avant b. Ex.
padebîs (pad1). L’acc. du singulier masc. fém. a souvent ém pour em.
Ex. kehrpém.
2. Radicaux en at, aht. Ces deux radicaux s’échangent; £ final
devient de devant b (e inséré). Ex. dregvodebîs' p. dregvafybîs'; ahl
devient ât aux cas faibles. Ex hâtàm p. hahtàm. De même dregvâitè.
hrénvâtâ.
3. Parmi les radicaux en tâfr on trouve haurvatco p. haurvatâtcu.
4. Les radicaux en an suivent la déclinaison normale. Les cas
faibles conservent an, l’instrumental excepté. Ex. airyamnâ. A l’acc.
plur. on trouve énô p. ânô. Ex. asénô (de asari) pierre, ciel. Le
neutre a au nom.-acc. pluriel ân ou éhg, ou àni, éni. Ex. a/shmâm
de afshman; cashméng de cashman. Plusieurs se produisent sous la
forme invariable âm qui pourrait être un génitif pluriel partitif ou
10


— 146 —
de but. Cashmâm, dâmâm, anafshmâm s’expliquent très bien de
cette manière; mîzhdavân est un nomin. de dérivé en wmLLes deux
derniers points sont cependant très douteux.
B. Quelques mots neutres en an ont aussi la forme are pour le
nominatif. Ex. sahvaré (mns. sahvâré).
6. Ceux en anh ont ô ou é au nomin. du sing. Ex. nemé, nemô,
nemasca;avahh,aoganh etc.,ont aré (p.are) comme s’ils étaient en an.
1. L’ablatif des thèmes non terminés par a semble tombé en désué-
tude ; le génitif le remplace comme en sanscrit. Ex. vahistâfy mananhô.
B). Radicaux en a.
289. Singulier. L’accusatif est parfois en ém. Ex. dât'ém, ashem.
Le génitif est en hya ou hvya (hyâ). Ex. rafed^ahyâ, spentahryâ.
Le locatif a aussi ôi pour ê. Ex. zâtfôi de zât'a.
Pluriel. L’accusatif masc. (et neutre?) a éng pour ân. Ex. vîspéng,
anyéîïg, téîïg, etc.; peut être aussi cashméng (éng p. ân, de âni).
Le nom.-acc. neutre régulier est en âni, éni. Ex. varâni.
Le datif-ablatif change aè en ôi. Ex. uk'd'ôibyô, rânôibyô, mare-
taèibyô. Il en est de même au duel.
290. L’allongement des finales donne à l’instrumental du singulier,
au nominatif-accusatif du duel et du pluriel une forme en â. Même
effet au nominatif singulier des féminins. Ex. daènâ. — Padebîs' ap-
partient vraisemblablement au radical pad et non bpad'a.
C). Radicaux en i, u.
291. Radicaux en i. Cette déclinaison n’offre rien de spécial si ce
n’est la régularité des formes. Le génitif singulier est en ois1. Le lo-
catif en â. L’i final est allongé selon la règle.
Le nominatif pluriel masculin et féminin est en ayô; l’accusatif
en ayô ou îs’.
Radicaux en u. Même régularité.
On trouve à l’accusatif singulier masc. fém. vém (tanvém).
Le génitif singulier fait avo, aos, âus' et éus'.
Le locatif a a et é? p. avi. Ex. k’ratcb de k’ratu (?)
Le génitif sing. remplace l’ablatif. Ex. mainyéus hacâ. Cp. § 288,7.


— 147 —
§ 4. Noms de nombre.
292. On a vu plus haut la forme daibitîm pour frbitîm, bitîm.
Il semble que tûra soit pris pour cat'ware ou tûirya; menda pour
panca; k'shvîda p. k'shvas' ou k’s'tva (Voy. Yaç. XI, 24). Les formes
t’râyôidya, meîïdâidya, haptâzhdya, semblent remplacer t'ritya,
pukWa, haptat'a.
5. Pronoms
PFRSONNELS.
293. Formes
spéciales.
lère pers. sing. Nom. azém.
Acc. (ménca)l
Dat. maibyâ, maibyô.
Gén. mané (?) ménâ (?)
Enclitique. Acc. (mâ) (2).
Gén. Dat. moi.
2e pers. sing. Nom. tvém.
Dat. taibyâ, taibyô.
Loc. t'wé.
Plur. ëhmâ (1).
ahmâi, ahmaibyâ
ahmaibyas (ca).
nœ.
né (2).
yûs’.
yûshmaibyâ, k'shmaibyâ.
Enclitiques. Acc. vâ> ; Gén. Dat. (vé).
294. Les radicaux allongés ma ou mé et t'wâ entrent souvent en
composition comme premier élément du mot. Pour les formes en
k'shma, voy. p. 73.
293. Ma et Uwa forment des pronoms possessifs qui se déclinent
selon les règles. Ex. gén. sg. t!wahvya (m.), t'wahvyâ> (f.), dat.
(1) Forme incertaine, doit être la même que ahma nous (Yt. I, 24).
L’Afrîgân III, 3 a ahmâ p. éhmâ. C’est donc le même terme. Vaèm n’est pas
propre aux Gâthâs. Voy. Vend. XVIII, 115; Vîsp. XII, 28 ; Yt. X, 34, etc.
— Mén est pris ainsi par quelques zendistes probablement à tort.
(2) Ma et né ne sont pas exclusivement propres aux Gâthâs. (Voy. Y. LVII,
4, 13 ; LXIX, 16). Nœ même se trouve au Y. LVII, 12 et Yt. XV, 32. Il en
est de même de yûzhem, né et d’autres formes citées à tort comme telles ;
t'watp est la forme régulière. Voy. Vend. II, 6. — (V^. Y, XI, 24; LVII, 11;
LXVII, 56, etc.). — Vûzhem (Vend. VII, 141, 179; Y. LXIV, 57, etc.).


— 148 —
mahmâi. Nom. plur. masc. t'wôi. Notre, votre sont rendus par les
pronoms dérivés, ahmâka; yûshmâka, k'shmâka. On trouve aussi
mavaîty, t'wâvahfy, tel que moi, tel que toi.
296. Les autres pronoms et déterminatifs suivent les règles ex-
posées plus haut. Ex. hva; gén. fém. hvahvycb; hé, tém p. hô, tem
— Toi, téhg p. té, tân. Pour ahê, ahya on trouve ahvyâ, etc., etc.
Le démonstratif / a îm (acc. m. sg.) îfr (n. id.) îs (acc. m. pl.).
§ 6. Conjugaisons.
297. Les verbes offrent très peu de particularités.
La première personne du singulier en ami perd souvent le suffixe
et ne garde que â comme dans les védas.
Celle du moyen en ê a quelquefois ôi (p. e)\ à la première personne
du pluriel, au moyen on trouve mainimaidi de man (Y. XXXV, 8) ;
méhmaidi (XLV, 1,6); vâuroimaidê (XXVIII, 6, 3).
Au moyen la 2e pers. du pluriel a duyêp. d'wêet dûm p. d'uérn (1).
298. La racine dâ offre plusieurs particularités parmi lesquelles :
le potentiel aoriste 2e pers. sing. dais ou dois’, les formes en dû et
le nominatif infinitif dâvôi; peut-être aussi vî-duyê et vidvanôi (Voy.
plus loin).
Devant les formes hva et dum de la 2e pers. sg. et plur. de l’impé-
ratif l’a final s’assombrit. Ex. gûshôdûm, bak'shôhvâ.
Quelques formes sont adoucies. Ex. dazdi p. dasii cité plus haut.
299. Le nom verbal infinitif a les formes dyâi, zdyâi ou zhdyâi
dont il a été parlé. Deux ou trois verbes prennent un radical en a
devant ce suffixe; à savoir : trâi, t'râyôidyâi; diwzh, diwzhaidyâi;
merehg, merehgaidyâi (?;.
Il a en outre celles en ê, duyê, âne ou anôi, vanôi.
É se joint à une voyelle au moyen d’un y. Ex. su, srûyê; merehg,
(i) Roth pense qu’il faut lire et corriger partout duvê, que JJ a été mis par.
tout par erreur pour ». — Dûm a généralement la valeur métrique de deux
syllabes ; c’est pourquoi certains zendistes l’écrivent duvem. Mais cela n’est
pas nécessaire. Dûm est une contraction de dvem et peut compter ainsi pour
deux syllabes.


— 149 —
merengeduyê (comp. merengaidyâï);srush, sraoshânê; vid fait vôizh-
dyâi (cp. vîs'ta) et peut-être vîdvanôl et vîduyê. — Vaèdyâi est le
datif de vaèdya (= vaèd'ya) le savoir.
300. Les autres formes se retrouvent dans la langue ordinaire et
suivent les règles connues. Quelques unes seulement sont exclusive-
ment propres aux Gâthâs. Telles sont sânh enseigner et sâhît?, pot.
3° pers. sing. act. de cette racine; ménghâi, subj. du futur de man;
aojî (aoji) qui paraît être une lère pers. sing. aor. moyen de la forme
adâm, adi; vâurôïmaidê, pot. moy. de vâura p. vâvar intensif de
var; agfzhaonvamna, ismana, participes présents moyens; dûm
2e pers. plur. imper, moy. de ah être; béefr forme obscure et incer-
taine qui semble être pour bavai? subj. imp. 3e pers. sing. de bû.
Mais ceci ressort plutôt du dictionnaire que de la grammaire.
301. Il en est également ainsi des particules qui n’appartiennent
qu’au lexique des Gâthâs; par ex. mash, beaucoup, fort ; avis, ouver-
tement, aibi (=aiwi),et d’autres de même genre. D’autres ne subissent
que des altérations conformes aux tendances du dialecte. Ex. avô
pour ava, etc.
Quelques formes sont allongées. Ex. pour ify. Cp. § 286, 16
De même âzhdyâi infinitif de az ou de as, etc<
CHAPITRE II.
MÉTRIQUE DES GATHAS.
302. La métrique des Gâthâs est de la même nature que celle des
autres chants avestiques. Elle n’a non plus pour base que le nombre
des syllabes et la césure ; elle repose sur les mêmes principes quant
à la numération des syllabes. Voy. pp. 136-141 (1). Elle n’en diffère
que par la structure des vers.
(i) ô intercalé ne compte pas plus que Ve qu’il remplace. Ex. t ^warôzhdûm
(Y. XXIX, 1) est dissyllabique. — é final pour e compte pour une syllabe au
vers 4 strophe 8 du Yaçna XLVII ; ailleurs il est traité comme e muet.


— 150 —
303. Le Gâthâ Ahunavaiti, comprenant les sept premiers chants
(XXVIII à XXXIV) est formé de vers de seize syllabes ayant une cé-
sure après le septième pied. Westpbal croit y découvrir un principe
exigeant en thèse générale deux hémistiches, chacun de deux hexa-
mètres et d’un pentamètre, mais ce serait bien difficile à établir.
Les strophes sont de trois vers.
304. Le second Gâthâ (Ustavaiti), comprenant les Hâs XLII à XLV,
compte des vers de onze syllabes qui paraissent partagés en trois
parties dont la troisième est catalectique et se forme autant que pos-
sible d’un seul mot. Souvent il n’y a de césure qu’après la quatrième
syllabe; parfois même elle semble reportée après la sixième. Ce
dernier fait, s’il était admis, dispenserait de bien des corrections
trop hardies. Ainsi les vers 1 et 4 du Y. XLVII, str. S, Huk’shat'râ,
etc., restent tout entiers à l’exception du mot né au premier, de
même qu’au vers 1, st. 7, idem. Au vers I, str. 8 du même chant, il
suffit de retrancher un des deiixpaiti.
Les strophes ont cinq vers. En voici un exemple :
1. Us'tâ ahmâi | yahmâi us'tâ | kahmâi cîfy. || 2. Vasék’shayâs |
Mazda dâyâfy | Ahurô. || 3. Ulayùitî | tevîshîgafr | toi vasemî. || 4.
Ashem derediyâi tatp màidâ) | Armaitê. || 3. Râyô ashîs | vanhéus
gaèm | mananhô.
Le quatrième vers n’a pas les deux coupures, peut-être faut-il lire
dâya pour dâ> et derdyâi.
304. Le troisième Gâthâ, le Çpenta mainyus (Y. XLVII-XLIX), suit
le même rhythme mais les strophes ne comptent que quatre vers.
305. Le quatrième, le Vohuk'shat'ra (Y. L.), est composé de vers
de quatorze syllabes coupées par une césure après la septième. Les
strophes ont trois vers :
1. A$> zî toi vak'shyâ Mazdâ [ vîdushê zî nâ mruyâfr. Hyafc akôyâ
dregvâité | us'tâ yé ashem dâdrê. 3. Hvô zî mâVrâ skiyâtô | yé vîdu-
shê mravaitî.
306. Le cinquième, Vahistôistis (Y. LII), est formé de ve?s de douze
syllabes ou de six pieds, avec césure au quatrième. Les strophes sont
de cinq vers. (Voir nos Etudes crâniennes pp. 48, 49).
La césure tombe aussi après le troisième pied ou la sixième syl-
labe.


— 151 —
Voici la première strophe de cet hymne :
Vahis'lâ îstis srâvî Zarat'ustrahê
Spitâmahyâ yèzî hoi dadâfy âyaptâ
Ashâfy hacâ Ahuro yavoi vîspâi â (1)
Huahhuîm yaècâ hoi daben saskàcâ
Daènaycb vanhuyâ) uk'd’â skyaotfnâeâ
On a aussi donné à ce chant une autre forme métrique mais
qui n’est point admissible, parce qu’elle suppose des strophes iné-
gales, ce qui ne se rencontre pas dans les Gâthâs.
(1) Ou bien ; Ahurô Mazda) yavoi â — vîspâi hvanhvîm...




ANTHOLOGIE.




ANTHOLOGIE
I. - LÉGENDE DE YIMA.
VENDIDAD II, 1-5, 33-39. YESHT XIX, 31-39.
I. Premier entretien terrestre d'Ahura Mazda : il révèle la loi à Yima
et l'institue maître et protecteur des créatures. Vendidad II, 1-5 (1-16).
1. Peresa£ Zarat'us'trô Ahurem Mazdâm : Ahura Mazda, mainyû
spénis'ta, dâtare gaèt'anâm astvaitinâm, Ashâum!
Kahmâi paoiryô mashyânâm | aperese tûm yô Ahurô | (Mazda;)
anyô mana ya£ Zarat'us'trâi? | Kahmâi fradaèsayô daènâm | yâm
âhûirîm Zarat'us'trîm?
(i) Kahmâi paoiryô m. a perese. Litt. : A qui des mortels en premier lieu
as-tu adressé la parole (pour provoquer un entretien), quem primum hominum
allocutus et aliquid potendo. — A perese est la 2me pers. sing. d’un aoriste
simple en sam, s; c’est pour aperess (voir lexique). — Anyô mana yafy Zara-
Vustrâi. Anyô est pris adverbialement (= aliter). Ya£, de même (= nempe,
id est). Mana est un génitif pour un ablatif, les deux cas commençant à se
confondre. Zarat'us'trâi s’accorde par attraction avec kahmâi. La construc-
tion régulière est au paragraphe suivant anyô t'wafr, etc. Lis. tuem.


156
VENDIDAD II.
(1) ^-u* . (4-6) 2
(l^o»-»») Vo
^»")c Çüw* £iüî? • C7-10) 3
| ftM^g X)>ü>" ^^0 g (_Ujâ»î)»jÀ»»^2?) _UÊJJ*0 ^jG
Jçsoa»É) G>ü" {O®
iî*W l»i| ■>&> (i)
I -upwpjk) iç9j)(G
jj%j5 ^Lu)g JOO> £juu e (11-33) 4
2. âa£ rnraof- Ahurô Mazckî) : | Yimâi srirâi hvât'wâi, Asbâum
(Zarat'ustra), | ahmâi paoiryô mashyânâm apereçê azem yô (Ahurô)
Mazda); anyô t'wa£ ya£ Zarat'ustrâfc.
3. âa£ hê mraom Zarat'us'tra, Azem yô Ahurô Mazda; : vîçaùhua
me Yima srîra (Vîvaùhana) meretô berelaca daènayo; ; âa£ me aèm
paiti aok'ta Yimô srîrô, Zarat'ustra : Nôi£ dâtô ahmi, nôi# eis'tô
meretô beretaca daènayw. Aa£ hê mraom, Zarat'ustra, azem yô A.M.
(i) Pour l’explication des signes relatifs à la métrique, voir la préface.
(i) Dâtô est pris ici dans le sens de créé, formé (de manière à être) un
bon soutien de la loi, etc. Lis â-at? ou mra-om.


VENDIDAI) II.
157
o°o
^g_j5x>Hî
I -UJXâî^.uïÿ fU»Sj().UQg> JtjG
jofi p*M
uyjyku iyiuy ^jg fiH)" • (14-16) 5
(2) JjJ0JJ.U£Ow)è) ÇuiSjüJJ^ JtJç» G(j»
I fujCîïü^HS, JÜÇ» €*$■“
c^)"é>Ü"Q2. ({ÜÇ») J<$"
-W^J1ÇOJ0(^JAUMQ^'U (_U^AUÇOJJj)S"~
II. Yima, sur V ordre d'Ahura Mazda, construit un N ara pour protéger ses
sujets contre les maux gui doivent fondre sur la terre. Vd. II, 33-39 (97-122).
eW*) GjLZ? gjç» Xgj^ü P»* . (97-100) 33
(3) | 6^|à>^0>)6IT)j jçoju^j
|11A|> _mGfS'-=»-UÇû ulhut»
Yêzi mê nôi£ Yima (vi)vîsê merelô beretaca daênay®, âa£ mê gaèt'a>
frâd'aya, âa£ mê gaèt'Æ) vared'aya, âa£ mê visai gaèt'anâm t'râtâca
haretâca aiwyâk'staca.
4. âa£ mê aèm paitiaok'ta Yimô srîrô, Zarat'us'tra! : azem tê
gaèt'œ frâd'ayèni, azem tè gaèt'$ vard'ayèni, azem (tê) vîsânê gaè-
t'anâm, t'râtâ(ca) haretâ (ca) aiwyâk'staca.
(1) En retranchant haretaca: on peut lire aussi en supprimant deux ca :
t irdtâ, haretâ, aiwyâh istaca.
(2) Lisez dayè, contracté; et plus haut âafy (1. 2-4).
(3) Vers de douze syllabes dont on ne peut rien retrancher.


158
VENDIDAD II.
0 W I -"Fj^ÿ* (-"F)e
«{)a»4 G£^> P**»
I g^fq^^f | (2) i^fgé)
(3)
G^-u}
& I GqjiJJ4»»juj^ G^.»^ns,
GggJU . (101-105) 34
G^Xa>(^>)j^ (4) puj j»4»
I 6f|6ifcMg^ (puf,) (5) J»i>
piMit^»J3H»Ji flM|J«G| _u)6T»ü>
(6)
0% | _u^G{)xu»ij)b -»jj6tjc^jxu)è)
F6^") G^jw^jaî^ (7) _m)(3Ï»ü» . (106-109) 35
(î) Ou bien saocentâm et un ca doivent disparaître pour rétablir le mètre.
(2) Il semble qu’il y ait ici six vers de six syllabes.
(3) Aiwishôit !rê; la construction demanderait l’accusatif comme à gâvaya-
nem, ou le datif de but. Le locatif remplace celui-ci.
(4) Map signifie « avec »» et « toujours »» comme sadâ, Map zairigaonem,
feuillage, arbre toujours vert,
(5) Ici il faut effacer avi ou map.
(e) Dans les manuscrits pairivârem est le dernier mot.
(7) Dans tout ce qui suit on ne pourrait donner aü texte une forme rythmée
qu’en faisant des changements qu’une saine critique interdit. 11 faudrait :
hat'ra visp. nâirinâm narâmca taoh 'ma abarap; puis retrancher anhœ.


VENDIDAD II.
159
AhJ I ^Lj4»ô)> JUC^l-UÇ»
o°o |
jiCc^i-uço 6^(oî)j»aî | 4(3^ (-“F)
I ^çfj Ahj | E^Lpep
€*P a»>)> G^jjjgpx^Z? ~u)(5uty . (110-115) 36
"404^-uj £u>o*4& ->Ç®^£0* A>*(5 ai^yku^»
$4rlMb $*(** .u)S]îo»£o.uj«»G$ç»J(ajljiJ>o» -Ujl-urço
^Gf£ JuiynjSj ®Ç®^£0* J^?H5 |y»).ttjj*fl> -uC^iuço
ÇÜÇ» 6 -uju^çïJ^i^pü*
*** (1) fi£)C"J®e^
jaj^) i»^)2> • (116-122) 37
1^4) JüJ^ 4»ü» ^A| ^JJJJ»1U^)JJ jaj^j
I tÿij *&»*»<) î^} | J04«a
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4Ç»££O> Ah> I €^)4)Ç»J(3^ C£"{" -“^0-“) I
4Ç».).U£) -UJJAajAUJJ^0A>Ç (fijÇÔ40{^»JJ^) | J^JJjJ-UÔ ^QOUt)}.»)
o°o e£Ç®4*»^j
(î) Tê herenaofy mit 'wairê ajyamnem. Il est assez difficile d’expliquer tê
miVwairê, la forme est celle de l’accusatif du duel; il faut supposer â
mit 'wara le sens d’être faisant partie d’un couple, de sorte qu’il faut deux
miVwara pour former celui-ci; mais avec cela on n’a encore qu’un couple.
On ne peut guère se dispenser de prendre tê pour un nominatif pluriel mis
pour un accusatif; mit'wairê serait au même cas ou au locatif. Le sens est :
il fit ces couples ou ces choses en couple fl’une manière impérissable. —
Varefshva. Il faut lire varaèshva. Voy. p. 160, note 2.


160
VENDIDAD II.
•“»") . (123-128) 38
_juG^»1jjç» -UJJG^jAjWJ fyp-u) G()î^5"0* (1) (\e)
P"t£rç» -u^ojjaî ^Gj^»G ;gjj)jjjjjgj>
_u J J jj ) Qj/>A5 | (2) -u^JO^JJJ &
gjU»^ I | -ujjpo"}"^
& (E^GjO^îW^") Cfl-nfXA
III. Règne et chute de Yima. — Sa puissance. — TJne parole mensongère
lui fait perdre trois fois la majesté royale (Yesht XIX. 31-38).
(3) Gjjjjj>>)j j^jjjj G(ü/<5^»ü*
Jj*ç»e)j»ü») I GxjCifJ J^JJJ£) uyusiutydy
-jupC^jjuwfyjje G^^»K3^
(î) Fratemem perettwô... upabarafo, il apporta près des passages à l'extré-
mité supérieure.
(2) kiwtea hô varefshva, la phrase est elliptique et le verbe manque; il
faut alors sous-entendre barafy de upabarafy. Il est probable que Yima déposa
les germes dans les sillons creusés avec le soc d’or. On doit lire peut-être
varefsaf?, il jeta (de varp, vrp, werfen). Mais varefshva au F. II, 36 ne peut
être qu’un locatif. Peut-être y a-t-il une forme varef, comme keref, sans rap-
port avec vara.
Yarezat? et non marezafç. — Marez, frotter, effacer, s’applique mal à
l’opération de faire une porte. De bons manuscrits donnent varezafa (varez)
il fit; aipi varezafy, il pratiqua une ouverture qui donnait passage à la lu-
mière. Ainsi tout s’explique. (3) Voir la note suivante.


YESHT XIX.
161
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(1) C£«i<5jÜi)40
& | _uj>G^tjêD.u^ G^tx/ku^ G^Swi
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■JU/MW^ -up^L* (ü">
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_u)^2ÿ->jûj»gj -uy^J^o^GÀ»
& I £0%.u»)>.»»4Jjw EO)GsryA-uQ>j.u
(4) j»A) joî>Ax)j | fifGjL(g, j«A| -“üO?" (5) G{y-u»^
■»()>JJ^{){G }^A) (-“«*>(“») -u»k-uj t>A}
I ky^A»x>^ t*A|
(6) jaAy6'^-“*)'u
Gty»Jw/? GjQgku^ tfeit |XU)<0 t^£èj
(7) (G1j6jÂ)ü,)-u)
(1) Mns. d.cïfyaipi zr., il faut alors retrancher Twat'em. Lis. yâtu-àm.
(2) Is'tîca, al. îstîs'ca. Il est mieux de lire îstî : duel comme saokâ et for-
mant dvandva.
(3) Il faut ici vyé monosyllabique ou retrancher un des ca.
(4) Yènhê h'shaVrâlp. Traduisez : cujus potestate manducant (homines)
ambo victus indeficientes (le boire et le manger?) (et) immortales (sunt) viri
et pecudes, etc.; lisez no-ïty.
(5) Ce mot doit être réintégré au texte comme le prouve le mètre.
(ô) Para anâdruk itôifc, à cause de l’absence de tromperie.
(7) A trois membres comme la finale des strophes suivantes : 34, 35, 36,
37, 38. Al. p. barata. Anhait Hm est une glose explicative de draogem.
Il


162
YESHT XIX.
Ht»»!? • 34
Gî)Gé)X^
o | £ü£ÿ{2i“^
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P-U-S.uj).uj
& (!) | C£$ J^J-uâ)> ^-^)->)
(2) . 35
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(3) -uÿiï&l1)
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^><0
o% (4) ^^y-XàtQÿja»)^
uçp.uG{j.uep (5) c^njj jw>ro . 36
| fajuygjj<^0(^) fa4>C4><Ù
(î) Lisez fra-ès'to, huvât'wô et zaâm ou did&rafc.
(») Il semble qu’il faille scander : apanmata.
(3) Mns. vârag’nahê.
(4) Mns. y 6 srufyg.
(5) Dans les manuscrits hvarenô précède apanemata. Le passage omis est
une interpolation liturgique.


YESHT XIX.
163
-uô))o»y (£j?çto>o»>-*»>^4)
I JÜJi) UiliVfGÏ»' S>£) ^x?ï?
Ï*m£>
(!) I AÎJU»
V*|"
(2) C^eli-u jyjj-uy. ^><0 . 37
(3) C^yj) | jwuy^îSU^ ■‘‘>'■‘‘0* '^"iîL.
({yx^Q>Q»}a»»^) at^aiQ>> pjjÇjjxQ
I "£))«>»£) (00>"î^(6
aiyaijjat»)>£Q9^4iu> Ck>
jojjj guayo 4>£)'£'Ut'tt{){) {‘‘‘J-uG^-u}
iyaO^a»
o°o (/ajkU^JÔ *>)*»$ x’JJ)-u)
(1) Mns. yak as mashyûnàm veretl 2 3ravanàm veret'ras’temô. — Anyô zara-
Vustrâtç est une interpolation.
(2) Ce paragraphe est la reproduction du § 8 du Hâ IX. Voy. plus loin.
(3) Même remarque qu’au § 3 relativement à hParenô.


IL — FARGARD V.
1-24 (1-74).
Cas divers de casuistique avestique.
1° D’après les principes avestiques, le contact d’un cadavre d’homme ou de
chien souille l’objet qui l’a touché et attire la Druje Naçus. Zoroastre
demande à Ahura Mazda si cet effet se produit quand la matière morte a
été apportée par un animal § 1-7. —2° Ce n’est ni le feu, ni l’eau qui tuent
les hommes noyés ou brûlés §§ 8 et 9. — 3° Chaque bourg doit avoir trois
Katas toujours prêts à recevoir les cadavres humains pendant l’hiver
§ 10-14. — 4° Comment les eaux pluviales sont purifiées § 15-24.
(î) Le § 1 peut être ramené à une forme métrique en lisant rit’i-èiti, rao-
nàm, mashia. Pour le 2e il faut admettre des vers de six syllabes, corriger
tàsti en tashaiti et supprimer les mots mis en parenthèse, sans quoi le mètre
ne peut être rétabli; son existence est donc très douteuse. Les §§ 3-7 sont
écrits en prose très probablement. Ce n’est qu’en torturant le texte qu’on le
réduit à l’état de strophes rhythmées. — Tafy, adverbial, égale quidem, hic.


FARGARD V.
165
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WîAî»"^ (2) (i*»ï}) WsjV^ <2) ^4|)
^4)
(î) Litt. des durs ou des moux : c’est-à-dire un dur ou un. mou.
(2) Avi dim aiwiraocayèiti àt'rô, il le fait flamboyer, il fallu me. au feu, par
le feu, igné. — Put'rem est à l’accusatif par négligence ou interpolation; il
devrait s’accorder avec ât'rô. — Lis. aoi dim.
(3) Le mètre exige la suppression des trois nôify-', le dernier est dissyllab.


166
PARGARD V.
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i»"-»") £ÜÇ®XJ" . (13-15)4
(1) (1) -WJ40
U) (
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0 €£)-u^X>‘,Q2. . (16-19) 5
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| (2) J»JJ
£WJJ.U (2) teçiitlp -Wç» -Ujjt
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(4) ivgÿgjwyi «J JÿÇ» -Uft&MQ
-tulp -w/ÿ G^Jjw^J33 QjwJOjiJ
| -uGîjt (^50*) -“»5 -u,^> G^O*^?
ft*»^$-**G . (20) 6
(î) Il faut de même ici supprimer les cinq ca, comme il a été fait au § 7.
(2) Lisez iem.
(3) Ana. La préposition préfixe se répète au lieu du verbe entier. De même
ni, Yaç. IX, 15, 16. — Frâ, Y. LXIV, 9. — Aiwi, page 160, n. 2.
(4) Mns. nasâum avakarshenti.


FARGARD V.
167
jü>35jjj ^4)
] JÇ»J^JJ4t)jWÇ»JÎ4U ]A.>X} Cj^l
i»4«»jS4.| çüç»x>" • (27-24) 7
Jb>-3Û-U)
I C^JÇÔ^UJJu)jLUÇôJÔJUJ
I fi£{3i“ ï^t*"{*0J fM»»ç»UA»
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(1) wZ? 0 . (25-29) 8
I faXjt)ç pMJU
qQUÿ. Cj)â>J Jfjttut
I (W-15")
C^J3.uj CJj ^JJ-wZÿ
I J(jàw JÇOJjJ^JJ>>^> .tyèhu
OÇ».J.U£J J0^4U
(î) Ici encore il faut, pour le rhythme, admettre des vers de dix, de sept
et de six syllabes, ou supprimer les deux mots astô etpascaéta.


168
PARGARD V.
0°0
I Wjgihwn*)*) -upf&yt&MQ Gjj ^JJ-u4
ty41^ ujGu"
"4 J^^!J-Mtîy C^-U) ■‘(^■‘‘Ç94" o • fai»»} . (30-34) 9
| faLflç ftMM
£p>j Cjh»} o^Lçojw
4Ç#JX5"^^4J|
, JÇÛJJ0JJ.UJ C^yjaatj Cj^
I -UJjfijJ.UJÇÛl(j> -U^ôJOàJ
£JJJ£UJ -AJi)^.U
0% I £UW{OJJ -JUÇOÇ^U)
4ÃŽ> s . (35-37) 10
& I ^jCju»(gJO^À» -uCjâT
,(1M|^J>m^>6 (inj) (ÜÇ»XJ" I tJ3^»
ftw^aaC ^)>y»ai ç»L»)ç /aatw
I (ü^-e?4 je)4"6) (ert
(2) J^OjGÂu^) _u^>at^ ^jjjuj)(F"~
o°o I }JU»)4O JOV-U^O4*
aiçoai^ £0^(>U }{(?»» 6 . (38-41) 11
(1) Quatre vers de six syllabes. Phrase elliptique « les étés passent, alors
(on se trouve) en automne. « Le sens est simplement : lorsqu’on est en au-
tomne.
(2) Ce mot (qu’ils élèvent) prouvent que le kata n’est pas une fosse. Aètahê
yatp. Voy. §241, p. 125.


FARGrARD V.
169
&

0%
^M-W
C{}j>O»)£u* i»}î\ t^) Jüo» JW»XO
& i P*»*)*^ -»éi> ty»ç

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-U^ftJt^ ^JJÇÛXU)^ JÇÛ.Ü.U ^^toX?1**
O°o I j^XO (ÜÜ»"V»KJ"
Cÿp*P G<^95> (t^O») .(42-44) 12
*»(? O-1 )j^JJ<^’^3J}
0% • Uil? (4I>4) €()"ôJ"^2t6»j)<5
j^xo !^ê* M (gm*^)
o°o -«%»»)> -u»)^
pX'UÇ» -“gp ■^■'^{‘‘‘■’q
& | igÇ ^ÇâJJjï? J3>
(XjJO») gn>)40 yAuu .(45-46) 13
px^ç» -“âj-u
& | (2) ^JJJJJUPXJÀIQ» (,£$ ^Ç9-U>2? -tt>
ji|àîÀijujt^i>e ((owo") (üo»
I jAujÉ^ €^î)^î)"»ü* C^o»# (C$WÜ")
(1) Il faut effacer les vâ ou lire :. biklshafnem vâ, ce qui rétablirait le
rhythme du vers suivant également.
(2) Il semble que ces huit vers aient sept syllabes.
12


170
FARGARD V.
jaj^i .(47-49) 14
o°o I æ>4*J^0 G{ej)ü»tf (G^JO")
G^^53JT Gî^f**»" ■^fc^’l) ^■wX0
o% | (!) G^ç» 4JU44^4t»Uf*f)M
ii^iü (urfigÿiïjyw i%ÿ>W))*b •>«£■“
& (2) G^|J1^»j)j»Î)»>Ï4»)^ U)ii£ÿt4i»b ig^ÇM^b
j&M$4>§ GfgJJU» O . (50-51) 15
| ju^-uG ^)>ü»-u (3)
£i»tpuÿ>)>^by.u(o>>^pj^)$
■ju|>J£G}>J -uptfputb -m)GÎw
(4) i&utfyib G^"} •»»■« . (52-53) 16
I {W^*G ÿ>«u» ixo C?p
4ty4U$4tb GfG<^»2 4*0*
I ftu^c ÿ>«>u> GÿÇ)
itytu^ub G$)<^»,>4)» _ugj>
I ft^-uÇ P>«M» ixo
(5) J^yjM(jJJt)jJA»J^) Ggça^it -«{)>
I ftn^-uG P>ep> ixo GÿÇ»
(î) Mns. yâredrâjô avavantem ashav. tàm ciïhàm.
(2) Ce dernier mot qui semble être un participe passé passif doit être pris
au sens actif; ce sont les oiseaux qui mangent. Cette forme provient d’une
fausse analogie avec aiwivars’tanâm. Voir Lex. h. v.
(?) Lisez zazâ-ahi et tuem. (4) Vaza-ahi, ibid. (5) Mns. frazayayâhi.


FARGARD V.
171
i y>«u» y*o Gy?
JtyJUMUiïJufyjfy JUç»
i j»jj
y>t)SÀ» jA^C puu» . (54-55) 17
jAuj JUj _uSÏ)>>}(J.U
| i»${\ -u<5ïj*
JÇamÇm^ CfgJJW
i y>o»> y*o 6<$*
| ■U/’)^®|23 û)(5ïîty
(1) ifruÿtl? fi^| J»4» . (56) 18
o ty&bw} ■uôi>
I O â– U4J>
0 G(^9J3a) .ugp
& | o jGjumu»4u)^.u)^
jCjjjjju»jjj)ô)jj)ê) jujçc . (57-60) 19
i -»»■«
^gJUJ -MiMÿdakitfâ
(t) Ici et à chaque signe d’abréviation le texte répète kzem Yô Ahurô
Mazda).


172
FARGARD V.
y^^ J>>,u
I G£H) J>>“
■ (**»)■*»>)> -m)GjT
o% I {“‘0*-^
JfiKjJ'»-»»)"»»^^ -u)(5I»o» jwç» . (61-63) 20
i y >0*»
(O)^"Î32." (ü^J -«l>ô{6
I (O»" jaM^Mfu y.>fy.u6 (î) y».»^
| ^O»-»Q3, (2) (J»/») ifoltoul?
y au).») fa-uÇj JJüi? • (64) 21
! « i>>$^ -uGlTrb
^OMjSlZ? y^G JçO-i3-U t||» $).uçwuj . (69) 22
I /3) «w> C6P^ («(wo") y^j»
& _U^À>|A>t)>)Jt^ _U^4t|JI4Û4>G
Jut^-uG y>ou> jaÀtAu . (70-71) 23
| _u)^>j^>(^ (_uG-u^->£J-tt) ut) )PJ'U)£C
(î) Yavô mê mashyô hParâfy; ellipse du relatif: le grain que mange (subj.)
ma créature humaine.
(a) Comme plus haut. (3) Mns. Zarathus'tra.


PARGARD V.
173
X^J -uGüw
& | XâJW J*WJJ|D j^XDgp
J0^AU JW»JJX>4lC _4t6IÎ^I0 (jUU) !£UU|£C) . (72-74) 24
)à
■»»" fi£6"
€^lt),iJAâ5'u^ (-u)'u^)
o | jçaju»|^2ÿ iti&t
(1) GjL$ C^CJ (Xêasjj)
060 | gJU«».Uj _U^j)jJJ^J _U^J4J
(î; Lis. zaàm... bavaafy.


III. — YESHTS * DE HOMA.
LofFrande du Hôma, la distillation et l’offrande du jus d’une plante sacrée
formaient la partie principale du sacrifice des Aryas et spécialement des
Eraniens avestiques. Le Hôma était une plante à tige dure et noueuse à
fleur jaune croissant en Eran. Le Yesht contenu au Yaçna IX se récitait
après les prières préparatoires et avant le sacrifice proprement dit. Il est
composé de morceaux indépendants réunis pour les besoins de la cérémonie.
La plante sacrée était divinisée et personnifiée dans le,génie Haoma dont
la nature flottait entre la divinité et l’être matériel. Aux §§ 2, 17, etc.
Hôma est le Dieu, aux §§ 2, 16, etc., c’est la plante. Dans l'Inde leSôma
jouait le même rôle et obtenait les mêmes honneurs; le Sôma plante était
d’une autre espèce. Le Hôma ou Haoma représente la force mystérieuse
des boissons spiritueuses, ou le principe liquide fertilisant la nature.
I. Yaçna IX.
1° Hôma apparaît à Zoroastre. Premiers sacrificateurs.
(1) (") • (1-4) 1
& I (2) yù-mg)) (J
& | (3) (juj)
Les Yeshts sont des chants consacrés spécialement à un génie. Ils sont
réunis dans le khordah ou petit Avesta. Deux seulement se trouvent dans
l’Avesta proprement dit ou le livre du culte public ; celui-ci est entièrement
rhythmé. Les chapitres X et XI du Yaçna font suite à ce Yesht et se réfèrent
aux mêmes cérémonies.
(î) A est évidemment hors de place ; il ne peut y avoir deux â pour une
seule désignation de temps. Mns. ratûm â Haomô updïfy.
(2) Trisyllabique upa dïtç ou upd-ïfp. (3) d ajouté.


YAÇNA IX.
175
(Sf^-u) {)à»j
G{Ç»<‘0X>“^À5 ^Ç9«»Ç»ÀÎJ>
JCî>»J0'w,u<ï3-
I 0% (!) ^y-u»)-u^
-JUÇ5(^/ku JJJÔ f»M«t . (5-8) 2
0% I iesM^ ick>ü»
J6î),'u €<$■*>
I ifigM ^kuü»
&
-Jü^>»XtJÔJLU^0 G^fi JW
I & (1 2 3) -A»ü>»>»»}>ü>
&£.(, i))u
|^»ÀtÇOià Çgijtiiïuÿii} iu6 uGïtftÿ
(3) (au»g1.uo» ^6{j) çuu> . (9-10) 3
■«ÉJ Cj£tt£'<3"~{J5.u^
& AU».>(.U)(5)Ï}MQ2' _U^»ÿ})Ç)» 4JUUjj(53It>>^ÀÎJt
j»JUI|{){ lÿifpu iUl^U ÀU^
& I J.ui£u gff
Ai^t/yXi» G)04» jjjfi /ajjjuj . (11-16) 4
0% | ieçW^ ^e2>.»>u>
(1) Pour rétablir le mètre, il faut supprimer azem, lire aiihé-us' ou çra-ès'tem
et huanvatô; â dim peresafa Z. est hors nombre, comme plus loin (§ 3).
dat? aok Ha Zarat^ustro.
(2) Ici Haoma est à la fois génie et plante.
(3) Interpolation.


176
YESHT DE HÔMA.
& I (>) 0J«4jGjjî»ÇûâÎ41
& | C^a^j-uJAui j»a>ç#
_U^UJJJ^±)> ÇÜO»
& I io«5j>>î)» lç»XJ"î32’i’
puÜGZfptly ^kujj)^ £4»J«Û
J4j)jAl»))A»^JJA> ^3jCSÇto2>A»O>P»
& 6ÉjG-u->->y^ ijb ()*(**
jüUU»»)>-« yç)6 ■ufy?^> JüO»"6-»H> . (17-20) 5
0% | 6^*02, cyi) (3) Ggçxut/? ]ajX|
J(3>446 ()(6 J®>>Xj -tttFîf*" -»»)>>$ |^>Xj
a i W-üîA»)^ 1$**%» ^Xj
-UÜiiyyjUUÿ
| -M»^QJ0A»^X.u) _UJ>AÎ.»>)<^ >£) -UÇ»J£J
^Cj/S^DO» _JUÇ94J»H^0 ^J^45AjL^>AJ^)
& I yi>a XGjj*o
yj^yjiÇ _ugX.»n)» Cj£4>^5 £tt.u^ . (21) 6
(î) Mns. gaèUay&i.
(2) Lis. Huar.
(3) Comp. p. 161, note 5. Litt. quindecim annos nati incedebantpater filius-
que in formis : les pères et les fils avaient tous l’extérieur de jeunes gens de
15 ans.


YAÇNA IX.
177
Jjwgÿ Mi)
jçdxug) tyj-u yiuM . (22-24) 7
i w M»MQM
IjWÇM,
I _UÇ»^J>tP 4àWJj57u>>ÇûX)JJ
J»XU|{)^ àMlfau Mtty
I £LUJÛ.Dg\ Aw£jU
Jî> £OO» ja»»H5
o°o |
Ô^wüîa^ C-eâwa irü . (25-27) 8
I 6^«(^"tîJ"CÊL" C£H3
Gx?Çû->-U»ÇO^>-U fi^Hî ■>»■“
& G£)-U<5j _uçXj»4)» pxu^ . (28-29) 9
| -UÇÔ^|>Qp
J»JUü|{)j JJLUfo
12*


178
YESHT DE HÔMA.
& I Gjç»êJW4Jjw xwgjj |4JJ>
GJ0U pMM» . (30-33) 10
I ^fiLuçy
e£G (1) (^MU',»{* G£}"C*«-“) ^>->)ô
I AUJJjCjÎ^JJQS. -UÇ»ÿJ>U> JJJJJj(Sx«»^43jJ
jjw£u w»$y
I GjçsgJwjjju» jjuj£ju
a» _»»){/> >e| ^50» ^1*0
| _U^43jJ^43lU45j)^
^JJJ-U pUM)
& ^)j»>W(OAt^, 4^>A5^jX)|J^ _U»JjyO
GjL»)a> e^elâA» ^wj-u^ . (34-39) 11
GfL^Lj G()ji^^JdW fij^o
| GJ>H5
jw»(^»)(w) - J(jj2ÿ Gjy^
(2) ^JôxuâJj)^ j)jwgj> iipç
_uça.ujj.Dg) -uty)uuu
I (3) GjJJUW^ fi£)<»«x/(Sjép») JU*
-uppMSS^pt ^çy jajtjsbwy
p.u).ugpm)tf ^(y)4ijJ4i (4)
(î) Sâmanâm sevis'tô sont de trop. — Mns. t'rityô mâm.
(2) Lis. heresa-aspa. (3) Mns. srvarem. (4) Mns. frâs.


YAÇNA IX.
179
£M>ÿADÇ».U£).U
& ^pAWJSf)^ gUl|.UGji).>.l>J
^■>jf*e-u6 -uGLuo» . (40) 12
I àiUiiGfljUQ _uç»ÿ|>t)> JXUJj6ÂÏ»)>^iXjJ
HjlffÿU AUlgjU
eJ^ÛJJÛJ JÀtlgjU £i)>
jçsxug) €)Ü'U (41-43) 13
I ^S’?’
| itUilGflJiHg, _UÇJ^|>Ü> JJJJJj5jÏi>>^oA)JJ
•tyÇt}* JJlu£ju luy»
I GjÇ»£J-*»A)-U» AW^Jtt
-uy)M^ a» (1) e^ç» ^30» 1^»H5
I (!)
. (44-45) 14
I GjJ>ü»^ XJJX>X.U£) C^Ç»
)è) À»)ç9J^j>ç^
0% (2) -MjjQy^yjJ^ebXâ»)^,
(1) Lis. tuem.
(2) Interpolation; glose insérée au texte. Elle appartient aux préceptes
liturgiques.


ISO
YESHT DE HÔMA.
tü
<>J>
>)e
• (46'47) 15
| jAà>£ JOôP^Z?
jawgju 0^(5
(1) | àuGï£ AUJJD ^pjX»^OJJ^j(x»)
Irb iy-K^el" Ire
0% Jj^C-^3 («»»J|AJ»€ ]du»>>4»)41
-U^ç/yiu puu) „ (48-53) 16
I ^fiLuo» JJwfiXjiQ)» ^G{|
JJÇ>»
I W-î^ ■»e>o>)-‘>^
| jÜ>1î£jjG£} i}L) ^çsj^jîy.uZ? fcyjgs^r»
A ^Uft»^Mp«ô<5ï»0 (2) -MJ90.U|>)>
€^e {OP . (54-59) 17
I cjc*
(1) Aucun retranchement n’est nécessaire. Lis. apatayen paity ûya zmû.
(2) Lis. runaèca ; urvan est un monosyllabe.
Manwco dûmàn. Dûmàn indéclinable, dépend des superlatifs précédant:1e
plus... des créatures de deux esprits.
Yat Ja Warentê, pour que l’on mange, dépend de vaiiistô : le meilleur à
manger; ou peut-être de nàmiàsus' : dont les branches se plient en sorte
qu'on le mange facilement.


YAÇNA IX.
181
0%
_U»Q)>Àu(^0Jt(^ -itGîtfâ JJLUÇft ,J|
««^ W>"Ç»it2tX£j£_________
-«(Sü^ jûxj^ ,j| . (60-63) 18
i G£}«)q2,^$->| -uy€^,ujj%wC
s£t^<8^JJ (1) 2 H’)e£)"?^eÉi2£u
& £niJj5S^L^ô.O£) £uiJj6Sj£tj4lt^
C^)j1a»£J juiü< I -“{gW^ -«elw»o»
G^ü’-U
0% f2)
C(}JW)*O G-eç»Jj 4UUÜ<(S^CJCJ . (67-68) 20
(1) Les deux ca doivent être effacés. Ligne 10, lis. yâtuàm.
(2) Lis. vispohuàt 'rem ; et au vers suivant : tvà ou bitiem.


182
YESHT DE HÔMA.
Gçfij

6f)"ro jw«<<5*cjcj . (69-70) 21
I -“CgMâ5
x?4* -u^*ra
G£)J"Hî €{^>6
I J))Ü"^'utJy -«el-UO»
(l) j\Z-> -uGZpto
JgjXUgJ -mÇ^ 1UÜM
Cj).u»j*o (2) fi^ç#J(3^» JUJü/5” CjfiJ
CgC^QS- ““^■‘’â) _U»)>.U£)
I ÇO(^€A'w^J iiÿ&tb _U»)>J»4J
-UÇÙJÜ-UJJ^) ^»?>4»g) lÿip JU»G
(î) Mot brisant le métré. Peut-être : ver et 'rajcb peshanê.
(2) Lis. tuà k ishtuem.


YAÇNA IX.
183
W#4*»^4» 40jP)Ü4J . (71-73) 22
| _U»4t^p> _Uç»>
J^>«0
^ü»)(U»AÎJî)^^AÎ4»J
& _U^€^JÇûA4ltC ^|AU^)J3
^}44*) . (74) 23
I {)j.U£)l)£u>
_M|> C{(Mu) fi^ÔjïTy»
& J()>^4»)(4»>0> >g/t«
Gj^ü ^6æ W’W . (75-77) 24
-U J b -UÇftAiXjl)
! G^ôl4* (ü® çA) -UV541>>^5
çuïïup _u»410*4^ (J45jj^{^ J0J^40J>>J4J) -»»m)GÛ>
£UM|.u2? -U^Xl^l?
& ^4»}4‘fc!y fi£}4‘^4‘^ -“Ô45^ ^|
_uü>)a>^L» Mtfu £oç» -»ç»JO> . (78-00) 25
| -ufiXjio* jçy.u HmI?
-u^>X5>


(1)
184
YESHT DE HÔMA.
I >M><
’0
jeç» jw/e) . (81-82) 26
I G-c'ODJ.uZs
1 jqwàêJ
S» (2) jüo»-«)<3^e _M^x»^4»(g,
jqM-u^jwGj -ufiljjyi (3) . (83-84) 27
J^aJJJg)>ÇÛ^
^jjj>)c (-«gj>) _jujj^»jjjG
00 (4) ■>-w|ftt?<^»^À»J>)>.£e) -uJahuCj)^ J
• (85-88) 28
I ip*c
JÜ)"»C(i)| •>& ^H5
(O0»A& lj<0 j£u JÜW4/L 1jx(5)
(5) (^»O»A&A
(1) Vers défectueux; peut-être faut-il ajouter Haoma!
(2) Vers défectueux ; peut-être : graûsca spentahê mât lrahê.
(3) Ce paragraphe est en prose. (4) Mns. baok^shnakê.
(5) Développement de nmânê.


YAÇNA IX.
185
&
{L»wJ y» _ujjjj»)>^
^V*G JO(*O
fu»w>ç#^4i)w 4WJ)JXî"i^$ "€ . (92-98) 29
| £unJ>çojQ^5.u jmg
-^Jî3iu «£$
I wc
i)"6 i)
& JÇÔJJJÜ»3AJj^jU ^)>O
^5 4(p^el9.u jç»^a - (93-96) 30
I £O«),'‘»eVO">>^£0^ ^5î)»-«CJ^
I (1) j^ojjjy^ Jü)^5
(2) ^yA>»^)jt»(,j^) £<5O»-U£=-UHS. J^OJ-uû)
| ^jJUu)^4»5
xm|C{ftt?*<} Cjej)«»ï5
o®o £ü)jju$ -*•$•^"0’
JÇ»->-»»£| . (97-100) 31
(î) Vadare jaid’i, mots obscurs. La tradition comprend ainsi : viens ouver-
tement, viens avec force et éclat; vadare viendrait de vad; jaid'i ÙQjam. Des
zendistes voient dans vadare le sanscrit vadhar, arme, et traduisent : lance
ton arme. Mais le vrai sens est : abats l’arme de, etc.
(2) Ce membre est de dix syllabes; cette licence est très admissible;
retrancher paiti ne semble guère possible. Il en est de même des deux pre-
miers vers de § 32. On peut aussi lire varzdvatô.
12**


186
YESHT DE HÔMA.
jÀU)fiît32^) (1) («î<^£6"))
I J^,utî\ -ucLi^»
^|Lufy.o|A> fwputikuttfpit JÇ9AUÉ)
I £u>oh/Û
(2)
xtu}G£ttt?-w| G£^W£5
& | ->^-uBy _mg]wo»
jju)JJ^jjiG>^jw^hj jçajjig) . (101-103) 32
| jAU->j)jA»)JUiyj^.U£)> uuiihu^ ^|jj^oXjjG
^Jj»ô £üîy-0)OH5
'uu)g“,j g^o,o
I JGJ-Uèk -»ci«o»
(î) Kamered'em; la mesure nécessite la radiation de ce mot qui est, par
conséquent,interpolé.Paiti n’a donc point un complément à l’accusatif, c’est le
préfixe de jaid 'i.
(2) Màsvaca dat 'dnahê. — Mas est obscur mais doit provenir de man, pen-
ser ; c’est une forme radicale, signifiant esprit; ou participiale, signifiant : en
pensant, en pensée. Dât'ûna, peut signifier donnant, ou maintenant. Le
second sens est forcé ; la tradition admet le premier. Il faut traduire, selon
toute probabilité : qui donne en pensée et par parole ; c est-à-dire qui promet
et compte faire ses offrandes et n’exécute pas ses promesses. D’autres font de
mas un synonyme indéclinable de mat'ra loi; ce que rien ne justifie. —
Daènayœ semble contracté en deux syllabes.


YAÇNA X.
187
II. Hymne a Homa.
Faisant suite au Yesht (Yaçna X. 1-15).
e^ep» . (i-2) 1
| L-»>X5^
■‘ÿWiul?
€qi»C| _ju^|> -u<«J
&
«1 â»^s±t . (6-8) 3
G(e))ü»y MW
I J^e) ■‘üfltgj)*)
0% ^><^(^> _uçl.UÇ)»
c^j-uGSTg) G-eo^^fe) g^$ ->$!»»$»* . (9-10) 4
(2) C^L^ax^m
I G^gtM* -»gL»o» JÜV3
^çy-u^/Lu) _*»)G»j G{Jau).djj^>»)>
»$<^>)>)>ty {‘‘•^■‘«G _mç#>
&
(1) Passage liturgique étranger au Yesht. Au vers 4 lis. vanhvyi.
(2) Lis. huâ. — Ashâ-um.


188
YESHT DE HÔMA.


. (11-12) 5
-UAtyÿUfOUtfy -uq»
| £n»(/y fW&uft}* CtjGIuç)»
-ujtül^ -uJ-uG
^&tgp3.u)è) JçftAUg)
°°° JrçôJ.ug) -upiaçÿ&d?
^|*»»4»ç»j5 ^1w>t)> . (13-14) 6
JÇ0J4t»41Ç»Jà G^ t>80 ■“*) -u(5m
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& J^Ȉ54>
_u)63j^>> jçoj^0jj5îji| . (15-17) 7
| j^jj^ojQyxu £uu|jjjG| _u^u()i £uui£ju
_U(OJUJj _o)^îrj*(3
I çüî)».ufiX^ü»
Gtjj»^0)0Atj tÿuMSXÿ Gj)(5jp
6% GfyU^XjLC _uç»> (1; £ÜO>-U
. (18-22) 8
(î) Mns. msê. Lis. vîsy ou maèthiem. Ce vers rejeté à tord complète le
quatrain.


YAÇNA X.
189
&
X<^“G jüoy^ôX-uo» X>*b Xo» /»•»■>»
_U|JjCàÎXU»)> UJÇÛJJJ^Jjy» -UftjU
I X^“G JÜÜ»"fiXj»o»
6g|>)>jtç» Gf)eS->£) -u(3It)«o ^mü
^îi5"{3LM^t) ÇOÇ99"-15^ XfiX^iQ)»
Gffi»Ç* I Jü,4>
é\Z?jufiX^o»
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_juç»Xai^»jû çjjç» xu)ê)
| itfyywÂ&b C{)jujç»i^^>Aî 6{6'.u»)>
(JlUjÇuG) X)>0*'M -UÇ»<^»L>
& gui MO C{ftQ-H -uCjIT^o
Gæ^ofi^ Mvf6''6tfPjuu»)>u . (25-26) 10
| jtu^4w»o* {y)^QÀiy.uy
(î) Upazaiti, upastaoiti. Ces deux mots peuvent être des troisièmes per-
sonnes du singulier du présent de l’indic. act.; ou des noms verbaux construits
avec l’accusatif de l’objet de l’acte ; le premier de upa az (+ aj, agere), ap-
procher, le second de upa çtu. Le sens est : l’impureté produite là, disparaît
de la maison où (se fait) l’apport et la louange du don brillant et guérisseur
de Hôma; ou bien où l’on apporte et où on honore le don, etc. A.hê visé uta,
maêt^anem, en faveur de ce bourg et de cette maison.


190
YESHT DE HOMA.
&
JÇ9J-UÔ *»%»<)»
^^££1-“ Q(52) jjjü/(5^aijuj . (27-30) 11
^(t
-(1) _UÇSJt^J^ J»J1
I J»4»
j3JUU^ÛUgJ^)x))^ J»JJ
O»A1
£0 _U|l>.UQ9Jç>'>g).tt J»4»
-U»Ü>JJJ^J4J»)>U£J _ÀJ»O>JUJ pitiu . (31-34) 12
I _U|ljAI(^0%4J^ -uG^-UQî, -M^XâtO*
| ^jo)jwjjj»C
{OOM>o>mmmq23 (CW*" JC6
I ^J4»G _M|,JU»)j»gJ
_«€$} jüü»" P**»
0% Jü® ^>*0
J«"H5 •Ué) . (35-38) 13
^|A»G ^ÀÎJ»C (2) J(jX.U^ ■>) j
(î) Lis. skataupairi en quatre syllabes.
(2) Mns. dareg'aos.


YAÇNA X.
191
! JA’f' -4»<5Ï>J*0
^âîllS ) 3
0% -uiiç^ul? C£)-tt> £U»JXO
Jt22?^O . (39-41) 14
-uG-ku0‘ -JOç» mtftç
J^5î>»JJÇO15j)j -U»-UQ£
çjjG juG
I -u).U|> -UG^lulf ^ÇSJAÎJUJ
-u£w£ £Jça
G>u»fib» (-ucXj>0> Jüç»)
e£Cj JC£â£)
0% -u0» J(JG •U,H5
(î) Phrase obscure. Vârema de m?’ (cfr. varethmam), ss. varman. Le sens
serait : ne passs pas, étant d’un secours promptement passé (âsitôvârema),
comme une goutte de lait ; mais que tes remèdes abondent et persistent. Ou
bien prenant vârem comme pluie, écoulement : ne passe pas rapide dans ton
écoulement comme une goutte de lait.


192
YESHT DE HÔMA.
IV. YAÇNA XI.
(Suite de Y. X).
Trois êtres purs et saints maudissent ceux qui les soignent mal.
Exhortation à faire â Hôma la part d'offrande prescrite par la loi.
Hommage à Hôma.
X}Al»At£0Al (1-6) 1
| _U^À)AA£).ttAt _U^J^>AUQg>
I A^Aa»»aaJ (1) G^AjjçiXuj J()>JWQg,
A^A^O^JAI^Aj)ÙaI _HÇ9>
(U»»A>)a)J(j><^ _MÇ»>
| JQ>a»J(j^>a>J J»A} 6#6
JQ^AjAJjXufy à) 6^6 ^AtAM
au2? Jawjj)ja«|
| (2) ^maa>^)aiC ajjZ? JmjjjXjjü»
| JpJAtttAlJ Ç^AU^Al^ • C7 10) 2
C^t»A»»)>AA £u»JJ>J Mii
G^OA)»)>AJ auC
I _mç»^*ai6Âj^ C^Ç»At»)>AA (-UJJ)AJjG
Au>M«$ g£C Xj*O
^5jJJjgiJ(A ^çJJO* AÇ»AAJG>)>Xti
(î) Zavatârem.
(2) Lis, havayœ vâ marshuicô.


YACNA XI.
193
0%
I JÇSJ4»>M»$ . (11-15) 3
_UÇ»>
| _JUÇÔ>
€æ>ü,(J0'»ü^'«) Xj*0
-A> (31^40
y^i^îô) >»£" -^>>"1
* ■“^3 (-»»*&}?) ^ro c*5-u
XjXu^ jjjjcX-uo» jüG jî> . (16) 4
| XXo*" (1) eW^
^5jj)^»ü»>ÎÀ»o» -*»»•» ftp-u
>5J0> £"6
e£G Ihj . (17) 5
^0Ç»3àUJ)M)40 lulf -Ug).U ^AUJjê){){ÇO
| ftu^AïC (3) (OG
£üçmj>|àu$ Jü)i«6) Jfo . (18-19) 6
I (3) "<^0"))
£0)jui,G) i^>u>
(1) Lis. fraerenaotp ou frérenavatp.
(2) Mns. datVab.
(3) Lis. na-èdl 2a vâstriô.
13


194
YESHT DE HÔMA
au C(j23ç/yjjuo<(r7 (20-22) 7
I H) ^J^1 2 3 4 5 * 7^ 44“C^“O* JAUÇ94(jJg, ^A»Ç»
y>AUJjAt^j^A>| Xg^-UQ)» (2) Wü^iS^AUfi
I (3) G^)«H»G uGupÇ
GqjUIJWAj)jAl)è) 6-^i^ GJJ40
(4) £u»o>a5aj fC»^to<>) 6^üG J(W»G
"^c^»4* P414» . (23) 8
JAU^ÛAU(AU^AJÇ J4uG]»A>0> ifiq
I ^AU^AJ^AJfi (6) ^gIjIQ)» J(j>î)IJ.uZ?
(7) jaugXaio* ^G{J
(1) Lis. dra-onô. Ce mot est pris ici dans le sens général d’offrande.
(2) Lis. tuâ.
(3) Lis. mairiem.
(4) Lis. zmô.
(5) Ayahhahê, génitif pour ablatif.
(ô) Mns. haoma.
(7) Suit dans l’avesta un passage liturgique entièrement étranger au cha
pitre.


V. — HYMNE A ARDVI-SURA *.
YAÇNA LXIV.
6^)41 G{ô)4m . (1-6) j
I tjbèw
€££2tK>"3£_.y**"
o°o çü^9J4i»ç»j344 £OO>>j.u GguÇuIp
C^|Lufy4» C^jÀ»(W«)è)^4uu
I 6£)-u<^u^«J^£^
«W|î"Cg." G£|-uC^^Xî"££.
0°0 C^X-uço^
C£R22?" "»ro . (7-10)2
juu^o
Mifâ)
I C1) (J Ç»44M(O4I^ >*U ^çûjÇiU<;>0»
(2) jC^çoj^) fi£|"ê)*xF^ "»ro
J^ÛJW^JJ) 4M 4tty04>g) C^ü^>4»)
0°0
* Source céleste et génie des eaux.
(î) Lis. vispcb (3 syllabes) hâirishias. Mns. dad^âiti.
(2) Dâitîm ou ratfwîm doit être effacé; l’un des deux est une glose.


196
HYMNE A ARDVISURA,
G^J-^-uG . (11-14) 3
| ^â)ÀtG JÇÛâîlJ
^£)JJJ $u»GJ -uGjT^o
I -u^{$ fu,H>
) (J -UJAUt)» pMiÿiuefity
6% A"
JÇs^î$^-ul4O . (15-18) 4
I ^0*^4 â– *"
(i) j^.u ^>*0
(C0>4*)0>*0
I G£)
6£}mx>)m>4
I ^()‘u^jwe^îü^" Gffiy JO**
& j.wjGf)-uJ jjw$)aîj»»o»
igjiu guio*-^»^ -u|)J5fu»o»^ . (19-21) 5
X).t»eb^g)A)
| -uç#£JJ»o» )£»£Ü^-») lÿiutQii.'tlf
(i) Aôi, 2 syllabes.


YAÇNA LXIV.
971
&
-up.i3ftuty4fM
j^XuLj -u».u -u(57>GjU{)»
I -u^e()JG^Ü»
jyJjujf&uel/ku hq ^gpu £üG ■**»$>
ijftiïGugdy m»o»
_uôj) <5^ü té* jjjü»
-u^C^^iuy» ju» . (22-25) 6
>P<É*"t\-"eÇ
J^Q)» Ans ^JJ-U^C-U»•»)&)
| -Up.Ug)> £.Ugj.U ^4UJjÀ>ÇOJ0J^Àt| JÇdXUg)
çüü»)ji)jiC4O2J ^) w6
^£pu ^J ouG
il Mitfjtty ^£)JW ^| JJjG
>^G ■“•s ■“»€ Jwj^jxi^eb)^ (1) xufi)
XjuJ^wà/u} juS xufi JCgJjÜ^
(0% iV&
i^,4iU(0M»}d j£ju -uçu>$ . (26-27) 7
ï)
(2)
(1) Développement interpolé et non rhythmé de ce qui précède.
(2) Lis. ririh'shaaitê.


198
HYMNE A ARDVISURA.
jgjj _U£UU£
o°o ^p)4»^ jü^44Uî2ti’^J4
-Wü»»wfrny ^J4(5 J(j>jjjjj^i . (28-32) 8
I -“t^»"^4* iro
fU»^)â5>JÛJJ| ^J40 $U»G>ÇÛJJJJ*0 ^^0
I Xj*O ^J*0
-W»4,£3£M)4’
I -uqa&uus fuwïïÿ lgi4ftf)M6
>^^4,ro 4Ç»444Ô JU)£O X5jJj£_J^.u fifl»
I -“Q^v ^Hî -"{325? {‘MtMüwST'
©% (!) >Ç»^'UH5 ^“fcîyXî44^
Sjo/^Xg-u») _u»üçôjuj(^ ^gjjjj . (33-38) 9
| ^}Ç»JJUp>J40 _UçoXj» _up.u2? _UÇ»ÀUJ3(^> -U^Xà»^ _uGI>^
| jü^xu»^ji)40 ^d)4"
ftn»JpO>^y.>t)» |yu»A»j _u)(S>^
I çeiih»)"
-U^j J»J1 -À<5%
(î) Ce cinquième vers paraît interpolé. It'yèjœ îsha, meurtriers, destructifs,
à plaisir ou avec force, s’abattent (yantu) les maux (fybaèshœ), sur celui-ci
(tem yô îdad'a), sur celui-là (yô dîdad'a), sur les différentes classes de mé-
chants citées plus haut.


YAÇNA LXIV.
199
| £<30> £)tç
}^t» ■*» j ^Jj)ôkui ÇlMçS _u)(3>^
I ^>(32?
}£>>^J futç» _u)6>2
I J^>é-»A»^ (frW^JtÇ) y>ü»J> £)IQ
wô "^5
^éjjlu e^»)>lâiej G-e^-wtJy -"»■“. (39-41) 10
| _u^0.ujmug
A0X^).uJ.u)a)
| {utç»j0j)xug) ^£aij^
& (1) (>)c-u)^ £$i)
^d4** . (42-45) H
| -u^ûjjjjàu^ gjçû Cftaj^ftw^uG
JçoJ.UgJ lyuuty ^ÜW-ÔJOJ-'O
| -uçû^)jsj|
' jGjuiJJ^Jiiy^ ^4 C-eJ^-K)^ ■^âJJUU
C^4>6,>>>/4> £u)à
J^ûJJLUÜJdt))A0 {UâQ>4jS) (2) 40W04‘l
(î) Rubrique de rituel, étrangère au chant.
(2) Autre glose comme au § 6 in fine.


200
HYMNE A ARDVICURA.
(2)
(3)
J4UJ|4WJJ^
& Çüü^JO" l^A)
J6XJ"^"t5y iôR (46-53) 12
| £uiL»)> fajiÇj paji
G^J>Ü’^ -uymïffutyjul?
>)>^2? _u){^oG puGi
faâtGj _U^oix))>jy -UiifpU -MflfrLt)*»
y-uÇj _u)(5>5^ ftn^ÀtC ^uG<>
-ug)Jàjt^u»)>4i €££}■“ -uuÏÏGutyüfjy -u)>0,'«
pMji
•»i^o
(1) -u^-üjxuj^ çyG pitji . (54-55) 13
-"F • (56-60) 14
| ^çy-ôSjZÿ -“f*
jçaâàjj * -u)>
| (GjLç»^-»»g^).»») ^>).U0 J^043jj _uj,
^|4»>4>^j4t _UÇ»4t^41^0 Gjeiâ^^J _UÇ»41444U^ ^J
(î) Le rituel prescrit ici la répétition du § 12.
(2) On pourrait lire : astyarejastrem; le rhythme y serait.
(3) Passage emprunté probablement à un livre ou chant perdu. Nous lisons
k 'shayamana avec le Vendidâd Sâdé et âsuiâca. On a ainsi deux vers de
quatorze syllabes avec une césure au quatrième pied, comme au Gâthâ Ahu-
navaiti. Pour le sens, voir les notes.


YAÇNA LXIV.
201
t?o -UJJJjZ? -UJJü^CSjLUQ^ JUt|41
i{2L“ç» p*o Jic • (61) 15
AUÇ»JU»)>4t()> JUÇAAU^O {) g&U
o°o (1)
VI. — YESHT VIII.
(§§ 20-34)
Combat de Tistrya et du déva Apaosha.
L’astre Tistrya (Sirius?) s’avance dans l’atmosphère pour gagner le réservoir
céleste, la mer Vourukasha, en soulever les ondes et les répandre en pluie.
Le déva de la sécheresse Apaosha fond sur lui et cherche à l’empêcher de
continuer sa route.
(■tt)çM(a>^j»h«$) -uCuçojgjA) (2) pu .ut • 20
(3)
I 4>>J*
(4) -»£)) (î) Séiihê, peut-être locatif de séiïha, dans la loi, selon la loi; ou lro pers.
sing. indic. prés, moyen de sahh, dans le sens d’invoquer, demander.
(2) Lis. paityavûiti. (3) Lis. tïsHriô. (4) Lis. hehrpaurushahê?
13*


202
TISTRYA ET APAOSHA
(0 ■>$»■>.»»£) -u» .21
I ti22r»"e>" lo» i»Xî^
jCQmftQfL^»)>L^
^çajAuj J^juj |Aj^auç» . 22
(U»»XJ'U) -U^â5UJj)çdJ^jJÇû
_u£u^j£).13 (2) gtu^»
I G^-ujau.j ) £lU£J^>.D')0^3.U (3) JÇdXlO)^} Çjft
| £u)X)|.u2?')q£5.m ig/L»ejj» io» ï»jo^
6gyjgj»0>?j>)g)j»^« CgyjgJ»»X3^) G-^-KjJÇ»
*y*)W*l? -^êp . 23
-u^juyj (4) ^ju(^>>)jjpjjj)j
| Ggo*3'u'£-u£^)(54Ï*t)t
jüçoj^Gjj _u|>G{)^»-*0->»)> Gf^ JLUJÛ
I ftu»X).u)
(i) Lis. paityàs... apa-oshô. (2) Lis. yûcL'iyat'ô. (3) Lis. bavaity aiwi.
(4) Lis. zrayafy.


YESHT VIII.
203
0°0
-u$u£ ^jG
_OJ>.1S{U»).U»)> ^£JJLU G{)çôJ^J»)>
-^uwjg^G G£6 |»4)
I -ujaG^qi^A/ku
& îQVg&W -«)"G^)iç»A*l>^
-m^ww^g j«g . 24
(ï) -wj^G-uq^^/L»
^Q)>)£iW^4^.D)40 -uGîîftQ
I -»|*Gj»J^»<£»1»
G^jj)q^uJj»j> G^G j»jj
I G£}*ôj*« «#"*±3
I G£»-uQ£ _«|,G^Ja»j5^
^y^u» (G^|üJJu»iujj G^ôJ"
ftw^G P>ü»à» _G^j» . 25
G^jg*)Q»?4)|()4t^» Cjyff-n»#-») G^)ç9J(3j^>
| -uj-“-uH5 _jujGau|^ço^»X4j
JGjw)j>JJ»A> Gj^ J»41
^y^»4t G^|ü^)J3ài C^|j»ja4t^
(i) Mns. yaçna yazentê.


204
TISTRYA ET APAOSHA.
&
__Jl 0)
pUM . 26
| 4>>44
^3O*-»fy>)>■** -"ôPü*^ ^Oü*-u6'i54*
(üo»-u(^}>-u(s?^ü5
27
(2) ^3O»4i€jwx> fwytiÿ&M
J(j>$4«J C^çy . 28
igA4^44

^GMiiÇiypQ gtMÇ»
I €qjw>>)^ cjjJo^Gîg).*») ou
-tu
| ^ua^ulfi^iu 6iÿ -tu
(tU^}U^Upi ftM»Xj.u)
& ctttt^ei4» gjhs
■VJX5JJ^ Q -“S4* . 29
-ujutty
| C^J-U-tt-uÊ^Gtuty
(i) Comme
au § 24. (2) Et la suite comme au § 21.


YESHT VIII.
205
o°o (1)
I W Ws<,
-U^ÇuG JJjG _U^9J0>
I -U^J3^m)j»>)> ^£)JUJ _UÇOJ^>
| -UÇJJO>
^2? X>
| Juiçô^j JçoJ4tg).u
I €^|J^»J4»»^4Î4» _UpG^j4»(3Jü4»^,
-uGjJ^&Jgp) JÇ0JXU»i) P'UM . 30
W$ lü. . 31
JçoJàJ^ôJ^O^)) «JÇôXUg) -tt> . 32
gw»)(p»)


206
TISTRYA ET APAOSHA
I y■*»(o>?.u?■>■*»)$
■,Ç')ÿ£ÉÇOJÜJ0‘c£0‘ E^ç» PMMt
£>^■“05. J^5J-U£J ^>
& G-e^-uG jçûJài^j^jü» ^53)
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& _uç>^i»ü* y^HS l£»£0)"5 ■»»■“
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^üi)JiJ (ut£).u
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-Ujm»»Ç9.Ul2?


VII. YESHT DE MITHRA.
YESHT X.
-JjLj | 1
Il
6^QM Il Gj^ ££*** | Gé£u
& Il g->mî jyr^G I
^jo)j4»c ! cIaio**^ ■,ç#au>’^{\g . 2
-JJliiit) C{Ç0JJ43 _JU(^ JJ^0 II _JjgjJ^OJ^J^) (3)
il ty*)**^ -u»jj^qjj fojj»jj»j> i c^jjj^
fUJ^u»^ Jtufi | _mGjiç#j^(J5 JuUJ|jjy^auC 6()<^.jG
Il }y>pM»£0.»> {yjJjXJJJ^MJ^J lift -Ulfi | )ÜÜ»J(tMJ5f)je|
i y^jG JÇ5XUJ (4) $»*»«*»»>
&
-»9>X>p*»£g«
(î) Mns. âat? yatç... yim vourugaoyaoitîm est interpolé.
(2) Lis. avavantem.
(3) Mit fra est pris ici dans le sens de contrat sans exclure complètement
l’idée de génie des contrats : Le criminel qui trompe Mit fra, qui fraude une
obligation, fait périr cent régions ; un fidèle (qui commet cette faute) fait
périr autant que cent méchants pourraient le faire. Mit1 rem mâ janyœ, ne
frappe pas. ne blesse pas Mitera (le contrat) ni celui que tu conclus avec un
homme fidèle à la loi... Mit'rem peres, conclure un contrat. Ce terme peres
(peresœhhê, 2e peis. sing. subj. moy.), semble se rapporter à la manière de
conclure, de former un engagement. On demandait au cocontractant s’il
s’engageait à faire telle chose (janyœ est à la 2e pers. sing. du pot. actif).
(4) Mns. vayœ.


208
YESHT DE MITHRA.
Il W C{)ôJ6 AhJ (-‘üJ^ji-UJji.UQS
fUJ^Ug | J^jÀUgU^ Gjçsa^à»)
Il Jçs^jeiâ^jLu £>^j G^JG Aj^>W‘,U
-4»)à gu>ç»^!{g)J3 I (2)
Ahj I Il ^jj-u^qa»»
o% Il j®A)
Gçq# | -uy-u^yj-u^Lfu JUjjÀl) £<50>.u . 4
Il (3) G-rfÇ#->'k‘*’w'k‘,Qg>)>'^Z? G$)6J® I _mç»j»>|>)>jî
^OJJjw)c4^5
Il ^>jjj>o>À.).>.ug0>o* G $}•«>>•>■*» ÇO^G-u»)
_uj>w I Jüü*3-u»-u £AU4JG.uy^ ^J -Uj)M . 5
| -uyM || i<5ü>j^»^) gwjjGjjy.
|| jjlu^ÃœsLg fajuujjG.u^ ^J -mjjau
-upiu | -uyiu
| jjjjy>}4i»JJü» _u^iu ||
| j.wy4a(j>»)A»pàua$M£^ ^| -ujjjw
-'Jy'ÏÏÿiV&iÿi |
•^H5 P^<>6 I JOÇ»3J>»^A5^ £00*»^ -•» Il W
& Il
>o4g*«9 G()|* | Gî^-UHÎ G^^^»-uG^ Gjç# . 6
Il 44u£uj<0 iÿ&li I G£^-»<)J»p3
(î) Mns. aiwi. (2) Lis. asha-onâm vahuhias. (3) Lis. tiem.


YESHT X.
209
GjÇ» | (-u^ugyjjiGgj (-upuygulf) Gæ
->)>i^ G->H) €()<£•>« | -jü|^^ü -ju?u»»)>)>a> J^-UHî
|| G^xkuJjLuQg,
^wJju»)^Lu^ (1) | G^çwl.u.>,>l>.u)>^2? 6i)tQ G^JÔ
I G{)a«».M£ëL>î>» (1 2 3) GSJ-» •>•>■» ftp-uG-m) Il ^4à»Çà^a>^(j
Il jüj.»j»g^4»^0 ... e^jG . 7
I iqubuuul? Ggo^p-u»^**
|| Gw->oe>*
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Il
~ÿ"^JJG^L’ ■»>■“ | ■»Ü-e»Ç9>>)ÜW{32^>>^ ?MJJ-U)X3-UÎ>‘
0% Jju^»(){gJwg)>o>A^ ^■“Ç9^'** I -uçs
| JOÇ^fÇwjKî -*»)>■•»£) (3) _«)ju»^4»)4(5 . 9
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(4) ^)(5ÃŽG |
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|| _uj.uG.ug}>
jj o*
(1) Mns. zaot irâbyo M. vourugaoyaoitîm yazamaidê.
(2) Lis. aya contracté.
(3) Mns. yatdra vâ dim paurva fr&yazentê. (4) Lis. Mit'rôyô.
14


210
YESHT DE MITHRA,
_mç»4I»|>)>J3 | -MS#)
& K | -u|45^)4(5
& {üj'^ç^rto — cj)<33T. 10
-^3 | {ü?>£É$*ro fij^ü . 11
f^»JÜî5 II €^|à»êJJ5»
|| y.)j>|.uy | yjjo^j4»ç#Jü»
C‘e?ç#-»'uy?ç#-»-uêj I
-ta | g)G^->-w»->)-“^6lta il
& ... ç,$6ï£. 12
y «y. i yA>L>0 . 13
I fCO^ftOSC-0 fMMCx>J»|J»tttaei II Jç»ota|45w €^)-«ü»
Il MJQ>-u£)X>.u-^>.u»ta ^^>(3
{«tata | t?H5
-tata I J^>JlU(OJjJUJ GjôP^Z? Il ■>yJ'U,jü^){QS.
& il ^jü'»»jj5 cq.ujj»^0
| -u»ta ^ta^a^Jxuii _uojC^ji^(5 |4
Il JÇsÿ£J>üJJjj5AU^
-)£u»ta-li.u» /?>taa | t j ta>.u).»»(J£ _UMGq>»4>|40
Il |pjJJ(OXu)^ £U»Jta^MU(^> | ^Ç»£geta
^SÇ)»)$U»£).UI>)> | ta»J»).o2ÿ _u)èkuy^ _JU0JGQ)».UJ4(j
I ^ygty


YESHT X.
211
Il j»o»ï-u<^
-çLuqj, Gÿ-M^W G>)>^€ Il -uj>Gjç#>)>^£) Gj^-u^J -*»
& II GçgtpX) I -U)J
| j»4> . 15
J»4> | oç»4(jj)jjy^>^ Jçû40th>j>)>^2? G»4») Il ïftÿtjuQUOfil?
-u»u^ Il (fi^Gjuj) (jy>K>) (fy»fr>)
y»)cx»çi>j^»-u®.
& Il ^)^âî
| (1) >Q»^»^ü)-U5 >Ü»JU»£JÀS^ . 16
|| ! W^5'“>'(5
| ^çw>^â»^(5 | >Q>^»fltj).U3 >4j»w^35,j2ÿ
-«co»^ Ahj 16iÿpïï& i\t? tyQMi*
0°0 ... -iMu! ^OO*'U
jwGü»à»^ jaj^l | ...^pjA)€^A»^o ... Gj)(5jT . 17
Il j^A) I 'kvdy'iïyuiï*
& Il J(3>O»a6>9 gjX} | (CfP-»0>P£M*5
| j^sjuelo^jQ^jjj Gj^ (-w^) (2)^X?H5 • 18
(î) Il y a ici deux strophes composées de trois vers de sept et six pieds.
(2) Il faut lire yô ou effacer vâ.


212
YESHT DE MITHRA.
|| .Utl#
-^.u£ uwZ? Jo>^£-U$ I 0)
W^-^QÃŽ -^)C5jS" | .Mftpufy
-Uf» | G{33^ _UÇ9> Gg}-u>6{ -*>^»> U
Il ifjiiÇUUÿ _MÇ9>
€^33^4 -*rç»> I J0‘eç»'>"ê)^|'“»G) G£)-u)-u>G| (2) -Utf»
_uçi> | 6£)>P£J>5 -U^Ô> " j0t?ÇôJ-uÛ)-15x?^
-£ça.u)ô) -uç»> I ^PJJr*£3
0% Il ^Ç9JUU(O4»G
Qg, I JÇ®AWâ3â)£$> AU>tyj.UJ JJJJGü»-U . 19
0% Il ]AU^4t^33J13Ç»3Jt£) >JJ|JJlG
JÇO^JJDXuJ -u)jlÇ»33^J3^^ A)*o 20
i»4{ ii lytj I
Il (OÇ»£X5w)"C"^ ^£($"4 I •>Ç8^ Jl»j 4> ^>334t) è)
(3) I ■>?>•>-U^-U^ -ufpuÿu
-4j0jj^\Z? (ut)^ | G^J-«)(5^G G£)"^-*>}^ Il
& II 3()j)6jGj»l» JÇ9
JA>pja4»^0 I 4ÇM)(jWJ»0HJ» Gj^^^»ü» . 21
(î) Membre défectueux.
(2) Le passage semble être un développement, une glose marginale ; il ne
se prête pas bien au rhythme. Il faudrait pour le rétablir retrancher arbitraire-
ment des uta et lire : nmânâm, zantvâm, dahvyunàmca.
(3) Contracter ayê, ou lire : tyavi.


YESHT X.
213
J^x^^ (u»X0 I €£}"
Il j^j)(5jGJ»-u
J^OJ^JJJjyljÀ) Ô£XÛ I igp
Il J0o)6jCj»4»
^jx?ü5î\^ f^xo I 6$"^«
0°0 j0j)(53&i».u
A fOy*t»64»5*Xb •• t$G* . 22
Jçô-uAwJ -Mg)-U | ^Ç9^»>2^->«J^J4»J4» figLj ^X()
0% _JUgp» |
_U|)4>0» -U£).U | -4»^4»Q)» 4) . 23
||
“X>"^ ■*»" 1 g#)'uwj{2£u€ (i)
Il (2) | y>}4>ç» po£u)jj(?jjj£)
W^QS- I {“»$«•) -“6"
Il ^|Ca».)j.u^0(^»
{“»)■“ -"CJ-U | gL»jU^ f»MjJ4»(OÀUgJ -JU£J-U
<5ô (3) -uci^âî -ugpt | €g^
^i| | gu»w4>Ÿ»)£î(i>>o» çj^ jfljJj . 24
|| 4Ç9jljlj40A»4»>4J | ^Ç04»«J^ Uÿitluÿ J(jl»4»^04
JçeJUX)4Jy^y 5Sg" | J»D J|f*0^.u)a) JAD£y>.UJ40
(1) Mns. tûm ana.
(2) Lis. t'uiam.
(3) Ces trois vers sont aussi de sept syllabes. Cela peut être régulier.


214
YESHT DE MITHRA.
| II (üVi-u»"
o°o
... t^Gii . 25
|| | G(^»^4t»G4> G{)^>QS, G^O*-*»
(1) 6{))>0*£(£> I ejQ)»jA^^jâî^Gü»4»^
& G£Ç>-»0K)"W I C^i £C>)"V
-Wâ» | G£|*»XJ^ • 26
(G^|^->Jfy-uG) | G^^JO^F" Il C^|'UJJÃŽ32.
Il G£)-u^>)j.u£} Gf)jJJ^-i3)ü-uG-uÜ‘
jxugii jjuu)jj^j> | (2)
| ^(^^JUJj.O X)*Ü II
& jyxwjw^ JJJj) _»Xe) | 4ro . 27
il -uqm
?-u»)0-t)J I J^Ç)» glU^A»»-»
& (3) ... ^|4»À5U^4îj)j»»J»0j») ^>M0 II jçùjl>jj|j)jl3jj
Il ...^JugxijD^} G{)(5ÔG . 28
-JU»G| ^(3^*41 | £ut|>Ç».£
iJJiGtyii £4MU II fU»Si(5Σ $dt)£uy>.X) | ^0O*'U|
I -"f-Kj^QS. I •)ÿ>->-UJ(A^) JJdUjluG|
(i) Mns. ashahunarem.
(3) Comme à § 24, fin.
(2) Trisyllabique.


YESHT X.
215
fjUJJJJ) _U£J> Il W -U»O’-UJ)*O
& JÇdJU»JJj _U»ylAUJ40 | JÇaJ^jJJ-U^JJ^Ài
jy>jj _u)(5jg | g^ . 29
Il
-■mjjfy-ug oü»jj -ujfSïi' | ^jj g^ç»
Il
-u)&>6 | -Ài^âJJ^J^^ÀUjjj G^
. 30
Juj^sjxixjG (u>j.ujgj (2) | ftuyJ^jJ^jjJ^yjm^j guuxug)
Il j^yxu^u^
Gx,À»gJAîXç»j)-«^»JO>>)) I Gfê GfJ£(gl»4j)j5 G^Ç»
Il jQMMgyt^ Gjjxugj (g^j0^j\j)^ju»^jj
| _UjgjUJj^ç»Ç^»l>J>
(3) I |çyj4t^4<^
(4) a} | _u|J3âi^o -Ui^S"_uJ.uG.ujj^ço^Lj . 31
|| ^JJjAu)(/> _u)(5jG | -UJJ.Jj2?
JJJJ-uZ? -uJJO^ aj) | jjjDaj^o
Il ^>JJJjuj)^ Xaj^ XW^AJ^J -u)GÎ$ | _U^5A^J»pi
-mxjo^cSaj) | juJJOjj^j -u)U5(?*7ujj4jg4tJj^ç»(^>Xjt
(î) Lis. yâhua.
(2) Interpolation.
(3) Catalectique. Peut-être zaotarô.
(4) Lis. ratuia (4 syll.); plus loin ratuya (3 s.) et la 3e forme rat iwya (2 s.).


216
YESHT DE MITHRA.
0%
->)ry^* I {üü*"|j5'uh» i) (i) fu»jj>|>)>45 . 32
-U£)> Il _u)(5âfi ^| £uUJ
Il (2) _u^)»»j»à3^ fu»)ç^L»^ ^>J |
Il -»»ü»>JA»^^ Jü-dO»
o°o J0}-“»€} 40-eo» x») | -^üjAuCjJ^
pà €^|41ç»juj^ j^a.>.u»)> || _m)^àî j^)»ÀtG-iuA)Jut^0 -wy^iS”
Il "}’G£)^c^£^ fi£®4> G'c?ÇftJO-c# I
|| -u^C-ep^O* GgO*)'u»-u)'tt^,'uO* | ^Cjça^a»»»^0 G>ü,J-u»-“O1
->yiu | ■U/»C^X>"^ ^Jjuugpo
EQQmfy-u fi£HO | fi{ç#JU>ça^Jigj> || Gjçaw^)
^5OȈj)(5^C |
o°o (teoM»y#£ep>)
^354»O»ja>|a>fij>)à [ £x>u^ »G»W . 34
| 4lCJU»|^4 Il -utcf^W»))
(4) ^£^0»
atiç(^ju»)> ^îyj-uj-uOo* u6Û)tQ
»Xu£.iq>2 | AtC>U|4t4 t)> Il
Il 40^3}
(î) Lis. srunwyœ. <
(2) Lis. vïsanhva, baranhva (?).
(3) Lis. dazdy ahmâkem.
(4) Vers incomplet. Ajoutez taurvayama (?) comme plus loin.


YESHT X.
217
y -jg
| ^ü>3-u}'u£>ü>
| _jjêjuj|w4> -ujC^o*-^J}-uC^’-uÜ‘ II -uiçf^u*»)>
Il _uCiJJJU»))AJ^>
C£o/<3jü>H5 I C£|.“»X}^3
o% $g)@îu3à
Il Jü... G$)(SS<; . 35
e^ô^if^»^»^45^ G{|CJ»JJJ*^y^ Il G^ç»
(0$^* ^Hî I ^)*b . 36
I ^)G$ç»40Jü»jç#j.ug) ^Hî H JçoJJJçayjQ)»JçaJw^
Il ^|JjGâ)4j) JJj)^
A${^" I JOÊl4^ J^££$1«J40
I ^i^oj^xug -w)^ Il Kggyj^fy
6% joîy-uça^u-wço^»)^»
G-d^jL | Gy“ Jü^3 J>>-u • 37
JÇ»JX)JJ4)gJJÎ JüJ^)jG-SJ^ _A»7.ü£) Il
11 e£}xu->j£2L-uG
G^|-mjJfyj>G G^y^jP^4^ I ^•"é)
(“♦Ç^fy4*)-0 | ^JJityjfy pvGipdy . 38
t (!) 4Ç»^jJOjj3,‘(J ^y^jX^^JG -M»ü»JJUH5 II f*MJJ|ji(5x)4)G
0
00
(î) Mns. hait'im.
14*


218
YESHT DEMITHRA.
J -*“>*0 -V-wQS,
| (1) Il
Il Miyid | G^y^^c^C
iU$*
^U^Ç^»âl(5>é>» | (2) . 39
-•t*Gt/y-» I -»>U<£»>/? Il jajUU|4»»|Jl(S^Û»|,J»QJ»
Il •,ç9^'u>2^J
^y^ji Il ^J40 ^)(5jT I 0^JW|(^->6
-py^^o^o» | (3) -u)^ $£t2ÿüM
“«£" I ^>>5 -U^A»U> -xlct^ïÿ II
Il i(^d»l)"G
Il ^j4o ^)SjG | jçûjjujjSjG
upMty .uUtJji/y | -ui^uçglyi^ufy (4)
Il I ^>$"5
^y^"^y><“«j" I W^üi)£f4P W^-^os. -u & J0jy.»l>.ux>l>.uQ9>)>^2? ^Hb ^(JÎG^ | jyj-uq^) jG
J^H5 -u^>(^y>JJiu)è)>5j> | (5) £jj«»yf).uj . 40
(î) Mns. yû darenâhu M. mash. frazarsta.
(2) Mns. ishavascify erezifyô.
(3) Mns. huk'shnuta tig'ra, ce qui divise le mètre.
(4) Mns. aèshâm.
(5) Texte altéré. Il manque un mot de trois syllabes ou bien cî$>, hufray-
uh!ta sont interpolés.


YESHT X.
219
Il J^»^>À»^U)
| ^40J)^«ôJ> W^W -“^Hî
|| | JçoXUiJç^jé
Aw) -*rç»6»-»MJ>«> (!) CffiftoHJ-» (g^st^ul?
| ^^.u)|JS. -U<5I>J*O
& J(3JÇ9jlA>jAA)(^)>^2ÿ ^>HO ^)(5jÇ | JÇôJADjé j£
-J.ugj J0>|^0.u) | Ç0çaj^jj4)ü»j(*u)(3j>>jj ^)(5jG . 41
Il u)suysu)G''| j^5Jjjj»€^5>>
-u(5^H5 | ^jaiGjxu)
inj P -skitssksiQghtyf) | jjjj)(3jG (2) . 42
Il _u)(5jc" sut (JO^»
(3) pu^Gst' _u).ugj j .jsÿàSst jjjCJ
Il
W* -»)6si _uç»{lu^ | (4) _u>>^JUJj _u)^> ^| çyCj
o% SVgSfcSSU}
(1) Même défaut.
(2) Mns. aojanœ.
(3) Lis. MiVrâafy.
(4) Lis. bûzua.


220
YESHT DE MITHRA.
| ■‘0^9 . 43
->ty? Xx<5 PGîi | ... ^4^J)£U<»)> -u(^Ü
Il
o°o -UJAu) ^jo,'u
... C{)(5Te . 44
-^94Sjj Gjçaw^jï? | €{)^5>ü^C Jüü'-Ojü^ü
•>£)■>" >Ç^{\g) I G^GàUJ _^£l'U ^'U5'U® Il ^>>W‘>'** ■,V9ÿçJ-U>>
0% €jç»JO">)>X^
-u^oj^jj ^5ü»aJJü>«ü . 45
X-10.U£)r> | )t)UU|.U.>JM£>t0.u2? | JçOADgJ
Il -m)G^Xô)jsjî)‘ G{B.^X^(5jG" I £ÜO».u ÏGZ
-•uGj^jJÜ» J<3»4» | J£)J-U ^5»JJ
Il JV9ÿç£e^>l^ Gj)(5jG^ _w»)>jj^j |
& I (1) Xt^'y6-uC
JuJDu^jX^âJ I (tt»»<»ôl -Jü^-iî-UJ) £w».u . 46
| (2) jjj)e) X|G-UJJ-^-u^u II -u^Xî-u^^ ■lo-ud)*)
Il Xxü X^6JG
(î) Mns. haiVîm.
(2) Mns. anhê.


YESHT X.
221
| ^J4)G J»4» JJÇtdy»)JJU»€y»Jl)40
i y^
0% ^jGjlJjli»^ {“»»(^J»^ôl
Il ... ej)(5jé . 47
j)f£) | Gjjj»C>t)^ Cjhj
il
j».u | j(3^ç»jx?JJ^t?-^»)tjy {u»jj.ujx>u0‘ J»"
0% Jü j4WÇ9j){4J4UI^>ü»-ÜJ»5 I ï
-x^o* j»j» I £»>»j>)^ y^jfi j^hî puju . 48
yAuG&u) Atçs^MJJG^O* J»" Il J0^yJXJJJ^to-|J»^ fu»JJJiJ
y>^ i
-u^X-UQg, -U£)-U I J^aJ^0JJJ))jJ»^ j)j.U£} II JÇ»JX)JJJ^5
Il
{tU»A>Ç»AÇ»AJJ^) | -liguÿ £J^J
I, J^ûJ.U».U)
-eb>3 iiGuftÇ | jImC-UO* £0^* y>JU)^»A^ JUÇ»
& J0JÇ»jl»J»JjI>J>^>)>4Z? I JÇ»Jâ»4u)
Il ... €{)(5jG . 49
y*ü I Gjj4>6xj"fi jM»eo»4Jxo . 50
| G^t)j>0* j)jJ*ôJ> Il fw^-uG y>0»^
Il G^JJGjmJ G^jjjû}ü^»)>î»4i)è)>)>^
J^A) | f“»G^ jju^j -u^Gjjxo


222
YESHT DE MITHRA.
I y«>u*e>)>ie) JoJç#6'-u II Waaqj,
-A»^> |^Ch^ “"^0") " A^A^A^UM }0J^|
& AÇOAAJ^J ^AJç^AAA^AAy» | A^AAAJAA
(00)^4» | -“^Ê-U |>A»){)^ £»W . 51
| ^|a>6 j»ai II (i) -hqcj ^ku^.ü^i^»^»
|| _U^AtQ)> ^AJAA>Ü>)AJ
A^)AAU(OA^AAJ | G(Çft^At»^»ÀAAA CfgJAS^Z? ^^0
& (2) A^»AAA^ ||
^j<0 I j^>aaj)aj>>^aj)&) jui^ela^ ^aia» . 52
AÇAJ^AJ^HO CflyAMÜ^tFHl -JUfiAHQJ -JA^QAUQ^iS^A^^AADAJA^A)
Il j^j^aIaajaIa»^))^ ^J*b y^JG I Gitf3^»b
-A>|>J3Al()>)AtJà^AA)jJt| | ^AJfyA» -JA|AAAAA ^jXaa) A>
I AÇA^AAA^ €$) Il A^XaJAAAJJG ^J<0
& (3) a«^ CîÇ»a>b^>€a»
Il £Ojaa»Ga)$à)jaü ... G^)G . 53
AAu)>^IJI JVÎ',JJ$(\^ I ^ÇAj^ât|AU^»D> -U(UU|
& Æj^y^AJ JÇOJ>) Il HU^UG
AGO>A1 -U^OAUgAJ | G^|AtGAA^ G^*t^ü>^ CtjA» . 54
-“^■««‘■‘OAJ | G^J-UG-Wi) C^JAI^JJÎ,»^ Gf^n II ^AA»Ü>
Il ^£)AA»t)» A£o>A1
A»|A1ÔAUJ^Ç9^»1j»(4) | Jlj A3 AA ^0 AA^AUJA^jAtg JAJ^J AJa£ gMJUU
(î) Lis. huar haza-osha.
(2) Mots troublant le rhythme.
(3) Idem. (4) Mns. aok Hônâmana yasna.


YESHT X.
223
-»Gu)*b II
o°o 0) (-u|9î"Hî)
,u|C.wj^»{^/L» | -u»e . 55
-tjykü | JÜ'SJ)'U -m5Â5h) Il
Il tü^)É$"H5 -ujເ-u»)i^
-jc-uj | jüî)*"£_JI c^J>fy>fy3
& ((c^cë.
I . 56-59
& (2) ♦♦♦ -»/«>&
Il ... çÿbiç, . 60
Jü»>,À»2? I >î/U?
G,JÇôjl>JJJjijJ^^âî^Zÿ CqjLUII _JU^Ô13JJJÛJj)ê) Jü>».uZ?
Il G^j)^513jujZ? (3) _M^i M |
^J40 | 6g0>3gut(O>0> e^jjj-u €<*^0
6°0 ^JG-ujA-u^u |
Il ... (,$&>(, . 61
GP3.U0J3 | GfÇ^eyi-upO^
Gjôj-wjy^-u^ | 6æ|)â>^4t»j)J || G^|-«(4’jujJJ4
Il
I C^JUwA
(1) Ces yasna doivent être effacés.
(2) Et le reste comme 31-34.
(3) Mns. fshuyantem.


224
YESHT DE MITHRA.
^4} jqmuqM) | (1) fi£&>by & {%»>«>$
I j-u'Go'^ . 62
G^eis^G j«i| j^ojxu^u^
o°o
(2)
$“2^-u»I G^ryx?* -“Si" • 63
Il ^j4)Gj^À>^o ... s^Gîi . 64
Il G£çOXJj£O^J |
4ÿ>iuÿ2>T>!f I G$)(Jjp oçaxug) £00^X0
& _UÇÛ£J.Uy> J^JJJ4)4{3 ^Df^xla, (3) A.U
-«$» ^Hî I €£)>•*’■“' ^H5 . 65
Il (4) ^J(^»JuuwZÿ igÿiyjyiuul? ^XO | %itjÿ
^Hî | (5)jM^jÇ940^,Jl)b ^J40
I ^XÜ fU»^S>£) ^>Xb II ^)4(5
& (6) ^XÜ ^XÜ
■uX^jA^Ô) I >>o»»A>2ÿ •*&[*&■» Gjj*b 66
j^Gf)^ I J0JÇiî\»Gj£O‘ ^Jjj) -jup-u)^ Il (7)
Il ^) $■»»£»
(î) Mns. mashyânam.
(2) Ce paragraphe est la répétition des §§ 23 et 24.
(3) Mns. avi.
(4) Quatre vers de six syllabes.
(5) Mns. ajoutent 2/0.
(6) Mns. yô havahhiiclib yô asliavcistadco.
(7) RavarcdJa. Ainsi vava ne vient pas de ru courir.


YESHT X.
225
Il (i) I Xj^G-wâP
-4)^ilC I ^.»y)£\O5y G^J>)>^é)
o°e C£)*)^-U"
Il ••• 6^Ôj6 . 67
-u) | JOO^A** -uyuty II
Il (6^Gam)) —**£)>
-at^tuÇ, | ^jGj^uQy _u)^>.ujj -uiàttâb^
& _u^>iu^u)>5yu |
JÜJt^u I '‘^■“‘Jctf&Q^'UO’ ijÇfj-wL? • §9
-■ujxu^nfi -Jupü^ | jw^ü JO‘>J"^
Il ^Ç94jj(yu) (2) | J0JJÀÎ
■»^0>)>'*» | ^O,Jf**»»-u>>>>}J-uC 7|^i^jj»)>jj 6àfâ
| Jiiii)2>u -uço^jgpi Il
-*»(®«*»»J 6ft»^»->b>t)> | ^Jà»Ga»^j> tyV'Û
^5£p3^2ÿ | Jç»^p)g)gç».u)^ -uyuty g^uGgy-uH) . 69
Il i»pjü,uHî I -«»«wjjj»G
■>■‘«2*0'“^ jcîy-wç&^^Qî, | £üoi-u)>ü,-u -*»)6T (3)
(î) Ces six mots sont interpolés on bien il faut lire : ug'rô, ug rrcv.
(2) Lis. hutti.
(3) Lis. mô-ïfc. J
15


226
YESHT DE MITHRA.
| II
|| p>><^ {);&•>(?
| ^JÛ ^|jUbJi4»4JA5£)w»X)j») ^>*0
o°o
Il ^3 ^J»G^4J)40 ... , 70
I jjuw€^|A>»)>i»eJ JüV-OjüH»
^|£)pç»j4»^J ^O^uÇuAuZ? -U£))o»£) Il
Il ^5ü»i»)^A5^.3Jebjço
I çüo»4»)^ÀwdMç» X)^"
| fWUWifb AâP)" Il
|| ^yuiG^uiça
| j^jçy.u^.iîjjj^Qyj.ujj.u
| (l) ^30>jiG>^^0»)4)jjÀt ^oo»Xfr>-n>Ç
0%
l^»iu>t,u(j"é)> I ^6 eXg^o* Xj^-Kj#^ Xho . 71
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Il yb $$*>& ',ç9^J'uü^|
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I {ÜW’X)J-‘,Q2. X)^-45
X«5
(i) Deux vers de douze syllabes.


YESHT X.
227
(1)
Il
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0% (^)*t!^>*'>^>)
| -u)>^»u . 74
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Il
>JJjUJ^ ^Jîy^^^-UoZ^ | ^Jjlu»JJJ£O,.U ^J4>)>| JJj)^
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6% e^JJ6î"t\ jüo».uç»j0).»a<'6Ûe)> (jco>
(4) -ug.ujj)j mi | 4-^fy (C^ -»€.»jj>j . 75
ii v^yiA^
jujg jjjfi wfi JduC)
(5)
■W»J| | OQMU^M) X) JU^w{
&
(î) Mns. mastarég’anasca.
(2) Lis. zem&tp (2 syllabes) hàmraét'uayèiti.
(3) Interpolation.
(4) Mns. té.
(5) Développement prosaïque.


228
YESHT DEMITHRA.
I c^î3tX5" • 76
Il jwh>',j^^j>,-s5 c^ç» | C£^w>p»E0X£iJ^
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| JJUktJAU)^ . 77
I
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(3) Il
I 6^ il
Il ^OJJU»y»A^
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| (5) ijjj-üjoHî Il ,nux)£Mju>>.u
& y^jfi
Il ... Gf)sïé . 79
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(?o C^ç»^j4t»41|4>( -JuL»-Uj.u)^ | OU^Q^yu^ iiUt^ii^ J(j>J
■»«»" -UÇ4WJJJ| | _UÇ»W£) ^5ü»4»)4»(^0,Ue . 80
(î) Les manuscrits n’ont pas tum.
(2) Mns. aiwishayamna darcg'a aiioishayana.
(3) Interpolation.
(4) Les manuscrits ont un avi superflu.
(5) Vahmyô ou raèvœ doit être effacé.


YESHT X.
229
4ǻ44tg)
(1)
Il _M^s^j)ü»-*(3-»|
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| jGü»-«H5 II (2)
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I! ... Gj)c5jS . 81
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Il ^ǻ44jG4l54J^O ... Gf)(5jG . 83
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(4) 4>(MUj | J04Ç»44»4J>Ç9^4)^ J(j4^^4)^ G->J*Ü II JÜ«)»J4)»41
o°o ÇOU»}"»-»»
(î) Manque dans les manuscrits.
(2) Mns. varet'rag'nem (ahurad1 Atem).
(3) Mns. vît’is'i puis mashyAhânihô.
(4) Les mns. ajoutent ustanôzastô.


230
YESHT DE MITHRA.
(2) 4)£44)| | 4(34^44)^45^/? ^A5^/? (1) CJH5 • 84
I J(j4Ç944)0^|4Uej ^4)40 | Jüîyî-W»" 4Ç44)()
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-4)0444)j$ (2) 4)(O44)J | -4))fi4))4)O> Jü^4^f 4)J4))44)>>^ €4)40
I C-»)*ü II JüVi"»-»
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& JÜÜ»)-»)»4)
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I 4Ç444)454)£^ €^5 (3) J^J-UâJ *»" II ■»Ç»J^»4)|(^4) £u»)>1u))
Il 4Ç444)454)g\
-4))4el»4)^ £41)4(3 4Ç044)Lj | fi4J)44)/? -Uyl)))^ £J)>£4))40
0% (4)
(2) 4)44)Q£ 44))40 . §g
Il 4)|€()4>G4(34^44){J G-s?644)»4»Q5. | ^Jü’3-U»4) 4(O4)0444)jÇ
£UU)^454)g) £44)444)^)4) | fi.çlSS))»))^ 4)^(3)4)
Il 4(34ç»4l>4)44l4)Q2>)>^Z? ^)40 ^64^ | ^1^4)2?
4Ç444>£) )QO»4))*(34) (6) | 4Ç4444)444>45)(34)»)>1>4))^ 4)(^4)^
0% 6^lçi5" I
y<5jé" I 4Ç444W4)) 444iGQ))4))4(3 ))4)44) . g7
(1) Il faudrait Mit'rem yim.
(2) Les mns. ajoutent ustanôzastô.
(3) Mns. imam zâm.
(4) Deux vers de sept syllabes ; ils semblent être interpolés.
(5) Mns. y à vareta azemna bâd'a ustânazastô.
(ô) Mns. kadJa nô.


YESHT X.
231
->^2? I Jç»-»»»"} P*** I
Il
-uytys.^!# G Q JW G J Il (1)
& _m^G^^9J3^J5>0»4^ -u^^fUMO) | _upGÿça^.u$
Il ... g^sïg . 88
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-Lu/? II £m->->-0Ç*)-Uj J^>JW£j | 4^)»4J^{)wj
Il ^JO»4M|4J S^JylJUJjXI | _À»G^J G^)jÀ»^>Ü>
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Il G$)SjiÜQ2?5j)fJ Gf|X4JJ4>J}AU | -JU»JJ£(}JJ
“f)fj ^(SûwQgjJ^dt) I ^J4î4»>M>À»4tt -MÇaXjJ^ _UÇ9jt^4)|40)
-Üf*0f6u JXU^XlG iuïï)tyii II uyulf jtyu£
11 (3> (6£H»P£C0* e£)
ÿiiiÿ 4»>â» | Jfl2>.t)jf<0.U -U»JJ 43> J0^>JU»Z?
ji-U | igÇ C^tGj
6% (-“ç»d"ü* -Kj^hî) )#»{2t
(î) Manque aux manuscrits. Le texte primitif avait ahmâi frascinclyèiti
nmânem. La suite en est un développement.
(2) Ceci et ce qui suit semblent interpolé.
(3) Tout ceci est interpolé; le métré est brisé.


232
YESHT DE MITHRA.
_juçù15i>^> | _uj.D»wy> ^/4(5 . 90
J^yxio* | -uçoJ^Au^DJjjjÀje
|| JÇOXUgJ
fuiftjtfu (1) (J I pt^uç,
|| fuuxufaku^u» ^ô))ü»^ ^Qy-ôJüHî I -“^^{6-“
*^Gq | C^âs.uuDD^xi jjuiGîy^HO
o% •>^JX5JJ-U^
| ^^AujAjjqjA^Z? jw)(5jG . 91
Il (2) JWfttjluJQg,
V’Êijâ {»un)) ^jjjâî^)^5 | Jü»" V»)-“K?Hî
|| €^|4t5W0j^uG >y»xu|w£| ]
■u^twwj | Jü%-*»| jjjjfijyjj gJwJJ>) ■u^’J(3>
| ^Ç9AÎ4»^^fiA3^JA> Il
| £u»^og).uça.tt.u)e) | —mjjJ Jx»»jlu^>»
^ujj>Oyjj jçsj-yg) ^iujCjjjjjj»jjj)x) Jçôjd^j çju^nufy
§Q
ftM^g | -uJJai . 92
I •^)-uG -*A^ I -u».uf^}ü
Il cj XuZ? xu)à
(î) Berejayen, yenhcb kehrpô huraocVayœ, dont Ahura et les Ameshaçpen-
tas désirent, aiment, se complaisent à voir la forme majestueuse et belle.
(?) Deux phrases de dix syllabes, peut-être interpolées.


YBSHT X.
233
I -UÇft^gp) (1)
I -Uçoÿ*!££j.lû frmfA0{C.U -w)e) Il ji^»jujçs^Gji
| £u»gj.uj»5y (2) JU»)à
6^ü»à» | >«y^C^ JfjXî"^ Ah> Il G^j-u^-uQS
(3) G^SIjj^dAuj-H} | C^j-uS^-uQS -“fG^Ç»")
o% €£)-“c^
Jjw | (4) _ug»> . 93
uu|>à3j>^0 | ■*0^O»îa JOO, Il JÇAJ34)
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*> I •T?->JJJÇ0J-ti»jj) -»)->J»ôJ II >»■»«€
Il }£}«$(<& «(CÊL^
icî2tXî" I y^ei (0«M£j)0"
& pL»y.m^/ÿ fajtG | fut^db^
-■>0* | (5) ju)(5jG^G^ç» ^| -u^« . 94
Il ^JJJ>Jjjço G{^»JUÇ9J1>>)^ ]
G-dÇ»4-»»g^»4.U£J | ^Lçe^.uJJ£tjJjja
| G^(|»)t^ €^Ç»44W»J|4u)(3jÎuI II €^^J>)»4JJ4pÀ>GjQ>^
(i) Ajouté. (2) Mns. hi.
(3) Mns. yaozhdàtârem ... vahis'tem.
(4) Les manuscrits ont deux fois vaèibya ahübya.
(5) Texte mutilé; il devrait former deux vers (16 syllabes).
15*


234
YESHT DE MITHRA.
|| Gj)ç^-»C . 95
"^£0^^ ^0» | JuiçS
Il G-çjçsjjui^
-a&uÿ -^€£5 | -u»> jçojju^aiC
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b . 96
| Il €()a«^^çsa»a5
| €j£}-UJJ^5 G£€j^o-aû-**»-**G-“ | ^î)*X)'w)'u2îî5 •^■u»-uG-»>
& G(Gft9js-u»-“^ (1(4
-Jjjg JW | JÇ»04Jjîj)^Jü)è> -U^-UO» ^G()iA>)40 . 97
I J^}JiJA5j)£Ç»Àj)ê) _u^4J0» /a.uCo».u/iQ II J0>'M)
Il ■H3>)-uÇa^(2iL{êJ ^Gçcx)"
I -UftJtfÿ ftt.pÇty.Uftfr
I -upM^y Il -*»>■*»
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-^s-«)q2. | ^cü»A»)<37e juig . 98
- -W9 II -UtytUjiUQ^lUttÿÿulp ^o*-**^
|| A0JÇûjI)JJOjl>âJ(J5>)>^Z? jG | jOWJJ|A»^
I e^|4»ç9j>5â»^ü inj


YESHT X.
235
I N e£î'u^ü5-u>4<>
Il
-lu»Q2>)>^Z? ^J4(J ^)GjS | -UXS2JJ J^XMg) ^^OJXUÇC
a

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*
Il ... s$Gïi . 99
| J^>^£Jô£)£çûw)à jj^âj^»
»y>i»£u»iüè | _MJJJ£\ï? -"rX^Hî II _u»^5^
Il
-u£}> fi£|J{3?^ I ^çm1mm]».i»)>^4
| £uuxu|.u(?jjg) ^-u^ü II €£}J^'U^
^xo | _u£)> ^eo» • 100
-j)j> »£)> (1) (JOÎ)») Cj)jWÇ0âî4»4j)j4»2ÿ ||
Il (2) flU»GjJ ^|4(j Jçoxu^jj/? | G£(^
•Ul4*» (tu^ü | iyjutful? Géé’é)-*» -"6> (!)
_UJj£>£ülJ40 | £iu),U»)> _U|>J3^U9^O
6ûg«o* | chî" jc^ j>>-“ . 101
|)(5IT S^H) pytu II (_uj£)w^jj ày£\) (3) i»(2P
(5) £u>n)(57Cj»xu | (4)
(i) Mns. hé. (2) Mns. berezô amavco. (3) Mns. ishavô.
(4) Mns. paraj... vazemnô.
(5) Mns. Danhâvô aiwimit 'ranaycb. On pourrait lire peut-être : àafr yat?
at'ra frajasaiti | vazemnô yat'ra danhavô | hehti aiwimit hxinayca, en ajou-
tant : hehti.


236
YESHT DE MITHRA.
jçojw^j I C£(»-UQ3, ^0»
I j^SJ^JJ4»ü»JJUl)l5^ -A»)(5ITo» Il
& _U{)A)JJ _UMJt»>
Il 6^6 >6 . 102
&
| églut^luo» Cjjiç . 103
| gut^ÇuG {yjSjTj
Il pMitGjÿUQ
| -»yuy>,ityly.uniQ)&t -mço^o*
•»O»P*pO-u5 (1) ^|€(^j^î),î'u»'u|'u -^H3 II JüJ-^»
»■»»»■»)•»> II JçoJJUJ£pj |
5
Il ... iÿGïi . 104
(2) | çifjutyfhtÿ

tü)j-UJJ£e> gJ^{a4J^(3 II _u{yjjjy^
W<5*
(3)
»A
*^> I
4»wi»2j4»j%A»ej | ÿ^t«xc>ç» . 105
^Ç9.UI£O4> | ^40-Uj II
Il -UX>Ç)>)J.U 4ÇdJdA>
(î) Lis. aùhvabdemnô.
(2) Mns. frager.i.
(3) Mns. âgèurvayèiti.


YESHT X.
237
1^4} I (ÜÇftJOw)J'uô -“6J
^)<5jG^ | j^4| || C(Ç»'k4u»*^>3
| ^îy)-u|-«s y■*»■»» . 106
Il G^-uG-V;) tOVJO*4)4** |
^45Ç#X5'w)',,tt6 I ^W-uwjJ-uG
Il 6(Ç»*»G>î>»
j^jku^G | ^wGJü-UQg, ^ÇÜ-uG j^4)
| çiy&nÏÏGÎt' -uGjîj^ || Gjçs^êlw^
Il twdy^W Jçaji-u^C
iy^>â» | jüço^âo V>G)O"Q2. î^4j
^y,!" | ^»a»w|ja»G yop^)(5jc _u6L)io II
e°o Gæ-^-u»^
fw»wjîÀ»C | j<5ç»j»J5 G^G^us, G^g^G yj^j . 107
^X-uxt^xuC çiyifosîi'-uGupç || 4(j>ç94»)ç^>(1)^|jîjw
,| .ty>ç».u)^* yu^â)jt|43XU JçcJD^IJjy» |
4^Ajj|>)>X) iy^À» I çüÇ94»âî i"{2i“G J»4)
I ^»41JJJJ4jG JÇ -uGujtto II
Gfej-tt-c?^ I J0jç‘>jto^u‘'w,‘^2ü5'uü‘ ^fy-^Qs^4*
11
J^OJ-uj-u/ÿ -*»)^> I y^JG -U»4Jfi4J
$^$3 I -u)JJJ6,K^i3 Il ^;o»4t)6»^(j^>
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(i) Lis. hacaityâsnô.


238
YESHT DE MXTHRA.
I g^g . 108
G£G |
Il C{^U^4t|<0
^»juçû .uuGo*-*^ | -»p-^A>|{)-**^» -xp^Xî^ jjjj5ü>-u^
|| 6*$,u I C^àm^sa»^
^5" I e£^
à»j3> | ^X^^)-45"4** jau(’î),'m5 II
6jço^à5J)« ed G^6j7^0^> G^>J^jj jjwGo»^ . 109
JjJJjSijJ^J.U£) | ^^>)à)|4JG ^O,-U|GJjjA,^'U II Gf^ôJ^A^Ô)
Il Gjçsj^jü»^^
| gJ^llOXI^Cîjjuâî
^^0 | £ÜÎ)»M}G{}*»W Il JÜO,"»^>-U
Il G£JJ£jl*).» (£ü^\l) JÇ»J
J$Xî>*Ü ! £OW0J',^d (•‘«O») (1)
H JçaJ^jJJ^çoJü'*) -U^ç-^QS.
I JÇOJ^jJJ^G"») ^?}aG _u)Sjg"" | t^o*
& £OO»'‘
(î) Ce passage semble altéré ; la répétition exacte des mêmes termes dans
deux cas opposés ne se comprend guère. Le verbe yaozay (yuz), parait op-
posé à râmayèiti et signifier irriter ce qui n’est guère possible.
Kamered ’ ôjanô peut être le génitif de kamered’ ôjan ou le nominatif de
kamered'ôjana. On ne sait guère à quoi rapporter tous ces génitifs. Enfin il
semble qu’il faut lire mith'ahê manô : si plein de zèle, il s’y applique, s’il
concilie l’esprit de Mithra satisfait et non offensé, pour le contentement de
Mithra.


YESHT X.
239
I JJU»Cü»J4^ . 110
Il '}gyiuiiutpb> syuqbjy*) Gtj-*» I
-JJ jçojjjy^ _m)6jÎo* | G-^^J^J»)^ ^Jr^)4S'u
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Il G^J^jJç.y-uA jjju)
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II e£JJCî2r’'u^ JÇ®9
^^■u^_j5x3Hî I -Mç»wçaj0jj jL^J
j»)(5jG | J4Jü»j»ç»JüJ)^j) Il JçjJgjJJJi^J^J
0% £O0»Jj)6jG~Jç»J.ue} I ,-ç9J)0Jjj^1j)^o ^jufi
Il ... Gj)<5jG . H2
-Jj*)ç#j04i | (1) G{)J»G(^ {)jw2?-^JJ|u)j^
G^^J^êJ-sû-^/? GjG^Ç» | Gjç9^j»»jiGj» G$(*u»0»
11 ^-*0
G^jj£jj>2 fi^Ç9 P^HJ I fwJ-uJJ-u)^ £t3ü»-‘»)çS',G £u»)6jj>
f*M|4l(3»4) | JÇ9Jj))jJj ^aî)fj>0> -u6^«ü II j^»jj»)jj^jw
0% £ü^>L>JjL»Q9,
y<^{2>A4 JîjjZ? I _u)^>»J3j>g) (2) _u»ü» £»uu . 113
Il ^^»jjt)j>pj>)^
(î) Onze syllabes, il y a probablement quelque mot perdu.
(2) Lis. â-afc hua.


240
YESHT DE MITHRA.
| (GpS^J IS^Hî H -"^)-u5
|| _uj>C£j.o£)
io>>Éu>)jJe* | }£JjS7u»jj {“»^-*(5"
"Ç»"üy | Il
0% _uA>^4J»juj)^ JÇÔ^£n)Jj(3Lj£)
O) ... i) -"(^» . 114
Il ... . 115
^»(.u)ç».u) _UJJ|AUGJ Jj)^oS Jjw)
& (2) (-J» Jthl^ -JL>C)JJ^M _ÀlJJ43^2ÿ
| ^)(5jê" JÇ4JXU . 116
il -mU<5
Il (3) -u|^aujj>^> fwyj'Gîî&.uji
(î) Reproduit le § 94.
(2) Passage en prose. Ce passage est obscur à cause du mot ratavô, qui
fait de nmânya, etc., des nominatifs pluriels : on pourrait sous-entendre
sont à toi, ou corriger : ratvô, vocatif singulier. On aurait tous vocatifs : O
Mithra, chef des maisons des Vîçs, etc. Nmânya, vîsya, zantuma, dahvyuma,
zarat'ustrôtema, sont les termes qui désignent les génies protecteurs des
nmânas, des viçs, des tribus (zantu), des contrées ; de l'autorité suprême
religieuse (zarat 'ustrôtema).
(3) Tout ce passage semble être en prose. On ne peut y rétablir complète-
ment le rhythme qu’en supprimant des mots nécessaires au sens. Mitfra est
pris ici comme le génie de la concorde et la concorde même. Il y est dit
combien cette concorde dure et entre qui.


YESHT X.
241
^U»j5jU^dJ(jU || (Lçg^ll
jLçj^U {tU»JÇ»JU»Uj | _u)>Jij>/UU u)j)Ç»JUjÇlU^ ()uÇû^»U
&
I Gg)llÇSJg) J^)>JJJU^ÛUJÎ . 117
JÇJüu J^j>JJju)u»)(>u) II >jj^uu^ fLçe^u .iÿHiuiïiu^uty
II J(jJ^JJÎUJJU^JU»6 ^MJJUj)0U^ ^)40 | ^)(5jfi
-i^ib (jÇSJJWQyjU) _«(3Â>^ jj^JJ-X I W O^G^O» (ÜÇ#J'UX
& {CO’-*»)^^
-J»£J> (2) JjJUJJiuyiu | _juçjju^u?u^u -u^ijugfj . 118
-Jiu)u^> | €{ÇO^0U^ç^>{)ji»o* /*-u»u -u(5uh(3 II -uçûju^u)
II jçoju^u^ -ujjjy^ju _u^u)e) | g^yjuj ()(J G^Ly» ~ujJ
I! _uç»iu^ji)jt^u -uçyjuGgj | -JuGuçjjgpi (^jjj)g^u _uGu>>u
-JuG -upJîuLç» | _u^»jui^jt)u£)> Jjjuujiuy^u
o°o (3) ^-u»^ I -»ü>^J)
Il jjj jjuGuju^p ... Gf)6jfi . H9
-)0J» _uj^j»)Gu)^ | _uguçeJ£)ii -uity^u^u^ G() | -ujJiujju^uG G^O^S”""” -uço^ujju^u^j || G^Jujj)^'
-J^)UÇij){^»U^J -UjJJJJ^UJJuZp Il -UJljJJQu)2>UÇOJi -JUXJpüUgJ
0%
(î) Hamahê, etc. Le sens est peut-être : qu’il soit (anhâiti) toujours ainsi
pour le vainqueur des ennemis de la loi; ou pour (leur donner) la victoire.
(2) Lis. ajasâny upa.
(3) On peut suppléer jasûni druatô zaoshd.
16


242
YESHT DE MITHRA.
(î)eujlw^u | i)<535 . 120
Il
| -*tyX^ fw’Hî X^J0')»4U
Il -»)«>)b | 4yj»$U>44ii(Oflj.ulp JLU -upiv&t
Gj^)^ I 6£)'‘>^J2ek^u>>,0 JJJj
G$)Sjfi | fij^o ^xu»jj|g)^ Xh5 II puüuty
&(2)fa.u»jt,» W A» I e^jXajjXaQ£>)>X2? gjhs
-«A >5 I Vp-vA^ J^A61 gj^ J^êj . 121
| -u»jj^i3ii jjjj II -j^Çnfi _u)>ü»h
Il p4ii).U&n4i)t) g^A-^5
G->H5 Gj)(5jG | Jü^2il5'u^ C->^ü Xhj
o% £^->->o» W^î^jA» I G^J
| ftU^JjG ^Xj»)g p**» . 122
Il _u^>^jjjjjj|A)j))^ C^p»ç» | G^A»g).u^0(^>j)^
Il | Ç^LjjJ |J) jJjUJ£)> Gj^-UAJj)^
-tyul? _u^jàu|J3j>^0 | XjjjjX »©AXf? jüo»^)(S->c
Il -UftiiUi
(î) Mns. yàm ashaonâm ered twâca. Vispé mazdayasnanam yâm ashaonâm,
dépendent de ered'wa, kereVwa; vispé est au nominatif pour accusatif plur.;
yâm doit être pour yaèshâm et au génitif pluriel comme les deux autres mots ;
en apparence c’est un accusatif sing. fém.; ycb est à l’accusatif féminin plur.
et semble se rapporter à Haoma, qui est du masculin singulier. D’après ce
qui suit, il semble qu’il y ait une lacune, que la mention des Zaot'ras se soit
effacée.
(2) Nous avons ici une succession de vers de huit et de six syllabes ; depuis
120-122 fin. Ce passage appartient à un livre liturgique.


YESHT X.
243
Il | ^■‘‘ôja’gOC^J C^njj-Ujj
Il | C^LJ-U JA»
I fyLOBju» £0^ J(jJp •“»C II
I G^-nyi-uy-^ â– ujH5
o% II ^xufiw
->0U» •uçcut^uj^ G->Hj Il .,. . 123
0% ^-UQS, JÇôJJJe) | JU»^4»G
I (1) Ü(j><£uj£>) . 124
-u))Mty || J^JÇûji.üJjl>.U(j5>)>^/? ^Hü ^)éJC
-4c-«*ü» | fi()4w^»A»ï? e^jô | y "os.
& Gqxî-u|-‘^5 w ^{0’>wjôX5"^éHû^)
| joçü^? .ujjco1-0 . 125
«( ■uç®c^>cjO'»ç»j"ô)) | (joy)
£Oy jOitiU II puui
II (2) I
-uftjtly Gj^yja^ ■u^'u | ■Myj\‘}>Q)* (■**yî^)
o% G?^
(î) Tous ces mots doivent être effacés.
(2) dato tê vispé, etc., tous (les quatre) sont attachés au timon, etc., lié par
un clou, bien fait (hukereta), tenu ferme (dereta, part. p. p. de dcir, tenir),
superposé (litt. dans la superposition), en métal {k^shattrem vairim, accusa-
tif déterminatif; k'shat'ra vairya, nom de Yamesha spenta, qui préside aux
métaux, est pris pour désigner l’objet protégé, le métal lui-même).


244
YESHT DE MITHRA.
-a») | {o<^* . 126
-J«ü» J45î> P*M II (^■‘0'><^='u)'uê)>) •^VJOJ}Çê)J5
Il G^Lugeu Gjÿb ^5
JJ^>^)JJ^J15 | Jl^UJl^»»-»^ fuj^JlOjjZ? JJ^)^JJgJ15
Il ^JDÔU£)> j^J^GjujJ ^C(^»j>ç» | (2) jjçejjjjj»jj£)> . 127
Il ^5OUi)^i5^jebj^ | ^yuj^4u)j»^
^3O»jj^juu)jj2? | Jüoui/ÿixojelajç»
| £ÜO»-U^>^-u)(J5. J<5ü»-»»ü^>J^g)>jn ||
Il jjj^>ijj^jji»j)jjjj^ I
^Hî (^ü*) I (iu) pUtStyU JJÇ»10^>JJ
0% 6ju*»*j V>*to I
| gLu j^jjj^>j(jjyi . 128
I (3) Il
Il G^|jjç»g)gipg)> (^5yijj|jûji»ji^ ^jj^oAuj)
I fU»15jJ»JlJJ|JJlG | JÇô^J^JlZp fuil5jJ»JUJ|JjlG
o°o
(î) Contractez aycb.
Rashnvô est fautif : c’est rashnus qu’il faut. De même razistàm cistim est
est à l’accusatif pour le nominatif; les adjectifs qui terminent et tout ce qui
la désignent sont au cas voulu, au nominatif.
(2) Vers mutilé. Lisez upavazata hê paskûfy (?). Cp. Yt. XIV, 58.
(3) Hazanrem, mille flèches (astiyô, asti) d’arcs bien faits avec une corde
(jya) de nerf (snûvya) faite d’qn nerf de bœuf (gavasnahê).


YESHT X.
245
| ^eo»*fy*<4 cl» jçm-uçmojo» . 129
I (i) Il -KjA^jI ÀJJJ l»og>)>l^
11 C£()*)|$*e)l**»^«>»*3 c£?£22?
->O* _»JJ(J»Q)>J»JJ» | _U^Q»^)ja J^>£>»
11
6% c^}»»xj*^ jç»j*e) £0<^\g^
^y&u)GîT | JCt)»*^*^ cl» . 130
| £»>.£»»»jjjxuG || (2) G£}»â^0
11 €^|">>X)^ J^*ô) {ü<\l?£6^ | ^fc»*ê)
->)>!/? | (<50** £0**^ cl* JÇoj»^o^jJü»
-»/> | C^jjp^jôluJôluo» C()»*j,oj1»jj1»^,
0% (C£}*^{\$>0») C£)*Î>O*£3J C£}*-«0>3
| jçô^£^>»£) J»j^>»»»jjjj»ô | ^jg&b £*»-^»»»JJJJ»G
0% c^|*»>ü^ Jç»J*eJ (o<^\6*)
^ü>»)<3Sg" | yco»*^**^ d* . 131
-jus^uitb c^)*ç9j)*5 €{)}*5*ty il jüjlç#jl*'»'»l*Qg>ll^
Il (3) C^|*Ç#f)^>ü» G*}*)
I J^û^îV9*ô) p»jû»»»wjj»g | ^vjgi^b f»».i5*»*wjj*c
Il C^j»»^ j^>j»^J {0<^{C*9
(î) Dans ce paragraphe et les suivants l’ordre des mots a été légèrement
changé.
(2) Vers de seize syllabes, indivisible,
(3) Même chose.


246
YESHT DE MITHRA.
G^J^é^QS. Il
Il G^-uç^tyO»
°°° {O<^(€"3
fW&dGîT | G^-u . 132
I ®ÎÇ9^J»J|>Î)‘ G$)^)jû || j^jXçûjX-oJjXuqsAX^1
Il £{).U)^Xç0'U'*î C{|J4J^ô-*(j4)-U^û.«-îû
-À»)à Xü*i-UJJ-u I Gj^^Cu)JJ|X^J^> Gf2*ÜJJ»-°^
| £OO90'm}'U^5 Il Gæ^çj»
11
*?%&>!? {*maî໻໫JJ^C | Gjfrpumj G(GîV'â5,u>>,u^ $\Z?
Jrçoj.ugj ^){Og)gG.U^ | JÇÙ^^O.O£) Ju>X>U»UJJ|JJJG II
6% G£}*»
| G£j.u»x>^ . 133
Xhî V^G | -rç»j>£»>»4>)à G^J-umJÇO^G II G^y^^X^JG
Il J(jJ^j1uJjXuQ5>)>X4
(X)-uça) | j(£Q)»À»»4»à5 X^Ç9
| '>Ç»-‘O$-‘»fc5>>)>XZ? •»Ç»Jojhj>)>X£’ (^-“Ç9) Il
(l) (G^ÇjMj) G^-*»b)^^ dy*W) $*>>0$*) (f^GJ) ^-“t9
| _U(OUU) J»JJ . 134
(î) Ceci n’est probablement pas rhythmé ; on ne revient au mètre que par
des coupures arbitraires.


YESHT X.
247
I -W(^“J >»»■« Il
il
-Uy»A>^JJ^0p | 0Ç0JUJ3j)j^ûil)ô) _U(OUIj j>>-u
^OâJ^-e?^ I x’^uj J»-*» II ■U»'UQ3.
& -»MJ()-»>4 I -«»>Ü^
(1)
... £üo»-u)6»T "»e . 135
Il ÇQJAU&U^UJXO ... Gj)Gjg\ 136
"■“ I -u)Xî'U)-U^5 -M»J0" Il ^4»^
_U^X>UjiWâ3
^jj(j j»ji) | jç».»à»)à») {o-k? /Sxj^o • 137
jçaj> | (2) Jjujjj|jjjg jjjb.uj jjjjfijyi) _u^j^5> || (Gjj.u5j0.uG
|| ftU^ÇuG y>0»4» J«1a»)g
-uylxujj JxuGyiu^j | _u)çoj0>^ xi) uJ Qju^«0j> jjjj
| ^)G^g>|4>ç9 ^Go»*3 jo>^o,j-u II -**»■»^o-u
Il (0^uÇujJl0 uysslj ^JO»A»)GjG^ j JJjGjStb») JÇOJJJgJ £ULUÇO
GjjSJqLg ^)(3jg" | oiujjjjuG û^Gü1-*1 GjÇ#J(y«)
^Gj^juâo | JÇ94J1>U)J jajwj^^O JÜ-HJ j5xîH5 . 138
G()^jujû | jwjjjjjjG >ja» ^jjjGfyijuJO |j jàu)j>ç»jî4>j3 >j.u
jjjiG ^ü^J-uj J JXUJJt
(1) Comme au § 98.
(2) Mainyâi, peut-être datif de mainya, spirituel, pieux ; ou subjonctif
Ie pers. de man : je veux croire.


248
YESHT DE MITHRA.
toiltftQii OU | y>t)U» gL>)c 4Ç»J>
^Gt)M12.U | iluityiiflQ II -u)ç»
h y^>)
_u^£{|{){g) | -uÇiafLj
& 0) I
çüwjj» ç»j^j | G^>o»" )v»wu»»»fâ[dy gJ^) . 139
I G^xkuJjLoQÿ^/? G{)(536^II {U>£O£G-»>
il C£^G
t*w (g$)<53g) I -^^sep5 w-mj"
I -AtpGjptyJ) _jujjfiæ4«2 V*rç» Il G-eÇwi-uJji-UQg^X^
Il ... i^Gïi . 140
Jt)>Çîyi'M | -uG.UçaJ£)£> Q^fSîi'
-w£j> Gjü^-»®" | C^j^elî{)jjfijuj»ü> G^\-t» Il cLujjj.uG
& «^-HjxjoW 6&ly»v Cîwj"^" I
■ j^w^3)y» | ^jGj^ü» -“pO'U-S . 141
Il (2) G{)-MG-MJ->Ll^ | -UgXWt)»).UG^» -U^4IÇ»
(î) Tl s’agit de rites empruntés à la loi mazdéenne quant à la substance ;
mais différents de ceux qu’observait l’auteur de ce Yes ht. Au s si ce dernier les
condamne hautement : sâdrem. Sastrâi est un mot obscur ; peut-être faut-il
lire sâstrâi. Sâstra serait l’homme tyrannique, méchant, le sectaire. Sastra
(Cp. sâstra), désigne comme tykaèsha (Y. 48), une loi, des rites sectaires ; ou
bien il désigne la lettre de la loi et mainya, le sens. L’un est l’homme de la
lettre, l’autre de l’esprit. Les rites de ces sectaires semblent consister à se
tenir derrière le baresma déposé sur les chenets au lieu de le porter dans la
main; à donner à ce baresma plus de branches, et à lire une plus longue
partie de l’Avesta que ne le permettaient les rites du sacrifice de Mithra.
(2) Mns. ad'aoyamnem.


YESHT X.
249
Il ^JG^Ü» (1) -Ujf).U£>_ £*»».*»)$\2?
-j»»Jt0j>J | (2) ^G^u^-u>>X5^j l^JgioQgAjÿoo»
0% ^|GjljjXjt(O4> JU)»^2?-^JÛ^2? | y^-SÎ ^jÀl»AÎJ»JJJ5j)
Il ... c$)<5je . 142
| Gj)^Àî J^xku^)
-j»^} (^»j(5^j»C) )£G^ Il J()>^J)JJjfi JüO»-“Ç»
^0>)$*uô I JÇMJQWa/L») C^J-UÇ» -uGupç |
■u»>0>
-j0j^> (3) ^oîy-ôjü^ü .143
-{QS, £!■>■> O* G^-m^ (4) ^5ü*-OjüH3 II JOt)».»Aw^.âî
|| _uGjt^»j^)J3 |
-4t^o | -ujjGidJ>$)> (5) j^G^
(i ) Hvarena ; il faut lire hvarenô ou hParnanha : qui est accompagné de la
splendeur ou la suit, environné de splendeur.
(2) Dix syllabes.
(3) Mns. barâzaiti. Sanscr. bhr&j.
(4) Texte altéré. Yènhê doit être ici pour yô, cependant il peut signifier :
qui monte son char (Litt. de qui lui-même il monte le char).
Entre hàmtas’tem et yô dad ’vw, il devrait se trouver un terme signifiant :
par celui. Le sens naturel du passage serait que Spenta mainyus, le créateur
monte ou conduit le char de Mithra, lui le premier, intrompable ou incapa-
ble de tromper. Mais cela n’est guère admissible. Il faut traduire : qui monte
son char, lui le premier, exempt de tromperie^ o Çpitama, (ce char) formé
avec éclat comme les plus belles créatures, pour Ce brillant Yazata (par celui),
qui est le créateur Spenta mainyus \ (ce char) orné d’étoiles, de création
céleste. Puis le texte revient à l’énumération des qualités de Mithra et re-
prend : yô baèvarespasdnô ; le yô est parallèle à yènhê ainikô, yô vâshem.
(5) Mns. sraès'tâis'.
161


250
YESHT DE MITHRA.
Il I JWoa-uj
-J»»J)Ü^ | C(^>J^4U^>JJ|JJJC ipivwdlW*
Il ^xuC.uJ.u^ ... Cj)(3jfi . 144
-j*U (1) Ô^jC C$)<^jC
-u£i>)tç a^-ui ^qjjj>6a>^.u)4q
i^Gît iljiigHiyiïiMÿ) i^Gîi
U^ihiiÿ i^Gïi JJJÇÿUfUU
& tpsgt-uy&u i^Gîi
-v&iuüyW>Gî*> I ~uç#ÿç,u5j2^ ■J^>w‘,u -A4* . 145
i^GÏÎ II >ü»JJJJJ|BSj3()jjj JÇOJJJ^J >5)ljjj)jj»)> | _u^j)jj»ül
-»»Ç»À»»J>)>AÎ -»■»■») JÜÎ)lÀl
.., i^GÏÇ) _U|A)Jt)<0
_upâîj»{j^»À» _m^C{60»"^ _upfi{|Aî4»^(5 . 146
JfrW|^)^4U
■^|-u^?y?j)Ft^->)»x^>J fco^ffA-msa.
Il _m|»aîji|4>6.u») ^ouiça
-à»»2j ^»|i>ç» AU)£jJ I _upj(j)0J>) auj£jj
■^»J'“^i SMèü I iiU$M II C(Ç»4UÇ»
Il CcU
(i) Passage prosaïque.


YESHT X.
251
-J»)b ■uu£i‘ I fi-ÿç»J(3^ Jjujgjj
| e£|^-u{2£u (GW9J0JO‘-u^)
& 6^6-“*^
AFRIGAN (1) RAPITHWIN.
AFRIGAN III (§ 3-9).
Gjt^-uG Gf)>o>-u ^)y-«o>é -»)-»*5 if^iïfe} . 3
0°0 ___J)
}dj)»p | JU)| lo» £U»J, . 4
0% fit^elâ^c jol»-*»} P*»? I jyjjQJJ-u^Q.u
Jü^GôéjA») | m5ü»à»jj«x«3^jji) ^ji0 . 5
-jjjjjuj)^ Cjpoi'Sîgp») K JçaJ-uAuC-u)^ (C^-u)) fijj
fUUÇfr^J^Lu) | yjmçXjJ^y JÇftJ.Ug gUUJ^0XU^> Il
(i) Les âfrîgâns ou prières de bénédictions (âfri) sont des formules du
rituel parse. L’Avesta en contient trois adressées 1° aux génies des divisions
de l’année religieuse; 2° aux Gâthâs; 3° à Rapithwin génie du temps de
midi. — Le mot àfrigàn est le pluriel de âfrîh, motpehlevi correspondant à
l’avestique âfrz.


252
AFRIGAN RAPITHWIN.
0°0 ^»jA»y ^^y^^G^G | ^5JÜ* (Cü,4’ÇùJÜ^4‘ü‘î4‘
| (ftM^.uG) jyAUfc) . 6
-4»)^ _u^j>ty P-mCKJ'U) Il &i)vf(5ï&ü ^yiuZ?
-$){/? Il jy-U^JU^b Gjy^X»>yJÎJl G$£JJi^2? | -*»)ç»J(5>^
JyJ.W^0 -up | _U|Jjy^JJJJJ23j>À)^l _u|)jyjj^
pü»M | Oyi^JJ^J-U JJJj i«y p»»M || JyJ^jJOüGujy^
& PW»41 G^éb-dG {ü)J4*| 4J4J£iJ
G{)4«J^Sjjpi) jyj)è)>yw) ;^>»Ü . 7
& ï»)4»^_____J) G^-u)
jjwGjwyJ£J£> {ut^nfi fajtpX^».u)^
& ^J44*^? fif(^> JOîy^pO^^JÔ4^
^y-ut)»)4»}^4»^ ^yA»»^j4») ftu^ÇuC ^gy-u^O*41 . 8
-CjjST ^Qy-uyJ^oçy.uZ? ^q>a»^q.u e^)4,Çs^£6JÛ G£}-u£üj>GJ>
Ç^-ffOKj44^43-^ ftu^.uG ^tyâi)>^>4t _u^ji)
G^|'«»-«J->|-»'UG 6^|X^^0i» G^|4>y4>j4>jj|0
G^}")^<53^J4» C^}*»)# G,^,|l.lJf»a.U
-Jfy?4*»4»)^ G^j-uy-KjJ^-wtuj-0) G£}4£a»».u)^ fi^)4>ftt3K?4>3^
-À>yJ3jtJ3jt)ft) upuufellp 2>.U|fy (^> C^J
<& "J'JO4’44
0% JGJ")^)^-*»* -u5ÂT^(5 jowjjJjjw


GATHAS.
YAÇNA XXVIII.
GATHA I.
jwjîjw^j (1) ««{)>« . 1

4UJ^ 2u>W}40
-jw^O ^OO^J-uG Jü>^O‘3-u(?
& Cj)w»)>
4Mii»ÿQ>UQ ju)>u».u UttfouÇ, (3) (Mi/? . 2
-wo»)m|ài6
(4) gu>»{)>.D XjjJj-uG
^0>)4t|4t6
^Ç»^g£J.u) giUftÿM U»y>QMiMU
S) (5) ^<5ïupi
(î) Ahyâ (illius) se rapporte à mainyêus. Le sens est : par leur prière, les
mains-levées, pour réjouir lui, l’esprit très-auguste de Mazda, je veux hono-
rer (yâsâ) d’abord tous ceux aux actions saintes qui réjouissent, etc.
(2) îm compte pour deux syllabes ; lire iyem ?
(3) Vcp, gén. du. se rapporte à Mazda et à Asba (§ 3). Mananhô est opposé
à un adjectif, astvatô; (des deux mondes), à savoir du corporel et de (celui de)
l’esprit.
(4) Lis. ahuœ ou maibiô.
(5) Lis. huât'rê.


254
YACNA XXVIII.
(1) {FO . 3
G4»)>Lut)
G^>O‘-U '“T’GjfcjÇ**®
6î)€à»>>
Q34£{>>^5 A$ ■*“ (2)
-w)(5Âio> ÿ«A4 G^J" {^ . 4
HSfyXJ1** (4) }*■»>># 4U)t4U»»y 4M&4
(5)
tou^ui (7) C{y«fjXjj)ja j4u)>o»Àt (6) au^G^ç»4U(^
(î) Yaèibyô se rapporte aux noms précédents asha, ahura, etc., par qui la
sagesse croit. Yé se rapporte à moi. Venez aux invocations vers moi qui veux
vous honorer (ufyâni).
(2) Mns. armaitis.
(3) Yidus, moi qui connais les bénédictions (qui résultent) des actes (et
qui proviennent) d’Ahura, ou qui sont selon Ahura.
(4) Dissyllabique.
(5) Mns. vaèdimnô.
(ô) Gâtuém.
(7) Sraosha est probablement ici l’obéissance, l’observance de la loi.
« Quand te verrai-je, Asha, connaissant le bon esprit et l’observance qui est
le chemin (qui conduit) à Ahura. Par ce manthra, ou cette loi, nous écartions
le mieux les méchants, par notre langue (en récitant les prières) ; ou les mé-
chants par la langue. Il faut lire sra-oshem Mazdâ-ai ou suppléer un mot
tombé (ashim?).


GA.THA I.
255
& (1)
Wt)»i4»|4»fi . 6
(2)
4à«)ç94(j>^.U%^ JU^4»C >Ç#
4}{«D
{“♦gOJO^-^b ^'U>>(32?J('*J!îb ‘“’^’Û *”)>&** ■WJMUMp.ugjU
(?0 4mGàUJJ^^»)>ÀIÇ»
JUJ^a^UJJJUJ Jÿ>p?}ub (3) j^fpM €j£Ç9 ■Wfy.u ^J-u^ . 7
^Ü»Î4»)4»C
-»fh> JU»)ç/)^fi 4t»^o iujuuiiMf^ÿ^y uufrt6
& JU^C
-wtfb* (4) C^W3 -uiçsJ^j^yj»^ . 8
6flyl*frny
-tyÿ^b -JUJa-utyo
£G»-U>»0 UUQ^l? J®-e?
& (5) ^tyM>)*C J(3>|«yj-»»4
(î) Hizuâ.
(2) Lis. daregaâyû.
(3) îm compte pour deux syllabes ou bien il faut suppléer né? ou vanhéus
est trisyllabique.
(4) Yém se rapporte à ttwâ; vahistâ (optima), acc. plur. n. dépend de
yâsâ ; je viens chercher, je demande.
(5) Vanhéus mananhô est génitif partitif, complément de rœhhœhhôi.


256
YAÇNA XXVIII.
jwCîiAw (!) Ji*3 i&ww»b -*y**y*
6%W}V* {Ü«C*ÜJ
-uylÿGZgdy Gfeiâ^Hj
& Gj£O‘î'u»'‘,J5
"»XJC>^Î"^ -U^A^1 Auppujuppu QS^PO C" . 10
^O»JUjJ»6
j0.Huj.uepH J«jj\e) ^wpjo,u ■“•^>0’"
CgCjw^
(2) juH(^-tuJJjJJ»g^0(^» fb Ç*
& (iu»ji)j3 uujj^o^jjt^
^\b Jup-tf-uj-uC £OU»){“»ÔP) Gîgo* JOJ-‘U (3) ^Pü . 11
^e^»Jauç»^0j»>up0
p jugj>(j/(S*^ -uifp^âS 4u£ ^)ô) uu)>o»jt _u»^ufi Gç»^a
jüVJupLu/?
-tu j0jjupo -utg)>)(iu ({p -uȟ/(F" uupj>o> j0>^jjjjjtG
& «VtPP»
(î) Yôi se rapporte au sujet de zarenaèmd, nous. Lis. A 'shatarem ou Ixaam.
(2) H°aret ’ya a le sens de mangeable, pourvu d'aliment. Cela signifierait
ici que les prescriptions célestes sont pourvues d’aliments, en procurent aux
fidèles. On pourrait admettre cependant celui de brillant.
(3) Yè (yô), etc. complète sîsha; enseigne moi qui conserverai, pour que
je conserve la sainteté et le bon esprit; dis y dis, par les mêmes choses par
lesquelles, comme était le monde primitif. T'wahmdfy mainyêus, par toi-
même, du ciel ou par ton esprit ; vaocanhê, pour le répéter, proclamer.


v/
YAÇNA XXIX.
GATHA II.
Plaintes du génie des troupeaux. Annonce de la venue de Zoroastre.
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(4) ■‘ç^j(->2^» gp
I^A) (5) -uifAQji 4w£ju . 3
(i), (2) Disyllabiques. Mns. hazascâ remô(glose).
(3) Yé dregvôdibîs' etc., qui repousse la violence avec les méchants ou plu-
tôt qui fasse retourner la violence contre les méchants ; l’instrumental s’em-
ploie parfois pour le datif.
(4) Trisyllabique.
(5) A lui Asha répondit (paiti mravafy):ïl n'est point, etc. Pour eux il n’est
point à savoir comment on suit les voies droites, justes. Ou bien comment
on fait avancer, favorise les justes fidèles ; mais shav n’a pas le sens causatif,
il faudrait shavaya.
17


258
YAÇNA XXIX.
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(î) Lis. huô ou ajoutez zî.
(2) É est muet s’il existait au texte primitif. Mns. sahvâré.
(3) Vâverezôi doit avoir un sens passif ou impersonnel. Il est superflu de
dire que Mazda sait, discerne ce qu’il a fait ; il discerne et juge les actes des
hommes et des dévas.
(4) Lis. aèvô ahus\


GATHA II.
259

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(3) ‘S?Ç9JO'U^ ^| ^»ü> ^G-W^->âP ^Ç»JÜ>6,JA^
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-■fl-uj Au* ^Hî y^O*)*» -^>>0* -U»>4>^<0 -utÿity
& ^>»JJ /aji»À)ço
(î) Trisyllabique.
(2) Lis. êâ pour ayâ.
(3) Hvô nê vastî, etc. Celui-là veut en faveur de nous, selon nous; il fait
nos volontés. Carekaret irâ srâvayanhê, pour la promulgation, la propagation
de (nos) enseignements.
(4) Trisyllabique.


260
YAÇNA XXIX.
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(2) G-^»)>1>U£) ^^(l) C^tt^S’jiu^.uG iwjjQyjj £^jpg(Ç»
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-jwCgg^fc a^j^joau) -wGo^ (4) («») ÿu»u ÿ| -uAjyu
& G^Çûai»
YAÇNA XLIII.
GATHA IX.
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^yu».wCfyt^> | .luGïîfH} | -ut ^jyjuG{J
(î) Disyllabique, ainsi que dâfa (v. 2).
(2) Trisyllabique.
(3) Ou mam. Mns. mâmashâ. A$ mam, etc., mais moi (acc.), vous Asha
et Mazda, rétribuez-moi pour le grand œuvre. Maga ne semble signifier que
grand, magnum, grande chose, d’où grande œuvre; œuvre essentielle du
mazdéisme ; prédication, révélation de la loi. Il peut aussi signifier grandeur :
pour que j’obtienne une grandeur extrême.
(4) Mns. nœ avaré.
(5) Hoc te rogem, verummihi die AJiura! ad honorem ut vestrum. Jimafy,


GATHA IX.
261
& wu»)4i|At€ ; I J»
...................... (1) w»o<(5"JAUÇS . 2
6^»)>LugJ , |
(2) }AU»^0J3^JA»^ ^J*0 JJWJJ^J^ c<5uî)
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Gqw>>^jt | jaxuy _ujjqs^).u^3.1û | (3)
(5) I (4) JuiG p
& *U)> | ÀMjÇuÔ Jâ^JWÇ»
4
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| 4UÇ»{%2
4Up^{Ut)l»>)> ^£J.U PI
le sujet de ce verbe est asha qui précède; ou peut-être jimafr doit être pris
impersonnellement : qu'il nous arrive avec, par le bon esprit, c’est-à-dire que
le bon esprit nous arrive. — Au lieu de î il faut lire îm probablement; îm
est l’accusatif singulier de z, démonstratif. Le sens est : comment seconder
(dans son but et dans ses œuvres) celui qui l’a produit, créé (le paradis) ? Car
(celui qui a fait le monde futur) est le maître auguste de la destinée finale
(hârô irik'tem) de tous.
(î) Le 1er vers du chant est répété au commencement de chaque strophe.
(2) Lis. diyâi ... ishaatj?. Les césures sont au milieu des mots.
(3) Disyllabique huêhg, hudn, huar.
(4) Disyllabique ou peut-être : kénâ.
(5) T!watp dépend de viduyé, je désire savoir de toi.


262
YACNA XLXII.
(1) .u»)mujJp.uC|£>23 j^jamçoau^
....................................................5
| |aui^ | (2) £u»£)au»o>
■w»)««fy0A»^ | | £uigjjjj»oy p
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AUJ JjyAjé'| I JüJÜ)4*fi ">*(5
....................................................6
JUiiGÎÛty (3) AUç» | AAt^AA I ■tuJ»>fy(^,-t)»'*>^ JJJ>*0
■tyJÇMAt^AU | | J()>»-U»JC^ 1a)JJ^J(j C{ft[}A>
AA)y>JW|uC | AlAJjJJA Ij&ty? | Cf)(5Â>^Ü(^> ^AJpKjAIÇ»
C£H5, I | c^A» ^jjjjjoAijxo
....................................................7
C^ç»Aa>g)au | £AJg au)(aa)(5Â*^«0^> | ^ûA^AU^J ^<^6*^9 p
(4) 6()<5>5^ AUJJAljAAOJ b I vfw «w$> p
(î) Ce vers n’a pas la césure régulière mais le nombre de syllabes y est
normal. Yaogeb est disyllabique.
(2) Lis. huâpcb.
(3) Mns. tà adâ, je te demande... que je proclame si ces choses sont vraies.
La sagesse (ûrmaitis) fait-elle grandir la sainteté par les (bonnes) actions
donnant la puissance à ceux pour qui, etc.
(4) Phrase très obscure. TJzemem côirety vyânayâ sont trois mots de signifi-
cation et d’origine inconnues. On fait dériver uzema de uz pour us ou de vaz.
Il paraît préférable de le rapporter à la racine uz (ûh) et de lui donner le
sens d’un objet d’attention, d’affection. — Côirefy devrait venir d’une racine
cir qui pourrait être collatérale à car ou Æar, comme jim &jam, zin à zan.
Il est mieux de lire côrefy pour carefy; ce serait une forme participiale invaria-
ble de car : qui fait aller le fils, objet d’affection pour le père, i. e. qui rend
le fils cher au père.


GATHA IX.
263
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...............................................9
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I (3) pU)iip>U& iÿiyiUQ | 6£PQ
UiiityujGu
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4uq)»)j>|à>c | agat^ jiupçy^Z? j w^0a>
.................................................10
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-u>}£^>.ug)> | ftuGjÿu^ x^G JJJH3
(î) Ce vers manque d’une syllabe. Vîspanâm ne peut en avoir quatre.
Peut-être faut il ajouter tlwâ.
(2) Frashî, 3e pers. sing. aor. pass. de pares, ayant un sujet au pluriel;
ou peut-être lrc pers. sing. aor. moyen pour frassi. Ces enseignements que
je t’ai demandés. — Kû mé urvâ, etc., phrase elliptique et contournée; litt,
kâ mê urvâ âgemafy tâ vohû yâ urvâshafo. C’est ce que prouve Y. LX1X, 16,
yat'â â vohû urvâshafp âgemafy tâ.
(3) Lis. paitis sahvyâfy,le maître de la puissance sage (hudânaos) enseigne.
Ereshvâ k'shat'râ t'wavds, tel que toi par sa puissance juste.
(4) Dis-moi ... cette loi qui est la plus parfaite de celles qui existent; qui
qui, suivant la sainteté, fera prospérer les mondes; qui parles enseignements
de la sagesse donne (fasse poser) des actes selon la justice (lis. eres' et non
neres’). Que le désir de mon esprit veuille toi, 0 Mazda.


264
YAÇNA XLIII.
| l-UA»^ J0J'U,^C^'> J
6% |^35> ■wg/S” | ftuJJ/uu-uC
.....................................................11
4^J^5JJjc)jUJ | | 4UI (g^Ç» UiGui}
■“JXî^ (ÜÇ#JX3'*Ji3t"^ Aü^" I ^*»G
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-x>«»3 l juw^4jâ> jo>|jj)'u6 I
& (1) JUMVUl
& (1) 4UO»J.»>£0
12
.........................................LA
(Ut»Qg,()^ | UitoÿfQ (3) | Jwï? JUJ»JJ^JJ
M -U)2? | ^»ü» -U»2? ^))J» | -U» fi^)jWç»J»^
^5^>j)j-c?Çûjjj^ ■“»>■«.» JwaSt? \ jwG
^5^JJ|JJ»C | yjJJ G^JÛJ» 1 Î*A) ^»U»
1 3
• ••• •• •••••X d
MijiUftjM) | AU JAugjU (3) J(3^J I ێ$^
(1) Spasyâ, dvaèshahhâ, préserve de la haine. Al. : regarde avec la colère
(du monde spirituel) céleste. Mais il faut alors supposer que l’auteur maudit
tout autre que lui-même ou Zoroastre, ou du moins tout ce qui ne contribue
pas à la propagation de la loi. — â-vî, il faut lire avî (== aiwi) ou prendre â
vî dans le même sens, vî perdant ici le sens de séparation.
(2) 7'dis, selon ce que. — Anrô ... ahgrô. Les interprètes ne voient entre
ces deux mots qu’une différence d’orthographe. Impossible d’admettre cela;
il n’y aurait dans cette phrase qu’une énonciation grammaticale, ce qu’on ne
peut admettre ; il faut une distinction de sens. Anrô serait le méchant, le
mauvais religieusement parlant, ahgrô celui qui tourmente, fait tort. Ce vers
peut avoir deux sens équivalents au fond : celui qui est trompeur ou méchant
à mon égard combat tes biens; ou : celui qui est méchant (menteur) me
combat ainsi que toi par sa puissance (son accroissement).
(3} Nîs ahmaty â, loin d’ici; téhg â est parallèle à drujem â; ce sont deux
compléments de même nature; ca,sous-entendu. Ne se plaisent pas à la sain-
teté, la suivant; n’aiment pas de s’attacher à la sainteté, d'en suivre les
voies ; et n’aiment pas les enseignements du bon esprit.


GATHA IX.
265
I JoAç#JO>^Jî'u I ••*»»■*» -4*» QSjgçp
4*»JG^4»Ü» | | MUi^MftfÿU
& Xvp*)"G | (^*ÿ!yMp ■*o>ço»j"^? | 4»«jjîj»)à t\A)
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j0ço)0A»finy^ | | G^ ^axtJJQ»
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-Å“^pjjwG | ^^"yy ieiA"%> I yiAb Av
6% ^Jwgju^ | | Jw£u Mtÿuü
.................................................17
(î) Merahzhdyâi pour faire mourir; dàvôi pour donner, porter; nâshê
pour faire atteindre, attirer sur.
(2) Quels sont ceux qui sont vainqueurs pleinement des ennemis (de la foi),
selon ta loi (en la suivant)?
17*


266
YAÇNA XLill.
| puHif» | (1) GiWijfib-1 2*
UU^»JUÇO{)((A1 -UIÇSJUt»)>A>0* | J-UJJJ^eb^j
& UU^4>0» ÇiUfpM ^fijc^juu) | ■JU*»4»
,,••<>•••■••« 1 s
^GjLUJJJ^)» €^eb,JÔ JAUÇ» | OM/yjÀ» MiGuÿ
-4U^».U»))>.U{)* | ^Ç»44t»4i^)J4 | -UI^-uC fauiJty
-UlGÛfâ |
....................................................19
}A>^| {OP£{|JW | G^eb^fi JflLU^À»^}
-“») | iM(oJy>ési\ | xu>£u çw
1 /d-HQ»j.U | _WJ4J)»4J C^Ç9 I jaüjyjM j^J -WHO |
........................................20
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(2)e^ | Am I -w-“e\e)
Myutÿ uynylym) | fi£Q9, J(jJ-uim
(1) Askiti, lis. shîtim. — Vak'shaèshô, lis. vak'sh aèshô, une voix telle,
ainsi le texte devient clair.
(2) Kâm, quelle? interrogatif à l’accusatif; doit se rapporter à mainis; je
te demanderai quel châtiment pour ceux qui combattent (ta loi). DdZd, aor.
3° pers. sing. moy. se rapportant à harapâ et à usik 's' et s’accordant avec le
dernier.


GATHA IX.
£C)JwC)£
& | c$)ç»jî.u»2? uu^QÀt
267
-JUDJJJWJ40
)(5jG ^4)
YAÇNA XLVII.
GATHA XIII.
| G£8^) -"{JO" I -*0^". 1
OW^Û^Lu)^ UÀJ}AXIgOJjJ.UJ JU^0 | (>■>■> O1)
| (1) ^^ûJXU^S^gW
0°0-ui)>5j»4i | ÇUftdyul? Gfgu^ I o^ç» £jj
| | ou^o -u»j,i.u2? , 2
.^.uGjy^ | uu^{\ej (g^|G -“’HJ I •“*€
J^JçO^^JLU | _WÇ»Àîj/? | 40>^O‘J'U X*J -^î?
(2) G^|41|AtXjw£> -UIÇAJ0j^^ | JXUjGf^^JJJ^ JW» . 3
^)>O»jt | ^nnua | {tu^>o> ^H3
(3)Xo»îé*»o»j^> I J^O4^ I W^éô)^
(î) Ameretâitî ahsashutâ, l’arrivée, l’accomplissement de la rétribution
dans le monde immortel; yâ etc., ce qui a été proclamé mensonge par les
dévas, etc.
(2) Mns. sâsnanàm.
(3) Sàsti est sous-entendu au troisième vers. La meilleure doctrine est celle
qu’enseigne, et ces doctrines secrètes qu’enseigne, etc.


268
YAÇNA XLVII.
aujtJôuiif^n I I ^H3 . 4
(1) I | C£)}0^ i»Ü»
| | QS^ÇçAj^ "■W*»
0®0 putyju -“»}•»») €{®|d“ | p»y>A -Jçi5 p I -uiïGZflbbw . 5
(2) au^>^uff^j(jy |
juç#j0Jü»,«/? | Gj^^Ç ^â)J-u J J-uiJJ^Q-uÇ fu^elA-U}^
W{*g^ iau^^Mftt rt A»'uQ2,
jutf® -u»C^j4(22L>0» 4$ "0» . 6
JO^dîJ ^jÀ1)-uC | ggff..
fu,M> Juj^àjG | ('-w^yxi'j nuiifttu j«ui
& (4) y>Q)»jj | A^£$
I -rf) 1cé£>>0" x?j . 7
| J0>ÇO»î"Z? -“» Ahj
WÿÇîê)35 "“*1 I J(AU^W‘ ***»J-»O»X>yKî I G£>A -mffja
& uu)>ü»j» | 6gy» ^gjuo^CT^i )£G-u»3 Aü* J®"
.uuityMfGîiflfrJy -tu^uC | A^» «*»9 . 8

(î) Sous-entendu dâfc; a établi la loi (qui se pratique), par l’action et la
parole. —TJstis (vas), la volonté doit suivre ; ou le salut (deiw'ta) s’attache à.
(2) Lis. k'shayentà.
(J) Mns. hâ zî hushôiVemâ hâ né.
(4; Mns. Ahnrô vahhéus, etc.


GATHA XIII.
269
(1) juhtyit | pUilptuyfG | 404^^0At jX^û -A«3
4UW£0J I {tM^‘U I -Mfp* Aü^”^
0°0 ^)»»A»y^ | g£j-UjAJ<é | J(3>^0»J4>2?
iuSuiiu^fiy | cuAA0>At^ ^5>Ü^0 I tï2"3 . 9
_w(?Î0il>>^ A^jSjÂu -Wg -UHityfèfâ | -œ^tjAA -ut^üj
0% ■*o>^‘A ■‘0>{O‘i"f? C^j^ebjh (2) Afi
&]AU0>).U Ao* AuGL^J JÔ^JJJ^AaJJO £UA»JJ^/?
{ÜÇO^P^f? I (3) Jü-s? y*! ijff I . 10
| _U»JJ0»4J I J^fcjA» -u^.u^
^jaj^j)aj^ I -«fc»y & (4) €^J>W^»AJ^ -Ul)6ÂÂ^b^>-tQ>5 | |^A>)<£» -UipAUJ40
^QJ^AAlgAt^AA» £U)g -W^04t | -W^Alg -Ut^At^ . 1 1
^çoju»u)çeJ3w/ÿ | ->^Guftf}(/y jaAigJfl^
(5) tov®£f“9 I c£e^ I A$
& ■‘O-’Ç^J’ Ao*J-*a JaaG ^a»Ça^| J0>fo»ja»2? -4M
Gj£)WJ£Lti3 I I {SV»" Aç» t2t • 12
(î) Construisez kâ toi îstis ashôis t]wahvycb, maibyô; quel est ton désir de
ton culte relativement à moi; avec quelle sainteté ou selon quel rite ferai-je
aller à toi des offrandes brillantes, publiques (âka), ou sachant ce qui doit
être (de âka, pl. âkœ).
(2) Mns. eres môi.
(3) Ou mâm narô vîsenté. Les mns. ont tous mânarôis1 narô.
(4) Il faut sous-entendre angraya urupayèntô et faire dépendre dahPyunâm
de ce verbe : se livrant à des actes de violence contre les pays; ou bien sous
entendre sont : par là les maîtres des pays sont des tyrans. Ceci ferait douter
que mada soit un breuvage (enivrant). Les rois de ces pays étaient-ils des
ivrognes, cruels dans leur ivresse?
(5) Lis. dacbhté.


270
YAÇNA XLVII.
I
iwgpyw u«o»î,»»jj»c | ÿt/U? tiflgdy

PRIÈRES PRINCIPALES DU RITUEL MAZDÉEN.
YATHA AHU VAIRYO (1).


^»)>Qg03 Pj & çfijuy&iulp
(1) Yat'â ahû vairyô. C’est la prière sacrée du mazdéen, celle qu’il doit
avoir constamment à la bouche. Le ahu est Ahura Mazda; le ratus est le
destour, chef spirituel du fidèle ; c’est lui le dazdâ, le vâstar. Mais le § 3
nous rappelle que la puissance suprême est à Ahura.
Ashâfc hacâ, en raison, en vue de sainteté, à obtenir ou conserver.


PRIÈRES DIVERSES.
271
ASHEM VOHU.
Jw£jü ~uiça.ty> ^ÇôJû.11
£o XU)fAQ.M pAJJJQy
YÈNHÊ HATANM.
x?^j'ue) jüi^xj^ü £**> c^y-w c1) jwttfwn
aw^wy» guugfpi owC^yw^ Çui^wG ^)>ü»w
^jjwGji^w^o ju^ttpwy AIRYAMA ISHYÔ.
| Ju^muJJ)()(| ÿy^jtg^JJU^^u) | uttyjiÿiu Jit
& jwjjq* Jt^yj^»^ (j»)lwj juj^Jîwjj)j)jju|
*“})0iî2 I )-“G jjw)^j») J^>^y»)w^
& G^eb^G )ajw|jwo* 6^%-«4
I fyçM usiiufl3 Jwjjgyjtfyj»
& (gui^jtG) || jwyjiÀ)j>C
(1) Yènhè hâtàm. — Yènhê est au singulier mais représente un pluriel et
correspond à tas (illos). Ce texte est altéré, il faudrait yèhyâ.
(2) Yâ daèna, commence une autre phrase : que la loi (ilia lex) accorde,
fasse obtenir la récompense désirable; ou que par lui la loi.


272
PRIÈRES DIVERSES.
Il
| MfHsçuyïïiuÿ ^o^SjwHî
0®0 -»()JÇ»^>>)^ (u»^ü
YAÇNA XIII, 1-5.
Profession de foi mazdèenne.

^)-u(22^-u
ÿ«>4£> -d^6 ywkb
Gjftb* *»W)OPb JO>-“>Q5.
Ijj) MMfljfiQ pU|fXj>)
O°O Mt)(SïufU


FARGARD XVII.
Ce Fargard indique les précautions qu’il faut prendre quand on se coupe les
cheveux et les ongles et les conséquences de l’omission de ces précautions.
Les Dévas s’emparent des débris et s’en font des armes pour désoler le
monde. Le même rôle est attribué aux sorcières de nos jours,dans certains
pays. Le texte de ce chapitre témoigne d’une assez grande altération de la
langue. On y trouve des accusatifs pluriels en ô de mots en a (daévô, etc.);
kem et yim accus, masc. pour le neutre kafy, yat? et même pour le nomi-
natif neutre. Voy. § 9.
La régularité rhythmique de quelques passages fait croire que ce morceau a
été rhythmé à l’origine. Quelques phrases sont irréductibles. Ce sont
peut-être des interpolations, ou plutôt le texte primitif était mélangé de
prose et de vers. Les prescriptions liturgiques sont en prose.
1. 1. Peresafy ZaraVus'trô Ahurem Mazdâm : Ahura Mazda, mai-
nyû spenista, dâtare gaèVanâm aslvaitinàm ashâum!
2. Kem aojis'ta mahrka mashyô (1) | Daèvô aoshanhê (2) yazaitê?
II. 3. âafr mraofy Ahurô Mazdco | Hâu bâ, ashâum Zarat'ustra!
4. Yô (3) ahhvô yat> astuvaiîïti | Varesœsca hàm râzayèinti.
Varesœsca pairi barenenti | Srucbca upa Vwaresentt.
5. Al 'a dim upa taoshyèinli | Unâhva dim raèshyaca.
III. 6. âa(> âhva viarVâhva | Zemo daèva hâmbavamti.
7. âafy âhva viaret1 âhva | Zemo k'rafstra hâmbavamti
S.Yim mashyâka spis aojaiti | $. Yim mashyâka !(4} yaom yavôhva
(Nizh) ganhenli, vastra vastrâhva; | âafc yat> tum Zarat'ustra!
(j) Kem p. kafy ou kana instr. Mashyô, mns. mashyâka, pl. m.
(2) Mns. aoshê et aoshô. Il faudrait régulièrement daèva.
(3) Mns. yô aètahmi ahhvô ; aètahmi brise le mètre.
(4) Mashyâka doit être au vocatif plur. où ce mot est interpolé et répété
abusivement d’après § 8. Mns. spis’ nâma.


— 274 —
IV. 10. Aètahmy ahhvô yafr astvainti | VaresAsca hâmrâzayanha^ï)
Varesæsca pairi barenanha | Sruœca upa t'waresahha,
11. âaf> pascaèta apa barôis | tûm (2) dasagâim, haca narebyô
(ashavabyô).
12. Vîsata gâim haca ât'rafy | t'risata gâim haca apaf>,
Pancâsla (3) gâim haca baresman (frastairyâfy). |
V. 13. At'ra mag'em avakanôis',
14. — Dis'tîm k'rûzhdusmê, vîtastîm varedusmê. —
15. Paiti dim âbarôis.
16. At'a imâ vacô framrvyât | vâret'rag'nîs' (4) Zarat'us'tra :
— Af> ahvyâi ashâ Mazdcb urvarœ vak'shafy. —
VI. 17. K'shat'râi vairyâi pairikarem | Pairikârayôis' tisharô,
18. Yaf> va k'shuas, yaf? va nava.
VII. 19. Srvâbya (5) maghem avakanôis | Nislaranaèmafy nmânahê;
20. Avafr (6) yat'a kasistahê | Erezuô fratemem ftbishis'.
21. — Paiti dim â barôis. —
22. At'a imâ vacô framrvyâ) | Vâret'rag'nîs Zarat'us'tra :
23. Ashâ etc.
VIII. 24. K'shat'râi vairyâi pairikarem | Pairikârayôis' tisharô,
Yaf> vâ k'shuas', ya1? vâ nava,
25. Ahunemca (vairîm) frasrâvayôis | tishrô (yafy)vâ k'shvas’, yafr
vâ nava.
Paiti mereg'a Ashôzus'ta | IX. 26. Tê (1) imâ) srvâ) vaèd'ayèmi.
27. Imcb srvâ) âvaèd'ayèmi | 28. Imâtstê srvâ) Ashôzusta.
(1) Ce verbe et le suivant ont la forme nuha de l’impératif, dans la plupart
des manuscrits.
(2) Mns. âaf> tûm pascaèta, etc.
(3) Quelques mns. ont pancâsta, ce qui sauve le mètre.
(4) îs compte comme ias.
(5) Cette seconde partie semble réservée à la coupe des ongles, quand elle
se fait seule. Les premières prescriptions concernent celle des cheveux, de la
barbe et des ongles indistinctement. Voy. § 10.
(ô) Mns. avafp aipi; aipi&& superflu.
(7) Mns. paiti tê mereg fa ashôzust l 2 3 4 5 * 7a imcb, etc.


-m —
Hyâre ars’taya(ca) karetayaca | T’anuareeaishavascaferezifyôparena)
Asanaca fradak'shanya | Paiti daèvô mâzanyân.
X. 29. Yêzi nôify âvaèd^yèinti (1) | Tâ> srucb pascaèta buen (2)
mâzanianâm daèvanàm | Arstayasca karetayasca
T'anuareca ishavasca | Asanasca fradak’shanya (3).
FARGARD XXIV.
Ahura Mazda raconte (à Zoroastre?) qu’après qu’il eut créé le monde terrestre,
Anro Mainyus suscita contre lui 99,999 maux. Ahura Mazda appela au
secours du monde Airyama Ishya qui le sauva en le renouvelant.
Ce récit est interrompu plusieurs fois par une prière d’impétration et de
conjuration adressée à Çaoka, génie de la prospérité, prière qui formait
le principal objet de la récitation de ce chapitre.
1. Mraofr Ahurô Mazda) Spitamâi Zarat^strâi :
2. Azem yô Ahurô Mazda) | 3. Azem yô data vahhuâm
Yasé tafy nmâmem âkerenem | Srîrem raok’sanem frâderesrem,
4. (4)...................| 5. âa(> mâm mairiô âkasâfr
6. âafc mâm mairiô frâkerenaofr | Anrô mainyus pourumahrkô
Navayaskê navatis’ca | Navaca sala navaca,
Hazahra navasés(ca) baèvân. | 7. âafr mâm tuem baèshazyôis'
(1) Mns. paiti vaèd'yèihti.
(2) Ou bâun. Mns. bûn.
(3) Ces vers sont suivis, dans les manuscrits, des mots paiti daevô mâza-
nyàn qui forment un curieux exemple des interpolations amenées par des
répétitions. Ils ont été pris au § 28 et introduits ici parce qu’ils suivent au
premier paragraphe les vers qui se retrouvent au § 29.
(4) Les manuscrits portent ici ces mots : usayèni, parayèni, que je m’élève,
que je traverse.


— 276
Màt'rô spentô yô ashhvarnâ)\ (1) | Dat'âni aètahêpaiti
8. Hakafy hazanrem aspanâm | Aurvatô-derzi-takanâm.
9. Yazâi Saoka vahhvi mazdad'âta ashaonê.
10. Dat'âni aètahê paiti | Hakafy hazanrem us'tranàm
Aurvatô-saini-kaofanàm.
11. Yazâi Saoka vahhvi mazdad'âta ashaonê.
12. Dat'âni aètahê paiti | Hakafy(ca) hazanrem gavâm
Ak'shaènâm aperetôtanvâm.
13. Yazâi Saoka vahhvi mazdad’âta ashaonê.
14. Dat'âni aètahê paiti | Hakafy hazanrem anmayâm
Haretô-vîspôgaonanâm.
13. Yazâi Saoka vahhvi mazdad'âta Ashaonê.
16. Ula azem âfrînâmi (2) | Tê srîra tak’ma âfriti
17. Frat'aca dahma âfriti;
18. Yâ ûnem pernem kernaoiti | Pernem eit? vîg'zhârayèiti,
19. Avantem eit? bahdayèiti | Bahdemca d'ruern kernaoiti.
20. Paiti ahmâi avashata | Màt'rô spentô yô ashhvarnâ> :
21. Kut'a azem baêshazâni
Kut'a tê apabarâni | Nava yaska navatis’ca
Navaca sata navaca | hazahra navasés baèvàn.
22. Nairyôsahhem aocayata | Yô dad'vâ) Ahurô mazdcb :
23. Nairyôsahha viâk'ana!
Parâid'a upa vazahhva | Avi nmânem Airyamanâi.
Imat? sahhôis Airyamanâi | Airyama imat? tê sahhat?,
24-37. Ahurô yô Mazdcb Ashava | Azem yô dâta vahhuâm (Voy.
strophe I, 2-19).
38. Ahê vacô paitiyèisti | Parâid’a upavazata
Nairyôsahhô viâk'anô | Avi nmânem Airyamanâi
Imat sahhat? Airyamanâi : | 39. Imat? tè sahhat Ahurô :
(1) Le changement subit de scène et d’interlocuteur prouve que le premier
paragraphe a été ajouté pour faire rentrer ce chant dans le cycle des légendes
zoroastriennes.
(2) Prières de conjuration et de bénédiction.


— 277 —
40 62 Azem yô data vahhuâm (2-19).
63. Môshu takâs nôik dareg'em | Yak frâyatayak t'wak'shemnô
Airiama yô ishiô
64. Gairim avi spentôfrasnâm | Varshem avi spentôfrasnâm.
68. Navanâm aspanâm arshnâm | Gaonem barak Airiama.
66. Navanâm aspanâm arshnâm | Gaonem barak Airiama.
67. Navanâmca gavâm arshnâm | Gaonem barak Airiama.
Navanâm anumayâm arshnâm | Gaonem barak Airiama.
68. Navaca vaèjayô barak | 69. Nava karshcb frakârayak.
(1)................................................
Jantû a Airyèmâ ishyô | Vîspem yaskemcâ, mahrkemcâ,
Vîspô Yât’wô Pairikcbscâ | Vîspcb Jainyô (2) yco druaitis'.
YESHT XVI.
Dîn-Yesht (3).
1. Razis'tâm cistâm ashaonîm | Mazclad’âtâm (4) yazamaidê
Hupat’mainyâm hvâtacinâm (3) | Nimarezistâm barab-zaot’râm,
Ashaonîm hunaravaitîm | Frasrûtâm âsukairiâm (6),
(1) Ici est insérée, dans le Vendidâd Sâdé ou Avesta servant à la liturgie,
une longue liste de maladies que ces prières ont pour but de conjurer et de
guérir. Chaque nom est précédé du mot paitiperenê, je combats, je chasse.
(2) Les Jainis sont des génies femelles dont l’Avesta n’indique pas la
nature. Mais elles paraissent toujours parmi les mauvais génies, destructeurs
et causes de maladie ou de mort. La racine du mot;azra est probablement
jan tuer, frapper.
(3) Yesht de la loi.
(4) Mns. mazdacVàtâm ashaonîm, ce qui brise le mètre.
(5) Mns. hvaiioilacinam, id.
(g) Les manuscrits ont en outre môshiikairyctm (qui agit promptement)
qui semble une glose du mot précédent.


— 278 —
Huâyaonâm, huâyaozhdâm | Vahhvîm daènâm mâzdayasnîm.
2. Yâm yazata Zarat'us'trô : | Usehista (1) haca gâtuô,
Frashûsa haca demandé | Razistê ciste ashaoni (mazdad'âtê).
Yèzi ahi paurvânaèmâfa | âatp mâm avi-nmânia ;
Yèzi ca ahipaskâak (2) | âatp mâm avi apaya.
3. At'a âk's’ta yat'a buyân (3)
Huâyaonâmhô pantânô, | Huâpait'ina gairayô,
Huâtacina razura, | Hupert'ui âfs’nâvaya;
Ahmâi saokâi (4) frasastâi ca | Fravâkâi uta framainiâi.
4. Ahê rayâ hvarenanhaca | Tâm yazâi srunvata yasna,
Razis’tâm cistârn ashaonîm | Mazdad'âtâm, zaot'râbyô.
Razistâm cistârn ashaonîm | Mazdad'âtâm yazamaidê.
8. Razistâm cistârn ashaonîm, ... yazamaidê (Voy. § 1).
6. Yâm yazata Zarat'ustrô | Humatahé paiti (8) manahhô,
Hûk'tahêpaiti vacahhô, | Hvars’tahê paiti s’kyaot'nahê,
Aèvahê paiti yânahê.
7. Ya(> hê dâfy (6) razis'ta cista | Mazda d'âta ashaoni :
Pâd'avê zâvare, gaoshaiwê | Sraoma, bâzuwê aojô (7) ;
Tanvô vîspayw drvatâtem | Tanuô vîspayœ vazdvare;
Aom ca sûkern yim baraiti | Karô masiô upâpô
Yô Rahhayw dûraèparayœ | Jafraycb, hazahrovîrayâ),
Varesô-stavahhem (8) | âpô urvaêsem mârayèiti.
8. Razistâm cistârn ... yazamaidê (§ 1).
9. Yâm yazata Zarat'ustrô | Humatahé paiti manahhô,
Hûk'tahê paiti vacahhô, | Hvars’tahê paiti s’kyaot'nahê,
Aèvahê paiti yânahê.
(1) Discours direct.
(2) Mns. yèzi pashâfy et ca est après le premier yèzi.
(3) Le texte est altéré ; un mot est certainement tombé. Les manuscrits ont
at'a âk's’ta buyân yat'anâ buyatp.
(4) Ahmâi saokâi, pour cette utilité, c’est-à-dire pour celle de la loi. Même
application des mots suivants.
(5) Paiti a le sens de « pour, dans le but d’obtenir. « Ce vers a neuf sylla-
bes. Ce ne peut être qu’une licence fautive.
(ô) Mns. dat'alp.
(7) Il semblerait qu’il faut diviser ces trois expressions parallèles en trois
membres rhythmiques que délimitent les virgules, et de cinq syllabes.
(s) Il manque ici trois syllabes.


— 279 —
10. Yat? hê dâfy razista cista | Mazdad'âta ashaoni:
Pâd'avê zâvare, gaoshaiwê | Sraoma, bâzuwê aojô;
Tanvô vîspaym drvatâtem 1 Tanuô vîspaym vazdvare;
Aomca sûkem yim baraili | Aspô arsha yô tàsVrascify
Haca (1) k'shafno varentyco | Snaèzhintym, sra&cintym
Yô naomayâfyffîhacak'shat'ryâfy | Aspaèm varesem avairit’entem
Zemâb vaènaiti (3), katârô [ Ag'ravô vâ bunavô va.
11. Razis^âm cistdm ... yazamaidê (§ 1).
12. y dm yazata ZaraVustiô | Humatahê paiti manahhô,
Hûk'tahêpaiti vacahhô, | Hvarstahêpaiti s'kyaot’nahê
(1) Des ténèbres, du fond de la nuit. Westergaardt lit tdtJrayascify, forme
grammaticalement impossible. Certains manuscrits ont tàmstarecify, Ce qui
indique une forme réelle tâstare (ténèbres), gén. tâstras(cify), cp. tamisra.
(2) Ce passage est altéré. Des manuscrits ont naomayâfç, d’autres nâmyàfy.
Naoma serait pour navama neuvième ou peut-être dans le sens de «novissima»
(de nava novus) la dernière ; l’un et l’autre dans le sens de * la plus éloignée »
— Nâmi pourrait signifier « courbé ♦»; ce serait « l’horizon »; ou se rappro-
cher du sanscrit namyâ, synonyme de « nuit, ténèbres » (dôshâ V. Naigh.I, 7).
Aucune de ces explications n’est vraiment satisfaisante. Le nombre “neuf”
s’il est en cause, aurait-il une valeur mythique comme dans le nom du démon
védique Navavâstua aux neuf demeures? On ne peut le dire.
Il est à remarquer que ce membre de phrase yô naomayâfy haca k isha-
t'ryâfy trouble la construction de la phrase; peut-être est-il interpolé.
(3) Voit le poil se soulevant de terre (et voit) lequel des deux (c’est) le bout
ou la racine.
On ne peut dire avec certitude si ces trois animaux sont des êtres ordi-
naires, fantastiques ou mythiques. Les mythologues y voient nécessairement
des représentants de la foudre, parce que la Ranha est le même nom que la
Rasâ, la mer nuageuse des Védas; parce qu’/wdm, le Jupiter tonnant de
l’Inde est souvent comparé à un cheval ou à un faucon. On voit de suite le
vice de ce système. La foudre représentée comme un gigantesque poisson,
voyant un filet d’eau dans les nuages ; la foudre-cheval voyant un crin de
cheval à terre et cela pendant une nuit obscure, neigeuse, etc., ou apercevant
un morceau de chair crue, il faut avouer que ce sont là des images que l’on
ne peut raisonnablement supposer.
D’après les livres parses les plus anciens le cheval dont il est question ici
est le cheval arabe (Bound. XLVIII, 12), le faucon est le représentant de
l’oiseau de proie qui dévore les cadavres exposés à cette fin. Cela s’explique
très bien et paraît très naturel (Bd. XL1II, 8). On pourrait en inférer que le
Kara est aussi un poisson existant ou légendaire. Dans le Boundehesh il est
désigné simplement comme le plus grand des poissons (Bd. XXXIX, 15);


-- 280 —
Aèvahê paiti yânahê,
13. Yak hê dâfy razis'la cis'ta | Mazdad'âta ashaoni :
Pâd'avê zâvare, gaoshaiwê | Sraoma, bâzuwê aojô;
Tanvô vîspayâ) drvatâtem | Tanuô vîspayâ) vazdvare;
Aom ca sûkem yim baraiti | kahrkâsô zaranumainis.
Yô naomayâfy haca danhaofc I Musti masahhemcify k'hruem,
Aiwi vaènaiti avavafy | YaVa sûkayâ) barâzayâ)
Barâzem ttvavafy cify | YaVa sûkayâ) naèzem.
14. Razistâm cistàm ... yazamaidê.
13. Yàm yazata Hvôwi (l) ashaoni | Vôhu bag'em isemana,
Ashavanem Zarat'us'trem | Anumatéê daènayâ).
Anu uk'téê (2) daènayâ) | Anuvars’téê daènayâ).
16. Razistâm cistàm ... yazamaidê.
17. Yàm yazata ât'rava (3) | Dûraè-frad'âtô (4) maremnô,
Maremnem isemnô daènayâi | Amem isemnô tanuyê.
18. Razistâm cistàm ...
19. Yàm yazata danhéus' sâsta (3) | âk'sta isemnô danhavê.
Amem isemnô tanuyê.
23. (6) Yasnemca, vahmemca aojasca zâvareca âfrînâmi razistayâ)
cistayâ) mazdad'âtayâ) ashaonyâ), daènayâ) vahhuyâ) mâdayasnôis'.
son nom en persan désigne le Silurus. Les poissons qui dans la mer céleste
défendent l’arbre de l’immortalité sont des Karmahîh. Mais cela ne prouve
nullement une origine mythique.
(1) Lis. Hvôwyashaoni. Les manuscrits ajoutent vîVushi sage. Hvovi désire
Zoroastre pour qu’il lui apprenne à vivre selon la loi sainte.
(2) Corrigé de anuk Uéê.
(3) Ici manque une syllabe, mais yàm peut compter pour deux.
(4) Etabli loin du pays du zoroastrisme. Il n’est guère possible de dire
précisément ce que ces mots désignent. Ce peut être l’Athravan allant visiter
les communautés zoroastriennes isolées. Maremnô a été ajouté; il est néces-
saire au mètre et conclu de la leçon maremnô. L’Atharvan loin du pays
zoroastrien se souvient de la loi ou la proclame et lui sacrifie.
(5) Les manuscrits ont en outre danhii-paitis', le terme ordinaire, mais qui
n’est ici qu’une glose.
(g) Prière ajoutée au Yesht et n’en faisant point partie.


LEXIQUE.
18


N. B. Les mots de ce dictionnaire sont rangés dans l’ordre alphabétique
suivant :
a, à, z, î, u, û, e, è, ê, é, o, ô, â), a, h, n, n, h, h1, g, g1, c, j, t, t1, t?,
d, dl> n> P> f» b, (w)> m, y, r> v, w, s, sh, s', zh, z, h, hv.
Chaque mot zend est suivi de l’indication de sa nature grammaticale ou
simplement de son genre si c’est un substantif, et du chiffre de sa classe si
c’est un verbe. Puis viennent, entre parenthèses, la racine ou l’étymologie
et, séparés par le signe -J-? les mots sanscrits, grecs, latins, germaniques,
paléo-slaves, lithuaniens et autres qu’il peut être utile de rappeler aux étu-
diants; enfin les termes pehlevis, persans et arméniens correspondants.
Les verbes composés de forme normale ont été placés après les verbes
simples.
Toutes les formes obscures ou irrégulières sont expliquées en leur lieu,
quelques-unes, objets de discussions parfois assez longues, le sont dans les
notes.
ABRÉVIATIONS.
Al. G. Gt Trad. indique l'interprétation d’autres zendistes. Gat. « un mot, une forme propre aux Gâthàs.
» le sens a dmis par la tradition parse.
A. Ar. veut dire arménien. PI. veut dire pehlevi.
F. H fargard. R. »> racine.
Ger. Got. W germanique. gothique. R. inc. » racine inconnue incertaine.
Lit. lithuanien. SI. »» paléoslave.
Ner. w traduction sans- crite de Neriosengh. V. pl. » version pehlevie. V. P. » vieux-persan.
P. » néo-persan. Y. „ yaçna. Yt. „ ÿesht.


LEXIQUE
A.
41 a, radical d’un pron. dém.; combine ses formes avec celles de
ana, ima, etc.—Fém. â. V. anhê, anhâ>, ayœ, âya, âhu, etc.; ahoyâi,
dat. f. sg. F. XVII, 16.
j4i> a, an (+ an, in, un, av), préfixe nominal, négatif. (V. P.
PI. A. id.).
ait'yèjanha, adj. (a-it'yèjahh, impérissable). Yt.
X, 146.
4i^4|44i ainika, m. (an, respirer + anîkâ?) front, face. Yt. X, 143.
4ço4{j4j44i ainisti, f. (an-is'ti) dénuement. Yt. X, 130.
Jgjxu aipi, prép. (+ api, V. P. apiy, L. ob), acc. et loc. :
vers, contre, sur, près; loc. près, pour. — Adv. en outre, de plus.
F. XVII, 20.
aipicit'îfy, adv. (aipi-cifr-ifr), en outre, en quelque
manière que ce soit. Y. XXIX, 4. Ce mot n’est pas l’opposé de pai-
ricit'ijp, q. v. La version pl. akhar et N. paçcât sont erronés.
>44£U4i^4£j44i aipidahvyu, adj. (a.-d.), qui est près des contrées,
les touche, ou les recouvre. Yt. X. 144.
441 airîricina, adj. (a-rik, cp. k devant i), qui ne nuit
point. Y. LXIV, 27, 29.
-ai jn £4144)441 Airyamana. N. pr. Voy. Airyêma.
4144)441 airya, adj. (ar + arya). 1. actif, dévoué; 2. arya, ary-
aque (V. P. ariya, Pl. P. ér. A. ari). Yt. X, 4. Yt. VIII, 29.
4i|44i44)44i airyâna, adj. (arya. Pl. P. êrân), appartenant, propre
aux Aryas; loc. airyènê. Y. IX, 44.


— 284 —
airyèman ou airyaman, m. 1. n. com. : ami, client.
2. n. pr. d’un génie protecteur de l’humanité, personnification de la
flamme de l’autel. Comp. le Véd. aryaman, dévoué, dévot et nom
d’un Aditya. (Rac, ar, aller avec hâte?). Rad. dével. airyamana; dat.
sg. p. gén. — nâi. F. XXII, 14.
airyôshayana, n. (airya-shi), pays aryaque;
adj. habité par les Àryas. Yt. X, 13 (A. armenshen. Celte Irmin).
jg^Sjj aiwi, prép. (+ abhi, L. amb, V. P. abiy. PI. avi,
awa. P. au. Ar. b, eu, u), acc. et loc. sur, au dessus de, pour, à
cause de. Adv. au dessus, en outre.
aiwiaojanh, adj. (aiwi-aojahh), supérieur en
force. Yt. VIII, 22, 28.
aiwiâiti (aiwi-â-i), 3e pers. du sing. ind. de aiwi-â-i
parcourir. V. âiti. Yt. X, 93.
aiwiâk’star (aiwi-â-ak’s), qui gouverne ou
surveille, dirige. Nom. — ta(ca), V. pl. pavan nikâs dâshtar, qui
tient en surveillance. F. II, 3, 4.
aiwik’shôit’ra, n. (aiwi-k’shôit’ra), habita-
tion, séjour. F. II, 33, loc. p. dat.
jj G m» Q5 J aiwigâma, m. (aiwi gâ ou gam), qui survient après,
automne.V.P1. damas tan, hiver. F.V. 34.Voy. notes.Pl. avgârn,ôgâm.
fajjx»çoJ0^3.ü aiwituyafy (aiwi tu), forme participiale; nom. ai-
wituyâ) (cp. fratûtuym), dominant. Y. IX, 90. V. pl. frâzpato, maître
en avant.
aiwit’ûra, adj. (aivi-tur + tûra) fondant sur, im-
pétueux. Yt. X, 3. Y. LXIV, 47.
aiwidahvyu, adj. (a.-d.), qui est près des con-
trées. X, 144.
aiwidâtôtars’ti, adj. (aiwi-dâta-tars’ti),

sur qui le tremblement s’est abattu, frémissant. Yt. VIII, 21, 37.
jjjwjjo^jj aiwidâna, n. (aiwi-d’â, cfr. abhidhâni), licou. Yt.
VIII, 18. (Cp. Ar. hôd = aiwidâl).
uvbAyv&u aiwidrük'ta, part. p. p. (aiwi-druj), trompé, qui


— 285 —
peut être trompé; avec le dat., qui peut être trompé par... Yt. X,
17, 108.
aiwid'âiti, f. (aiwi-d’à), imposition; prescription
ou offrande, i. IX, 82.
aiwiyâmhana, m. (aiwi-yâh), ceinture. IX,81.
PI. aiviâgnân. P. êwangîn. La ceinture sacrée des mazdéens, lekosti
moderne.
qP^umjjO^jjj aiwiycbh (aiwi-ycbh), adapte»1, entourer, ceindre,
part. p. p. yâsta (+ Çwttô;. Lit. yusta). Y. IX, 81.
aiwivanycb, compar. de aiwivana? (a.-van, frap-
per), qui lrappe plus fort, triomphe. Yt. VIII, 22.
jj^-i^)jj»J0^jjj aiwivars'ta, part. p. p. de aiwiverez (travailler
à), travaillé comme cela doit l’être, purifié. F. V. 49.
aiwivista, part. p. p. (aiwi-vaèd'ay) présenté, of-
fert en sacrifice. Y. X, 120.
jjj aiwivôizhdyanta, forme développée de
aiwi-vôizhdyafy (R. inc. peut-être de vids, désidér. de vid, attaquer.
Cf. zhg'ar p. k'shar; Justi : vijdâ), secouer, qui attaque, tourmente.
Y. IX, 97.
aiwishayana, adj. (aiwi-shi p. k'shi), demeu-
rant, vivant; m. demeure, vie.—Dareg'a aiwishayana, d’une longue
vie. Yt. X, 77.
xj|Cjjjjàjjj aiwishayamna, pt. prés. moy. (aiwi-shi), de-
meurant près de. Yt. X, 77.
aiwishastar, m. (aiwi-had) qui s’assied des-
sus, monte (un cheval). Y. XI, 8.
aiwis’ti, f. (aiwis-ti ou stâ?), opposition, chose con-
traire. — vered'yê (Ioc. de vered'ya)-, ou vered'ayê (dat. de vered'i) :
à la croissance, au développement du monde. V. PI. avar hushmo-
reshnîh pavan kâmak, qui enseigne selon la volonté, le caprice.
Aiwis'ti est peut-être pris dans le sens de abhi stâ, être préposé.
Y. IX, 76.


— 286 —
aùvyô, dat. abl. plur. deap; id fém. de a démonstr.
Y. LXIV, 39. Yt. X, 82.
aurusha, adj. (ar, scintiller + arusha. PI. P. arûs) ;
fauve ou couleur d’or. Yt. X, 68. 136.
aurvafc, adj. (u épenthét. ar + arvant, ooouw), allant
vite, rapide, vaillant. Yaç. X, 10. Yt. X, 42, voy. urvahf?. — 2. m.
cheval, coursier vigoureux et rapide. Yt. X, 136, 68, 123.
aurvafyaspa, adj. (a.-as), aux chevaux rapides,
vaillants. PI. arvâdasp. Yt. X, 90. Y. LXIV, 12.
Aurvatô-taka, (a.-tac, courir), coureur ardent, hardi. F. XXII, 3.
aèla (i-ta + êta. Ar. ait. V.-P. aita), pr. dém. ; nom.
aèshô, aèslia, aètafr, celui-ci. Loc. m. aètahmi. F. XVII, 10.
JOÇ&JO4* Cl^ê, nom. m* pl- de a^a ^)- F. H, 36.
aèt'rapaiti, m. (aèt'ra, doctrine, enseignement,
paiti, chef), prêtre préposé à l’enseignement des fidèles et des aspi-
rants au titre d'At'arvan. PI. hêrpat, P. hérbed. Y. LXIV, 36; Yt.
X. 116.
aèt'rya, m. (aèt'ra), disciple, élève. Yt. X, 116, 119.
PI. hâvisht = hâvista. N. çishya.
aèt'ryapaiti, m. (a.-p.), chef des disciples,
maître. Yt. X, 116.
aènanh, n. (in, attaquer + ènas), mal, dommage,
vengeance. Y. LXIV, 43, dat.
(id.), nuire. Y. IX, 92 (prés. 3e pers. sing).
aènahhafc, adj. (aènanh, ênasvat), qui nuit. Nom.
aènahhcb. Y. IX, 92.
aèm (p. ayem + ayam. PL ê, im. A. aya. Cp. ea), dé-
monstr. employé au nomin. : celui-ci. V. gramm. Démonstratifs. —
Gén. pl. aèshâm d’où le pl. pers. êshân.
aèva, dét. (+ ê-kas; œ-nus. Cf. em.V.-P. aiva. Pl. êvak.
P. ê. Ar. iv. olo;), un, un seul; seul, unique. —Adv. ainsi, quidem
(èva). Y. XXIX, 8. Y. XI, 24. Yt. X, 136; XVI, 6, Y. XXIX, 6.


— 287 —
-u6aT»jq.u aèvat'a, adv. (aèva), seulement, précisément comme
cela. F. V. 54. PI. aitûn.
-u&uÿutyÿu aèvadasa, ordin. (aèva, dasa), onzième. F. V, 87.
aèsma, m. (id' + id'ma, al'ôw), bois à brûler. F. V. 9,
ac. pi. — PI. aisôm. P. hêzom.
aèsmôzasta, adj. (aès.-z.), tenant en main le
bois à brûler (pour l’autel du feu). Yt. X, 91.
“JL,{3?X5,Ü tâshû', démonst. (i-sa + èsha) ; servant au nomin. de
aèta. Vâk's' aèshô bûzhdyâi, une voix telle que pour être, que je sois.
Y. XLIII, 17.
aèsha, m. (ish + èsha, aes-timare),désir; aèshô,
nom. p. acc. XXVIII, 7, 9. Aèshê, loc. id. 4.
yAi»AjÇ jj aèshôamavafr, adj. (aèshô-a.), fort dans ses
désirs, les réalisant avec puissance.
■uÇftQKj-u aèshma, m. (ish, s’élancer, PI. P. khashm, khishm,
PI. êshm). 1. n. c. élan violent, violence, colère. 2. n. pr. Déva de
la violence, de la colère; adversaire de Vohumanô. N. kôpadêva, déva
de la colère. Aèshma, instr. Y.X, 8.XXIX, l.XLVII,12. Yt.X, 93, 97.
oXu aoi, p. avi, parfois monosyllabique.
aok'ta. V. vac.
aok'tônâman, adj. (aok'tô-n.), dont le nom est
prononcé, qu’on invoque spécialement, au sacrifice; aok'tônâmana,
instr. : en prononçant le nom, invoquant personnellement. Yt. VIII,
30. X, 30, 54. N. uktanâman.
aocayata. V. vac.
aogahh = aojahh, nom. aogô. Y. XXIX, 10. Cp. ugra,
ug 'ra.
yXjj aoj (? vac adouci. Ar. ogel), dire, parler. Uiti aojanô (par-
lant ainsi) doit être effacé au Yt. X, 42, 53.
aojahh, n. (ug, va + ôjas, yyw, augeo. PI. ôj. A.
ouzh. P. hoj), force, vigueur, puissance. Y. IX, 58, 71, 78. X, 3.
Yt. VIII, 24; XVI, 7. Aojasca, Yt. XVI, 20. — Acc. pl. aojcbs(ca),


— 288 —
Y. IX, 71.— Adj. fort, puissant. Yt. X, 23, 106, 107,146. Satê aojô,
fort cent fois, avec une force cent fois aussi grande. Yt. X, 106.
aojista, superl. de aojahh, très fort, très puissant
(Ôjishta). F. XVI, 1. Y. IX, 47. Yt. X, 98, 141. Y. XXIX, 3.
aojôhhvafy p. aojahhvab, adj. (aojahh-vafr + ôjas-
vat), puissant, plein de force, opérant avec puissance. PI. ôzhômand.
P. hôzan. Y. XXVIII, 6.
aota, n. (R. inc.); trad. : vent froid, froidure. PI. Sart,
sarmâk. N. çîtant. Yt. XVI, 7. F. Il, 16. Y. IX, 17. Yt. X, 50.
gijj aont, p. avant, avent, nom. sg. n. de ava.
aont, p. avant; ava, n. (av; cp. avahhj, secours, garde.
Yt. X, 128, etc. aont, pour la garde.
n- (ush? + ôsha, combustion), destruction;
perte; aoshanhê, dat. sg. : pour la perte. F. XVII, 1.
ahuhê, datif de ahhu. Y. LXIV, 3. Yt. X, 5.
ahuhya, loc. de ahhu (comp. grivaya). Yt. X, 105.
ahra, adj. (p. asra, cp. danra = dasra, R. as), jeter,
renverser, détruire; peut-être aussi de anh comme angra, mais avec
un sens différent. V. PI. ganrak et ganak, frappeur? N. hantar.
3^ Ahrô Mainyus (l’esprit destructeur). N. pr.
jçspr^t du mal, éternellement existant et opposé à l’esprit vivifiant,
Spenta tfqinyus' ou Ahura Mazda. Ahrô Mainyus', le chef des dévas
et l’auteur des maux, cherche constamment à détruire ou à souiller
les créatures d’Ahura Mazda. A la fin des temps il sera vaincu et
précipité en enfer pour n’en plus sortir. Yt. XXII, 35. Yt. X, 97, 118.
F. II, 37. XXII.
ahhait'ya (a-hait'ya + asatya), non existant, faux,
mauvais, mensonger. Yt. XIX, 33. Non évident, invisible; ahhaiVînt,
adv., d’une manière invisible. F. V. 52. V. pl. anashkâr, même sens.
ahhaoshentnô (a-hush + çusft. V. P. uskaj, ne
séchant pas. Duel nom. acc. ahhaoshentnê. Y. IX, 15. Yt. XIX, 32.
V. pl. ahûzâishn, forme corrompue.
ahhaft (4- âs'afi, erat), impart 3e pers. s. de ah. 3e p.
plur. ahhen. F. II, 36. Voy. ah.


— 289 —
anhaya, caus. de anh (as), jeter, lancer. Yt. X, 20, 21.
anhu, ra. (ah, être -(- asu). 1. Monde terrestre, céleste ou
infernal. Monde terrestre avec ses habitants. Y. XXVIII, 1, 2, 11.
XLIII, 2, 16; XLIII, 2; LX1V, 3. 2. Maître, chef. Chef suprême op-
posé parfois à ratu chef religieux, directeur spirituel. Dans ce sens
il a généralement la forme ahu qui reste invariable au nominatif. Ahu
ratus'ca (Yt. XIII, 91). Yatfâ ahû vairyô, etc. Y. XXIX, 6. ahunavai-
rya, 1.— Vahistô anhu, le monde parlait, le paradis. Y. XI, 27, Dat.
ahuhê. Yt. VIII, 34. Loc. anhvô, F. XVII.
anhuya, m. (ahhu), disposition naturelle. Zarazdâtôify
ahhuyak haca, d’une disposition qui est le dévouement ou qui se dé
voue. Yt. X, 9, 105.
anhuya, 6. (cp. asûy), marque mouvement vers : dé-
sirer, se procurer. 3e p. sg. prés. subj. anhuyâlti. Af. R. 4, 6.
-a»>0*3M ahhva, f. (ahhu), existence, nature, F. V, 67, acc.
ahhvâm, (V. pl. ce qui est soi, à soi).
anhcb, ahhcbse, gén. 1. de a (A~ asyâs). Y. IX, 65; XI,
21; LXIV, 19, 44; Yt. X, 95.
£0)0*4^ ahhush (-\~ âsyus, âsivas), part. parf. de ah, être: qui
a existé, gén. pl. anhushàm. Y. LXIV, 22.
«00*4^ anhê, sg. gén. m. et n. de a (+ asya) et loc. f. p.
ahyâ(àsyâm). Y. IX, 15. Yt. X, 46.
aû9rai adj. (ang'-ahh, + ag’as, angor, Cp. Ar.
andzouk), qui serre, tourmente. Y. XLIII, 12.
anQra’ méchanceté, acte de violence; angraya’
instr., par colère, méchanceté. Y. XLVII, 10.
ahtara, adj. (+ antara; inter), qui est à l’intérieur.
Pl. P. andarûn.
a^tare antar. V.-P. antar. Pl. andar, dar. P. id.
A. end), prép., entre, au milieu; ahtare naèmâfr, dans la direction
de l’intérieur, de l’intérieur. F. II, 38.
ahtaredahvyu, adj. (a.-d.), qui est à l’intérieur
des contrées ou des pays. Yt. X, 144.


— 290 —
aka, adj. (a-ka ou ak, plier, tourmenter. + aka, P. ak),
méchant, redoutable. Yt. X, 29.
aka, m. (ak + anka, 07x0;, uncus, haken), clou; bastâm
aka dereta hukereta k'shat'rem vairîm, attaché par un clou solide,
bien fait, en fer. Yt. X, 125.
akatara, compar. de aka, très méchant, sévère. Yt.
X, 26.
jj a kâs, 1. (â kâç. Ph. P. âkâs. Ar. akah. P. akâh), re-
garder. — 3e p. sing. impf. akâsafr. F. XXII, 5. Al. âkasafy. V. kas.
syçjyu ak’ti, f. (anj, oindre + aktu, onction. A. ah't), souil-
lure, corruption. F. II, 16. Yt. X, 50.
Çtdyu ak'sh (îksh, rac. ak), voir. Voy. ashi, 1.
ak'shnûiti, f. (a-k'shnu + ti), le non apaisement,
le manque de satisfaction donnée. Yt. X, 111.
ak'shnûta, adj. (a-k'shnu), non satisfait, apaisé.
Yt. X, 109.
ag'a, adj. (agf + ag'as, a/oç, P. âk), mauvais, méchant,
Yt. X, 20; nom. n. ag'em, mal physique et moral. Y. IX, 26.
____ag'âvarez, adj. (ag’a-varez), aux mauvaises œu-
vres; méchant. Nom. ag'âvares'. Yt. X, 52.
ag'ra, m. (ag + agra), point extrême, pointe, sommet.
ag'rava, adj. (ag'ra), qui est au bout; extrémité.
Varesô ag'ravô, poil au bout, bout du poil. Yt. XVI, 10.
ag'rya, adj. (ag'ra + agrya), qui est en tête, prin-
cipal. Yt. X. 140.
ag'zhaonvamana, adj. (a-g'zhaonu). Cf.
kshôni, kshaoni, coulant, s’écoulant), qui ne diminue point. IL est
mieux de lire ag'zhaonavamnem. Y. XXVIII, 3. V. pi. pavan anazâr
vindishn, à l’abri de tout mal. — Aussi ag'zhâmv de a k'shan avec a
allongé en â) devant nv.
acaètar, m. (â-ci, n, expier), qui fait expier, châtie.
Yt. X, 26.


— 291 —
ajyamna, adj. (a-ji, gvi, vis, (3ta), invincible, indes-
tructible, inépuisable. V. PI. anafzayishn. F. II, 34, 36.
aj. 1. Gath. (= az. Ar. atz-el). Y. XLIII, 10, repousser,
rejeter; ajen, 3e p. pl. subj. impf.
afy (neutre de a + «G 0$), adv., or, alors, ainsi, à savoir
(Gath! p. âa£). Y. XI, 24; XXVIII, 10; XLIII, 16.
ataurvayan, adj. fa-taurvaya + turv), ne tour-
mentant pas. Yt. X, 60.
atanumàt'ra, adj. (a.-t.), qui n’est point obser-
vateur rigide de la loi, n’y est point complètement soumis; ou qui
ne la connaît pas parfaitement. Litt. : qui n’a point la loi pour corps.
Yt. X, 138.
aVa; aVa, adv. (a-tha + at, atha), ainsi; annonce avec
emphase : or, mais. Y. XXIX. 1. Yt. XVI, 3.
at'ra, adv. (a-l'ra + atra; cp. inlra), là; alors. F.V. 28,
60; II, 80. Y. X, 28. Yt. XIX, 33.
ada, f. (â-dâ), offrande; loc. pl. adâhu.
adavata. V. du.
uityttyt adahma, adj. (a.-d.), impie, non fidèle à observer les
rites. Yt. X, 138.
adâ, adv. (a-da -t- ad'a, V.-P. adâ, inde), alors, après.
adâis', adv. (ada, instr.), ainsi, certes; là, là-bas;
trad. : dans l'avenir. Y. XXIX, 2; XLVII, 1.
adé p. adâ; là, au loin, là haut, dans le firmament. Y.
XLIII, 4.
adruj, adj. (a-druj + adruh), qui ne trompe pas, ne nuit
pas. Yt. X, 80.
advaèsha, adj. (a-dvaèshahh + advêsha, Pl. abê-
shîtâr), qui ne haït point, ne nuit point. Y. XXIX, 3.
advan, m. fat + ad'van), chemin, route; dad'â advanem,
établir dans sa route, ou former la route pour. Y. XLIII, 3.
ad’airi, prép.(ad'a + ad'ara, in-fer-us, unter. Pl. azêr.
P. zêr), dessous; acc.


-292-
ad'airi-dahvyu, adj. (a-d.), qui est sous le
pays. Yt. X, 144. '
ad'aoya, part. fut. pas. p. ad'avya (a-d'av dabh,
adâbhya), qui ne peut être trompé. Yt. X, 82.
ad'aoyamna, adj. p. ad'avayamna, qui n’a point
été trompé.Yt. X, 24, 27, 31, 61, 141.
ad1 ara, adj. (ad'a + infer us), bas, inférieur.
ad'aradâta, adj. (a-d.), déposé en bas, offert sur
l’autel, ou ici-bas sur la terre. Nemahha ad'aradâta, etc. (Yt.X,118).
Par une offrande déposée, offerte sur l’autel, j’atteins des dons, des
biens supérieurs, célestes.
ad'avi, adj. (a-d'av), qui ne trompe point. Voy. yazâi.
Yt. X, 143.
ad'avô. V. âd'u.
ad'âfc, adv. (abl. de ad'a, démons. + inde, â-ôa), ensuite,
de là. —At'ra ad'àfy frajaçaiti, bak'ta, etc., alors où il va, il y
tombe par le destin. Voy. F. V. 28. Yt. VIII, 32; X, 13.
ad'van, m., route, chemin. V. advan. — Ad'vanem, sur
un chemin, une longueur de. F. II, 101. Yt. VIII, 23.
ana, prép. (àvà? Germ. ana, an. PI. an), vers. sur. Ana ta,
sur ces (grains). F. V, 16.
ana, dém. (+ cf. anêna, ol-lus, jener), celui-ci; instr. sg.
ana, anâ\ pl. anâis. Y. XXVIII, 3, 9.
anaiwidruk'ta, adj. (an-aiwid.), non trompé.
Yt. X, 3.
anaiwidruk'ti, f. (an-aiwi-druj), absence de
tromperie; inst. sans tromperie. Y. LXIV, 41.
anaocahh, n. (an-uc + ûc), non accord, lutte (pehl.
aê avô, l’un contre l’autre. Ce que la glose explique de la résurrec-
tion). N. anaçvara, impérissable (naç) comme si c’était anaoshanh.
Y. XLIII, 13.
anaosha, adj. (an-aoshahh, mort. Pl. anaosh, anôs
hak), impérissable, immortel. Yt. X, 123.


— 293 —
anag’ra (an-ag'ra + agra), sans point extrême, sans
commencement.
anareVa, adj. (an-arel’a + rta, ait'a; rac. ar, aller
droit), non droit, non juste, non convenable. Anaret'ê (loc.), contrai-
rement à ce qui doit se faire. Y. LXIV, 35.
anavanhabdemna, adj. (a-avahh.), ne s’endor-
mant pas. Yt. X, 103.
anashita, adj. (an-ashi ou an-a-shi), qui n’a pas la
bénédiction, ou qui n’est pas habité, privé de; frazainti, d’une des-
cendance. Yt. X, 38.
anâis, instr. pl. de ana, ainsi (V. ana).
anâk'sti, f. (an-â.), manque de paix, trouble, dé-
solation. Yt. X, 29.
anâdruk'ta, adj. (a-â-druj), non trompé. Yt. X,
23.
anâdruk'ti, f. (an-â-druj), la non tromperie, absence
de mensonge ; instr. : à cause de l’absence de tromperie. Yt. XIX, 33.
anâshê (p. ânassê), inf. fut, deâ-nas, faire obtenir,
attirer sur quelqu’un. Y. XLIII, 14.
anâhila, adj. (an-âhita), non souillée, pure. Yt. X,
88. Epithète spéciale d'Ardvî sûra. Gr. Avatrl;. V.-P. Anahata; P.
Nâhîd; A. Anahit. Son culte était très répandu et ses temples nom-
breux. Y. LXIV, passim.
wteha, adj. (an-îsha Cf. ishavat, fort), sans force.
Y. XXIX, 9.
>jjj prépos. et adv. (+ anu, à™., V.-P. anuv, P. an, A. en), à la
suite, le long de. Acc. Anu zafanô takahê. Yt. X, 38. Le long de la
bouche qui coule; pour : coulant le long de la bouche; le génitif
rend l’idée de l’écoulement successif.—Conformément à. Yt. X, 138.
anuk’ti, 1. (anu uk’ti-vac), parler conforme à. Dat. sg.
anuk’téê. Yt. XVI, 15.
amimati, f. (anu mati-manj, penser conforme à. Dat.
sg. anumatéê. Yt. XVI, 15.


— 294 —
anupôit’va, adj. (anu-pî, suf. t'wa), engraissé,
gros et gras. Yt. X, 70, 127.
jjjjjj€>|jj anumaya, m. animal domestique de petite taille.Etym.
incert. anumâ « être de trop petite mesure » ne peut être comparé.
F. XXII, 7, 14.
j^.ty)jj>»|jj anuvars'li, f. (anu vars'ti-varez), manière d’agir
conforme à. Ou concours donné à. Dat sg. anuvarstéê. Yt. XVI, 13.
an&zanh, adj. (an-âzanh), sans resserrement, sans
limite. Yt. X, 48.
-jjjjjjj anya, adj. dét. ind. (+ anya, Ar. ail, V.-P. aniya, PI.
an), autre; anyô, employé comme le neutre anyafy. V. Farg. II, 1, 3.
anyô mana, autre que moi. Yt. XIX, 36. Gén. pl. anyâm. F. II, 37.
4Jjj ap. V. âp.
£)jj ap, 1. 10 (ap + âp, ad-ep-tus, cp. aTrrw. P. yâftan, est
autre chose), atteindre, obtenir; appliquer, faire parvenir. Caus.
apaya; faire obtenir. Yt. X, 20-21. — Subj. impf. 3e p. sg. apayâfy.
Yt. X, 80.
_jjjjjj^)jj-j»jj avi-apaya, rejoindre, atteindre. Yt. XVI, 2.
.jjjjjj^jjj pairi apaya, atteindre autour, embrasser, sai-
sir. Yt. X, 103.
-~u£) et A. apa. Pl. ap, af, ave. P. abê, bê), de, à partir de, depuis. Abl.
_urçoÿ£jjJj^Jjj£jjj apaitizanta, adj. (a-paiti-zan) ; sens passif:
non reconnu, rétribué, satisfait; ou act. (zantar) : non reconnaissant,
acceptant, satisfait. Yt. X, 39.
-ufy/Ljj^jj Apaosha, n. pr. (apa-ush. Pl. apôsh), l’éteigneur.
Dêva adversaire de Tistrya; Apaosha cherche à éteindre ou à voiler
les rayons de Tistrya pour l’empêcher de produire la pluie et de fer-
tiliser la terre. Yt. VIII, 28, ss.
apakava, m. (apa-ku, crier), médisance, injure.
F. II, 36. V. Pl. bosse par derrière, paskôfak (erroné).
-j>)Gj?^j^jj^jjj apak'shat'ra, adj. (apa-k'sh.), dépouillé de sa
royauté. N. aparâjya. Y. IX, 73.


— 295 —
apagaoshaya, 10 (apa-gush, causatif); enle-
ver l’ouïe, faire qu’on n’entende point. Yt. X, 48.
apag'zhâra, m. (a.-g'zhar), écoulement, canal
d’écoulement. Y. LXIV, 17, ss. Yt. VIII, 46.
apayanta, forme participiale du caus. de ap :
faisant obtenir; donnant, offrant. — Al. exécutant. Y. IX, 99.
apayata, adj. (apa-ya ou yam), allé loin, privé;
havâis' datais', de ses droits. Yt. X, 84.
apayati, f. (apa-ya ou yam), abandon, extinction.
Dat. apayaitéê. Y. LX1V, 45.
apara, dét. indéf. (a-para + para, par. V.-P. apararn
Germ. afar, after. Cp. PI. aparîk, awaré), autre, suivant; aparacib,
autres quelconques. Y. IX, 8. — Yt. X, 125, de derrière.
aparem, la fois suivante, chaque fois suivante. Y. IX,
45.
apavaiti, f. (apa-vafy), marque de connaissance, don.
Al. apavaiti, m’est connu ; il faudrait pour cela apavataiti. Yt. X, 27.
apasha, adv. (apa-ac), en arrière; apasha vaz, aller
en arrière. Yt. X, 20.
apâvaya, m. (apa-av ou a-vî), inimitié. V. pl. zîfar,
(corrigé de zafîr). F. II, 118.
apishman, n. mot obscur; qui est sur la terre (aipi
zema) ; ou méfait, œuvre mauvaise (a pis); al. œuvre (a pis). Yt. X,
105.
-uçô.o»')^ apivata (vat? + apivafy), qui connaît, instruit de.
Y.IX, 79.
aperetôtanus’, cp. (a + peretôtanu. Voy. ce
mot). Sain et vigoureux ; sans lésion ni maladie. V. pehl. atanopuhar.
F. XXII, 6.
apéma, adj. (apa + apama, Pl. afdûm), dernier, final.
Y. XLIII, 19; n. apémem, le sort final; (apémem) t’wahmi k’ratco,
est au pouvoir de ton intelligence. Y. XLVII, 4.
aP(lm' a^v. (aPa)> à partir de là, désormais. Ner. paçcât,
Y. IX, 76; X, 1.


— 296 —
aPâm naPÛ(>- V. napâfy.
.g^gp) apâs, adv. (apa-ac), en arrière. S. apâc. PI avâc. P. a-
vâz. Cp. ÔTrto-w.i Germ. avah, abah. Yt. X, 48.
J vu afrazaihti, adj. (a-fr.), sans descendance. Y. XI,
4, 12
awra, n. (âp-ra + abhra, a?po;)T nuage; litt. aqueux et
non « porte-eau ». Yt. VIII, 40.
àiGjj ama, m. (am, s’élancer, agir avec violence + ama, lith.
uma), force, violence, élan. Y. IX, SB, 84; Yt. X, 26, 33. —Adj.
fort. Yt. XXII, 9. Yt. XVI, 17, 19.
-ujG^p^G^ amainimna, adj. (a-man), qui ne pense pas; amai-
nimnahê manahhô, sans qu’on y pense, ou qu’on s’en préoccupe. Yt.
X, 109.
£u».mG.m amavafo, adj. (ama + amavafr, PI. âmâvand), fort,
puissant; Y. IX, 67. Yt. X, 6, 2S, 64, 96, 100, 107, 112; fém. ama-
vaïti. Yt. LXIV, 13, 42.
amareshinfy, adj. fa-mar, mourir; iht p. yaht),
ne devant pas mourir, immortel. Part, futur ou dérivé de a, mar.
amiVra, adj. (a-mit'ra + mit'yô), sans erreur, qui né
trompe pas; (ou mit1, nuire) qui ne peut nuire Yt. X, 140.
oçô^j)$G«u amerek'li, f. (a-merec), immortalité, lieu de l'im-
mortalité. Yt. X, 124.
ameretâfy, f. (a-mar). 1. n. com. immortalité, pré-
servation de la mort, monde futur. Y. XLVII, 1. — 2. Cinquième
Amesha spehta. Voy. ce mot. Y. XLÏII, 17, 18. Duel, nominatif.
Ameretâtâ, à cause du mot suivant haurvâtâ. Yt. X, 92 (Voy. Gram-
maire, composés copulatifs). - - PL amardaf. P. Murdad.
amesha, adj. (de amarsha, cp. amereshint,ou amereta?
a-mar), immortel. Cp. «^(pjooTo;. Y. IX, 4. Yt. X. 13.
-uftPEG-u Amesha spenta, immortel, saint (ou auguste,
donnant l’accroissement). Ces deux termes réunis forment la qualifi-
cation propre de six esprits d’un ordre spécial, constitués en groupe
par les prêtres mazdéens et placés par eux immédiatement au dessous


— 297 —
d’Ahura Mazda qui est même parfois compté comme le septième et
le chef du groupe. Ce sont : Vohû manô, génie des volontés saintes
et bienveillantes et chef des troupeaux; Asha Vahista, génie de la
pureté et du feu ; Kshalhra Vairya, génie de la puissance de nature
bonne et des métaux; Spenta Armaiti, génie de la sagesse, de l’ar-
rangement habile de toutes choses et de la terre ; Haurvatâfr, génie
de l’incolumité et des eaux; Ameretâfc, génie de l’immortalité et des
plantes. — Ces termes renversés, Sp. Am., sont employés une fois
pour désigner les justes morts. (Y. XXX). Yt. X, SI, 90, 139. Y.
XXVIII, 0.
X, 82.
amôjata, adj. (ama-jan), frappé avec violence. Y.
ayanh, n. (+ ayas,œs,eisen,PL P. asm, ahîn), airain,
fer, instrument en fer; vase à cuire. Y. IX, 35, 38. Yt. X, 96.
ayahha, du précédent, même sens. Y. XI, 22. Plus
spécialement : instrument, chaine de fer (S. âyasa; germ. aiza).
ayahhaèna, adj. (ayanh + âyasa, ahênus, Got.
aizeina, Al. ehern, PI. asînîn, P. ahînîn), de fer. Yt. X, 129, 131.
ayahhôcluma, adj. (a.-duma), à la queue de fer.
Yt. X, 70.
ayahhôpaitishraret'a, adj. (a.-pai-
tis'-hvaret’a), aux mâchoires de fer (de paitis' hvar., manger). Yt. X,
70.
ayahhôpâd^, adj. (ayahha-p.), aux pieds de
fer. Yt'X, 70.
ayahhôzaya, adj. (a.-zaya, armes), aux défen-
ses de fer. Yt. X, 70.
g).ox>.u ayare, n. (a-ir), allée en avant, chemin parcouru en une
fois ; jour.
ayarebara, m. (a.-barê, chevaucher), route faite à
cheval en un jour. Y. LXIV, 18.
-uu-iu ayâ, inst. f. sg. de a démonstr. (+ anayâ). Mns. âya.
F. V, 14. Id. loc. (ayâm). Y. IX, 1, 6.
ayém (Gai. IX, 12, e), mot obscur; pron. déni. p. ayam
19


— 298 —
au lieu de aètn (Spiegel) : étant tel; forme verbale de a, i : allant
vers, rencontrant; dans le commerce de la vie (trad.).
ayœ, gén. du. de a, dém. Y. XLIII, 15.
aycb. F. V, 5 ; mot obscur semblant provenir de ya ; trad.
va, coule. Spiegel suppose ayâ) = ayân, allant vers; peut-être : fai-
sant aller, avec nâ pour sujet : il fait aller un arrosement, il arrose.
ayân, n. (ayare), jour. — Amahê ayân, Yt. X, 117; lis.
hamahê, pour les jours ensemble, pour toujours; ou ayân ahhâiti
amahê, qu’il soit chaque jour pour une force, qu’il soit une force.
ara, n. (ar + ara, &pi araska, m. trad. envie (Pehlevi arashk, P. rashk, Ssc.
îrsha). Y. IX, 18.
arâitivafr (a-râiti-vafy + râti, arâtivansj, qui ne
donne point, ne fait point d’offrande. Y. LXIV, 30.
M'efahh (arei + ar^ valoir, argha. P. arzân; Ar. ar-
zhan; P. arz; fyrfe), n* prix, valeur; — adj. ayant du prix, de la
valeur. PI. arjhômand.
arejàstara, compar. d'arejahh.
aret'a (ar + rta, aretha, Ar. ard-ar), ce qui va
droit; justice, droit. Y. XLIII, 5.
aredra, m. (ared + rdh), offrande. Y. XLVII, 8. -
Adj. qui offre, généreux. Yt. X, 65
ared'a, m. (+ ard'a), moitié, côté. Yt. X, 100, 126.
ahtare ared'em, dans le milieu, en plein mi-
lieu de?F. V, 37.
arenafocaèsha, adj. (are + rnâ, £pw; cish),
excitant les préparatifs (guerriers) ; tout le paragraphe concerne la
guerre. Yt. X, 35. Al. « payant les dettes, ou les faisant payer. »
Mais cela ne cadre pas avec le reste de la phrase. Ce sens est impos-
sible.
areza, m. (tarez + rj, rajî, optyu, rang), rang guerrier,
armée. Yt. X, 36. PI. kâricâr, P. kârzâr, combat.


- 299 —
arezahi, indécl. (arez, arj, briller?), nom d’un Karsh-
var occupant le N.-O. de la terre. PI. P. arzahé, arzah. Yt. X, 15,
67, 133.
arezôshûta, adj. (areza-shu), avancé en rang,
formé en ligne de bataille. Yt. X, 36.
arémpit'wan ou pitu (ara, complet, pithva, plé-
nitude),midi, plein jour. Y. XLIII,5. Pit'wa est aussi le repas de midi.
2^* ardu, adj. — f. ardvî (ard, s’élever, couler de, + «pc?w), qui
coule en s’élevant. Y. LXIV, 1, 16.
Ardvî sûra Anâhita, f. nom de la
source céleste des eaux et du génie féminin qui y préside, principe
de la génération, confondu avec Aphrodite et Melitta. Gp. anâhila.
arshan (arsh, cf. vrshan, rsha, ap^, v tombé?), male.
Gén. pl. arshnâm. F. XXII, 21. Y. LXIV, 7.Yt.X, 70, 86.XVI, 10,12.
arshuk'd'a, adj. (ars'-u.), dit selon la vérité, le
droit. Tr. p. râst gûbishn, parler vrai. Yt. X, 57.
arshnavafy, adj. (arshan), pourvu d’un mâle; f.
grosse. Y. XLIII, 18.
ars'> ars^ eres (ar + a^er droit), droit,
juste, vrai.
Ars'tâfc, f. (ars), génie de la droiture. Yt. X, 139.
arsti, f. (aresh + rsh, blesser, rshii. V.-P. arshti. P.
arsht), trait, lance. Yt. X, 20, 21, 24, 39, 130. F. XVII, 28.
arsvacahh, adj.' (ars-vac.), aux paroles vraies.
Y. X, 7.
»» av. 1. (+ av, ave, &m), aimer, désirer, chercher, etc. T'ivâ
frak'shnê avâmi, je te désire pour l’interrogation, pour t’interroger.
G. IX, 7. Part. prés. acc. s. m. avantem. Avahtem bandayèiïi, elle
attache l’ami. — V. pehl. : elle aide à n’être pas malade! XXII, 9.
»a> av. 1 (av), se mettre en mouvement, aller; pousser. Paiti
av, aller vers, s’avancer; avâiti, subj. 3e pers. s. répondant à cetle
tournure : s’il arrive que. Cp. lat. ind-u-o; ex-u-o. Yt. VIII, 20, 26.
apaav, repousser, abandonner, 3e p. s. pr. apavaiti.
Y. X, 27. Voy. ce mot dont l’explication doit être ainsi corrigée.


— 300 —
-m»jj ava, démonst. (V.-P. ava; P. ô; PI. avo; SL ovu), celui-
ci, celui-là; aom p. avam, avem, acc. m. et nom.-acc. n. (cf. êva).
ava, adv., en bas, loin (+ ava, aù, au. Ar. bd). Téng a
ava, ceux-là, loin d’ici. Y. XLI1I, 43.
avaèna, adj (a-vaèn, PI. avîn), qui ne voit pas. ne
voyant pas. Yt. XIX, 34.
avanh, n. (av, aimer, V. P. avah, S. avas; àoo-oré«),
protection, appui. Y XXIX, 9. Yt. X, 5, 78.
avanhabdemnô (p. avanuhabd.), ava, hvabdemna,
part. prés. moy. de h°abda, forme développée de hvap, hvaf, dormir
(svap), s’endormant.
aval?, dét. indéf. (a-vafy + tâvafy), aussi grand ou nom-
breux, fém. avaiti. — N. adv. autant. Corrélatif yavafy (yâvat). Cp.
réwç, sœ;. PI. P. avand, and (cand). Yt. X, 18.
avad'a, adv. (ava), ainsi, constamment. Yt. XXII, 20.
avanemna, adj. (ava-nam), s’inclinant, incliné. Yt. X,
109 (ail. non frappé, de a-van, p. pr. m.).
avapasti, f. (ava-pat-ti), chute; deretâ avapastôis',
qui soutient contre toute chute. Y. XLI1I, 4,
avare, n. = avahh, acc. quant au secours, à l’appui ; nâ)
avare, quant à notre soutien. Y. XXIX, 11.
avaret'a, adj. (a-var + avrta), privé de défense.Yt.
X, 27.
avarôifc, pot. act. 3e p. s. de ava- ere, ar, élever,
pousser (la voix) ; contient une idée de plainte.
avavafr, dét. indéf. (ava-vafy), aussi grand, tel.—Acc.
m. avœntem. — N. adv. autant. Yt. X, 1. XVI, 10, 12. — Avavat?
yat 'a, autant que. Yt. XVI, 12.
iiuuptu»» avahryai, dat. s. de avahvija p. avahya (de avahh),
secours. Yt. X, 78.
avœ, forme douteuse, lis. avê?; selon Spiegel : part. prés,
de av, favorisant. Y(. X, 46.
avœntem pour avavantem. Voy. avavafr.


— 301 —
j»jj avi, prép. vers, contre, jusqu’à; acc. dat. gén. — abl. : de,
depuis. — loc. : dans, sur. Même origine que aiwi (?) Cp. aoi. F. II,
34. Y. LXIV, 11, 19, 31. Yt. X, 9, 78, 134, etc.
av^ s'ê ^èl^anem. Yt. X, 137, dans son
temple (de Mithra), ou pour le bien de sa maison à lui Zaotal
ÿp»jj avibû, être contre, atteindre, être maître, posséder, con-
naître; part. p. p. Avibûtô (Al. avi-bûta, en rapportant ce mot à vâcô,
comment les prières seront-elles accomplies?). Y. LXIV, 36. V. bû.
-uJjj^GjC^»^ avimit'rana, adj. (avi-mit'ra), ennemi de Mithra.
Yt. X, 101.
j)j»jj avimit'ri, adj. (id.), ennemi de Mithra. Yt. X, 20.
^j»jj ave, nom. p. acc. pl. de ava. Yt. X, 43.
awzhddta, adj. comp. (ap + data), placé dans
l’eau, provenant de l'eau. Yt. VIII, 34.
Jûjj as. 3. (as + aç, ac, fa-v, &>■, Pl. ash), ashnaomi, pénétrer,
atteindre.
Xjj|fA0j)-jj»jj-.s> us-ava-ashnao, atteindre en montant. Yt. X,
24, 83, 89.
qP)jjjûjj asaiih, n. (as : cf. dça. Pl. suàk, N. sthâna), espace ter-
restre, lieu terrestre, spécialement : lieu inhabité. Pl. nom. acc. asm.
Yt. VIII, 33.
|jjjûjj asan, m. (as A- açani), rayon lumineux, rayon de roue.
Asânas (ca) vîspôbâma, toute brillante de rayons; ou : aux rayons
brillants. — Aussi : pierre, ciel. V. P. asan (bara). Ar. esanl d*6w.
Yt. X, 136.
-j>|jjjojj asana (ca), nom. pl. F. XVII, 28, 29.
-ujjjWjj asaya, forme douteuse, adj. (àsu), rapide; ou instr.
fém. de asa, rapidité : avec rapidité. Yt. X, 68.
asîs'ti, f. (â-sâs + âçîs), bénédiction, bien excel-
lent.
asîs'lis' (acc. pl. G. IX, 9), dépend de T'wâvâs
ou de S'kyàs, semblable à toi par les biens possédés, ou qui habite
le lieu du bonheur. Y. XLIII, 9.


302 —
asûna, adj. mot obscur (a-sûna = çûnya, xevo;), qui ne
manque pas, ne tarit pas. V. pl. asûtak, sans profit; N. analasa. ¥.
XXVIII, 10.
asûra, adj. (a-sûra + çûra, xûpoç), non fort, non vail-
lant, faible. V. pl. anafzûnîk, non prospérant (erroné). Y. XXIX, 9.
asûra, m. obscur, peut-être faut-il lire srua. Voy.
tizhiasûra.
asemanôvîd'a, adj. (asman, vyad'), perçant,
frappant ratmosphère, se perdant dans l’air (al. ashemanov., ne frap-
pant pas le but. Shamana?}. Yt. X, 39.
asemanôjan, adj. (asman jan), frappant l’atmos-
phère, etc. Yt. X, 40.
ast, asta, asti (+ asthan, asthi; omv,
ossa), os, corps. — Astés (ca), acc. pl. p. astâs. F. V. 82.
asti, m. (as), projectile, trait. Yt. X, 113, 128, 129
astu (ast?), corps, forme visible. F. V, 28.
astésca. V. asfy. Yt. X, 72.
m. (asta-vi-d'â, qui défait le corps),
Déva du trépas, auteur delà dissolution des cadavres. Pl. astvîhâfr.
F. V. 28, 31.
astvab, adj. (ast + vat>), fém. astvaiti, corporel, vi-
sible, matériel. Pl. asthômand, S. asthanvafy, Ar. astoüas; dat. ast-
vaitê. Yt. VIII, 34. loc. astvainti. F. XVII, 4. — F. II, 1.
asna ou asana (as?), proche, — loc. asnê, près de; avec
abl. — abl. asnâafy, de près.
asni. Voy. azan.
aspa, m. (as, aller vite + açva, equus, îxfo;. Pl. asp. P.
asb. A. asp. V.-P. aspa), cheval; fém. jument. F. XXII, 18. Y. IX,
2, 7; XI, 2, 7; XLIII, 18; Yt. X, 42, II, 101, 113; VIII, 24.
-uuuytiu aspaya, adj. (aspa), de cheval; acc. m. sg. aspaèm.
Yt. XVI, 10.
aspôgara, adj. (a.-gar), qui dévore les chevaux.
Y. IX, 37. V. pl. avapâr, avaleur. Cp. P. hûbârdan.


— 303 —
asman, m. (as, jeter? + açman. V.-P. asman, PI. P. as-
mân. Lith. asmu. Cp. axiww). 1. pierre. 2. ciel; les éraniens le sup-
posaient fait de pierres précieuses. Yt. X, 95.
asru, m. (as + açru, lacry-ma, P. ars), larme. Y.
X, 38.
asrus'ti (a-srush + açrûti), désobéissance, refus de
soumission à la loi religieuse. Y. X, 49 ; XLIII, 13.
ash ou as, particule préfixe ; renforçant l’idée du second
composant. Cp. «pi (?).
asha, m. (arta, arsha, ars? cf. rta? V.-P. arta (ban). PI.
art, droiture), sainteté, fidélité à la loi. — La racine est ar, aller
droit (op, or-ior), aller haut (Cp. altus, ereta, etc.). Rta est ce qui est
conforme à la règle, à la loi, à la sainteté ; ce qui est fidèle. C’est
une idée religieuse et non d’ordre physique. Cp. Origines du zoroas-
trisme. I part. Asha dans les gâthâs désigne parfois le génie de ces
vertus; probablement VAsha Vahista de l’Avesta. PI. ahrâyîh de ar-
Va + îh. Ce mot est aussi adjectif (P. asho). Ashâ (inst.), selon la
règle, en raison de la sainteté, selon la sainteté, l’observance de la
loi. F. XVII, 16.
ashâfycîk hacâ, en vertu de la pureté, en
vue de la sainteté. G. II, 6; allusion au YaVâ Ahûvairyô. C’est cette
prière qui n’est point encore obtenue. Y. XXVIII, 11. XLIII, 1.
asha, adj. (id.), saint, pur, fidèle. Y. XXVIII, 1. Yt. X,
16.
Asha, nom Pr- Génie de la sainteté. Dans les Gâthâs ce
nom semble remplacer Asha vahista Voy. Y. XXIX, 2, ss.
ashaojahh, adj. (ash-aojanh), très-fort, très-puis-
sant. Superl. ashaojastemô. Y. IX, 26, 27.
ashacinanh, adj. (asha-ci, tU>), qui pense à la pu-
treé, la recherche. Y. XL, 7.
ashay. 10 (â-shi, k'shi), dominer, posséder, acquérir.
Af. 3.
ashavag'nya, cp. (ashavan,jan + ya), meurtre
d’un fidèle. — g'nyâi, dat. pour le meurtre... Fg. V, 47.


-304-
ashavajan, m. (ashava-jan), meurtrier d’un fidèle.
Nom. askavaja. Y. LXIV, 29. Yt. X, 38, 45, 76.
ashavan (asha + rtavan? V.-P. artavan, P. ahruban,
P. arthabanj, saint, juste, fidèle à la loi religieuse et disciplinaire;
appartenant à la bonne création et juste. Gén. ashaonô. Voc. ashâum
p. ashavan; fém. ashaoni, acc. ashaonîm. F. Il, 4, 2. Y. IX, 5.
XLIII, 42. LXIV 12, 26. X, 50. Yt. X, 2. Yt. XVI, 1, etc.
ashavafrazaihli, adj. (a.-fr.), qui a une
progéniture sainte. Y. IX, 72.
ashavasta, m. (ashavat-ta), état de pureté, de
sainteté. Yt. X, 5, 33.
ashavazahh (ashava-za =ja. Rac. jan, zan), né
pur, d’origine sainte. V. Pehl. et Nér. idem. Y. X, 3, 44. XI, 25.
asha vahista, m. t. La sainteté parfaite.
2. Nom du deuxième amesha spehta, génie protecteur du feu et de
la sainteté, de la fidélité à la loi et non de l’ordre cosmique. PL art
vahist et ash vahist (transcription). P. ardi behist. — Ner. « chef
des feux » et « loi » agnînâm palis et dharma.
ashahunara, adj. (a-h.), aux vertus pures, à
l’habileté juste (cf. sûnarî). Le mètre indique qu’il faut lire ash hu-
nara, très vertueux, très habile. Yt. X, 25.
ashâatp. Abl. de asha.
ashâta, adj. (a-shâ), non joyeux, affligé. Yt. X, 405.
ashâili, f. (a-shâti), tristesse, affliction. Gén. ashâ-
tôis'. Yt. XXII, 20.
ashâdcb, ad. (asha-dâ), qui donne la sainteté. Y.
XXVIII, 6.
ashâvaoyô, forme obscure, p. ashâvavyô, ashâ-
vabyô, dat. pl. de ashâva. Cf. rtavan; peut-être de asha av, qui aime
la sainteté. Yt. X, 55, 74.
ashi, n. (ak'sh + axi, oculus, P. ash. Ar. ashk, aku, une,
de oxcr : Lit. akisj, Å“il. Y. IX, 91.
ashi (rti), f. 4. n. corn, sainteté, bénédiction, provenant


— 305 —
de la sainteté. PI. respect religieux (tarsâkâsîh et âvâtîh, bonheur).
2. Ashi vahuhi; Ashi, la bonne, la sainte, génie de l’union matrimo-
niale; personnification des bénédictions célestes provenant de l’obr
servation de la loi. PI. arti vang de arti vahhvi. N. Arçi çavanha-laxmî.
— Kâ toi ashôis t'wahryâ} maibyô, quel est ton désir pour moi de ta
bénédiction ou de ton culte. Y. XLVII, 8, Y. IX, 10; X, 3; XXVIII,
7.
ashemaog'a, m. qualification des hérétiques au
point de vue mazdéen. Etym. incert. ; ashem + ug, qui fait violence
à l’asha; ashem mug', qui trouble l’asha; ash mug1, qui répand le
trouble fortement. Cette dernière est la moins probable. Ashem-\-m
devient régulièrement ashem. Cp. buna. Y. XLIV, 30; IX, 62, 99.
ashôtpkaèsha, adj. (asha + $k.), qui suit la
loi sainte. Yt. X, 84.
ashôzus'ta, adj, (asha-zush), qui est réjoui
par la sainteté, nom d’un oiseau mythique que la tradition dit être le
hibou. Pour l’oragisme tout oiseau est l’éclair. F. XVII, 26, 28.
ashya, adj. (asha ou ashi), conforme aux règles de la
loi, saint. PI. ahrî, P. art'i et Ar. ish. Y. LXIV, 12. Yt. X, 41.
ashhvarenahh, adj. comp. (ash-hrarenaiih), doué
d’un grand éclat. F. XXII, 7.
as, préfixe; voy. ash.
as'k'rat'wastema, superl. deas'k'rat’wat?
(as'-k'ratu-vafy). le plus intelligent. Cp. kratumat. Yt. X, 141.
asta, pt. (ah), jeté, londé; n. fondement (?) ; Spiegel :
espace (?).
asta, m. (as, aller), qui va; ministre, envoyé. PI. P.
asht. Yt. X, 43.
as'tait'ivâ), adj. (astâiti + asîti), durant quatre-
vingts ans. Yt. X, 116.
as'tan, num. (+ ashtan, octo, orrw, Gr. achtan, PI. P.
hasht, Ar. out), huit.
alterna, nombre ord. (ashtama, PI. P. hashtum.
Cp. ocla-vus), huitième.


- 306 —
as'tra, n. (as + astraj, trait. Yt. X, 113.
as'trahhàd'a, adj. (astra-had), qui s’appuie
sur un trait,qui tient un trait (Comp. zaya hacimniïy, ou hâd (= sâdh),
qui tue avec un trait. Yt. X, 112.
as’dânu, adj. fa.-d.J, fortement arrosé. Yt. VIII, 29.
as’frabereiti, f. (as-f.-bereti), offrande abon-
dante. Yt. X, 77..
as'frâyas'ti, f. (as-fra-yas'ti), sacrifice, hom-
mage abondant. Yt. X, 77.
Jfcb-u Azhi (ag1. + ahi, anguis, e/t;, P. azh, Ar. audz, Lith. :
angis), serpent. Azhi Dahâka, le serpent destructeur; personnifica-
tion du nuage orageux (?), transformé en oppresseur de l’Eran. Y.
IX, 34, 93; 23. Yt. XIX, 40 (Ar. azhdahak).
az. 1. (aj, ag, ày. V.-P. aj, A. atzel), conduire, pousser. Yt.
X, 38, 86 ; part. prés. m. azemna, emmené. Yt. X, 86.— asru azâna,
laissant couler une larme. Yt. X, 38.
azan (R. ag, ah + ahari), jour. Gén. asnô. Y. XLV, 3.
azâta, adj. (a zâta + ajâta), non encore né. Y. XLIV,
22.
azi, f., mot obscur qualifiant la vache. La tradition en fait
la désignation d’une vache de trois ans. Parfois ce mot est rendu par
chèvre (cfr. ajâ, aï?). PI. az. Y. XLIII, 6. Cp. le Ss. ahî. •
azîzanainti, adj. (a.-zan), qui n’enfante pas ou
n’a pas encore enfanté. C’est une sorte d’intensif. PI. azâtân. Ner.
ajàtaka. id. Y. IX, 72.
azem {flgham + aham.N.-V. adam, eywv, ego. Lit. asz. Ar.
es, etc.). Pron. pers. Ière pers. sing. nom. Il a aux autres cas le radical
ma eïahma p. asma. Cp. F. II, 3.
azdébîs, gt. p. astébîs', astabîs, inst. pl. de astan;
corps, membre; pris parfois pour l’accusatif comme les formes en
dis'. V. pl. tan, corps.
ah. 2. (+ as, esse, e^i p. sapu. Germ. is (ist), être. Pl. P.


— 307 —
hast. Lit. asmi. Ar. el). lère p. sg. ahmi (asmi, e'pt). F. II, 3.
2e pers. ahi (asi). Yt. XVI, 2. 3e p. sg. Aor. as.
ah. 4. as. Cp. asi, ahi, ensis), jeter; parâthh (para),
jeter sur le côté, au-delà. Y. IX, 38.
ahi. Voy. ah 2.
ahîsha, m. (â-hi-ish), qui désire, aime l’impureté,
impur; mot obscur ou diversément interprété. Al. ahusha, même
sens. Cp. PI. P. ahû, vice. Y. XXIX, 1. Voy. âhisha.
>çy.ü ahu, m. (ah + asu), être, vie, nature, monde. — Maître,
chef. Y. XXIX, 6. Yt. X, 99, 133.
anhéus dahmô, pieux de disposition; id. tak'-
mô, valeureux, énergique de nature. Comp. ahhu, autre forme du
même mot. Yt. X, 137,140. Gén. duel ahvâ). Y. XXVIII, 2.
Ahuna Vairya, m. dénomination de la prière
Yat’â ahû vairyô. Voy. p. 270 ; mot formé de Ahu Vairyô.
tjhulp Gjpo*^ ahunem vairîm, acc. sg. F. XVII, 18.
Ahura. Sb. m. (+ asura, V.-P. aura, PI. auhar, Ar.
ara(mazd)), maître, chef. — N. pr. nom du Dieu suprême du maz-
déisme. Ce mot est ordinairement adjoint à Mazda). Mazdâ)s(ca)
Ahurœhhô (nom. pl.), au Y. XXX, 9, ne peuvent désigner des êtres
divins puisqu’ils se rapportent à vaèm nous. At? toi vaêm hvyâma yôi...
que nous soyons ceux qui... Mazdœsca A. et des maîtres sages. Le
ca ne peut relier ces mots qu’à loi yôi désignant vaèm nous. A Ahura
Mazda) comp. V.-P. Aura Mazda. Pl. Auharmazd-Hôrmazd. P. Or-
mazd, Ormuzdi Ar. Aramazd, Oromazd. Gén. Ahurahê.
LXIV, 12. Acc. Ahurern Mazdàm. F. II, 1, 2.
/^^(GG^O1* ahûmmerehc, adj. (ahu-mereîïc; mar), qui lait
périr le monde. Y. IX, 99.
ahàk'sta (a-hâm-ac?), qu’on ne peut faire aller
ensemble, comparer, supputer; innombrable (peut-être : a-h.-sta).
ahâk'stag'na, m. ou n. tueur, ou meurtre
d’innombrables (guerriers). Cp. sàtag'na. Yt. X, 43.
-ahmaibya, dat. plur. pron. pers. prem. pers. (as-
mabhyam). Y. XXVIII, 6.


— 308 —
yjjgÿ ahmab (abl. de a + asmât), ahmafy-â; d’ici, de cette
terre; G. IX. 13, 1. (répété au vers suivant téng a, téng ahmafy â) et
non : vers ceux; on ne chasse pas la druje vers les hommes, mais
les hommes méchants vers la druje.
aau£aj ahmâi, dat. m. et n. sg. de aèm asmâi). F. Il, 2, 4.
Yt. XVI, 3 (Voir la note ad h. Z.).
aj^au£aj ahmâka, adj. poss. (ahma), nôtre. Cfr. asmâkam.
ahmi. 1. loc. sg. m. et n. de aèm asmin). — 2. Voy.
ah. Y. LXIV, 22.
ahvâ), gén. du. de ahu; maîtres. Y. XXIX, 5. —
mondes; Y. XXVIII, 2.
aj| (^u^mai ahvafna, adj. (a-hvafha), sans sommeil, veillant tou-
jours. Yt. X, 7.
jaujjwu ahvyâi. Gt. p. ahyâi, pour elle (+ asyâi). Y. XLVII, 6.
â.
au â, radical du démonstratif â, fém. de a.
au â, prép. (+ S. V.-P. PI. P. â), acc. et abl., vers, près,
contre, jusqu’à. Avec le datif, â indique en outre le but; avec le gé-
nitif, la cause; avec le locatif, le lieu où l’acte se pose; avec l’ablatif,
la concomitance.
yjjAu âafr (abl. de a + ât, at, etc.), or, ensuite; sert à annon-
cer ce qui suit. Cfr. ast, avrap etc. F. Il, 2.
aau âi, interj. oh! (S. PI. P. Lit. etc. ai, ai). Yt. X, 42.
AçdAAU âiti (Yt.VIII, 33), probablement p. âèiti, âène s’employant
pas), 3e pers. prés. ind. act. de â-i, aller par, suivre; y à pat'ô âiti,
par les chemins que suit. — Pourrait-on supposer une racine a? —
Quelquefois particule composée : â + aiti.
a(5Sau âit'i, f. (Rac. incon. afc ou â iti, Cp. S. îti, fléau), terreur,
hostilité; yêhyâ ma âit'is dvaèt'â, dont la méchanceté est un tour-
ment pour moi. V. PL rêsh, Ss. dushkha. Y. XLVII, 9. Yt. X, 37.


— 309 —
âit'ivafy, adj. (âiVi + vat?), terrible, effrayant. Yt.
XXII, 35.
dis', instr. pl. de a démonstr. — Adv. ainsi. Y. XXVIII,
11; XLIII, 11.
akereti, I. (a-kar; âkarti), achèvement, ou action pro-
pre à un être. Y. XLVII, 2.
âkâ), mot obscur; — trad. : publics; peut-être de âka ;
ayant connaissance de ce qui doit être. Cfr. pehlevi âkâs et Rac. ak.
Voir Y. XLVII, 8.
âk ’tûirîm, adv. (â-catûirîm p. ryam), jusqu’à quatre
fois. Y. IX, 44.
âk’sla, n. (a-sta), secours; nom. plur. âk'sta. Yt.
XVI, 19.
âk'sta. Voy. sta.
âk's'ti, f. (a-sta, indiquant tranquilité. Pl. P. ashti),
paix, tranquilité. Yt. X, 29.
âgemafy (âgam), 3e p. s. subj. irnpf. act. de âgam, at-
teindre. — G. IX, 8, d. Litt. : Comment mon âme jouira-t-elle des
biens et les atteindra-t-elle? Voy. gam.
âtar, m. (racine inconnue; at, aller, s’agiter? Pl. âtar,
âtesh, P. âdar, âzer. Ar. airet), feu. — Gén. ât'rô. F. V, 2, 29. —
Voc. âtare. Y. LXIV, 12. F. II, 33.
âtarat'ra, adv. (â-tara-t'ra), de celui-là des deux
côtés. Y. X, 9.
|jj»u)6xj7 ât'ravan, m. (âtar + atharvan), possédant le feu,
prêtre du feu, prêtre mazdéen. Gén. at'aurunô. Y. IX, 76; XI. Yt.
XVI, 17.
ât'wya, personnage mythique, représentant l’une des
conceptions mythiques de l’Eran et transformé par les auteurs de
l’Avesta en membre de la famille royale primitive de ce pays. Des-
cendant de Yima, il en est séparé par huit ou dix générations de
héros dont les noms composés du mot bœuf ou troupeau, ne sont
probablement que des épithètes d’Athwya ou de Thraelaona. L’école


— 310 —
védisante pourra en faire des qualifications des nuages. On donne
pour racine à At'wya le mot âp eau; mais la forme at conservée
exactement en persan laisse subsister les doutes les mieux fondés.
(P. atbîn, atfiân, PI. âspyân de âsvyân; sp pour sv.Cp. aspa). Y. IX,
22.
ât'wyâni, adj. A'AVwya; provenant, descendant
d'AVwya.
âdahvyu, adj. (â-d.), qui touche les contrées, le pays.
Yt. X, 144.
àdid'aiti. Voy. did.
âdisti, f. (â-dis + dishti), indication, ordonnance.
Y. XLIII, 8.
âdra, adj. (a-dar. Cf. âdrta), pieux, juste, saint; voies
droites, saintes. Y. XXIX, 3.
>^w âd'u, m. (â-du + dhu), flot, torrent. Y. LX1V, 4.
gjjuj âp, f. âp, aqua), eau; gén. apô. Nom. afs (V.-P. api.
PL P. âp, âb. Lit. upis. Cp. wHa). F. II, 34. V. 30, 38. Y. LXIV, 1,
23. Yt. X, 14.
âpaurvairê, composé au duel : eaux et plantes.
Y. IX? 13.
âpana, n. (âp + âpana), obtention de bien, bien. Instr.
pl. âpanâis', par des obtentions de biens. V. pl. Y. XXVIII, 10.
âfeîïfr, adj. (âp), abondant en eau. Yt. VIII, 35; X, 14.
âfri, f. (â-fri, aimer + âprî), acte de bienveillance, bé-
nédiction, prière de bénédiction.
âfriti, f. id. F. XXII, 16.
âfrivacaùh, adj. (afri-vacaiih), aux paroles de
bénédiction, bienveillant par nature. Y. XI, 1.
âfs', nom. de âp, eau. F. V, 23.
âbyô, dat. plur. f. de â (aèm). Y. X, 8, pour aèshâm,
illorum; se rapporte à un relatif au sing. yô ; mais peut être faut-il
lire yôi rehjaihti, ou admettre une lacune dans le texte. En effet le
vers reîïjaiti haomahê mad'ô est isolé.


— 311 —
-uçoxmÇjjj âmâta, adj. (â-mâta, cf. pfriç), qui a dans l’esprit, qui
a appris, connaît; ou mesuré, éprouvé. V.-P. âmâta. Cp. gemaess.
Yt. X, 122.
-uçôjjàjjjw âyapta, n. (â-âp + âpta, aa^o;)? don, faveur cé-
leste. PI. âyâft et PI. P. yâftan, obtenir. Y. IX, 10, ss. Yt. X, 33.
Y. XXVIII. 2, 7.
>njiM âyu, n. (a-i + âyu, œvum, alwv, goth. ai-vas, cp. germ.
ewig, ever), temps, âge, époque de la vie. Voy. zrûâya.
armaiti, f. far-maiti, sagesse qui arrange, + aramati),
personnification de la sagesse et de la sage disposition ou constitu-
tion des choses et génie de la terre; l’un des six Amesha Spentas.
Elle s’appelle alors Spenta Armaiti. PI. spendarmafa, asfendarmad.
Arm. spandaramafy. Y. XXVIÏI, 3, 7. XLIII, 10; Yt. X, 92. Y.
XLVIL 3.
ârstyô bareza, adj. (ârstyô, pouce, barezj,
de la hauteur d’un pouce. Y. IX, 33.
âvista (â-vaèdJaya), part. pas. p. : annoncé, offert.
Yt. X, 120.
A3jlu âs p. âst, aor. (2e cl.), 3e p. s. de ah. Cp. ss. açâs. F.
XXII, 17.
âsita, adj. (as, aller vite Cp. âçu; ou de â et çi, id.
Cp. S. çita, L. citus), allant vite, précipité (PI. tîj, vite). Y. X, 39.
âsis'ta, superl. de âsu, rapide (âçishlha, œxiœro;). Y,
IX, 47; Yt X, 98.
âsu (aç + âçu, wxù;, oci-ter). 1. adj rapide, prompt. 2. n.
f. rapidité. Y. XLIII, 4. Yt. X, 65. Instr. âsuyâ, rapidement. LXIV,
14.
âsuaspya, adj. (âsu-aspa + âçuaçva), ayant des
chevaux rapides; acc. s. âsuaspîm, correspondant au pluriel yôi. Yt.
X, 3.
âsukairya, adj. (âsu + kar), qui agit avec promp-
titude, célérité. Yt. XVI, 1.
âsuyasna, adj. (âsu-y.), qui sacrifie avec prompti-
tude, zèle. Yt. X, 89.


— 312 —
-jwx».£.uj âsuyâ. Voy. âsu.
âskiti, f. mot obscur; (trad. : kartarîh), accomplisse-
ment, triomphe final de la loi. 2. p. âskiti (â-ski, shi), puissance.
Ner. vikramatâ. Y. XLIII, 17.
âstârayanli, f. nom verbal (de âstâraya,
souiller, se répandre sur) servant à former des temps composés;
âstârayantîm âmhafy, serait à souillure, serait souillé. PI. âstârînît,
id. F. V, 13.
âsna, adj. (asna, proche, as; ou â zan, inné), proche,
interne; frazainti, descendance naturelle. — âsna k!ratu, intelligence
interne opposée à l'intelligence qui se communique du dehors. V.-P.
âsna. N. naisargika. Yt. X, 3, 108.
âsnaoili = âasnaoiti. Voy. as.
âzâta, adj. (a-zan. Ar. azat), de naissance noble. Yt.
XXII, 9.
âzûiti, f. (â-zu + âhuti), proprement offrande; bien,
prospérité (trad.) : âzûtôis mât'ra, manthra, formule d’offrande, ou
plutôt : qui donne la prospérité; VAhuna Vairya. Y. XXIX, 7.
âzûitidâ), adj. (â. d.), qui donne la prospérité. Yt.
X, 65.
âh. 1. (+ âs, £;), être assis, être assidu à. Y IX, 23, 73,
rester; Pr. 3e p. pl. cbhhenti. âmhâirê, 3e p. pl. du parf. moy. Yt.
X, 48. - - âhisa, pot. 2e p. s. Yt. X, 32. Part. prés, âmhana.
jçôjiujâOuj âsnaoiti n’appartient pas à cette racine. La version
pehlevi lui donne aussi un autre sens. Ce mot y est rendu par uzda-
hînîtano, s’élever, ou élever vers, sur. Voy. as.
âhiti, f. (âhita + asita, V.-P. ahata), impureté, souil-
lure. Yt. X, 50. La racine de ce mot est incertaine. Ce peut être as,
jeter dessus, souiller; mais alors il faut supposer que sita blanc est
formé de asita noir par apocope. D’autre part le mot grec boue
semble indiquer la rac. as. Pl. âhîkunishn, viciation. Y. X, 15.
âhisa, v. âh; paitiâhisa (= assideas), viens t’asseoir
au sacrifice, assistes-y pour nous exaucer. Yt. X, 32.


— 313 —
âhîsha, mot obscur et diversement interprêté, âhi
-j- isha désir de l’impureté ; ou adj. : impur. Autre leçon : âhusha.
Cp. P. âhu, vice. Y. XXIX, 1. (Voy. ahisha).
>$)uu âhu ou dd'tt, m. (ah ou a-d'u. Cp. Gô^oç), vie, monde. Y.
LXIV, 4.
>0>jw âhu, loc. plur. de â.
âhûiri, adj. (ahura), propre au maître, ou à Ahura;
provenant d’Ahura, lui appartenant. Acc. f. âhûirîm. F. II, 1.
j I.
j i fi, ire, eîpi. Lit. eimi), aller. Impér. Sbj. 1 p. s. ayèni (cp. ayâni).
j w ai, aller jusqu’à, parvenir. — aèiti, 3e pers. s. prés. ind.
act. Y. X, 36. Upa i, venir vers; upâitp, impf. act. 3e p. s. p. upa
aèlp. Y. IX, 1.
£> ify, adv. fi démonst. + id, id), particule servant à affirmer,
à relever le mot qui la précède.
J it'yèjahh fiyaj + tyâgas. PL sîj). 1. n. acte de
laisser aller, perdre; perdition. — 2. adj., pernicieux, destructeur.
Y. LXIV, 8. Yt. X, 22.
it'ra, adv. fi-t'ra), là. Yt. X, 69.
idâ, adv. fi-da), ainsi. Gâthique p. id'a. V. P. idâ. Y.
XXIX, 8.
id'a fi + ibi, iha), là, ici. Y. X, 1. Yt. X, 60.
p in, 1. ou 8 (in violenter + in, inita, awvpai), attaquer, nuire ;
inita, endommagé. Yt. X, 60.
uQi ima, démonstrat. (i-ma + ima, V.-P. ima), celui-ci, ce; n.
imafr. LXIV, 12,13. Voy.p.66. Acc. pl. m. imâ. F.XVIII, 16. f. imâ),
imcbse devant te. F. XVII, 27 (nom.).
% ir, aller sur, ou plutôt ri (+ îr, rî), lâcher; irita, lâché ou
laissé tomber, souillé; p. il laisse tomber, souillé. Cfr. vanta. Pl.
rîta. F. V, 2.
20


IR
— 314 —
ISH
irik1, 1. (rik1, gratter + rik1, lik1, Lit. rekti, speiâ„¢), nuire,
blesser; désid. iririk's', 4. chercher à nuire. Y. LXIV, 27, 29.
iric, 7. (+ rie, liq, W, Germ. leihen), laisser aller, émettre,
pousser, diriger.
irik'ta, n. (rie, lâcher, émettre), production, création
ou fin (propr1 part. p. p.). V. PI. raflîh, l’allée. Yt. X, 468.
ÀjJj irit1, 4. p. rit\ s’écouler, s’infiltrer, mourir; irîrWare,
part. act. 3e pers. pl., sont répandus, ou morts. F. V. 14.
_a>çô30a% irista (p. irit1 ta), part. pas. mélangé à. V. Pl. garni-
zît, mélangé.
au d irit1, s’infiltrer dans. Pl. gômîj, se mêler à. — parai-
rit1, mourir. V. Pl. vitirîtano. N. mar. F. V, 4; Yt. XXII, 4.
ava-irit1, aller à bas, le long de. Part. prés. acc. m.
avairit'entem. Yt. XVI, 43. Au Yt. XIV, 33, passage analogue, ce
mot est remplacé par sayanem, jaeentem.
irinï'are, 3e p. plur. parf. act. de irit1. F. V. 44.
jûa is, 2. tf, Germ. eig), être puissant, dominer, régner,
pouvoir ; part. prés, isâna. Y. LXIV, 42. Cp. «avo;, îçâna. Y.
XtVIII, 4.
jûa is, 1. (ish + icchâ, ww, œs-tim), désirer; chercher àattein
dre. Yt. X, 45. — Part. pr. moy. isemna et isemana. Yt. XVI,
42.
ish, 4. (+ ishya), aller, aller vers, obtenir. F. V, 2.
— paitish, obtenir, produire (comme vid.). G. IX, 2.
-AUJAf^p t'wôiishya, je fasse venir près de toi, je t’oflrc.
Y. XLVII, 8.
AyjAuyA0^A>^o isharestâiti,t.(ishare,NÏte, tan), rapidité. Isha-
restâitya, promptement, avec rapidité. (Rac. ish, aller). V. Pl. en
marche rapide, promptement. F. V, 44, 21.
ishasemjifc, adj. (ishasa, désir, et ji), dont le dé-
sir est vaincu ; ishasemjifr ashem, locution adverbiale (sous-entendu
(bhhatp), il serait dans l’état de sainteté, dont le désir est vaincu ; il


ISH
— 315 —
UK
aurait perdu le désir de la pureté, relativement à la sainteté. F. V,
14, 21. V. PI. désireur de la pureté vaincu, ahrâyîh zatkhuâstar.
i$hu, m. (ish + ishu, lôç, V.-P. isu), projectile, trait. F.
XVII, 28. Yt, X, 39, 101, 129.
+ ishud'ya), désir, prière de demande; but.
Y. LXIV, 37.
whya, adj., désirable (ish. 1.); envoyé céleste (ish 4.).
Iskata, m. propr1 montagne; nom d’un mont très-
élevé de la terre éranienne; il semble être le Paromapisus. Yt. X, 14.
4 î.
î, 1. adv., ainsi, certes. — 2. nom. acc. du duel du démonst.
î, ces deux choses. — G. Il, 8. Mant'ra et K’shvida.
îfc explétif, (i-it, id), certes, en effet, etc. Y. XLIII, 19, 20.
îs, acc. pl. de i. — âîs', sur eux. Y. XLIII. IV.
-a>£-uîdad’a, adv. (î-da-d’a + 0a, Ivraûôa), ici. Gfr. naèd'a
p. nôifp,— yô îdad’a, celui-ci. Voy. dîdad’a. Y. LXIV, 32.
îs'ti ou îshti, f. (ish + ishti), désir, objet de désir, ri-
chesse, bien-être.— désir Y. XLIII, 10. c. XLVII, 8, b. Kâ tôiîs'tis',
quel est ton désir, comment désires-tu.
îsha, n. (ish. 1.), désir, souhait; force (V. ishavafr).
-ju)îshâk’shat’ra (îsha-k’.), dominant, com-
mandant à son gré, maître puissant. Y. XXIX, 9.
> U.
uiti, adv. (+ ut, uti), ainsi. Yt. X, 42, 137.
uk’d’a (ou uk'ta), part. p. p. de vac. (Ar. oukht. S. ukta
etuktha). n. parole prononcée, enseignement, prière. Y. XLIII, 8.
>> uk’d'em vacô, la prière proférée; prière à réci-
ter, ou révélée. vAfrig. 7.


uk'
— 316 —
UPA
-m) a»>)> -y .ma ^0 uk'shyafy-urvara, adj. (vak’s'-u.), qui fait
croître les plantes. Yt. X, 61.
uk’shyèitê.V. vakfs’.
-»}ÿ^ugfra, adj. (R. vag, vaj. + ugra, vigor, wacker. Cp. ao-
janh), fort, puissant, violent. Yt. XIX, 31. Y. LXIV, 12. Yt. X, 5,
66, 107, 127, 42, 109.
-u^ô> uta, adv. (+ ut, uta, 6-v-to, V. P. uta), certes, ainsi, bien
plus. Y. IX, 72; XI, 1. Yt. X, 18. Yt. XVI, 4.
utayûiti, f. (uta et ûti, jouissance ou ûti répété),
jouissance, prospérité ; uni en dvanda avec tevîshi, force, puissance.
Y. XLVII, 6.
_jü|> una, f. (Cp. vana, maison), maison? loc. pl. unâhva. F.
XVII, 6.
upa, prép. (+ upa, wo, s-ub, ob, Germ. ob. V. P. upa.
A. Pl. pa. P. bah), vers, contre la surface verticale, jusqu’à. Acc.
upairi, prép. (+ upari, wrüp, super, Germ. ufar, über.
V. P. upariy. Pl. apar, awar, P. bar, Arm. ver)-, acc., sur, au-des-
sus; instr. au-dessus de, plus élevé que. Quelquefois adverbe : par
dessus. F. V, 68. Y. IX, 38; Yt. X, 50 etc.
upairidahryu, adj. (u.-d.), qui est au dessus du
pays. Yt. X, 144.
upairisaèna, adj. (upairi-saèna, aigle), qui a
les aigles sur soi, qu’habite les aigles; ou peut être : qui s’élève plus
haut que le vol des aigles; montagnes célestes? V. pl. pârsîn, comme
un nom propre. Y. X, 29.
upairispâiti, f. (upairi-spâ, jeter), superposi-
tion ; instr. upairispâtâ par la superposition, c. a. d. superposé.
Yt. X, 125.
upahhac, voy. hac, part. p. p., upashak'ta, suivi,
atteint. Yt. XIX, 31.
upat'warsta, adj; (part. p. p. upa-t'wares),
fixé pour, convenable ; gayëhê zrûâyu, au moment de ma vie conve-
nable (pour venir au secours). Yt. VIII, 11 ; X, 55.


UPA
— 317 —
URU
—upamana, n. (upa-mâ, former), fondement. Yt. X, 126.
Le Ss. upamâna a un autre sens.
upara, adj. (formé de upa, upara, s-uperus, vrcêpa. Germ.
ufera, obéré), supérieur.
uparaod'a, adj. (upa-rud), élevé, grand; superl.
uparaod’ista. Yt. X, 126.
uparatâfy, f. (upar, upara), supériorité. —vanainti,
qui triomphe (de tout). Personalité abstraite, et non génie. Yt. X, 33.
uparôkairyô, adj. (upara-kar, PI. avarkâr, P.
bargar), à Faction puissante, dominatrice. Y. IX, 33.
-u|wG|^)jjgp uparônmâna, adj. (upara-n.), dont la demeure
est en haut, au ciel. Yt. X, 140.
upasuk'ta, adj. (upa-suc.), allumé, flamboyant.
Yt. X, 127.
uvayôdâra, adj. (uvaya-dar + ubhaya dâr), tran-
chant des deux côtés. Yt. X, 31.
upasta, f. (upa-sta + upasthâ. V.-P. upastâ), secours,
appui, peut-être succubitus; O7ra upastâbairya, adj. (upasla + bar). Litt. suc-
cubitum afferens, prœbens. Y. IX, 101.
-ugpwgp upâpa, adj. (upa-âp), qui est sous l’eau, habite les
eaux. Yt. XVI, 1.
upâzana, m. (upa-az), apport d’offrandes ou de bêtes
impures .tuées selon les prescriptions de la loi. Yt. X, 122.
-Jüx>e)> ufya. V. vap.
uyê, nombre card., nom et acc. (de uwê, ubhê?), tous ou
toutes deux. V. uva. Yt. XIX, 32.
>)> uru, adj. (+ uru, evpvç), large, vaste. Autre forme : voziru.
urudûyata, forme obscure, peut-être p. urûrudyata,
intensif de rud, croître, s’élever : s’est élevé; ou de uru, vaste et
dûyata pour dâyata (R. dhâ, cfr. dûyê), s’est étendu, développé. Y-
XLIII, 20.
0>)> urup, 10. (rup, troubler, faire violence + lup, lupus, Germ.


URU
— 318 —
URV
raufen, rauben. P. ruftan), agir avec violence. Urûpayèinti, 3e p. pl.
ind. prés. act. Y. XLVII, 10.
urûrud'us. Voy. rud.
u^>))rurusha, m., mot obscur, trad. : qui mange, qui jouit de.
V. Pl. khurtâr. Y. XXIX, 7.
urvaiti, f. (vrati, var), prescription. Gfr. vrâta; instr.
selon la prescription. — Dâtanâm çavanhâm, des enseignements
établis, des lois. Yt. X, 33.
urvaèsa, m. (urvis), poussé en avant, cours, courant;
filet, mouvement d’eau. Yt. XVI, 7.
urvafc ou urvanta, adj. (varefy), bienveillant; ami. Yaç.
X, 26. Geldner lit aurvantem et traduit Held.
ajuçd.uj»)> urvâta, n. (var + vrâta), volonté, commandement,
loi. Trad. : bénédiction, faveur. Y. XLIII, 15.
urvat'a, adj. p. vrat'a (var, vrata), qui choisit, aime;
ami dévoué. V. Pl. dôst, ami. N. mittra, id. Y. X, 28; XLIII, 2.
)*»)> urvan, m. âme. Gén. urunô. Acc. urvânem. Gâth. urvâ-
nem ; (du sémitique rouah, esprit). Pl. ruban. P. ruvân. Ce mot comme
les précédents, est dissyllabique. Y. XXVIII, 4; XXIX, 1. Dat, uru-
naè(ca). Y. IX, 53.
urvara, m. (Rac. inc. + urvarâ, chant cultivé, urvart,
étoupe. ôXupa ? P. Pl. hurvar), plante, végétal, arbre. F. 11, 36. Yt. X,
145; XXII, 7.
fu») àj»)> urvarâ), acc. pl. F. XVII, 16.
UrvâWshaya, n. pr. m. (urvâkhs, bienveil-
lance); fils aîné de Thrita, prince justicier et pieux. Il personnifie la
civilisation et la justice qui commencent à s’introduire et à s’établir
en Eran. Y. IX, 31.
urvâpa, adj. (uru-ap.), aux eaux larges. Yt. X, 14.
jûw»)> urvâs (u prosthét. vrâs, développ1 de vrâ), se réunir.
Gfr. vrâ, concilier ou réunir.
$«»)> urvâz. 1, moy. (vraj, aller vers?), être bien disposé, bien-


URV
— 319 —
- UST
veillant, -r- humanahliô framanahhasca, à l’égard de qui est bienveil-
lant et dévoué. Yt. X, 34.
£■*«»)> urvâz. 1. (vrâz + varb), parler. Yt. X, 73.
urvis, 1. (vris + vars ou vart + s), s’avancer. 3° p. $q.
fraoirisyèiti. Yt. X, 9. Gaus. urvaèsay, pousser en avant, faire avan-
cer; fraourvaèsay, id. Yt. X, 86.
urvis'lra, n. (urvis), ce qui pousse, presse, accable;
angoisse. Yt. VIII, 23.
urvôcarânem, partie, n. pris adverb1 (uru-car),
s’étendant au loin (lis. uru carânem ou aurvôc, s’étendant rapide-
ment). JLa vers, pehl. traduit aurvô (arvandih) et car y est pris pour
kar (kartâr).
*»)>uva, id, (ubha, ambo. Lit. abu. Germ. bai-de), deux; uvaèi-
bya ahubya, pour les deux mondes, dans les deux jnqnde$. Yt.
93.
jnxiO» uvaya (+ ubha, dvaya), double.
uvayôdâra, adj. (uvaya-dar), qui coupe des
deux côtés, à deux tranchants.
4?> us, préfixe, adv. ut. Germ. ut, out, aus. PI. uz. P. z, zi.
Ar. z), en haut, dehors. Us devient en règle uz devant voyelles &
molles.
•**■£> usa, adv. (uç), en haut. Yt. X, 108.
Usik’s, m. (+ uçij), nom pr. d’un mauvais génie ou
d’une classe de méchants? Gat. IX, 20 c. Data (data), aor. moy.
3e p. sing. pour duel, se rapportant au plus proche. Usikfs‘ est le
nomin., le radical doit être usik ou usij.
Jçjû> usén (p. usân de vas), l’orme invariable : voulant, désirant,
tendant vers. G. IX, 10; sous-ent. soit.
ustaya p. usstaya, caus. de sta : établir.
usan, adj. (us), élevé, grand. Usnâm ou usanam, gén. pl.
Yt. X, 36.
-~u|.ujçojô> ustâna, adj. (ut,-toi, .tendre en levant) + uttdna, élevé.


UST
— 320 —
URA
ustânazasta, adj. (u.-zas'ta), tenant les mains
levées vers le ciel. Y. XXVIII, 1.
ushahh, n. (ush + ushas, aurora, ^wç, avwç (œol.), Germ.
austra, ost. PI. P. hôsh), aurore. Y. XLIII, b.
na. PI. P. hôshastar. Yt. X, 104.
ushi, us'ki, n. (ush, briller), intelligence; (prop.
lumière). PI. P. hôsh. Ar. oush. Y. IX, 88.
uynty us'ta, interj. {vas, vouloir, favoriser), bonheur, salut!
Yt. VIII, 29; X, 91.
us'tatâfy, f. (us'ta — tât>), salut, état prospère. V.
PI. nîûk. Yt. VIII, 29; XXII, 2.
ustavaiti, f. (id.), nom du 2e Gâthâ commençant
par le mot us'ta. Litt. : qui a le mot usta.
& | ustâna, m. (ut-sta?), qui fait se tenir debout; principe
vital du corps. PI. jân, vie.
usti, f. (vas), volonté. V. P. kâmak, désir, plaisir. Y.
XLVII, 4.
ustra, m. (-\- ushtra, PI. ustar. Ar. ought. P. ushtar),
chameau. F. XXII, 10, 55. Yt. VIII, 24. Y. XLIII, 18.
i> uzdasta, impf. 3e p. sing. moy. de us-dad', élever,
ûna, adj. {û, manquer + ûna, emç. Germ. van. Cp. ô-de),
acc. n. F. XXII, 8. Ce à quoi il manque quelque chose.
ûna, f. (van), coup, nuisance. Y. X, 42.
ûra, f. (var + vrâ), troupeau. Yt. X, 14.


ERE
21 —
EREZ
£ E.
ere, 2. o. (ar, or ior, op-wpi. Germ. er, rann. Ar. harnel),
aller, s’élancer. Voy. erenâvi.
jçôjjjg) — paiti ere, aller contre, attaquer. 3e pers. ind.
prés. m. paiti eretê. Y. XLIII, 12.
— frérenaomi, (fra-ere), faire aller vers, accorder.
Y. IX, 16. ’
faereVwa, adj. (+ ard, rdh, ûrdhva,arduus, opôo;), droit,
juste. V. PI. frârûn, id. Y. XXVIII, 10.
ered'wa, id.
ered'vô âmhânem, assis droit. F.V.Voy. âh.
ered'wan, adj. (eredh + rdh), qui suscite, excite.
Yt. X, 120?
’y®^’M5'?^ÎS£'£ tred'wôzanga, adj. (e.-z.), aux jambes hautes,
dressées, prêtes à la marche. Yt. X, 61.
erenava, m. (rnô + arnava), course; acc. ereriâum,
pour la course, en courant. Y. IX, 71.
erenâvi, impf. 3e p. s. de forme passive de ere (3e cl.),
aller, venir, advenir (erena?). Peut-être erenô est-il devenu un nou-
veau radical complet et erenâvi, est-il aoriste. Y. IX.
ereshya, adj. (ereshi + an;trad. bonté, utilité), bon,
avantageux, juste.
ereshva, adv. (eres, ars), juste, vrai. — ereshvcbhho
aèshâm, les justes d’entre eux. G. Il, 2. Ereshvâ k'shat'râ t’wâvâs,
semblable à toi par la puissance juste, comme toi doué d’une puis-
sance conforme à la loi sainte. Y. XXVIII, 6; XXIX, 3; XLIII, 9.
-erezhuk'd'a, adj. (erez-uk'd'a; uk'ta), dit avec
vérité; ou composé possessif : aux paroles vraies, véridiques. V. PI.
râst, reclus. N. satyôkta. Y. IX, 79; XLIII, 19.
j erezhûca, f. (erezu-uc + rju et uc. Lit. ukis. Got. ûh),
nature droite, juste. Eres moi vafus erezhûcâm... que la sagesse


ERE
— 322 —
ÉVA
droite soit en moi pour (me donner) une nature juste. Y. XLVII, 9. La
rac. uc a le sens de être habitué à. Peut être gén. pl... des justes.
erezhji, adj. (erez-jij, dont la vie est droite, sainte. Dat.
erezhijyôi. Y. XXIX, 5.
erez, nom. m. et n. de erez, adj. (arg, arj + rj, opey, reclus.
S. rju. Ar. orz'J, droit, juste. Neutre eres', conformément à la jus-
tice, à la vérité. G. IX, 10, d. « qui donne (fait poser) les actions
conformément à la vérité, selon les paroles de la sagesse. » Nom.
eres'. Y. XLIII, 1, 10.
erezata, n. (arj + argentum, âpyvç, arguo. Lit. reg-eti.
S. rajala), argent.
erezataèna, adj. (erezata + argentinus), d’argent.
Y. X, 84. Yt. A, 128.
erezatôfrashna, ad]. (erezata-frashna?), au
casque d^rgent. Yt. X, 112.
erezifya, m. (+ arj, ap^aç, rjipya, qui s’étend, s’é-
lance au loin. Arm. ardzin, aigle), aigle ou faucon; trad. coq, khrûs.
erezifyôparena, adj. (e. + parena, plume),
aux plumes de faucon ou d’aigle; trad. de coq. F. XVII, 28. Yt. X,
39, 101.
erezu, adj. (rj, aller droit + rju. Cp. erez. Ar. arzan),
droit, juste. Y. IX, 43.
>$(){ erezu, m. (même rac. se dresser?), doigt ; erezvô, gén. sg.
F. XVII, 20.
f É’
éeâ, adv. (p. ayâ? eâ), certes, vraiment. Haug en fait une
transformation de yâ, relatif, ce qui n’est pas admissible; ée ne peu-
vent représenter y et le sens est défectueux. Y. XXVIII, 14.
émavaf p. amavafr, adj. (ama), fort, d’effet puissant.
Y. XLIII, 14.
•u»j êvaocat? p. âvaocafy (â, vac), aor. act. 3e p. s. de â-vac.


ÉHM
— 323 —
âZA
éhmâ, mot obscur, probablement pour ahmâ, du pronom
ahma (asma), qui forme le pluriel de azem. — Avaré éhmâ râtôis’,
le soutien quant à nous (vient) de la libéralité (de vous). Y. XXIX, 11.
cb.
œnh, m. (+ âsya, os. Lit. os-tas), bouche. Y. XXVIII, 11.
Instr. confia.
cbhha, 3e p. sg. parf. act. de ah. — œhhare, id. pl.
Y. IX, 17, 74.
cbhhâÿ, subj. du parf. act. 3° p. sg. de ah ou âh. F.
V. 13, 20.
a.
âit’wa, mot obscur (an-it'wa; i), qui ne peut aller,
immobile, inébranlable. Yt. X, 28.
I“(IS ânman, n. (R. inc. an, nam, ne pliant pas?), force, puis-
sance. Dat. ânmainê. Y. XLIII, 20. V. Pl. pavan astobîh, en inébran-
labilité; stob rend avanarn au Yesht I, 8.
âsa' m’ (as a^sa)> Part revenant à quelqu’un.
âsashula, f. (âsa-shu), arrivée de la part, rétribu-
tion, ou simplement arrivée, selon la traduction pehlevie qui rend
ce mot comme un imparf. 3e pers. sing. moy. Y. XLVII, 1.
âsu, m. ahsu), branche, rayon. Trad. Pl. tâk, ra-
meau. Y. X, 4.
âsta, m. (ahh + tyxn, anxietas, enge), resserrement,
supplice. Acc. pl. âstâs(ca). Y. XLIII, 14.
âzahh, n. (id., ahhas, à'^oç, angor. Ar. anz), resserre-
ment, angoisse. Y. X, 33. Yt. X, 22, 23.


KA
— 324-
KAT
d K.
ka. Radical du pronom interrogatif et indéfini (+ ka, quo-d,
xô;, V.-P. ka, Lit. ka. Goth. hva, Germ. we-r9 who, etc., PI. ke, ka.
P. keh), qui, lequel. Voy. p. 67. Nom. kô ou ké, kâ, Dat. kahmâi. F.
II, 1. Acc. kém. Y. XXIX, 1, 2; XLÏII, 3, 19; Y. IX, 10. Yt. X, 108.
Comme interrogatif il prend souvent la particule na, kasna, kemna,
kana (cp. ne?).
n* Pr*s a(^v* comment? quand? est-ce que? Y. XLVIL
2.
kainin, f. (kana, petit + kanyâ, Cp. xatvoç, re-cens), jeune
fille. Cp. kainya. PI. kanîk. P. kâniz. Y. IX, 74.
kaourva, adj. (R. inc.; kharva), mutilé; ou galeux
(Pers., kurak). Geiger : pelé = kulva, calvus.
kaourvagaosha, adj. (k.-g.), aux oreilles
écourtées. Yt. VIII, 21.
kaourvadûma, m. (k.-d.), à la queue écourtée.
Yt. VII1721.
kaourvabaresha, adj. (k.-b.), au dos contrefait.
Yt. VIII, 21.
kaofa, m. (kup + kûpa, V.-P. kaufa, Lit. kaupa. PI.
kôf, kôh. P. kôh), objet courbé, élévation, mont; bosse de chameau.
F. XXII, 10.
kata, n. (kan, creuser), 1° fosse. 2° maison. F. Il, 34.
3° élévation construite pour y placer les morts. V. 37. V. notes ad. h.
I. Au premier cas ce mot est rendu en pehlevi par kantak. P. kandah ;
au second par katak, P. kadeh, Ar. k'anclak.
katara, indéf. et relatif (ka + katara, c-uter, xôrepoç,
Lit. kalras), l’un des deux, qui des deux. — Katarascifr, chacun des
deux. PL katâr et katârcâi. Y. IX, 19. Seul kataras a la forme katâ-
ras (katârô). Y. XLIII, 12.
katâra (ka-tara, xdrgpoç), lequel des deux. Yt. XVI, 12.
Voy. note ad h. I.


KAT
325 —
KAR
w — katârem â, auxquels des deux (appartient) (?).
Y. XL1II, 19.
kati, m. (kata), maître de maison (?). Al. = kati, quot.
quels qu’ils soient. V. PI. katîk. N. grhastha, chef de maison. Y.
IX, 73.
kat’a, adv. interrog. (ka-t'a + kathâ), comment?Y. XL1II,
2, 47; XXIX, 2; LXIV, 34.
kan. 4, 2 (+ k'an. V.-P. kan-tanaiy. PI. P. kandan. Ar.
kanel. Cp. canatis. Sc. skâtati, etc.), creuser. Kanôis', 2e p. sg. opt.
act.-ylw kan. id.
kan. V. kâ.
kapô, forme incertaine ; probablement ka avec un suffixe
indéfini. Y. X, 86.
kam, 4. (+ kam, amare? V.-P. kam. Arm. kam), aimer,
désirer.
kamered'a, n. (kamar être formé en courbe. —
xdpxpx,caméra. Ar. kamar. PI. kamar), crâne, tête; parti-
culièrement d’être mauvais. Y. IX, 97.
kamered'ôjana, adj. (k.-jan), qui frappe la tête.
— sât'rascifr kamered'ôjanô (Yt.
X, 409), qui frappe à la tête, abat l’ennemi tyrannique.
-uguMMÿ kayad'a, m. terme obscur; nom de mauvais génie
(peut-être de kayâd, qui mange les corps), ou signifiant impudique
(de kaya, corps?). Tr. PI. kayadtâr ou kâstâr mais non kîstàr. Yt. X,
2.
kar, kere, 3 (+ kar, cr-eare. PI. karlan. P. kardan. Ar.
kar-el. V.-P. kartanaiy), faire. Pr. kerenaoimi ; impf. 3e p. s. kere-
naotp. Impf. subj. 3e p. pl. kerenavân. V.45 frâkerenaot?, il produisit
au dehors; il créa. F. II, 33, 36. Y. X, 35, 36; IX, 89. Yt. X, 54,
420.
kar, 5. Krnô, couper, tracer en creusant, séparer. — Caus.
kâray; kârayôls'. Opt. 2e p. sg. act. — kârayafy, 3e p. sg. imp.
pairi kâray, creuser autour. F. XVII, 47.
frakâray, tracer en avant. F. XXII, 22.


KAR
— 326
KAR
— pas. kirya; kinyèitê 3e p. sg. ind. pr. : s’accomplit. Yt. X.
109, 110.
kara, m. karô masyô, le poisson kara. Yt. XVI, 7. Voy.
Ibid , 12 note.
karana, m. (fcar, couper); extrémité, bord, limite —
Y. LXIV, 3. Partie extrême du courant d’eau, — Yt. X, 36, extré-
mités, ailes de l’armée (PI. kanârak. P. karânah).
karapan, m. mot de sens inconnu désignant des hom-
mes ou des génies malfaisants. Gp. krpa krpanyu. (Trad. n’écoutant
pas la loi ou ne l’étudiant pas; asrôtar), comp. kavi. — Gén. karfnô.
Y. IX, 61; XLVII, 10. Yt. X, 34.
kareta, m. (karet + krti. PI. kârt. P. kârt. Lit. curtus,
wpr„. Rac. kar, couper), couteau, glaive. Yt. X, 40, 42.
kareti, f. (id.), même sens. F. XVII, 28.
karesh, 1. (+ krsh. PI. kashîtan. P. kashîdan et kîsh-
tan)j tirer, vaincre; labourer, tracer des sillons.
— ava harshehti, ils entraînent. F. V. 17.
karsha, m. (karesh + krsh, krshi), sillon. PI. P. kîsh.
Ace. pl. karshœ. XXII, 38.
karshi, f. (karesh, 1), lutte. — (karesh, 2). rangs,
réunion? Y. XI, 10. V. P. kartâr, action, lutte? ou plutôt agissant,
luttant.
karshôrâzahh, adj. (karsha-râz), qui arrange
les sillons. Yt. X, 61.
karshvân ou karshvare, n. karshvar, divisions de la
terre. Ils sont au nombre de sept et ont été formés au premier jour
de pluie. Un seul des sept est accessible aux mortels, le qaniratha
où habitent les hommes. Les autres en sont séparés par des abîmes
infranchissables. Tels sont aussi les sept dvîpas indous. Cependant
il est des signes qui indiquent que les sept karshvars étaient primi-
tivement, ou à une certaine époque, de simples divisions de la terre
(rac. karsh, tracer un sillon de limite. Cfr. krshi, etc. Pl. kêshvar. P.
kishvar. Y. LXIV, 19; Yt. X, 18, 16, 40, 64, 67, 89.


KAS
— 327 -
KAH
kas. l-(kâç), voir. Cp. PL âkâs. P. âgâh. Ar. akah — âkas.
regarder. Impf. 3e p. sg. âkasafr. F. XXII, 3.
kasista, superl. de kasu. F. XVII, 20.
kasu, adj., petit, mince. PL kas, kah. Cp. Ar. kas-el. P.
kih Neutre : peu.
kasudânu, adj. (kasu-d. + kaçu), peu arrosé, sec.
Yt. VIII, 29.
kase, p. kas, ko, nom. m. s. de ka. Y. IX.
kascify, indéf, (ka-cit + Cp. quisque), chacun, quel-
conque. Acc. kemcifr. F. II, 33.
kasyanh, comparatif de kasu ; plus petit. G. m. pl.
kasyahhàm. F. V. 71, 72.
kasvi, f. (kasu), petitesse physique ou morale. PL kasvi.
F. II, 37.
kavan = kavi; nom. kava.
kavaya, adj. (kavi). N. kavaèm p. kavayam : apparte-
nant aux kavis, royal. Epithète de qarenô ou splendeur, rayon de lu-
mière accordé par le ciel aux rois de l’Eran en signe de la légitimité
de leur autorité. Yt. XIX, 31. PL kayân.
kavi, m. (Rac. incert. + PL kai. Ss. kavi chantre divin,
sage. R. sku, voir), litre des rois légendaires de l’Eran, apppelés
kaïanides par les Parses.
kavi, m. (sens inconnu. PL kaîk). Les kavis sont considérés
dans l’Avesta comme des êtres malfaisants, ennemis de la loi maz-
déenne. Kaîk est expliqué par kôr, aveugle et Neriosengh traduit
adarçaka, ignorant, aveugle en matière spirituelle. Ce sont peut-être
les prêtres des religions non avestiques ou des chefs de tribus enne-
mies ou des mauvais génies. Gén. pl. kaoyàm, p. kavyàm. Les gloses
pehlvies expliquent kavis et karapans par aparûn (méchants). Peut-
être le nom des kavis indiens est-il pris ici en mauvais sens. Y.
XLIII, 20. Yt. X, 13.
kahrkâsa, m. (onomatopée. S. krkavâka, xspxo;, P.
kark. PL karkâs), coq. Ailleurs : oiseaux de proie, faucon. Yt. XVR
12.


KAH
— 328 —
KER
kahrkâsôparena, adj. (k.-p.), aux plumes
de coq. Yt. X, 129.
»O>«^ kahv, 1. (+ kah, kans), siffler, retentir. Yt. X, 113.
kâ (ou kari), 10. (+ kari), aimer, désirer, rechercher.
— pairiâkaya, aller autour par désir, chercher
çà et là pour se procurer; peut-être de ki = ci. Yt. X, 122.
kât'é, adv. Gat. p. kat'â. Y. XL11I, 2.
kâma, m. (Team., kâma, amarel PI. kâmak, P. kâm. Ar.
kamk), désir, amour. Y. XXVIII, 10.
kut'a, adv. (ku-t'a, OaJ, comment? F. V, 35.
kut'ra, adv. interrog. (ku-t'ra + kutra), ou, comment?
quand? Y. LXIV, 35.
ludâ, adv. inter, (ku + kuha Cp. quando. SI. kuda), où,
comment? Y. XXIX, 10.
kusra,m. (kush, déchirer ou kus, contenir dans un creux),
angle, gorge de montagne. Y. X, 30. Cp. kôça. Ar. kohs.
kusrôpata, m. (k. pat.) déclivité d’une gorge. Y.
X. 30.
kerefy, kerentc. 7. (+ fcrnZ, Lit. kerli. Cp. cutter), couper,
trancher. PI. kartano. Ar. kertel.
— frakerefc, couper, former, créer. Part. p. pas. fra
ou frâkeresta. PI. frâz karînîtano. Y. IX, 27.
— aipikerefy, 1. couper en frappant. Yt. X, 72.
keret'wan, m. (kar. Suf. t'wan. + krtvan), qui pro-
duit, forme. Yt. X, 120. Nom. sg. Keret'wâ(ca).
keredus ou keredushâ, m., mot obscur; de kar, faire,
ot suff. dusha ou dus, cfr. keret'wan. — Probablement travailleur.
Yahmâi zavèng jimâ keredushâ, vers qui le travailleur vient aux cris
{obéit à l’appel), ou vers qui (il y a) venue aux cris par le travailleur.
Y. XXIX, 3. Trad. pl. avo kartârîh, pour l’action.
kerenavafr, part. prés, de kar, faisant. Yt. XXII.
keresâspa. m. (keresa, maigre, aspa + krçâçva).


KEH
— 329 —
k'r
Héros mythique vainqueur de plusieurs monstres (le serpent sruvara
(V. Y. IX, 35, le gandarewa. Yt. XIX, 39), transformé en prince du
Sedjestan. Ce prince succomba à l’amour de la Pairika, fit offense
au feu et fut précipité dans les enfers. Les explications les plus diffé-
rentes sont données de ce personnage. Pour les uns ce n’est qu’une
doublure de Thraètaona; les monstres vaincus par lui, sont celles
d’Azhi, le nuage noir; Pairika est la représentation des nuages.
D’autres voient en lui un mélange de mythe et d’histoire. C’est le
symbole de la lutte des premiers civilisateurs contre la barbarie. PI.
P. keresâsp, kershâsp.
kehrp, f. (kerep, former + kalpa, krpa, corpus, A. kerp).
Forme, corps, chair. Nom. kerefs', gén. kehrpâ. — kehrpa (instr.)
sous la forme de, à la forme de. PI. P. kerf. Ar. kerp. Y. IX, 92. Yt.
X, 60.
kva, adv. inter. (+ kva, quo), où? PI. P. kû, Pr. ku. Yt.
XXII, I, etc.
6» K'.
k'â, f. (k'an, creuser?) source (cfr. khâ), plur. nom. acc.
k'â) (khâs). Yt. X, 71. Nom. p. acc. Y. X, II. PI. khan. P. khânâ. A.
kankh.
k'âtairi,ï. (k'â), source; acc. pl. k'âtairyô. Yt. X, 14.
k'raozhda, adj. (k'rush), ferme, fort, élevé (delà
voix).
k'raozhda^urva, adj. (k'ruzhdâ-urva), à l’âme
endurcie. V. Pl. khrûzhdishn dât val rûân, la dureté posée dans
lame. F. V. 14.
k'raozhdâ, 2. (k'rush-dâ, Cp. crusta, Lit. krusza),
endurcir.
k'raozhdyèhi, compar. fém. de k'raozda, plus
élevée, forte. Y. IX, 45.
f/y k'raozhdusma, comp. (kiraozhdva et zem. Cp.
21


K'RA
— 330 —
K'SH
asnde Kazan). K'raozhdusmê, loc. en terre dure; si, là où la terre
est dure. F. XVII, 13.
k'raozhdva, adj. (kisuzhd, k'rush), fort, dur, sec.
Upa tâm vanâm k'hraozhdvanâm, sur un arbre d’entre les durs (ou
secs). F. V. 3.
k'ratu, m. (kar, voir, comprendre -\-kratu), esprit,
mémoire.P.i khird. PI. kharad Ar. h'rat. Yt. X, 107.
k'rafstra, n. (Cfr. krap, karp, karpana, karbura
et crxopTrtoç. Lit. krapsztyti. Germ. scharp*!). Animaux nuisibles, rep-
tiles, insectes, etc. appartenant au monde d’Anrô Mainyus et que le
fidèle mazdéen doit détruire. Métaphoriquement : méchants. G. I, S,
c. PI. P. khrafstar, P. kharâstar.
k'ru, k'rush. 1. (Cfr. crudelis, xpouw. Germ. hrau,
crau. Cp. xpuŒTatvw. Ar. khrokhl), agir avec force, cruauté, fermeté;
blesser.
k’ru ou k'ruva, m. (kru + k'ravis, xpfoç; Lit. krauyas),
chair crue ou morceau de cadavre. Yt. XVI, 12.
k'rûma, adj. fém. k'rûmi (k'ru + Cp. zpüfio:), redouta-
ble, cruel. Yt. X, 38.
khrvîdru, adj. (k'ru-dru, s’élancer), à l’élan violent,
furieux. Y. X, 18.— al. : à la lance meurtrière. P. khrudrûsh. Ner.
hihsâçastra.
k'rvîshu, 4. (formedésidérativede k'ru + cruor), mal-
traiter, agir avec cruauté, k’ruîshvab, adj. Tr. p. faisant plaie (rêsh).
Y. IX, 93; Yt. X, 9, 36.
k'sa, 2. (+ksha), déformation de k'sha primitif de ktshi
(Cp. kshâ, k'shat'ra), demeurer, persévérer (peut-être desak).Y.
XXVIII, 4.
k'sâ, 2. (p. cash, parmétathèse de a et spiration ; ou pour
sas’), enseigner, prescrire; peut-être p. kas, faire retentir. Y. LXIV,
34, 36.
k'sâta, part. p. p. de k'sâ, prescrit ; ou d’un ton
élevé. Y. LXIV, 34.
k'shaèta, m. chef, souverain (dek'shi, régner).


K SH
— 331 —
K SH
Trad. : brillant, shèt, rôshn et aussi : chef, khôtâ. Yt. XIX, 31. n.
puissance, richesse.
k’shaètôput'ri, f. (k'.-p.)9 possession de fils
brillants, célèbres. Y. IX, 72.
-u|a)(Ok'shaètôfrâd'ana, adj. (k'sh-frâd’.),
qui développe la richesse, la puissance. Y. LXIV, 5.
k'shaod'ahh, n. (xud + xôdas), cours, cou-
rant. Yt. X^ 14.
k'shat'ra, n. (k'shi, cfr. kshatra, kshathriya), puis-
sance, royaume, possession. V.-P. khshatra. PI. shatar. P. shahar.
Ar. ashh'arh, shat. X. IX, 17. Y. XXVIII, 9; XXIX, 11 ; XLIII, 9;
XLVII, 11.
k’shat^ra vairya, m., nom du troisième
amesha spenta. Voy. ce mot. Ce nom sert aussi à désigner le métal
dont ce génie est le maître et le gardien.
k’shat'râ vairya, inst. sg. avec un in-
strument de fer. F. XVII, 17. Yt. X, 123. PI. shatvêr, shahrèvar. P.
id. et shahryâr.
3(S#(pjly k'shat'ri, f. (k’shat’ra, chef), épouse de chef, dame,,
femme. Y. LXIV, 21.
k'shat'rôkâmya, m. (W.-kâma), amourr
avidité de puissance. Instr. Y. IX, 24 (73).
k'shat’rôdâ), adj. (k'shat'ra-dâ), qui donne la
puissance Yt. X, 16, 63.
-M^Gufyyjy k'shat'rya, adj. (k'shatra + kshatriya), royaL
— 2° de k'shat'ri, femme : chef des femmes, ou pourvu de femmes
pehlevi : vakadhavand). LXIV, 12, ainsi appelé comme représentant
du germe mâle ou du feu des nues. Y. LXIV, 33.
k'shap et k'shapan, f. (+ xapa, «m™, SI. shtipi)^
nuit; gén. k'shapô ou k’shafnô) V.-P. khshapa.Pl. shap. P.shab,.
shaw. Ar. shapik. Y. XLIII, 3. Yt. X, 30; XVI, 10.
-uMUQyJy k'hshaya, adj. (k'shi), puissant, maître. Mazda*
k'shayâca, G. 1, 7, sage et puissant ou Mazda et K'shat'ra. PI. (pat)
k'shâ. V.-P. khshâyathiya. P. shah.


K'SHA
— 332 —
It’SHN
k'shayanfy, part. prés. act. de k'shi, puissant.
Y. XXIX, 2.
k'shayat'a, 2e pers. plur. indic. prés, actif de
krshi9 vous êtes maîtres. Y. XLVII, 9.
k'shayamna, part. prés. moy. de k'shi, puissant,
capable de faire. Yt. X, 23, 35, 37; Y. LXIV, 14.
k'shi, 10. régner, gouverner (-\-kshayâmi xràw. SI. skotu.
Ar. ishkel). Avec gén. : régner sur, dominer; ahyâ k'shayhèi tu régis
cet (événement). Y. XLIII, 15. Yt. X, 29. Cp. PI. shayistano. P.
shayistan. Pot. 3e p. sg. k’shayôify. Y. ÎX, 20. Voir les mots précéd.
(+ ^shi, SI. citi), habiter. Ind. prés.
shaèti, skyèiti. Arm. shinel. Yt. X, 38.
Çïÿdy k'shit (rac. incert.), briller.
kishudra, n. (h'shud, pousser dehors + xudra),
semence, germe. PI. shûsar. P. shôhar. Y. LXIV, 7.
k'shufs, 1. (k'shubh-s + xubh), s’agiter. PI. P.
skuftan. Yt. X, 113.
k'shénta (p. k'shayantaj, imp. jussif 3e p. plur.
de k'shi. Y. XLVII, 5.
k'shéntâm, P- k'shayahtâm, impér. 3e p. plur.
de k'shi, régnent. Y. XLVII, 5.
k'shânménê, lis. k'shânménô, de k'shan ( + shan)
obtenir; qui a obtenu (sous-entendu ahmi) ; ou datif de k'shânman,
peut-être locatif de k'shânmâna. Litt. qui suis pour l’obtention, dans
l’obtention (d’un don). Trad. : peine, chagrin? Y. XXIX, 9.
k'stva, nombre ord. (p. k'shvas'tva + shashtha, shash,
sextus, ex™?, sechste), sixième. PL P. shashum. Pr. shashtum, acc.
kfs'tûm. Y. IX, 69.
Lqggji» k'shnaot'ra, n. (k'shnu), satisfaction; sacrifice
de propitiation. Ar. shnorh.
k'shnu, 2. (-\- xnu), satisfaire, contenter. PL shnâyinî-
tano, P. shinâyîdan-, k'shnûta, satisfait. (PI. P. khushnût. Yt. X, 28,
87, 111. Potent. 2e p, s. k'shnuyâ), plais-toi à. —2. aiguiser, effiler


K'SH
— 333 —
GAI
(?ûw). Voy. kuk'shnuâna. Caus. k'shâvaya, satisfaire, réjouir. Yt. X,
139.
k’shnu, m. (de k{shnâ + jnâ, yvow), connaissance, sagesse.
K’shnûm hacâontê, etc. Y. XLVII, 12, qu’ils suivent la sagesse par
le bon esprit, les actes de la doctrine sainte selon la loi sainte.
k'shnvîsha, adj. (k'shnu + ish), qui réjouit, sa-
tisfait. Cp. PI. shnâyishn. Y. XXVIII, 1.
k'shmaibyâ, pron. pers. 2e p. plur. dat. forme
secondaire pour yiishmaibya. Y. XXVII, 10; XXIX, 11.
k'shmafy, abl. plur. de yùzhem (= yûshmafy}. Y.
XXIX, 1; XLIIl, 17.
k’shmâvafy = yûshmâvafy, vôtre. Y. XLIIl, 1.
k’shvas, nombre card. (-)- shash, sex, Lit. seszi,
etc. Ger. seihs, sechs), six. PI. P. shash. Ar. vêts. F. II, 38; XVII, 17.
k’svas'ashi, adj. (+ k’s'.-a., shadaksha), aux
six yeux. Y. IX, 23.
k'shvaslivafr (k’sh. + vafy), qui a, dure 60
ans. Yt. X, 116.
k'shviïviishu, adj. (k’shubh, aller vite, ishu; ou
kship, jeter, <75U7ttmJ, au trait agile. Yt. X, 102.
k'shvîda, m., mot obscur. Trad. : croissance, dé-
veloppement et lait, shîr ; gâulya (r. k'shu, manger,se délecter, d’où
ksudh), jouissance. Y. XXIX, 7.
Q2, G.
gaidî, impér. 2e p. s. act. de gam. Y. XXVIII, 6.
gainti, f. (+ gandha), odeur mauvaise, puanteur. PI.
P. gand. Yt. XXII, 26.
gairi, m. (+ gîri, SI. gora), montagne; loc. s. gara. PI.
gar, ghar. Ar. gar? leahrn. Acc. gairîm. Yt. XXII, 18. F. XXII, 63. Y.
X, 10,30 ; IX, 82. Yt. VIII, 24, 38. X, 14. Nom. pl. gairayô. Yt. XVI, 3.


GAÊ
— 334 —
GAD
gaêtfa9 f. (gi, gvi, cfr. vivere), être vivant, chose du
monde visîLle, biens de ce monde, troupeau. V.-P. gaitha, PI. P.
gêhân, gihân. F. II, 1, 3, 4. Y. IX, 10, 27, 34; LXIV, 27, 38. Yt.
X, 71.
gaèt'âvyô, dat. pl. pour gaèt'âbyô. Y. IX, 26.
gaèt'ôfrâd'ana, adj. (g. + qui fait
prospérer, multiplier les biens visibles, terrestres. Y. LXIV, 3.
-HMGjÿu^gaèthya. adj. (gaèt'a), appartenant aux biens terres-
tres, terrestre. Pl. P. gétî. Yt. X, 106, 107.
gaèsu, m. (origine inconnue), trad. armé du gaèsa,
arme touranienne, qu’il ne faut point confondre avec le gaèsa, che-
velure bouclée. La tradition les distingue nettement. Cf. yafoo;. Ar.
gayison. Pl. gêsvar. Ner. gâsûra (transcription). Y. IX, 33.
0*3-^gaodâyahh, n. (gœ-dây), qui favorise, fait pros-
pérer le bétail. (Cp. gâudhana et dhâyas, entretien. Y. XXIX, 2.
gaona, m. guna, fil, espèce; ou sémitique gôn).
Pl. P. gûnak, gûnah. Ar. gohn, couleur, espèce. F. XXII, 7, 21.
çXjj^ gaom p. gavam, acc. de Gâu, nom d’un pays situé au
bord du Polytimetus ; partie occidentale de la Sogdiane. Yt. X, 14.
-mcXaiqs adj. (gâ>, pris dans le sens de lait), plein de
sève. Epit. de Hôma. Pl. carp. Y. X, 31.
gaoyaoiti, f. (gcb-yu? + gavyûti), lieu de séjour
ou de pâturage des troupeaux. Pl. Pl. gôyût. Ar. gaüith. Yt. X, 112.
gaosha, m. (gush + ghôsha, V.-P. gausa), ouïe,
oreille. Pl. P. gôsh. Ar. gohsh. Yt. X, 23, 48, 85.
y 0^-uftpX.u^ gaoshaiwé, dat. du. de gaosha, p. gaoshaibya.
Yt. X?107; XVI, 7.
gaozasta, comp. (gao-z.), tenant en main un
morceau de viande, offrande du sacrifice. Yt. X, 91.
OB-UQS, gahh. l.(ghas), manger, dévorer. PL gald.
nizhganh (nis),manger entièrement. F. XVII, 9.
m. (gadh, tuer, cfr. gadâ), massue. Pl. gad, gas.
Yt. X, 101, 131.


gad'
— 335 —
GAV
gad1 a, m. porte-massue, brigand, Ner. nrçahsa-câura.
Y. LXIV, 29; IX, 69, 9b.
m., porteur de la gad'a ou massue (scr.
gadâ); de bar, porter ou var, protéger (au moyen de). PL gatvar.
Y. IX, 33.
G«H(g, gam, 1. (-(- gam, venir, kommen. Goth. giman), venir.
V.-P. gam. Ar. gnal. On en rapproche le PL matano et P. âmadan.
Pot. act. jag'myâm. Yt. X, bb. — âgam, arriver. Imp. 3e p. subj.
âgemafy. Y. XLIII, 8. — Voy. gaidi.
gaya, m. (gvi + ji, gaya, vivere, jîva), vie, être vivant,
visible, corps. PI. P. jân. Y. IX, 4. Yt. X, bb, 71.
gayôdœ, adj. (gaya-dâ), qui donne la vie. Yt. X, 6b.
Iuqj, #ar. 1. gar, gil, vorare, gurges, (3op, Lit. gerli), avaler.
^■**03, gar. 3. (+ jâgar, ypiyopeu), veiller, être éveillé. Part. pf.
jaghâurvcbhh, veillant, vigilant. Yt. X, 7 et suiv.
Voy. aspôgara (Ar. ker).
garamafa, adj. (gara, poison, mai?. Gp. fiopâ. Lit.
gira. Ar. ker), empoisonneur. Le mètre prouve qu’il ne faut pas lire
garemafy. Y. IX, 8b.
garu, f. (mot obscur), chant (gar) ou manducation (gar,
gai). Y. IX, 82.
garema, adj. (gar, briller, brûler + gharma, Qeppt.o,
V.-P. garma. PL P. garm. kr.jerm), chaud; n. chaleur. F. II,
Y. IX, 17. Yt. X, bO.
*V$UQgarewa, m. (qarew + garbh, garbha. Cp. ppe Germ. kalb), fœtus, sein. PL gabr. Y. LXIV, 8.
garônmâna, n. (gara, chant? nmâna), la demeure
du chant céleste, le séjour brillant d’Ahura Mazda. Peut-être aussi
de garahh, honneur; cp. vépaç. PL garôtman. P. garôthman. Yt. X,
32.
gava, m. (+ yvîov), bras (d’êtres mauvais spécialement).
PL gav. Ner. pâm, main. Y. IX, 90. Yt. X, 48.
gavait'i, f. (gâ>), étable. Yt. X, 86.


GAV
— 336 —
GAY
gavairista, adj. (gâ), lait et irista), mêlé au
lait. Y. X, 38.
gavasna, m. (gâ)-sna), nerf de bœuf, gavasnahê,
Yt. X, 128 (composé) d’un nerf de bœuf.
^MMxç^iïUQgavashayana, adj. (gâ) + ski), où est le séjour
des bœufs; abondant en bétail. Yt. X, 15.
gavashiti, adj. (g.-sh.), où les bœufs ont leurs
parcs et étables. Yt. X, 15.
(gâ, pe^àa), aller, venir. P. gâdan, Lit. gâ.
_u».uçd.ujQ£ gâtava, mot obscur ; provient de gâtu ou de gam : qui
viennent du ciel, ou sont en leur lieu. La vers, pehlv. le fait dériver
de gcb; pour elle ce sont les liquides provenant de la vache (?) Y.
LXIV, 33.
m. (gam, gâ), allée, chemin; lieu, siège, trône, G.
I, 5, voie; loc. gâlvô. V.-P. gâthu. PI. gâs, jâi. P. gâh. Ar. gah. Gén.
abl. gâtvo. Yt. XVI, 2.
gât'a, f. (gâi + gâthâ), chant, hymne chanté; spécia-
lement les Hâs, 28-34 et 42-51. PL gâs. Y. IX, 2 ; X, 56 ; XXVIII, 0.
-uMvf(5u>Qgât'wya (de gât'a ou gâ), appartenant aux gâthâs.
PL gâsân. Ner. gâthâbhis, provenant des gâthâs. Y. LXIV, 59. Yt.
XXII. 20.
gâma, n. (gam ou gâ, papa, (3à/xaç. P. gâm. Ar. gam),
pas, allée; gâma frabar, porter un pas ou pied en avant; faire un
pas. Cf. Ar. gâl. Yt. X, 32.
gâya, m. (gâ + gâya), pas.
gâvayana, n. (gœ-yâ), lieu de séjour des bœufs,
parc à bœufs. PL gôslân. F. Il, 33 (100).
m- f- (gu, beqgler + gô, (3ovç, bôs. SL govedo, kuh),
bœuf, vache ou taureau. Ar. kow. PL gô. P. gâv. Tr. p. gôspend.
Gén. pi. F. XXII, 6; II, 33, 35. Y. XI, 2; IX, 91. XLIII, 6. Yt. X,
14, 22; LXIV, 63, 65. 2. viande, chair de bœuf. 3. lait. — Gén.
géus'. Dat. s. gavôi ou gave. F. XXII, 6, ss. —II, 33, 35. Y. IX, 91.
X, 39, 62. XI, 2, 20; LXIV, 63, 65. Yt. X, 14-28.


GU
— 337 —
GRA
>02, 911' 5. (gu, venir, cfr. gva), faire venir, approprier, rendre
propre.à; gûnaoiti, il fait chose propre, il donne. Yt. X, 16.
ujüïQgufra, adj. (gup-ra), profond, élevé. PI. zufra. Yt. X, 25.
fltj>Q2, gush, 6. (+ ghush), entendre, écouter; prés, gûsha. P.
gushîdan. X, XXIX, 8. Caus. gaoshay. Apa gaoshaya, empêcher
d’entendre. Yt. X, 48.
guz, 1. (+ guh, xeyGw, hüten. Cp. custos? V.-P. gud}, cacher,
s’enfoncer.
9Ûzra> acÜ* (9UZ> s’enfoncer), profond, secret; sén-
hœhhô gûzrâ, les doctrines secrètes, profondes. Y. XLIII, 3.
-u|£Qg, gêna, g'ena, fém. (R. gan, S. gnâ. 7^, queen, SL
zena. Ar. vin}, femme.
gerew, 9, 10. (grabh. Ar. grav-el. PI. graftan. P. girif-
tan. V. P. grab); gerewna et géurvaya (géu par épenthèse), part. p.
p. gerepta, saisir. Parf. jigaurva. Y. IX, 87, 88. Yt. XXII, 8, 26.
Yt. X, 13, 93.
— JW â gerew, id. Yt. X, 104. â géurvaya. Yt. X, 104.
— frâgerew, saisir en avançant. Yt. X, 104. Y-
XXVIII, 0.
— haïïÿerew, saisir, s’emparer de. Yt. IX, 51.
$$ logerez, garez, 2. (+ garj, yopyoç. SL garez. Germ.
klage. PL P. garzîdan. A. kardal), murmurer, se lamenter à haute
voix. — gerezhda, impf. moy. 3e pers. s. p. gerezta. Y. XXIX, 1.
Yt. X, 53 ; part. prés. m. gerezâna. Yt. X, 85.
Jw»)> géus urvan, m., l’âme du taureau. Le premier être
créé lut un taureau auquel Anrô Mainyus donna la mort. Après ce
meurtre l’âme du taureau s’éleva au ciel et y devint le génie protec-
teur du bétail. Y. XXIX, 1.
gouruzaot'ra, adj. (gouru, lourd, pénible et
zaotira), qui offre des sacrifices désagréables aux génies célestes
(gouru pris ici dans le sens de guru, gravis). Gouru est gouné comme
aèsma = idhma, etc. Yt. X, 113.
granta, part. p. p. de gram (+ gramm.


— 338 —
CAK
Got. gramyan, s’irriter), irrité. Yt. X, 18, 19, 23, 39, 43, 69, 70,
127, etc.
U G'.
grgna, f. (g'an + han, ghna), coup ; acc. g'enâm, X, 71.
Gén. pl. g'enanâm. Yt. X, 27. adj. qui tue (à la fin des composés).
Ss. ghna, ghni. Yt. X, 27, 71.
faire couler vers; vîg'zhâray (vî, id.), faire couler sur le côté, détour-
ner le cours. Yt. VIII, 34. Id. faire déborder par trop d’abondance.
F. XXII, 18.
mouvement; vîg'zhrâd'ay, détourner le mouvement, contenir. Yt.
VIII, 31.
r c.
-up ca, conj. (+ ca, re, que. Got. A, nih, nicht), et. Pl. c, ac.
V.-P. ca, et.
-up ca, dét. indéf. (cp. cana, ci, etc. de ka), ce, quelconque.
Gén. cahyâ. Y. XLVII, 9.
cahrahhâc, mot obscur (pers. cang, cangal, ongle,
corne; hac, soccus), aux sabots de corne. Pl. carkarcân. Yt. X, 38.
cakusa, mot obscur (cfr. néop. caqu), glaive droit et
mince, ayant au bout deux sortes de crochets pour déchirer les
chairs. Yt. X. 130.
cak'ra, n. (+ cakra, xux>oç? de car, redoublé?), cercle,
roue. Pl. cakhr. P. carkh. Ar. cak'r. Yt. X, 67. Rat'wya cak'ra ha-
cimnô, suivi par, en un cercle digne de lui. Yt. X, 136; roue.
cak'sê, parf. moy. de k'sâ. Y. XLIV, 34, 36.


CAT
— 339 —
CASH.
caVware, nombre card. (+ catvar, quatuor. Got*
fidvar. Lit. ketur. PL cihâr. Ar. corkh. P. cihâr, car), quatre. Yt. X,
123.
uyu&^utofGuycat'waresata, nombre c. (c. sata + catvârin-
çat, quadraginta, etc.). P. cihil. PL cihâl. Y. LXIV, 18.
puvfGutoÿuyfGup cal’waresat'wafy, adj. (préc. + va£),qui
a, dure quarante ans. Yt. X, 16.
cat'warezangra, adj. (c.-z.), à quatre
jambes. PL cihârzang. Y. IX, 63.
cat'rusha, s. m., côté d’un carré; l’une des quatre
directions. PL casrûshûtak. F. II, 33, 34.
car, 1,4. (car, kar, currere. Ar. khar. PL cârtano,P. cârîdam.
Arm. carak-el, paître), aller, marcher; faire aller, âcar, aller vers;
faire avancer vers. Impér. 2e p. sg. act. cairê (p. cairya). Y. X, 39.
Y. IX, 76; XL1I1, 17. — âcar. Yt. X, 112, 137. — Vîcar, traverser.
PL vicârtano. Ar. vajar. P. guz'ârdan, etc.
—fracar, s’avancer, procedere. Y. IX, 59; Yt. X, 113,
marque la succession des actes de la vie. — Carôit'ê, impf. ind. moy.
3e p. duel. Y. IX, 19.
— vâcim car, faire entendre sa voix; nemahha, par
la prière, la voix interne, par la prière mentale ; gaosha, par l’audi-
tion, la parole entendue. Yt. X, 85.
carâiti, f. (car + carî, caratî. Cp. xopa, xopào-tov), qui va,
travaille; jeune fille. PL carâtik. Yt. XXII, 10.
carekaret'ra, n. (intensif de karet'ra + carkar.
Ar. kah. Rac. kar, considérer), avertissement, enseignement. Al. de
kar, faire ; qui fait, qui exécute, agent actif ; instrument. Trad. qui
met en mouvement, propage, cârak kartarîh (de car?). Y. XXIX, 8.
caretu, m. (car), mesure de longueur, espace qu’un che-
val peut parcourir en un jour, sans effort. PL asp-râs, equi via.
caretudrâjahh, adj. (c.-dr.), de la longueur
d’un caretu. F. II, 33.
ÇÜ-up cash (+ cax, annoncer. P. cashîdan. Ar. jashel), ensei-
gner.


CASH
— 340
cis
cashman, n. (cattsh + cakshusj, Å“il, regard. PI.
cashm. Yt. X, 23.
cazdanh, n. (de cash-dâ), enseignement, explication.
cazdônhvafr, adj. (cazdasvafy), de cazdanh (cfr.
caxas), maître spirituel, qui enseigne, interprête. Y. XLIII, S.
câk!naré, 3e pers. pl. parf. act. de kan, aimer. Y.
XLIII, 13.
sp ci, dét. ind. (cfr. cana, quis, n), quelque, quelconque;
neutre dm. 2. N. interrogatif, cil?. Yaç. IX, 3, etc. Pl. cish. P. cih.
F. II, 37.
cifr, indéf. enclitique (= cunque). V. aipiciVîfr. Ss. cid-îd.
Osq. pid.
cify, 1. (cf. kit, citlâ, etc.), remarquer, reconnaître, attribuer.
3e p. s. prés. ind. act. cinasti p. cinatti; part. prés, cinâs, p. cinants.
P. cashîtano.
cit>a, f. (ci, cify, considérer, respecter, expier; cfr. w..
SI. cena), châtiment expiatoire. Pl. tôjîtano.
-juujçGTp citlenâ, adv. interg. (cify-nâ), est-ce que jamais. Y.
XLIII, 20.
cit/ra, adj. (cify, remarquer + citra, Germ. heiter), re-
marquable, certain, évident, brillant. Y. X, 17; XLIII, 16. Yt. X,
112. 2. m. visage, regard. Yt. X, 64. — 3. descendance. V.-P. cithra.
Pl. P. cihar. Yt. XXII, 40.
citlrâ, d’une manière évidente. Gt. IX, 16.
&
cinahmi. Voy. cish (cinasmi).
cinman, n. (ci, ciere, xivéw), tendance, affectus, désir. Pl.
ânitano. Yt. XIX, 33.
cinmâna, n. (ci-nmâna), lieu où se déposent et se ras-
semblent les bonnes œuvres, ou leurs mérites, dans le monde céleste
et où elles forment la richesse spirituelle du fidèle. Il est voisin du
Garônmâna. Yt. X, 32.
cis'ca, dét. indéf. et inter. (+ quicunque, kisca, quisque),
quiconque, qui? Voy. cîca. Yt. XXII, 10.


CISH
— 341 —
JAD
cish, 2, 7. (ci-s, désider. quaeso), vouloir apporter,
accumuler pour quelqu’un, préparer, attribuer, enseigner, montrer.
Part. p. p. cista, enseigné, instruit. F. II, 3. PI. câshîtan. Voy. cîzhdî.
2e p. sg. impér. cîzhdi. Y. XLIII, 16.
cista, f. (= cisti ; cit, citta), la sagesse, cistâm, Yt. X,
126 (acc. p. nom.). Yt. XVI, 1, ss. ciste, voc.
cisti, f. (cit + citti), sagesse, intelligence (p. citti). PI.
frajânakîh, sagesse, science. Y. XLIII, 10. Y. XLVII, 5, 11.
cistivastara, compar. de cistivafy, plein de sa-
gesse (c. + vat). Y. X, 37.
cîzhdî, impér. 2e p. s. act. de cish, préparer, montrer.
Ahûbis' cîzhdî, fais connaître aux mondes. Y. XLIII, 16.
cîca, pl. n. nom. de cisca, — yâ cîca, tous, quelqu’ils
soient.
cû, interrogatif (eva de kva), comment, combien; cû maso,
comment est quant à la grandeur? Cp. Pl. cand. F. V, 68.
cyanghafr (ci-a-gha), abl. pris adverb., de quoi
(provient), pour quelle cause? Y. XLIII, 12.
cvafy, pron. interg, (quantum, kivant, /.oo-o;?), combien?
combien grand? Pl. P. cand. Ar. khanak. F. V, 37.
V-
jaid'i. Voy. jam.
f. (jan + jani), esprit femelle, corrupteur et des-
tructeur; plur. janayô, etc. Y. X, 4, 2, 33.
f. (jan + hati), coup qui abat. Yt. X, 133.
adj. (jag'ar, gar), vigilant. Yt. X, 141.
jag'âurvœhh, part. parf. (jag'ar + jàgr, jâgr-
vahs, "/pvr/opéi»), veillant toujours.
jag'myâm. Voy. gam.
CPÿ.jadi, 4. (gad? lit. jadas), demander, implorer;jaid'yêmi.
V.-P. jad)Pl. jadîtan. Y. IX, 64; X, 19; LXIV, 42, 46, 39.


JAN
— 342 —
JAS
— £o.ü£UJ».u avajad', demander un don. Part. prés, jaid'yahfy,
jaid'yamna. Yt. X, 11, Y. IX, 74.
J.ugjan, 2. (g'an + han, Gev. Lit. ginti. Ar. zenel), frapper,
tuer. V.-P. jan. PI. p. zatan, zadan. Yt. X, 2, 56; Y. IX, 23, 34.
Imper. 2e p. sg. jaid'i.

nijan, frapper, lancer. Yt. X, 101.
düMvjafra , adj. (jabh + gabhîra, paTr-rw), large, profond.
PI. P.jarf, jafr. Yt. X, 14, 112; XVI, 7.
Gaijl jam, 2. (+ gain), venir, arriver; impér. 2e p. s. jaid'i. Y.
IX, 95 (?,.
— jantu, jamyâfy, qu’il arrive, qu’il en soit.
Y. XLII1, 16; LXIV (fin). YCX, 112.
— gjju juj â jam, venir vers. —jam â, venir contre, frapper.
Yt. X, 5, 7g 78.
— aiwijam, venir vers; caus. aiwijâmaya, faire
venir vers, faire avancer, prospérer. — id. shâiti, en joie. Af,
III, 6.
— upa jam, atteindre, pot. 3e p. sg. act. F. V. 32.
— Gft? hémjamaètêfôp. du. moy.),se réunissent.
Y. XLIII/15.
-u)u»uÿjavara, m. (ju), qui excite, fait avancer; javarô, nom.
(ou gén. de javar, pour l’excitation). Y. XLVII, 8.
jas, 1. (inchoat. de jam, cfr. gaccha, pâma), venir, arriver.
Y. IX, 10, 11; X, 40; LXIV, 23. Yt. X. 24.
— Jû> us jas, s’élever, s’en aller; ahmâi, pour celui, l’a-
bandonner. Yt. X, 19.
nijas, aller en dessous. F. V. 28, 33.
— pairijas, venir autour. Yt. X, 83, 89 ; venir
honorer; subj. moy. Ie p. jasai. Yt. X, 6. Y. XXVIII, 2.
— _u).u£) para, frajas, aller en avant. Yt. X, 101.
F. V. 28, 32.


JAS
— 343 —
TAU
— vîjas, aller au loin, s’étendre. Y. LXIV, 19. Yt. X,
88, 89.
jasti* f. (p, jad-ti), demande, supplication.
ïtyuÿjahi, f. (jahh+ jas, s’élancer, frapper), démon femelle de
l’impureté. PI. P.jah,jih.
jahika, f. appartenant à la jahi ou déva femelle de
l’impureté, courtisane. PI. P.jah,jih, Ner. véçya, courtisane. Y. IX,
101. Yt. XXII, 36.
.^ïhu^ÿjigaurva, parf. de gerew, saisir, q. v.
autre forme de jam, venir. Subj. impf. 3e p. s. act.
jimafr. Y. XLVII, 11.
uuGjyjïma, mot obscur (dejam, venir), peut-être jiman, venant,
qui va, ou jima, f. venue. Voy. keredusha. Y. XXIX, 3.
-uwyjuya, adj. (jvi, vivus, f3ioç, R. gviv, d’où : jîv et ju, juy),
vivant. PL zîvandak.
,, m. (jabh,jafan + jabh, yapyy, Ar. gafa), profon-
deur ouverte, gorge de montagne. Abl.-gén. sg.jâfnvô; pl. acc. jàf-
navô. F. V. 1, ss. Y. X, 13.
-MMg, jya^ f- (jyâ, Lit. gyé), corde d’arc. P. zih. Yt. X,
113, 120.
jyajata, adj. (j.-jan), frappé, lancé par la corde de
l’arc. Yt. X, 39.
TA.
jüço ta, radical du pron. démonstr. (+ ta, to, is-te, Germ. ta,
the, de-r), voy. ha.
üjp.uçd taibyô, forme incertaine, peut être altérée; semble être
employé pour le datif de tvam ou d’un pronom possessif ta (comme
ma) : lire taèibyô? Yaç. XLIII, 6.
tauruna, adj. (+ taruna, tener, rty»), tendre, jeune,
Y. X, 21. Spâ tauruna, chien jeune ou chien de luxe. Pl. tarùk.
P. tar, |Âr. tharm?


TAU
— 344 —
TAN
taurv, 10. (+ turv, rpâ„¢, SI. truti), frapper, accabler.
PI. tarvînîlan. Y. XXVIII, 6. Yl. X, 34. Part. prés, taurvayanç. Y. IX,
152.
taècify (tê-cify), nom. pl. de ta. Y. IX, 23, p. acc-
par attraction.
taokhman, n. (+ tôkman, téxvov, Pl. tukhmak, Ar.
tohm, P. tûkm V.-P. tauma), semence, germe (race). F. II, 33, 36.
tanja, adj. (tanc?), actif. Superl. tanjista. Y. IX, 47;
XI, 20. Ar. t'anzr.
tak'ma, adj. (tac + takvan, Ta^ûç), prompt, ferme,
fort. V.-P. takhma, Pl. takîk, takhm, P. tahm, Pr. thagi. XXII, 7. Yt.
X, 63, 70, 127, 140.
taktsh, 1. (tac + s), désirer courir, presser à la
course. Pl. tacînîtan. Y. X, 54.
jzuço tac. 1. (tak courir, Lit. tekti), courir, couler. P. Pl.
tacîan, P. Zafc/ztoi,. Arm. thazel? F. V. 58.
— fra tac, couler. Y. LXIV, 12, 13, 16.
— -ujj-ujjjjjçô tâcaya, caus., faire couler, répandre.
— fratâcaya, id. sur une longue étendue. F.
II, 32.
— apatac, reculer en courant. Y. IX, 39. F. V, 42.
S’écouler, perdre ses eaux. Apatacin (en), 3e p. pl. jmpf. — Part,
prés, tacinfy. Yt. X, 20.
tacafyâpa, adj. (tac.-âp.), qui fait couler les eaux.
Yt. X, 6. '
adv. enclit. de valeur incertaine; exprime peut-être
une idée de généralité. F. V, 1.
tan. 8. (tan, ten-dere, Germ. thangan, dehnen), étendre,
amincir. Pl. tanûtan. P. tanûdan, tanîdan. Ar. tanil.
tanu, f. (lan 4- tanu), corps. Pl. tano, P. tan, tanah,
Yt. X, 11, 21, 23, 108, 122. Y. IX, 65, 10, 22. Gén. tanvô. Yt. XVI,
7. Dat. tanuyê. Yt. XVI, 17, 19.
tanu, monde des corps, être corporel. Yt. X, 142.


TAP
— 345 —
TIS
jjàjçô tap, 1, 10. (tap, tepeo, rtypx. PI. P. tâpîdan. A. tapit}.,
brûler.
tafs, J. inchoatif de tap. Impart. 3e p. s. tafsafy. P. taf-
sîdan, tabsîdan, tafîdan, taftan. Y. IX, 36.
taras, prép. (+ tara, tiras, trans), à travers, au dessus
de; tarasca zaoshdm, contre le bon plaisir, malgré. V.-P. tara. Ar.
PI. P. tar. Yt. X, 13, 108.
tares, 1. (tras, rp*», tre-mere), trembler, avoir peur.
PI. P. tarsîdan. V.-P. tars. Voy. teres.
Gaus. t'râohhaya, q. v. PI. tarsînîtan. P. tarsînîdan. Yt. X, 36,
101, q. v. — Part. pas. tars'ta. Y. IX, 39, 36. Yt. X, 101.
tarômanyê, 4. (tarô-man), mépriser.
tarsti, f. (tares), crainte. P. tars.
tavi, adj. et subst. (tu + tu, raùç), puissance; puissant.
Trad. : voleur, tarftâr, stênâ. Y. XXIX, 1.
fjO-uy tash. 2. (+ tax, texo, ts%, SI. teshati. Ar. tashel. PI. tâ-
shîtan), fabriquer, former. Aoriste 3e p. sg. act. tatashafy. Y. X, 26.
tâst. Y. XLIII, 7. 3e p. s. ind. prés. act. tcîs'ti. F. V. 10 : il fend avec
la hache et forme en morceaux de bois propres à être brûlés. Y.
XXIX, 6; XLIII, 6.
tashan, m. (tash + taxan, téktwv), formateur, créateur,
PI. tâshîtâr. Cp. P. tashtan, hache. Y. XXIX, 2.
ajy tashô, m. (p. tashan}, part. prés, de tash, formateur,
ou nom. du précédent.
XUjlmçû tâyu, m. (stâ, se cacher + tâyu), voleur. Y. IX, 69; X, 14.
tâst, imp. 3e p. s. de tash (conjugué à la 3e cl. p. ta-
stech, tigh. V.-P. tighri. Ar. têg. P. têgh), pointu, acéré. Yt. X, 39,
113.
tisharô, nomb. card. tisras), trois; tisharô est
pris aussi dans le sens de trois fois (comp. tisras, tishras). Voy. thri.
F. II, 38. F. XVII, 17.
22


TIS
- 346 —
TEM
tis’trya, m. (tvis? + tishya), astre appartenant au
monde mythique de lEran, gardien de l’Orient. Sa présence sur
l’horizon amène la pluie. — Peut-être l’étoile Sirius. PL P. tisht-ar9
tashtar, tîr. Yt. VIII, passim. Yt. X, 143.
j-ddJÇô tizh-i, adj. (tizh + tij, aiguiser, percer), aigu, per-
çant. PL P. têz, têzh, têj. Le radical peut être tizhin ou tizh.
tizhiasûra ; lis. tizhiasrua, adj. (tizhi et srva,
cornes, ongles), aux sabots pointus; ou lizhisûra, aux défenses
pointues. Yt. X, 70, 127.
jçd'tylftnebjçd lizhiarsti, adj. (t.-ars'ti), à la lance pointue. Yt.
X, 102.
tizhidâstra, adj. (tizhi-dant), aux dents poin-
tues. Yt. X, 70, 127.
>ço tu; 1. (+ tu, tueor, ravi/œ); pouvoir, avoir la puissance de;
subj. act. lère p. sg. tavâ. Y. XXVIII, 4. PL P. tûbânistan. Cp. tû-
vân, tûbânîk. Ar. teuel. Voy. aiwitu; fratu.
tush 10? déposer, laisser tomber ; upatush, amasser, en-
tasser, faire tomber ensemble. Gp. P. lujîdan, tûkhtan.
tû, gt. p. tu, part, explét., affirmative (+ tu, fo), certes.
Yt. VIII, 8.
tûirya, nombre ord. (turya, p. caturya), quatrième.
Y. IX, 40, 67.
tûirya, adj. (tûra), du Touran, de race touranienne.
Descendant de Tûr fils puiné de Thraetaona qui avec son aîné Çalm
tua le plus jeune Airaj. Souvenir des hostilités constantes des toura-
niens, turcs, etc. et des assyriens contre l’Eran. Y. XI, 21. PL tûr,
tûrân. P. tûri.
6^ tûtn p. tvam, pron. pers. 2e pers. sg. nominatif (+ tvam,
tu, Germ. tu, thu, P. tû. Ar. dou. V.-P. tuvm. F. II, 1.
temahh, n. (tam? + tamas. Lit. tamsa), ténèbres; loc.
temôhva pour temashva. PL P. tam. Yt. XXII, 33. Plur. temœ. Yt.
X, 30.
temahhâd'a, abl. ou forme adverbiale; du fond
des ténèbres. Yt. X, 141.


t'ra
ter — 347 —
teref. 2. (cfr. trap, rpé™, arpê^a), détourner, enlever; pot.
terefyâm. PI. tarfînîtan. Cp. tarfand, tarfanj. Y. XI, 17.
teres, tares. 1. (+ tars, tras, tremere, Tpév, L.
triszeti), trembler, craindre. Frateres, id. haca, trembler devant, à
cause de. Yt. X, 69, 97, 134.
tevîshi, f. (tu + tavishî), puissance, prospérité. P.
tôsh. PI. tuvâishn, tûvishn. Y. XLVI1, 6.
P* acc* Pl'
toi, dat. de tvam. Y. XXIX, 2. IX, 11.
tàFra, adj. (tam + Lat. têter, tenebrœ, Ger. clünster),
ténébreux, obscur. Yt. XVf, 16. PI. P. tcîr.
acc- v°y*
-u»^o tva, rad. pron. pers. 2e p. sing. Voy. Grammaire, pronoms
personnels (ru, tu. Cp. téoî, tuus, lit. taras). PI. P. tû, tô. Ar. clou.
— tvém, nom. p. tvam. — Abl. t'wahmâfr, par toi même.
Y. XXVIII, 11.
t’anvana, m. (tan, tvar, Ar. khar + dhanvan, tava-
ra), arc. Yt. X, 39.
t’anvare, n. id. F. XVII, 29. PI. snavar.
t’anvaretij. (duprécéd.), arc ou carquois.Yt.X,128.
t’aîij, 10. (de tan ou cfr. ra^, tak, arranger), tendre,
bander. Yt. X, 39. Atteler. PI. takhtan.
— t'anjayâonti, s’attachent, peut-être ten-
dent les traits, tirent. Yt. X, 136.
t’âtairyô, lis. t'râtairyô, ac. pl. de t’râtairi, chose
propre à l’entretien (de t’ra + trâ Pl. srâidan); ou k’âtairyô. Voy.
ktâtairi. Yt. X, 14.
T'raètaona, n. pr. ni. (Scr. Thrâitana, rpt?™),
personnage mythique transformé en roi de YEran et célébré par Fir-
dousîsousie nom de Féridoun, libérateur de la Perse. Il semble n’être
que la personnification de la force qui agit dans l’éclair, fend le
nuage noir et paraît produire la pluie. Azhi dahâka, sa victime, serait


T'RA
348 —
TR'I
le génie démoniaque du nuage orageux qui retient la lumière et les
eaux pluviales. Les légendes qui en font un souverain éranien, lui
donnent trois fils entre lesquels il partagea la terre; ce sont Tur qui
obtint le Touran, Eraj qui reçut YEran, et Çalm, les pays sémitiques.
PI. P. frêdôn, frêtôn. Ar. hrodan. Y. IX, 24.
t'raos'ta, m. (de t'rush, développ. de t'ru, dru,
couler, aller, atteindre), écoulement, achèvement. Yt. XXII, 7. Litt.
avec l’écoulement de la nuit, vyusâ, jusqu’à le apparaître de la lu-
mière.
t'râtar, m. (Vrâ + trâtar), nourricier, protecteur.
Nom. t'râlâ(ca). F. II, 13, 13. Yt. X. 41.
t'ri, nombre card. (-(- tri, très. Germ. thri, drei), trois;
nom. Vrâyô. PI. sî. P. sih. Ar. erh.
t'rikameredla, comp. (Vri-k.), à trois têtes. PI.
si kamâr. Y. XXIX, 25.
t'rik'sapana, n. espace de trois nuits (t'ri-k'.),
acc. adv., trois nuits, pendant trois nuits. Al. t'rik'shaparem, id.
Yt. X, 122.
Vrita, m., personnage mythique, inventeur de la mé-
decine et père de deux héros légendaires; il descendait de Yirna. Il
est dit le plus utile et bienfaisant des Sâma. Voy. ce mot (Cp. Trita,
rpîro, etc.). PJ. P. srît. Y. IX, 20. *
t'ritya, nombre ord. (+ trtîya, tertius, ™toç. Goth.
thridya), troisième. PI. sitîgar. Y. IX, 28.
Vrima, m. (Vrâ + trama), nourriture, protection, con-
servation. + PI. srâyîshn, palishnîh. Y. IX, 84.
t'risatagâya, comp. (t’r.-g.), distance de
trente pas; acc. t'risatagâim(p. gâyam), à trente pas de. F. XVII, 12.
.Vrisatem, n. card. (t'ri-sat. + trinçat, Tpidw™, tri-
ginta), trente. PI. P. sî. Ar. eresoun.
trisat’wab, adj. (t'risata-vai), qui a, dure
trente ans. Yt. X, 116.
l'rishva, m. (t'ri), un tiers. Au Y. XI, 21 ce mot dé-
signe .une division de la terre; mad'emé l'rishvê, dans le tiers du
milieu.^Pl. srîshûtak.


— 349 —
t'r — 349 — t'w
t'rizafan, adj. (t'ri-z.), à trois gueules. PI. sizafar,
Goth.
t’rmnhay. 10. (trâsay, terreo), causatif de tares
(tras), trembler; faire trembler; aiwithr., paiti thr., répandre la ter-
reur. P. larsânîdan. Yt. X, 41.
Vràfahh, n. (+ tarph, rptyto), jouissance, nourriture.
Yt. XIX,^32.
t’râfd'a, adj. (l’ràfanh-dxî ou part, de Vràfj,
jouissant, prospérant. Y. IX, 67.
t'ryayarem, adv. (Vri-ayare), pendant trois jours.
Acc. d’un comp. t'ryayara? Yt. X, 122.
Vwa, pron. poss. 2e pers., tien (tva, tsô;, tuus). Gén.
f. gâth. £'îwz/^60.Y.XLVII,8.Loc.t'wahmi. Y. XLVII, 4, 7.V.t'wcî.
t'wak'sh. 1. (tak'sh + tax, tvax), agir avec zèle,
force. PI. iûkhshîtan. Yt. X, 14.
— t'wak'shemnô, part. pr. m. se hâtant. F,
XXII, 52.
-HÇfdyuwfâ t'wak’sha, adj. (twaksh), fort, vigoureux. PI.
tûkhshâk, P. takhshâ. Y. XI, 26.
Vwak'shahh, n. (t'wak'sh + tvaxas), soin
empressé. P. tôsh. Y. XXIX, 2.
Vivait, abl. de t'iva, toi. F. II, 2. (+ tvat).
t'wares. 1. (tar, tur), couper, tailler, former; t'wa-
rôzhdûm, imparf. 2e p. pl. moy. Y. XXIX, 1.
— avi — tailler dajis. F. V. 10.
— -ugj> upa — couper, F. XVII, 4. upaVwaresenti, upat'wer-
sahha. F. XVII, 10. — Frât'weres, id. Y. XI, 20, Yt. X, 50.
t'warsta, p. p. (t'wares), coupé, délimité;
Vwarstahê zrûâyu, à l’époque délimitée, fixée. Voyez zrûâyu. Yt.
VIII, 11; X, 55.
Vivâ, instrum. de tvam, employé comme génitif ou
possessif : de toi, tien, Y. XLIII, 10, etc., ou pron. poss. avec allon-
gement en composition. Id. acc. du même pronom. Y. XLIII, 1, ss.


T'W
— 350 —
£bi
t'wâvafy, adj. (t'wa), semblable à toi, dépendant
de toi, tien. Nom. t!vâvâs. Y. XLIII, 1 ; XLVII, 3.
t'wâsha, adj. (t’wak’sh), se hâtant. N. adv. vite,
tout de suite. Y. XI, 20. Yt. X, 53.
t'wâsha, n. (t'wash + tvac, recouvrir? Al.tvaska,
vide, d’où S. tuccha, id. Lat. tesqua), firmament. PI. svâsh. Yt. X,
66.
'Vwôres’tar, m. (l'vares), qui coupe, forme.
Cp. tvashtr. Y. XXIX, 6.
t'wya ou t'waya, f. (t'wi + tvish, être en émoi), ter-
reur. Yt. X, 23, 37.
bkaèsha, 1. m. £, (préfixe p. da, ou de), et kêsh,
arranger ; ou métathèse pour tîk'sha, (dîxa), loi, doctrine, coutume
légale, ordonnance de justice. — 2. adj. possédant, réglant les lois,
la justice, etc. Y. IX, 10. PI. P. kêsh. Ar. k'êsh.
tpbaèshahuhafy, adj. (tpbaêshahh-vat, fybish),
animé de haine, ou causant des maux. Yt. X, 76.
fybaèshahh, n. (dvaèshahh + dvêshas), haine,
nuisance. Y. IX, 3d, 60. Yt. X, 34, 76.
(’baèshava^, adj. (fcbaèshahh), qui hait, nuit.
Y. IX, 60, 85. '
& jff*1»/>JJy■**)& iïbaèshôtaurvanfr (id. taurv), écrasant la
haine! Y, IX, 59. '
fybish. 4, haïr, nuire, laire tort (de dbish, ibish, comp.
i>bi pour dvi + dvish. o-tSW-), part. pr. èbishyafc; part. p. p. frbis’ta,
offensé (dvishta). Yt. X, 11, 75, 76; 28, 109, 111.
— -“£)> uPa id- Yt. X, 18.
bbishis, n. (R. dvi?), partie du doigt qui se plie,
phalange; opposé à erezu q. v. F. XVII, 20.


DAI
351 —
DAO
D.
.x>(53L^ dait'yàn. Voy. dâ, d'd. — uzdâ, p. 356.
daidîfy. Pot. 3e p. s. act. de dâ, Y. XXVIII, 2.
(oJàaa daid'ê, parf. moy. 3e p. s. de d'â : a fondé. Yt. X, 79,
80.
daibitâna, f. (dab + dabh), tromperie. Y. XLVII, 1.
daibishvafc, forme développée de dbishvafr p.
dvishvafc, (dvish), ennemi, qui hait, cherche à nuire. Y. XXVIII, 6.
daiwi, f. (dav + dabh, Ar. daü), tromperie, fourberie.
F. II, 37 (118).
daèna, f. (di, voir, considérer + dhî, PI. P. dîn. Ar.
dênj, doctrine, loi. F. II, 1-3. Yt. XVÏ, 1 (daênâm acc.). — 2. nature,
intelligence. Yt. XXII, 9,11. — ayâ daènayâ, selon ce rite. Y. XLIII,
9-11 ; XLVII, 4. Yt. X, 92. Yt. XVI, 15, 17, 20.
Voc. daènê. Yt. VIII. 23, 29.
daèman, n. (dî), vue. P. dîm, Arm. dêm. Yt. X, 48.
daèmâna, n. (dî), regard, œil; dad’âiti daèmâna^
il fixe ses regards. Yt. X, 107.
daèva, m. (div, dêva, fà>ç, dîvus. Lit. deva, esprit. P.
dêv. Ar. deu), mauvais esprit, compagnon d’Anrô Mainyus. Yt. VIII,
21, 28. F. XVII, 28, 29. Y. XXIX, 4; IX, 60. — daèvô, acc. pi. F.
XVII, 28.
daèvôdâta, adj., (daèva-dâ), créé, fait par les Dê-
vas (dêvahita).
daèvya, adj. (daèva), appartenant aux Dêv as, du
nombre des Dêvas. Acc. daèvîrn. Y. IX, 26.
daèsaya, caus. de dis dêçaya, zeigen). Impf. Ie
p. sg. act. daèsaèm ; %e>daèsayô. F. II, 3, 6. Voy. suivant.
— uMM&jÿuyijv fradaèsaya, montrer, enseigner.
daoshastara, ad}, (daosha— dôshâ. P. dôsh),
situé du côté de la nuit, de l’occident. PL dôshastar. Yt. X, 104.


DANH
— 352 —
DAD
danhu, f. (das + dasyu? P. deh. Ar. deh. PI. dahyu.
V.-P. dahyâus), contrée, région formant un gouvernement. Voy,
zantu, vîs. Gén. danhéus'. F. II, 38. Acc. danhaom. Yt. X, 2, 26.
Nom. acc. pl. danhâvô. Y. VIII, 29. Yt, X, 4, 28, 40, 29, 78, 101.
Abl. danhaofy. Yt. XVI, 12.
danhuiric, comp. (d.-ric), qui fait périr le pays.
Yt. X, 73.
danhupaiti, comp. (d.-p.), chef de danhu ou de
gouvernement d’un pays. Pl. dahyûpat. Ar. dehpet. Yt. X, 8,17,18,
78, 83, 143. Y. IX, 83.
danhupâperetâna, comp. n. (d. pâp.),
lutte entre pays pour la possession des pays. Yt. X, 8, 47.
danhu frâd'ana, comp. (d.-fr.), qui déve-
loppe, fait prospérer les pays. Y. LXIV, 6.
danhusasti, f. (d.-sas), gouvernement de con-
trées. Pl. rôstak, contrée. Yt. X, 87.
dak'ma, m. (dans, détruire; dagh, abandonner? Pl. P.
dakhm, dakhmah), cimetière zoroastrien; champ entouré de murs,
dans lequel on expose les cadavres pour que les chiens et les ani-
maux sauvages les dévorent et les fassent disparaître; la loi maz-
déenne défendait de les enterrer ou de les brûler. Ce qui rend peu
probable la dérivation de dagh. brûler. F. V, 32.
dak's'ta, n. (+ dax, dex, développement de das),
signe, marque. Pl. P. dakhshak. F. II, 37. Ar. dashtan.
dag'a, adj., mot obscur (dazh), ardent; ou (dah, daha-
na, dâgha), méchant. Cp. P. dâgh. Vt. VIII, 21.
datJa$. Imp. 3e p. de dat’ p. dad', donna. Y. XI, 17.
dat'âna, forme particip. id. donnant. Y. IX, 99.
dat'âni, Ie p. s. subj. id. je veux donner. F. XXII, 8.
dad, 2. forme abrégée du radical dada, dad'â ou racine
spéciale secondaire = dâ (+ dad, dedere). 2epers. sg. impér. dazdi.
Y. X, 23. Yt. X, 33. Voy. dâ.
dud'afy, part. prés, de d'd; constituant, créant, créa-
teur/Nont dad'ô. X. X, 23.


DAB
353-
DAR
dad'vâo, part. pf. nom. dedad1, créateur. F. XXII.22.
|aj>^ dabaèshanh, n., haine, nuisance (dévelop. de
dbaèshanhj. Y. XXVIII, 6.
dar (+ dhar, firmus, Lit. dereti. Qep-omw), tenir, porter.
V.-P. dar. PI. P. dâshtan; rad. dar. Ar. tanil. Caus. dâray. Part. p.
p. dereta. Yt. X, 125.
— widar, s’attacher en se laissant tomber (nidârafc). Yt.
XIX, 34.
— vîdid'ar, porter successivement dehors. Voy.
$ad'. Yt. XXII, 7, 25.
— vîd'âray (caus.), soutenir, tenir. Yt. X, 28, 48.
dar (+ dar, fcipu? P. darîdan), déchirer, fendre.
daregâyu, adj. (darega = daregha et âyu, âge +
dîrghâyu), qui vit, dure long, longaevus. — Acc. n. s. pris adverb.
pendant longtemps. PI. dîrjânîh. Y. XXVIII, 6.
gla <3 dareg'a, adj. (+ dîrgha, <5\>>i/oç), long, de longue du-
rée. V.-P. dranga. PI. P. dîr, dirang. Y. IX, 74. Yt. X, 77, 79, 104.
Yt. XIX, 31.
dareg'em yasnem yazânô, faisant,
accomplissant le long Yaçna. Yt. X, 138. Il s’agit, en cet endroit,
des rites non des infidèles mais des dissidents; on ne peut déterminer
exactement en quoi ils consistaient.
— dare$ em' n* a(^v’ l°ngtemps, en beaucoup de temps,
longtemps après. F. XXII, 17.
dareg'aars’taya, adj. (d.-ars'taya), à la lon-
gue hampe. Yt. X, 39, 102.
dareg'u, m. autre forme de drig'u, q. v. Yt. X. 84. Nom.
dareg'ôgava, &d).(d.-gava, main, membre, yuîov),
aux longues mains; qui atteint de loin. PI. dîrgav, dîranggûv? Yt. X,
97; XXII, 42.
dareg'ôjîti, f. (dareg'a-ji), longue vie. PI. dîrji-
vishnîh. Y?IX, 66.


DAR
— 354 —
DAZ
dareg'ôyasta, adj. (dareg'a-yaz), honoré
longtemps, constamment. Yt. XXII, 14.
darena, f. (dar, tendre + dîrna, SI. dira), gorge de
montagne, allée étroite. Yt. X, 28.
dares. 1. (+ darç, $ép*, Germ. tarh, trac,ht, Ar. tesanel?).
voir. Parf. dâdaresa. Y. IX, 4; XXVIII, 5. Yt. XXII, 10.
dares’, n. (dhrsh, Qapv), hardiesse, hardi. Y. XXIX, 1.
darez, 1. (+ darh, fyàauw, tragen), tenir ferme, retenir.
Caus. darezay. Yt. X, 48.
darshni, adj. (daresh + dliarsh, fapr. Lit. dirsti), ferme,
puissant. Yt. VIII, 33. Al. darshi.
dav> du. (du + duvas, fou, Germ. zuwen, ziehen),
courir, couler.
— fra dav, couler en avant ; avi fradav, couler par dessus. F.
V, 71.
davâili p. davaihti, part. prés. tém. (dav + dabh.
Ar. dav), trompeuse, rusée. Y. IX, 63.
dasan, nom de nombre (+ dasan, decem, tfixa, taihun,
teen, zehn. Ar. lasan), dix. Nom. acc. dasa. Y. XLIII, 18. Yt. X, 24.
dasema, n. offrande, collation de bien; comp. daçasya,
dâsmaini, dasvare, dâç, dâçati, etc. Rac. second, dad développée
par s. Y. XXVIII, 9.
dasema, nombre ord. (dasa + daçama, decimus, Germ.
tente, zehnte), dixième. PI. P. dahùm.
dasva, p. dad'-s’va, impér. moy. 2e p. s. de dad'â.
c
— nîdasva, dépose. Yt. X, 32.
dasvare, n. (das), don, cf. dasema, déMy-u, decus? Y.
IX, 56; X, 17.
dashina, adj. (das + daxina, dexter, SI. desinu),
de droite, méridional. Ar. P. dashn. Yt. X, 99.
dazh. 1. (+ dagh, dah, Lit. degti. Germ. dag, tag), brû-
ler PL dazîtan. Ar. dazh-tazhanil.


DAZ
— 355 —
DA
— handazh, consumer. F. V, 32.
dazdar, m. (dad', dad-tar), créateur, formateur ou do-
nateur, — s'kyaot'nanâm anhéus' mazdâi. des actions, de l’ordre
de choses qui appartient ou tend à Mazda (Ahuna Vainya, 2).
dazdi, impérat. 2e p. s. de dad (comp. dêhi). Y. X, 23.
dazdyâi, infin. de dad pour daddyâi (prop. datif d’un
nom verbal) pris comme impératif. Y. XLIII, 1.
uÿutyuÿ dahaka, adj. (das), meurtrier, destructeur. Y. XI, 19.
PI. dakhshakfî).
dahâka, m., nom du serpent tué par Thraètaona (dé-
mon du nuage orageux?) transformé plus tard en oppresseur de l’Eran
(R. das, dâs, attaquer, faire périr). Y. IX, 25.
dahma, adj. (+ dans, das; dasma), doué d’un pouvoir
religieux, surnaturel; pieux. Subst., pouvoir surnaturel. PI. P. dah-
mân. F. XXII, 16. Yt. X, 16. 137.
^00^ dahmô pairista, adj. comp. (d. p.), péné-
tré de pouvoir surnaturel, ou purifié par les prières. Pehl. dahmân
nakîrît, vérifié par les dahmas.
dahvyu. Gath. p. danhu.
dâ, 3. (dadâmi ou dad1 ami + dâ, dare, dtâvyA., Lit. duti.
SI. dati), donner.(PI. P. dâtan, dâdan. Ar.dnel,tal). â dâ, remettre;
âdâm, j’ai confié, hôi daman, ses créatures. Y. XLVII, 7, amâi da-
d'â, livrer à la puissance, donner la puissance. Yt. X, 26. Dat'âni,
Ie p. subj.-imp. F. XXII, 8 Voy. daVafy, dat'âna.
Radie, dad. Dasti. Y. X, 44. dazdi. Y. X, 23; Yt. X, 33. — dadat?
(subj.), XXIX, 9. — dazdyâi, inf. Y. XLIII, 1.
Aor. dâ. Dâitê. Y. XLIII, 19. dâtâ, impér. 2e p. pl. Y. XXIX, 2.
dâidî, id. sg. Y. XXVIII, 6, 7. dâyâb, pot. 3e p. s. Y. XXIX, 7.
dâyata, id. 2e p. pl. Y. XLIV, 41. dyâi, inf. Y. XXIX, 8. Voy. dâidî
dconhê, dtvs', dâb. Y. IX, 72, LXIV, 9. Yt. X, 3, 107. Y. XLIII, 15.
Part, daid'ê. Yt. X, 79, 80.
— pairidad'â, livrer, abandonner, consacrer. Y.
X, 41.


DA
356 —
DAT
dâ ou d'â (+ dhâ, Ge, de. P. dadan. Ar. toi. Germ. thzin,
dûn, Lit. deti}, établir, constituer, former, créer. Pot. 3e p. sg. dai-
dyafc. Y. XLIII, 10. daidify. Y. XXVIII, 2. — Parf. moy. gt. dadê.
Y. XXVIII, 4. Voy. dâb, data. — Impf. m. 3e p. s. dasta.
Aor. act. (dâ), dâf>, 3e p. sg. Y. XLIII, 3; XLVII, 4; XXIX, 10.
dydm (pot.). Ie p. sg. XLIII, 14 (ou de dâ, donner).
uzdâ, tenir levé, élevé vers le ciel dans le sacrifice.
uzdasta, éleva. Yt. X, 90, 91 ; élever, construire, uzdait 'yàn, 3e p.
plur. pot. qu’ils construisent. F. V. 36.
— nid'â, déposer, placer. Yt.X, 32. Impér. 2e p.nidasva.
— nidyâlàm, soit abattu. Y. XLVII, 7.
— paitinid 'â, déposer sur, imprimer sur, abattre,
F. II, 37. part. p. paitinid'âta.
— _uço.W£^»jçd'>.ugj paitivîd1 âta ; tourné vers, arrêté sur. Yt.
X, 64.
— jmæjvJV frâd'â, poser en avant, développer, faire croître,
étendre sur'la terre. Yt. X, 1. — Caus. frâd'aya. F. Il, 13, 13.
Impf. 1, 2e p.
dâiti, f. (dâ, donner + dos, SI. dati), don, colla-
tion. Y. LXIV, 41.
dâitya, adj. (dâta), conforme à la loi, à l’ordre; con~
venable. Y. LXIV, 10.
dâidî. Voy. dâ.
dâfy, subj. aor. de dâ} 3e pers. sg. Yt. XVI, 7. Yafy hê dâb
afin qu’elle lui donnât.
dâf, (adâfy), aor. 2e f., 3e p. s. de d'â : a formé, créé.
Y. XLIII, 3; XLVII, 4.
dâta p. p. p. de d 'â, créé, établi. F. II, 10; de dâ. Yt. X, 33.
dâta, n. (dhâ, Ostôç, PI. P. dâd. Ar. dat), chose établie,
loi. F. V, 68, 69.
dâtar, ra. (d'â + dhâlar, 6e->jp, thaterj, qui forme,
constitue; créateur. Voc. s. dâtare. 2° (dâ}, qui donne (dâtar, dator,
iïurtp). PI. P. dâtâr, dâdâr. Plur. dâtârô. LXIV, 2.


DAT
-357-
DID
dâtôrâza, adj. (comp. de data et râz, commander,
arranger, ordonner) ; qui règle, arrange les lois et les institutions
(sscr. râj, commander). PI. dâtorâstâr. Y. IX, 32.
dâtôsaoka, adj. (dâta-su), qui fait prospérer la
loi. Yt. X, 25.
dâtfa, m. (dâ,d'â),créature. Y. XXVIII, 10, ac. dât'éng.
>|w^ dânu, adj. (dav + dânu), qui coule, qui est arrosé. P.
dânûk.
daman, n. (+ dhâ; dhâman, Ar. toum, toman), créature,
chose constituée. Acc. plur. daman, Y. IX, 15. —Loc. pl. dâmôhu,
Yt. X, 6, 92. Yt. X, 54, 142, 143; XXII, 9.
dâmi, m. (dâ, d'd), formateur, créateur.
dâmi, f. (dâ, <5aw, savoir + Géfztç), sagesse, intelligence.
Pl. dânâk, sage. Yt. X, 66.
dâmid'âta, création de sagesse, créé par la sagesse
ou selon la sagesse; sage. Y. X, 26. Yt. X, 61, ac. sg.
dâmôis' upamana, n., termes obscurs si-
gnifiant littéralement ce qui reste dans l’esprit. D’après la tradition
c’est la malédiction que l’on profère intérieurement et dont les résul-
tats sont aussi terribles qu’inattendus. C’est aussi le génie de cette
malédiction; il est représenté au Yesht X, 127, sous la forme d’un
sanglier.
dâray, caus. de dar, faire retenir, retenir. Y. XI, 13.
— vîdiâray, soutenir. Yt. X, 28, 48.
dâvôi, datif d’un nom verbal (dâv. ?), dérivant de dâ ou
du, donner ou faire. Ce mot est pris comme infinitif avec le sens
d’un impératif ou d’un subjonctif indiquant le but, le terme. Y.
XXVIII, 2.
di, pron. dém. ce, celui-ci. Acc. dim, celui-ci, ceci, ce qui
est en question ; au Farg. XVII, 5, il désigne les bouts des cheveux
coupés. (V.-P. di). F. V, 6. Yt. X, 1, 37. Yt. XIX, 51.
did. 1 et dî (+ dîdhî, fofon, o;), voir, âdid'aiti, il regarde,


DID
— 358 —
DUZH
inspecte. Yt. X, 13, 81, 96. Part. prés, daid'yanfy (intens. de dî?). Yt.
X, 48. V.-P. dî. PI. dîtan. P. dîdan. Cp. Ar. dêl.
div. 4. (div. 4), jouer, s’amuser, âdîvya, se plaire en une
chose. — ashahyâ, dans la sainteté.
jû22 dis. 4. (+ diç, Jehwvpt, dico, Germ. zeig, teih), montrer, in-
diquer. Gau s. daèsay, q. v.
dis'ti f. mesure de longueur de valeur inconnue, moitié
d’un vît asti. Distîm (acc. sg.) de la hauteur d’un disli. F. XVII, 14.
ai ^^2^2 dîdad'a, adv. (di, démonstr. dad’cï; comp. îdad'aj, là.
Y. LXIV, 39. yô dîdad’a, celui-là. — îdad’a, dîdad'a, désignent les
différentes catégories des méchants, cités plus haut.
dîdereg'zhô, 2e p. s. aor. act. de dîderez, intensif
de devez, tenir, maintenir, établir. Y. XLIIÏ, 18.
dîdrag'zhôduyê. 2e p. pl. ind. prés. moy.
de dîdrag ’zha, désidératif de dvaz, darez, qui voulez maintenir. Y.
XLVII, 7.
— au â dîdrag1 zh; id.
22 du. 1. parler, crier, se dit généralement des êtres mauvais.
Pris en bon sens (Gat. II, 8) : duvaidî, Ie pers. duel, impf. moy. Y.
XXIX, 8 (+ duvahi). — âdu, crier à q. q. u. Impf. moy. 3e pers.
sing. âdavata. Y. IX, 76. paiti â davata, répondit.
-u)(S7p>2 ducit'ra, adj., lis. duzhit'ra (d.-i. Gp. duzhita + du-
rita), mauvais, funeste. Yt. X, 110.
dunman, n. et pl. dunmàn, brouillard, assemblage de
nuées, pris collectivement. Yt. VIII, 33; X, 80 (indéclinable). Voy.
dvànman. Cp. S. dhûma. Pl. P. dûd(?).
_jaC>2 duma, m. (Rac. inc.), queue. P. dum. Ar. dmak. Pl. du-
mak.
aq>2 dus’ (+ dus, <5uç, P. duzh. Ar. dzh. Germ. tuz, zur), pré-
fixe : mal, méchamment.
C^>^>2 dusWshat'ra. 1. adj. (dus-k'sh.), tyrannique.
K’ratû dusk'shat'râ, par esprit tyrannique; ou peut-être : tyrans
par leurs pensées, à l’esprit despotique; 2. m., mauvais maître, tyran.
Y. XLVII, 8, 10.


DUS
- - 359 —
DUR
jj»jjjj|jjj€j^>^ dus'mainyava, m. et adj. (dus’-mainyii), hostile,
ennemi. Voy. dus'manahh. Yt. X, 11. PI. dushmînishn.
_jj^ojj£.ty)^ dusmata, adj. (dus'-man, durmata), mal pensé, qui
a de mauvaises pensées. PI. dzishmal. Y. X, 56. Yt. X, 100.
q»jj|jjGjq>^ dus'manahh, adj. (dus.-m. + durmanas,^(T^^z)f
de mauvais esprit, aux pensées mauvaises. Y. LX1V, 24. Yt. XXII, 36.
_uqP3jjjû.iq>^ dzis'sahha (dus-sahh + du-.çahsa), 1. m. médi-
sance, calomnie. 2. adj., calomniateur ou mal intentionné, ennemi.
Yt. X, 33, 34.
dus's'kyaothana, adj. (dus-sk.), aux mau-
vaises actions. Y. LXIV, 24. Yt. XXII, 36.
dushvarenahh, n. (d.-hv.), éclat mauvais, des
êtres mauvais; adj., doué d’un éclat mauvais, funeste. Yt. X, 105.
duzhûk'ta, duzhûk'd'a (dus',
vac + durukta), mauvaise parole, qui parle méchamment. PI. dus-
hûkht?. Y. X, 47. Yt. X, 106; Yt. XXII, 36.
jjduzhdaèna, adj. (d.-d.), dont la doctrine est mau-
vaise. PL dûshdîn. Y. LXIV, 24.
duzlidcohh, adj. (duzh + dhâ ou dâ), de mauvaise
nature, méchant, aux mauvaises œuvres. PL dûshdânâk. P. duzd.
dzizhberehfy, adj. (dus bar), qui ne supporte pas,
rebelle. Spiegel : hostile, indigné. Duzhbereîïtô, acc. pi. Sp. nom.
s. de duzhberenta. Yt. X, 48.
cluzhyèsti, f. (dus'-yaz), mauvais culte, manque
de respect ou culte prohibé. Yt. X, 108.
D>}jjjjjj»db>^ duzhvacahh, adj. (dzis-v. -f- durvacas), dont les
paroles sont mauvaises. Y. LXIV, 24.
duzhvarsta, adj. (d. v.), mauvaise action. Yt.
X, 105.
dura, adj. (dar + dûra. V.-P. dura. PL P. dûr), éloigné,
lointain. Voy. dûrâfy.
dûraèpâra, adj. (dure et para ou par + dûrapâ-
ra), dont les extrémités, les rives sont loin, éloignées ; ou longue à
traverser. Tr. p. dûrvatarg. Yt. X, 95, 99. Yt. XVI, 7.


DUR
— 360 -
DRA
dûraè-frad'âta, adj. comp. (d. + frad1.),
étendu, établi au loin. Yt. XVI, 7. Voy. note h. 1.
dûraosha, adj. (dûra-aoshô), dont la mort est éloi-
gnée ou qui la tient éloignée. PI. dûr-hôsh, id. Y. IX, 5, 10, ss. 64.
dûrâf>, abl., adv. (dura), de loin, au loin. Y. LXIV, 11.
Yt. 2 90.
5^)13 debâz. 1. (de-bâz + bahh, grandir), élever, aggrandir,
accroître. Tr. PI. stavar, fort, ferme. Y. XLIII. 6.
demâna n. (dam. + domus), demeure; haca demânâfr
de votre demeure. Yt. XVI, 2.
deretar, m. (+ dhartar), soutien, qui soutient (avec
acc.). PI. dâshtâr. Y. XLIII, 4.
deres, dares' (+ dharsh, Voip™), fermeté, hardiesse, har-
di ; mot formé de la racine pure. Y. XXIX, 1.
derezi, adj. (même rac.), ferme, sûr (Ar. dertz).
-uyuço £$£^*3 derezitaka comp. (d.-t.), courant avec, force et
fermeté, sans broncher. Gén. pl. F. XXII, 5.
déusmanahya, n. (dus'-manahh), mauvaise
disposition d’esprit.
déus'sravahh, n. (dus-sravahh + du:çravas,
mauvaise renommée (mala auditio), cl.-hacimnô, s’attachant
à une mauvaise renommée c’est-à-dire poursuivi par une mauvaise
renommée. Pl. dûshsruvîh. Ar. dsrow. Y. XI, 4, 12.
doit 'ra, f. (di + dhi), regard, œuil. — Au sing. neutre
il semble désigner les deux yeux collectivement. Y. XI, 16. Pl. dôi-
sar. Yt. X, 82, 107.
dâ>, f. (R. dâ + Cp. V.-P. adânâ), sagesse, acc. dàm.
Y. XLIII, 16.
dâmhâ, G. IX, 18; subj. fut. lep. s. act. de dâ. (ââoa).
dâ>s(tû), subj.aor. 2cpers. act. dedâ. Y. XXVIII, 7.
dyâi, forme de datif d’un nom verbal ou infinitif de dâ;
hyab dyâi, propterea dandum est. Y. XXIX, 8.


DRA
— 361 —
DRU
draog'a. 1. m. (druzh, drugh + drôgha, Cp. trug),
mensonge. 2. adj mensonger, trompeur. PI. drôg. P. darôgh. V.-P.
drauga. Yt. XIX, 33.
draonanh, (Rac. incertaine), offrande, pain; petit
pain rond et plat offert dans le sacrifice; part d’offrande. Y. XI, 4.
PI. P. darûn.
draoman, n. (dru), incursion, choc impétueux. Yt. X,
93; abl. pl. draomébyô.
^raj ou dhrazh, 1. (dhraj ou dhar + gh? Voy. darez),
tenirferme, saisir. Pl. dâshtan. Yt. X, 96; part. pr. m. drazhemnô.
drafsha, m. (drap, pendre, + drâpi. Ar. dravsh.
Pl. P. drafsh), 1. drapeau, bannière. — 2. drapsa, drap, àpaxw,
s°utte? \ , A
— 2 daos' drafsha. Y. X, 14. trad. : étendard
de cuir (de Kaveh) ; probablement : goutte de lait.
drâjanh, n. (+ draj, tenir), action de supporter, de
maintenir; nom verbal employé comme infinitif avec complément à
l’acc. Y. IX, 26. Al. longueur de temps (Cp. drâjis'ta. S. drâghishta).
drâvay, 10 (caus. de dru + drâvay), faire fondre sur,
lancer. Cp. Yt. X, 93.
drig’u, adj. (cfr. drâgh, se fatiguer, errer), pauvre. Yt.
X, 84. Y. X, 33, 36. (gén.). Aussi dareg’u.
diiwi, f. (dribh), pauvreté. Pl. drîvak. Cp. P. dervîsh. F.
II. 82.
dru, 1. 6 (dru), fondre, s’élancer sur ; part. prés, dravafa,
drvafy Caus. drâvay, q. v.
4* druj, druzh. 1. (+ drüh. V.-P. duruj. Germ. drlugan, trügen.
Pl. drûzhîtan. Ar. drzhel), mentir, tromper. — aiwi druj, id. Yt. X,
43.107,108. X, 3,18, 90. Part. pr. drujinfy. Yt. X, 107. Voy. druzh.
druj, m. et f. (druj + druh, trux, trug. Ar. drouzh. V.
n. draugr). 1. esprit démoniaque, compagnon d’Anro-Mainyus, infé-
rieur aux dévas, appliqué à tromper les hommes et à leur nuire;
génie du mensonge. Nom. druk!s. Y. IX, 26; XLÏI1, 13; XLVII, 1.
23


DRE
— 362 —
DVA
dregu, adj. (gt. p. drigu, drighu)-, pauvre, faible (Ahuna
Vairya 3).
dregvafy, adj. (Rac. incertaine, peut-être développe-
ment de druafy ; dhraj, qui se dit du vol des oiseaux ou du mouve-
ment du vent, n’a rien à faire ici, il n’indique nullement un mouve-
ment désordonné). — méchant, menteur. Y. XLIÏI, 12; XLVII, 2.
— dregvôdibîs, instr. plur. gât. p. dregvafybis\
Y. XXIX, 2.
— dregvasû, loc. pl. p. dregvatsu v. dregvafy. Y.
XXIX, 8; XLIII, 14.
-drva, adj. (druv + dhru, dhruva), fort, ferme, sain. PL
drûst. Sg. acc. drûm p. druem. F. XXII, 19.
drvanfa, adj. ou part. prés. (+ dhru, dhurv), qui dé-
truit en trompant. — Al. (dru), fondre sur. — Qualificatif du mau-
vais esprit et des méchants, opposé à ashavan. Nom. drva), Pl. P.
darvand. Y. IX, 26, 97. Yt. X, 2, 93, 118. — 38, 98. Fém. drvaitL
Yt. X, 93.
drvatâfy, f. (drva), santé, force. Y. IX, 68. Yt. X,
11. Acc. drvatâtem. Yt. XVI, 7, 10, 12.
druzh, forme de druj entre voyelles. Prés. 3e p. pl.
druzhenti. Subj. 3e p. s. druzhâfc; etc. Voy. druj.
dvaèt'a, f. mot obscur (+ dvi, dvêdha. Cp. de&a),
inimitié, nuisance —ou (frbi de bhî, craindre), crainte, angoisse. Tr.
p. gômânîkîh, doute. Y. XLVII, 9.
dvafsha, m. (dva), doute, angoisse ; pehlv. trompé,
frîft (R. dab?). Y. XLIII, 14.
)«»£ dvar, 1. (+ dhvar, Oopéu. Pl. dvârîtan. P. dvârîdan), cou-
rir, s’élancer.
— nizhdvar, fondre sur. Yt. VIII, 21, 26.
—fradvar, s’avancer, s’élancer contre. Yt. X, 38;
XXII, 42.
dvara, m. (+ dvara, Gupà, fores, thür, door. Lit. dva-
ras, durys. Ar. douru), porte. F. II, 128.


DVA
363 —
NAP
dvâcina, adj. (dva-ci) unis à deux, formant couple?
d.. piVê les deux parentes, chefs de la famille, les époux? V. pit'è.
Yt. X, 84.
dvânman, n. (développ. de dunman, Rac. dvan, dhvan,
retentir du bruit du tonnerre?), nuées, brouillard. Y. XLIÏI, 4.
I N-
-uj na, pron. enclit. (-w, nam), sert à insister. V.-P. na.
-uJ na, adv. (+ na, non, ri, Germ. ni), non, ne pas. V.-P. naiy.
P. nâ.
nairê = nairya, adj. (nar + narya, faopri), mâle, valeu-
reux/Vt. X, 66, 71 ; XIX, 38.
nairyôsahha, m. (nairya, nar-sahha, nard-
çahsa), litt. la prière de l’homme. — Nom d’un génie personnifiant
la prière. PI. Nairyôsang, Nerioseng, Narseh. Ar. Nerseh. F. XXII,
12. Yt. X, 62.
naècis' p. na ou na-i-cis, '(na-kis), pas quelqu’un,
personne. Y. XLIV, 44.
na^’a^ conJ- (na idha ou + nêd), ni, non plus.
F. II, 37. Y. X, 44. Yt. X, 71.
-uC^) naèma, m. (nam, cfr. nêma), contrée, direction. PL
nîmak. P. nîmah. Yt. X, 19, 41 ; XXII, 7.
naèza, m. (niz), pureté, éclat. Cp. P. néjah rayon de
soleil. Yt. XVI, 12.
nana, pron. indécl. pour chacun (cfr. nânâ). Y. XLVII,
7.
napcb, n. (Rad. napan, napâfr et nap + napât, nepos. V.-P.
napâ. Germ. nefa, neffe. Cp. véttoc?), petit-fils, descendant. PI. P. nâf.
— apàm napâ), le petit-fils des eaux, génie qui
dans les Védas représente le feu des nuages et dans l’Avesta, le feu
principe de génération. PI. apân nâf. Y. LXIV, 63. Yt. VIII, 34.
Yt. XIX, 61.


NAB
— 364 —
NAS
nabaiih, n. (+ nabhas, ve^Lo, Lit. debesis), nuage. Y.
XLIIÏ, 4. Ac. PI. nabœ.
nabânazdis'ta (+ nâbhânêdistha, de nabâ
(nâbha), nombril, sein? et nazdista, le plus proche, q. v.), proche,
proche parent ; — opposé à pairyôfykaèsha, les hommes des temps
nouveaux; des temps récents du zoroastrisme. PI. nabânazdisfy A. 8.
C-uj nam. 1. (+ nam, vépo. Germ. neman), plier, courber; moy.
se plier, se diriger, s’incliner, rendre hommage. Voy. nemê. PI. P.
namîdan. Ar. nam. Yt. XXII, 20.
— apanam, s’éloigner; (apanemata, 3e p. s. imp. moy.
Yt. XIX, 35.
— vînâmây (caus.), plier, abattre. Yt. X.
nar, m. (nar + nar, awp. Sab. ner, nero. PI. P. nar), homme;
désigne ordinairement les êtres humains du sexe mâle. Nom. s. nâ,
acc. pl- neréus'. F. II, 33, 3b, 36, 38. Voy. nuruyô.
naregara, m., qui dévore les hommes (nar-gar, dé-
vorer). PL gabrâkhvâr. Y. IX, 34.
O»**)* naremananh, adj. (nar-manas + nrmanas); qui a
le cœur d’un brave, au cœur brave. Y. IX, 39.
nava, adj. (+ nava, >soç, novus, neu. SI. novu), nouveau.
F. XXII, 21. Trd. 9.
nava, nombre card. (+ navan, novem, sma, neun), neuf.
F. II, 38. Pl. nahû. P. nuh. Ar. inoukh. F. XVII, 17. XXII, 2.
navaitivafy, adj. (navaiti-vafr + navati), qui a
nonante, qui dure nonante ans. Yt. X, 116.
navaitis adv. (navaili, navati + Pl. P. nuvad), no-
nante fois. F. XXII, 16.
navasés p. sas, adv. (nava, safi), neuf cent fois. F.
XXII, 6.
àXuj nas. 4 (+ naç, nex, ve*vç), périr. — nas. 2,10. caus. (noceo)
faire périr, par le désir, réprouver. Nas peut aussi signifier « fuir »
comme le guzerati nasavum. Le sens l’exige parfois. Y. X, 15. Apa-
nas, id. Y. X, 43. nisnâshâmâ (subj. aor.), chassions. Y. XLIII, 13.


NAS
— 365 —
NIG
nasu, m (nas, périr + naçus, nex, vsxuç), cadavre. —
2. f. Druje, déva qui s’empare des cadavres et les souille, aussitôt
après la mort. PI. nasâi, nasâ, nasush.
nasuspanfc, adj. (nasu-spa), qui enterre les cada-
vres. N. nasuspco. Y. LXIV, 30.
naska, m. (Rac. inc.), désignation des livres de l’Àvesta.
PI. P. nask, nosk. Y. IX, 73.
nastar, m. (nas), qui fait périr. Nom. nas'ta.
nazclis'ta, superl. sans positif (+ nêdishtha. Positif
inusité nazda ; de nahta de nah, attacher. Cp. necte. Y. LXIV, 23.
-wj nâ, gât. p. na; adv., sert aux interrogations (+ ne), kasnâ,
quisnam.
j)jwj nâiri, I. (nar + nârî), femme. PL nâirîk. P. nârî. F. II,
35, 38. Y. XI, 6.
nâirika, f. (nâiri, nar), femme. Yt. XXII, 18.
-uG>wj nâuma p. navama (nava-ma + navama, nônus. V.-P.
navama. ^Pl. P. nahûm, nnhûm), neuvième, extrême. Yt. XVI, 10.
-uné/wj nâfya, adj. (+ nâbhi, nâbhya, Slav. nab. Germ. naba,
nabe),issu d’un.sein unique; parent.
nâfyôfcbish, adj. (n. t?b.), qui hait ses parents,
leur nuit. Y. LXIV, 25.
nâvaya, adj. (nâv, sncîv, pers. nâv. Gp. nâu, nâvis,
yavç, Nord, nô-r), navigable ou de canal. Yt. VIII, 24; X, 14; XVI, 3.
jGjjwj nâsmi, v. nas. — Al. Je cesse d’être.
nâsh, 1. mot obscur (nas, renforcé), périr. Kehrpem
nâshemna, périssant quant au corps. Peut-être futur de nas. Y. IX,
94, ss.
j^jj JJ ni, nis, adv. et préf. (+ ni. V.-P. niy. Germ. nie-der.
PL P. ni. Ar. nz], n), en bas, à bas. Gâthiquenîs.
nik'sta, adv. (ni-sta), après, en dessous de. Yt.
X, 127.
nig 'na, mot obscur que la tradition prend tantôt pour le


NIG
— 366 —
NIS'
nom de Ninive, tantôt pour une forme du verbe g'an, jan, frapper.
La première interprétation est très peu probable, elle est sans base ;
d’ailleurs nig'nê semble régir ushastairê aussi bien que daoshastairê.
La seconde est la bonne, ce nous semble, en tant que donnant la racine
de nig'na qui doit signifier abaissement, descente; région inférieure.
Le sens est donc tout ce qui est au delà de YIndus, du côté de l’au-
rore et du côté de la nuit. Yt. X, 104.
nig'nâra, m. (ni-g'an, jan), coup qui abat, coup
abaissé sur; loc. nig'nâirê; cfr. nig'nihti. —Al. parf. 3e p. pl. moy.
qui ont frappé. Yt. X, 40.
nig'nihti, f. (ni-g'an, jan), coup qui abat et tue. Yt.
X, 133.
nitema, adj. de lieu formé de ni, le plus en bas, situé
à l’extrémité inférieure (Cp. nitarâm. Germ. nithana, nieder). Pl. P.
nîtum. Au figuré : le plus petit, le plus mesquin. Y. X, 14.
nitemô p. nitemem. F. II, 38.
nit'hak'tar,~ m. (ni-t'âj), qui bande, assujetit ;
dompteur de chevaux. Y. XI, 8. Pl. tâkhtan tûbân qui peut assujetir.
nid'âtôbarezis'ta, adj. (nid'âta-barezis),
aux cousins placés (à terre) sur les meubles. Al. nid1, barezis'ta, à la
construction très élevée. Yt. X, 30.
luçdwgp! nipâtar, m. (ni-pâ), protecteur, conservateur. Yt. X.
54, 80.
nimarezis'ta, superl. (ni + marez), qui efface,
pardonne le plus. Peut-être nemarazis’ta. (nemah et raz), qui ordonne
les prières. Yt. XVI, 1.
nivait'yân. Voy. nivafy.
nwa$(ni, vafy), mot d’origine incertaine, probablement ap-
parenté àvad, aller. (Cp. dait'yân} ; signifie certainement lancer, chas-
ser. 3ep.pl. subj. imp. 4e cl. ou pot. (2e cl.), nivaithyân. Yt. X, 113.
nisrîta, adj. (ni-sri), déposé, inséré, procuré. Y.
LXIV, 41.
nis, forme développée de ni, en bas, loin (-f- nish).


NIS'
— 367
NER
nis'tara, adj. (nis + tara), placé en bas, inférieur,
reculé. Nis'tara naèma (n. n.), partie la plus basse, la plus reculée.
Nistaranaèmâfy, de cette partie, en dehors de? F. XVII, 19.
nistareta, 1. adj. (ni-star), étendu le long de; 2.
m. tapis.
-nis'taretôspaya, adj. (n.-spa), aux tapis
étendus, pendants; neutre : nistaretospaèm, acc. nom. Y. X, 30.
nisharetar,ia. (nis'-har), qui soutient, maintient,
chef. PI. nîsardâr. Yt. X, 54, 80.
nishâd’aya, 10. (ni-had, caus.), faire asseoir à
bas, déposer. Y. IX, 75.
— nis'-hid'aiti. Voy. had. Y. X, 44. Cp. Ar.
nshl.
lê' nî. 1. (+ nî. V.-P. nî), conduire, emmener. Prés, nayèiti.
V. P. ni. PI. nayînîtan, nîîtan. F. V, 25, 35.
— paranayèinti (passif) : sont détournés
de leurs voies. Yt X, 42.
nîsnâs. 1. (ni, nas), obtenir loin de, repousser, écar-
ter; nîs'nâshâma, 1e pers. pl. subj. aor. act. Voy. nas.
nuruyô, p. nervyô, nerbyô, dat. plur. de nar. Yt. X, 55,
74.
nû (+ nu, >û, nunc, nû-dius. Germ. nu), particule affirma-
tive : certes, maintenant. Tr. p. kevan. Y. XXIX, 11.
nûra, adj. (nu), actuel, de ce moment; acc. f., nûrâm (ou
nûrem), maintenant, en ce moment. Yt. VIII
OM-ufi jj nemahh, n. (nam 4- namas), hommage, prière. Y. IX,
9. Yt, X, 6, 85, 90, 118. Y. XXVIII, 1. — direction? Pl. P. namâz.
nemé, p. nemâ, Ie pers. sg. subj. prés, de nam. Y. XLIII,
1.
tg‘q nemê, Ie pers. s. ind. prés. moy. de nam.
nemô (acc. de nernanh), direction, ou part. prés, de nam
(p, neman).
nerebyas (cMç), dat. pl. de?iare. Yt. VIII, 30.


NER
— 368 —
PAI
neréus p. ner ans', acc. pi. de nare.
nerefs. 1. (nerep + s, de ni-rap, aller?), descendre, di-
minuer. Y. XL1II, 3.
é| né, gt. pour nô, pron, pers. Y. XLI1I, 1 ; XLVII, 5.
nô, (+ nas, nos, encl. pron. pers. Ie p. pl. acc. gén.
dat. Y. IX, 70; Yt. X, 75.
«Ai nôify de na-ify (+ nêt), non, ne pas; négatif et prohibitif.
F. II, 36. Y. IX, 76.
nâmya, adj. (nam), flexible.
nâmyâsu, adj. (nâmya-âçusj, aux branches flexibles,
ïr. P. namtâk. Ner. mrdupallava. Y. IX, 52.
jjtwfij nmân. 4. (ni-man ou nmâna, dénominatif), attendre. —
lmpér. 2e p. sg. avinmânya, attends. Yt. XVI, 2.
nmâna, n. (niman + manere, mâna), demeure, maison,
famille (Al. p. dmâna de dam. Cp. domus(?). Y. IX, 43; X, 3. Yt.
X, 15, 18, 28. Acc. plur. nmânco. F. II. Nmânê, nmânê, dans chaque
maison. F. V, 36. Ar. nman. V.-P. mânya. Pl. P. mân. F. II, 34.
nmânahê, gén. sg. F. XVII, 19.
M nmânôiric, adj. (n.-iric.), destructeur des familles,
des maisons. Yt. X, 75.
nmânôpaili, m. (nmâna-paiti), chef de nmâna.
Pl. P. mânpat. Y. IX, 83. Yt. X, 17, 18.
ny^c^ acÜ- (ni-anc + nyânc), ce qui est bas, abaissé,
vallée? torrent. F. V. 43. Trad. pl. nihâân, abaissé, caché.
a p.
païti, prép. (pat? + prati, ttotî. V.-P. pratiy. SI. proti.
Pl. pafy. P. pai. Ar. pafr), vers, contre, sur; acc. loc. — dat. pour;
gén. pour, à cause de, contre. — abl. avec, près de. Aètahé paiti
pour, en échange de. F. XXII, 6.
Jçoxugj paiti, m. (pâ + pati, potis. Lit. pati, xqgiç, iïecr-KQTy;),
chef politique. Pl. pat. P. bad. A. pet. Yt. X, 80.


PAI
— 369
PAI
-mJ£/pçojÀigj paitierena, adj. (paiti-ere), marchant contre, atta-
quant. Yt. X, 70, 127. Nom. p. gén.
paitijaiti, f. (paiti-jan), écrasement, défaite. Tr.
p. barâzatârîh. Yt. X, 11, 94.
-mçôpaitita, part. p. p. de paiti-i, tomber sur, choses
tombées sur; pour : il laisse tomber ; cfr. vanta. (Cp. pratîti). PI.
patît. F. V. 6.
paititavafr, part, (paiti-tu), puissant, dominant;
nom. paititavcb. Yt. X, 48.
— clanhavô, etc., il est puissant pour ces
contrées, pour ces guerriers.
paitinid'âta. Voy. dâ 2°.
paitinis'haretar, m. (paiti-nis-har), qui
soutient, maintient. Yt. X, 54.
paitiyès'ti, f. (paiti-yès'ti), hommage, honneur,
respect. Vacô paitiyès'ti, avec respect pour sa parole, en obéissance.
Yt. XXII, 15.
paitish. Voy. ish. V. XLIII, 2, 3. sg. Impf. subj.
paitis'mar, 1. (paiti-smar, mar + memor), se
souvenir de, penser à. Part. prés, paitis'maremnô. Yt. X, 86.
paitizan, 2. (paiti-zan + jnâ), reconnaître, rétri-
buer.
paitizahta, forme participiale, reconnaissant.
Yt. X. Trad. p. patîraft. Peut-être nom. depaitizantar.
pairi, prép. (par + pari, mpi), autour de, près; acc. au-
tour, pendant; dat. pour; abl. de,contre; loc. parmi. Y.XXIX, 5, 1.
V.-P. pariy. PI. pîr. A. par.
paûdâkayanta. Voy. to, kâ.
A).ugj pairika, f., génie féminin doué d’une beauté séduc-
trice, habitant Pair et s’attaquant aux étoiles et à la lumière. (R. par
pénétrer, attaquer?). PI. parîk. P. péri. A. parîk. Y. IX, 61. Yt. X,
26, 34.


PAI
370 -
PAO
pairikara, m. (p. kar + parikara), cercle, fossé
(racé, creusé autour. F. XVII, 17, 24. Tr. p. pîrâmùn kârishnîh.
pairidahvyu, adj. (p.-d.), qui entoure le pays. Yt.
X, 144. .
pairifrâsa, m (pairi-pares), interrogation autour,
c’est-à-dire interrogation détournée, insidieuse, fallacieuse; dépend
deperesahi. PI. frâzpursishn.N. IX, 80.
pairivâra, m.(pairi-var+ parivâra),mnr d’enceinte.
P. parvâr. PI. pîramûn parvâr. F. II, 34.
pairis'ta, adj. (pairi-ish), cherché, pourvu de.
paurva, adj. (par + pûrva. V.-P. paruva. SI. privu),
en avant, premier. Y. LXIV, 39. Yt. X, 9, 43, 80.
—paurvata, n. (trad. : lieu d'abondance, jînâk purtâk.
R. pouru); peut-être montagne; cfr. parvata, montagne. Mais parva-
ta et paru semblent tenir leur signification première de par, remplir,
gonfler (Comp. Grass. Lex. p. 739). Le mot de l’Avesta peut très bien
avoir conservé le sens originaire. Y. X, 31.
paurvanaèmâfr, adv. (p.-naèma), par devant,
de devant. Yt. X, 13, 70.
paurvanya, adj., (paurva), premier; acc. n. paur-
vanîm, en premier lieu. Y. IX, 81. Quelques zendistes veulent en
faire la constellation des pléiades.
paèman, n. (+ pi, ttlvw), lait. PI. P. pîm. Y. LXIV,
10, 21.
paèsa, m. (pis, former + piç, pêça, ttoix&oç. Gotb.
faih. Ar. pês), forme, structure du corps. Au farg. II, 37, paèsa
semble rendu par pês, lèpre. Cp. grec Turaya (ap. Ctesiam). PI. P.
lèpre. Ar. pisak.
paoiri, adj., V. suivant; premier en degré, en mérite.
Yt. X, 142.
paoiryô, adj. (par, para + pûrya p. pûrva. V.-P.
paruvya), en avant, premier. Acc. n. paoirîm, pris adverb. : la pre-
mière fois, en premier lieu. F. II, 2, 4. Y. IX, 10, 64; XXVIIÏ, 11.


PAO
— 371 —
PAN
pwiryôfakaèsha, adj. (paoirya-fykaèsha),
qui a la première loi; les justes des temps antérieurs à la loi de Zo-
roastre; ou qui ont eu les premiers la loi; le Yt. XIII, 93, semble
nécessiter ce dernier sens. Afr. 8.
paourvya, adj. (par + pûrvya. A. parav), situé en
avant, ancien, primitif (aou, p. épent. p. ô), n. paourvîm, commence-
ment, origine. — paouruyê (p. paourvyê, loc.), d’abord, avant. Y.
XLIII, 3,11. Y. XXVIII, 1 ; XXIX, 2. Gén. paouruyèhyâ. Y. XLVI1,6.
pac, f. (+pac, coqvere, Trexj&j-Trgffaor, SI. pek), cuire. PI.
P.pacîtan, pukhtan. Y. IX, 3o.
panca (+ panca, ttévtê. It. pump. SI. penti. Germ.
finf, flfe. PI. P. paîïj. Ar. hing), cinq.
J-ujopancadasan, nombre card. (+ ttévts, decem),
quinze. PI. panjdahuvn.
paîïcadasa, adj., ayant quinze (sous entendu ans).
Y. IX, 19.
-uçouJûjdjpj.u£) paîïcâsala, nomb. card. (p.-s.), cinquante (paîï-
caçata, 7revTijxovTa), quinquaginta. PI. P. panjâli.
paîïcâsatagâya, comp. (p.-g.), distance
de cinquante pas. Acc. pancâsatagâim, à cinquante pas.
pancasat'wafy, adj. qui a, dure cinquante
ans (pancasata-vafyj. Yt. X, 116.
paîïcasagfna, m. (pancasata-g'an + jan), qui
tue cinquante, ou meurtre de cinquante. Dîs'fraspayèili pancasag’nâi,
satag’nâis’ (Yt. X, 43), il les livre, les jette, au meurtre de cent par
les Çatag'nas (V. ce mot); c’est-à-dire il les livre pour être tués par
cinquantaines, par les Çataghias, pour être tués par centaines, par
les hazahrag 'nas, etc. Le F. VIII, 249, prouve que c’est le sens.
pahlan, m. (pat + path, pantha, pont? Tràroç. SI. pâti),
chemin; emprunte des cas à pat1. Acc. pahtâvn p. pahtânevn, de pan-
tan? ou gén. plur. de pahfy. Acc. pl. pat'ô. Yâ pat'ô âiti, par les che-
mins par lesquels va. /Yt. VIII, 22, 33; X, 3, 38, 43, 68, 86. Nom.
plur. pantânô. Yt. XVI, 3.


PAT
— 372 —
PAR
pat- 1- 4. 10. pat, petere, rcéropat. ttî-tw), tomber,
s’élancer. V.-P. pat. PI. patîtan, avpatâtan. Yt. X, 128.
— pait’yâmti, subj. 3e p. pl. de pat. 4.
— patàiti p. pataiiïti, envahissante, part.
Y. IX, 63.
P1
Cô. 1CI11.
— âpatayèmi, s’élancer sur, envahir. Y. IX,
40.3 p. pl. impf. .
— JJJ/ê) frâ patân, subj. impl. 3e p. plur. F. V, 42.
patar, m. (pâ + pâta, pater. Xv.pah), protecteur, con-
servateur. Y. XLIII, 3.
paiera, n. (pat + patra, nrepov. A. petour. Cp. feder),
aile. Yt. X, 119.
patereta, adj. (patera + patrita), ailé.
(Sligj pat9. Voy. pantan.
pat’ana, adj. (pat + patere, patulus, Tréroàoç), large.
Al. de pat, traversable. Pl. P. pahan. Y. X, 8. Yt. X, 93, 112.
pat’mainya, adj. (pat’man-pat1), propre au che-
min, bon pour la route, viatique. Voy. hupat^mainya.
pad. 4. (+ pad, ped-is. SI. pad-ti), aller, venir : — 3e pers.
pl. ind. prés. moy. paid'yèîïtê. Nipaicl’yèntê hâm paiti viennent en-
semble en bas sur, se couchent sur un même.
-u).u£) para, prép. (par + para, per, -zpà. Germ. fair, ver. V.-
P. para. Pl. P. pêsh), acc. gén. abl., avant, devant, au-delà, à cause
de, — adv. avant, excepté. Y. IX, 46. Yt. X, 42 ; XIX, 33.
para hyafr, conj., avant que. Y. XLVII, 2.
-mx>ç5 parairit’ya, adj. (para-irit’), passé à l’autre vie,
mort. Pl. bar a vitîrit.
parairisti, f. (id.), mort ; se dit des justes. Yt.
XXII, 18.
parapat'wafr, adj. (para-pat-vafc), tombant
dessus. Yt. X, 24.
parasafa, m. (p.-s.), sabotde devant. Yt. X, 42S.


PAR
— 373 —
PAS
— apara-(safa), sabots de derrière. Vov.
apara. Id.
parâid'a, adv. (para, id'a), d’ici; aussitôt.
parena, m. (par + parna. Lit. sparnas), aile; plume.
PI. P. par. Ar. phark.
parôarejâstara, compar. de parôarejahh.
(para + arejahh), de beaucoup plus grande valeur. Y. LXIV, 56.
Tr. P. pêsharjatûm.
parôkerîd'a, adj. (para + parâka ; vyad1), qui
perce air loin. Le mètre demande quatre syllabes. Voir le texte. Yt.
X, 102.
parôparafa, adj. (para-pavafa. Voy. parafa), veillant
par devant. Yt. X, 40.
Par^s' (para-anc + parânc, npoau), adj. n. adv., sur le
côté, au delà. P. parûn. Y. IX, 39.
parshvanika, adj. (de paresh ; par-s.; attaquer
et ainika, visage, face. Alii de paresh = prksh, ruisseler. Yt. X,
70, 127.
parafa, adj. (pâ-rafa + par an), protégeant, protec-
teur; nom. s. parâo. V.-P. para. PI. pânak. Yt. X, 46.
ÿiïy&ÿpawran, m. mot obscur; nom de montagne ou mon-
tagne (comp. parran, montagne?), peut-être de apa bar : déclivité.
Y. X, 30.
>J0.u£) pasu, m. (pas, lier + pasus, pecus. Lit. peku. Germ.
faihu, rieh), animal appartenant aux divers genres de troupeaux, de
bestiaux. PI. pâh, pâi. F. II, 33. Yt. X, 119.
— pasubya, instr. du. avec deux bêtes de troupeaux.
pasurîra, composé copul. au duel, troupeaux et
hommes. V. rîra. PI. pâh ra rîr. Y. IX, 15. Yt. X, 113.
paskâfa, adv. (+ pascât, post), après ce, après cela.
PI. azpasîh. Yt. VIII, 38; X, 86; XVI, 2.
pasca, prép. (pas-ca. — Cfr. pascât, post. V.-P. pasâ.


PAS
— 374 —
PIT
Lit. paskui), après, derrière. PI. P. pas. — Acc. inst. abl. et gén. Yt.
X, 133.
pascaèta, adv. (id. ita), ensuite. Yt. VIII, 33; X,
43.
pascapavafy, adj. (p.-p.), veillant par derrière.
Nom. P. pavm. Yt. X, 46.
j-ufijûpasca baresman (p--b.), derrière le baresma
déposé, au lieu de le tenir à la main (?). Yt. X, 138.
-juugj pd, 2. (+ pd, pater, pasco, Troyat, pari), protéger, conser-
ver. V.-P. pd. PI. P. pâyîclan. Ar. powel. —pairi, contre.
— -W£pJ nipâ, id. nipâmhê, fut. Ie pers. s. moy. Y. XXVIII,
11. Yt, X, 78, 103.
pâirivâza, adj. (p.-vaz), qui va çà et là. Yt. X. 127.
pdfman, n. (pat1), viatique, provision de route.
pât'mainya, adj. (pâtfman,patfa), viatique, salu-
taire, secourable. PI. avabârik.N.sancayitar, qui accumule.Y.IX, 3.
pâd'a, m. (pad + pâda); pied. Ar. het.
pâd'avê, p. pâd'avya, pâd'abya, dat. du. depâd'a,
pied^i. IX, 87. Yt. XVI, 6.
pâperetâna, m. (perefy, combattre), forme inten-
sive de peretâna (prtâna), combat, bataille. Aussi peshana. Voy.
danhupâp.
\u\wgj para (per + para, nopoç. Germ. fera, fahr), traversée; ou
rive (Sc. para). PI. pârak. P. pârah. Trad. p. vitarg, passage.
pârendi, f., trad. génie des richesses cachées ; et con-
stellation? (cfr. pûrandhi, génie de la richesse) (par, pur-dâ). Yt.
VIII, 38: X, 66.
pitar, m. (pâ + pitar, pater, 7rom?p, fadar, vater), père.
PI. P. pid, pidar. Ar. hahr. Y. IX, 19; XI, 16. Yt. X, 117.
pitu, m. (pâ, bibere, pitu, n6 pit. Y. IX, 36.
pit'ê, mot obscur; du. nom. de pitar ou de pitJa9
chute, mort; pil'êhacemna, unis dans la mort? ou : suivant la mort,
mourant. Yt. X, 84.


PUK
— 375 —
PER
puk'td'a, n. ord. (p. pancat’a, pank’d'a + pancata,
quintus, Trfywrroç, fünfte), cinquième. Y. IX, 68.
put'ra, m. (pu + putra, puer, pullus. Germ. put), fils,
descendant. PL pùsar, pûs. P. pusar, pûr. Ar. ordi? Voc. put'ra. F.
V, 10. Y. IX, 19, 31 ; X, 21 ; XI, 6; LXIV, 32. Yt X, 417.
put'rôdcb, adj. (dâ + pulradâ), qui donne des fils.
Yt. X. 63.
pûitika (pûiti, infection, pourriture, pûi + pûtika),
Cf. putere, ttvw, etc. A. foüt), nom d’une mer céleste voisine de la
vourukasha et dans laquelle les fluides impurs se rassemblent pour
y subir une purification après laquelle ils retournent à la mer Vou-
rukasha. PI. pûitik, pûtîk. F. V, 33, 38.
Per> Par (+pw'> Tropoç, portas, fahren), traverser,
s’avancer vers, contre.
)>£), per, par, pur. 9. (+ prna, re-plé-ri, mpnlypi.
Lit. pil-ti, füllen), remplir, accomplir.
— perena, part. p. p. (+ pûrna), plein, complet; n.
plénitude, ce qui est plein. F. XXII, 18. Perenem baresma, le bares-
ma dans sa plus forte épaisseur, avec plus de branches que les rites
ne le permettent (?). Perena, impér. 2e pers. sg. Y. XXVIII, 10. —
Y. XLIII, 13.
peretu, m. (par + Trôpo?, portas, furth), passage, pont.
Acc. pl. peret'wô. PL P. puhal, pûl. F. II, 32.
peretô-tanu, adj. (peretô de par, traverser, périr
et tanu). Voy. peshôtanus.
Peret 'a' (Pere$> combattre +prt; ou per, passerj, com-
bat ou passage. V. méng. Y. XLVII, 2.
peret'u, adj. (par + prthu, kW,;, latus. Lit. platus.
Ar. lain, hart'), large, vaste; fém. peret'vî. Y. X, 8. Yt. X, 14, 44.
peret'ufrâka, adj. (p.-fra + ac), qui s’avance au
loin, propagée. 2. au large courant. Tr. p. pûr, frâz tîz (ou tâi),
avec la glose « elle pénètre en tout lieu ». Y. LXIV, 3.
peret 'uvaèd'ayana, adj. (peret 'u-vaèd'a-
yana), au large observatoire. Yt. X, 7.


PER
— 376 —
PES
peret'usafa, adj. (peret^-safa + çapha, sabot
de corne), chevaux aux larges sabots. Yt. X. 47.
peret^vainikafp.-amika + anîka, front,visage),
au large front de bataille. PL frâkhûinîk, développé. Y. IX, 63.
Perena> acÜ- (Par- 9- + pûrna, plenus, S\. plunu, voll.
Ar. li), plein. N. ce qui est plein, plénitude. — Al. combattant? V.
aussi per. Perenem kar, rendre plein, faire abonder. F. XXII, 18.
pwenin, adj. (perena + parna, aile, parnin), ailé. Yt. X,
119.
1. (+ prach, precor, fragen. PI. P. pûrsîdan.N.-P.
pars. Ar. harzanelj, demander, interroger. F. II, 1. Y. IX, 80. Yt.
XXII, 17. Y. XXIX, 2.
— peresô, part. prés. p. peresan. Yt. XXII, 17, 20.
Ma dim peresô, ne (sois) pas interrogeant, n’interroge pas. Al. 2e p.
impf. Cp. a dim peresô et mâeis barô aèvô. Farg. III.
— -u a (p. a), s’entretenir, adresser la parole. — Act. aor.
2e p. aperese p. apereçsf?) Vend. II, 2. Moy. imp. Ie p. aperese, id.
2. Aor. moy. Ie p. sg. frashî. Y. XLIIÏ, 8. Hâmperes, interroger. Au
moy. se concerter. Part. p. hàmpars’ta interrogé pour qu’il révèle
la vérité. Yt. XXII, 14.
ity^uylgQ^ÿ peshôtamis = peretotanus'; origine et sens in-
certains (R. par, aller à travers, périr); dont le corps est pénétré
d’iniquité, ou a péri moralement. Ce mot désigne le coupable dont
les crimes atteignent le suprême degré et ne méritent plus le pardon ;
dont le corps est corrompu par le péché. F. V, 14. Yt. X, 97. Il est
pris au sens propre au Vd. XXII, 6 : dont le corps n’est point lésé,
qui n’a pas de maladie, sain et vigoureux. Ce n’est donc point celui
qui doit son corps en dette (ce qui donnerait pârôtanus), ni celui
qui doit recevoir deux cents coups de fouet.
peshôsâra = peretôsâra (par-sara), à la tête
coupable, pénétrée d’iniquité; trad. : qui doit sa tête en dette (para-
sâra), digne de mort; dérivation impossible. Le passage cité F.
XXII, 6, assure le sens. Y. XI, 14.
peshyèinti (de pesh.4. = pere$>, combattre; dé-


POU
— 377 —
POU
veloppement de per, par, tteiow); 3e p. plur. ind. prés. act.; yôi pe-
shyèifiti aèibyô kâm (je te demande, quelle (punition) pour ceux qui
combattent (la vérité). Y. XLIII, 20.
>)4êJ pouru, adj. (pur + paru, thAû, Goth. filu), beaucoup de;
n. beaucoup. V.-P. paru. PI. P. pûr. Acc. plur. pôurvô. Yt. X, 60.
Y. IX, 79.
pôuruta, m., mont de YEran, au sud du Paromapisus
(TrapvfiTMv opv. Paus. VI, 18, 1, cfr. pan ata). Yt. X, 14.
pôurunara, adj. (p.-n. + parunar), de beaucoup
d’hommes; qui a beaucoup d’hommes, serviteurs, etc. — Ou qui
appartient à beaucoup^d’hommes. Y. XI, 10. Yt. X, 37.
-pôurufraourvaèsya,zd}. (p.-fra-urvis),
qui s’avance fort, très-élevé. Yt. X, 30.
pôurubaok'shna, adj. (pouru, buj, délivrer),
très salutaire, très purifiant; pôurubaok'shnahê, Y. IX, 27 ; lisez
baok'shnâi, que demande le mètre. PL pûrbujishn. Ner. sampûrna
çuddhi. Y. IX, 84.
pôiirumafy, adj. (pouru),nombreux, auquel beaucoup
prennent part. Loc. m. s. pôurumaiti. Fém. : pôurumaiti.^. XI, 10.
pôurumahrka, adj. (p.-m.), qui a beaucoup de
morts, cause beaucoup de morts, meurtrier. PI. pûrmarg. F. XXII,
2. Yt. X, 30, 97.
pôuruyaok's'tya, adj. (p.-yaok's'ti), aux
nombreux moyens d’action. Yt. X, 61.
pôuruvâstra, adj. (p.-vâstra), aux nombreux
pâturages. PI. pûrvastar. Yt. X, 14.
pôurusared'a, adj. (pouru-sared'a, espèce), de
beaucoup d’espèces; pôurusared'ô, pris adverbialement, id. PI. pûr-
sartak. Y. X, 31; LXIV, 42.
adj. (p.-s.-varez)
qui entreprend toutes sortes de choses et ne mène rien à fin ; sens
donné par la glose pehlevie. Le mot étant pris en mauvaise part doit
avoir un sens analogue à celui-ci. PI. pûrsartak varcîtar. Comp. Ar.
k'ardak1, Travoûpyoç. Y. XI, 19.
24


POU
— 378 —
FRA
pôuruspak's'ti, f. (p.-spas), la vue abon-
dante, l’observation constante et en tous lieux. PI. pûrspàpânîh. Yt.
X, 11, 94.
,ü(o.u)gpd>/>4g) pôuruspâd'a, adj. (p.-sp.), aux nombreuses ar-
mées. Yt. X, 109.
pôurus', adv. (pôuru), beaucoup.
pôurushaspa, m. (pourus'-aspa. Voy. le suivant),
nom du père de Zoroastre. Y. IX, 42, 43.
pôurushvâtfra, adj. (pourus'-h?.), qui a beau-
coup d’éclat, brillant. Yt. X, 108.
•*»>)>!?£) pourra, adj. (pûrva), antérieur, précédent. — Adv.
précédemment. Yt. VIII, 33. Y. IX, 70.
pôi, adv., mot obscur (R. pî, pyâi), pleinement, certaine-
ment; t’wâpôi. Tr. p. pavan-î-lak pânak, sous, par ta protection.
£.uGx^£j pôimalp, id.. probl. pleinement, entièrement (R. pôi et
mafr, constamment; comme sadha, sadâ). Y. XLIII, 13, 16.
pwnfa part. Pr- de pâ> gardant, surveillant.
pat’ô pcbntô, gardiens du passage, du
chemin. Yt. X, 45.
& F.
feresâ, I. (pares + prêcha, prec-is), interrogation, de-
mande. Abl. pl. feresâbyô. Y. XXIX, 5.
fyahhu (ou ha), mot obscur; ondée épaisse (pyâi)?
Yt. VIII, 33.
fra, prép. et adv. (par + para, pro. Germ. faur, vor; npo),
en avant, en se prolongeant. Pl. frâz, far. Ar. hra.
fraès’ta, superl. (par, fra + tt^îœtoç), le plus nom-
breux ou extrême. Adv. (comme mad'emô, V. II, 37), le plus, com-
plètement. Avaèno fraèstô, ne voyant plus du tout. — Al. le chef
suprême. Pl. fraist. Yt. XIX, 34.


FRA
- 379 —
FRA
fraoirisy. 4. s’avancer, de fraurvis, ou plutôt de la
forme première,fravris..
fraourvaèsaya, causât, de fra urvis, faire
avancer, venir. Yt. X, 86 (subj.).
fraok'ta, part. p. p. (fra-uk'ta + prôkta), proclamé.
Y. XLVII, 1..
fraorefy (p. fravarefy) (forme invariable du part. prés, de
fravar, confesser, croire), croyant. Pi.franâmishn, adoration ou fra-
varishm. . .
^Ja>G fraorefy frak'shni avi manô,
avec un esprit dont la foi progresse, avec des dispositions de foi.
Voy. frak'shni. Yt. X, 9, 61.
fraorenïa p. fravarenta, imp. moy. 3e p. pl. de
fravar, favoriser. — Id. fra... verenta. Yt. X, 92.
franuhar. I. de (fra-hvar), manger, se mettre à
manger; aiwi, en se posant sur. F. V, 3, 27. P. p. fraiiuharta, man-
gé complètement. Au F. V, 48 il est pris activement « ayant mangé ».
fraiiuharâfrp. frahvarâb,sub). defrahvai\ manger,
prendre un aliment. Yt. X, 120; yô kerenavâfc se rapporte àna;
qu’il en mange, celui qui les a faites, consacrées. Mit'rem est là à
l’accusatif par attraction de yim. Hübschman traduit : celui qui a fait
que Mithra est satisfait.
JjjJjjûà)))u)à frahrasyan(fra-hras + sras, cfr. srak; ou fras',
ras, qui s’élance en avant)? — Nom d’un personnage mythique ou
réel dont les Eraniens font un nom commun ou un titre des rois
touraniens ennemis del’Eran ; il fut pris et lié par Hôma, qui le livra
au roi Kava Huçrava. Le Shâhnâmeh a enrichi son histoire de faits
dont YAvesta ne parle point. Y. XI. 21.
frakava, m. (fra-ku), injure, querelle. Trad. : bosse
n avant, frâz kôfak. F. II, 37.
frak’shni, adj. (fra-acj, progressant ou faisant pro-
gresser. Al. déparés, interrogation, invocation, piété. Yt. X, 9, 24,
46, 81. Voy. aussi fraorefc.


FRA
— 380 -
FRA
WieeWà frak'shnê, dat. de frak'shan, n. (pares + praçna),
interrogation. Y. XLIII, 7, nom verbal. Voy. avâmi. Trad. abondance,
beaucoup. »
frak's'tâ. 2. (fra-stâ + prasthâ), s’avancer, frak'-
staitê, 3e p. sg. m. Yt. X, 98.
frak’sti, f. (pares), interrogation, invocation. —
Instr. avec l’invocation (des autres justes). Yt. XXII, 37. — Id. (fra-
ac),développement, progrès.
frak'stideo, adj. (f.-dâ), qui donne le déve-
loppement. Yt. X, 63.
frajyâiti, f. (fra-ji), vie parmi d’autres, ou vie se
prolongeant. AL dommage éprouvé, dejyâ. Y. XXIX, 5.
fratâca, adj. (fra-tac), qui court en avant, à la
course rapide. F. XXII, 3.
fratema, adj. superl. dérivé de fra (+ prathama,
npüToç. A. fartham)', le plus en avant, situé au bout, à la partie su-
périeure. V.-P. fralama. PI. fratûm. P. fradum. Fratemem, neutre,
pris advL F. II, 38 u^w^uG^u/ê) fratemad’âta, adj. (fratema-d'â), placé à la
tête de. — dahvyunàm fratemad'âta, chef suprême des pays. Yt. X,
18> A
Jije) fra tûtuyû), forme participiale, nom. s. m. de
fra tutu, intensif de fra tu, étendre sa puissance ; fra tûtuyanfr, part,
prés. (comp. k'ruîshyafy), sous-entendu : soit; qu’il ne soit pas do-
minant. Peut-être faut-il lire tûtuyâfy, comme le pehlevi l’indique.
Voy. tu. X IX, 90.
frafr, adv., dérivé de fra, en avant.
frafyâpa, adj. (frafc-âp.), qui répand les eaux. Yt.
X, 20.
fradak'shana, f. étym. et signif. incertaines.
D’après la version pehlevie c’est un instrument contondant, un mar-
teau; la tradition moderne en lait une fronde.


FRA
-381 —
FRA

fradak'shanya, adj. (du précéd.), de mar-
teau, ou de fronde. F. XVII, 28, 29. Yt. X, 39.
fradak's'ta, adj. (fra-dak's'ta, signe), qui pos-
sède les signes, les présages ou qui se montre en présage? ou sim-
plement désigné, montré. Y. X. 28.
fradat'a, n. (fra-d'â), extension, développement,
prospérité. PI. fradâtîh.
fradad'afshu, indécl. (fra-dJa-fshu), qui fait
progresser l’engraissement du bétail. Nom du Karshvar situé au s. o.
du Qaniratha. Pl. fradatafsh, fradadâfsh. Yt. X, 14, 133.
frad'ahh, n. (fra-d'â), avancement, développement.
Nomin. devant ca : fradhas.
frafravaiti, de fra-fru. Voy. fru.
frafrâvaya. Voy. fru.
frabavara p. frababara (+ prabhar, profer.), parf.
3e p. s. act. de frabar, procurer. Voy. bar.
frazayay. Voy. zâ.
framainya, n. (fra-manj, souvenir ou avancement.
Dat. frarïiainyâi. Yt. XVI, 3.
|^G fra man. 4. (fra-manj, réfléchir, combiner en avant,
se diriger ou simplement avancer (comme pra sthâ). Yt. X, 20.
à framananh, adj. (fra-m. + pramanas), dont l’esprit
se porte vers, bien disposé. Yt. X, 34.
framruisa, 2e p. sing. pot. moy. de fra-mru : an-
nonce, proclame. Yt. X, 119.
frayana, m. (fra-yaj, chemin, allée. Yt. X, 112.
frayentu, impér. act. 3epers. plur. de fra i ou ya.
Yt. X, 40, 60. >
fravaèg'a, adj. (f.-v.J, s’élançant en avant. Yt. X,
96, 132.


FRA
382 —
F£A
-XUJJ
fravak'shyâ, subj. du futur act. Ie pers. sing.
de fravac.
fravaresa, adj. (fra-varesa, cheveu), qui a les che-
veux pendants. AussL : frâvaresa.
— s^^^MGsuÿpait'yâmti frâvaresa, ils tom-
beront (la tête, la première) les cheveux pendants. Yt. X, 113.
fravashi, f. (fra-var, vpzôpryç), génie dont l’origine
et la nature sont encore incertaines. Ils semblent correspondre aux
mânes latins ; ce ne sont en maints endroits que les âmes des morts.
Une influence touranienne ou égyptienne en a fait une sorte de type
céleste des êtres, une force céleste animant tout être, et précédant
son existence. Cependant les fravashis des êtres non encore existants,
peuvent être mentionnés en tant que futurs eux-mêmes. Dans les
derniers temps du mazdéisme, Ahura Mazda eut aussi un fravashi.
La forme persane fravhar, fravar prouve que la racine est var et non
vax. C’est le génie protecteur? Y. LXIV, 6. fravashi semble masculin.
Nom. voc. pl. Jravashayô. LXIV, 12.
fravâka, n. (fra-vac + fravâka), proclamation, pu-
blication, prédication. Dat. sg. de but. Yt. XVI, 3.
fravâk'sha, m. (fra-vak'sh), pousse, bourgeon,
ce qui commence à pousser hors de la branche ou du tronc. Fravâk-
shé, nom. plur. p. acc. Pl. tâk, branche, rameau. Y. X, 12.
fravâra, m. (fra-var pravâra), cour. Pl. farvâr.
F. IL 34..
fravi, f. (fru, avancer), progrès, développement. Pl. frâz.
Yt. X, 103.
fravôivîdê, part*, pas. (ou moy.), de fra-vid,
j’ai été connu (au j’ai été trouvé, choisi). Y. XLIII, 11, d. j’ai été
connu de toi avant ceux-ci (aïs).
-uÀXu/e) frasa, adj. (pares), qui interroge, qui lit.
frasasta, f. (fra-sanh + praçans, praçasta), re-
nommée, louange, promulgation. Dat. frasastâi. Yt. XVI, 3.
frasasti, f. (fra-sanh, praçasti), louange, renommée,
gloire. Trad. bénédiction, fràzâfrîkânîh. Yt. X, 0, 60.


FRA
— 383 —
FRA
si»)&
fraskemba, m. (fra-skemba + skambha, scamnum),
colonne, poutre, galerie, colonnade, portique. PI. frâzashkop. F. II,
34- A A
frastairya. adj. nec. (fra star) qui doit être
étendu, que l’on tient étendu, formé en faisceau. Abl. Irastairyâfr.
F. XVII, 14. .
frastan. 8. (fra-stan + pratan), étendre, s’étendre
en avant, avancer. Yt. X, 20.
frasna, n. (peres-na + praçna, prec-is, Trpen, frage),
question, entretien. F. XXII, 2.
-uçdJk&ijàxu)frasnâta, part. p. p. de frasna (fra-snâ), lavé. Yt.
x’ T A
juÿ&ujv fraspar. 1. (fraspar, sauter, s’élancer), sauter en se
précipitant en avant. Y. IX, 38. Imp. 3. p. sg.
fraspareg'a, m. (fra-spareg, spar + sphurj, sau-
ter, pousser), branche. Nom. plur. fraspareg'é, pour accus, (cfr.
àcrTràpayoçJ.Y.» X, 12. P. asparag. PI. spîk.
jj'D.ttjj/g) frasya, n. (pares + prcchya), ce qui doit être deman-
dé; spéc. par les interrogations adressées aux génies célestes; ensei-
gnement. Y. XLIII, 13.
frasrûiti, f., récitation à haute voix (fra-sru). Y.
IX’45‘a A
frasrûta, part. p. p. de fra-sru, entendu au loin,
renommé. Y. ÆXIV, 11. Yt. X, 47; XVÏ, 1.
-jjfyiyê) frasha, adv. (pra + npô™. Cp. prânc. PI. frâz. Ar.
hraz), en avant, se répandant ou progressant. Y. X, 40. — Prép. au
delà de, avec dat. F. » V, 39.
Frashaos’tra, n. pr. frère de Jâmâspa et pre-
mier disciple de Zoroastre (de frasha et us'tra, chameau). Y.
XXVIII, 8. .
frashî, forme douteuse; aor. pas. 3e p. sg. de pares :
a été demandé; ou plutôt Ie pers. aor. moyen p. paressi; yâ ukfd'â,
les enseignements que je t’ai demandés. Y. XLIII, 8.


FRA
-384 —
FRA
frashœpaya, caus. defrasha-ap ; pour frashâ-
paya, amener. Cfr. prâpayâmi. Yt. VIII, 33.
frazainti, f. (fra-zan + prajâ, progenies. PL P.
frazand. Ar. harazafy, frzoünd), descendance, postérité. Y. LXIV,
43. Yt. X, 3, 38..
frazars'ta. Voy. zaresh.
frahik'ta, part, (fra-hic -\-prasic), fondu ; zarôis'
ayahhô, de fer, (i. e. de métal) jaune fondu; d’airain fondu. Yt. X,
96, 132. ,
frahista, forme douteuse, parf. 3e p. sg. act. de
fra-sta;, se tient en avant? Yt. X, 138.
uuu/ê) frâ et frô, autres formes de fra ; frâ = fraâ(?) ; frô avec
a sourd, .ou u.
u/ê) frâka, adj. (fra-ac + prânc), qui s’élance en avant,

coule. Voy. peret’ufrâka.
frâkeresta. Voy. kerefy.
frâk'shnena, n. (frak'shan, fraahc), avancement,
développement, propagation. Loc. —nene, dans, pour la propagation.
Y. XXIX, 11. .
frât'weresô, forme particip. de frât’weres, sois
coupant, coupe; ou 2e p. sg. imparf. act. avec sens de subjonctif.
Y. XI, 20.
frâdanh, n. (fra-dfâ), avancement, acte de faire
prospérer; avec acc.
frâdafygaèt’a, adj. (fra + d’â-g.), qui dé-
veloppe les biens terrestres. Yt. VIII, 33.
frâderesra, adj. (fra-deres), lit. se voyant au loin;
éclatant, superbe. Yt. X, 68. F. XXII, 1.
frâd'aya, causatif de frâd'â, faire prospérer, gran-
dir. F. II, 3, 4. .
frâd'aès’a, pot. & p. s. moy. de frâd'â p. frâ-
d'ayas'a. Y. X, II.


FRA
— 385 —
FRA
frâd'â. 3. (f.-d.), faire prospérer, croître; créer. Yt.
X, 1. Impf. 1 p..sg.
frâd'âiti, f. (fra-dâ), extension, communication,
don. Subst. verbal construit avec l’acc. frâd'âiti âpô ahmi commu-
nication, don des eaux à celui, extension près de celui; ahmi, loc.
de a. Y. LXIV. 21.
glu]ê) frâd'ana, adj. part, de frâ-d'â; faisant avancer,
prospérer.Y.. LXIV, 6.
frâvay, caus. de fru; faire aller. Frafrâvaya, faire
avancer. F. V, 32,»36; faire revenir.
frâvaresa. Voy. fravaresa.
uiftïwfy frâshmaf?) en avant, qui est en avant (cp. frasha).
frâshmi, adj. (frâfrâshma), qui fait aller avant,
prospérer. Yt. VIII, .33. Y. X, 88.
frâshmôdâiti, f. (frâshma, d'd), état de ce
qui est à l’extrémité; hûfrash..., coucher du soleil. PI. hûfrashmô-
dât. Yt.X,.95.
u&VV /hï'fl, adj. (frî + prîta, friede. Sax. frith.) aimée ou
aimant. Compar. friFôtara. PI. fravaft, fravafttar. Yt. XXII, 4.
frî, 9. (+ prî. Goth. freyan), aimer, favoriser; p. prés,
moy. frînemna, favorable, dévoué à. Y. XXIX, 5. — â-frînâ, bénir,
souhaiter. Yt. X, 146; XVI, 20. PI. afrîtan, afrînîtan. P. afrîdan.
>}t)fru. 1. (+ plu,pru, 7r>é«, ttKvw. Cp. plu-o, Lit. plauti. Ar.
louanal, couler en ondoyant). — fra fru, sens causatif; faire aller
en ondoyant, rendre mobile (aufiguré) ; ou être mobile. Y. IX, 101.
3 p. sg. prés. PI. frVvîtan.
— frafrâvayâmi, caus., faire couler. Tr. p.
franâmîtan. PI. fravâft. F. V, 32, 36.
.ujc/e) fréna, mot obscur (par + pur, prâna,plenus), plénitude,
grande quantité. Instr., à cause de la grande quantité. Tr. p. Az
frâistîh.Yt.X.W), 21.
y frérenaofr, 3e p. s. impf. act. defra-ere (pour frâr).
Usfrérenaofy m’a fait avoir, m’adjuge. Y. XI, 16.
26


FRÉ
— 386 —
BAÈ
frô. Voy. frâ.
frâs (développement de fra, par anc ou ahh + prânc),
en avant. PI. frâz.T. farâz. Y. IX, 38.
frâstacafy part. pr. (frâs'-tac), courant en avant,
s’élançant, Yt. X, 71.
juj/Ô frya, adj. (frî + priya, freund, freya), ami, aimé. Y.
XLIII, 1. i
fshaonaya, dénom. de fshaoni, faire engrais-
ser. PI. fshûinîtan. Y. XI, 6.
^Coï) fshaoni, f. (fshu), engraissement, bon soin. — Adj.
gras. YL.XIX, 32. fshaonî (duel), forme dvandva avec vât'wâ.
fshu. 4. (push), engraisser; soigner le bétail.
fshuyanfr, part, prés; qui soigne le bétail, pas-
teur. Nom. fshuyàs et fshuyô, p. fshuyan,soignant le bétail. Latrad.
p. transcrit simplement fshûô. Y. XI, 18.
B.
baèvarâyus', adj. (baèv.-âyus), qui a, dure
dix-mille ans. Yt. X, 117.
baèvare, nombre card. dix-mille. PI. P. bêvar. A.
bevr. S. bhûri. F. XXII, 6. Yt. X, 27, 82.
baèvareg'na, m. (b.-g'na, gfan), tueur de dix-
mille; n. meurtre de dix-mille. Cf. satag’na. Yt. X, 43.
baèvarecashman, adj. (b.-cashman, œil),
aux mille yeux. PI. bêvarcashm. Yt. X, 7, 91, 146.
baèvarespasana (b.-spas), qui a mille veil-
leurs ou sentinelles; ou mille regards? Yt. X, 24, 27, 46, 60, 69,
82, etc.
baèshaz. 1. (bhishaj), soigner, guérir. PI. bîshajînî-
tan. Ar. bzhishk. Moy. act. 2e p. s. baèshazyôis'. Ie p. conj. baè-
shazâni. F. XXII, 4, 10.


BAÈ
— 387 —
BAR
baèshaza, m. (baèshaz + bhîshaja. PI. bîshaz. P.
bizishak. A. bjishak), guérison, remède. Y. X, 17, 22, 23.
baèshazad'â), adj. (baéshaza-dâ), qui donne
ou constitue des remèdes. PI. bêshazînîtâr. Y. X, 23.
baèshazya, adj. (id. + bhêshajya), guérissant,
propre à guérir. N. guérison. Y. IX, 30; X, 16; LXIV, 2. Yt. X, 13.
baod!aya, caus. de bud. 1. faire savoir, proclamer;
nemô-b., rendre hommage public. Yt. X, 90.
Agxkuj baoid'i, f. (bud. 2. PL bôd. P. bôî. Ar. hot), odeur,
senteur. N. Yt. X, 3.
bak^a, n. (baj + bhakta. PI. P. bakht. A. baht), part
obtenue, destin, sort. F. V. 28. — part. p. p. de baj, reçu du des-
tin. Yt. VIII, 23.
ftdyxj bak’sh. 1. (+ bhax, ^7), manger, prendre comme ali-
ment. Y. X, 38. PI. bakhshîtan. P. bakhshîdan. Ar. bashh-el.
bak'sh. 1. (baj + s, bhaj. P. bâz. Ar. bazh), désirer
donner en partage, impertiri. Y. IX, 71 ; XI, 3.
— vîbak'sh, partager entre, répartir. Yt. VIII, 34..
| bag'a, m. (bag, baj + bhaj ; bhaga. V.-P. baga. SI. bog,
fayaïoç, qui distribue des biens; maître souverain et bienveillant),
Dieu, génie céleste. PL bag. P. bagh. Arm. bag, bogu. Y. X, 26, 29.
Yt. X, 141. N. part de destin, don. Ss. bhâga, Gât. bâgem. Ar. bag..
Yt. XVI, 14.
baj. 1. (bhaj. Ar. bazhanel), donner en part.
— bak'ta, part. p. p., obtenu, survenu, Yt. VIII, 23..
banda (band + bandha, band. PL P. Ar. band), lien
(d’affection). F. XXII, 9.
bad, 7. (+ bandh, binden, 7revQspàç. Ar. bandel. V.-P. band.
PL bandan. Pr. bastan), lier. Part. p. p. basta. Y. XI, 21.
bahdaya(dénom.) lier fortement. Attacher par affection. F. XXII, 19
bawrare. (de bab'rare), parL 3e p. plur. act. de bar.
bar. 1. (bhar, ferre, Germ. beran, bar. SL brati), por-
ter, supporter, soutenir; V.-P. bar. PL burtan, bâshtan. P. bârdan*


BAD
— S88 —
BAR
Pr. burdan, etc. A. barel, berel; moy. se porter, aller à cheval. Parf.
3e p. s. (fra), bavara-, pl. bawrare. Y. LXIV, 23. Enlever. Yt. X, 21.
— aPa ^ar, enlever; barôis, 2e p. sg. opt. F. XVII.
apabarâni, Ie p. s. conj. F. XXII, 11. Yt. X, 22, 23.
— aVtl bar' aPPorter en descendant, porter vers. Y.
LXIV, 10, 20 Yt. X, 23.
— av^ bar> lancer contre» apporter, donner. Yt. VIII,
23; X, 37, 101.
— -uj a bar, apporter, procurer. F. XVII, 14.
— aj£)> upa bar, apporter. F. II, 33, 34-38.
— £> uz bar, enlever, tirer dehors. Yt. VIII, 38.
— symiÿpaiti bar, apporter; cinmani, dans son désir, se
plaire à. Yt. XIX, 32. Paiti a bar, id. F. XVII, 21.
— parabar, porter à côté, rendre oblique; razis’tâ,
(les chemins) Jes plus droits.
— frabar, porter en avant. Y. LXIV, 39; IX, 81.
— vî bar, porter au loin. Y. IX, 83; X, 29.
— bar' Porter tous réunis. Yt. X, 32. Amener
l’un contre l’autre; en venir (aux mains). Yt. VIII, 22,3e p. du. impf.
vâcim bar. Yt. X, 83, 113.
— avibawryâm (de bab fryâm), j’aurais apporté
(sur moi), je me donnerais. Pot. Ie p. s. act. Yt. VIII, 24.
bar. 9. (bhar. Cp. forare, yapow, bohren), couper, tailler. Pl.
P. burîdan. Ar. berel. Barenenti, 3e p. plur. prés. act. barenahha,
2e p. sg. imp. moy. pairi bar, couper tout autour. F. XVII, 4, 10.
Le Vendidâcl sâdé a brînenti. Cp. pârsi brîn.
-du) bara’ (bar)> chevauchée. — ayarebara, route d’une
journée. Y. LXIV, 18.
bara^zaot'ra, adj. (= barôz.), qui apporte,
procure des offrandes de Zaothras. Yt. X, 128; XVI, 1 (bienfaisante).
àîàuL) barâs. 1 ; pour bras (+ bhrahs), chanceler, tomber. Cp.
P. barâshîdan. Yt. XIX, 34.


BAR
— 389 —
BAR
barâz. 1 ; pour brâz (+ bhrâj, flagrâre, briller.
Gp. P. barâzîdan. Yt. X, 143.
barâza, adj. brillant; m. éclat, lueur. Yt. XVI, 13.
baresman, n. (bavez + brahman, varh), propr. crois-
sance. PI. barsom. P. barsum. Ar. barsmounkh. Plante croissante,
branche ou objet levé vers le ciel, prière? — Faisceau de branches
de tamarisque que le prêtre mazdéen doit tenir à la main, levé vers
le ciel, pendant la récitation des prières. Le nombre des branches
formant le baresman variait d’après l’office. Souvent indéclinable.
Haca baresman à telle distance du baresma. F. XVII. Les auteurs
désignent le baresman comme un composé de branches, pa|3 s’agit donc point de grains. Yt. X, 88, 91, 138.
baresmanya, adj. (b.), appartenant au baresma,
le formant; urvarâhu paiti b. Yt. X, 143, près de, en tenant les
branches du baresma. PL î-barsom.
baresmôzasta, adj. (b.-z.), tenant le baresma
à la main. Yt. X, 91.
baresha, m. (bavez), lieu, objet élevé; dos des che-
vaux. Yt. X, 11.
bareshnu, f. (id.), lieu élevé, sommet. Y. IX, 82; X, 6.
barez. 1. (+ barh), grandir, croître, s’élever. PL bâlîdan.
Ar. bart'sanel.
bareza, f. (barez), hauteur. PI. burj. P. burz (Cp. al-
burz). Cp. barîn. Yt. X, 48.
barezahh, n. id. + barhas, sommet, pic élevé. Y.
LXIV, 14. Yt. X, 51.
barezis'ta, superl. de barezanfr (+ barhishtha.PI.
P. bâlist, grandissant, élevé; part. prés, de barez, berez. V. berezafr.
F. II, 36. Yt. X, 82.
barôit’ra, m. (bar + bhurij, forare, barti. SL brati. bohren), fendoir. PL bûrak.
barôit'rô îaèzhana, adj. fb.-t.), qui a
l’aigu d’un fendoir. Yt. X, 130.


BAR
— 390 —
BUD
barôzaot'ra, adj. (baran.-z.), qui apporte des
zaothras en offrande. Yt. X, 30, 36.
bâ, Voy. bâfr (cf. Lit. ba. SI. bo). F. XVII, 3.
bâ. R. (+ bhâ, yù». Cp. fari. Cp. PI. P. bâm),briller.
gjwj bâd'a (bâ-afy, ad'a), particule affirmative; oui
certes, certes, fortement, instamment. Ss. bal(?). PL bâstân, con-
stamment, du superl. bâd'istem. Y. X, 16.
bâmi, f. (bâ + bhâ, bhâma, ?««), éclat brillant; bâmya,
avec éclat. Yt. X, 143. PL P. bâm.
bâmya, adj. (bâ + bhâ, fari, ?<£&>), brillant, rayonnant
(de l’aurore) ; fém., aurore. PI. P. bâmîk, bâmî. Yt. X, 44, 50, 67.
bâshar p. bârtar, m. (bar + bhartar, Cp. fertor), ca-
valier. PI. burtar. Y. XI, 7.
bâzu, m. (+ bâhu, bug), bras, force. PI. bâzâi. P.
bâzu. Ar. bâzuk. Ug'ra bâzâus, une force puissante; parô fcbishyan-
byô, venant de nos ennemis. Yt. X, 23, 39, 63, 75,104,105.
— bâzuwê, dat. pl. Yt. XVI, 7.
bâzus’aojahh, adj. (b.-aoj.), aux bras vigou-
reux. Yt. X. 25.
bi, n. card. (p. d-vi + dvi, bis), deux fois.
GfhnjAM) biayarem, adv. (bi-ayare), pendant deux jours. Yt. X,
22.
bikishaparem, adv. (bi-k'sh.), pendant deux
nuits; peut-être bikr shafnem. V. Yt. X, 22.
bitaèg'ana (bi-tig'), à deux pointes (recourbées).
Yt. X, 130.
àWÇûjJ bitya nomb. ord. (dvi + dvitîya. V.-P. duvitiya. Ital.
duti. Pl. dilîgar), deuxième; bitîm, la deuxième fois, en second lieu.
Y. IX,21, 65.
bizangra, adj. (bi-zangra +jangha), à deux jambes.
Pl. dûzang. Y. IX, 62.
JM bud. 4. moy. (+ budh, ttuvô. PL buditi. Goth. biudan =
bieten), remarquer, connaître; propr. : s’éveiller. Pot. pl. Ie p.


BVD
— 391 —
BUSH
bûid'yôimaidê, 3e p. sg. bûid'-yaèta. Y. IX, <69, 70. Caus. baod'aya,
faire savoir, témoigner. Yt. X, 90.
bud. 1. sentir, répandre une odeur, parfumer. PI. bôyînîtan.
P. bôyîdan. Uzbaod'a, oindre de parfum. V. uzbaod'ân, 3e p. pl.
subj. impf.
buna, m. (bud + budhna, pvôpô,-, (a)pucraoç, fundus, boden).
Pl. P. bûn, bun. Arm. bohn. fond, fondement, cp. bnak.
bunava, adj. qui est au commencement; à la racine; m.
partie de la racine. Yt. XVI, 10.
buyama, pot. Ie p. pl. de bû, puissions-nous être!
êp bû, 1. (+ bhû, fui, fw». Lit. buti. Cerm. bauan ; bin,be. Pl.
PI. bûtan. P. bûdan. V.-P. bu), devenir, être. Subj. impf. 3e pers. sg.
bavât?; pl. bavân. — Pot. buyæ, buyât?, buyân. Infinitif bûzhdyâi.
Y. X, 23; XI, 4, 8, 12, etc. Yt. X, 23, 7,$, 91. Yt. XLIII, 17. Yt.
XVI, 3,
— âbû, exister, se trouver q. q. part. Impf. 3e p. s. â bavai?, aba-
val?. Yt. IX, 13 pour la 2e p. s.
— â bavai?, impf. 3e p. s. Y. XXVIII, 11. Y. IX, 47. Subj. âbavâl?.
Yt. VTII, 29.
— - anu bû, se conformer à. Yt. X, 138. Yèzi s'ê yânâfy bavaiiï sait-
hem cit? anu sâstrâi... mainyâi. Si par son offrande (par la manière
dont il offre), ou par sa conduite il se conforme, quant à une pres-
cription (saiihem, cify), au méchant, et quant à une autre au pieux.
— avi bû. Voy. ce mot.
— â pairi bû, être au dessus et autour, dominer et entourer. F.
V, 73. Le sujet de cette phrase manque; le pehlevi le fournit; c’est
le ciel.
— hâmbû, se réunir, se trouver ensemble; zemô (gén. p. loc.), sur
la terre. F. XVII, 6. 3 p. pl.
jG^) bûmi, f. (bû + bhûmi, humus. V.-P. bumi), la terre. Pl.P.
bûm. Yt. XIX, 31. Paiti bûmîm, sur la terre.
bûshyâsta, f. (bhûsh, s’appliquer à, et âsta, qui
tourmente, angoisse?). Nom d’un déva femelle ennemi de l’humanité,
fréquemment cité dans les formules conjuratoires. Le seul trait qui
puisse servir à la caractériser c’est qu’elle cherche à prolonger le


BER
— 392 —
BER
sommeil de l’homme pour le rendre infidèle aux prescriptions de la
loi. PI. P. bûshâsp, bûshâs. Yt. X, 97.
berek'd'a, m. (berej), désir; loc. berek'd'ê, en déans,
selon le désir. P. brnj. Ar. pkhinets.
bereg’mya, adj. (berej), désirable.
| bereg'myashaèla, adj. (bereg'mya-shili),
habitation, vie désirable; acc. pendant une vie heureuse. Yt. X, 77.
t\'b berej. 10. (cp. bharj, brûler, flagitare. Cp. Ar. pliuz1),
désirer ; part. p. p. bere k d'a.
— barejaya, caus. et dénom., procurer. Usa para barejayèni, pro-
curerai-je, donnerai-je? Yt. X, 108.
bereja, m. (berej), désir, amour; instr. bereja, par amour.
PI. ârjùk, valeur. Yt. X, 92.
berejay (dénom. àzbereja), honorer, aimer. PI. P. bur-
jîtan, bûrzîdan. Y. LXIV, 43. Yt. X, 90,108.Pot. fcp.p\.berejayen.
bereta, part. p. p. de bar (bhrta, yspros, fertus). F. V.
12. Yt. XXII, 18.
beretar, adj. (bar + bhartar, fertor), qui supporte,
soutient, maintient. PI. burtâr. P. burdâr. Trad. p. barishn (abstrait).
Nom. bereta(ca), gardien de la loi. F. II, 3.
beret'ri, f. (bar + bhar), qui porte, produit; se dit
des femmes portant leur fruit (Cp. fors, geburt).
berez (+ barh), s’élever, grandir.
bereza, adj. (berez. Ar. brzr), haut. Y. X, 109. Yt. X,
100, 113. Voc. bereza. Y. LXIV, 33.
— berezem bar vâcim, élever la voix, produire un bruit haut. X,
113.
berezatp, part. prés, de berez, s’élevant haut. N. du.
berezanta. fém. berezaiti. P. berez. A. bardzr. Yt. X, 7, 13, 14, 89,
113, 148. Y. X, 7.
><&) berezi, adj. (berez. Cp. barhishtha), haut; (formedouteuse).
f) voix. Yt. X, 89.


— 393 —
MAI
BER
berezicak'ra, adj. (berez-cak'ra), aux roues
mesuré, construit haut.
hautes. Yt. X, 67.
berezimita, adj. (berez-mâ),
Yt. X, 28.
brâtar, m. (bar bhrâtar, frater, ypmip. G. brothar,
brader. SI. bratu. V.-P. brâtar. PI. brât, bravar? P. burâdar. Arm.
eghbayr), frère. Yt. X, 116.
C M.
-wfi ma,pron. pers. Ie pers. aux formes dépendantes (+ ma, me,
ps9 SI. me. Lit. mo, moi. Voy. me, moi, maibyô, ma, mâvôya. PI. P.
am.
-ufi ma, pronom poss. Ie pers. mien. Gén. fém. mahvycv (masyâs),
Gat. IX, 10, c. (cp. meus, èpùz, mein, my, etc.). Y. XLVIT, 2, 12:
XLIII, 10.
lymQ maiti, f. (man + mati, mentis, SI. meti), disposi-
tion de l’esprit. PI. mat. Ar. mit.
-ux>Æjjjg maid'ya, adj. (mat + madhya, médius. PI. mîyân.
Ar. mêj) nritoyen, placé au milieu. Maidhîm, au milieu Germ.
midya, mitté). Y. LXIV, 16. Yt. VIII, 32.
Jpjjfi maini, f. (ma, man + ^iç), colère, vengeance, punition;
kâ tem mainis ahhab, quel châtiment (de ce crime) sera pour lui.
PI. vinâsishn, patfrâs. Y. XLIII, 9.
mainivasanh, adj. (mainya-vasahh), aux désirs
célestes. Trad. p. mînôijînâk, au séjour céleste ; de mainyu et asanh,
lieu. Yt. X, 68.
-jjxjjxug mainya, adj. (man + manya), spirituel, pieux. Yt.
X, 137, 138.
-A>»jjjj|jjjg mainyava, adj. (mainyu), de nature spirituelle, in-
visible, céleste. PL mînavad. Yt. X, 13. 68, 69, 97, 106, 107, 140.
>x>jjjjC mainyu, m. (man, cf. manyu, mens), sb. m. 1. esprit. -—
Etre intellectuel, invisible. Y. XXVIII, 1. F. II, 2. — 2. Séjour des
esprits, bien invisible, ciel. Y. 28, 11. — 3. Colère. Yt. X, 19. —


MAI
— 394 —
MAO
Voc. sg. mainyû; gén. du. mainivm. Y. IX, 47; X, 81. PI. mînô,
minavad. P. mînû. Yt. X, 74. Spentômainyu. L’esprit qui donne
la vie, l’accroissement, le bon esprit, Ahura Mazda.
mainyutâs'ta, adj. (mainyu-tash), fabriqué
dans le ciel ou par les esprits célestes, de création çéleste. PI. mîna-
vadân tâshîfr. Y. IX, 81. Yt. X, 90, 143.
mainyuvasahh, adj. (m.-vasahh), suivant la
volonté de l’esprit; au -gré de la pensée. Yt. X, 128-132.
-uç/) mamyusW’aret'a, adj. (m-hv), qui a une
nourriture céleste. PI. mînavad-k'ôrishn. Yt. X, 128.
mainyuhâmtâsta, adj. (mainyu-hâm-
tasli), de fabrication céleste. Yt. X, 67.
maibyô, dat. de ma (azem). S. mahyam, mihi, à moi.
Y. XXVIII, 2, 7; XLVII, 8.
mairis’ta (superl. de mara), qui se souvient, qui
sait très bien. PI. â-mârinîtâr. Y. XXIX, 4.
au^iuG mairya, adj. (mar, morior), digne de mort, criminel,
meurtrier. PI. mar, marânîk. F. XXII, 8, 6. Y. IX, 37, 62; X, 42;
XI, 21.
-u^jjjG maèg’a, m. (mig1 + mingo, mêgha. PI. miznak. P.
mêgh. Ar. mêg), nuage. Y. X, 6. Yt. VIII, 33, 40.
maèg'ôkara, adj. (maègfa-kar)^ qui produit les
nuages. Yt. VIII, 33. Ashavanô, qui suit est un masculin pour un
neutre au p'Iur.; le neutre d'ashavan est peu employé.
maèt'ana, n. (mi(> + mith), maison, demeure. —
Demeure permanente opposée à la tente du nomade. PL P. mêhân.
Cp. Arm. (verbe), mtanel. Y. X, 44, 17. Yt. X, 50, 87, 137.
— maèt'anem, acc. p. dat. pour la maison. Yt. X, 17.
maèt'anya, f. (maèt'ana), demeure habitable, habi-
tation. Yt. X, 38. PI. i-mêhân.
maod'ana, n. (mud + môhana), trouble, ivresse
de l’esprit. PI. mûtak.
maod'anôkairi, adj. ï. (m.-kar), qui cause le
trouble. PI. mûtakkartâr. Y. IX, 101.


MAK'
— 395 —
MAN
jÿ&lyui makishi, f. (mak’sh? + maxikâ, pna, musca, mücke.
A. mzighik. PI. mags?j, mouche. F. V, 12, 13, 20, 21.
uqjjjG maga, n. Gât. p. magfa (-(- magha), don, grandeur (sens
incertain). Voy. mazôi.
mag'a, m. (cp. majj, plonger), trou. F. XVII, 13.
yjüG ma$>, prép. (smad, mat, psTà, mit). Instr. et dat. : avec,
ensemble. — Adv. préfixe : perpétuellement (transcrit en pehlevi).
F. Il, 34.
mada, m. Gat. pour mad'a.
-u^oufi mad'a, m. sens incertain; sagesse (madh, paô, mederi),
moy. de guérison. Yt. X, 18, 40, 60. Y. XI, 26. 2. Breuvage (S.
madhu, mel. Ar. meghr. PI. mastûk. P. mah). V. IX, 54.
mad’ema, adj. à forme de superlatif (maid'ya, médius,
madhyama), situé juste au milieu; nom. p. acc. n. mad^mô, au mi-
lieu. F. II, 38. Y. XI, 21.
JjjG man. 4, 10 (man, cf. monêre, mens, pdvnç, memini. SI.
mineli. Got. gamunan. Cp. Minne. V.-P. man. PI. manîtan), penser.
Yt. X, 105. Y. X, 43.
— manya manahhô, je pense par l’esprit. Yt. X, 106.
— manyê, penser, reputer. — manyètê jag 'nvA, ne fait pas atten-
tion en frappant, ne compte pas ses coups, frappe sans merci. Yt.
X, 135. Aussi mainyètê.
— mainyê, pass. être connu, réputé. Y. XLIII, 12.
— méiïhi, aor. moy. gâth. Y. XXIX, 10.
mânayen yat’a; locution conjonctive : on
penserait que, c’est comme, comme. F. V, 69.
— framan, avancer. Yt. X, 20. Comp. frak's'tâ.
man. 4. (man, maneo, pbw), rester. PI. P. mândan. V.-P.
man. Ar. mnal.
-mJjjê mana, pron. pers. Ie p. gén. sing. : de moi.
manahh (man + manas, psvos, Cp. mens, mann, etc.),
esprit, et aussi principe des sentiments, ardeur; colère, intention
mauvaise. Yt. X, 12. PI. mînishn. P. minish, manish. Y. IX, 25, 89,
101. XXVIII, 0. Y. X, 109. — Pensée. Yt. XVI, 6; manahhô. gén. sg.


MAN
— 396 —
MAR
— â manahha, avec courage, dans son courroux. Y. X, 71. ma-
nahhô, par, dans son esprit. Yt. X, 106, 109. Voy. vohumanô.
manavaihti, f. (manavafr, man), chose permanente,
demeure fixe. Yt. X, 79, 81.
-jujjçyjjjjjg manahya, adj. (+ manas, manasya), spirituel, cé-
leste. Yt. X, 93.
manôt’ri, f. (manas), qui avertit, règle. Y. XLIII, S.
PI. patman, id.
-u J J jj g maya, f. (man, ma + maya), connaissance surnaturelle,
art merveilleux. Yt. X, 32. Abl. pl.
)jjg mar. 4. (mar, moriri. V.-P. mar. Pl. P. mur dan. Ar. mil.
SI. mreli. Germ. maurth, mord, pcpafow?), mourir.
U mar. 4. (smar, memor, ^sp^tpM)9 se souvenir, rappeler le
souvenir. Pl. (av)shmûrtan. P. shumurdan, Arm. hamar, nshmar,
his'marentô, part. prés. pl. Yt. X, 48. Paiti-s’maremna, se souvenant.
Yt. X, 86. Maremna, id. Yt. XVI, 17.
— framar, mentionner dans les prières. Caus. mârayèiti, 3e p. sg.
act., se remémorer, remarquer. Yt. XVI, 7.
-uç&$)jjg mareta, m. (mar, 4 + marta, ffyorôç), mortel. G. Il, 7.
(Ar. mard. P. mard. V.-P. martiya). Cp. mord.
)jj^{)jj6 maretar (mar, se souvenir + martar), qui se souvient
de, qui est fidèle (à la loi), qui répète fidèlement une prière pres-
crite; c’est le sens de la tradition au G. II, 7. Avshmûrtâr.
maret’ra, 4. (mar, memor), mémoire, souvenir. Pl.
avshmûrishn ou hushm... Ar. mah. Yt. XXII, fin.
maremnem, n. du part. prés. moy. de mar, le souvenir.
Yt. XVI, 17.
marez (-(- mvj, à^pyu. Ar. merz’el), frotter, frôler, effacer
et faire disparaître en enlevant. Gfr. margô. Pl. P. amurzîdan. Yt.
X, 93.
marshnaka ou marshna, m. (mrsh ou mar. Cp. Lit.
mirszti), négligent, trompeur ou meurtrier (sens inc.). Y. XI, 19.
marshvi, f. trad. ventre. Peut-être, faiblesse des mor-
tels (mar. Cp. murcus, faible). Y. XI, 6. gen. s. Pl. mûrân.


MAR
— 397 —
MAZ
marzhdika, m. (marez -\-marj, mrdika), effacement
(des fautes). Yt. X, 8.
mavafy, adj. (ma + mâvat), semblable à moi, mien. Y.
XLIII, 1.
Jûufi mas (Cp. pjxo;, fzàxap. Lit. moketi), être puissant, grand;
masata, subj. impf. moy. 3e p. sg. aggrandisse.
^ijjjjojjG masahh, n. (mas + pifto;), grandeur, étendue. —
maso, acc. d’état, quant à la grandeur. PI. masâi. Y. LXIV, 12.
jjçôjjjojjG masata. Voy. mas.
|jjjojj£ masan, n. (Cp. masahh), grandeur. Vend. V, 68. PI.
masîh.
jjçojjojjG masita, adj. (mas, masahh), grand, élevé. Y. LXIV,
11. Yt. X, 30. PI. mas.
|jj^)jj^cJ0jjG mastarégian, m. (Cp. mastar, masta-han), qui
frappe ensemble les parties du crâne, crâne. Yt. X, 78.
j^oJOjjG masti, f. (mad'-ti, port), sens incertain; (intelligence,
habileté ou grandeur (maz) selon Spiegel). — Sage disposition, habi-
leté. Y. IX, 58, 73. Yt. X, 33.
-ujjjojjG masya, m. (mad + matsya), poisson. Yt. XVI, 12.
{nnojOjjG masyco, compar. dérivé de mas, plus grand. F. V,
68, 71. Yt. X, 107.
mashya, adj. (mar + martya, mortalis, pporo; (vp){3pà-
37. Y. IX, 10, 14, 97, 60; LXIV, 31. Yt. VIII, 36; X, 23, 34, 80,
100, etc.
mashyâka, m. (mashya), homme en général. Yt.
X, 29, 40, 54. F. XVII, 2.
£j>G was. 2. faire grandir, développer ou accorder (comme
mahh, ssc.).
maz, adj. (+ mah, magnas, yiyai, major. Gr. magan, mô-
gen. Pl. P. V.-P. mas. Ar. metz, mas), grand. Compar. mazyahh, n.
mazyô. Y. LXIV, 56.


MAZ
— 398 —
MAU
mazafy, adj. (maz + mahat), grandissant, grand. Acc.
sing. m. mazâmtem (cfr. mahântam). Y. LXIV, 41. Yt. X, 44, 64.
Nom. mazafr.
mazan, n. (maz + mahan), grandeur ; instr. avec la
grandeur. F.
maz^s^ superl. de maz (+ mathista, asy^o;), très
grand. PL mahist. F. II, 36, 36. Y. XXVIII, 6. Yt. X, 30.
mazôi p. mazê, dat. dé maz, grand, (mazôi) magâi dat.
de maga, m. (mag), grande chose, importante, Å“uvre grande; pro-
bablement la propagation de la loi. Y. XXIX, II.
mazdad'âta, adj. (m.-d'â), créé par Ahura Maz-
da. PL auharmazddafr. F. XXII, 9. Yt. X, 62, 67; XVI, 1, ss.
mazdayasna, adj. (Mazdco-yasna), qui adore
Mazda, suit son culte. — fém. Mazdayasni. Acc. mazdayasnîm. Yt.
XVI, 1, 20. PL mazdayasn, mazdayast. Yt. X, 66, 119.
Mazda/, adj. (+ Mêdhas, pati ou ^}, sage, intelligent.
Voy. Ahura.
mahrka, m. (mar + marka, mors), mort, destruction.
Y. IX, 27; LXIV, 45. Yt. X, 93, HO. PL margîh. PL P. marg.
_uj€ mâ, conj. (mâ, pti. PI. ma. P. mah, Ar. mi), ne prohibitif.
Mâd'a (mâ-d'a), id. F. II, 85, 86. Yt. X, 75. Y. IX, 70, 90; XI, 21.
Avec potentiel ou subjonctif.
-juufi mâ. R. (mâ, me-tiri. Cp. fxkpov), mesurer, former. V.-P. mâ.
PL P. mâdan, mûdan. Ar. -mayel.
wâm, acc. de ma, pron. pers. le pers.
mâyaos, mot obscur. Yt. X, 52, se rapporte à Nai-
ryôsanha. Comp. yô mâyaos’ et jainti. Lis. peut-être mâyu ou
mâyavâ), plein d’habileté,» de sagesse ; peut-être est-ce un génitif
dépendant de yô, comme l’on dit : l’homme de la sagesse.
- mârayèiti. Noy. mar.
mâvôya ou mâvaya, adj. poss.^employé comme pro-
nom pour le datif maibyô (cfr. asmâkam), pour moi. Y* IX, 84; X,
60.


MAS
399 —
MIZ
mâzdrâjahya, adj. (mcbnh + drâjanh) qui
dure un mois; acc. n. adv. mâzdrâjahîm, pendant la durée d’un
mois. F. V, 41.
-mâzainya, adj. mot obscur, épithète d’une classe
de démons. D’après la tradition il signifie : du Mazanderan (pays
situé au S.-E. de la mer Caspienne). Dans le Shâhnâmeh ce pays est
représenté comme peuplé de dévas redoutables qui combattent les
Eraniens. F. XVII, 28.
mify. 9, 10. (+ mêth, mit, mithas, mitis?), venir à l’encon-
tre, rencontrer, demeurer avec. Impér. 3e p. sg. mit’natu; mitayatu.
Y. X, 2, 3. Yt. X, 39.
dGZç'Mil'ra, génie de la lumière indépendante du soleil (Mit
+ Mitra. V.-P. Mithra. PI. Mitro. P. Mihir). Il semble avoir été à
l’origine l’égal d’Ahura Mazda, puis placé en sousordre par le zo-
roastrisme. En quelques endroits il forme couple avec Ahura. MiVra
ahura berezanta. Voy. Yt. X, 113. Peut-être est-ce l’énergie femelle
de Mithra qui lui est adjointe. C’est le gardien de la foi jurée, de la
parole donnée. — Son nom signifie aussi contrat, engagement. Y.
LXIV, 49. Yt. X, passim.
CPMtgLi ye* mit'rôaojahh, adj. (miVra-aoj), doué de la
force qui atteint à ou d’une force telle que celle de Mithra. Yt. X, 104.
mit'rôdruj, adj. qui trompe Mithra, qui viole sa pa-
role. Yt. X, 2, 19, 20, 23, 38, 43, 82. PI. Mitrodruj.
mit'rôzyw, adj. (M.-zyâ), qui nuit à Mithra, Je
blesse. Yt. X, 64.
mit'wara, n. (mit> + mithuna), accouplé; duel
mit'wairê, deux accouplés; couple. Ou peut-être : accouplement,
loc. F. II, 114. Voy. note.
mizén p. mizan(?), part. prés, de miz (+mih, mingo,.
miegen). PI. P. mîzîdan. Ar. miz-el, répandre la rosée; mâ
hîm mizén, ne sois pas répandant la rosée sur lui (trad. récompen-
sant, de miz, rac. de mîzhda). Y. XLIII, 20. Peut-être 3 p. pl. subj.
mîzhda, m. (/xto-Gôç. SI. mizda. Got. mizdon, miethe)r
récompense. Y. XLIII, 13. PI. P. mizd.


MUC
— 400 -
MÉ
pG mue. 7. (mue, iû. Cp. mûcus. SI. mukti. Ar. mohk),
laisser aller. Paitis’muk'ta, laissé aller sur, orné. Yt. X, 125. Cp.
schmücken(?). Ar. patmoucan.
jç>j0>G mus'ti, m. (mush + mushii), poing. PI. P. musht.
mus'timasanh, adj. (m. m.), de la grosseur
d’un poing. Yt. XVI, 12.
mût'ra, m. (miv + mûtra. Cf. («raivw. P. mût), liquide
sale, impureté. Y. XLVII, 10. Cf. Ar. mouth.
mûraka, adj., mot obscur (mar + mur, mûra), des-
tructeur (ou stupide). Y. XI, 19. PI. mûtakf?).
mendaidyâi, inf. de men d'â (man-d’â), placer
dans la pensée, savoir, connaître. Y. XLIII, 8.
mengairya, adj., sens incertain (man-garô), dont
la pensée est au garônmâma (trad.). Comp. méngperet'a.
merâzhdyâi p. meranc dyâi, inf. de mereîic. Y.
XLIII, 14.
wererâc. 1. (mar + marc, marcêre), faire mourir, pé-
rir. PI. marocînîtan. Yt. X, 2. Ar. mrzel.
“il* mereg'a, m. (mrga), oiseau; d’abord probablement
oiseau sauvage. F. II, 34; V, 8. Y. X, 29. PI. mûrit. P. murgh. Ar.
margi, moul. Merega. Voc. F. XVII, 26.
mereg'em, n. exprime la généralité, un volatile; peut-
être, accusatif p. nominatif. F. V. 2. Il est à remarquer qu’en Guze-
rati le mot indiquant le genre est du neutre. Ex. côkâruh, enfant en
général, côkârô garçon, côkârî jeune fille.
mere/a, part. ps. de mar (mourir, mrta, mort-uus.
Ar. mard), mort. Avameretô se dit des méchants. Yt. XXII, 34.
meretar, m. (mar? +memor), qui retient et comprend.
Nom. meretô, qui sait et enseigne. F. II, 3. PI. av- ou hushmurishn.
>n iî\G meret'yu, m. (mar + mrlyu), mort. Y. IX, 18. PI.
margih.
_>$Ae merezu, n. (marjû. Germ. marg, mark), moelle. Yt. X, 71.
^G me p. mê. Gât. II, 71.


MÉN
— 401 —
MRU
méngperet'a, m., mot obscur, passage de l’esprit
à l’autre vie, ou lutte (des dévas et des génies) au sujet de l’esprit (des
mourants)? de man, men, esprit et peretfa, passage, ou pexefr, com-
battre. Y. XLVII, 2.
^0*^6 méhhî p. mahhi (+ mansi), aor. moy. de znan, penser,
connaître : je reconnus. Voy. man.
At. («je me, moi, dat. enclitique de azem. F. II, 3.
môti? p. ma (peut-être môify tu). Yt. X, 69.
c>)>Xe Môurum, acc. s. de Maraèva, pays de Merw au Khoras-
san. Yt. X, 14.
>^6 môg'u, m. mage, prêtre (magus. V. P. magu. Ar. mog. PI.
mag. P. mogh). — (mag’a), grand.
môg’ufybish, adj. (m.-kb.), qui hait ou tourmente
les môg'zis. Y. XLIV. 25.
môshu, adv. (max + maxu, mox), bientôt, aussitôt. Y.
IX, 74; F. XXII, 16.
mâriih, f. (ma + mas, mensis), lune; nom. mâ>. Yt. X,
145. Mois. V.-P. mâha. P. mâh, pw, monat. Ar. amis, mahik. Voy.
mâzdrâjahya.
mât’ra, m. (man-t’ra. Cp. monstrum. Got. mathla),
sentence, formule magique, loi. Y. IX, 82; XXVIII, 5, 7 ; XXIX, 7 ;
XLI1I, 17. Yt. X, 20. PI . mânsar.
mât’rôhita, adj. (mât’ra, hi), lié par la loi, as-
sujetti, soumis à la loi. — hê tanvô, le corps soumis à la loi. Af.
Rap. 3, 5.
mànnarôis narô. Y. XLVII, 9. Lis. mâm
narô vîsentê, les hommes viendront à moi ; ou bien mânnarô, quand
viendront des hommes d’intelligence.
mâs (man), forme adverbiale : en esprit; mâs vaca dat’â-
na, trad. donnant en parole et pensée. Al. mettant dans son esprit
(les paroles de la loi). Y. IX, 99. PL mînishn.
mraofç,. V. mrw.
26


MRU
— 402 —
YAO
mrû. 2. (cfr. brû, ^*4?), dire, parler. Prés, mraoiti. Impl.
mraom, mraoi> pour mravam, mravafy. Yt. X, 1. F. II, 2, 3: V, 54.
Yt. X, 406.
-u£J> upa mrû, invoquer; datif : en faveur de, pour obtenir.
Y. IX, 89.
— nî mrû, demander (un don). Y. IX, 54. Yt. VIII, 23, 29.
— paiti mrû, répondre. Y. XXIX, 3.
— framrû, proclamer; impér. 2e pers. sg. framru. Pot. 2e p. sg.
moy. framruis'a. Yt. X, 119. Act. id. framruycb. F. XVII, 15.
Y.
jjjjy ya> rad- du pron. relatif. Voy. Grammaire (+ ya, o?.
Got. SI. ya, PL P. î, i), qui, que.
— yé, nom. pour yô, yase; Y. XXVIII, 2; XXIX, 2; XLIII,19etc.
— yim, yem, yém, acc. m. s. Y. IX, 35. Yt. XXII, 8.
— yafy, neutre. Yt. X, 118; adv., que, lorsque, parce que.
— yais', instr. pl., adv. comme. Y. XXVIII, 11 etc.
yaok's'ti, f. (yuj + yûkti), 1. désir d’atteindre,
bienveillance. 2. moyen d’atteindre, membre. Yt. X, 82. Tradit. :
moyen d’observer du regard. Pl. âyûjishn.
yaok's'tivafc, adj. (yaok's'ti), bienveillant,
utile, possédant tous les moyens d’action. Yt. X, 61. Pl. kâmakhô-
mand, désireux, bienveillant.
yaogefy, gât. p. yaojefy, imp. 3e p. s. act. de yuj. —
Y. XLIII, 4. a uni la rapidité aux vents et aux nuages.
yaos’ indécl. (+ yôs, jus), bonheur; yaos’ daèna, loi
qui donne le bonheur. Y. XLIII, 9.
yaozhdatf, 3. (yaos1 + yôs, bien, bonheur, dat'),
rendre prospère, mettre en bon état, sacrifier, purifier. Y. IX, 2.
faire prospérer. Y. XLIII, 9. Impér. Ie p. s. m. yaozhdânê.
— pairi yaozhdat', purifier tout autour, l’autel etc.
yaozhda, f., pureté; instr. yaozhdaya, avec pureté,
purifié. F. V, 58. P. yôsdasrîh.


YAO
— 403 —
YAV
yaozhdâ = yaozhdat r, 3e p. sg. prés, yaozhdad'âiti.
Y. LXIV, 9.
yaozhdâta, part. pas. p. yaozhdâ, purifié, con-
sacré. Yt. X, 120. Y. LXIV, 39.
yaozhdcv, f. (yaos', dâ), purification, pureté. F. V,
66. P. yôsdasrîh.
yaozaya, causatif de yuz, unir, concilier; mit'ra
manô yaozayèiti, il s’unit l’esprit avec Mithra, il apaise (?). Yt. X, 111.
yatara, adv. (lis. yatârat'ra; ya, tara, t'ra), duquel
des deux côtés. Yt. X, 9 (yatara).
yat'a, (ya + yathâ. V.-P. yalhâ, Ar. thè), comme;
que répondant à ainsi, de même; lorsque, afin que, en sorte que. —
Que après un comparatif, voy. Yt. X, 9 fin. Y. IX, 8, 39; X, 9, 23,
33. Yt. X, 34, 39.
yat'a yafy, en sorte que. Yt. XXII, 11.
yat'ra, adv. (ya-t'ra + yatra), où, quand. Y. X, 7,
16. Yt. X, 30, 101.
yâtaya (+ yat. ’Ojtéw), s’efforcer de procurer,
offrir avec zèle. Yt. X, 78.
frâyafa, s’efforcer en avant, aller avec empressement. F. XXII, 32.
yava; instr. de yu, jamais, un jour. Yt. XXII, 89, 10.
Kadâ yavâ, quando unquam. Y. XXIX, 9.
yava, m. (+ yava, Çe«, Lit. java), grain. PI. yavak,
gûrtâk. P. jav. acc. yaom. F. XVII, 9.
yavô mashyô hvarâ$, le grain que
l’homme puisse manger. F. V, 63, nom. p. acc.
yavaètât?, f. (yavê) perpétuité; yavaètâitê (dat.),
à perpétuité. Y. XXVIII. 11. Ar. h'avêt.
yavata, instr. de yavafr, aussi longtemps que. Yt. X,
71. Y. IX, 20.
yavafy, dét. ind. (ya-vafy, y avant?, e«ç, quantus), autant
que. N. adv. : que correspondant à autant. Aval? yavafy, aussi long-
temps que. Y. XXVIII, 4.


YAV
-404 —
YAZ
yavan, adj. (yu = yuvan), jeune, jeune et fort; nom.
yava. Il faut peut-être lire yuva. Y. IX, 33.
yavan, n.(yava), grenier; loc. pl. yavôhva. F. XVII, 10.
yavê, dat. de yu> pour longtemps, à jamais. Y. XXVIII, 8.
yavôcaranya, adj., qui porte du grain. N.
terre couverte de grain ou cultivée. Trad. production du blé. gûrtâk
kartârîh. Vd. V, 13. Acc. s. îm. p. yam.
yasôbereta, adj. (yaz-bar), apporté en sacrifice,
en offrande. Yt. X.
yaska, m. (yax, tourmenter, yaxma), maladie. Yt. X,
110. yaskê, acc. plur. F. XXII, 3, 6.
yasna, m. (yaz + yajna), sacrifice, culte. Yt. X, 30,
32; VIII, XVI, 20. Pl yasn, yazishn. P. izeshn.
yasnya, adj. (yasna, yajnya), digne d’un culte, Yt.
X, 18.
yas'tar, m. (yaz + yashtar), sacrificateur. Nom.
yas’tâ. Y. XIII, 3.
___yaz- '!• (+ yah fywç, Pl. yashtan. P. yashtan. Ar.
hazel), honorer d’un culte, sacrifier. Yt. VIII, 28. Ie p. pl. yazamai-
dê. 3. yazeîïtê. Yt. X, 3; XVI, 1, 11.
— yazâitê, subj. moy. 3e p. s. yazaès’a, 2e p. sg. pot. moy. Y. 64,
33 Yt. X, 8, 30, 31, 33, 88, 108, 119, 138. Impf. 3e p. sg. yazata.
Yt. XVI, 2, ss.
— part. p. p. yas'ta, offert au sacrifice. Y. X, 32. N. offrande.
F. XXII, 9; XVII, 2.
Yt. X, 30. Miï'rahêvaca yazaitê, sacrifie à Mithra par la prière.
yazâi. Yt. X, 143, lis. yazatâi. Le texte du § 143 est
altéré, il faut lire pour rétablir le mètre : yat 'a daman sraès’tâis' bâ-
mya, k’shaètâi yazatâi hâmtastem; yô dad’vcb; construit pour ce
brillant yazata avec éclat comme les belles créatures (dont) le créa-
teur (est) Çpenla mainyus; yôbaèvare spasanô ramène la construction
au sujet de hangerewnâiti.
— frâyaz, sacrifier, honorer d’un culte. Yt. X, 9, 16, 91, 120.


YAZ
— 405 -
YAS
Yazala, m. (yaz, yajata), honoré; objet de culte.
PI. yazad. P. ized. Ce mot s’applique spécialement aux esprits cé-
lestes auxquels la religion mazdéenne offre des sacrifices et des
prières. Elle connaît aussi des yazatas terrestres; ce sont tous les
êtres visibles qu’elle honore d’un culte, le feu, le soleil, la terre, etc.
A leur tête est Zoroastre. Yt. X, 6, 13, 41, 54, 98, 108, 143. Y.
LXIV, 54.
yahmâi, dat. de y a; employé par attraction pour le
locatif au Yt. X, 18 (+ yasmâi).
yahmya, loc. adv. (ya), où. Yt. X, 14.
yâ, instr. de ya, par qui ; ké yâ, qui est celui par qui ? Y.
XLII1, 3. Adv. comme, afin que.
yâ (+ yâ, iipi, Lit. joti), aller, venir. Impér. 3e p. pi.
yantu. PL yâtûntan. Paiti yâ, aller contre, accabler. Frayâ, s’avancer,
se répandre. Y. X, 60.
— yàs, part. prés. nom. paiti yàs, s’avançant contre. Yt. VIII, 21.
yâtu, m. (+ yâtu. PI. yâtu. P. jâdû. kr.jalouk), mau-
vais génie invoqué dans les opérations magiques et inspirant le
meurtre. Lutin. Tel est aussi le Yâtu védique. Y. IX, 61. Yt. X, 34.
yâtumanfy, adj. (+ yâtumant), livré aux Yâtus,
enchanteur, doué de pouvoir magique. Y. LXIV, 30. PL yâtùk.Véïn.
yâtumaiti. Y. IX, 101.
yâna, m. (yâ + yâna. PI. yân. P.jân. kv.jân. V.-P.
yâna), don obtenu des esprits célestes par l’homme. Y. IX, 64, ss.
G. I, 9. Yt. X, 138. Gén. yânahê. Yt. XVI, 6.
yâre, n. (yâ, aller jahr, œpa), année.
yâre drâjahya cp. (yâre et drâjahh + ya),
de la durée d’une année. Acc. —hîm, pendant une année, pour la du-
rée d’une année.
yàs. 1. (yâ et s inchoatif = ch, ™), venir vers, honorer
supplier, chercher; yâsâ, je veux honorer. Gât. I, 1, 8. Y. LXIV,
44. Yt. X, 33.
— apayâs, écarter par demande, maudire, ou chercher à écar-
ter, enlever. Y. XI, 17.


YAS
— 406
YUK'
— âyèsê, aller vers, honorer pour soi. Al. aller chercher, cueillir.
Y. IX, 7. Tr. p. désirer.
Yima, n. pr. (cp. yam). Personnage légendaire représen-
tant plusieurs conceptions mythiques, une des forces lumineuses
célestes, le premier homme, les premiers temps de civilisation etc.
On lira au Fargard II ses entretiens avec le créateur et son heureux
règne; au Yesht XIX, sa triple chute. On a voulu voir dans celle-ci
une image de la disparition du soleil derrière les nuages orageux (?)
Les Parses ont rangé Yima parmi les rois des temps héroïques de
l’Eran. PI. P. Jim. Dat. Yimâi. F. II, 2, 3. 4, 33, ss. Yt. XIX, 31,
suiv.
yu^ l°ngue espace de temps, durée sans terme; dat.
yavê. q. v.
yuJ (+ yui Jun9°> Csûy-vvptt. Cp. joch), joindre, atteler.
Voy. yûk'ta. PI. âyûjîtan. Ar. yutz, lohs. Yt. X, 32.
yud- (yu> yudh> combattre. Yûid'yèitê, 3e p.
s. ind. prés. moy. — 3e pers. du. yùidJyatô. Yt. VIII, 22.
g>>4ü yum p* yûm> v°y* yuvan- Yt. xxn.
yuvan, m. (yu 4- yuvan, juvenis. SI. yunu. Cp. yung.
Ar. zow), jeune, jeune homme. Voc. yûm. Cfr. ashâum. PL Y.javân,
jvân. Yt. XXII, 28, 36.
yuz- '!• (CP- yuJ)> atteindre. Y. LXIV, 13. Yt. X, 36. Part,
pr. yaozanfy, fém. yaozainfi, conciliant, qui aime l’accord.
Caus. yaozaya, — réunir, atteindre, exciter (?). Ar. h'oh'z.
— âyaozayèiti, 3e p. s. ind., il réunit; zrayô, (les eaux de) la mer.
Yt. VIII, 31.
— vîyaozayèiti (vî, id.), il sépare les eaux de la mer. Yt. VIII, 31.
yûk'ta, part, passé pas. de yuj, attelé; Yt. X, 13.
yuk'ta vâsha, attelés au char (+ yukta, junctus. Ar.jouk'tak. Yt. X,
136.
— frâyuk'ta, attelé, manié. Yt. X, 123.
yûk!tar, m. (+ yuj), qui attèle. Y. XI, 8. PL âyôk'-
târ.
yûk'd'a, adj. (yuj, de yûk'ta, Comp. uk'ta et uk'd’a),
équipé, armé, fourni de tout pour le combat. Yt. X, 127.


— 407 —
RATr
YUK
yûshmâvafr, poss. (yûshma. Cp. yûshma, -û^sî;),
qui appartient à vous, qui est semblable à vous, ou simplement : de
vous. Râti yûshmâvatâm, la libéralité, les dons de vous. ¥. XXIX, 11.
yûzhem (yu + yûyam. Lit. yus. Got. yus. Angl. you),
pron. pers. 2e p. nom. plur., vous. Y. LX1V, 57; XXVIII, 9.
yèd'i. Voy. le suivant.
y™> conJ- (ya^-> + yaâi, si. V.-P. yadiy. Ar. ethê),
si, lorsque. Yt. X, 55. Y. XLVII, 1.
yènhê, yènhcb, gén. m. et f. de ya.
Yt. X, 64. Y. LXIV, 43.
yèsnya, adj. (yasna, sacrifice), digne de culte, de
sacrifice. PI. yazishnhômand. Yt. X, 78.
yèsnyata, f. (yêsnya), qualité de celui qui est
digne d’un culte. Yt. X, 1 ; instr.
yèsh- (+ yash)> part. prés. f. yèshyanti, allant, cou-
lant précipitamment; peut-être fyas, yêsh), bouillant. Il faut lire
alors yaèsh. Trad. souillée, salie, hik'artînîfr. Y. IX, 38.
de l’impf. ou substantif verbal. Le sens est : qui avons toujours été
pleins de zèle ou qui sommes pleins de zèle, en sousentendant l’auxi-
liaire. La racine paraît être yify (de yafy), s’efforcer, être zélé. Y.
XXVIII, 9. Une contraction de yaya en yôi, à l’exemple du sanscrit
yê, n’est pas admissible en l’absence de tout autre exemple ; la forme
mamanâitê démontre que cette contraction ne se fait pas en zend.
ycbhh. 1. (+yas), préparer, adapter; ou ceindre (cp.
Çwywfxi, Lit. yusti, Y. IX, 82. Voy. aiwyâsta.
^s’ v°y* yâ-
)r.
44») rait’ya, adj. (ral’a + Cp. rathyâ), attelé à un char.
Yt. X, 38.


RAI'
— 408 —
RAO
rüèva$, adj. (raè + rai, res, rêvafy), riche. Yaç. X,
13; brillant, dkt. sg. mâsc. raèvait'ê. Superl. raèvasiema. Y. X, 38.
PI. rai. Yt. X, 78. VIII, 22.
raèshi, f. (rish + rish. PI. rêshîtan. P. rêshîdan),
blessure, dommage.
raèshya, instrumental pour datif de terme : pour le
dommage, pour nuire, en sorte que cela nuise. D’autres lisent raèshaya
et font dériver ce mot de raèsha (pers. rêsh), qui signifierait barbe;
Geldner, de rie. Mais c ne donne pas sh. F. XVII, 3.
raokfshna, adj. (rue. Cp. rôcana, lucidus),
brillant. Yt. X, 68, 123. PI. P. rôshan.
çyjÀjjji.u) raocanh, n. (rue + rôcis. V.-P. raucas. PI. P. rôzî.
Ar. rojik, lohs), lumière, astre. — Loc. pl. raocôhu. Y. XLIII, 3.
Yt. X, 83; XXII, 13.
raocanh, adj. (id.), brillant, lumineux. Pl. rôshan.
Y. IX, 64.
raocana, adj. (rue + rôcana), brillant, lumineux;
donnant passage à la lumière. F. H, 38. Pl. P. rôcana, rôzana. Ar.
rôshnakan.
raotinb et raocinta, formes participiales de rue; brû-
lant, flamboyant. Af. R. 3, 3.
r aod'a. m. (rud1, grandir + rôha), croissance, aspect,
forme. Pl. rôt, rôdishn. P.rôi. — raodfaèshva, loc. pl. selon leur
aspect, au point de vue de l’âge. Y. IX, 19. Yt. XXII, 9.
raorat'a, adj. (raVa et ru, retentir), au char reten-
tissant (ou rava, large). Yt. X, 66.
£0-^i-ü) raosê, p. raodsê, 2e p. s. ind. prés. moy. de rud. 2.
Y. X, 10.
raosta p. raodta; aor. moy. 3e p. sg. de rud, s’élever.
Y. IX, 75. —Id. de rud, se lamenter. Y. XXIX, 9; il dit en se lamen-
tant.
raozha, m. (mot obscur, nom d’un animal sauvage),
renard ou léopard. F. V, 18. Pl. rûpâk.


RAO
— 409 —
RAP
rahha, f. (Cfr. rasa), fleuve mythique; peut-être, à l’o-
rigine, l’océan qui entoure la terre selon les conceptions antiques;
aux temps de l’Avesta, fleuve de la Tartarie, l’Oxus probablement.
Yt. X, 104. PI. arg. arghâ. P. aras. Ar. rah. Gén. rahhayœ. Yt.
XVI, 7.
ratu, m. (ar, ra, rtu, aprûw, ritus), 1. Chef céleste, génie
préposé à une catégorie d’êtres, à une division du temps, etc. Yt.
X, 115, 122. Chef humain préposé aux choses religieuses, prêtre
servant le zaotar ou prêtre principal (Voy. aussi le suivant). — 2.
Manière d’agir (ratio), G. II, 2. Peut-être : chef PL rat, ratîh (abst.).
P. rad. Ar. ret. — 3. Division du jour appelée plus tard gah; l’Eran
en comptait cinq.
ratukfshat'ra, f. (ratu-k'shat'ra), qui est sous
la puissance d’ùn chef, mari, père ou frère. Yt. XXII, 18.
ratut'wa,'m. (ratu), primauté, puissance.
ratufrîti, f. (ratu-frî), bénédiction, prière de béné-
diction adressée aux ratus. Al. R. 3, 5.
rat'a, m. (ar + ratha, rota, Lit. Germ. rat, rad), char.
à>) rat'aès'tâ, m. (rat'ê, loc. sta + rathéshthâ),
qui se tient en char, guerrier en char; dénomination des guerriers
éraniens, la deuxième classe de la nation. Nom. rat'aès'tœ. Y. XI,
18. Yt. X, 11, 25, 102,112. PL artêstâr. P. artîshdâr.
rat'wya, adj. (ratu + rtviya), conforme, propre au
temps; venu à son temps. Y. LXIV, 10; convenable, conforme à la
règle. Yt. X, 30, 56, 67.
rap, 4. (+ rap, louer, célébrer), réjouir, satisfaire. Part,
pr. pi. rapentô. Y. XXVIII, 2.
rapit'wa, m. (rac. iîlc.), midi. Aussi arémpit'wa.
rapit'witara, adj. (rapit'wa, midi), du midi,
du sud. Yt. XXII, 7.
rapit'wina, m., génie qui préside au temps de
midi et aux régions méridionales. PL Rapîtvîn, Rapisvîn. P. Rapit-
van. Af. 3. Midi. Y. IX, 36. Yt. VIII, 48.


RAF
410 —
RAZ
rafed'ra, n. (rap-d'ra, t’ra), acte de réjouir, satis-
faction. -- Génitif de but. Gat. I. 1. Ahyâ rafed'rahyâ, pour cette
satisfaction, pour satisfaire ainsi; ahyâ peut aussi se rapporter à
mainyéus. PL râmishn. Y. XXVIII, 1, 3.
rafenahh, n. (rap), réjouissance, joie, bonheur. PI.
râmishn. Y. XXVIII, 6. Yt. X, 5.
ô-u) ram, 1. (-(- ram, Lit. rimti. Got. rimis), mettre en
repos, réjouir; moy., être en repos, être dans la joie. PI. ramistan.
P. ârâmîdan. — Pot. 2e p. pl. râmôid'vem (ss. ramêdhvam). Y.
LXÏV, 33.
— râmaya, concilier; mit'ra manô râmayèiti, il concilie l’esprit
avec Mithra, il se concilie avec Mithra dans son esprit; ou lire mi-
t'rahê manô. Yt. X, 3; ârâmaya, réjouir. F. V, 64.
ravahh, n. (+ ravas, rus, rau-m), large espace, aise,
bonheur. Pl. frâhû, étendue, largeur. Yt. X, 3.
ravan, m. (+ ravas, rus), plateau de montagne, vallée au
milieu des montagnes. Gén. pl. raonâm. Pl. rôstâk. F.V,1,2.Y.X, 33.
rasman, n. (raj, rash, arsh? + raç-man. P. razm. Ar.
r'azm), trait, corde, ligne droite, rang de soldats ; dat. plur. rasmaoyô
p. rasmavyô, rasmabyô; peut-être faut-il lire rasmayô de rasmi;
même sens. Yt. X, 9, 36, 41, 47.
rasmôjata, adj. (rasma, rang, multitude), frappé
en grand nombre ou frappé dans les rangs. Yt. X, 30.
Rashnu, m. (arsh, métathèse), génie de la justice et du
droit, compagnon de Mithra; fondateur de la société humaine, il
juge les âmes après la mort et pèse leurs actions. Rashnvô p.
Rashnus'. Yt. X, 126. Pl. P. Rashn. Yt. X, 41, 79, 100, 139. Y.
LXIV, 31. 32.
razis'ta, superlatif de erezu, très droit, très juste
+ rajishïha. Pl. râst.
razis'tàm, acc. f. sg. razis'tê, voc. f. s. Yt. XVI,
I, 2.
razura, n. (rah?). Mot de sens incertain rendu en pehlevi


RA
— 411 —
RAM
par vêshak, forêt et par Aspendyarji : jungle, fourré épais, gorge
boisée.
-juu) rd, 2. (+ râ), donner, offrir. Y. XXVIII, 8. Voy. rcmihâmhôi.
râi (+ râi, res), éclat, richesse; raya (instr.) par son éclat,
à cause de son éclat. PI. râi. Yt. X, 4, 13, 108, etc. Yt. XVI, 4.
jçûjw) râiti, adj. (râ, râd), généreux, dévoué. Yt. X, 43.
— F. (+ râti), offrande, générosité. PI. râtih. P. râd. Y. XXIX, 11 ;
LXIV, 37.
râta, f. (râ + râti), prière d’offrande, don. PI. râtîh.
rât'ema, m. (râ), don, faveur; haca, provenant de.
Y. XLIII, 17.
râda, m. (râ), don, faveur. Gâth. p. râd'a. PI. rât(da-
hisnîh). Y. XXIX, 9.
râdahh, n. (râ + râdhas), don, présent, offrande. PI.
rât, râishn. Y. XXVIII, 7.
(ow) râd'. 10. (+ râdh, SI. raditi. Al. rathen), achever, par-
faire. PL râd. PL P. ârâstan. Ar. rast. Yt. X, 68.
râd'a, adj. (râ), généreux. Y. IX, 74; XXIX, 9.
jjjlw) râni, f. (râ), offrande. PL râtîh.
rânyôskereti, f. (rânya s-kar), qui produit les
offrandes par son lait, sa chair et le beurre, ou qui fait des dons.
PL Râtîlïkartâr. Y. XLIII, 6.
-jdGau) râma, f. (ram), jouissance, repos, cessation; râmâm
dâriïlê, donneront cessation, feront cesser; k'rûrâis’ par les cruels,
feront cesser les cruels (actes ou hommes); ou instr. pour datif. Y.
XXIX, 10; XLIV, 11.
râman (Hvâstra), m. (Ram, se plaire à), génie de l’air en
tant que celui-ci était censé donner le goût aux aliments; d’où aussi
son nom dehvâstra, de hvâsh, manger, goûter. Il est parfois confondu
avec Vâyou, génie de l’atmosphère et du vent. Voy. Yt. XII. PL Râm
khvâram. Yt. X, 0.
râmashayana, adj. (râma-shi), possédant la
joie, siège de joie. Yt. X, 4.


RAM
- 412 —
RUD
JJÇO40W/ râs'ta, adj. (ras + rectus, recht. N. P. ras’ta), venant,
allant vile ou en droite ligne. PI. rast. Ar. rast,
râs'tem, adv., aussitôt. Yt. X, 137.
râshay, caus. de rash (aresh + rsh), blesser. PI.
rêshîîan.
râz. 1. (4- râj), arranger, disposer en ordre; râzaya, faire
mettre en ordre, mener paître. Yt. X, 14.
hàmrâzaya, id., arranger, peigner. F. XVIf, 4, 10.
pJ) rie. 7. (+ rinacmi. liquor. Lit. likti. Cp. linquo, Mâ„¢), vider,
répandre, disperser. PI. P. rêkhtan, Ar. Ikhel.
— raècaya, caus., faire se disperser.
— paitiraècaya, faire répandre sur, arroser, rejeter. F. V, 26. Yt.
X, 41.
rit1. Voy. irit'.
yflyÿrit'w. 1.10. raèt'waya (ri + n, lino, rêtas ; litera. Lit.
leti. SI. lyati, répandre), faire couler, pénétrer, lmp. 3 p. pl. rôit'wen.
P. 272 fin ; infecter.
— paitiraèt'waya, souiller, atteindre en souillant.
rue (4- rue, lucere. Ar. lois, loitzanel. Cp. >eûxoÇ. SI.
luci’, leuchten. P\.rôk'tan, rôcînîtan), briller, flamboyer; caus. rao-
caya. Yt. X, 142.
— avi aiwi raocayèiti, il fait briller, flamboyer. F. V, 10. ât'rô,
gén. pour loc. ou abl. : dans le feu, par le feu; ou génitif de but :
pour le génie du feu.
rud. 2. (4- rôdimi, rudo? Lit. raudoti. SI. rydati), se lamen-
ter, pleurer. Aor. 3e p. sg. moy. raosta, p. raodta. Y. XXIX, 9.
rud. 1. (rud), couler. Imp. 3e p. sg. act. raod'afy. Cp. PL P.
rôt, rûd. S. rud'iraÇl) Pl. rûdinitan.
— arud p. ârud, s’élever ou couler. Y. IX, 33.
J rud. 1. (-\-rudh, rdh, ruh, èk>9, ruh, Got. liudan. Pl. rustan.
P. rôyîdan), croître. Parf. act. 3e p. plur. urûrud'us. Y. X, 9, 10
(raosê q. v.). Y. X, 7. Vî raod'a, id. Y. X, 31. 2. p. s. m.
ÔJ>) rup. 4. (4- lup, rumpere, rauben?). Voy. urupayènti.


RUP
— 413 —
VAÈ
renj. 1. (+ langh, rahh? courir, se hâter. Al. lingen),
alléger, soulager. Y. X, 20.
renjyô, compar. n. de renju(?) laghû,reghu,regu,revi.
Y. X, 60.
-wGj) rema, n. (+ ram, frapper), coup, violence. Gp. P. ramî-
dan. Y. XXIX, 1.
râmhmhhôi, 2e pers. sg. subj. m. de râh, déve-
loppement de râ ou du futur de râ; avec compl. dir. au génit. part.
Y. XXVIII, 8, c.
râk'shyèiti, part. f. de râk' + s (cfr. langhaka,
e).é7%w, rakh), nuire, insulter. Yt. X, 27, 78 : qui nuit ou trompe
Mithra, ou impie.Gén. râk'shyâitiyâ). Yt. X, 27.
b v.
vaiiîti, f. (van + van, venus, wahne. Gt. vunan), bien-
veillance. Instr. vaiîïtyâ. Trad. vêtement? Y. XXVIII, 10.
vaid'-ya, n. (vad + ud, unda. Ar. get), arrosement.
Tr. p. cours d’eau, jôi. F. V, 16. Nom. acc. vaid'îm.
vairi, n. (var, écarter, séparer; vâri. Nord, ver, vôr),
masse d’eau séparée, contenue en un endroit ; mer, lac, réservoir.
PI. var. Yt. X, 14.
vairya, adj. et part. f. pas. (var + velle, vârya), qui
doit être choisi, excellent ; auquel on doit croire. Voy. ahunavaïrya.
vairya, m. (vairi), canal ou trou profond. V. aogema-
dœca.
liïjuy&udmlf vairyastâra, adj. (apurrepôç), de gauche. Yt. X,
100.
vaèid'i, adj. (vid. + vêdi), savant, sage; maître, doc-
teur. Yt. X, 142.
va^9 'a (+ W, vêga. Ar. vêg), course impétueuse, élan ;
vaèg'âi jas, venir à l’encontre du choc (dans la course). Peut-être :
projectile. Yt. X, 69.


VAÈ
414 —
VAO
vaèjahh, n. (vij + terre originaire. Y. IX, 44.
vaèfi’ v- (même rac.), semence. F. XXII, 22. ace. pl.
juGfoulp vaêt'â, m.(vid), qui connaît, sait. Yènhe vanhô, yœh-
hâmca Mazda vaèt'â; de ceux (lit. de celui) et de celles dont Mazda
connaît ce qui est le mieux pour le sacrifice, nous honorons ceux-ci
et celles-là. V. p. 271, 1. 6. Yènhe hâtâm... — Al. vaèd'â, 3e p. sing.
parf. act. de vid.
vaèda, m. (vid + vêttarj, connaisseur, possesseur.
Trad. : obtention, vandishn. Y. XXIX, 10.
vaèdimnôgâtu, adj. (vid-gâtu), connaissant le
lieu, la route. Gât. I, 5; vaèdimnô peut se rapporter à azem s. ent.
ou à sraoshem.
vaèdyâi, inf. de vid, trouver, obtenir ou connaître.
_uj.mxugXj.uZ? vaèd'ayana, f., mot obscur; observatoire ou
enfracture (cfr: vid ou vyad', vayad'ana). Yt. X, 43.
jC/mJ-u^Xj-uZ? vaèd'ayâmi, v. vid (+ vêdayâmi).
-uMfyÿul? vaèd'ya, f. (vid + vidyâ, lâ'éa), science; vaèd'yâ-
paiti, maître de la science. Y. IX, 83. Tr. p. âkâsîh, âkâspat. Yt.
X, 36.
J^, vaèn, vîn. 1. (+ vên. V.-P. vain. PI. vîn. PI. bîn),
voir, remarquer. Y. IX, 91. Yt. X, 105; XVI, 10. Le moyen s’emploie
avec le sens du passif et signifie être vu, paraître. Y. X, 41 ; XI, 25.
— vaèn, regarder comme. Yt. X, 92.
aiwi vaèn, apercevoir, distinguer. Yt. XVI, 12.
_a>jCjjj(ja>Z? vaènerona, part. prés. moy. p. pas. : vu, visible.
V. vaèn. Yt. XIX, 34.
G^jaiZ? vaèm (vayam. Germ. wy, wey), pron. pers. Ie pers. plur.
nom., nous.
-a^^jSjoxjajZ? vaèsmenda p. vaèsmanda; cp. oiWe ; da, adv.
la maison. Yt. X, 86.
_upi.uZ? vaoca, imper. 2e p. sg. de l’aor. redoublé de vac. Y.
XLIII, 1. XLVII, 2.


VAO
— 415 —
vak'
vaocahhê, forme verbale; infinitif de vac (vao-
cahh)?pour proclamer. Ner. vâci, loc. de vâc. Y. XXVIII, 11.
jujj/LuZ? vaocafy, 3e p. s. indic. id.
vahuhaiti, f. (vahuhafy, vahhvafy + vasval), f. part,
de vanh, revêtant, portant. Yt. X, 126.
vanh. 1. (vas, « Yt. XXII, 1. 19, 24.
vanh. 1. (vas, vestis, îrwtu. Got. vasti), revêtir; vaste.
tyluLp vanh. 2. (+ vas, ucch; Lit. auszti. Cp. aurora, ouao>),
luir, illuminer. — vîvahh, commencer à luire.
vahhan, n., bonté, excellence (vahhu). F. V, 68.
vahhu, adj. (+ vasu, iï>. V.-P. vahu. PI. veh. P. beh.
A. veh), bon de nature, saint. Y. IX, 49, 60; LXIV, 12. Fém. vahuhi.
Yt. X, 100; XLVII, 2; LXIV, 12. Yt. X, 3, 60, 147. F. XXII, 9;
XLVII, 4. Yt. XVI, 1. Comp. vahyœ. Superl. vahis'ta. Comp. neutre
vahhô p. vahyô. N. vôhu, q. v. Yt. XVI, 26.
vahhahh (vasyas), compar. de vahhu; vahyahh,
vahhahh. (h p. h à cause de y supprimé. Voy. p. 14. (S. vasyas.
V.-P. vahyas. Y. X, 26; LXIV, 64.
vahhazdœ, adj. (vahhas comp. de vahhu et dcl),
qui donne ce qui est le meilleur. Cp. vasudâ et V.-P. vahyazdâla.
^0*^^ vahhô, v. vahhu; n. du compar. de vahhu (vahyô +
vasyas), bonté, excellence.
— cû-vahhô, comment est quant à l’excellence; paiti vahhô, pour
le plus heureux effet. F. V. 69.
vanta, m. (van + van, venerari), dévotion. Y. X, 6.
vanta. V. vam (S. vanta).
vahd. 1. (+ vand), honorer d’un culte, honorer. Moy.
pot. 3e p. sg. vahdaèta. Y. X, 21.
vak’ed’ra, n. (vac. + Cp. vaktra), le parler, l’élo-
quence; peut-être la bouche. Y. XXIX, 8.
vak’sh, 4. 1. (+ vax, avÇ«, wachsen. PI. vakhshîtan),


VAK
— 416 —
VAN
croître ; — ukhshyèiti, 3e p. sg.. il croît. Y. X, 13. Caus. vakhshaya,
faire croître. Ind. prés. 3e p. du. vak'shayatô.Y. X, 6. uk'shyàn,
subj. impf. 3e p. pl. F. V, 12. Y. XLVII, 1.
£*>£0^^ va^,s^ia(’y ’mP- 3e p. sg. act. a fait croître. F.
XVII, 16,
vag'd'ana, m. (vac, d'â?), tête, d’être bon. Pl. vag1-
tân. F. V, 38.
vag'zhibyô et vag'zhebyô, p. vak'sbyô, dat. plur.
vâkhs’. Yt. X, 88.
vac. 2. (vac, voco, e’^w. Ar. goc), parler, dire. Moy. imp.
3e pers. sg., aok'ta. Y. IX, 9; X, 25. — Vaocafy p. vavacafy, aor.
act. f., 3e p. sg. Y. XXIX, 6. Parfait vavaca. — V. vaoca, vaocahhê.
— vaocê, parf. moy. et pas. : est appelé. Yt. X, 88.
Caus. vacaya, imp. 3e p. sg. m., aocayata p. avacayata « fit dire. »
F. XXII, 22.
— paiti vac, répondre, répliquer. F. II, 9. Y. IX, 5. Yt. XXII, 11,
etc.
— fravac, annoncer, proclamer. Af. 8. G. LXIV, 38.
vacanh, n. (vac + vacas, sttoç), parole; daèna vacahhâ,
Y. XLVII, 4. La loi qui se pratique par la parole, etc. vacô nom.
Y. XXVIII, 0. Gén. vacanhô. Yt. XVI, 6.
vacô. Voy. vac.
va$. 4. (cf. vat, année? vêtus), aller, faire aller. — 1. sa-
voir (cp. api-vat. vâtes. Lit. justi). Y. IY, 79.
apavafr, repousser. Yt. X, 27. — niva/?, lancer. Pot. 3e pers. pl.
nivait'yân. Yt. X, 113.
vadare, n. (vad.), mot obscur ; tradition : manifeste.
D’autres en font le védique vadhar et traduisent : « lance ton arme
contre. » Mais vadhar jan signifie abattre l’arme et non lancer son
arme; jan ne signifie point lancer et Hôma n’est nullement un guer-
rier armé. Vadare, au Y. XXXII, 10, ne signifie certainement pas
arme. Paiti... vadare jahi ne peut signifier que : abats l’arme (de tel
ou tel ennemi).
JajZ? van. 1. (+ van, àâu, wunden), frapper, attaquer, abattre.
Pl. vânîtan. P. vain. Ar. van. Yt. X, 34.


VAN
— 417 —
VAR
purtulp vanâfy, subj. impf., il frapperait (janâfc, id.). Yt. IX, 24.
véhhafy, subj. aor. 3e p. s. Y. XLVII, 2.
— nivan, abattre; nivanâfr. Yt. X, 73.
vana, adj. (van), qui frappe, abat.
vana, 1., (+ vana, PI. van. P. bun), arbre. Acc. sg. va
nam. F. V, 3, 8, 39, 72.
vanafypeshana, adj. (van-peshana + prtana,
bataille), vainqueur dans les combats. Y. IX, 68.
vanana, f. (van), coup victorieux, victoire.Y.XLII1,13.
gpl/? vap. 4. ufyèmi, (vap, exalter, louer; comp. vapus, beau,
admirable; vapushy, admirer) Alii : vap tisser, composer une poésie?
ufyâni. Y. XXVIII, 3. Ie p. s. subj.
vafu, f. ou vafûs', n. (vap + vapus, chose merveilleuse,
admirable), science merveilleuse, sagesse. Tr. p. perte, destruction.
Y. XXIX, 6.
vam. 1. (+ vam, vomere, tyzv. Lit. vemti), vomir. F. V, 6.
Vanta, (part, p.), sur cet arbre il y a des choses vomies, c’est-à-dire
il vomit. (S. vanta).
vaya, m. (vi, aller + vi, vayas, avis. PI. vai), oiseau;
vayôberata, emporté par un oiseau. F. V, 18, 20, 48. Sens analogue
pour les mots vehrkô, vâtô bereta etc. Gén. pl. vayâm. F. II, 33.
Peut-être d’un thème vi?
var, 1, choisir, aimer, croire (+ ?>r, velle, verum, (3oz, wol-
len, wàhlen, wahr, Got. vêryan, croire).
— fravar, professer une croyance. Impér. Ie p. sg. moy. fravarâ-
nê, je veux professer; mazdayasnô, en tant que mazdéen.
fraorenta, ipf. m. 3e p. pl. p. fraverenta. Yt. X, 92. (favorisèrent).
var, 3, protéger, couvrir, entourer, écarter (+ var, vallare,
vereor, opaw, wahren, oupoç. SI. vreti. Ar. galel?)9 aiwi verenvaiti, subj.
3e p. sg. prés, act.; recouvre. F. V, 72. Pl. vardan P. vârîdan. Ar.
varhel.
— pairiverenao, envelopper, obscurcir (+ âvrnômi).— verenûid'i,
impér. 2e p. sg. Y. IX, 88,
28


VAR
— 418 —
VAR
— paitivâray, caus. s’opposer en écartant, écarter, enlever. Yt.
X, 27.
— pairivâray, caus., faire envelopper, empêcher, couvrir; daèma
(obstruer la vue), empêcher de voir. Yt. X, 48.
Intens. vâvar, d’où vâurôimaidê, pot. 3e p. pl. moy. « nous arrê-
tions. » Y. XXVIII, 3.
vara, sb. m. (var + vara, vallum), parc, jardin entouré
d’un mur d’enceinte. Pl. P. var. F. II, 33, 38. Aipi varem. Pour le
vara, au vara.
varaittya, adj. (varefr ou var), dont on doit se dé-
tourner, mauvais, dangereux; ou empêché, de captivité, captif?
Yt. X, 38.
varâza, m. (+ varâha. P. varaz. Ar. varâz. P. gurâz).
sanglier. (Gfr. werken. Yt. X, 70, 127.
vareta (var + vrta), part. p. pass., empêché. 2. nom.
prisonnier. Yt. X, 86.
vared, 4. (+ vrdh, ôpGoç), croître, grandir. Caus. vare-
d'aya, faire croître, développer, multiplier. Imp. subj. Ie p. sg.
vared'ayèni; vared'yahuha. croîs. Y. X, 11. Varedafy, f. varedaiti,
part. prés. Y. XXVIII, 3. Cp. vered. P. vard, gard. Pl. vahrînîtan.
F. II, 13, 13.
varedafygaèt'a, adj. (vared-gaèt'a), qui fait
croître les choses du monde. Pl. vahrishndâtâr-î-gêhân. Yt. X, 139.
varedat'a, m. (vardh + vardhana), croissance. Pl.
vahrînîtano. Y. IX, 57.
varedusma, comp. (varedva, zem. Cp. asn de azan),
terre molle. — varedusmê, loc., en terre molle; si la terre est molle.
F. XVII, 13.
varedva, adj. (vared + ûrdhva), croissant, vert; de là
mou. Al. vrad = mrad Ss. mrdu, mou.
vared'a, vareda (vared), m. croissance;
vîspa vared'ananâm, toutes les croissances, omnia crescentium. Y.
IX, 77. Pl. gûrtîh.
varena, m. (var, 1. varana, cfr. vara), choix, désir.
Pl. kâmak. Y. XLVII, 4. varenéng, acc. pl.


VAR
— 419 —
VAS
aux>}g).u/? varenya, adj. (varena), aux désirs mauvais, impudi-
ques. Yt. X, 69, 97.
varefshva (F. II, 79, 91, 1 ), forme obscure;
semble être le locatif plur. de vara. Il faut alors lire : varaèshva.
Mais cette faute, répétée trois fois, s’explique difficilement. On peut
supposer un dérivé varef (cp. kerefs), loc. pl. varefshva. Geldner
corrige varê shava, faire entrer dans le Vara. Mais il ne remarque
pas que ce sens est impossible au § 36.
varesa, m., cheveu (acc. pl. varesés = varesds et
varescbsca. F. XVII, 4 Yt. X, 72. Crin. Yt. XVI, 10. Pl. vars. P.
vars, gurs. Ar. vars.
varesôstavaiih, adj. (v.-sl.), de la grosseur
d’un cheveu, d’un poil. Yt. XVI, 7.
lÿHQjpxlp vareshaji, f. (+ vrxajan? ou varsh, grandissant),
tronc. Y. X, 12. acc. pl.
varez, varezafr, varezâna. Voy.
verez, etc.
varezdvafy, adj. (de vareds, dés. de vared?), qui
veut s’élever. Voy. vîvarezclvafy.
varezyafo, adj. part, (de varez, Fèpyw, werk), tra-
vaillant, productif,
varsha, m. (+ vrksha), bois ou montagne (?) Pl. vê-
shak. P. bêshak. F. XXII, 33.
varshna, adj., mot obscur.Voy. pouru sared’ô varsh-
na.
vas. 2. (+ vaç, é/œ), désirer, vouloir, tendre vers; aux
formes faibles us; us ta, voulez-vous. Y. XXIX, 3. —Aussi : vouloir
d’une manière conforme; être favorable, soumis. Avec le datif, vou-
loir d’une manière agréable, soumis à quelqu’un. Yt. IX, 9; XLIII,
3, 16. Y. XXIX, 8 (vasti, 3e p. sg.). — âvas, désirer, attendre. Voy.
vashî.
vasanh, n. (vas + vaç, mjr. V.-P. vasna. Pl. P. vas,
bas), volonté, bon plaisir. (A. vas dans vasu).


VAS
— 420 —
VAZ
vasô, acc. adv., au gré de, à volonté. Y. XI, 3.
jj)a>2^ vasôk'shat’ra, adj. (v.-k1), dominant, gou-
vernant à son gré. Y. IX, 53. Yt. X, 113.
jykujvasôgaoyaoitya, adj. (v. -gaoyaoiti),
possédant des champs à son gré, s’y étendant à son gré. Yt. X, 60.
vasôyâna, adj. (vasahh, yâ), allant à son gré, qui
a un char allant à son gré. Yt. X, 60.
vastra, n. (vaiih, vas, vastra, Fàrrpa. Cp. vestis. Got.
vasli. P. gustar), habillement, vêtement. PL acc. vastra. PL vastar,
F. XVII, 9.
vastran, n.? (vastra), vestiaire. Loc. pimwastrôhva.
Mns. vastrâhva. Idem.
vash. 4. (vac + s), dire.— âvash, alloqui. 3e p. s. impL
m. avashata, F. XXII, 20; ou aor. de vac. Voy. vashahhê.
— fâtyWP^I$vashahhê, 2e pers. sg. ind. pr. moy. de vashi
dire. F. V, 54, 64.
— vashya> Pass. de vash ou futur de vac, dire; p.
vakishya. Vashyèitê, est redite, propagée par la parole, ou le sera.
T'vôi daènâ vashyèitê, la loi à toi est (sera) propagée. Y. XLIII, 21.
vashî, p. vassi, 2e pers. sg. ind. prés. act. de vas. Y.
XLIII, 16.
vaz. 1. (4- vah, vehere, o%. Got. vigan. Cp. wagen. SL
veszti. Ar. vaz-el), aller en véhicule, faire aller. Yt. VIII, 33; X, 47,
68, 125, 127. PL vazîtan. P. vazîdan, amener. F. V, 56. — Aller,
voler. F. V, 5. Y. X, 60. Yt. X, 16, 20, 60, 70, 100, 128.
— vavazâna, part. parf. m. ; conduisant. Yt. X, 124.
part. prés. act. nom. pi. vazemno, id. sg.
moy. Yt. X, 20, 86.
— aiwivaz, revenir. Yt. X, 118.
— upavaz, venir à la suite de, aller vers. Yt. X, 127. F. XXII, 38.
Moy. 2e p. sg. impér. upavazahhva, va vers. F. XXII, 23.
— uzvaz, act. soulever; moy. se soulever, s’élever vers. F. V, 2.
— nivaz, porter en bas, faire retomber. F. V, 26.


VAZ
— 421 —
VA
— paravaz, porter au delà, jeter au loin. Yt. X, 37.
— fravaz, s’avancer monté sur un char. Yt. X, 48, 67, 99, 419.
Pousser devant soi, amener. —pourvô vâtàm, beaucoup de vents.
Yt. VIII, 33, 33.
vazdvare, n. (Rac. inc. — vaz ou vad + avan-
cement, transport, entrée. PI. vazdvarîh. Yt. XVI, 7.
vazyàs, adj. (vaz-ac), rapide à la course en char ;
comp. vazyàstara. Yt. X, 20.
vazra, m. (+ vaj, aller avec force, vajra), massue. Yt.
X, 40, 132. V.-P. vazra-ka. PI. vazurk. P. vazr. P. gurz. Ar. warz.
vahista, superl. de vahhu (+ vasishtha), le meil-
leur, parfait. PI. vahist. P. behisht.
vahis’tô ahu, le monde parfait, le paradis.
F. II, 33, 36.
vahma, m. et n. (vanh, briller?), louange, honneur, culte
rendu. Y. XLVII, 1. Yt. XVI, 20.
vahmôsehdahh, adj. (vahma, send, envoyer ou
se plaire à, sentir e), qui donne la louange, ou se plaît à être loué.
Yt. X, 23.
.üjjgÿZ? vahmya, adj. (vahma), digne de louange, d’honneur.
Yt. X, 3, 78.
vahmyata, f. (vahma), vénérabilité, Yt. X, 1.
vahyô, compar.de vahhu; vahis’ta, superl. (+vas-îyâhs.
V.-P. vahyas). Voy. vahhu.
va, f. (-)- va, ventus, «îjfxt, wehen), souffler.
vîvâ, dissiper en soufflant. Yt. VIII, 40.
hàmvâiti, souffle avec force. Il faut lire hàmvanaiti, combat de
toutes ses forces. Yt. X, 141.
fravânïli, 3e p. pl. prés, act., soufflent en avançant. Yt. VIII, 40.
jwZ? vâ, adv. (+ vâ, ve, weder), ou; quelquefois interro-
gatif, V. F. V. âfs jaihti vâ, l’eau tue-t-elle? va se réfère aussi à âtars'
va, plus loin. Yt. X, 18, etc. Yt. XVI, 10, etc. ya(> va, soit, que ce
soit. F. XVII, 18. va, indéfini. Y. XXIX, 7.


VAU
— 422 —
VAR
vâunus, m. (van + vanu), qui demande, sollicite, dé-
sire, honore. Tr. p. vandînâi, que tu donnes. Yt. XXVIII, 8.
vâurôimaidê, pot. Ie pers. pl. moy. de vavar,
intensif de var, écarter; p. vâvarôimaidê. Voy. 2. var.
pwlÿ vâc, m. (vac + vâc, vox, fott), parole, prière. Nom. vâk's,
acc. vâcem et vâcim. Acc. pl. vacô. F. XVII, 16. Pl. vâj. P. âvâz,
bâng. Ar. vang. •' J
vâta, m. (vâ + vâta, ventus, wind), vent. Pl. vât. P.
bâd. Ar. ôd. Gén. plur. vâtâm, partit, p. acc. Y. XLIII, 4. Yt. VIII,
33, 34: X, 9, 21, 50.
vâtôshûta, adj. (vâta-shû), allant poussé parle
vent. Y. IX, 101.
-umvyülf vâdâya (vad + wOiw. Cp. vadere), caus., faire aller,
repousser, chasser (peut-être de vad1, frapper), accabler.Y. XXIX, 21.
vdd'a, m. (vad1, frapper + vadha, bâdha), coup.—
v. jan, frapper un coup. Y. X, 52.
var 1. (cfr. vâri), pleuvoir.
— vî vârayâmi, (causatif); je fais pleuvoir de tous côtés. F. V, 61.
Part. pr. f. vârenti, pleuvant, pendant laquelle il pleut. Yt. XVI, 10.
ujjulpvâra, m. (var + vâri? Pl. varan. P. bârân. Cp. urina?),
1° pluie. Y. X, 6. Yt. VIII, 33. 2° (vâra + ovp« (?). Lit. valas. Cf. P.
bâl)9 queue, poil de la queue.
vârag'na, m. (vâra, queue etg’an, frapper). Nom d’un
oiseau mythique, aigle ou éclair? Pl. varâgh. Yt. XIX, 35.
vâret'man, n. (var + varman), protection, arme
défensive.
vâret'rag'ni, adj. (de veret'rag'ni), victorieux.
Vâret’rag'nis’, acc. pl. m. F. XVII, 16. Pl. fîrôzkar. Y. X, 24, 59,
61.
-uifitttl? vârema, Y. X, 39. — Mot obscur (pehlevi : vârûm),
cœur, poitrine? (La traduction pehlevie donne à ce passage le sens
suivant : ne t’éloigne pas rapidement de mon cœur), ou : secours,
protection (vara) : ne passe pas d’une protection subitement finie?


VÀV
— 423 —
VID
Peut-être : ne va pas en pluie précipitée (asito vârem) (mais demeure
et répands-toi).
vâverezôi, pot. du parf. pas. 3e pers. sg. de verez,
faire ; ce qui a été fait, a pu être fait (par les dévas). Y. XXIX, 4.
vâstar, m., protecteur, soutien. Cfr. vâstra. Y.
XXIX, 1. Ahuna vairya, 3.
vâstar, ou vâstra, m. (de vahh + vas, au causatif,
faire demeurer, garder, soigner), pasteur, gardien de pâturage, s’oc-
cupant de l’élève du bétail.
vâstra, n. (vas?), pâture, pâturage. PI. vâstar. Yt.
VIII, 29; Y. X, 64; XXIX, 2; XLI1I, 20.
vâstravafr, adj., pourvu de pâturages. — hushi-
tis'-vâstravaitî, une heureuse demeure pourvue de pâturages. PI.
vâstarvar. Y. XLVII, il.
vâstrya, n., séjour des troupeaux, pâturage. Y.
XXIX, 1. M. qui s’occupe des troupeaux. PI. vâstryô-fshâ. Y. XI,118.
vâsha, m. (vaz + vâhas, oxoç), char de transport pour
hommes et guerriers. PI. vâsh. Yt. X, 32, 67, 68, 123, 128.
•*0^, vi, vis' (+ vi, ve. V.-P. viy, wi-der), préfixe mar-
quant séparation et étendue. PI. gu-ît. P. gu. Yt. X, 1.
vindafyspâd'a, adj. (vid-spâd!a), qui forme
les armées. Yt. X, 33.
^>2? vid. 2. (+ vid, videre, e’^w. Ger. weiten. SI. vedeti, Ar. gi-
tel), savoir, connaître. — Parf. Ie pers. sing. vaèdâ (gât.). 2e p.
vôista (o:Œ0a). Y. XXVIII, 10. Caus. vaèd'ayâmi, faire savoir (+
vêdayâmi)-, pot. 3* p. s. vîdyâtp. Y. XLVII, 9. F. XVII, 26, 29.
Yt. X, 120.
— aiwi-âvaèd'aya, annoncer; nivaèd'aya, offrir.
— paiti vaèd'aya présenter. F. XVII, 26, 29.
— vaèdimnô (vid), forme participiale; sachant, connaissant. Y.
XLVII, 7.
— visto, part. p. p. Yt. X, 120 (âvisto, offert).
vid, 7. (vinadmi, finden), trouver, obtenir, produire, part,
p. p. vista. PI. vandîtan. Y. XXIX, 8.


VID
— 424 —
VID
vip, 1. (forme amincie de vap?J, lancer, jeter (cf. vip,
secouer, vibrare. Nord. veif. L. vyburti?), caus. vaèpaya, faire jeter,
écarter ; para vaèpaya, écarte et détourne. PI. viftan (viftak).Y.X, 33.
___ni vaèpaya, abats. X. X, 34.
vis, préfixe. Voy. vi.
vis, n. (v. visha), poison.
vis'pat'a, adv. trad. pehl. : en beaucoup de sens
(vis' et pat'a). Geldner corrige vîspaVa, en tout sens. ¥. X, 11, 30.
vî, 1. 6. (+ wX Lit. vyèti), vyèmi et vayèiti, aller et
pousser. — apavayèiti, il chasse. Yt. VIII, 23, 29.
vî = vi.
vîurvisti, f. (vi-urvis, s’avancer), séparation; en-
droit de la séparation. Tr. p. bêvartishnîh. Yt. XXII, 17, 33.
tiîcira, m. (vî-ci, séparer, discerner), qui discerne,
jùge. Y. XXIX, 4. PI. vicîr, vicîtâr. P. vajar, guzir. A. vjirh.
vîtarelôlanu, adj., au corps de travers, de
vîtareta (vi-tar), qui passe de côté, et tanu, corps. P. guît kart tan,
au corps mis de côté. F. II, 37.
vîtarem, adv. (vî-tar), au delà de, dépassant; avec le
datif. Vd. V, 39.
vîtasti, f., mesure de longueur inconnue, empan?
(+ vitasti de vi et tan?). PI. vitast. P. bidast. — Vîtastîm (acc. f.),
dé la profondeur d’un vîtasti. F. XVII, 13.
«dZ? vît 'Mi, mot obscur (vyat ', cp. vit 'ura?), méchanceté
ou coup qui abat? vît'isi jata, (vWisi, instr.?) abattu dans leur
méchanceté ou par des coups; ou loc. de 'vîtfi$, Yt. X, 80.
vîdaèva, adj. (vi-d.J, ennemi des dévas, qui les
chasse. PI. guîtdêv. Y. IX, 43; LXIV, 2. Voy. vidôyûm.
vidad’afshu, indécl. (vi-d'a-fshu, qui répand la
prospérité), karshvar au S. E. du qaniratha. Yt. X, 15, 133.
vîdâtu, m. (vî-d'â), séparation; mort; déva de la
mort. PI. vîhât. Yt. X, 93.


VID
— 425 —
VIR
vîdid'âremnô. Voy. dar.
vîduyê, infin. de but de vid. 2. — Y. XXIX, 3, b.
nôify mduyê, il n’esl pas à savoir; ils ne peuvent savoir (peut-être de
vid. 7. trouver). On peut traduire ce vers : Il n’est pas (possible pour)
les justes d’entre eux mêmes, de savoir comment on favorise les
pieux; ou il n’est pas possible de trouver parmi eux des justes qui
favorisent, etc.
vîdus', forme indécl. semble-t-il, ou employée comme
telle (de vid), sachant, avec sagesse. Yt. X, 16. F. vît'ushi. Voy.
Yt. XVI, note.
n. (vî-dôit'ra), regard qui se porte en di-
vers sens; loc. (dans), pour regarder en divers sens. Y. X, 82.
vîdôyûm, acc. sg. masc. n. de vîdaèva, p. vidaèvem
vîdaèûm, vîdayûm, vîdôyûm. F. V, 68, 69.
vîdvafy, part, de vid, savoir; (vidvas) vîdvœ, je sais
(Y. XXIX, 6), je suis sachant.
vîd'aètar, m. (vi-dî), examinateur, inspecteur,
regardant de côté et d’autre; spas vid'aêta (Yt. X, 46), gardien sur-
veillant.
vîberet'wafy, adj. (vî-bar + vibhrtvanj. se por-
tant au loin, retentissant; dit d’une voix élevée (trad.). PI. kart dar
bê- srunîshn, fait dans le retentissement. Yt. IX, 44.
■ux>{oxug^Z? vîmaid'ya, adj. (vi-m. 4- vîmadhya), en dehors,
écarté du milieu; extrême, ou situé entre le milieu et les extrémités.
Yt. X, 104.
vîmitôdantâna, adj., aux dents démésurées
(de vîmito, vî-mâ, démésuré et danta, dent, ôdoûç. Ar. dandan; zahn,
taan). F. Il, 37.
vîra, m. (+ vîra, vir. Got. vair), homme, brave. Yt. X,
28, 101. PI. P. vîr. — vîraèca p. vîrê-ca, loc., contre l’homme, etc.
vîrôdœ, adj. (v.-dâ), qui donne des hommes (aux
familles).
adj. (vîrô-ni-anc + nyanc), qui abat
les hommes. Yt. X, 96, 132. vîrônyœncim, acc. p. nom.


VIR
— 426 —
VIS
vîrôraod'a, adj. (vîra-raodta), à forme humaine,
lnstr. avec, sous forme humaine. Y. IX, 46.
vîvahhana, fils de Vîvanhâo; q. v. F. II, 3. V.-
P. vivâna? P. vîvaghân.
vîvahhusha, id. Yt. XIX, 33.
vîvahhcb, N. pr. m. (vi, vanh + vas = vivasvat),
propr1 qui répand la lumière. Qualificatif du soleil et nom du père
de Yima. Gén. vîvanhatô (thème vîvahhab). PI. vîvag'ân. Y. IX, 11,20.
vîvarezdvaf). Le mètre prouve qu’il faut lire va-
rezdvatô. Yt. IX, 95. Voy. varezdvafy. Trad. oisif.
vîs, 2. (+ viç, Ftx), venir vers, atteindre, implorer. Au
moyen, remplir une fonction, céder, se soumettre. Parf. 2e p. sing.
vîvîsê p. vîvîssê. Impér. Ie p. s. vîsânê; 2e vîsahuha, subj. Ie p. sg.
vîsâi. — Fra anhêvîsaiti, il vient pour celui, il s’avance vers celui;
yahmâi jasaili avahhê, au secours de qui il veut venir. Yt. X, 46. F.
II, 3, 4. Y. XLVII, 10.
paiti visé, venir vers, accepter. Yt. X, 32.
vîs, f. (+ viç, vicus, o-xoç, SI. visi), bourg ou clan. V.-P.
vith. PI. vis. P. vîh. A. giugh.
— visé, dat. p. loc. V. visé, visé distributif : dans
chaque vîç. Y. X, 17; IX, 24. F. V, 36. Yt. X, 18.
vîsaiti, nombre card. (vi-dvi, sat + vinçati, vingt;
viginti, eixan, tzvanzig. PI. vîst. P. bîst). Yt. X, 122.
vîsaitigâya, comp. (vîsaiti, gâya), distance
de vingt pas. Acc. vîsaiti gâim (p. gâyam), à la distance de vingt
pas. F. XVII, 12.
vîsaitivafy, adj. (vîsaiti-vat), qui a vingt, qui
dure vingt ans. Yt. X, 116. Nom.
vîsôiric, adj. (v.-ric), qui fait périr les vîç. Yt. X,
75.
fvîspa, dét. ind. (+ viçva), tout, quelconque. V.-P.
visa. PI. vîsp. F. II, 35, 36, 31, 96, etc. Gén. f. vîspaycb. Yt. XVI, 7.
vîspaiti, vîsôpaiti, m. (v.-p. + viç-
pati.'Lil. veszpati), chef de vîç. Yt. X, 18. PL vîspat.


vie
427
VER
Çupto w vîspem âahmâfyyafa constamment,
jusqu’à ce que. F. Il, 36; V, 48.
^5O>>5-u ■“> vîspem â ahuhê, Yt. X, b. entièrement
pour le inonde, pour tout le inonde.
vîspôgaona, comp. (v.-g ), de toute couleur.
Gén. pl. F. XXII, 7.
-vîspôtanva, adj., qui se rapporte, s’étend à
tout le corps ou qui appartient à tout corps. Pl. harvisptan, id. Y.
IX, 68.
vîspôpaèsahh, (v.-pis + visvapêçasj, qui
concerne toute forme extérieure. Pl. harvisppêsit>. Yt. X, 124.
vîspôbâma, adj. (v.-bâ), tout brillant.Yt.X, 136.
vîspôvîd'vcb, adj. (v.-v. + viçvavidvas), qui
sait tout, omniscient. Yt. X, 24, etc.
vîsp&hrâVra, adj. ayant toute splen-
deur. Pl. hâmâhvârîh. X. IX, 64.
vîsya, m. (vîs), génie qui préside aux vîçs et préposé
au Gah Hâvani. Yt. X, 116.
vîshavaii>, adj. (visita 4- vishavant, losi;, virosus),
vénimeux. Pl. vishhômand. Y. IX, 34.
vîshôvaèpa (visha-vip.), qui lance du poison.
Y. IX, 93.
vîs*tâspa,np. pr. Roi de Bactriane (?) contem-
porain de Zoroastre. Ce fut lui qui adopta la réforme et la fit triompher
dans ses états. Il eut souvent à lutter contre ses voisins touraniens
dévicoles et périt dans une guerre qu’il soutint contre eux. Telle
est la tradition, ou la légende dont l’origine est incertaine. V.-P.
vishtâspa. Pl. vishtâsp. P. gushtâsp, XHT'ZÔ.GTV'Qq. Y. XXVIII, 7.
vîzhvanca, forme adverb. (vîspa-ac + vishvanc),
en tout sens. Y. X, 29.
vîzbâri, f. (vi-zbar + hvar, courber), corps ou mem-
bre courbé. F. II, 37.
veret’ra, (var + vrtra, ôpQpoç(?). Ar. wahan), défense,


VER
— 428 —
VER
acte de repousser l’ennemi, combat victorieux, courage. Ce sens qui
est celui du vrtra sanscrit est certain dans l’Avesta. Voy. hâmveret’ri.
L’Eran a-t-il aussi connu le démon Vrtra et veretrag'na est-il le
vrtrahan védique? c’est fort douteux. Des formes telles que veret'ra-
va(>, victorieux, semblent prouver le contraire. PI. pîrôz, pîrôzkar.
Y. X, 63; XLIÏI, 16. Yt. X, 26.
veret'rag'na, m. (v.-g'an, jan 4- vrtrahan), vic-
toire, défense victorieuse. Cf. vrtrânâm ghnanas, hanta, etc. PI. va-
rahrân. P. bahrâm. Ar. vram, wahagn. Y. IX, 55. Yt. X, 16, 27, 33,
67, 70, 117.
jj» veret'rag'nya, n. (id.), victoire. Dat. veret'rag1-
nyâi. Y. IX, 8. Yt. X, 5.
D>3jj£j>j)^ veretirajahh, adj. (veret'ra-jan, + vrtrahan),
vainqueur qui abat toutes les défenses. Corapar. veret'rajàstara. Y.
X, 13; IX, 52, 68, Yt. X, 9.
veret'rajâsta, m. (id.), force victorieuse. Yt.
XXII, 11
veret'rataurvab, adj. (veret'ra-taurv + vr-
tratûr), qui écrase l’ennemi, vainqueur. Yt. X, 24.
Jjj»j>)^ veret'ravan, adj. (veret'ra-van), vaillant, vain-
queur. Litt. puissant à défendre, protéger, à écarter l’ennemi (cp.
veret'ri). Yt. X, 141.
veret'ravastema, superlatif du précédent.
Yt. X, 96, 132.
veret'ri, f. (var), défense, courage, force à repousser
l’ennemi.
veret 'rem jan (ou jàt'wa). = veret 'rajan ; vere-
t'remj. yôi hehti (G. IX, 16), qui abat les ennemis (quels qu’ils soient).
Yôi pronom au pluriel, relatif à un singulier collectif, abstrait, ou
hké. Y. XLIII, 16.
vered, 1. 4. (vared, vardh), croître et faire croître. Imp.
moy. 2e p. s. vered'yanuha; part. prés, varedafy, f. veredaiti. Voy.
vared.
vered'i, f. (vered + vrddhi), croissance; dat. s. vere-
d'ayê. Y. IX, 76.


VER
-- 429 —
vou
vereshaitê, subj. aor. ou fut. moy. 3e p. s. de
fait, pourra être fait. Y. XXIX, 4.
verez 4. (cp. spyoy, werk. PI. P. varzîdan. Ar. gorz-el),
travailler, agir, cultiver. Imparf. 3e p. sg. varezafy. F. II, 38. Yt. X,
20. Parfait ou intensif : vâvereza. Voy. vâveverezôi. Part. p. p.
vars'ta. V. aïwivarsta.
verezâna, mot obscur, trad. voisin. — Travailleur,
qui travaille sous un autre, compagnon (verez)? Yt. X, 80, 116.
verezânôfybish, adj. (v.-i>bish), qui nuit à son
voisin, à son compagnon. Y. LXIV, 23.
veresÿa, n. (sc. vraja), pâturage. Y. XLVII, 3.
vehrka, m. (-\-vrka, vulpes, wolf. Lit. vilkas), loup.
PI. P. gurg, Ar. gayl. Y. IX, 69.
vehrkem. F. V, 18. Cp. mereg’em.
vehrkôbereta, adj. (v. b.), apporté par un loup.
F. V, 12, 13, 20, 21.
eÿ vé, enclitique du pron. pers. 2e pers. plur. Y. XI, 24;
XXVIII, 9, 10.
jçaxug)»};/? véhhaiti, Gât. p. vahhaiti, du fut. de van; frapper,
accabler. — Y. XLVIII, 1. Si vraiment ce qui est la rétribution
frappe la Druje par la sainteté, cette rétribution qui a été déclarée,
etc.
vénhalp, subj. aor. de van. Gât. p. vanhafy. Y. XLVII,
2.
AU vôuru, adj. (varu + uru, evpv), large, vaste.
vôuruasta, n. (vôuru-asta), fondement large. Yt.
X, 44.
vôurukasha, adj. (vôuru-kasha + kaksha), aux
vastes seins, golfes ou profondeurs (kasha, comp. kaxa, coxa etc.
trad. : rive). C’est le nom d’une mer mythique, réservoir céleste des
eaux, et appliqué plus tard à la mer Caspienne. — vôurukashayâ,
locatif)?). PI. varkash. F. V, 69. Y. LXIV, 14. Yt. VIII, 23.
vôurugaoyaoitya,&A]. (vôuru, gaoyaoiti),


vou
— 430 -
VAY
aux vastés campagnes, pâturages; qui s’étend, domine sur les vastes
champs (Gp. uru gavyûti; de gau, et yu, yûti, troupeau ou rassem-
blement). Voc. vôurugaoyaoitê. Y. LXIV, 49. Yt. X, 0, 4, etc.
>)>1^ vôurujares'ti, indécl. (v.-jarez, au bruit éten-
du), karshvar situé au N.-E. du Qanirat'a. PL vorûjarst. P. vôrjarst.
vôurubares'ti, (v.-barez, à la hauteur vaste),
karshvar au N.-O. du Qanirat'a. PL vorûbarst. P. vôrbarst. Yt. X,
18, 133.
vôhu, n. (vasu. Voy. vahhu), bien. — ashem vôhu vahis’-
tem asti, la sainteté est le bien parfait ou le meilleur. Gén. plur.
vôhunâm. Y. LXIV, 47 ; XLIII, 8. Yt. X, 60. vanhvâm. F. XXII, 2.
vôhuni, f. (Rac. inc. + vasâ), sang. PI. P. khûn. Yt.
X, 72.
vôhumaiti, f. (v.-maiti, piïnç), disposition favorable,
pieuse.
vôhu-manahh, le bon esprit. 1. Disposition in-
terne sainte. 2. L’un des Am e s ha-sp entas, personnification des dis-
positions saintes et de la bienveillance, protecteur des troupeaux.
(vasu marias). PL Vohuman. Bahman.
ÇmL?. vœ, enclitique du duel du pron. pers. 2e pers. acc. gén.
dat.
vât'wa, m. (van, acquérir. Ar. gound), troupe
d’hommes, d’animaux; troupeau. Y. X, 28.
vât'wôdd), adj. (v.-dâ), qui donne des trou-
peaux. Yt. X, 66.
vya, f. (vî + via), voie, tendance vers. Y. XLVII, 7.
vyaret'a, f. (vi-aretfa), faute, souillure. Loc. pi.
vyaret'âhva. Farg. XVII, 6, 7.
vyâk'na, ad. (vi-anj, distinguer), sage* prudent. Al.
(vyac, contenir, réunir), rassembïeur? F. XXII, 38. Yt. X, 7, 26, 61,
66. Voc. sg. F. XXII, 12.
vyâna, adj. (vi-yâ), qui distingue, sépare, intelligent.
PI. vicârishn. Yt. X, 61.


VYA
— 431 —
SAT
-uÿHiïlÿ vyâna ou vyânaya, f. m. trad. distinction, jugement,
sagesse (R. vl-â-ni. Cp. vinâya?). Y. XXIX, 6.
vyâni, n. (id.), sagesse, v. nid'âtem daènayâi. Yt. X,
64, en qui la sagesse réside (est déposée) en faveur de la loi, pour la
propager.
vyusân, forme adv. (vi-us, commencer à briller, à illu-
miner. Cp. vyus'ti).
iyytyMjuM vyusân sad'ayèiti, elle arrive à com-
mencer à briller. Yt. XXII, 7, 28.
* S.
saoka, m. f. (su + xvé«), utilité, prospérité; génie
personnifiant ces idées. PI. sôk. Voc. F. XXII, 9, etc. Dat. sg. sao-
kâi. Yt. XVI, 3.
saoshyafy, part. fut. de su, qui sera utile, qui
favorisera le développement, la prospérité de la loi mazdéenne et par
elle, celle du monde. C’est le titre de ceux qui ont le plus contribué
à propager les doctrines mazdéennes et à les soutenir. 2. Nom propre
d’un prophète issu du semen de Zoroastre et qui doit paraître à la
fin des temps pour rétablir l’ordre dans le monde, amener la résur-
rection, le triomphe et la récompense des bons. PI. sôshyans, sô-
shyôs. Y. XLV1I, 12; IX, 8. Nom. saoshyâs; pl. saoshyaîïtô.
sanh, 2. (+ çans, senseo, cas-men. V.-P. thah), annoncer,
indiquer. Sahhôis', 2e p. sg. pot. act. F. XXII, 14. Sanhafy, 3e p.
sg. impf. id. Sâsta, 2e pers. plur. impér. moy. aor. (?).
-juçpjiW sahha, m. (sahh, çahsâ), prescription; satihem ci&,
selon une prescription, en certain point. Yt. X, 138.
JJ JJ JO SflC.l. (Pl. sacîlan, sâkhtan), passer, s’écouler; frâsacaiti.
F. V, 34.
G^ôjjjo, -uçîjjjo sata, satem, nomb. card. (+ çatan, centum,
s-xarov, hund-ert. Lit. szimtas), cent. Pl. sat.P.sad.Y. II,38.Yt X, 2.
-uJûjj^ôjjjo satag'na, m. (sata-ghan, jan + sataghnî), qui tue


SAT
— 432 —
SAV
cent. Se dit des guerriers pour signaler leur vigueur et leur courage
ou des armes pour indiquer les coups terribles qu’elles portent. Voy.
pancasag'na. — n. meurtre de cent guerriers. Yt. X, 132. Comp
hazanrag 'na.
satafs'tâna, adj. (sata-fstâna, mamelle), à cent
boutons. Yt. X, 132.
satavaèsa, m. (s. vaèsa + vêça, demeure),
nom d’une constellation dont la présence sur l’horizon amène la pluie,
les pléiades? PI. satvês. Yt. VIII, 32.
satâyu, adj. (s.-âyu + çatâyu), qui a, dure cent ans.
Yt. X, 117.
satêaojahh, adj. ou nom.— Acc. satêaojô, par
une force centuple ou ayant une force... Cf. satèmasyô. Yt. X, 106.
satèmasyanh, adj. (s.-mas), comparatif;
cent fois plus grand, nom. salèmasyœ. Yt. X, 107.
salôdâra, adj. (satan-dar, fendre, + satadhâ-
ra), à cent points aigues. Yt. X, 96, 132.
sad, 10. (+ çad, cadere, cedo, xexaty, progredi (sad'aya).
V.-P. thad.
— paitisad', venir vers, jusqu’à; atteindre. L’âme du juste arrive
parmi les plantes et un parfum apporté de ces plantes l’atteint. Yt.
XXII, 7, 11, 12.
— âsad'aya, venir vers.
sanaka, m., rac. inc. (cp. çana, çanaka), cours lent;
Al. désert. Yt. X, 104.
sara, m. (çri, aller en avant, çiras, cere-brum. PI.
P. sar. Ar. sar), tête, sommet. — Loc. sarôi, sairê, à la tête (sens
figuré); — Loc. pl. sarahu (?). Yt. X, 40. Y. XLIII, 17.
sarejan, m. (sara-jan, zan), né à la tête, chef. Pl. sar-
dâr. Y. XXIX, 3.
-u^jlüÀasaraTa, f. fsar, diviser, çardlia. Germ. haird?), espèce,
race. V.-P. thard. Pl. sartak. P. sardah: Ar. serh. F. II, 35.
sava, n. (su), avantage, accroissement, puissance acquise.


SAV
— 433 —
SAM
— Inst, savâ, par sa puissance acquise. Y. XLIIÏ, 12. — tôisavâis'
vahmem vak’shafy, que ton culte croisse avec ses avantages. Pi. sût.
Y. XLVII, 1.
savahh, n. (su + çavas), chose utile, bien vrai. PI.
sût. Y. XXVIII, 9.
savahi, ind. (savahh, pays delà prospérité). Nom du
karshvar situé à l’orient du Qaniratha. PI. savahi. P. shaveh. Yt. X,
15, 133.
sastra, adj. (sahh), mot de sens incertain; paraît pris
en mauvais sens : qui suit une loi dissidente, des pratiques condam-
nées. Yt. X, 108.
sahvâré, mot obscur, peut-être de sahh, trad. parole;
ou sahare, sahân. PI. sakhûn. Y. XXIX, 4. — Peut-être = sasvat,
toujours, fortement, très.
sahryâfr, pot. 3e p. s. de sahh, pour sahyâfc.
sâ (-(- sâ), couper, nuire, tourmenter.
çyjxujô sâhh. 2. (+ çâs), commander, prescrire (à double radi-
cal sâs, sîsh). Y. XLVII, 3. sâstî, 3e p. sg. — Cp. Ar. sast.
sâtar, adj. (sâ), tyran, mauvais génie tourmentant les
hommes. Y. I. X, 61. Yt. X, 34, 109.
sâdaya (causatif de sad1), fait s’écarter, arrêter;
naèd'a cim g'endm sâdayèiti et ne fait point s’arrêter aucun des coups,
ne cesse point de frapper. Voy. sad, sâd'aya. Yt. X, 71.
sâdra, n. (sad + Cp. çâda), coup qui abat, échec. Yt.
VIII; 23. Yt. X, 138.
jjCàujû sâma, m., désignation d’une classe de héros légendaires
dont les légendes parses font une famille royale descendant de Yima.
Leur nom désigne, selon les opinions, les hommes qui appaisent et
guérissent les maux (sam) ; ou les génies qui procurent la prospérité
et le bonheur aux hommes, génies opposés aux démons qui les leur
enlèvent. Mais cette dernière idée est exclusivement indienne et ne
paraît nulle part dans l’Avesta. PI. P. Sam. Y. IX, 30.
Àigwjô sâma, adj., mot obscur (sam, s’agiter), ardent, violent
Yt. VIII, 21.
28


SAV
— 434 —
suw
sâvahhi, m. (savanh), génie de l’utilité, présidant
avec Hâvani et Vîsya au gah Hâvani. PI. sâvang.
sâstar, m. (+ sas + çâstar), despote, oppresseur,
non soumis à la loi mazdéenne. PI. sâstar. Yt. X, 14. Danhéus sâsta
(nom.) au Yt. XVI, 19 équivaut à danhupaiti.
_jüJ13aujo sâsna, f. (sailli + çâsana), ordonnance, loi. Vahis'tâ
vaèdemnâi, la meilleure pour qui la connaît; c’est celle, etc. Y.
XLVII, 3.
àjjjjjoxujû sâsnya, adj. (de sahh avec allongement de a), digne
de louanges. Al. (de sâhh), enseignement. Y. XXIX, 7.
-jüJJJû sina, f. (sâ), coup, destruction. Pehl. nashôn, torsion,
supplice. Y. XLIII, 14.
_jjGji3 sima, adj. terrible, s’avançant avec£énergie. (Comp. les
Véd. çimîvat, çimyu). PI. saham. Y, IX, 93.
sima, f. (cfr. néop. simah), joug’passant devant la poi-
trine des chevaux et attaché au timon. — Timon. Yt. X, 123.
simôiVra, f. R. inc., montant du joug tenant les
deux parties qui prennent la poitrine des chevaux et attaché au timon
par une cheville de fer. Yt. X, 123.
^q^13 sîsh, forme affaiblie de sâhh (çâs, çîsh), enseigner.
— sîshâ (a p. a), impér. 2e p. s.
— frô sîsh, enseigner avec persévérance. Y. XXVIII, 11.
>13 su, 1 (+ ça, mm, cavus, xïpoç), faire grossir, développer,
prospérer, favoriser. PI. zûtan. P. zûdan. Inf. sùidyâi q. v. Y.
XLIII, 2.
-u)^>!3 suk’ra, adj. (suc.-çukra), brillant, flamboyant. 2. S.
flamme, lumière. F. II, 33. PI. sukhr. P. surkh.
sug'd'a, n. l’ancienne Sogdiana; sud-est du Turkestan.
V.-P. Suguda. Y. X, 14.
^>13 suc. 1. (+suc), briller, éclater, être pur; part. pr. saocafr.
PI. P. sûkhtan. F. II, 33.
upasuc; upasuk'to, allumé, brillant. Yt. X, 127.
suptidarehga, adj. (supti, épaule, darez), «pii


SUR
— 435 —
SKE
tiennent leurs épaules, l’une contre l’autre; étroitement unis. P.
supti. PI. suft. Yt. X, 116.
suwra, f. partie de la charue (?), soc. (4- çûpra).
PI. sûrak hômand, ce qui désigne un objet ayant un fer pointu. F.
II, 38. P. çupcîr. soc.
yjj»surunvafr, part. pr. (sru + çrunvat), qui se fait en-
tendre, prononcé à haute voix; surunvata yasna (instr.), par un culte
dans lequel on récite des prières à haute voix. Yt. X, 4; XVI, 4.
sûidyâi, infin. de su; favoriser, développer. Voy. su.
sûka, adj. (suc + çûkaj, brillant. — m. vue. Yt. X, 23.
Yt. XVI, 7. — F. charbon. Yt. XVI, 33.
sûkem bar, porter sa vue, avoir une vue qui se
porte au loin.
sûnya adj., vide, dépourvu, manquant (çûnya, xeveo;,
-/-evôç. Ar. sin).
sûra, adj. (su + çûra, y^oo;), puissant, fort, héroïque, à
l’action puissante. Tr. p. afzâr, arme. Y. IX, 24; XLIV, 16. Yt. X,
3, 6, 13, 31, 141.
sûrem, acc. n. adverbial; puissamment.
sevis'ta, superl. (sava; su + çavishtha), faisant
prospérer parfaitement ou plus que tout autre. PI. sûtkhvâstar. Y. IX.
30; XXVIII, 5. Yt. X, 6, 31.
séhg’a, Gt. ou sénha (sahh), enseignement, loi. t’wâ-
séng’â, par ta loi. Y. XLIII, 14, 16; XLVII, 3, 12.
sénha, m. (séhh, sahh; çahs, senseo), p. sahha, ensei-
gnement, doctrine; loc. s. séhhê, selon la doctrine véritable, confor-
mément à la religion mazdéenne, selon ses principes. Peut-être
séhhê = çahsê (désirer, demander), je demande.
44» sôira, n. (sê), fondement? Loc. sôirê. Yt. X, 80.
jû skarena, adj. (tradit.), arrondi. Cp. skhal, mcdpo, sau-
ter. PI. gert X. X, 95.
skehda, m. (scind-chind ou skhad, Metpau, schindel,
briser, brisure), brisure; adj. brisé? Y. IX, 49.


SCI
— 436 —
STA
scind' ^0* scindere, *x^), couper, détruire.
PI. P. shikastan. Yt. X, 42, 62, 76, 78.
— upascind, couper par dessous. Yt. X, 18, 28.
— frascind, id. causatif, scihdayèinti, Yt. X, 42 ; sont coupées
par le glaive, ou sont séparés de leur glaive, le laissant tomber. Yt.
X, 36, 87.
sta. 3. (+ sthâ, stare, stehen, standan), se tenir
debout, rester. Prés, his'ta; caus. staya. V.-P. sta. PI. îstâtan. P.
îstâdan. Y. X, 34. Yt. X, 14, 128.
— avastaya, établir sur un sol, au milieu. F. II, 34.
— âk's'ta, adstare, être près, secourir. Yt. XVI, 3.
— use his'ta, impér. 2e p. sg., lève toi. Yt. XVI, 2.
— us paiti sta, s’élever et se placer sur. Yt. VIII, 32.
— nis'ta, se tenir en s’appuyant, insister, tenir ferme à une chose ;
yô nistayèiti keretéê sraoshyâm, qui tient ferme à l’exécution de la
pénitence expiatoire (ou à l’observance des rites). Yt. X, 109. Part,
p. nistata, exécutée. Pf. frahis’ta. Yt. X, 138. paitis'ta, se tenir sur.
Yt.?X, 36. paitihis’temno, part. prés. moy.
— hâmhis'ta, se rassembler. Yt. VIII, 32.
stairis’, n. (star + stratum, stara, torus), tapis,
couverture étendue à terre. PL vistarg. P. bistar.
staèra, m., pic, sommet de rocher ou nom propre
de montagne. Y. X, 30.
staèrôsâra, m. (st.-sara), sommet de pic ou
du staèra. Y. X, 30.
■UJA3jnJ staota yasna, m. Partie du Yaçna contenant
les chants de louange. Y. LVI-LXX. PI. stûtyashn. Y. X, 122.
staotar, m. (stu + stôtar), qui chante les louanges.
PI. stâîtâr. Y. X, 23.
staoman, n. (stu + stôma), louange publiée, re-
nommée. PI. stâishn. Y. IX, 8.
staora, sb. m. (+ sthûra, taurus, Toüpoç, Germ. stiur,
stier. Ar. douar. PI. stôr. P. sutôr). Bête de trait, animal domestique
de grande taille et portant des fardeaux. F. II, 33. Yt. X, 119.


STA
— 437 —
SNA
star (+ star, sterno, wp, SI. streti. Ar. tzarel. P.gustar-
dan. PI. vistartan), étendre par terre, jeter à terre çà et là. — Pt.
p. p. staretô, étendu par terre, ou agité, ébranlé. Part. prés, starâna,
étendant, frastar, étendre, former en faisceaux; part. p. p. frasta-
reta.
— âstâraya. 10. s’étendre sur, souiller. Parf. comp. âstdrayantim
ébhhatp. (subj. 3 p. sg.), serait souillé.
stare, m. (gât.), étoile, constellation, ensemble des
étoiles (+ star, Stella, àrrip, stem). P. akhlar. Ar. astgh. PI. stâr.
P. sitârah. Y. XLIII, 3. Yt. VIII, 39; X, 145. Voy. stréus'.
starâna, part. prés, de star; étendant. Voy. star.
stavahh, n. (stu + sthûra), grosseur.
stawra, adj. (+ stabh, afFermir, sthavîra,
Lit. stebyti), affermi, solide. P. usluvâr. Ar. stouar. Yt. X, 28.
{pça.tt stij, adj. (slij + tij, orty), aigu, perçant; hâm-vareti-stija,
avec son mode de défense perçant; ou (de stij, combat), dans ce
combat, par ce combat défensif. PI. stêj. P. sitêz. Yt. X, 71.
stu. 1. 2. (+ stu, 7TÔ£za), proférer à haute voix, louer, ho-
norer par des prières de louanges (staomi et stavâmi). PI. stûtan. P.
sitûdan. Y. X, 6, 13. Part. prés, stavana, louant, priant. Impér.
2e p. s. stûid’i; Impf. 3e p. p. stavân. Y. IX, 8.
— avi stu, s’appliquer à louer, upa stu, id. Y. IX, 8.
stûiti, f. (stu + stuti), louange, prière de louanges. P.
stâyishn. Y. X, 14.
stûna, ni. (sta; sthûna, oç. PI. stûn. P. sutûn. Ar.
sivn), colonne, soutien; slûnô, nom. p. acc. Y. X, 28, 71.
stehr, m. (+ star, Stella. Voy. stare), étoile, astre.
Acc. pl. stréus1 q. v.
stehrpaèsahh, adj. (stehr-pis), orné d’étoiles,
travaillé, émaillé détoiles. Pl. starpêsît. Y. IX, 81. Y. X, 90, 143.
stréus’, acc. plur. de stehr de stérâs', stréâs'. Y. X, 145.
GLjJû snat1, 1. (-)- çnath), frapper, percer.


SNA
— 438 -
SPA
snaèzhinfri, part. prés. f. de snizh, pendant la-
quelle il neige. Yt. XVI, 10. Gen.
snat’a, m. (çnath, kanth, wrpov ?), coup, dommage,
arme. PI. snadishn.
-juujjû snâ, 2. et snaya (+ snâ, nâre, vâpa), laver, baigner, puri-
fier. P. shnâvîdan.
— frasnâ, laver, frasnayanta (impf. 3e p. pl.). Yt. X, 122. — fras-
nâta, lavé. Yt. X, 91.
snâvya, m. (+ snâva, veGpov, sehne. An. senwa), nerf;
snâvya jya (inst.), avec une corde de nerf (de bœuf) ; garni d’une
corde de nerf. Yt. X, 123.
snizh, 1. (snih + nigs. Lit. snig-li. Ger. shneien), neiger.
spaèta, adj. (spit + çvit, çvêta. Lit. svêtu), blanc.
Pl. spèt. P. sipêd. Ar. spitak. Yt. X, 126.
spaètita, adj. (spit), blanchissant, brillant. Yt. X,
123.
span, m. (ku, sku + çvan, canis, Got. hund-a),
ehien; gén. sûnô; thème fort, spân. M. spaka. Pl. P. sag. Ar. shoun.
F. II, 33; V, 18.
span, p. svan, forme invariable dérivée de su : progrès,
développement; ou participe : développement, favorisant. Cp. çvân-
ta, — queo.
spanyahh, compar. sans positif (span), qui tait
mieux croître; très auguste, très saint. Pl. dar afzûnikîh. Y. X, 37.
spar, 1. (+ sphar, anaipM. Pl. sparûntan, av spartan. P.
sapardan), aller, s’élancer, trépigner.
— fraspar, sauter en avant, dehors; (frâz sparûntan). Y. IX. 38.
spareg’a, m. (spareg, d-andpayo;, spargel. Lit. spurga),
tige de la flèche. Yt. X, 129; asti, ayanhaèna, d’os, de fer. Un de
ces deux mots est de trop ; ayanhaèna, trouble le mètre (asti spa-
reg’a hukeretanàm), et devrait être retranché.
spas. 3, 4. paç, spectare, spàhen. Ar. spasel),
regarder, examiner, préserver. - - spasya dvaèshanhâ, préserve de


SPA
— 439 —
SPE
la haine. L’instrumental semblerait vouloir dire : regarde avec haine;
mais ce sens est impossible. Y. XLIII, 13.
Part, prés, hispôsent, hispôsemna. Yt. VIII, 36; X, 43.
— paili a spas, regarder. (Lire peut-être : paili mainyû, par sa
protection céleste, ou mainyû, à cause de sa colère). Yt. X, 82.
üÀjgjJô spas, m. (çpaç. oxottô;, — spex), qui regarde, veille. Yt.
X, 43, 46, 81. PI. spâs. P. pas, sipâs. Ar. spas.
spâ. 2. et spaya (+ sphâ, Cp. spatium. Lit. spéti),
jeter, enfouir; primitivement : étendre, tirer.
— paraspâ, jeter au delà, abattre. Yt. X, 37.
— fraspâ, id. Yt. X, 43.
spâd'a, m. (spâ?), armée. Yt. X, 36. spâdâ, du. nom.
Y. XLIII, 13. V.-P. spâda. PI. spâh. P. sipâh. Ar. spah.
spânanh ou spananh, n. (span), développement
heureux, majesté, caractère auguste. Y. IX, 73, 83. PI. afzûnîkîh.
spânavafy, adj. (spâna + vafc), à l’aspect majes-
tueux. Fém. spanavaili. Yt. XXII, 9.
spânôvaèid fya, f. (spânah-vid), connaissance
ou possession de la sainteté ou intelligence sainte. Yt. X, 33.
spita, adj. (S. svêta. P. spèd. Ar. spitak, weiss).
jiG.uçôJgJû spitama, adjectif à forme de superlatif, dérivé de la
racine spi (svi); qui favorise le développement, saint. C’est le titre
consacré de Zoroastre et des membres de sa famille. V.-P. spitâmas.
PI. spitâmân. P. Isfanlmân. F. XXII, 1. Y. IX, 7; XXIX, 8. Yt. X,
1, 118, 119.
spitigaona, adj. (spita-g.}, de couleur blanche.
Y. X, 30.
spenta, adj. (spen + svânta. Lit. szvenla, saint. SI.
svetu, id.), qui fait croître, auguste, saint. PL spend. P. spend, as-
pend. Tr. .p. afzûnîk. Y. XXVIII, 0. Yt. X, 3.
mj& spentôfrasna, comp. (cp. + fr.), entretiens
sacrés d’Ahura Mazda et de Zoroastre. Gén. pl. F. XXII, 33. PI.
afzûnîk hampûrsîh.
)?ê)* spen = span; gât. spén.


SPE
— 440 —
SRA
sperezvafy, adj. (+ sprh, aimer avec passion)? impu-
dique. Y. XLIV, 30. nom. Tr. p. kushtar, qui fait tort.
AJÇft'ty'Mfgpâ spénista, superlatif du mot inusité span; très au-
guste, très saint. Tr. p. afzûnîk. F. II, 1. Yt. X, 126.
spôbereta, adj. (spa-bereta), emporté par un chien.
PI. sagbùrt. F. V, 13, 21.
syaz, 2. frapper dans les mains pour mettre en fuite.
— paiti syaz, repousser, mettre en fuite.
syôzdûm (p. syazd), 2e pers. pl. impér. moy.Y.XLVII.
sraès’ta (çrî-çrêshtha, xpeûrroç), superl. dérivé de
srî, très beau, très brillant, excellent. Tr. p. nîûktûm, optimus. F.
II, 33, 36. Y. IX, 4. Yt. X, 143.
sraogena, adj. (srava-gena + gnâ), aux femmes
célèbres, renommées. Yt. X, 30.
sraoman, n. (sru + srômata), audition, ouïe. Yt. X,
23; XVI, 7.
sraorat'a, adj. (srava-raVa), aux chars fameux;
(+ çrutaratha). Yt. X, 30.
sraosha, m. (srush. Cp. çrâushat. Lit. klausa), 1.
obéissance, observance de la loi. 2. Génie personnifiant cette vertu.
Il veille la nuit sur les créatures d’Ahura. Pl. P. srôsh. Y. XXVIII,
3; LXIV, 3. Y. X, 41, 100, 32.
sraoshya, adj. (srush), qui doit être obéi, exécuté
avec obéissance. 2. s. f. pénitence expiatoire, conforme à la pres-
cription religieuse; m. pénitent. Yt. X, 109, 26.
Jô srayan, n. (srî), beauté. Instr. avec, d’une telle beauté.
F. V, 68.
srayanh (srî), compar. sans pos.; plus beau. Voy.
sraès’ta. Cp. xpeîwv, çrêyans. Nom. srayco. Tr. p. nîûktar. Y. LXIV,
34; F. V, 64.
sravanh, n. (sru + çravas, -êtios, SI. slovo, parole),
paroles, prière, enseignement sacré (cp. çruti), plur. nom. sravcb.
PL srûv. Y. XXVIII, 10. Yt. X, 33.


SRA
-*441 —
SRU
srasc. 1. (sark-s. sarkara. Ar. srascel) PL srishk. P.
sirishk), grêler. Part. parf. srascinti. Yt. XVI, 10, pendant laquelle
il grêle. (Génitif).
srâvaya, caus. de sru, réciter, proclamer. Part. pr.
srâvayô(an). PI. srâyênîtan. Voy. sru.
srâvayanh n.(sru, srâvaya), ce que l’on annonce,
promulgue; enseignement, ordre; ou nom verbal infinitif de sru. q.
v. Y. XXIX, 8.
sri. 1. 5. (+ sri, ùM in-cli-nare. Ger. leinan. Ar. sranel),
avancer, pénétrer, entrer.
— nisirinaoiti, fait pénétrer, fait atteindre; baèvareg'enânâm, fait
atteindre mille coups, frappe de. PI. afspârtan. Yt. X, 27. nisrila,
offert. J. LXIV, 41.
srifa, lis. sifa, crinière. Peut-être : naseau (Cp. S.
çipraj. Yt. X, 113.
srîra, m. (srî + çrîla), beauté, excellence (+ çrîra,
zpstœv), adj. excellent, beau, brillant. F. II, 2-4. Comparatif : srîrô-
tara. X, 64, 88, 107, 124, 132. F. II, 2-4; XXII, 16.
sru. 2. 3. (sru, xMw, clurO. Germ. hliu. Ar. Isel, louel), en-
tendre, écouter. PI. srûtân. P. sarâyîdan, shnûdan. Prés, suru-
naoimi. Yt. X, 107; XXII, 41.
— surunuycb, pot. act. 2e p. s. Yt. X, 32. Caus. srâvaya, faire
entendre, réciter, proclamer; frasrâvayôis, pot. act. 2e p. sing. F.
XVII, 18.
Pt. prés. srâvayafy, srâvayamna. Y. IX, 2. Yt. X, 91. Voy. srévîma.
sru = srva.
sruîstaya, adj. (sru-staya), au reposoir de corne.
Yt. X, 129. Il s’agit de partie de la flèche que l’on appuie contre la
corde.
srufrgaosha, adj. (sru-g. Cp. çrutkarna), dont
les oreilles entendent parfaitement, qui entend le bruit le plus léger.
Yt. X, 103 ; XIX, 33.
sruvara, m., nom d’un monstre, dragon immense,
portant des cornes ou plutôt des griffes, tué par Keresâspa (PI. sru-
bar). P. srûbar. Y. IX, 34.


SRU
— 442 —
SHÔ
srûta, part. p. p. de sru, entendu, célèbre (+ çruta,
in-clytus. Ger. hlaut, laut).
srévîma, potent. act. Ie p. pl. de sru 2e cl.; Gât. p.
sravîma, sravyâma. Y. XXVIII, 7.
srva, m. corne, matière cornée (cp. xépac, cervus. Pl. srûv.
P. surû), ongle, srvâbya dat. abl. duel; avec les deux ongles; i. e.
avec les ongles des deux mains? Alii : pour les ongles, pour les en-
fouir, mais le duel alors s’explique difficilement; srvâ). acc. pl. F.
XVII, 4, 10, 26, etc.
SH.
shaèta, n. (shi + kshi, dominer, posséder. Cp.
shôit'ra), possession. Pl. khvâstak.
shaètôfrâd'ana, adj. (sh.-fr.), qui fait
prospérer les champs, les biens. Y. LXIV, 6.
2, se réjouir, réjouir; ashâ id. Ab. 6.
shâiti, f. (shâ), joie, plaisir; instr. shâiti, avec satis-
faction, joie. Yt. XIX, 32 (Cp. V.-P. shiyâti et quiet?). Pl. shâtîh. P.
shâd. Ar. shat.
shi. Voy. ski.
shu. 1. (cyu, çcyu. Got. skêvyan. Pl. shûtan. P. shudan.
V.-P. shiyu? Ar. couel), aller, s’avancer. Moy. 3e p. sg. ind. prés.
shavaitê, il va ou on va. Yâ shavaitê, comment on marche par les
voies droites (âdréng)? Y. XXIX, 3. — frâshushuyâm, pot. act.
Ie p. s. je viendrais. Y. X, 33.
— frashâvay, caus., faire avancer. Yt. X, 36.
shus et shûs. 1. (shu + s désid.), s’avancer, aller, s’en
aller.
— frashus, s’avancer, s’en aller. F. V, 8. — frashûsa, impér. 2e p.
sg. Yt. XVI, 2. Avance-toi.
Voy. sê.
shôit'ra, n. (shi + kshêtra), terre habitée, champ.
Pl. shôisar. P. shahar? Nom. acc. plur. shôiVrcb. Yt. VIII, 33.


SHO
— 443 —
ZAI
s^Q^skôit'rapân, adj. (sk.-pâ), protecteur des champs
des pays habités. Cp. V.-P. khshatrapavan, aarpâ^ç. Yt. X, 75.
skôit'rôbak'ta, adj. comp. (shôit'ra +
bakita), accordé aux champs, divisé entre les champs. Yt. VIII, 34.
skôit'rôiric, adj. (sk.-iric), qui abandonne, fait
périr les champs, etc. Yt. X, 75.
S'.
s'anamaya, m. (+ san, sana, atteinte), atteinte,
coup qui atteint. Lis. : sanmaya. Yt. X, 24.
KJ’K? s'^ shê (p- kê), après une voyelle : à lui, de lui.
Y. IX?88. YtS, 137.
skata. Voy. iskata.
ski, ski. 6, 10. (+ k'ski, kski, *t£w. Germ. heim?),
habiter, régner. Yt. X, 38. Part. pr. skyàs. Cp. Ar. skakekan.
-- aiwiskayamna, p. pr. m. habitant, protégeant. Y. X, 77.
S’kiti ou skiti, f. (ski, s'ki + kskiti, zrto-tç), habitation,
possession. Yt. X, 36; XXII, 16.
skyaoîfana, n. (s'kyu + çcyu, cyâutna p.
çcyâutna. Cp. œzcÛo:), acte, action; parfois pris en mauvaise part :
méfait. Y. XXVIII, 0, 1, 4. Gén. s'kyaot’nakê. Yt. XVI, 6.
db ZH.
)xi^db zkgar p. g’zkar (+ xar), s’écouler.
— frazkgar, s’écouler sur un long espace. Y. LXIV, 16. Al. fras
gar.
-J Z-
zairi, adj. (ghar + hari, /a^ono;), jaune-clair ou verdâtre.
Gén. zarôis'. PI. P. zar, zarîn. Ann. zarik, zarhîk. Yt. X, 96, 132.


ZAI
— 444
ZA.N
zairigaona, adj. (zairi-gaona), de couleur jaune-
clair ou verdâtre. Au F. II, 34, désigne les fruits des arbres. PI.
zartgôn, zarîngôn. Y. IX, 52; X, 31.
zairi-gaosha, adj. (z.-g.)9 aux oreilles d’un
jaune-verdâtre. PI. zarîngôsh. Yt. VIII. 18.
zairita, adj. (zairi + harita. Lit. gelta, jaune, gold.
Lit. zelti, verdir. Ar. PL P. zard), de couleur jaune ou vert-jaunâtre.
Y. IX, 34, 35.
zairidôit'ra, adj. (z.-d.), à l’œil couleur or ver-
dissant. PI. zarîndôisar. Yt. X, 88.
zaurva, 1. (zar + jara, -pipas. SI. zreti), vieillesse. PL
P. zarmân. Cp. Arm. dser. Y. IX, 18.
zaèna, m. (zayana + jayana, ji), arme de victoire,
arme. PL P. zîn. Ar. zên. Yt. X, 96.
zaènahh, n. (zi + hi, exciter), vigilance. PL zîna-
vandîh. Yt. X, 103.
zaènahhvafy, adj. (zaènahh), vigilant; acc. zaè-
nahuhantem ou zaènanhuntem. Yt. X, 61.
zaèman p. zayaman, n. (zi, ji + hi), vivacité, vigi-
lance, veille. PL zîvîshn. Y. XLII1, 5.
zaotar, m. 1. (zu + hvê, invoquer, + hôtar), prêtre
officiant. 2. qui appelle, gardien. Y. XI, 2. PL P. zôt. Ar. zoh. Yt.
X. 81, 120, 137.
zaot'ra, f. (zu + hôtrà). Proprement prières ou
moyen de consécration, chose consacrée et particulièrement eau con-
sacrée, servant aux ablutions, aux purifications et au sacrifice. PL
zôhar. P. zôr. Ar. zoh. Yt. X, 4, 32, 77, 88,101,122. Y. LXIV, 39.
Abl. pi. zaot'râbyô. Yt. X, 4, 31, XVI, 4.
zaosha, m. (zush + jush, jôsha, gustus), bon plaisir,
goût. PL dôshisn. Yt. X, 118.
>^^*5 za,htu, m- (zan + gens, PL zand. P.zandàn.
Ar. zndân), race, tribu. Yt. X, 18, 87.
zantuiric (z.-ric), qui détruit les tribus, les fait pé-
rir. Yt. X, 75.


ZAN
— 445
ZAR
zantupaiti, m. (z.-p.}, chef de Zantu. PI. zand-
pat. Y. IX, 83. Yt. X, 18, 83.
zantuma, m. (z.}, génie protecteur des Zantus. PI.
zand. Yt. X, 113.
zan. 3. (+ jan, ysy, gignere. Lit. gimli (pass.). Ar. tznel),
engendrer. Pass. zaya, naître, part. p. zâta, né. Subj. prés. 3e pers.
plur. zayœîïtê. Y. XI, 19. PI. P. zâtan, zâdan.
Moy. naître, zânaitê; prés. p. futur. Y. Xf, 18.
— uszaya, naître; uszayata, il naquit. Y. IX, 13, 31, 43.
zafan’ n- (zaf + fabh, Çcty, yo^oc, gaffen), gueule, bou-
che. Yt. X, 38, ami zafanôs, le long de la bouche.
zafra, m. = zafan. PI. P. zafar.
zaya’ m ou arme- Cp- projectile. PI. zâi.
Yt. X, 132.
zayana ou zaèna, adj. (zyœ + hayana, /^v, hyems),
adj., hivernal. — 2. m. hiver; acc. pendant l’hiver. PI. damastân.
Y. LXIV, 20.
zar. 4. (jar, yspaa^'j, vieillir. Ar. dsramel, tser.
zar‘ ^ar -I- herus' herr)> tenir.
zar. 9. (+ harnîyê), 1° obtenir, mériter. Rad. zarena. Pot.
Ie p. pl. act. zarenaèma. Cp. yépaç. — 2° tourmenter, offenser. Y.
XXVIII, 9.
zara, n. (zar + 7^), honneur, faveur, z. car, obtenir un
honneur, y arriver (trad. temps}. Tr. p. demân. Y. XLIII, 13.
Zarat'us'tra, nom du fondateur de la religion
Avestique, s’il faut croire les légendes (Etym. incertaine : peut-être
zarafy us'tra; cp. barafyzaot'ra-, qui mérite un chameau Cp. Y. XLIII,
13, 13. F. II, 1, 4; XXII, 1. Y. IX, 1, ss. XXVIII, 8. Yt. X, 1;
XVI, 2. ’^wpoàffTpyjç. PL zaratusht. P. zartusht, etc.
zarat'us tri, adj. (zarat’us'tra), deZoroastre, ap-
partenant à, propre à Zoroastre, provenant de Zoroastre, sectateur
de Zor. Pl. zaratûshtân. F. II, 1-3.


ZAR
— 446 —
ZAV
zaraVustrôtema, m. (zarat'us’tra), chef
des zarathus’tras ou prêtres; le pontife suprême des Zoroastriens.
PI. zaratushtân. Yt. X, 115.
zarana. Voy. suivant (hiranya, SI. zelenu), or.
zaranaèna, adj. (zaranya), d’or. F. II, 38. Y. X,
84. Yt. X, 124, 123.
zaranya, n. (zar, g'ar, briller + hiranya, xpûuoç), or.
Yt. X, 96.
zaranyôaiwidâna, adj. (z.-aiw.), au licou
d’or. Yt. VIII, 20.
zaranyôdôit’ra, adj. (z.-dôit'ra), à l’œil
couleur d’or, brillant.
zaranyôpisa, adj. (z.-pis), orné d’or, de couleur
d’or. Yt. X, 13.
zaranyôvâret'man, adj. (z.-v.), à la cui-
rasse d’or. Yt. X, 112.
zaranyôzafare, adj. (z.-z.), à la bouche, à la
pointe d’or. Yt. X, 129.
zarayahh ou zrayahh, n. (zri,jri, aller, s’étendre),
mer, lac, d’une grande étendue (Cp. jrayas, vaste plaine? V.-P. da-
raya. PI. zrâi, P. zar eh). — Loc. zaraya, d’un thème zara? F. V,
51, 55, 71. Y. LXIV, 14, 15.
zarazdâiti, f. (zarad ou zaras; Cp. hrd; et dâ.
Ar. sirt), disposition favorable, dévouement. PI. p. rûbâkdahishnîh,
développement, propagation. Yt. X, 9, 51.
zarenumana, adj. (zarana), de couleur d’or, lumi-
neux. Yt. X, 47.
zarenumaini, adj., sens incertain; doré (de zarenu-
mana); ou de la décrépitude (de zar, vieillir). Ce serait le faucon
des cadavres. Voy. Yt. XVI, 10, note.
zaresh. 1. (zar-s', + har), tenir.
— frazaresh, tirer, entraîner; part. p. p. frazars'ta. Yt. X, 38.
zava, m. (zu + hava. P. zâvah), appel; cri pour appeler,


ZAV
— 447 —
zus
invocation ; zavéng jam, aller aux cris, obéir. Voy. jimâ. Y. XXVIII,
3; XXIX. 3.
zavana, m. id. (+ havana). Ar. zaüan.
zavanôsrûta, adj. (z.-sru), célébré dans les
invocations. Yt. X, 4.
zavanôsva, m. (zavanô + havana; su), qui pro-
fite, triomphe dans les défis : ou qui favorise les invocations. Yt. X,
76. Le premier est plus probable vu le contexte.
zasta, m. (zar + hasta, /ad1, /jip. V.-P. dastâ. PI. p.
dast. Ar. dastak), main, force. Duel \oc. zastayô, dans les mains;
zas'tayô dyàm (dâ, pot.), que je donne dans les mains (livre), ashâi,
à Asha. Y. XLIII, 14. Yt. X, 96. lnstr. absolu, zastâis' Y. XXIX, 8,
zastavaft, adj. (z. hastavatp), fort, puissant. PI. tù-
bân. Y. XXIX, 9.
zazarânô, part. prés, moyen de l’intensif de zar;
nom. p. gén. Y. IX, 95, tourmentant.
zâ, 3. (+ hâ, wpoç, hiare), laisser aller. F. V, 50, 55. za-
zâmi. Caus. zaya; — frazaya, faire aller en avant, répandre. — fra-
zayâhi, 2e p. s. subj.; le subj. exprime la supposition. F. V, 52, 56.
zâta, part. p. p. de zan, né (+jâta, natus), âzâta, noble.
PI. zât. P. zciclah. Ar. jet. Y. LXIV, 22.
zâmâtar, m- (zan + jâmâtar; yapftpô;), gendre. PI. P.
dâmâd. Yt. X, 116.
zâvare, n. (zu +java), promptitude, force. V.-P. zura.
PI. zavâr, zôr. Ar. zour. Y. IX, 71, 87 ; XI, 9. Yt. X, 11, 23, 146;
XVI, 8, 20.
^5^5 zi, zî (+ hi, Ar. zi), adv., donc, en effet. Yt. X, 2, 108.
zi. 9. (+ jinâ), enlever. Impf. subj. 3e p. s. act. zinâfr. PI.
zînîtan. V.-P. di? Y. XI, 17.
zu. 1. (ghu + hu, hvê. SI. zvati), pousser un cri, élever la
voix; proférer des imprécations. Y. XI, 1, 3, 7, 11.
zush. 1. aimer, se plaire à (+ jush, gustare, ysueiv). V.-P.
daush. PI. P. dôshîdan.


ZEM
— 448 —
ZRV
zem, zema, f. (+jaw, z^-aî, humus. SI. zem), Cf.
zât. PI. zamîk. P. zamî. Ar. tsamak1. F. II, 35, 36. Y. X, 9. zemâ
paiti, sur la terre. Y. IX, 46, 67. Yt. X. 98. Y. X, 75. Abl. zemâfy.
Yt. XVI, 10.
zemarguz, adj. (zem-guz + guh), caché sous terre,
pénétrant sous terre. PI. dar damîk nikûn, enfoncé en terre.Y. IX, 46.
zemâfy, abl. de zem; de terre, à terre. Yt. X, 72.
zemfrat'ahh, adj. (zem + fra), qui a la longueur
de la terre, qui s’étend sur la terre entière. PI. zamîkpahanâi. Yt.
X, 44, 95. Nom z-â>, m. ; z-ô, n.
zevîs’t(a)ya, adj. dérivé de zush ou zu; ami, qui
favorise, ou que l’on implore utilement. PI. jûshak. Y. XXVIII, 9.
zâ), f. (zâ), terre; zâ) et zâm (acc. s.), servent au rad. zem,
pour ces cas (Cp. 7^). Y. X, 8. Yt. X. 85, 89. Ou Rad. zam d’où zâ)
et zamm, zâm.
zâVa, n. (zan + jâta), enfantement, naissance, origine.
P. zâd. Ar. jet. Y. XLVII, 5, 6; LXIV, 8. Dat. aipî zât'em, pour la
naissance, l’existence.
zâVar, m. (zan +janitar, genitor, yevertp), producteur,
qui engendre. Nom. Y. XLIII, 3. PI. zâk?
zbaret'a, m. (zbar + hvar), proprement : moyen de
se courber ou membre courbé, jambe. PI. zbârîh. Y. IX, 90. Abl. du.
zbâ,zbay. 1. (+ hvê), appeler, invoquer; âzbayâi, je veux
t’invoquer. PI. zbayîtan. Yt. X, 83, 77.
zyâna, m. n. (zyâ + jyâ, (3îa), nuisance, violence exer-
cée. PI. P. zyân. Ar. zean. Y. LXIV, 44.
zrayahh. Voy. zarayahh.
zrû, forme abrégée de zrvan, temps. Cp. zrvâna.
zrùâyu. n. ou zrû âya (zrvan, âyu, ou i), moment dans
le temps. Lire : zrûâyafy, à l’époque. Yt. X, 55.
zrvan, zrvâna ou zarvâna, n. (zar, vieillir +
jar); le temps. PI. P. zarvân. Ar. zrovan ; paiti zrvânem pendant un
temps. Yt. XIX, 31.


HA
— 449 —
HAO
H.
ha, radical du démonstratif qui sert de nominatif à ta (+
sa, q. Germ. so). Nom. hô, fém. hâ (+ sa, >?). V.-P. sa. PI. P. sh.
F. II, 38.
ha, préfixe copulatif. (+ sa, a).
hait'ya, adj. (hafy + satya, môç), vrai, bon, évident,
essentiel; hait'îm, essentiellement, publiquement, ouvertement (Y. X,
1) ; doit être effacé au Yt. X, 38. PI. askârak manifestus. Ar. hJah't.
Y. IX, 74; X. 11; XLIII, 6.
haurv. 1. (+ sarva, salvo, servare?), conserver intact.
Cp. V.-P. haruva. PI. P. har. Ar. har?
— nis'haurv, garder, conserver.
Iiaiirvatâfy (haurva + sarva + sarvatâti), 1. f..
intégrité, incolumité. 2. Sixième ameshaspenta, voy. ce mot. Ilaur-
vâlâ, ameretâtâ à l’instr. Y. XLIII, 17, 18. PI. khôrdât. P. khordad.
haèna, f. (hi + si, sênâ. V.-P. haina. Ar. hên. PI. hên).
armée. Y. IX, 63. Yt. X. 8, 47, 93.
haoma, m. (hu + su, sôma). 1. Plante sacrée servant
au sacrifice mazdéen. Extraire le suc de quelques branches en les
pilant dans un mortier, l’offrir aux génies célestes, en prendre une
partie et verser le reste sur l’autel du feu, tels étaient les actes prin-
cipaux de ce sacrifice. — L’Avesta parle aussi d’un Hôma céleste
croissant dans la mer Vourukasha et donnant l’immortalité. 2. Nom
du génie personnifiant les vertus attribuées au Hôma. L’Avesta sem-
ble parfois confondre l’un et l’autre. Y. IX, 2. PL Hôm. Y. IX, pas-
sim. Y. X, id. Y. XI, 2, 11, 20. Yt. X, 6, 88, 90, 91, 120.
çyhaomanahh. 1. dénominatif de humanahh, être
favorablement disposé, bienveillant (Cp. S. sâumanasa bienveillance).
Yt. X, 34.
haomananhamna (sumanasyamana), part. pr.
moy. nom. plur. masc. de haomanahh, dénominatif de humanahh.
Yt. X, 34.
30


HAO
— 450 —
HAK
haomôanhars'ta, adj. (haoma-â-harez +
$r/J, qui a du jus de haoma, répandu sur soi. — ...tahê hizvô; gén.
p. abl. : la langue mouillée de hôma. Af. R. 3, S.
Juoji-uçy haoyco p. havaycb, gén. s. f. de hava, propre, sien.
Y. XI, 6. i
haosafnaèna, adj. (haosafna, airain), d’airain.
Yt. X, 130.
haosravanha, n. (hu-sravanh), bonne renom-
mée, gloire. Yt. X, 33, 60. Cp. suçravas. PL husrûbîh.
_u|g).uD>>£.üÇ)> hanuharena, n. fha-hvar, cp. paitis’hvarenaj, mâ-
choire. Y. XI, 16. PL liaghraharak.
hwigerefshemnô, part. p. moy. de hange-
refsh, désidératif de haîigerew, saisir d’un coup, tenir ensemble;
occuper, conduire. Y. X, 143. Voy. gerew.
haîïgéurvaya. 10. (ham-gerew), saisir, con-
duire. Y. X, 4. 3 p. sg. prés.
hanjamana, n. (ham-jam + sangama. P. hanju-
man. Ar. hangamankhj, rencontre, assemblée; lutte. Yt. X, 13. Y.
XI, 10.
-J»!#** handaz. 1. (ham-daz), brûler, consommer. Honda-
zhaiti. F. V, 32.
ha(n)fy (+ sant, ens, ovt), part. prés, de ah, être; aux
cas faibles, liât?.
hakafy, adv. (ha-ka), ensemble, en une fois. Yt. X, 22,
72. F. XXII, 8.
hakerefy, adv. (ha-ker + sakrtj, une fois, ensemble.
F. II, 132 (Cp. Lit. karta, fois. SL kratu, id.).
hakerefojan, a. (h.-jan), tuant d’un seul coup. Yt.
X, 70, 127.
hak1 ed ira, n. (hak1, hac; hakhi + sakhi, socius,
onde»), compagnie, société, la société humaine; t'wâpaiti hak'ed'rem
daid'ê. Sur toi (Mithraj il (Rashnuj a fondé la société. Yt. X, 79,
80, 81.


HAC
— 451 —
HAP
jzuçp hac (+ sac, sequi, e™. Lit. sekli), suivre, s’attacher à,
avec instr. acc. et abl. PI. hacîdan. Ar. hasanel(?). — k'shnûm, à la
sagesse; zaèna hacimmô, accompagné d’une arme, tenant une arme.
Yt. X, 107. Servir, être utile à. Y. X, 10, 19 ; XLIII, 13,13; XLV1I,
4, 12. Yt. X, 16, 67, 141.
— ava hac, s’attacher à. Yt. X, 117. avec gén.
— upanhac; suivre, s’attacher à. Yt. X, 71 ; XIX, 30. part. p. upa-
s’hak'ta.
haca, prép. (gén. acc. abl.), de, hors de, à cause de. —
Instr. hors de (sacâ, cp. ex. ex?). V.-P. haca. PI. P. az. Yt. X, 67.
Yt. XVI, 2.
hat’ra (ha-t'ra + satrâ), adv., là. F. II, 33-36; V, 63.
Y. X, 13. Alors, en même temps, aussitôt. F. II, 33, 33. Prép. avec.
Y. XXVIII, 4; LXIV, 39. Yt. VIII, X, 9, 72,101, 110, alors. PL ham.
hatirajaiti, f. (h.-jan), coup frappé avec toute
force, qui abat en une fois. Yt. X, 110.
hal'râka, m. (ha, t'râi + Ira), protecteur. Al. as-
sembleur? Yt. X, 66.
hat'rânivâiti, f. (hat'ra-ni-van), défaite com-
plète, destruction. Yt. X, 11, 94.
had. 1. (+ sad, sedere, ê^-œ. SI. sesti. sitzen. PL P. nî-
shastan, nishândan), s’asseoir, être assis. Présent : hid.
— ms W,^rester assis; nis'hid'ôis', 2e p. sg. pot. act. Y. X, 44.
— nis'hâd'aya, caus., faire asseoir, déposer. Y. IX, 73. V.-P. nisâday.
hadâ (ha + sa; sadâ), prépos. avec (instr.). G. II, 2.
hadema, n, (ha et dama, domus ou hadma de had), de-
meure commune à; instr. — AL hadéma p. hadâma (même racine).
Y. XLIII, 9. PL hamdamunîh.
\had'ôgaèt'a, adj. had'a-g.), qui ont un bien
commun, copropriétaire. Yt. X, 116 (Gp. sadhamâda, etc.).
han, 1. san), accorder ou mériter, obtenir en récom-
pense. Y. XLIII, 18. PL arjânîkbûlan, être digne de. Part. prés. dat.
hanentê. Y. XLIII, 10.


HAP
— 452 —
HAR
(lyOÇûgpJO* haptan, nombre card. saptan, septem, sieben,
m™. Lit. septyni. Ph. P. haft; é^â. Ar. evthn), sept. Y. LXIV, 19.
Yt. X, 64.
haptait'ivafy, adj. (h.-vai>), qui a ou dure sep-
tante ans Yt. X, 116. nomin.
AUjGZuçdgj.Dg)» haptait'ya, adj., septuple, composé de sept par-
ties, aux sept karshvars. Yt. XIX, 26, 31. Acc. fém. haptait'îm.
haptat'a, nombre ord. (+ saptatha, siebente, septi-
mus. PI. haftîn, septième.
haptâiti, id. (hapla + saptati), septante. PI. P.
haftâd.
hama, adj. (+ sama, opo;, sim-ilis. Germ. samm. PI.
hamak. P. hamah. Ar. hamak, am), égal, entier; hamahê ayân,
chaque jour. Yt. VIII, 8.
jjGjj^>> hama indécl. (+ samâ. Germ. sommer. PI. samîn), été.
Ar amarh, hamak, été. F. V, 34.
hamaèstar, m. (ha-mit ou ham-i + samitha),
qui va contre, adversaire. Y. XLV1I, 12. Yt. X, 26, 30. V.-P. hami-
trya. PL P. hamîstâr.
-J‘>J^>QgÀ>G*>t>> hamagaona, adj; (h.-g.), de même couleur. Yt.
X, 123. PL hamgôn. Peut-être de même poil.
hamaVa, adv. (hama + sama, semper), ensemble,
sans interruption. Y. XLIV, 20, 101. PI. hamat.
hameret'a, m. (ha-mar, mourir ou faire mourir) ;
ou plutôt : (hàm are. Gp. samara, samrta), adversaire; hameret'ê,
acc. pl. Yt. X, 11, 69, 71.
hamôk'shat'ra, adj. (hama + samâ, k'shi),
qui a une puissance complète, qui a toute la puissance, maître souve-
rain de plusieurs pays. Pl. hamkhôtâ. Yt. X, 109.
hara, f. (har + sara, opo$), nuage, montagne. Yt. X, 13,
80, 118. Pl. har. V.-P. ara, Lyd. àptpta.
haraiti, f. (+ sara, mer?), qui contient les eaux;
sommet de la montagne céleste où se trouve la source des eaux qui


HAR
— 453 —
HAS
se répandent sur la terre et forment les fleuves, etc. Y. X, 28. Yt.
X, 50, 51, 88. PI. P. har, al. Ar. ararat.
Haraèva. Voy. Harôyûm.
haretar, m. (har + dhartar), qui soutient, entretient.
F. II, 34. Yt. X, 103. PI. fravarishn, sardâr.
haretô-vîspô-gaona, comp. double
copulatif et attributif (vîspôg.), bien entretenu et de toute espèce; ou
bien de toute espèce d’entretien, de nourriture. La variété des nour-
ritures marquerait celle des espèces. F. XXII, 14 et ss.
haretm, m. (har + cp. haredhi), ennemi. Yt. X, 34.
Acc. pl. harethé.
hared'i, f. (+ cp. srdhi), inimitié. Tradit. : impiété.
Harak. F. II, 37. Ar. her.
y,,, harôyûm, acc. de haraèva; pays de Hérat dans
l’Afghanistan (anc. pers. IJaraiva; pehl. hare, Harerut. N. p. Herat.
Cp. ssc. sarayû, rivière). Yt. X, 14.
hava, développement de hva (sua), son, propre à. —
havâis, instr. pl. Yt. X, 84.
havahha, m., mot obscur, trad, : bon état, heureuse
condition d’existence (pour haoanha de hu ah?). Pl. hûishnîh, id. Y.
XI, 26. Yt. X, 5.
havanhu, m. (hu, aîihu?), bien-être. Yt. X, 33.
havanhodco. adj. (havahha, dâ), qui donne le
bien-être. Yt. X, 65.
£ü>>.üq)> havafy, dét. indéf. (hvafy), autant (+ tavat, tantus).
Pl. hâvand.
havatpmasahh, adj. (+ masahh, de la
même grandeur ou élévation. Pl. hâvand-mas. Y. X, 35.
havya, adj. (+ savya,™™*, sœvus. Ar. aheak), gauche.
PL hôl ou havi. N. hôyûm. Y. XI, 16.
hasha (hashi), m. (hac-s, hak'sh -f- sakhâ), compagnon,
ami. Cp. hak'cVra. V.-P. Hakhâmani. Ar. Hayk? Acc. pl. hashé. Yt.
X, 116.


HAD
— 454 —
HAT
hashit’baèsh ou fybish, adj. (hashi, hak'shi +
sakhi et fcbish), qui hait son ami, son compagnon, qui lui nuit. PI.
hamîshakbêsh. Y. LXIV, 25.
hazaosha, adj. (ha-zaosha; zzish se plaire à + sa-
jôsha}, qui a le même goût ou bon plaisir que ; avec instrumental.
PI. hamdôshêni (verbe). Y. XXVIII, 8 ; XXIX, 7.
hazahrem, nombre card. (+ sahasra. PI. P. hazâr.
Ar. hazar), mille. F. Il, 38. Yt. X, 82, 127, 128. F. XXII, 6, etc.
hazahragaosha, adj. (h.-g.}, aux mille
oreilles. PI. hazârgôsh. Yt. X, 0, 7, 91, 141, 146.
hazahrag'zza, m., tueur de mille; n. meurtre de
mille. Comp. satag'na. PL H.-g'nishnîh. Y. X, 43. Al. millier. Le
mot suivant confirme le premier sens, le seul possible au F. VIII, 249.
hazahrag'nya, n. (h.-ghna), meurtre, destruc-
tion de mille. PI. id. Y. X, 14. Dat. de but.
hazahrayaok's'ti, adj. (hazahra, yaok]-
s'U), aux mille membres, aux mille moyens d’atteindre; ou aux mille
moyens d’observer, regards. PL hazârojôstâr. Y. IX, 25. Yt. X, 35,
107.
hazahravîra, adj. (h.-v.), de mille hommes;
haut comme mille hommes.
hazahrâyu, adj. (h.-âyu), qui dure mille ans.
Yt. X, 117.
hazahuhan, m. (hazahh + sahasvan, sâhasin), vio-
lent, brigand. Y. LXIV, 29.
hazahh, n. (+ sahas, ex*», sieg), force, violence. PL
stahznak. Nom. hazas (câ). Y. XXIX, 1.
hâirishi, f. (Rac. inc.), femme, femelle. Y. LXIV,
9, 10.
hâkzirena, n. (ha (sa) et kar), qui agit avec, aide,
secours. PL hamkartâr. Y. XLIII, 1.
hâtàm, gén. pi. de hafo, part. prés, de ah. Y. LXIV,
22. — Prière, yènhê hâtàm.


HAT
-455-
H1N
hât'ra, m., mesure de chemin dont la longeur n’est
pas certaine. PI. hâsar.
hât^rômasahh, adj. (h.-m.), de la longueur
d’un hcWra. PI. hâsarmasâi. F. II, 34.
hâmôtak'ma, adj. (h.-t.), qui a toujours la
même vitesse. Yt. X, 124.
hâra, m. (har, tenir, hêrus), maître, tenant en main; avec
acc. hârô irik’tem, maître de la création ou de la fin pour tous. Gât.
IX, 2. — hârô mainyû, le maître d’une manière spirituelle. PI. sar-
dâr.
hâvana, m. (hu), mortier dans lequel Yatharvan pilait
les branches de hôma pour en extraire le jus offert en sacrifice; il y
en avait de fer et de pierre (+ sâvana). PI. P. hâvan. Ar. havan.
Yt. X, 90, 91.
hâvani, m. gah du matin, temps du sacrifice. 2. Génie
qui y préside. Y. IX, 1 (hu + su, sâvana). Peut-être hâvanya. PI.
hâvan.
hâvanôzasta, adj. (hâvana-z.), qui tient le
mortier sacré à la main. PI. hâvandast. Yt. X, 91.
hâvis’ta, m. (hu), jeune prêtre s’exerçant aux céré-
monies du culte en aidant les sacrificateurs (trad.). PI. Hâvîsht. Yt.
X, 116.
hâvôya, adj. (havya), placé à gauche, de gauche.
Yt. X, 126. Instr. p. loc.
hi, dém. collatéral à ha, acc. hîm (cp. ss. sim. V.-P. si), ce,
celui-ci. Y. XXIX, 2; XLIII, 20. Acc. pl. hîs. Y. LXIV, 16. Duel
hî. Y. XLIII, 18.
hi (+ si. Lit. siti. Cp. seil. Ar. himn?), lier; p. p./zzta.q. v.
hindu, m., mot de sens incertain : YIndus, ou l’Inde
ou une région approchante. Ss. sindhu. V.-P. Hindu. Pl. P. Hind.
Yt. X, 104.
hihdva, m. (hindu, sindhu), montagne d’où coulent les
eaux célestes (sind', hind). Elle se trouve au milieu de la mer Vou-
rukasha. Yt. VIII, 32.


HIK
— 456 _
HI
hik'ra, m. (hic + sic), écoulement, fluide impur sorti
du corps de l’homme. F. V, 48, 52. PI. Hîkhar.
hic 7 (+ sic, tz-ptatvw. SI. sicati. Al. seihen), vider, verser,
répandre, fondre. PI. âshinjîtan. P. âhinjîdan.
hihcayèiti, caus., il fait répandre, verse.F.V,43.
— us-haècaya, verser dehors, dessécher; us-haècayâfa, subj. impf.
3e p. sg. act. F. V, 43.
jjçdJO’ hita (hi), læ, attelé. 2. m., attelage, couple de che-
vaux attelés. Y. IX, 71. Yt. X, 11, 94.
hitôhizvahh, adj. (hita-hizva), à la langue
liée, auquel il est interdit de faire les prières publiques et les sacri-
fices. Y. LXIV, 35.
hit'u, m., mot obscur (hi; cp. sêtu), lieu ou voie; yèhyâ
hit'aos' nâ spehtô, sur la voie duquel ou au lieu duquel est l’homme
saint. Y. XLVII, 7.
hispas. 1 (sispas), intensif de spas, q. v.
hispôsemna (hispas), part. prés. moy. : exami -
liant attentivement. Voy. spas.
his'ta. Voy. sta.
his'mar, radical des temps spéciaux de mar.
his'marehtô, part. prés. pl. nom., se souve-
nant. Yt. X, 45 (aipi hismarento).
hizu, m., langue. Mafyhizvô (gén. p. instr.), avec la lan-
gue. Y. XI, 16.
hizva, f. (jih-jihvâ. N.-]\izâva. Pl. huzvân. Ar. lezou.
P. zebân), langue; instrum. hizva. Y. XXVIII, 5. Vâurôimaidê hizva
« nous empêchions de la langue, nous réduisions au silence » ou
« nous arrêtions par nos prédications etc. ».
hizvôdanhanh, adj. (hizva-danh, être habile;
avoir une science merveilleuse; cp. dasra), doué d’une grande habi-
leté de langage, au parler sage, etc. Yt. X. Instr.
H du. acc. de hi. G. IX, 18, désigne les deux genres de
don.


HIS'
457 —
HUK
<10^0* f-, acc- pl* de/w (cp. sîs véd.), se rapporte à âpô.
Y. LXIV, 3. Voy. hi.
>0* hu, préfixe adverbial (+ su, eu. Celt. su. V.-P. uv. PI. hu,
hû. Ar. h), bien.
>0* hu. 3. (+ sunô, üet), hunômi, extraire le suc d’une plante
pour l’offrir en sacrifice; offrir en sacrifice. — hunûta, impf. moy.
3e p. s. Y. IX, 10, ss. — hunvamiha, imper, moy. 2e p. s. Y. IX, 7.
— part. p. p. liuta, extrait (distillé dans le sacrifice) ; aiivis hut-evn
clârayèhi, Yaç. XI, 13, tu me fais retenir extrait; empêches qu’on ne
m’offre en sacrifice; ou me gardes après que j’ai été extrait. PJ.
hunîtan.
huasla, adj. (hu-ah), bien lancé, trait bien lancé. Yt.
X, 21.
huaspa, adj. (hu-aspa + suaçpa, eutn-Tro;), qui a un
bon cheval, bien monté. V.-P. uvaspa. PI. huasp. Y. LXIV, 18. Yt.
X, 76.
huâtacina, et semblables : cherchez hvâ.
huâpa, f. (hu-ap), aux bonnes eaux. Nom d’un arbre
croissant au milieu de la mer vourukasha, et portant les semences
de toutes les plantes. PI. huâp. F. V, 58.
huâpâ), m. (hu-âp, adapter, travailler + opus?), qui
arrange, travaille bien, artisan parfait. PI. hvâp. Y. XLIII, 5. X, 26.
Yt. X, 92.
huirikita, adj. (hu-iricj, bien poussé, dirigé. Yt. X,
68.
-udiMÿW hukairya, m. (hu-kar), sommet de la montagne cé-
leste qui renferme le réservoir général des eaux. Quelques mytho-
logues en font les nuages. PI. Hukar. Y. LXIV. Yt. X, 88.
hukerela, adj. (hu-kar + sukrta), bien fait. PL
hûkart. Yt. X, 125, 128.
hukerep (hukehrpj, adj., de belle forme (hu-kehrp +
sukalpa). PI. hukarp. Nom. hukerefs'. Y. IX, 51.
huk'ratu, adj. (hu-k'ratu, sukratu), de bonne intel-
ligence, sage. PI. hûk'rat. Yt. IX, 71 ; X, 4.
30.


huk'
— 458 —
HUN
dGuQyJyW hn^shatfra^d]. (hu-k'.+suksliatra), doué d’une
puissance bonne, juste, heureuse. PL hukhôtâ. Y. XLIII, 20. Nom.
pi. de bons rois.
huk'shnuta, adj. (hu-k'shnu), bien effilé, acéré.
Comp. 6u?u(tto;. P. hûkhshnûs. Yt. X, 24, 39.
huk’shnûlti, f. (hu-k'shnu), bonne satisfaction,
appaisement complet. Yt. X, 409.
hutâsta, adj. (hu + tash), bien fait. PL hutâshît
Yt. X, 7, 141.
hut'ak'ta. adj. (hu-Vahj), bien bandé et tendu. Yt.
X, 39.
hudâta, adj. (id. + sudhita), bien fait, créé bon. PL
hudâk. Ou hud'âta. Y. IX, 16.
hudânu, adj. (hu-dâ), très sage ou généreux (= sudâ-
nu), hiidânaos’ paitis k'shaVrahyâ, le chef de la puissance sage, sainte,
le chef de la doctrine. PL hudânâk. Y. XLIII, 9.
hudéma p. hudâma, n. (hu-dâ, donner, établir ou sa-
voir), le bon don ou la bonne science, ou la bonne condition (trad.).
Y. XXIX, 8. PL hudamûnîh.
hudco, adj. (hu-dâ + sudâ), aux dons excellents ou ù la
bonne sagesse? Y. XLVII, 3. N. plur. hud’cbhhô. LXIV, 12.
hud’cbhh (hu-dâ), créant bien, de bonne nature. Yt.
X, 60. PL hudâk.
hunairycbnc, adj. (hunara-ac), qui va plein de
vertu, de courage. Yt. X, 102.
hunar a, adj. (hu-nare + sunàra. P. hunar. Ar. hnar.
PL P. hunar), viril, vertueux. 2. n. m., vertu, qualité, habileté.
yju>>Aj)ji|>Oy hunaravafy adj. (hunar a-vafy), fém. hunaravaili,
pleine de vertus, de puissance. Yt. XVI, 1.
hunivik'ta, adj. (hu-ni-vic), bien lancé en bas,
bien dirigé; nigmâirê, dans le coup qui abat, pour abattre. Cf. hu-
frâyuk'ta. Yt. X, 40, 132,
>}>O> hunu, m. (hu + su; sunu, cp. uù'ç, Germ. sunu, fohn), fils.
Yt. X, 113.


HUP
— 459 —
HUR
hvperet'u, adj. (hu-pere), facile à traverser. Fém.
hupert'wi. Yt XVI, 3.
>0y hufrabereti, f., bonne offrande (hu-fra-bar). PI.
hûp frâz barishnîh. Yt. X, 77.
hufrâyas'ti, f., hommage bon, pieux, ou con-
sécration (hu-fra-yaz). PI. Hûp frâz yazishnîh. Yt. X, 77.
hufrâyuk'ta, adj. (hn-fra-yuk'ta), bien joint,
bien appliqué en avant, bien dirigé; nig’nâirê, dans le coup porté
sur. Voir ce mot. Yt. X, 40.
O(qAa)J>Q)> hubaoid'i, adj. (hu, baoid'i), odoriférant. Y. X, 9.
Yt. XXII, 7. Hubaoid'itara, compar. Yt. XXII, 7. Iliibaoid'itema,
superlatif de hubaoid'i. PI. hubôd, hubôdtûm. F. II, 36.
hubereta, adj. (hubereta-bar + subhrta), bien soigné.
Yt. X, 112; huberetô, peut être le nom. s. se rapportant à Mithra,
bien honoré. Huberetô baraiti jafrœ gaoyaoitéê, il apporte les gorges
au champ cultivé, il les transforme en champ cultivé; peut-être aussi
que huberetô développe seulement le sens de baraiti. V.-P. ubarta.
hubereti, f. (hu-bar), offrande convenable, riche. PI.
hubarishnîh. Yt. X, 78.
humata, adj. (hu-man + sumati), bien pensé. Yt.
XVI, 6. Bonne pensée. Yt. X, 103.
humananh, n. (hu-m. + sumanas, svperfc), la bonne
pensée, l’ensemble des bonnes pensées. PI. humînishn. Yt. XXII, 11.
— Adj., qui a des pensées saintes, vertueuses. Yt. X, 34.
humananh, adj. (hu-m. + sumanas), de bon esprit,
bien disposé. PI. humînishn. V.-P. umani. Yt. X, 34.
huyâg'na, adj., mot obscur (hu-yaj ou yâs), qui sa-
crifie, officie bien. Yt. X, 116.
huyês'li, f. (hu-yaz), sacrifice convenable, offert
selon les règles. PI. hûp yazishn. Yt. X, 108.
hurait'ya, adj. (hu-rat'a), aux bons chars. Yt. X,
huraod'a, adj. (liu, rud), de belle croissance, de
76.


HUR
— 460 —
HEN
belle forme, majestueux et beau. PI. hurôst. Y. X, 41 ; XI, 25;
LXIV, 12. Yt. X, 90; XXII, 9.
huruVman, n. (hu, rud), croissant bien, produit
parfait. PI. masârôishn, grande croissance. Y. X, 10.
jnottbo» hurunya, n. (liu-urvan), paix de l’âme. PI. huruvânîh.
Yt. X, 33.
huvarez, adj. (hu-varez), qui agit bien. Nom. huvares.
Tr. P. hukâmak. Y. X, 51.
hurvars’ta adj. (hu-verez), bien lait. Yt. XVI, 6.
N. n. 1, bonne action. Yt. X, 106.
huvars'ti, f. (hu-varez), bonne Å“uvre.
hushayana, adj. (hu-shi), habitant heureusement,
possédant le bonheur; danhiibyô, pour les régions, ou s’y plaisant.
Yt. X, 4.
hushiti, f. (hu-shiti + su-kshiti), heureuse habitation;
vie; bonheur; acc. pendant une vie heureuse. P\. humânishnîh. X.
XXIX, 10; XLVII, 11. Yt. X, 77.
hushôit'eman, n. (hu-shi = sukshêtra), bonne
possession.
•uJÔ hus'kyaot’na, n., le bien faire, l’ensemble des
bonnes actions. PI. hukûnishnîh. Yt. XXII, 11. Adj. qui agit bien,
vertueusement. Yt. X, 18.
huzâmifr, adj. (hu-zâma + janma), qui a un heureux
enfantement. Huzâmitô dad^iti, elle fait (les femmes) ayant d’heu-
reux enfantements. PI. huzanishnîh. Y. LXIV, 9.
30* hû, isolé (= hu), d’une belle manière, hûkehrpa, au beau
corps. Yt. X, 70, 127.
hûiti, f. (hu + sûti), sacrifice, offrande; nilema h., la
moindre offrande. PI. hunishnîh, id. Y. X, 14.
hûk'ta, adj. hu-ukita + sûkta), bien dit. Yt. XVI, 6.
N. bonne parole. Yt. X, 106. PI. hûk't. Yt. XXII, 15.
henti (+ santi, sunt), 3e p. plur. ind. pr. act. de ah.
— yôi henti (qui sont, quels qu’ils soient), s’emploie parfois sans
rien ajouter au sens. F. II, 35, 36, 37.


HÉM
—*461
HVA
G^)> hém. Gt. p. hâm; hémjamaètê, 3e p. du. ind. prés, moyen
de hémjam = hâmjam.
WJO1 pron. enclitique comme me, té; gén. et dat. : de lui,
à lui/T. H, 3; V, 11, 19. Y. IX, 87.
hôi = hê. X. XXIX, 2.
hôyûm, acc. m. de haèva, de havya. Y. XI, 16.
hâmina, adj., de l’été, été; acc. hâminem, pendant
l’été. Y. LXIV, 20.
hâmisa, f. (hâm-isa; cp. îsâ), timon. Yt. X, 123.
hâmtâcii> (hâm-tac), locut. adv., en courant en-
semble l’un contre l’autre; hâmtâcifc bazus baratô. Ils portent les
bras courants les uns contre les autres ; ils en viennent aux mains
(baratô, duel). Ou plutôt hâm tâcifr (illi duo).
hâmyafr, part. pr. (hâm-i), allant à l’encontre. V. i.
hâmraèt1 ivaya, causatif de ham-rit'iv, ré-
pandre ensemble. PI. ham gumîk'tan pavan rît, mêler dans l’impu-
reté. Yt. X, 72.
hâmvareti, f. (hâm-var, repousser), vaillance, vi-
gueur au combat. Yt. X, 66, 71.
hâmsâsta, p. p. p. de hâmsâs, gouverné, soumis
ù un chef. Voy. hus’h...
hyafy, dém. (tyad), n. pris adverbialement dans le sens
de à savoir, c’est pourquoi. G. II, 8 (Comp. sya. Germ. siu, sie).
yxujjQy hyâtp, 3e p. sing. pot. act. de ah (syât, sit). Yt. X, 120.
-u»O* hva (sva + suus, cr?o), 1® démonstr. = ille, ipse. Y.
XXIX, 4. 2° réfléchi, sien. PI. khut. P. khud. Yt. X, 113. Ar. khn.
hvacahh, n. (hu-vacahh), bonne parole; adj., dont
les paroles sont bonnes, vraies, saintes. PI. hùhkt. Voy. huvacanh.
hvare, n. (+ svar, sûrya, sol, a;, ^to?, sonne), bril-
lant, le soleil. PL Hvar, hûr. P. khûr. Yt. X, 13, 90.
hvarek'shaèta, m. (h.-k'.), le soleil. PI. P.
k'ûrshêd. Yt. X, 118.


HVA
— 462 —
H AT
^>>0* hvare daresô, adj. (hvare-dar es + svardrç),
trad. : qui regarde le soleil, sans cligner les yeux. Al. qui voit le
soleil, qui brille comme le soleil. PI. khôrshêt nikirislin. Y. IX, 14.
hvare daresya comp. (meme rac.), qui est vu
par le soleil, exposé au soleil. Acc. — sîm. F. V, 45.
hvâtacina, adj. (hu-cî tac), qui accourt bien, qui
vient secourir. Yt. XVI, 1. — facile à parcourir, id. 3.
hvâpaitfina, adj. (hu-â-patl) que l’on peut gravir
facilement. Yt. XVI, 3.
hvâmarezhdika, adj. (A.-m.), indulgent par
nature. Yt. X, 140.
hvâyaona, adj. (hu â yu), qui unit bien, conci-
liante. Y. XVI. 1. Que l’on joint heureusement, où l’on se trouve,
voyage heureusement. Yt. XVI, 3.
hvâyaozhda, adj. (hu â yaozhda), qui purifie
bien, sanctifie. Yt. XVI, 1.
hvâraok!shna, adj. (hu-â-ruc), très brillant.
Yt. X, 142.
Hvôvi. N. pr., fille de Jâmâspa ministre de Vîstâspa et
femme de Zoroastre. Yt. XVI, 15.
hvât’wa, adj. (hu-vàt'wa, troupe), aux bons trou-
peaux, chef de bonnes réunions d’hommes. Epithète caractéristique
de Yima, qui réunit les hommes et fonda la société humaine. Cp.
Vend. II, 2-4. Dat. hvât'ivâi. Tr. p. huramak. Yt. XIX, 31. Y. IX,
13, 20.
Hv.
upt h?a p. hva (sva), pron. réfléchi; instr. hvâ. Y. IX, 78.
hvairyèiti, f. {hvar), manducation.
GçjGjwy,^ hvairyèiti ajyamnem, qui ne s’épuise
pas par la manducation. — Al. hvairyèitê, il y est mangé. F. II, 34.
hvairyàn (2. hvar), mot douteux, semble être un ad-


HVAÈ
— 463 —
H AR
jectif neutre. V. Yt. XIII, 50; ya(> hê ahhat? hvaret'em hvairyàn (à
manger). Y. IX, 16. Ou opt. 3 p. pl. de hvar. Cp. F. V. 63.
hvaèpait'ya, adj. (hvaè p. hva en comp. etpaZ',
atteindre), propre à : nom. f. hvaèpaitfê p. Vyâ. Cp. suopte. V.-P.
uvaipashiya. Yt. XXII, 11, 23.
h^ak’ta, part. p. p. de hvaj.
ÿup hvaj (H- svaîïj), envelopper, enlacer.
— pairis'hvak'ta (pairi-hv.), enlacé; ayahhahê,m moyen de fer,
dans des liens de fer. Y. XI, 22.
JfacVâta, adj. (hva-d’âta, loi), qui a sa loi propre,
qui a son principe d’action ou d’existence en soi. Pl. khutâd. P. kho-
dâ. Yt. X, 60.
hvan. R. (svan, son-us. Germ. sviri}, retentir, faire du
bruit.
hjanirat'a^ adj. (hvan, svan, raVa\ au char reten-
tissant), nom du Karshvar, qu’habitent les hommes. Pl. P. khvaniras.
Yt. X, 15, 67, 133.
'ta, adj. (hvan et sak'ta), arrangé, armé
d’une manière bruyante ou brillante. Yt. X, 109, 111.
h?anva$, adj. brillant. Rac. douteuse; peut être Ifan
p. hvar, selon le mode d’écriture pehlevie. Y. IX, 4.
hvafna, m. (p. hvafna + uttvo;, svapna. Lit. sapna,
schlaf. Pl. P. khvâb. Ar. khoun; sommus), sommeil. Y. XLIII, 5.
hvar. 1. {-\-svar. Voy. hvare), briller, resplendir.
hvar. 2. (+ svar, sval. Angl. swallow, swale), manger.
Pl. khôrtan. Pl. P. khvartan. 3e p. pl. prés. m. hvarehtê. Y. IX, 53.
Subj. impf. 3e p. sg. hvarâfy. F. V, 63.
jy h’airyanti p. hvairyèîïti, passif, 3e pers. pl. ind.
prés. Yt. XIX, 32“"
— fra-hvar devient frahuhar; frahuharaiti, 3e p. sg. prés. act. F.
V, 3, 28.
ïyÿup hrareti, f. (hvar), manducation. Y. IX, 2. Dégustation
du haoma pendant le sacrifice. Pl. khvarishn. Ar. h'ortîk.


h’ar
— 464 —
H’AR
xpt hraret'a, m. (hvar + ta). P. khôrd. Ar. k'ortîk, k'oh,
aliment. F. II, 36.
$up>h?aret'ya, adj. (hvar-t'ya), mangeable, pourvu d’ali-
ment. 2. (hvar, briller), brillant, plein d’éclat. Y. XXVIII, 10.
hvarena. Y. X, 141. Lis. hvarenô.
gyru)hvarenahh, n. (hvar. 1. + Cp. svarana, sonne) ,
éclat, brillant, majesté. PL khvârîh. P. khurah. Yt. X, 4, 27, 66, 67,
108, 141 ; XIX, 31 ; LVI, 4.
hyrenanhaf’, adj. (hvarenahh), brillant, lumi-
neux. PI. khvarhômand.
^hyarenanhastena ; superlatif de hvarenaiihai>
brillant. Y. IX, 14.
p hyrenôdâmh, adj. (hvarenanh-dâ), qui donne la
splendeur. Yt. X, 16.
hvarezu, adj. (h^ar. 2), bon à manger; superl. hvare-
zis'ta. PL khvârâst. F. II, 36.
p hvasura, m. (+ çvaçura, socrus, schwager. Ar. skesûr.
SI. svekru. P. khusur), beau-père. Yt. X, 116.
âijhvâiriza, m. N. pr. pays du Khorassan (Khoaresm).
Yt. X, 14.
hvâtfra, n. (livan?), éclat, splendeur. Al. huât’ra, bien-
être. Mais l’opposé ahvât!ra interdit cette explication. On ne dit pas
ahu pour mal, mais seulement dus. PI. khvârîh.
— daidît? hvât 'rê, a établi en splendeur, a donné la splendeur.
Gât. I, 2. Le sujet est asha ou vohumanô, qui précède.
adj. (hva-d.), à qui la loi est propre, qui
suit la loi. Yt. X, 2.
-duÿjup hvâpara, adj., mot obscur (hva et par. 3. remplir,
combler de biens, ou par protéger), qui produit des biens, ou qui
protège, supporte par elle-même (?) ; mais non pour hvâpcb. PL
khuâpar. Y. X, 8; LXIV, 43.
hvâraok,shna, adj. (hva-ruc), luisant par soi-
même, projetant la lumière. PL hvârôshn. F. II, 38.


H AS
465 —
HVÉN
hyâsta, mot obscur, trad. : biens; Spiegel : cui; Geld-
ner : de bon goût (de hvad9 svâd, suâdeo. Ar. k’adzr.Gp. pi.
k'vâstan.
hvâstàm. Y. XI, 8. Gén. plur. bak's'ahi, tu fais part
des biens, ou des aliments, ou des douceurs.
-m)y Àlœfu Castra, m. (+ svad, suâvis, sweet, süss), qui
donne la saveur aux choses. Qualificatif habituel de Râman, le génie
de Pair. Voy. Râmàn.
h?âshar, ni. (hvâsh + svad + sj,qui goûte, prend une
certaine quantité d’un liquide (au sacrifice). Y. X, 4. PI. k'vartar.
hvîti, I. p. huîti (hu-i + suiti), marche heureuse; instr.
d’une marche heureuse, facile. Yt. X, 68.
1. sauter, bondir, se soulever. PL k'vîstan.Y.IX,36.
QfêfP* hvéng, n. Gât. p. hvân, hvare, soleil. Cp. karshvdn et
karshvare. Y. XLIII, 3.




APPENDICE.
VERSION SANSCRITE DE NERIOSENGH.
YAÇNA XI, ET XXVIII.
Remarques.
La traduction de Neriosengh est celle de la version pehlevie et non
du texte zend. Mais la version pehlevie qui lui a servi de modèle
n’est pas entièrement identique à celle que nous possédons.
Quelques passages du texte et surtout des gloses diffèrent nota-
blement du pehlevi de nos manuscrits. Quelquefois aussi l’on dirait
que Neriosengh a suivi le texte avestique lui-même.
La traduction sanscrite est parfois plus éloignée de l’original que
son intermédiaire pehlevi, parceque le Destour guzerate n’a pas bien
compris ce dernier ou qu’en le rendant d’une manière trop littérale
et opposée au génie du sanscrit, il a changé le sens des phrases ou
fait des phrases dépourvues de sens.
Le complément de lieu et celui de moyen sont également exprimés
en pehlevi par la préposition pavan. Neriosengh prend souvent en
conséquence l’instrumental pour le locatif et vice-versà. Il confond
de même la troisième personne du singulier, la deuxième du pluriel
des verbes et le participe passé par ce que ces trois formes ont éga-
lement le suffixe ît, (et).
Quand le i signe du génitif est omis, il prend le génitif pour le
nominatif ou le vocatif; par contre, si deux substantifs se suivent, il
prend le premier pour un génitif parce que le mot dépendant construit
au génitif se place souvent ainsi en pehlevi. On dirait aussi qu’il em-
ploie une forme en i comme accusatif des mots en i. Voy. clîni. Y.


— 468
XXVIII. 8, a. glose; punyôpaciti, 9. b. et de même une forme en a
pour ceux en am. Voy. ânanda 2. c. Il y a là peut-être des anus-
vâras négligés.
Le sanscrit de notre auteur est plein de barbarismes et de guzera-
tismes. Des mots sanscrits y sont employés comme leurs correspon-
dants guzerates; des mots guzerates y sont sanscritisés. Il en est
même qui semblent créés par le traducteur. Kômalô, que l’on voit
dans l’introduction est purement guzerate.
En comparant les deux versions latines données ci-dessus, tout le
monde pourra constater sans peine les nombreuses erreurs commises
par Nériosengh. La plupart sont reproduites de la version pehlevie,
quelques unes semblent propres à la version sanscrite.
Les gloses de Nériosengh ne correspondent pas non plus exacte-
ment à celles de nos manuscrits pehlevis. Elles sont quelquefois plus
longues, quelquefois plus courtes ou différentes. Déjà les gloses de
l’Introduction du Yaçna XXVIII, présentent des différences considé-
rables. Il s’y trouve une longue glose sanscrite qui n’existe point
dans le texte pehlevi. La glose de la strophe X, c), manque totale-
ment dans le sanscrit, etc., etc.
Ce qui prouve que Nériosengh a suivi la version pehlevie c’est
qu’il en reproduit généralement les erreurs. D’autre part les expres-
sions telles que namah karanêna traduisant nemaiihâ et correspon-
dant au pehlevi nyâyishn montrant que le traducteur a également tenu
compte du texte avestique.
Les différences entre le sanscrit et le pehlevi se manifestent dès
l’ouverture du gâtha. Ainsi dans 0. les gloses yadyasâu cakâra et sa
panktyâ nidarçanâya jusqu’à cakrêyat manquent dans le pehlevi.
La seconde phrase fra ameshâ etc. est traduite exactement en
pehlevi; fautivement en sanscrit.
11 serait trop long de suivre les deux versions d’un bout à l’autre
pour en faire ressortir toutes les différences. On pourra d’ailleurs
aisément les comparer au moyen du texte et de la traduction qui se
trouvent dans notre Manuel du pehlevi, pp. 111-118.
Il suffira de donner ici comme spécimen le texte avec version
latine de la première strophe.
I. a) P. Zak (mizdi valman Auharmazd nefshman benefshman)
S. Asya


— 469 —
bavîhûnam pavan nyâyishno (hamat clâtakgôbîh
Samîhê nama:karanéna (asya iti Hormijdasya
î yazadâno shapîrâno vâdûnam)
svâdhînam prasâdam samîhê; kila yâcanâm svâmini
ûstâno yaclman mîneshnîc pavan
uttamê karômi), uttâna hasta :
râminishn (î nefshman).
pramodena.
b) Pavan mînavadîkîh Auharmazd fratûm (pavan gâsânîkîh)
Adrçyasya Mahâjnânina : pûrvam
afzâyinishno ahrâyîh î pavan harvist kûnishn.
prthulatayâ punyam viçveshu karmasu
(aigh harvisto kûnishno pavan gâsânîkîh kûnishno.
(kila karma sarvam gâtâbhi : kâryam).
c) Pavan zak î valman khart (va pavan asnô khart
Uttamasya ca buddhyâ manasa : (naisargikabuddhyâ
shnâishn î gôshûrûn (aîgh pâhrîj î gôspendân
yâ satkârayatrî gôrâtmana : (kila pratiyatnam gôpaçûnâm.
pavan dânâkîh kûnishno).
parijnânatayâ kurutê).
TRADUCTION.
P. Hoc (donum ab illo Auharmazd ipso per se ipsum)
S. Hujus
Appeto deprecatione (quando ritè-invocationem geniorum
bonorum
Appeto deprecatione (hujus-ait- Hormizdæ propriam
gratiam appeto; (nempè deprecationem Domino supremo)
facio) sursùm levatis manibus per lœtationem (Sut ipsius)
facio) Sursùm levatis manibus per lœtationem
facio
(b) spiritualitate Ahuramazdi primo (per Gâthârum
invisibilis Ahura Mazdæ primo
doctrinaux), incrementum sanctitatis (provenientis) ex omni
Incremento meritum in omnibus


— 470 —
bono opéré (Nempê omne opus secundum gâthârum
operibus (Nempè omne opus secundum gâthâs
Doctrinam faciendam).
faciendum).
c) Secundum ejus menlem (et secundum innatam mentem)
Per supremi intellectum mentis (per innatum intellectum)
lœtatio gôshurunis (nempè custodia pecudum cum prudentia)
id. bovis animæ (id. curam id. id.
facienda.
facit.
YAÇNA XI.
1. Avesta.
Vers. pehl.
Neriosengh.
Texte sanscr,
Très essentialiter sancti benedictionis verba habentes
increpant.
Très manifeste sancti qui per benedictionis verbum
invehunt.
Très manifesté sancti (1) benedictionis verbo
increpant.
Traya: parisphuiam piinyûtmâna: âçîrvacasâ
âhroçayanti (a).
2. A. P. N. Bosque equusque Homaque.
Ss. Gâuçca açvaçca hûmaçca.
3. A. Bos vocatorem (2) maledicit.
V. P. Bos (in) invehit.
Ner. Bos domitorem increpat (b).
Ss. Gâu : grhîtâram âkroçayati (3).
4. A. Ita sis sine-progenie, ita malam famam assecutus.
V. P. id. et mata famâ cum sis.
Ner. Tu esto progeniei expers ita malâ famâ involutus.
Ss. Tvam bhava aprasûtibhâk (4) evam du:kîrtyâ upagûhîta : (5).
(î) Ou puri; sens assuré.
(2) Peut-être sacrificateur ; mais le sens admis est celui donné par la ver-
sion et la glose pehlevies.
(3) Neriosengh rend le texte plus exactement que ne le faisait la version
pehlevie. Peut-être avait-il un texte pehlevi, conforme.
(4) Mot composé créé par Neriosengh. On en trouvera encore d’autres plus
loin : dushtàdarâya. (6, fin, etc.).
(5) Expression qui ne semble pas admise en sanscrit.


— 471 —
8. A. Qui mihi bona non impertîris.
V. P. Qui mei-causâ bona non impendis.
Ner. Qui mihi opulentia non diffundis.
Ss. Yo mê laxmyâ (1) na varshasi (c).
6. A. Ast me tu pingue facis uxori ve, filiove propriæ
V. P. Ast me tu id. ûxorumve, filiorumve illius
Ner. Sic me tu id. uxorive filiove proprio
Ss. Tanmâm tvam sphîtayasi kalatrâyavâ putrâyavâ, svîyâya
A. Ve infirmitati (?).
V. P. Ve quod sui infirmitas causa.
Ner. Ve malo ventri.
Ss. vâ dushtôdarâya.
7. A. Equus sessorem increpat.
V. P. Equus in ilium sessorem invehit.
Ner. Equus ductorem increpat.
Ss. Açvô nêtâram âkroçayati.
8. A.
V, P.
Ner.
Ss.
A.
V. P.
Ner.
Ss.
9. A.
V. P.
Ner.
Ss.
10. A
V. P.
Ner.
Ss.
Ne sis strenuos jungens (2) ;
Ne valeas strenuos jungens (essej ;
Ne sis actuosis vehens
Mâ bhava sâdhakânâm vahayitâ (d)
ne strenuorum
ne strenuis
ne actuosorum
mâ sâdhakânâm
Sessor ne strenuorum domitor
Inseclens ne strenuorum domitor
Super sessor ne actuosorum custodiae praepositus
XJpari upaveshya (2) mâ sâdhakânâm nidhânê nihita: (e)
Qui mihi vigorem non precibus-impetras
Qui propter quod mei vigorem non deprecaris
Qui ad me cum-vitali-flatu non te intendis
Yô mê prânéna nôpakramasi (3)
In numeroso coetu frequentis certaminis.
Quando multi coeunt in multorum virorum certamine.
Inter frequentes collectos turbâ, inter frequentes vivos opus suum
facientes.
Pracurêshu prâptêshu samûhêna, pracurêshu narêshu krtakâryêshu.
11. A. Homa libantem increpat.
V. P. Homa fin) libantem invehit.
Ner. Homa sucum exprimentem increpat.
Ss. Hûmas sêktâram âkrôçayati.
(î) Les Mns. ont laxmyâ et laxmi. Spiegel corrige laxmim, mais il y a
ici rapport entre laxmî et son explication anurùpêbhyas.
(2) Il semble que Neriosengh ait eu ce sens en vue. Le mot n’est pas sans-
crit et upa vîsh signifie soigner ; mais le préfixe upari indique intention con-
traire.
(3) Expression non sanscrite.


— 472 —
12 est entièrement semblable au § 4.
13, 14 manquent dans les manuscrits de la version sanscrite. On
n’y trouve que les mots y6 me... yathâ, qui mihi... sicut.
1S. (Le commencement manque).
A, V. P. Ner. Qui Homa sanctus semotam mortem habens.
Ss. Yô Huma: punya: dûramrtyus.
16. A. Ad mihi pater Homae dronam tribuit Ahura Mazda
V. P. Qui mei pater Homae dronam tribuit Ahura Mazda
Ner. Altè sursum (1) o Homa, drona Ahura Mazdam
Ss. Uccâis upari Huma drûna: Ahuramajdam
A. V. P. Ner. Cum linguâ.
Ss. Samam jihvdydm (2).
17. A. Qui mihi hoc dronam, caeditve laeditve aufertve
V. P. Qui mihi hoc dronam caeditve laeditve, aufert ve
Ner. Qui me hoc drônam cæditve læditve sub (ripit) ve
Ss. Yô mâm tat drûnam jaghdna va pîdayativd upa... vd
A. V. P. Quod mihi dédit Ahuramazda ... cum linguâ
Ner. — dat —
Ss. Yat mayi daddti Ahurmajda .,. samam jihvdydm.
18. A. V. P. Ne in ilia domo nascatur sacerdos ... neque (3) ...
Ner. Ne ni ilia quippe dorni generet doctores ... neque ...
Ss. Md asmin hïla grhasya pràsavat âcdryd: naca ...
19. A. Ast in hac domo, nascantur malefici destructores.
V. P. Quod in hac domo nascitur contemptores (legis) malefici.
Ner. Proinde in hac quidem domo generet monstrumque gnavum.
Ss. Prakrtitam (4) asmin hila grhasyapràsavat cihnancafô) mdghanca.
A. V. P. Multa diversa patrantesque.
Ner. Contemptores numerosê.
Ss. Ninditdras sampûrnayd.
(î) Ces deux mots traduisent littéralement et faûtivement le us avestique.
(2) Locatif pour instrumental.
(3) Le reste manque dans les manuscrits compulsés ; grhasya (gén) est mis
en apposition avec asmin (locatif), pràsavat a certainement le sens passif
dans l’esprit de Neriosengh.
(4) Spiegel conjecture prakrshiam ; ce changement ne nous paraît pas
nécessaire ici utile.
(5) Neriosengh a cherché à expliquer dahdhem comme synonyme de dak ’s'tem
signe.


— 473 —
20. A,
V. P.
Ner.
Ss.
A. V.
Ner.
Ss.
21. A,
Ner.
Ss.
A.
V. P.
Ner.
Ss.
, Citô ad-carnis-bovis (partem) secate strenuo Homae
Cito tune carnem abscindite cum zelo hoc et hoc Homae
Cito impromptu offerat pecudes occidat, firmissum Homae
Çîghram utkrshtataram vidêçayêt paçûn ryàpâdayêt dvâhatama\
Eûma-
P. Oblationem.
Solemne.
Utsavas (1).
, V. P. Ne te Homa vinciat sicut sceleslum
Ne te numerosa-vincula-habens Homa caedat
Mâ te sankhyâbandha: Hûmo badhêt
Vinxit quem turanium Franrasyânem in medio
id. Franrasyâk. id.
hune turanius alba in triplici
Tara Turatûraskâ akrshna (2) tribhaga-
A. et V. P. Tertio hujus terrae.
Ner. Medio terrae sunt.
Ss. Madhyaparthivyâm santi.
23. A. et V. P. At dixit Zoroaster : honorem Homae, Mazda creato.
Ner. Huit dixit id.
Ss. Tam abhashata Jarathustro : yat namo Hûmâya.
A., V. P., Ner. Bonus Homa Mazdadatus, honorem Homae.
Ss. Uttamô Hûmô Majdadattô, namô Hûmâya.
GLOSES.
Version Pehlevie. 1
Sanscrite.
Texte Sanscrit.
At clarum est quod maledictionem faciunt.
Nempè maledictionem faciunt.
Kila çâpara kurvanti.
3, b) V. P.
V. S.
Qui in detentione.
Qui in detentione sedet.
Yô antas sangrahanê âstê.
(î) Ici Neriosengh s’est trompé ou bien a suivi un autre texte pehlevi. Ut-
savas. Le pehlevi n’ayant pas de formes casuelles, Neriosengh a pris le mot
pehlevi correspondant pour un nominatif.
(2) Ici désordre complet. Sankhyâbandhas ne correspond à rien. Akrshna
est resté jusqu’ici inexpliqué. Son origine est simple; Neriosengh le cherche
dans la finale du mot pehlevi franrasyâk. Il a fait de asyâk le mot pehlevi
asyâk (pers. asyâk), non noir, blanc. La fin du paragraphe est également
fautive. Santi ne peut correspondre qu’à anhœ (hujus) que Neriosengh aura
fait dériver de ah (as), être. Le § 22 et plusieurs gloses lui manquent.
31


— 474 —
5. c) Ad (hoc) pretiosa.
Aptis (bonis).
Anurùpêbhyas.
8. d) Equus bellator.
Actuosi mira facientes equi.
Sâdhakâ: pradhânakâryinô açvâs.
e) Nempè domare ne valens sis.
Nempè sustentare ne valens sis (esto).
Kila dhartum ma çaktô bhava.
20fin. Hûmadrûna: prakâtayêt çuddhyâ.
Homaedrônas proclamet sanctitate.
21fin. Tathâ tê bandhanam na bhavati.
Tune tni ligatio non fit.
YAÇNA XXVIII ( GATHA I )
TEXTE ET VERSION SANSCRITE.
Av. Yânîrn manô, yânîm vacô, yânîm s’kyaot'nem
Ss. Çobhanamanasâ, çobhanavacasâ, çobhanakarmanâ (a) babhû-
ashaonô Zaratfustrahê (1). — Frâ ameshâ çpentâ
va punyâtmâ Jarathuslrah —Prakrshtam (a) amarânâm ma-
hattarânâm
gât'cb géurwâin. —Nemô vé gât'â) ashaonîs
gâthâh sanjagrâha. —Namô yûshmabhyam gâthâh punyâtmanyas.
TRADUCTION.
Prospéra Mens, prosperum verbum, faustum opus
Faustâ mente, fausto verbo, fausto opéré erat
Sancti Zarathustrae. lmmortales sancli gâthâs accipiant.
Sanctus Zarathustra. Praecipuè immortalium excelsorum gâthâs ac-
cepit.
(1) Les chiffres renvoient aux gloses pp. 475, 477, 479, etc.
(a) Noms composés à l’instrumental rendant des noms avec adjectifs, au
nomin. neutre. Ner. a mal compris le pehlevi. Il traduit yânîm manô comme
si c’était yânyômanœ. — Jarathustras est au nomin. par erreur. Dans le
texte pehlevi le i, signe du génitif, n’est pas écrit.
(b) Prakrshtam rend ordinairement fra, et le pehlevi frâz. Amarânâm
génitif pour nominatif. Ce qui a égaré Nerioscngh c’est que ce mot précède
gâthâs et que le génitif précède souvent en pehlevi. Géurvâin pot. 3 plur.
3 p. est rendu par l’indic. parf. 3 p. sg. Le parfait n’ayant qu’une forme en
pehlevi, Neriosengh n’a pas su distinguer la personne.


YAÇNA XXVIII.
GLOSES SANSCRITES.
(1) Manasah, vacasah, karmanah sadvyâpâratvât çubhânurûpô,
Mentis verbi operis bonitate prosper
babhûva (a); yady asâu evan cakâra. (2) Kila tâh panktyâ (b)
erat, quippe iste sic egit Nempe has in rnundo
nidarçayâmâsa. Sa panktyâ nidarçanâ kâryam
palefecit. Ilia rnundo promulgatio illud quod agendum
idam babhûva, yadyasâu vismartum nâsa yatô’ bhût
hoc ipsum erat, quippe ilia ad obliviscendum non erat inde erat
kômalô; yathâ sarvê’ pi kâryanyâ yâh yê samagrêbhyah
(scitu) facilis ; quippe omnes actionum regulae quae ex unitis
avistâ arthêbhyah prakatâh, tan antargâthâsu nidarçayâmâsa
avesta et zendo cognitae sunt, has in gathis ostensit
tâbhyah pramânan cakrê yat.
ex istis hoc quod régula (est) fit.
(a) Cette glose reproduit le pehlevi ; yady etc. manquent dans la version.
(b) Instrumental pour locatif à cause du pavan pehlevi. La glose depuis
sà panktyâ manque dans le pehlevi.


476 —
Av. I. a) Ahyâyâsâ nemahhâ (1) usiânazaslô rafdirahyâ.
Ss. Asya samîhê namaskaranêna uttânahastah pramôdêna.
b) Mainyéus' mazdœ paourvîm spentahyâ ashâ vîspéng
Adrçyasya mahâjnâninah pûrvam prthulatayâpunyam viçvêshu
s'kyaot'nâ (2).
karmasu.
c) Vanhéus' k'ratûm manahhô yâ k'shnvîshâ
Uttamasyaca buddhyâ (a) manasah (3) yâ satkarayitrî
géus'câ urvânem (4).
gôrâtmanah.
II. a) Yé vcb, Mazda Ahurâ, pairijasâi vohû manahhâ
Yadi yushmâsu, Mahâjnânin svâmin samprâpnômi uttamêna
manasâ (1 )
b) Maibyô dâvôi ahvd) astvatasca hyafyca
manahhô.
Mahyam dêyât ubhayôr bhuvanayôryat srshtimatâm yacca
paralôkinâm.
c) âyaptâ ashâfc hacâ (2) y dis’ rapehtô daidîtphvât'rê$)
âiçvaryam punyêna samyôgi (ù) yad ânandakartrê dâsyati çubhâni (c)
TRADUCTION.
I. a) Hujus veneror deprecatione, sursùm extensis manibus, laetationis
Hujus appeto deprecatione id. laetatione
causa (b) spiritus Mazdae primùm sancti, sanctis omnes
invisibilis Mazdae primùm incremento sanctum in
(viros) operibus ; (c) Bonae spiritum Mentis quô laetificem
omnibus operibus; (c) Bonae sapientiâ Mentis quae (est) laetificans
bovisque animant.
bovisque animae.
II. a) Qui vos, Mazda Ahura, adeo bond mentetjo)mihidetis(dari)
Siinmedio vestrumM. A. adeo optimâ mente—mihidet
duorum mundorum corporalisque illiusquequi spiritûs (c) dona
amborum mundorum illius qui creatorum illiusque qui futurorum
ex sanclitate provenientia quibus laetificantes firmet in gloria.
dominium sanctitate unitum quod laetificanti dabit fausta.
(a) Erreurs existant déjà dans la version pehlevie.
(b) Le pehlevi rend exactement le texte ; Neriosengh l’a mal traduit.
Yushmâsu. Loc pour acc. — Dêyât 3 pers. pour infinitif remplaçant la
2e du plur. ; âiçvaryam est autre chose que âyaptâ.
(c) Conforme au pehl. excepté dâsyati. N. a pris le pl. 2 p. pour le sg. 3e p.


GLOSES SANSCRITES (*).
I. (1) Asya iti Hormijdasya svâdhinam prasâdam samîhê ;
Hujus (sic) Hormisclae propriam gratiam appeto. --
Kila yâcanâm svamini uttamê karômi (a) ;
Nempè deprecationem domino supremo facio.
(2) Kila karma sarvam gâthâbhih kâryam.
Nempè opus omne juxtâ gâthâs faciendum (b).
(3) Nâisargikabuddhyâ. (4) Pratiyatnam gôpaçûnâm
Innatâ scientiâ. Curam gregum
parijnânatayâ kurutê (c).
(cum) prudentiâ facit.
IL 1). Kila cêt sadvyâparitayâ (d) svâdhinatvê (g) yushmâkam
Nempè si sanctitatis-perfectione in possessione vestrûm
âgatô’ smi.
aditus sum.
2) . Kila me samrddhatvam sadvyâpârât prâpyam dêhi.
Nempè: mihi prosperitatem sanclitate obtinendam da.
3) . Yah iajdânâm uttamânânca ânandam karôti, tasmâi yat
Qui geniorum supremorum gaudium facit illi quae
samrddhatvam çubhâni dâsyati tanmêdêhi (f).
prosperitas fausta dabit hanc mihi da.
(*) N. B. Les pages 479, 481, 483, 485, 487 contiennent également les
gloses sanscrites du texte en regard, pages 478, 480, 482, 484 et 486.
(a) Les deux parties de cette glose sont déplacées dans le pehlevi. Svamini.
Ner. a pris yazatân, les yazatas, pour le yazadân moderne (Dieu).
(b) Le pehlevi a une courte glose de plus.
(c) Conforme.
(d) Les mots ainsi rendus manquent au pehlevi.
(e) Pehlevi : in desiderio.
(f) Donne moi cette prospérité qui procurera les biens à celui qui réjouira
les génies supérieurs. La glose pehlevie correspondante est toute différente :
il convient de procurer le bien-être par la joie.


— 478 —
III. a) Yé vcb ashâ (1) ufyâni manasca vohû
Yadi yûshmâkam hê ! Açavahista svâdhînô'smni manasaçca ut-
paourvîm (2)
tamasya prathamasya (a)
b) Mazdâmcâ Ahurem (3) yaèibyô k'shat'remcâ ag'zhaomnvanem
Mahâjnânin Svamin (&) yêbhyô râjyanca ananyalabdhyâ (4)
c) Varedaitî Aramaitis (8) â moi rafed lrâi zâvéng jasatâ (6)
Vrddhidâyâçca spindarmâyâh tanmê ânandê âmantranêca sam-
prâpnuvantu (c)
IV. a) Yé urvânem méngairîm vohû dadê hat'râ mananhâ
Yâ âtmanê garothmânê uttamasya dîyatê sahatayâ manasah (d)
b) Ashîs'câ s'kyaot'nanâm vîdus' Mazda) ahurahyâÇl).
Satkârinîca karmakrtâm vêttrnâm Mahâjnânin yâ svâminah(e)
c) Yavafr isâi tavâcâ avafy k'sâi aèshê ashahyâ.
Yâvantî/n yâcayituzn çaktô’smi tâvantîm yâcayê yâcanâm
punyasya (f).
III. a) Qui vos, o Asha, celebro Mentemque bonam primo,
Si vestrûm, o Asha, proprius sum Mentisque bonae primae,
b) Mazdamque Ahuram per quos Imperiumque indefectibile
0 Mazda Ahura per quos Imperiumque indefectibilitate
c) Crescere facit Armaitis ; ad, mei gaudio, invocationes venite.
Crescere facientis Armaitis hoc mihi in gaudioet invocationeob-
tinere-faciant.
IV. a) Qui animam in-coelestibus-occupatam, bond feci cum mente
Quae animae in paradiso optimi datur societate Mentis
b) Gratiasque operum noscens Mazda-Ahurae.
Remuneratrixque bene operantium cognitorum, o Mazda !
quae domini
c) Quamdiû velim possimque tamdiù permaneam in desiderio
Quamdiu desiderare valeo tamdiu cupidus sim cupidinis
sanctitatis.
sanctitatis.
(a) Id.
(b) Vocatif p. acc. erreur produite par l’absence de forme casuelle en peh-
levi.
(c) Le pehlevi a la 2e pers. comme le texte.
(d) La version pehlevie a ici une glose qui manque dans Neriosengh. Atmanê
(datif) est une faute propre à Neriosengh.
(e) La version pehlevie est exacte. Neriosengh a pris Mazda) (gen.) pour le
vocatif. Il n’y a rien à retrancher de cette phrase; yâ rend le zak pehlevi.
(f) L’erreur provient de la version pehlevie.


— 479 —
1)
3).
8),
7)
Hê Dharma (a). 2). Asya prathamatvam idam yat
0 Lex : Ejus principatus hic est quod
amarêbhyô mahattarêbbhyah prathamam Gvahmanô dattah ;
immortalibus majoribus (primo) prius vohumanas datus ;
kila cêt svâdhîaatayâ yushmâkam tishtâmi (b),
nempê quod (in) dominio vestrûm subsisto.
Asyâpi svâdhînô’asmi. 4). Kila parthivatvam sthûlataram.
Ejus etiam proprius sum. Nempê regnum (c) firmius (est).
Asyâçca svâdhînô’asmi 6). Yadi yushmâkam abhimantra-
Ejusque proprius sum. Si vos (vestrûm) invoco
yâmi tanmê ânandê upari prâpnuta.
hoc mihi g audio contingere-faciatis.
Kila satkâram tasmâi kurutê yasya yujyatê kartum. — Yâ
Nempê gaudium illi facit cui contingit benè-agere. Quae
vettâ bhavati dinyâ hormijdasya (d).
cognitrix est legis Hormisdae.
(a) Ce mot rend asha = rta, manque à la version pehlevie.
(b) La première partie de cette glose explique paaiirvîm et celle-ci, yè vâ>,
La glose pehlevie diffère entièrement.
(c) Le pehlevi ajoute : sur les amasha-çpentas. La glose 3 contient le mot
dadi inexplicable ; peut-être faut-il lire yadi.
(a) Les mots ainsi rendus manquent au pehlevi.
(d) Ce yû comme celui de la version (V. a.) se rapporte a çpenta armaiti
çpindarmâ. Ces deux gloses reproduisent le pehlevi en le développant par
quelques mots.


— 480 —
V. a). Ashâ kafr t'wâ daresânî manascâ vohû
Hê Asavahista (1) kadâ tvâm paçyâmi manasa uttamasya
vaèdimanô?
vettrtayâ? (2).
b) . Gâtûmcâ Ahurâi çevis'tâi çraoshem, Mazdâi (3)?
Sthânanca svâminô lâbhâbhilâshatah çroçanaparijnêyam (a)?
c) . And mâVrâ mazis'tem (4) vâurôimaidê k'rafslrâ hizvâ (5).
Yatah sa vânî mahattarâ yâ prabodhadâ buddhijadâya
jihvayâ (&).
VI. a). Vohû gaidî manahhâ dâidî ashâdâ) daregâyü (6).
Uttamasya prâptîm manasah dêhi hê dharma ! dâtim dîrgha-
jîvam.
b) . Ereshvâis' tù zikWâis, Mazda, ZaraVus'trâi aojônhvafy.
Satyâbhis-tvâm vâgbhih, Mahâjnânin, Jarathustrô’ham
rafenô.
balavattamât (7) pramodayâmi (c).
c) . Ahmaibyâcâ, Ahurâ, yâ daibishvatô dbaèshco taurvayâma.
Madîyâçca svâmin; yê bâdhâkarânâm bâdhâmnihantârah(d)(8)
a) . Asha! quando te videam mentemquae bonam noscens?
Hê Asha ! quando te videam mentis bonae cognitione.
b) . ViamqueadAhurammaximè faventem,obedientiam (çraoshem),
Sedemque Domini lucri-cupidi çraosha cognoscentem,
c) . Mazdâm ergà ; per hanc legem maxime repeïlemus
indê ilia lex maxima quae intelligentiam-dans
malos linguâ.
stupidis per linguam.
VI. a). Bonâ veni mente; da sancta-dans perennè.
Optimae donum mentis da o lex ! donum longam vitam
praebens.
Veris, tu, verbis Mazda ! Zarathustrae valïdum gaudium
Veris te verbis Mazda Zarathustra ego fortissimè laetifico
meisque, Ahura ! per quod odientis odium premamus
meosque, Domine! qui laedentium laesionisdestructores
(sunt).
(a) Tout cette strophe est traduite comme en pehlevi.
(b) Le pehlevi a le datif comme le texte. Balavattamât rend le texte
excepté le cas du mot zend; le pehlevi porte « a enseigné. »
(c) Erreur provenant de la version pehlevie.
(d) Mieux traduit qu’en pehlevi.


481
1). HêDharma! (a). 2). Kila tam kâlawi kadâ paçyâmi
0 lexl Nempêlioc tempus quandô videam
yatra tvâ/n sarvah kô’pi sadvyâparitayâ vêttâ bhavati?
in quo te omnis quique etiam per sanctitatem noscens fiet?
3) . Tad api kadâ paçyâmi? cet guruwi grhnanti, çaknuvanti,
Hoc etiam quando videbo? si praeceptorem accipiunt, possunt
parijnâtum çubham tasmât sthânât kim (b),
scire prosperitas ex hoc loco quae (proveniet)?
4) . Asparasmât kasmâccit (c). 5). Yah buddhijadô bhavati
(major) alio quocunque. Qui stupidus est
tasya kincit idamêvam utkrshtataram yat adhyaya-
hujus quidquid hoc imprimis praecipuum (est) quod (d) con-
nazn kurutê.
ciliurn facit.
6) . Kila me kincit dânam api mâ prâpnôtu yêna
Nempè me quodcumque donum etiam ne attingat, cujus causa,
vapushi pâçcâtyê punah samîhantê hantum.
in corpore futuro postea properant (e) castigare.
7) . Balavattamât Gustâspât. — Kila çubha/n svâmibhyô
Fortissimo vîstâspâ. Nempè bonum magistris
samîhê datum.
nitor dare.
8) . Kila çishyâçca yê madîyâh tê ’pi çubliam svâmibhyô
Nempè : discipuli qui mei hi etiam bonum magistris
samîhantê dâtura.
nituntur dare (f).
(a) Manque au pehlevi.
(b) Ces deux gloses rendent à peu prés le pehlevi.
(c) Manque au pehlevi.
(d) Pehlevi : une réunion de destours pour les consulter : âirpatstân.
(e) Pehlevi : oportet ; semblable quant au reste. — Le texte des Mns con-
sultés est ici incorrect, de dapinâ et danâpi nous conjecturons, comme le
pehlevi l’indique, dânam api na ou mâ.
(f) Le pehlevi ne diffère que dans des détails sans importance.


— 482
VIL a). Dâidî, ashâ, tâm ashîm vahhéus' âyaptâ manahhô (i)
Dêhi, hê Dharma, tâm bhaktim yâ uttamasya âdhyatayâ (a)
manasah.
b) . Dâidî tû, Armaitê, Vîs’tâspâi aèshem maibyâcâ.
Dêhi tvam sampûrnamânasê (2) (b) gustâspât icchâm madîyê-
bhyaçca (3).
c) . Dcbstû (c), Mazda k'shayâcâ y a vé mât'râ çrévîmâ
Dêhi stôtrn, Mahâjnânin pârthivân yê vô vânîm vaktârah
râdœ (4).
racanâdâtârah (d).
VIII. a). Vahis'tem Vwâ vahis'tâ yém ashâ vahis'tâ
Utkrshtatâm tê utkrshtatarâm yadi punyêna utkrshtatarêna
hazaoshem. b). Ahurem yâsâ vâunus narôi
saha mitrayâmâh ( Frashaostrâi maibyâcâ. c). Yaèibyascâ îfy rcbhhœhhôi
Freçaostram madîyêbhyaçca (f). Têbhyah tatô daxinîbhava
vîspâi yavê vahhéus' manahhô.
sadâiva yâvat sarvara uttamêna manasâ (g).
VII. a). Da, asha, hanc gratiam bonae doua mentis; b) da tu, armaiti,
Da o lex, hancgr. quae optimae potentiâ mentis ; da tu m. a.
Vîstâspae appetitionem mihique. c). Des tu, Mazda, Domi-
Vîstâspae, id. meisque. Da laudatores, M. reges
neque, quô vestrûm leges promulgemus, dona.
qui vestrûm legem promulgantes, ordinationis-largitores.
VIII. a). Optimum te optima quem ashavahisto unanimum
Excellentiam tui supremam si cum sanctitate perfectâ
conciliamus.
b) . Dominum deprecor devotus, viro Frashaostrae mihi que
Domine deprecatione devince virum freçaostram meis que
c) . (illisque) quibus ailtem partem-facies omni aevo
lllis indè largitor-sis semper quidern quamdiu
bonae mentis.
totum optima mente (est).
(a) Si l’on compare ce mot avec celui qui sert à la str. II. c. à traduire
âyaptâ, on arrive à présumer qu’il faut lire âdhiyatayâ et faire dériver ce
terme de adhi ; c’est la supériorité, la puissance. Neriosengh a comme son
modèle pris dyap^’pour un instrumental.
(b) Neriosengh a pris Armaitê pour un locatif. Aussi ajoute-t-il en glose
prthîvyâm loc. de pvthîvî terre. — Gustâspât, ablatif pour un datif à l’exemple
de la version pehlevie (men Vîstâsp).
(c) Les deux traducteurs ont lu dà> stû et pris stû pour un dérivé de la


— 483 —
VII. 1). Kila mâm bhaktiçîlam êvam kuru yathâ me samrddhatvam
Nempè me fortunatum quidern fac ita-ut mihi prosperitas
sadvyâpârât (a).
per sanctitatem (adveniat).
2). Prthivyâm (6). 3). Kila âcaryânâm âcâryatvam mahyam
In terra. Nempè praeceptorum magisterium mihi
dêhi çisliyêbhyô’pi madîyêbhyah.
da discipulisque mets (c).
4). Kila yê tava vânîm çishyanti pravartamânânca kurvanti (d).
Nempè qui tui legem discunt, proficientem que faciunt.
VIII. a). Kila te dîni utkrshtatarâm aparasmât kasmâccit, cet
Nempè tui legem excellentiorem aliâ quâeunque si
sadvyâpâratayâ anuçîlayâmah.
sanctitate (ei) obsequimur (e).
b) . Kila mê Freçaostram çishyatayâ dêhi, madîyâçca
Nempè mihi Fresaostrem disciplina da, meosque
cishyâh Freçaostrâya dêhi.
discipulos Fresaostrae da (f).
c) . Kila, Freçaostrâya, çishyêbhyaçca Freçaostrasya yâvat
Nempè Fresaostrae discipulisque Fresaostrae donec
vapuh pâçcâtyam çubham têbhyah kuru.
corpus posterius (fiat) bonurn illis fac (h).
(a) La glose pehlevie est entièrement différente.
(b) Manque en pehlevi.
(c) Conforme au pehlevi.
(d) Id.
(e) Très différente des petites gloses pehlevies de ce vers.
(f) Glose pehlevie traduite inexactement. Neriosengh n’a pas tenu compte
de l’absence de pavan au deuxième membre de la phrase.
(h) Glose pehlevie rendue exactement.
racine stu chanter les louanges. De là les deux traductions autrement inex-
plicables : da laudatores.
(d) Tous deux ont lu çrévîmâ ârâdà) et pris ce mot pour un dérivé de la
racine dâ donner. La version de Neriosengh a un sens meilleur quoique
tout aussi éloigné du texte.
(e) Traduit selon le pehlevi ; le dernier mot est au singulier en pehlevi.
(f) Différent du pehlevi, mais tout aussi erroné. Yâcanâyâm est encore un
locatif pour un instrumental à cause du pehlevi pavan. C’est yâsâ pris pour
un nom à l’instrumental. Samyâtaya ; le pehlevi à la Ie pers. du subjonctif
(g) Conforme au pehlevi, mais sarvam rend erronément avovîçpo qui se rap-
porte au temps et ne fait qu’une expression avec hamâi.


— 484 —
IX. a). Anâis' vco nôifc Ahurâ Mazdœ, Asliemcâ
Anâgantâ (a) yushmâsu na svânim mahâjnânin (1), Dharman-
yânâis zaranaèmâ.
ca çubhêna nâbâdhayê (2).
b) . Manascâ hyafrvahistem Yoivé yôit'emâ
Manaçca yat utkrshtataram (3), yô yushmâkam punyopaciti
dasemê çtûtâm.
dadât stôtrbhyah (4).
c) . Yûzhem zevîstayœnhô, aèshô k'shat'remcâ çavahhâm.
Yushmâkam abhilâshukêbhyô yâcanayâ râjyamca lâbhamat-
tamam.
X. a). Afy (b) yéîïg ashâafc câ vôistâ vahhéus'câ dât'éng manahhô.
Evara yê dharmasya vettârah uttamasyaca dater mânasah (5).
IX. a). His vos, ne, Ahura Mazda Ashamca, donis offendamus!
Non veniens ad vos non (sum) Ahura Mazda Legemque pros-
peritate (impulsus) non laedo.
b) . Mentemque quam bonam (nos) qui vestrum nitimur in obla-
Mentemque quam excellentem qui vestrûm meritorum acer-
tione laudum.
vuin dat laudatoribus.
c) Fos maxime faventes desiderio possessionique bonorum-
Vestrum cupidissimis deprecatione potentiamque maximè
utilium.
prosperam.
X. a). Ast quos per sanetitatem nosti bonaeque creaturas mentis,
Ita qui legis cognitores optimaeque doni mentis,
(a) Dans cette strophe Neriosengh a suivi le pehlevi, déjà très fautif en
l’interprétant assez mal ; anâis, est traduit en pehlevi : « par le non-venir. »
Neriosengh fait de cet instrumental un terme abstrait, un nom d'agent au
nominatif anâgantâ. qui ne vient pas. Dans les deux versions va> dépend de
anâis', et non de zaranaèma (Ie sg. pot.) qui y est pris pour une Ie ou 3e p.
sg. du présent.
Punyôpaciti rend le pehlevi avo ayârîh terme de but « pour le secours. »
Est-ce un instrumental à la manière védique, est-ce une forme propre à Ne-
riosengh pour l’accusatif? Voy. Remarque préliminaire.
Dadât. les Mns. ont dadâ ; peut-être faut-il dada 2e p. pl. du parfait ?
Le vers c est assez bien rendu en pehlevi, très mal en sanscrit. Cp. les deux
versions latines. Aux trois premiers mots on voit un gén. et un dat. pour
deux nomin. vocatifs et un instr. pour un accusatif.
(b) Vers mal traduit, ?/£nom. p. acc. yèng ; dharmasya, génitif partitif
vêttârah les connaisseurs p. voistâ tu sais ; détês gén. de dat. p. l’acc. plur.
de dâtâ, dhâtâ, créé, créature.


— 485 —
IX. 1). Kila grhîtagurvâdêçât viparyâyl na bhavâmi.
Nempè accepto-magistri-praecepto transgressor non fio (a).
2) . Kila tawi çubham na samîhê yat dharmasya bâdhâkaram
Nempè hoc bonum non appeto quod legis laesionis-causa
bhavati (b).
est.
3) . Gvahmanam amaram, tam api nâbâdhayê
Vohumanam immortalem hune quoque non laedo (c).
4) . Kila Husedaram, Husedaramâham, çançîoçanca samampraç-
Nempè Hoshedarem Hoshedarmâh çôshyantemque ad collo-
natvê yushmâkam ânayati (d).
quium vestrûm adducit.
5) . Kila yê satyatayâ sadvyâpâratayâca vêttâro jâtâh santi.
Nempè qui veritatis amore sanctitateque docti nati sunt (e).
(a) La glose pehlevie est toute autre : je ne fais pas cela, je ne vais pas
vers vous.
(b) Glose pehlevie, id.
(c) Cette glose manque en pehlevi.
(d) Glose pehlevie, id.
(e) La glose pehlevie ne diffère qu’au dernier mot qui est à la Ie pers. sing.


— 486 —
b) . Yret'wéng, Mazda Ahura, aèibyô perenâ âpanâis kâmem.
Ekahêlayâ (a) Mahâjnânin svâmin, têbhyah pûrnam paricinôhi
kâmam (1).
c) . Ab vé k'shmaibyâ asûnâ vaêdâ hvaret’yâ vaintyâ sravcb.
Evanca ijisneh (ô) analasô labhatam khâdyâni vastrâni vada-
nêna.
XI. a). Yè dis' ashem nipâmhê manascâ vohû yavaètâitê (2).
Yadi sunirîxanatayâ (c) Dharmam pâlayâmi manaçca utta-
mam sadâpravrttayê.
b) . Tvém Mazda Ahurâ, frô mâ çîshâ
Tvam tat Mahâjnânin Svâmin, prakrshtam mê çixâpaya
t'wahmâb vaocanhê.
yah kurutê vâci (d).
c) . Manyéus hacâ Vwà éecbhhâ yâis a ahhus paouruyô bavai?.
AArçpL tvattô mukhêna sphutâya antar bhuvanê pûrvam
babhûva.
b) . Rectos, Mazda Ahura, illis impie donis votum.
Simpliciter, illis adimpletum praebes votum.
c) . Ast vestrûm, vobis non-deficientes scio splendidas suaves
Itaque sacrificii indefessus accipiat alimenta vestimenta
doctrinas.,
praedicatione.
XI. a). Qui his sanctitatem protegam mentem que bonam in perpetuum.
Si inspectione legem protego, mentemque optimum perpetuae
prosperitati.
b) . Tu M. A. me (prae) doce per te ad promulgandum
Tu hoc M. A. praecipuè me doce qui facit in verbis,
c) . a coelo tuo ore, quibus mundus prior erat.
invisibilis ! a te ore manifesta in mundo prius erat.
(a) Ekahêlayâ instr. du nom fem. êkahêlâ, pour l’acc. plur. d’un adjectif
(ereVwêhg), est en même temps un barbarisme.
(b) Ijisnês ne correspond à rien du texte ni de la version pehlevie.
(c) âis' (his, sic) est traduit comme en pehlevi.
(d) vâci loc. de vâc est là pour rendre vaocanhê à cause du pehlevi piavan
gûbishn en parole, par parole, pour la parole, mais pavan sert aussi au
locatif, de là l’erreur. A ya\ kurutê correspond le pronom tôz, « par toi. » On
ne peut dire d’où provient cette substitution.


487 —
1). Kila malsamîhitêna çubham têbhyah kuru (a).
Nempè mei-amore felicitatem illis praebe (fac).
XI. 2). Kila cet satyasya, sadvyâpârasyaca raxâm karômi.
Nempè si veri sanctique procurationem fado.
3). Tarn srshtim mê brûhi.
Creationem (mundi) mihi narra.
(a) Glose pehlevie, id.




v
xi
TABLE DES MATIÈRES.
Préface .
Introduction
GRAMMAIRE (pp. 1-151).
Livre I. Les éléments des mots .
Chap. I. Lettres et sons ......
§ 1. Alphabet, p. 1. — § 2. Nature et emploi des lettres
p. 5. — § 3 Prononciation, p. 19.
Chap. II. Modification des sons et des lettres .
§ 1. Renforcement des voyelles radicales, p. 22. —§2.
Contact des éléments des mots, p. 23. — § 3-10.
Sifflantes ; insertion ; suppression ; allongement ; abré-
viation; altération etc., p. 26-32. — § 11. Tableau
comparatif, p. 32.
Livre II. Formation des mots .....
Chap. I. Notions générales, p. 36. — Chap. II. Dériva-
. tion, suffixes nominaux et verbaux, p. 37. — Chap.
III. Mots composés, p. 41.
Livre III. Les flexions.......
' Section I. Flexion des noms. Chap. I. Substantifs
§ 1. Genre, nombre et cas, p. 47. —§2. Flexions, décli-
naisons et paradigmes, p. 48. — Remarques, p. 60.
Chap. II. Adjectifs .......
§ 1. Formation, p. 62. — § 2. Comparatifs et superla-
tifs, p. 63.
Chap. III. Déterminatifs.........................
§ 1. Démonstratifs, p. 65. — § 2. Interrogatifs, relatifs
et indéfinis, p. 67. — § 3. Noms de nombre, p. 69.
Chap. IV. Pronoms personnels et possessifs .
Section II. Conjugaison..........................
§ 1. Temps, modes et voix, p. 75. — § 2. Radicaux et
classes, p. 75. — § 3. Formes personnelles, para-
digmes, p. 77. — § 4. Temps spéciaux, particularités
des classes, paradigmes, p. 82. — § 5. Modes secon-
daires ou de dépendance, p. 87. — § 6. Temps géné-
raux : parfait, aoriste, futur, p. 90. — § 7. Union
des radicaux et des suffixes, p. 94. — § 8. Formes
spéciales de quelques verbes, p. 95.
Section III. Verbes dérivés......................
§ 1. Passif, p. 98. — § 2. Inchoatifs, intensifs, etc.,
p. 99.
1 — 35
1-21
22 — 35
36 — 46
47 — 104
47 — 61
62 — 64
65 — 71
71 - 74
75 — 97
98 — 100
32


— 490 —
Section IV. Formes mixtes . . . . 101 —
Participes, infinitif et gérondif, p. 101.
Livre IV. Particules et mots invariables. . . .105 —
Chap. I. Adverbes, p. 105. — Chap. II. Prépositions,
p. 108. — Chap. III. Conjonctions, p. 110. —
104
111
135
114
123
125
126
127
135
141
151
149
151
163
173
194
201
206
251
252
275
277
280
Chap. IV. Interjections, p. 111.
Livre V. Règles générales de syntaxe . .112 —
Chap. I. Des genres . . . . . .112 —
Chap. II. Des cas. . . . . . , .114 —
§ 1. Emploi ordinaire, p. 114.—§ II. Anomalies, p. 119.
Chap. III. Régies d’accord . . . . . .123 —
Chap. IV. Des formes comparatives . . .125 —
Chap. V. Pronoms ....... 126 —
Chap. VI. Conjugaison. ...... 127 —
§ 1. Nombres, voix et temps, p. 127. — § 2. Des modes,
p. 130. —A) Valeur des modes p. 130. — B) Emploi
des modes.— Propositions indépendantes, dépendan-
tes et conditionnelles, p. 131.
Livre VI. Métrique de l’Avesta . . . . 136 —
A. Supputation des syllabes, p. 136. — B. Diérèse et
contraction, p.137.— C. Correction des textes, p. 139.
Particularités de la langue des Gathas . . .142 —
Chap. I. Lexigraphie..................................142 —
§ 1. Phonétique, p. 142. — § 2. Formation des mots,
p. 145. — § 3 Déclinaisons, p. 145. — § 4. Noms de
nombre, p. 147. — § 5. Pronoms, p. 147. — § 6.
Conjugaisons, p. 148.
Chap. II. Métrique des Gâthâs . 149 —
ANTHOLOGIE (pp. 154-280).
I. Légende de Yima (Vendidâd II, 1-5 et 33, 39. — Yesht
XIX, 31-38) . . . . . . . . 155 —
II. Fargard V, 1-74. Cas divers de casuistique mazdéenne . 164 —
III-IV. Yeshts de Homa. Y. IX, X, XI . . . . 174 —
V. Hymne à Ardvî-çùra-zVnâhita. Y. LXIV . . . 195 —
VI. Yesht VIII, 20-34. Combat de Tistrya et d’Apaosha . 201 —
VII. Yesht de Mithra (Yt. X)............................ 207 —
VIII. Afrigân de Rapithwin (Af. 3) . . , . .251 —
IX. Gàthâs. Y. XXVIII, p. 253. — Y. XXIX, p. 257. —
Y. XLIII, p. 260. — Y. XLVII, p. 267.
X. Prières journalières. Yathâ ahû vairyô, p. 270. —
Ashem vôhù, Yè nhê hâtam et Airyèma ishyô, p. 271.
— Profession de foi (Y. XIII, 1-5), p. 272.
XI. Fargard XVII. Coupe des cheveux et des ongles. . 273 —
XII. Fargard XXIV. Origine des maux terrestres . . 275 —
XIII. Yesht de la loi (Yt. XVI) ... . 277 —


— 491 —
LEXIQUE (pp. 281-465).
Appendice. Traduction sanscrite de Neriosengh. . . 467 — 487
Remarques, p. 467. — Y. XI, p. 470. — Y. XXVIII,
p. 473.
ERRATA.
P. 12, 1. 8, lisez tmph.
19, » 7, » kerefs.
86, w 16, » (âs-ca).
71, )> 12, )> caVrus.
73, fin,lisezY.XV,32(XVI,8).
88, 1. 28, lisez daidîs\
92, )) 2, )) zânîs.
116, c. f. effac ez (mahya peut,
etc.).
128, 1. 2, li ise z héndvarenta*
129, )) 5, » aiihéus’.
150, )) 7, )> XLIIàXLVI.
156, ne .te 3, )) es aliquid pe-
dendo,
157, I. 4, »
159, )> 2, »
166, )> 9, » k'raozhdalpurva.
168, § 10, 4, »
170, § 14, 7, »
173, 1. 8, ajoutez mdnayen bâ.
P. 264, § 20, effacez ...
267, §1,2, lisez hyafy.
274, v. 13, ajoutez (âafy), aVra,
278, 1. 6, lisez Fargard XXII.
280, § 20 fin, mâzday...
287, 1. 21, p. hvarena.
303, )> 6, ajoutez f.
334, )> 33, lisez (gad1 a), f.
418, » 8, » lre pers.
431, » 22, )> censeo.
433, )> 13, )) sahv.
449, )) 3, sa.
410, fin, upagûhita:
471, 1. 10, lis. ve (illius) quod.
471, § 10, 1. 3, viros.
472, § 18, 1. 2. in (p. ni).
473, 23, 2, Huic.
474, 1. 20, lisez drûna: prakâ-
tayêt.
476, )> 8, » satkârayitrî.
178, » S, » (après
188, 1. 2, lisez pâd'avê.
188, note, » à tort.
198, 1. 2, ajoutez West. LXV. zhaonvamnem.—spindârmadâyâh.
213, 8 et 229, § 83, lis. yaza- 479, 1. 8, lisez tishthâmi.
maidê.
228, 1. 6, lisez berezicak'ra.
242, » 8, » zar(a)t'us'trô.
471, 1. 3 et 484, 1. 2, lisez svâ-
min(i).
478, 1. 2, 8,8, lisez 'ami.— ag'-
480, )) 12, 19, lisez jîvâm. —
mentemque.
481, 7 fin, lisez dâtum.


— 492 —
N. Quelques lettres ont parfois été cassées dans l’impression ; le lecteur les
reconnaîtra aisément. Ce sont : fu, p’ O
Accents. 12, 8. o’pôoç. — 107, 15. oîxaêe. — 116, 1. roûvop.a.
— 294, 14. amas. 298. àpenî. — 300, 14. 403, 32. g»;. — 306,
22. aï^, eîp.i, scp.î. — 313, 4. 0upioç. — 312. fo. — 320. zvviç. —
324, 10. xaivoç. — 330, 18. xpup-ôç. — 335, 14. ypyjyopÉM. — 336,
20. (3âfxa. — 337 fin, xpepuÇco. —343, 15. (3i<5ç. — 344, 15. Tzjxw.
— 356, 20. dwrùç. — 360, 27. àa~r\vai. — 362, 33. 0ûpa. — 364,
13. âv>5p. — 368, 5. vwï. — 371, 9. maaas. — ‘•ils, 9. Truie. —
377. 8. mcpvrïrasv opy. — 391. (cfyfivaaoç, . —395, 31. ptévoç.
— 404, 17. àÇoptat. — 405, 13. ïnp.i. — 407, 1. ôp.eîç. — 415,
34. aui;M. — 416, 34. ààw. —417. 30. ôpàw. —423, 17. o/oç. —
426, 23. eïxart. — 429, 3. ëpyov. — 431, 33. éxarov. — 438, 17.
xvasv. — 441, 17. xpeLasv, — 465, 6. -qiîvç. — 420, 8. (F)éorpa.
ri, àpvu etc. sont donnés comme abréviations,non comme radicaux.
Citations. P. 283, n. I. X, 110. - 286, 26. 1. IX, 86. — 288, 4.
XVII, 1. — 291, 16. Yt. VIII, 33. — 299, 23. Y. X. — 300, 14. X,
118. — 303, 12. Y. LXIV. — 314, 6. X, 68. — 320, 32. XXII, 18.
— 327, 8. IX, ljO-^ïfiÿH^.
x, lie.— r""
— 334, 4.
XI, 16. —
ici., 25. VI
61. —389
id., 4. XLIII
26. XLVII
337, 20. Yt. X, 68.143. — 339, 7.
343, 7. 118. — 347, 11. XVI, 10.
V106. — 360, 2. XVI, 17. — 361, 5.
X, 22. — 367, 15. 25, 31;
16. IX, 53. — 380, 31. X,
r22. XLIII, 29. — 399, 24. X, 82;
XLVII, 10. — 409, fin. 28. — 411,
419, 24. XXII, 64. — 420, 3. IX,
52. — 422, 16. Yt. X. — 426, 10. Y. IX. — 428, 12. IX, 84; id.
19, Y. X. — 431. 25. XXII, 23. — 433, 11. X, 138; id. 20. Y. IX.
— 435, fin. 89. — 439, 2, I. 11, id. 7, 1. 46, 61 ; id. 30. 1. XXVIII,
1 ; id. 33. XXII, 64. — 441, 31. X, 107. — 447, 5. X, 61. - 457,
28. LXIV, 14. — 460, 8. Y. IX. — 461, 13 ad. Yt. VIII, 21. —
462, 13, Yt, XVI, id. 24, 46.-463, 5. Yt. X, 33.
Yt. X, p. Y. X. pp. 287 et 297. 11. 299, 25. 309, 24. 325, 13.
367, 8. 404, 25. 430, 24. 434, 30. 447, 28, 32. 440, 23. 442, 26.
443, 15.


MANUEL
GRAMMAIRE, ANTHOLOGIE, LEXIQUE
AVEC UNE COURTE INTRODUCTION A L’ÉTUDE DE L’AVESTA
ET LES HAS XI ET XXVIII
DE LA VERSION DE NERIOSENGH
ET EXPLIQUÉS
TRADUITS
HÀRLEZ
Professeur à l’Université de Louvain
DEUXIÈME ÉDITION REVUE ET AUGMENTÉE
PARIS
MAISONNEUVE & Cie LIBRAIRES-EDITEURS
‘o, QUAI VOLTAIRE,




Publications pour l’étude des langues éraniennes.
EN VENTE CEE Z LÈS MÊMES ÉLITE U RS.
BERGÉ (A.). Dictionnaire persan-français. Paris, 1869, in-12, cart.
10 fr.
juURNOUF (Eugène). Venclidacl Sadé, l’un des livres de Zoroastre,
publié d’après le manuscritzendde la bibliothèque. Paris, ldïî3-32,
in-fol. 150 fr.
— Commentaire sur le Yaçna, l’un des livres religieux des
Parses. Ouvrage contenant le texte zend expliqué, les variantes
des quatre manuscrits de la Bibliothèque et la version sanscrite
inédite de Nériosengli. Paris, 1833-35, 2 parties in-4, br. 80 fr.
CHODZKO (A.). Grammaire persane. Deuxième édition, suivie de
textes et d’un glossaire (sous presse).
FÉRID EDDIN ATTAR. Mantic Uttair ou le langage des oiseaux,
publié par Garcin de Tassy. Paris, 1857, in-8, br. 10 fr.
— Le même ouvrage, traduction française par Garcin de
Tassy. Paris, 1863, in-8, br. 10 fr.
FIRDOUSI. Le Shah Nameh. Texte publié par J. A. Vullers. Paris,
1877. Tome I en 4 fascicules. 26 fr.
Cette édition, publiée d’après celle de Macan et de Molli, sera complétée
en 4 volumes d’ënviron 500 pages chacun.
GARCIN DE TASSY. La poésie philosophique et religieuse chez les
persans d’après le Mantic Uttair. Paris, 1864, in-8, br. 2 fr. 50
GUYARD (St.). Manuel de la langue persane vulgaire. Vocabulaire
français, anglais et persan, avec la prononciation figurée en lettres
latines; précédé d’un abrégé de grammaire et suivi de dialogues
avec le mot à mot. Pans, 1880, in-12, cart. 5 fr.
H3VELÀQUE (Abel). Grammaire de la langue zende. Deuxième édi-
tion. Paris, 1878, in-8, br. 10 fr.
— L’Ave,sta, Zoroastre et le mazdéisme. Paris, 1881, in-8, br.
10 fr.
Forme le tome IV des Littératures de V Orient.
TKÀNOF (K.). Recherches sur la formation de la langue armé-
nienne traduites du russe par Prud’homme. Paris, 1871, in-8, br.
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BARÏ. Chronique, traduite sur la version persane par H. Zoten-
berg. Paris, 1867-74, 4 vol. in-8, br. 40 Ir.
END1DÀD SADÉ, traduit en langue huzvaresch ou pehlevie. Texte
autographié par P. Thonnelier. Paris, 1855-62, livraisons I à IX,
gr. in-fol. (Tout ce qui paraîtra). 50 fr.
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Ouvrages de Mer '£. de Harlez.
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AVESTA. Livre sacré du zoroastrisme, traduit du texte zend, ac-
compagné de notes interprétatives et explicatives et précédé d’une
introduction à l’étude'de l’Avesta et de la religion mazdéenne, par
Ç. de Harlez, professeur à l’Université de Louvain. Deuxième
édition, revue et complétée. Paris, 1881, un magnifique volume
gr: ,/n-8 de ccxlviiï et 671 pages, avec carte et planches. 20 fr.
Forme le tome V de la Bibliothèque Orientale.
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Perse. Grammaire, Anthologie, Lexique, avec des notes, un fac-
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des sceaux et monnaies. Paris, 1880, in-8, de xir-347 pp., et fac-
-similé. 10 fr.
MANUEL DE LA LANGUE DE L’AVESTA. Grammaire, Anthologie,
Lexique, Noies et Introduction, avec un Appendice contenant
les versions pehlevies et sanscrites des chapitres Xf et XXVIII
du Yaçna, traduites et expliquées. 2eYdition revue et augmentée.
Paris, 1882, in-8, de xx-494 pp. 12 fr.
ÉTUDES ÉRANÏENNES. I. De l’alphabet avestique et de sa trans-
cription. Métrique du Gâthâ Vahistoistis et du Fargard XXII.
' • Paris, 1880, in-8, br., 52 pp. 2 fr. 50
GRAMMAIRE pratique de la langue sanscrite. Louvain, 1878, in-8,
br. 5 fr.
DES ORIGINES du Zoroastrisme. Paris, 1879, 2 part. in-8,br. o fr.
ÉTUDES AVESTIQUES. Sens des mots « zend-avesta ». Des contro-
verses relatives à l’Avesta. Religion de la Perse ancienne. Paris,
1878, in-8.
— Le calendrier avestique et le pays originaire de l’Avesta.
Paris, 1881, in-12.
SOUS PRESSE :
A. MONACO. Antologia âvestica dül Avesta tradotto di C. de Harlez.
Leipzig. W. Gerhard. — Cette anthologie donnera la traduction
iPViienne de tous les textes contenus dans le Manuel de la langue
de rAvesta du meme auteur.
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